Chapitre Quatre : Deux lettres étranges
Lise Pangier avait passé deux longues années dans le centre de désintoxication. Elle avait commencé jeune, fortes doses, fréquences de prise élevées… Ce fut la période la plus dure de sa vie, mais elle avait une motivation à toute épreuve : elle avait le devoir d'offrir une maison et une famille à sa fille Luce, la petite sorcière.
Dès qu'elle en eut fini avec la drogue, elle trouva un travail pour économiser de quoi se payer une petite maison en banlieue : confortable, avec deux chambres, une salle de bain et un salon-cuisine. Petite mais douillette, même si l'environnement n'était pas le quartier le plus aisé de la ville, au moins elles avaient un endroit propre et sécurisé où passer un petit bout de leur vie. Rien ne pouvait être pire que le squat où elle avait vécu pendant quelques années…
Luce aurait onze ans dans quelques heures. Sa mère avait organisé une petite soirée et avait préparé un gâteau qui mettait l'eau à la bouche : un énorme fondant au chocolat, avec une fine couche de sucre glace sur le dessus, qui donnait l'impression que le gâteau était recouvert de neige.
Lise voulait que cette soirée soit mémorable… Elle avait également acheté un cadeau pour Luce. Elle appréhendait sa réaction, son ventre se tortillant dans tous les sens quand elle se demandait si Luce allait aimer ce qu'elle lui avait choisi. Lise avait un travail et une petite maison, mais elle ne gagnait pas non plus de quoi satisfaire toutes les envies de sa fille en matière de jouets dernier-cri ou de vêtements à la mode.
Luce n'avait jamais rien demandé qu'elle ne savait à portée de porte-monnaie pour sa mère, elle n'était ni capricieuse ni fashion victim. Et de toute façon, son style à elle se passait volontiers de jeans Levi's, de Converse ou de top aux couleurs acidulées de chez H&M, si jolis soient ils. Pourtant sa mère ne pouvait s'empêcher de se sentir coupable quand elle voyait les autres enfants dans les galeries marchandes, les autres parents qui achetaient des gadgets électroniques ou des poupées hors de prix. Luce s'était toujours contentée de ce qu'elle avait, contrairement à certains enfants dans la même situation qu'elle et qui habitaient le même quartier. Elle avait ses jouets, son imagination et … ses habilités étranges, une mère aimante et ne voyait pas pourquoi elle devrait demander plus.
C'était l'heure de la sortie des cours. Luce faisait partie des cinq premiers élèves à franchir les portes de l'école primaire, quelque soit le cours qu'elle pouvait avoir en dernière heure. Elle était assez douée en classe, faisait même souvent partie du tableau d'honneur et collectionnait les gommettes et les bon-points, mais elle ne supportait pas l'idée de traîner quand on les autorisait enfin à quitter ce lieu de dur labeur.
C'était une jolie enfant aux cheveux bruns, aux yeux couleur d'ambre et aux longs cils. Un regard charmeur qui attendrissait n'importe qui. Elle portait un pantalon ample en coton noir avec des rayures roses, un T-shirt pâle avec écrit « Star » en noir, et une veste à capuche rose, tout ceci acheté dans une boutique de fripes. Elle laissait ses cheveux ondulés libres, et portait des petites boucles d'oreilles argentées, cadeau de sa mère pour son septième anniversaire.
L'ensemble donnait un aspect décontracté, savamment coordonné et avec un goût pour l'originalité. Les petites pestes de sa classe se moquaient souvent d'elle à propos de ses vêtements, prétendant qu'elle allait racheter leurs vêtements aux sans-abris, mais Luce avait aussi du répondant et en général les moqueries finissaient en bagarre : Luce vainqueur à chaque coup. C'était son côté garçon manqué…
Elle arriva dans sa rue, poussa le petit portail qui donnait sur une allée herbeuse. Le chemin était bordé d'un petit jardin fleuri, avec une balançoire dans un grand chêne. Lise écarta le rideau de la cuisine pour voir sa fille rentrer. Un sourire se dessina sur ses lèvres et son ventre fit à nouveau un tour sur lui-même.
« - Maman je suis là !, cria Luce en passant la porte d'entrée. »
Sa mère sortit rapidement de la cuisine. Elle portait un pantalon en toile, large et taille basse, une tunique transparente par-dessus, et un petit pull en laine coloré. Elle avait des cheveux longs de la même couleur que sa fille, des yeux bleus et des bijoux partout ! Des boucles d'oreilles pendantes, plusieurs colliers (du serre-cou au large avec de grosses perles), et des bracelets plein les poignets. Elle était plutôt maigre et avait la peau pâle : elle avait toujours eut une santé fragile, d'autant que Luce s'en souvienne.
Elle salua sa fille et lui fit un énorme câlin.
« - Je te sers un jus de fruit ? Ou est-ce-que tu es trop vieille pour cela ?, la taquina-t-elle.
- Maman…, fit Luce en soufflant, ce n'est pas parce que c'est mon anniversaire qu'il faut en parler toute les demi-heures.
- D'accord, d'accord !, se défendit Lise en exagérant. Tu as raison ! Ce n'est pas non plus la peine de manger le gâteau que j'ai préparé d'ailleurs …
Et elle jeta un regard en coin à sa fille qui partait poser son sac à dos dans sa chambre. Celle-ci s'arrêta net. Elle se retourna et regarda sa mère droit dans les yeux en souriant :
- Alors là tu rêves !, fit elle en rigolant. Je veux le voir !
- Hors de question c'est le dessert surprise !, fit sa mère sur un ton mystérieux.
Luce gémit et baissa les épaules. Elle tenta même le regard de chien battu mais rien n'y fit. Elle alla faire ses devoirs, en traînant les pieds.
Quand elle revint dans le salon, répondant à l'appel du chef, le fameux : « A taaaaable ! », elle réalisa soudainement que « anniversaire » voulait aussi dire « cadeaux » et se demanda ce que sa mère avait bien put lui offrir.
Elles s'installèrent sur le canapé, repas plateau devant le dessin animé Disney préféré de Luce : L'étrange Noël de Monsieur Jack. Lise avait allumé des bougies un peu partout dans le salon ce qui donnait une ambiance tamisée à la pièce, très appréciée par les deux filles. Un bâton d'encens finissait de brûler sur une étagère quand Lise annonça qu'il était temps de goûter au gâteau !
Luce prononça un « Wouaaaw » admiratif devant le chef d'œuvre pâtissier, et se dépêcha de souffler les bougies pour pouvoir en manger une part. Lise et Luce filèrent une véritable claque au gâteau pourtant énorme, et se reposèrent le ventre bien rond sur les coussins moelleux du canapé.
« - Il faut que j'aille aux toilettes, annonça Lise en se levant péniblement.
- Mmh, fit Luce pour signifier qu'elle en prenait note, toujours scotchée au dessin animé qui était presque fini.
Mais Lise n'était pas du tout parti aux toilettes, et revint les bras chargés de deux boîtes empaquetées et enrubannées avec amour.
- Yeeesss !!, fit Luce en joignant les mains, les yeux pétillants, Je croyais que tu avais oublié !
Lise rigola :
- Tu croyais vraiment que j'oublierais un petit détail comme celui-ci ?!
- J'espérais que non, quand même !, rigola Luce »
Et elle entreprit de défaire le papier cadeau de la plus petite boîte : c'était une mallette à dessin de quasi professionnel, du moins aux yeux de Luce. Elle contenait de la peinture, des crayons, des feutres, des crayons cire, des pastels et des pinceaux et chaque couleur était représentée dans chaque type d'outil ! Un émerveillement pour l'imagination de Luce qui prévoyait déjà tout ce qu'elle allait pouvoir dessiner et peindre… Elle embrassa sa mère passionnément.
Elle saisit ensuite le deuxième paquet. Sa joie fut encore plus grande : une paire de rollers neufs, avec des protections pour les coudes, les genoux, les poignets et la tête. Elle avait envie de les essayer tout de suite ! Elle les enfila et fit un tour un peu maladroitement dans le salon, sa mère les mains sur la bouche de peur qu'elle ne se blesse ou casse un bibelot.
Elle embrassa à nouveau sa mère et la remercia mille fois d'avoir pensé à d'aussi beaux cadeaux.
C'est alors qu'il y eut un bruit de claquement contre la vitre de la cuisine. Lise et Luce échangèrent un regard interrogatif. Lise se leva prudemment, et poussa un soupir de surprise quand elle atteignit la fenêtre. Un grand hiboux gris se tenait là, fièrement, et tapait au carreau avec son bec. Lise le fit entrer, se doutant un peu de quoi il s'agissait, et l'oiseau voleta jusqu'à la table basse, en face de Luce, pour lui tendre une patte attachée à un rouleau de papier. Une lettre.
Elle était adressée à :
Mlle L. Pangier
15, rue des cerisiers
Carbone les Mines
France
Elle adressa un regard inquiet et interrogateur à sa mère, qui l'encouragea à ouvrir la lettre : « On va bien voir ! », lui dit-elle.
Luce lut la lettre et au fer et à mesure qu'elle le faisait, ses sourcils se fronçaient puis ses yeux s'écarquillaient. Elle ne comprenait strictement rien à cette lettre, qui devait être un canular d'une chaîne de radio ou d'une sorte de gag vidéo par caméra cachée… elle regarda par la fenêtre si personne n'était en train de filmer, mais il n'y avait rien. Juste ce hibou qui hulula doucement quand Luce le regarda avec appréhension.
Lise ne put se retenir plus longtemps et lut la lettre à son tour. Elle fut à moitié soulagée de voir que le nom d'Albus Dumbledore apparaissait en en-tête :
COLLEGE POUDLARD, ECOLE DE SORCELLERIE
Directeur : Albus Dumbledore
Commandeur du Grand-Ordre de Merlin
Docteur ès Sorcellerie, Enchanteur-en-chef, Manitou Suprême de la Confédération Internationale des Mages et Sorciers
Chère Mlle Pangier,
Nous avons le plaisir de vous informer que vous bénéficiez d''ores et déjà d'une inscription au Collège Poudlard. Vous trouverez ci-joint la liste des ouvrages et équipements nécessaires au bon déroulement de votre scolarité.
La rentrée étant fixée au 1er Septembre prochain, nous attendons votre hibou le 31 Juillet au plus tard.
Veuillez croire, chère Mlle Pangier, en l'expression de nos sentiments distingués.
Minerva Mc Gonagall
Directrice adjointe
Lise se frotta les yeux et souffla profondément, comme si elle venait d'apprendre une nouvelle tragique. Elle ne pouvait pas le croire. Le vieux sorcier ne l'avait pas prévenu que l'inscription dans son école s'était faite automatiquement, et elle ne s'attendait pas du tout à ce que cela arrive aussi tôt. Même si la rentrée prochaine était dans quatre mois, elle n'aurait absolument pas le temps d'ici là de digérer cette nouvelle ! Luce allait lui être enlevée à nouveau…
« - Maman ? Qu'est-ce que ça veut dire ?, fit Luce les yeux ronds comme des soucoupes, qui lisait à présent la liste de matériel scolaire. Un chaudron… Un uniforme… Un chapeau pointu… Une baguette ??... Pas le droit d'avoir notre propre balai… C'est quoi ce délire, maman ?, fit elle inquiète.
- Luce… il est temps qu'on parle de ces habilités bizarres que tu as depuis que tu es née, fit Lise d'une voix douce. Ceci est une école où vont les enfants comme toi… les enfants spéciaux.
- Tu veux dire… Ce qu'il se passe quand je suis énervée ?, elle eut un moment d'hésitation. Je ne le fait pas exprès ! Ne m'envoie pas là-bas ! Qu'est ce que c'est ?! Je le ferai plus promis !!
- Non… ne t'inquiètes pas, je n'ai jamais sous entendu que c'était mauvais… Ce n'est pas une punition… Il faut que je t'explique tout depuis le jour où j'ai rencontré le directeur de cette école, Albus Dumbledore.
Et Lise entama le récit de cette rencontre, de la vraie nature des habilités de Luce, et de ce qu'elle avait appris du monde sorcier grâce aux explications d'Albus. Premièrement : le monde des sorciers existait vraiment. Même si cela paraissait étrange et difficile à croire…
Mais Luce finalement était soulagée d'entendre tout cela : elle était très fière et s'amusait beaucoup avec ses habilités … elle pouvait faire bouger des objets par exemple … Pourtant elle s'était souvent demandé ce qui n'allait pas chez elle. Elle voyait bien que ce genre de choses n'arrivait pas aux autres enfants, qu'elle était anormale. Mais apprendre qu'un monde aussi attirant que celui de la magie existait, qu'il y avait d'autres gens comme elle, et que sa mère avait confiance en eux et qu'elle avait même connu l'un d'eux la rassurait énormément.
Cependant, il semblait que quelque chose n'allait pas avec Lise. Elle réfléchissait à cent à l'heure et semblait en proie à une vive inquiétude, une peur qui s'emparait d'elle : elle ne voulait pas se séparer de sa fille… pas maintenant…
Elle sortit brutalement de sa bulle de réflexion. Elle s'en alla dans la chambre de Luce chercher une feuille de papier et un stylo, et se mit à gratter le papier furieusement, assise sur le canapé, écrivant sur la table basse. Luce se pencha pour lire de travers, mais sa mère lui dit d'aller mettre son pyjama d'une voix plutôt sèche. Elle eut juste le temps d'apercevoir le haut du texte :
« Cher Albus Dumbledore »
Quelle ne fut pas la surprise de la famille Sviatoslav, quand à son tour elle comprit que leur cinquième fils était tellement différent des autres enfants …
Le jour de ses onze ans, Lev n'eut pas plus de cadeaux qu'à tous les anniversaires précédant. Il en avait eut les cinq premières années de sa vie, mais suite à l'évènement qui l'exclut définitivement de la communauté du village et de sa propre famille, il n'avait même pas droit à un « Joyeux anniversaire ».
Mais cette fois-ci, même si ce ne fut pas un cadeau comme il l'avait imaginé, il reçut tout de même quelque chose : une lettre.
Il reçut d'abord un oiseau étrange : un vieux hibou grand duc aux plumes sombres et aux yeux jeune vif. L'oiseau se faufila par la fenêtre au moment du repas du soir, et se posa tant bien que mal en plein milieu de la table, dans le plat de légumes, projetant de la nourriture partout.
Lev prenait toujours le repas du soir avec le reste de la famille, car ses parents avaient besoin de sa présence pour que la prière qu'ils faisaient chaque soir avant de manger soit valable aux yeux de Dieu. Dieu n'aurait pas supporté l'idée que des parents rejettent leur enfant jusqu'à ne plus lui offrir de quoi se nourrir. Alors ils consentaient à l'accepter parmi eux à cette occasion seulement : les repas du soir.
Le père de Lev sursauta et fit tomber son assiette. Sa mère et ses frères poussèrent divers cris d'effroi devant l'entrée légèrement fracassante de l'immense oiseau.
Lev n'eut pas vraiment peur, mais sa curiosité était à son comble. Il était fasciné par les yeux perçants du hibou qui le fixaient. Le hibou hulula et tendit la patte vers Lev. Il remarqua alors qu'un bout de papier enroulé sur lui-même était attaché à la patte de l'animal.
Le hibou n'était pas féroce, et n'essaya pas même de le pincer quand Lev détacha maladroitement le rouleau de papier. Le reste de la famille était totalement paralysé et regardait Lev faire, les yeux et la bouche grands ouverts.
La lettre était adressée à :
Mr L. Sviatoslav, benjamin de la famille Sviatoslav
La maison à l'est du village de Tkviavi
Russie
« - C'est une lettre …, expliqua Lev, brisant le silence glacial. C'est une lettre pour moi… » Dans sa voix on pouvait ressentir un espoir avide et non dissimulé. Peut-être cette lettre était une bonne nouvelle ? C'en était sûrement une d'ailleurs, sinon pour quelle raison pourrait-on lui écrire à lui ? Cela devait être important, et cela pouvait aussi lui permettre de partir d'ici.
Car le petit Lev qui n'aspirait qu'à devenir normal pour être à nouveau accepté parmi les siens avait disparu depuis quelques temps déjà.
Lev avait onze ans. Et ces six années à vivre dans des conditions inhumaines, et exclu de toute vie sociale, l'avaient transformé en un nouvel enfant.
Il détestait les gens du village. Il trouvait leur vie pathétique et leurs manières horribles : bien qu'ils allaient tous consciencieusement à l'église le dimanche, personne n'avait offert compassion ni amour au petit Lev qui avait seulement cinq ans et qui était atrocement seul. Personne ne lui avait offert de parole réconfortante ni de maison accueillante quand il hurlait à la mort dans le village, âgé seulement de six ans, parce que le froid lui brûlait les orteils et qu'il n'avait rien pour s'abriter.
Personne n'avait jamais manifesté le moindre intérêt pour Lev, jamais. Et pire que ça, dès qu'ils pouvaient lui jeter un caillou ou bien lui crier dessus pour qu'il déguerpisse, ils le faisaient avec entrain.
Lev espérait de tout cœur que cette lettre était une voie de sortie de cet enfer, n'importe laquelle.
Personne ne moufta quand Lev déplia la lettre de parchemin pour en lire le contenu. La lettre provenait d'un endroit dont Lev n'avait jamais entendu parler, et d'une personne dont le nom lui était totalement inconnu :
PERUN ECOLE DE SORCELLERIE
Directeur : Stanislas Kievitsk
Comandeur du Grand-Ordre de Vsevolovich
Membre de la Confédération Internationale des Mages et Sorciers
Cher Mr Sviatoslav,
Nous avons le plaisir de nous annoncer que vous pouvez dès la rentrée prochaine intégrer notre école de sorcellerie. La rentrée s'effectuera le 1er Janvier, et vous devrez vous rendre à Moscou, où vous trouverez le moyen de transport pour l'école Perun.
Vous trouverez ci-joint la liste des ouvrages et du matériel nécessaire au bon déroulement de vos études dans notre école pour jeunes sorciers russes.
Nous attendons votre hibou le 31 Décembre au plus tard.
Veuillez croire, cher Mr Sviatoslav, en l'expression de nos sentiments distingués et en notre joie d'accueillir un futur héritier du savoir sorcier russe.
Mikail Pletska
Directeur adjoint
Lev fut heureux à cet instant là. On lui proposait une place dans une école !
Aucun enfant n'avait cette chance dans le village. Et en plus, il avait pour la première fois une explication plausible sur l'origine de ses pouvoirs… la magie ! Il n'y avait pas pensé sérieusement auparavant, mais cette lettre le convainc définitivement qu'il n'était pas démoniaque ni dangereux.
D'autres gens comme lui existaient, la preuve en était cette lettre. Et même si elle lui était parvenue d'une manière bien étrange, c'était sans aucun doute un message providentiel : il avait une chance de s'enfuir de ce lieu qu'il haïssait, et où il ne voyait aucun avenir.
Lev leva les yeux vers ses parents, inertes, qui attendaient. Quoi, il ne le savait pas, mais ils attendaient immobiles, le regard fixé sur lui, échangeant quelques coups d'œil inquiets entre eux. Son père saisit l'enveloppe, sortant de l'état végétatif dans lequel il était plongé depuis quelques minutes.
Seulement la lettre sembla lui faire beaucoup moins plaisir qu'à Lev. Il fronça durement ses sourcils épais et fit passer la lettre à sa mère qui la saisit les mains tremblantes. Pendant qu'elle lisait, il dit à Lev d'un ton menaçant :
« - On va s'occuper de ton cas Lev… A partir d'aujourd'hui, on va t'envoyer là où est ta vraie place, et tu ne nous causeras plus jamais de soucis… »
Lev ne savait pas s'il voulait dire qu'il acceptait qu'il aille dans cette école, ou s'il le menaçait d'autre chose. Il avala sa salive, et espéra que tout ce passe bien pour lui, au moins une fois …
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Et voilà la suite ! qu'en pensez vous ?
Les chapitres suivants sont prêts mais je vais attendre un peu de voir si c'est la peine que je les publie, c'est à dire s'il y a des personnes qui sont venues lire cette histoire ou pas ! ^^
En tout cas bonne continuation
ShinYuMe
