Bonjour, Bonsoir

Pour un peu expliquer le précédent chapitre. Bella n'est pas morte, ni un vampire. Elle est bien enfermée dans la cave, son corps du moins, son esprit lui "vagabonde" dans l'orphelinat.


Chapitre 3

Un siècle est passé

PdV Extérieur.

Le village de Campell n'était plus vraiment un village mais une petite ville avec son lot d'habitant. Un siècle avait passé depuis la macabre affaire des orphelins de Campell, mais cette histoire avait laissée des cicatrices encore bien présentes dans la chair et le cœur des habitants. S'était devenue une histoire à raconter autour d'un feu ou le jour d'Halloween, une histoire à raconter pour toutes les générations futurs. Une histoire à savoir. Mais comment une histoire de deux siècles pouvait être encore d'actualité? Dans tous les coins de rue vous entendrez au moins une fois le mot « orphelinat » dans la bouche d'un habitant, autant bien seniors qu'adolescents. En effet, certains disaient avoir vu une jeune femme, une adolescente, à la fenêtre du deuxième étages regarder au loin. Elle pleurait, à chaque fois, elle pleurait. Ils disaient haut et fort avoir vu le fantôme de l'adolescente jamais retrouvée. Mais ces hommes se faisaient plus souvent traiter de fous que de saint.

Pourtant... c'était bien vrai. À la fenêtre de la chambre se tenait bien une jeune fille, mais elle ne regardait pas au loin, elle fixait ce banc, son banc. Il avait disparu si soudainement. Trop vite. Elle pleurait, silencieuse dans la nuit noir et profonde, elle marchait dans les couloir vide et sombre. Elle descendait les escaliers menant à la cave et regardait ce corps qui lui avait appartenu dans une vie. Elle semblait si paisible ainsi, sans soucie, alors que son esprit, lui, était si tourmenté. Elle portait une robe blanche, une grande tâche sombre au niveau de l'abdomen. Si blanche, si pâle, si...morte? Vraiment? Un visage d'ange, de long cheveux brun encadrant son visage éteint et tombant sur sa poitrine immobile. Les yeux fermés, les paupières assombries par de long cils noir et épais, un nez petit et fin, sa lèvre supérieure légèrement plus pleine que l'autre, sa bouche était d'une couleur bleu glaciale. Si fragile. Si belle. Une beauté mortelle. Si morte. Sans vie. Et pourtant...et pourtant.

On disait même dans la ville que cet esprit était vengeur. Vraiment? Si ils savaient. Mais cette bourgade n'était connue que pour cette histoire. Non, tout les nuit du vingt cinq du mois, il se produisait une chose des plus...surnaturelle? Les habitants appelaient cette nuit « La nuit de la Lune Rouge ». Cette nuit là, la lune ronde et blanche laissait place à une longue coulée rouge – du sang? – l'atmosphère devenait lourde, électrique. Puis il commençait à pleuvoir, laissant des tâches rouge sur le sol, indélébile. Un cris, toujours le même, au même endroit, une chambre, des yeux aussi noir que le charbon fixaient la lune, de longues canines saignant une lèvre rouge carmin.

C'était un vrai cauchemar pour ces habitants cachés dans leur maison, impuissants. Ils avaient peur. Peur? De quoi? Peur de cette traînée vaporeuse, glissant, serpentant sur le sol à la recherche du vice humain. Elle s'invitait d'elle même dans les maisons, montant sournoisement autour des corps immobiles dans la peur. D'où était né cette peur? D'une mort mystérieuse. Celle d'un homme pas si innocent qu'il semblait le montrer.

Le jour suivant l'une de ces nuits, le matin s'était enfin montré, effaçant toutes traces de ces nuits morbides. Personne n'avait rien vu, tous profondément endormie, se fut la première «nuit rouge», personne ne savait, tant mieux. Mais derrière cet aspect tranquille que nous offrait la petite rue à l'est de la ville s'était produit une chose, impensable, horrible. Dans cette petite maison blanche , là juste là, à l'intérieur, le calme. Le silence. Le porte en bois était grande ouverte laissant à la vu de tous le corps...d'un homme? Sur le sol gisant dans une marre de sang, les yeux exorbités, grands ouverts. C'était une femme qui le trouva, son cris avait ameuté tout le quartier. Mort? Chuchotaient les quelques personnes devant la maison, les curieux en somme. Mort. Qui? Se demandaient les habitants. Personne...quoi que...

Tout le monde avait – au moins – aperçut une partie de la scène macabre devant leurs yeux. Les murs blanc, le sol boisé avaient des éclaboussures de sang. À part ça rien n'avait bougé, on ne savait pas le mobile de ce crime. Un vole? Règlement de compte? Une folie passagère d'un dément passant par là? Mais comment un simple être humain avait put commettre le supplice dans lequel se trouvait cet homme maintenant? Un trou béant au niveau de la poitrine, ses membres étaient tous dans des positions irréalisables. Pourtant il n'y avait aucune trace de lutte, de défense quelconque, rien, juste des suppositions. Mais ce qui rendait septique les officiers était ce coeur dans un coffret en verre sur la table basse du salon. On aurait dit qu'il avait juste été déposé là, aucune trace de sang autour de la boîte. Rien. Cette affaire était déjà voué à l'échec avant même d'avoir commencer. Une semaine après cet assassina, la police découvrit que cet homme était un meurtrier encore recherché dans l'état canadien, alors ils avaient laissés couler. Cette affaire fut classée mais pas oubliée.

Au jour d'aujourd'hui les habitants de Campell savaient que cette brume ne s'attaquait qu'aux hommes impurs, ceux qui avaient commit l'impardonnable.

La peur s'était peu à peu évanouie car plus aucun meurtre de ce genre ne s'était reproduit. Il régnait même un sentiment...de sécurité? Sécurité? Vraiment?

PdV Jasper

Je laissais couler le sang chaud de ma proie dans ma gorge sèche et brûlante. Je laissais tomber le corps exsangue de l'animal à mes pieds. La soif un temps soit peu calmée, je marchais dans les bois désert pour rentrer à la villa.

Il part homme, il espère revenir homme victorieux.

La guerre. J'avais participé à deux guerre, la première je ne m'en souvenais que très mal. La deuxième avait occupé la majeur partie de ma seconde vie. Pourquoi m'étais-je engagé? Pour faire quelque chose de ma vie. Pour prouver quelque chose. J'avais toujours été attiré par les champs de bataille. J'étais un soldat né. La guerre changeait les personnes, les rendant plus sensibles aux choses, plus respectueux, plus fidèles. Je n'étais pas revenu victorieux, je n'étais pas revenu du tout.

Il entre homme, il en ressort soldat.

Un homme ressentait des sentiments. La culpabilité. La tristesse. La colère. Un soldat, lui ne doit rien ressentir. Avoir des sentiments signifiait être faible. Nous étions des machines entre les mains des généraux. Des pions bon à envoyés à la mort, mort prochaine et certaine. Pourtant je me sentais...bien? À ma place dans ces scènes sanglantes, utile. Je me battais pour une cause qui me semblait...juste. Mais la guerre du Sud, celle de Maria, ne me semblait pas juste. Je suivais. Juste. Simplement. J'en étais ressortie soldat, j'en était devenu un monstre.

Il a donné la mort, mais ne souhaite pas la recevoir.

Le sang, le sang, encore et encore ce doux nectar. Je ne demandais plus que ça. Il n'y avait plus que ça qui comptait pour le monstre que j'étais alors. Je ne pouvais plus m'en passé, plus me passer de cette frénésie qui s'éprenait de moi et de mon corps tout entier. Mais il y avait des aléas pour goûter à ce doux plaisir, pour calmer la sécheresse de ma gorge en feu. Mais dans ces instants ce petit détail semblait si...minuscule. Invisible. La mort, je donnais la mort sans vraiment me soucier sur le moment que cette personne que j'étais en train de vider son essence vitale avait une famille. Non plus rien ne comptait que ce qui coulait dans le corps chaud et frissonnant de peur. J'adorais sentir la peur émaner d'eux, un pur délice pour le monstre jubilant en moi. Le début de ma non vie se résumait à ces quelques mots : Sang, Morts, Survivre. Ces mots aussi simples soient-ils avaient été mon mantra. La guerre du Sud avait séparée – si j'en avais réellement une – mon âme, en deux parties distinctes. L'homme qui ne demandait qu'à être bon, et le monstre avide de sang.

Les sentiments c'est pour les faibles, Haïr, c'est survivre.

J'aurais très bien pus m'en aller, partir loin de tout cette tuerie. Mais j'étais resté, pour elle. Je croyais qu'elle m'aimait un temps soit peu. Même mon empathie n'avait pas réussi à déceler le mensonge de cet amour factice. Je m'étais rassuré dans cet infime amour – même faux – pour échapper à la vérité que une fois de plus je n'avais été qu'un pion pour une quête de pouvoir. Pour elle j'avais donné la mort à tant d'hommes que je ne les comptais plus depuis longtemps. J'avais envoyé des gamins à la mort, à une vie damnée.

Mais qui se chargeait de les anéantir une fois que tu n'en voulais plus? Toi la Belle, la maîtresse qui nous tenait sans effort en laisse, entre tes mains blanches et tranquilles. Non pas toi. Tu te cachais dans l'ombre, tu savais si bien jouer que même moi qui aimais jouer à ce jeu je n'avais rien vu. Non il ne fallait pas salir tes jolies mains du sang des ces bon à rien mais qui se battaient pour survire. Survire à quoi, à qui? À ton jugement, à toi, tout simplement.

Le sang, cette douce ambroisie, le sang, la drogue du vampire.

Pourquoi devrais-je être le seul à souffrir dans cette histoire construite de mensonges. De fourberie. Le sang était devenu ma drogue, la frénésie qu'il engendrait me faisait – pendant quelques heures – oublier le pourquoi du comment j'étais arrivé là. L'homme blessé avait abandonné la bataille contre le monstre qui ne demandait qu'à oublier. Il avait cédé sa place, laissant le monstre le pouvoir intégrant sur le corps. M ais la culpabilité elle restait et me rongeait sans aucun remord. Une fois goûté au fruit interdit, comment faire pour arrêter?

La culpabilité, bien que encore présente en moi je n'avais pas arrêté, continuant ce qu'on me demandait sans vraiment me rendre compte.

De frère de guerre; je suis devenu leur bourreau de minuit.

Combien de nouveaux-nés m'étais-je occupé? Bien trop si on voulait mon avis. Et très peu qui on survécu plus d'une semaine. C'était moi qui les avais entraîné, le mieux que je pouvais pour les faire entrer dans les bonnes grâce de notre créatrice. Des liens se tissaient, liens qui ne devaient pas être. En aucun cas. Jamais. Je me souviendrais toujours de ces nuits, nuits durant lesquelles je mettais fin au supplice de la vie de vampire à celui qui pendant un temps fut un frère de guerre.

La Lune était toujours au rendez-vous, elle était la seule spectatrice de l'acte de délivrance que j'allais commettre. Elle était si blanche, si pure et pourtant elle était toujours là, à regarder. J'avais toujours eus l'impression désagréable de salir cet astre en la laissant voir ce qui j'étais sur le point de faire.

J'appréhendais sur le moment où j'allais rejoindre celui que j'allais devoir...éliminer? Certainement. La confiance que je ressentais venant de ma cible me rendait mal, elle me donnait envie de mourir – pour de bon cette fois. Puis la peur minime au moment où je l'attrapais par la gorge rendait mon agonie encore plus forte. Je sentais encore la souffrance émanée du corps démembré jusqu'à ce que j'y mette le feu. Puis le vide. Plus rien. La tâche accomplis, je regardais la lune, j'avais l'impression qu'elle me jugeais pour ce que je venais de faire devant elle. Mais que faire d'autre? Elle ne pouvait pas me donner la réponse, personne ne pouvait me la donner, alors je l'avais trouvé, seul. Le sang, ma drogue.

Il part brisé, il attend une raison d'être, la sienne

Je ressorti de mes pensées pour le moins sombres et sanglantes. Je me trouvais devant la villa illuminée. À la fenêtre se trouve Edward, me regardant fixement, les sourcils froncés. Il avait du m'entendre. Il se retourna sans mot, sans geste à l'intérieur de la villa. Je pénétrais doucement dans le salon, faisant un hochement de tête au reste de la famille et montais à l'étage me changer. Quand je sorti de la salle de bain je vis Alice regarder par la baie vitrée. L'air songeur, ses émotions m'indiquaient qu'elle était nostalgique. Elle se retourna et me sourie d'un sourire tendre et réconfortant. Mais elle me regardait, l'air grave, comme incertaine.

- Tu sais que je serai toujours là Jasper? Me demanda-t-elle de sa voix chantante.

- Bien sûr Alice.

- Bien. Elle commençait à partir, je la regardais se diriger vers la sortie. Carlisle veut nous parler. M'informa-t-elle avant de fermer la porte derrière elle.

- Alice. Soufflais-je doucement.

Je descendis au salon et m'assis à côté d'Alice qui me prit doucement la main, exerçant une légère pression.

- Il est temps pour nous de partir, cela fait déjà cinq ans que nous sommes installés ici et les gens risquent d'avoir des doutes. Il fit une pause, puis reprit. J'ai trouvé un poste de médecin d'une petite ville reculer dans l'état du Nevada, nous partirons dans la nuit.

- Nevada? C'est pas un état un peu trop ensoleillé? Demanda Emmett.

- La ville dans laquelle nous irons est recouverte d'une très grande couche nuageuse, il n'y a pas à s'en faire.

- Où? Demanda-il?

- Campell.

Cette annonce tomba comme une bombe dans mon coeur mort. Campell. C'était là qu'Alice et moi étions allés avant de rejoindre les Cullen. Nous avions trouvés une famille de cinq demi-vampires et nous avions passés quelques temps à leurs côtés. C'était là-bas que je la vis pour la première fois, mais elle s'était évanouie comme un mirage dans la nuit. Après l'une de mes chasses obligées, alors que je rentrais j'avais sentis le sang de cette humaine et j'étais à deux doigts de craquer quand je vis ses yeux verts opales. Hypnotisé je n'esquissais plus aucun geste pour l'empêcher de partir. Je la regardais juste s'en allé, mon coeur avec elle.

Les jours avaient passés et je ne l'avais pas revu, mon instinct me disait d'aller devant l'orphelinat insalubre, ce que je fis sans vraiment comprendre pourquoi. Je m'asseyais sur le banc devant la grande battisse en ruine, regardant douloureusement le ciel. Peut-être n'était-elle qu'un mirage, le fruit de mon imagination. Ce manège continua encore quelque jours, jours où les humains avaient découverts les orphelins disparus inerte, sans vie. Les officiers de l'époque nous avait interdit de partir de la ville avant que les coupables ne soient arrêtés. Coupable qui se trouvait être la directrice de l'orphelinat elle-même. Puis Alice et moi étions partis, elle excitée comme à son habitude mais triste pour moi. Et moi le corps lourd.

La fille que j'avais vu un siècle auparavant devait être morte depuis bien longtemps, maintenant. Je n'avais pas remarqué que tout le monde commençaient à faire leurs valises. Alice, elle était restée à mes côtés, ma main toujours dans la sienne. Je me levais prêt à affronté ce nouveau départ. À l'oublier.

PdV Extérieur

L'esprit d'une jeune fille regardant le ciel noir dépourvu d'étoile, laissa couler quelques larmes sur ses joues transparentes. Elle l'attendait. Elle l'attendrait. Toujours.


Merci à : xenarielle93, Elfia, LBG, Rosabella01, oliveronica cullen massen, Grazie ainsi que les story Alert^^

J'espère que vous avez aimé? et compris =)

Questions?