Cela fait très longtemps que je n'ai plus posté pour cette histoire que je n'ai pas arrêté mais au fil de mes écrits je la trouvais fade, sans intrigue réelle. Une histoire assez banale... Aucuns changements pour le début. Enfin voilà je suis vraiment désolée cela fait depuis le mois d'octobre mais bon, j'espère que cela vous plaira quand même. Merci pour tout ceux qui on laissé une trace de leur passage et les mises en Alert..

Le résumé sera changé sous peu pour en faire une préface.

Bonne lecture.


Chapitre 4

Une vieille pensionnaire.

Lola, Bella et Benjamin, orphelins disparus fin hiver 1928, jamais retrouvés.

Sophie et Catherine orphelines disparues le début de l'été retrouvées.

Ethan, Tommy, William, Marie,Constance orphelins disparu début automne 1928. Jamais retrouvés.

Benjamin était un petit homme joueur et bagarreur, malgré ses huit ans il avait déjà le sens du devoir. Bruns les cheveux toujours mal coiffé, il était le défendeur de ses dames. Un garçon sur lequel on pouvait toujours compter. Il faisait parti de ceux que l'on entendait, celui qui disait tout haut ce que tout le monde pensait tout bas, même si il savait pertinemment qu'une punition serait de mise. Il fonçait toujours tête baisser et ne réfléchissant qu'après. Il avait un rêve, un but, celui de partir loin, voir le monde.

Sophie et Catherine, les deux jumelles ayant la tête dans les nuages. Les petites rêveuses, ayant des espoirs plein la tête. Elles n'avaient le ressemblance que leurs yeux d'un gris clair. L'une brune l'autre blonde, elles étaient le blanc et le noir. Si différente mais s'accordant parfaitement. Discrètes dans tout ce qu'elles entreprenaient, elle savait savourer les moments précieux de la vie. Les jumelles avaient des rêves de grandeur, de liberté. Elles n'avait que dix ans lors de leur disparition.

Ethan, le timide, jamais sûr de lui, assez maladroit mais cachant derrière cette façade un p'tit homme déjà mur pour son âge. Les pieds sur terre, il ne rêvait pas à de grand projet dans sa vie, il espérait juste vivre une vie heureuse auprès de sa grande famille. Bruns aux yeux marrons, toujours bien habillé, il préférait regarder les images immobiles dans ses livres que de jouer avec les autres dans la boue. Il venait de fêter ses douze printemps lors de sa disparition.

Tommy, petit blond aux yeux bleus, il se cherchait encore dans ce monde sombre auquel il appartenait. N'étant plus vraiment un enfant insouciant., obligé de grandir trop vite mais pas tout à fait un jeune homme. Il n'avait pas vraiment de rêve, il ne savait même pas si il avait un but à atteindre. Tommy faisait parti de ces garçons pas trop sûr d'eux mais ayant du courage à revendre; plutôt effacé, il savait se faire petit et se fondre dans la foule. C'était un garçon sans rêve, sans but mais animé par l'espoir de vivre. Il n'avait que neuf ans lors de sa disparition.

William, le stratège, treize ans au regard lointain. Toujours dans ses pensées, ayant les mots pour réconforter aussi bien ceux qui blesses. Jamais injuste il mettait sur un piédestal les droits des hommes, vivait pour montrer sa bravoure, rêvait de défendre la veuve et l'orphelin. Lui, les enfants comme lui. William était un génie, tout le monde disait qu'il aurait pu faire de grande chose si il avait eut des parents. William avait un but, mener tout ce monde dans l'erreur, être dans l'histoire, faire de grandes choses même orphelin.

Marie, petite fille sombre au teint pâle et au yeux éteints. Elle était née muette, cette différence la rendait transparente aux yeux de tous. Elle aimait la solitude, la nuit, la pluie. Marie ne connaissait pas l'innocence ni la pureté de l'âme. Pour elle tout les hommes ou femmes étaient les mêmes; jusqu'à sa rencontre avec Constance, une petite fille exclue à cause de sa naissance. Une bâtarde. Depuis Marie avait trouvé une lumière dans ses ténèbres. Elle n'avait pas de rêve puisqu'elle l'avait déjà réalisé, être heureuse même dans le silence. Elle avait sept ans lorsqu'elle fut portée disparue.

Constance, fille d'une femme aisée et d'un soldat sans le sou anglais, une bâtarde aux de sa famille. Cela n'enlevait pas son sens de la loyauté, sa gentillesse, sa bonté et sa joie de vivre. Elle n'aspirait à rien, elle savait qu'elle n'avait pas d'avenir dans ce monde. Elle ne se berçait pas de vaines illusions. Elle n'avait pas d'argent mais sa plus grande richesse était sa joie de vivre. Elle avait sept ans lors de sa disparition le même jour que Marie.

Lola, six ans, brune aux yeux verts, insouciante de la vie mais à été marqué par le décès soudain de sa seule parente. Trop jeune pour avoir des rêves autre que d'être princesse et de ne plus croire aux contes de fée, peuplée de bonne fée et de prince charmant venant au secourt de la princesse en détresse dans sa tour. Un monde imaginaire, éphémère, une oasis dans le désert ardent de la noirceur humaine. Lola était une petite lumière qui essayait d'éclairer les ombres du monde, une fleur fragile qui se débattait contre les violentes bourrasques du vent. Elle n'avait pas de rêve réaliste mais possédait le don de s'évader loin des malheurs.

Bella, jeune adolescente de seize ans, elle pensait aux autres avant de penser à elle-même, faisant passer leur bien-être avant le sien. Une personne aimante mais réaliste. Combattante durant les périodes sombre de sa vie, elle savait qu'elle ne quitterait jamais ces quatre murs sur le point de s'écrouler sous le poids du temps. Elle n'avait pas de rêve, aucun but, elle devinait son futur déjà tout tracer, seule dans cette immense bâtisse poussiéreuse. Elle ne pleurait jamais devant les autres, elle souriait, riait insufflait un souffle de vie entre les murs sans vie. Elle n'espérait pas pour elle dans la nuit, priant la lune et ses étoiles, elle espérait pour ses enfants en manque d'amour, de joie...d'enfance.

Campell accueillait une nouvelle famille, un grand évènement dans la ville où tout se sait grâce aux commérages des ménagères. À près tout n'était-ce pas un médecin de renom qui venait s'échouer dans une ville nuageuse du Texas? Entraînant ainsi toute sa petite famille. Les habitants de Campell étaient des gens très ouverts et chaleureux, ils avaient décidé d'organiser une fête de bienvenu pour ses personnes qu'ils apprendraient à connaître sous peu. L'effervescence qui régnait dans toute la ville se ressentait à chaque coin de rue.

Dans un bâtiment abandonné au second étage se tenait une silhouette blanche légèrement vaporeuse se tenait droite, regardant les personnes passant sans un regard devant l'imposante bâtisse. Ses yeux se levait vers le ciel recouvert de nuages gris et opaque, elle le sentait, il venait, enfin, elle l'attendait depuis si longtemps.

PdV Jasper

Nous étions arrivés de nuit dans la petite ville endormie et la première chose que fit fut d'aller m'assoir sur ce banc que j'avais côtoyé pendant un temps. Mes yeux levés vers le ciel dépourvut de tout nuage dérivèrent vers une fenêtre où venait d'émettre une douce lumière. Je regardais plus attentivement et aperçut une forme, celle d'une femme, elle regardait le ciel assise à la fenêtre. Je ne distinguais pas vraiment les traits de son visage à cause de la saleté sur les vitres. Que venait faire cette jeune fille dans cet ancien orphelinat? Alors que je me levais, la silhouette disparue dans la lumière de la lune.

Si pâle.

Une voix venait de raisonner dans ma tête, celle d'une femme. Je passais outre croyant rêver, même si cela était impossible pour moi. Je marchais le long des rues et rejoint la villa qui se trouvait à la sortie de la ville, loin des regards indiscrets. Alice m'attendait sur le perron pour aller chasser dans les forêts environnante mais je n'étais pas d'humeur; alors que j'allais décliner la voix fluette d'Alice retentit dans la nuit.

- Cela t'éclaircira les idées, allez. Me dit-elle et me tirant par le bras.

Je trouvais cela étrange qu'il y ait dans un état comme celui-ci il y ait une végétation assez dense et fructueuse. Je chassai tout ce qu'il me tombait sous le main et nous finîmes par rentrer aux aurores pour nous préparer à une journée chargée. Alors que je rangeais mes vêtements dans ma commode la même voix que hier soir retentit dans ma tête.

Suis-je morte?

Je me concentrais plus cette fois-ci, la voix était douce quoique un peu tremblante, elle aspirait le calme et la sérénité. Que voulait-elle dire? Morte?

- Jasper, nous y allons ! Me héla Rosalie.

- J'arrive.

Une journée de lycée qui serait suivit par bien d'autre encore. Je soufflais lentement, refermais le tiroir et sortis rejoindre les autres en bas. Le lycée ne se trouvait pas si loin mais nous prîmes tout de même les voitures pour nous y rendre. La matinée se passa comme toutes les autres précédentes, nous épiés, les humains étaient tous fascinés, nous ne faisions même plus attention à leur présence. Pour le déjeuné nous décidâmes d'aller faire un tour avant la reprise des cours quand un groupe de lycéens se dirigeait vers nous.

- Salut les nouveaux ! Nous salua un garçon assez grand brun et la peau légèrement halée. Le meneur.

- Nous nous demandions si vous alliez participer au jeu dans deux semaines. Dit une fille aux cheveux roux légèrement ondulés.

- On ne sait pas présenté, moi c'est Blake, Sunny – en désignant la rousse – son copain Peter – un garçon aux cheveux blond – et sa sœur Stéphanie. Finit le dénommé Blake en montrant la plus petite du groupe ayant les cheveux aussi blond que son frère.

- Quel jeu? Demanda Alice.

- Il consiste à rentrer dans l'orphelinat et d'y rester jusqu'à minuit.

- Je ne vois pas en quoi c'est difficile. Déclara Emmett qui trépignait d'impatience.

Des frissons parcourus le groupe en face de nous et se regardait les uns les autres avant de nous fixer, incrédule. Bien sûr Alice et moi étions au courant de ce qui se passait ayant vécu ici pendant quelques semaines. La tragédie des orphelins. Edward me regarda longuement suivant le court de mes pensées. Je revoyais cette femme sortant de l'orphelinat le visage fermé qui ne dégageait que de la haine et autres émotions négatives. Il émanait même un sentiment de victoire. Un sourire fleurissant lentement sur ces lèvres rouges en regardant une dernière fois l'intérieur de l'orphelinat. .

- Vous n'êtes pas au courant? Demanda Peter.

- Au courant de quoi? Demanda Emmett.

- De l'histoire de l'orphelinat, ce qui fait que cette ville est unique. Dit posément Stéphanie.

- Un peu avant les années trente une série de disparition inexpliquée a déferlée à Campell, c'était tous des orphelins, de tous les âges. Puis la police de l'époque on trouvé des corps d'enfants sans vie abandonnés dans les champs et dans la forêt à l'ouest de la ville. Peu après ils ont découvert que se n'était la directrice elle-même qui avait fait le coup mais la police n'a jamais mit la main sur ses complices. Ajouta Sunny.

- Depuis l'orphelinat est hanté par une ancienne résidente. Dit Blake avec un ton mystérieux.

- Ce ne sont que des histoire raconté par des illuminés. Souffla exaspérée la rousse.

- C'est pour cela que l'on a créé ce jeu. Nous appris Stéphanie toujours aussi calme, ignorant le duo qui se disputait.

- Quel est son but? Demanda Emmett. Sans le savoirs ces jeunes venait de lui lancer un défis et Emmett adorait ça.

- Voir le fantôme, elle est toujours à la fenêtre du second d'après les « illuminés » comme dirait Sunny.

- Nous verrons. Conclut Edward, mettant ainsi fin à la conversation.

Nous retournâmes en cours quand il fut temps d'y aller. Le reste de la journée se passa relativement vite et nous pûmes enfin rentrée chez nous. Nous marchâmes dans le parking pour rejoindre les voitures; quand je m'assis à la place conducteur et Alice côté passager – les autres ayant finis une heure plus tôt. Je démarrais en hâte, dans l'habitacle, le silence était roi, personne ne parlait, pourtant Alice mourrait de me dire quelque chose mais n'osait pas. Mais je devinais sans joie le sujet qu'elle désirait aborder. Cette fille qui me hantait encore, cette fille à l'odeur sauvage qui avait disparut dans la nuit. Je ne connaissais même pas son nom et pourtant je vivais pour elle. Alice disait que s'était mon âme soeur. J'avais ris, juste ris parce que au fond je savais qu'elle avait raison, comme toujours.

Alors que nous passâmes devant la bâtisse abandonnée la voix douce mais faible comme fatiguée fit écho dans ma tête.

Je suis fatiguée.

Je serrai violemment le volant entre mes doigts. Je ressentais une douleur affreuse au niveau de l'abdomen, je dus me garer sur le bas côté au risque de provoquer un accident. La douleur était trop vive pour la supporter. Je sentis la peur d'Alice à côté de moi, une main sur mon dos, elle ne savait pas quoi faire, je sentais sa détresse naître en elle.

Je n'ai plus de force.

Je le sentais, ce sentiment d'abandon et je me surpris à ne pas le vouloir. Je voyais dans mon esprit une jeune fille aux longs cheveux que je devinais bruns sous leur transparence, descendaient en cascade le long de son dos. Elle portait une robe blanche arrivant à ses pieds. Elle demeurait debout et fixait le ciel remplie d'étoile. Je m'avançais jusqu'à me tenir à ses côté et je crus reconnaître la fille de cette fameuse nuit. Des larmes coulaient silencieuse sur ses joues sans couleurs, finissant leur course au coin de ses lèvres closes.

Alors que la douleur disparaissait lentement dans mon esprit, la jeune fille à mes côté se dissipa lentement. Je ne m'étais pas rendus compte que j'avais fermé les yeux. Alice me regardait, inquiète. Je la rassurais rapidement avant de reprendre la route, toujours troublé. Nous arrivâmes enfin à la villa et sortîmes dans un même mouvement de la voiture; avant de pénétrée dans la villa je sentis la main d'Alice glisser dans la mienne, la serrant fortement, avant de la lâcher et de rentrer. Cela signifiait qu'elle attendrait que je veuille lui parler.

Je montais et m'enfermais dans la chambre qui m'avait été donnée. Je m'allongeai sur le lit fermant les yeux, essayant de faire le vide dans ma tête mais j'étais irrémédiablement attirée par cette fille qui pleurait.

La journée suivante se passa comme la précédente, alors que j'accompagnais Alice à son casier pendant l'inter-cours Stéphanie nous rejoignis tenant fermement contre elle des centaines de feuilles. Elle s'arrêta près de nous et nous donna à tous les deux une de ses feuilles.

- C'est pour la participation au jeu.

- Nuit sanglante? Lit Alice.

Je regardais par dessus l'épaule le tract que tenait Alice entre les mains. La couleur dominante était le rouge, le paysage, lune légèrement plus claire presque rose, seul l'orphelinat avait sa couleur d'origine. Le titre était écrit d'une écriture mal assurée – mais supposais que cela faisait partie du thème. En gros juste en bas était écrit 25 octobre 2011, dans deux semaines. L'affiche était digne pour le jour d'Halloween alors pourquoi plus tôt?

- Le 25 octobre? Demandais-je. Pourquoi pas le trente-et-un?

- Le jeu se déroule tous les 25 du mois. Vous verrez. Ajouta-t-elle. Avant de disparaître au détour d'un couloir. Je me retournais vers Alice qui était figée, je la tenais fermement attendant que sa sa vision finisse.

- Qu'as-tu vus. Demandais-je une fois qu'elle fut revenu parmi nous.

- Rien de bien important, une fête de bienvenue. Répondit-elle quand elle vit que j'allais insister.

Elle prit son téléphone pour prévenir Carlisle et nous dirigeâmes vers notre prochain cours. Le fin du cours sonna et nous partîmes vers le parking et fûmes très vite rejoins par les autres. Nous déposâmes les voiture et nous enfonçâmes dans la forêt, une chasse était de mise au vu des festivités de ce soir. Je chassais peu, j'étais toujours ailleurs quand un membre de ma famille adoptive me parlait, je ne restais pas bien longtemps concentré sur les animaux qui s'enfuyait quand il sentait le danger imminent qui les guettait. Je partis le premier repus après un coyote mais ne rentrais pas immédiatement à la villa, je marchais dans les rues avant de me retrouver assis une fois de plus sur ce banc abandonné.

Je regardais le bâtiment délabré me faisant face et et sentiment d'urgence s'éprit de moi quand je regardais la fenêtre du second. Je revoyais cette jeune fille en larme, seule, abandonnée de tous.

- Je n'avais que huit ans quand toutes ces disparitions on commencé. Me dit une voix douce mais usée par l'âge.

Assit à côté de moi, une vieille femme de quatre-vingt dix ans passé, regardait dans la même direction que moi. Elle serrait convulsivement entre ses doigts rongés par le temps une canne d'un joli bois vernis. Je regardais son visage marqué par les années, ses yeux gris regardaient maintenant dans le vide, elle était plongée dans ses souvenirs.

- C'était la fenêtre de sa chambre. Débuta la vieille femme en montrant la fenêtre du second avec sa canne. J'étais l'une de ces pensionnaires vous savez. La petite Lizzy. Dit-elle après un moment de silence. Au début nous pensions tous que les enfants disparus avaient été adoptés, mais quand la subite disparition de Bella est survenue, nous avons tous pris peur. Les disparitions continuaient, de jour en jour un ami s'évanouissait la nuit tombée on ne le revoyait jamais le jour levé.

Elle fit une courte pause dans son histoire. Je l'écoutais avec toute mon attention, j'avais vécu les choses de l'extérieur et d'une certaine manière détaché des évènements. À ma plus grande honte, je me fichais de ses enfants, cela ne me touchais pas vraiment, habitué à voir des enfants mourir, mais avec le temps j'avais appris, grandis.

- Qui était Bella? Demandais-je.

- Notre mère, notre pilier dans cet enfer de tous les jours. Elle était toujours gentille et aimable avec tous le monde. Une lune bienveillante et réconfortante dans les ténèbres sombres et glaciales. Elle prenait soin de nous.

Pendant un court instant je ne vis plus l'aïeule mais la petite fille qu'elle avait été. Une petite fille aux longs cheveux blonds nattés, des yeux gris remplit d'une innocence volée; avant de revoir celle qui se tenait présentement à côté de moi.

- Mais derrière cette façade joviale personne ne l'entendait pleureur une fois les lumière éteinte. Elle essayait de préserver le peu d'innocence qui nous restait. Elle était notre mère par procuration. Dit-elle dans un sourire voilé.

- Comment était-elle.

- Belle, très belle, nous rêvions toutes de lui ressembler. Si pur malgré les souffrances et toujours compréhensible avec les autres, une main tendue en permanence. Vous savez, nous n'étions jamais punis par Mère Denise... les habitudes sont tenaces dit-elle pour elle-même. C'était toujours Bella qui prenait pour nous. Elle a dut garder le lit pendant quatre jours à cause d'une de mes bêtises.

- Vous teniez beaucoup à elle.

- Qui ne le serait pas? Si vous l'aviez rencontrée vous seriez tombé pour elle.

- Je n'en doute pas. Elle avait l'air de quelqu'un de formidable.

- Après que Mère Denise fut arrêtée, nous avons tous été envoyés dans l'orphelinat de la ville voisine. J'ai été adopté l'année de mes dix ans par un couple aimant mais dans mon coeur je n'avais qu'une mère. Quand j'ai atteins les dix-huit ans je suis revenu ici, et maintenant je veille la lune.

- Vous veillez la lune? Demandais-je.

- Oui. Je veille la lune comme le faisait Bella. Répondit-elle dans un sourire mélancolique.

- Que se passe-t-il les vingt-cinq du moi. Demandais-je.

- Vous le verrez assez tôt, à moins que vous ne la trouviez avant. Dit-elle avant de ce lever.

Animé par mon éducation je l'aidais à marcher jusqu'à une maison de l'autre côté de la rue.

La trouver? Qui?

- Elle attend depuis bien trop longtemps. Elle doit s'ennuyer toute seule. Se dit-elle plus pour elle-même que pour moi. Elle avait de jolies yeux opales. Bonne journée jeune homme. Dit-elle avant de disparaitre derrière la porte blanche.

Elle avait de jolies yeux opales.

Des yeux opales...

je revis la fille un siècle plus tôt et ses yeux qui me hantaient encore aujourd'hui, cette fille que je n'arrivais jamais à chasser de mon esprit... des yeux clairs que je devinais verts. Une orpheline. Bella. Je me retournais, faisant face à l'imposante bâtisse.

Depuis l'orphelinat est hanté par une ancienne résidente.

...

Je veille la lune comme le faisait Bella

...

Elle doit s'ennuyer toute seule.

...

... elle est toujours à la fenêtre du second

...

C'était la fenêtre de sa chambre.

Je revins subitement à la réalité et me hâtais de rentrer à la villa. Une fois arrivé je me dirigeais vers Alice et sans que je n'eus à prononcer le moindre mot m'entraîna dans les bois.


Désolée pour les fautes.

Vous avez aimez, pas du tout?

Des réflexions? Questions?

P'tite Vampire