Ch. 2 :
Il ne s'était passé que quelques heures lorsque Jon se réveilla. Le château était enfin silencieux. Il n'entendait que la respiration de Robb dans son dos, et s'aperçut que ce dernier était réveillé et jouait avec les boucles de ses cheveux. Il se retourna et un frisson le parcourut quand son sexe effleura celui de Robb qui était encore à moitié habillé, mais l'ignora pour se concentrer sur la discussion qui les attendait. Car il n'était plus temps de fuir, et il ne pouvait laisser Robb avec des faux espoirs. Il caressa la joue rapeuse de son aîné. Ce dernier sembla comprendre à son expression qu'il avait toujours l'intention de partir, car il lui saisit le poignet comme pour l'emprisonner près de lui et avoua :
-Je ne comprend pas.
Jon soupira et, se faisant l'avocat du diable, tenta d'expliquer ce qui l'obligeait à partir.
-Je ne peux pas rester. Je ne suis qu'un bâtard, je n'ai pas le nom de Stark.
-Je me fiche de qui tu es ! Que tu sois mon demi-frère ou mon vrai frère, un fils de paysan ou un criminel, ou même un Lannister ou un bâtard Targaryen ! Tu es A MOI !
-Ta mère...
-Je me fiche de ma mère ! Je ne te laisserai pas partir !
-... ne supportera pas que je reste si Père part.
-Si il part, JE serai Seigneur de Winterfell et JE ferai ce qu'il me plaît et elle m'obéira !
Jon avait recommencé à caresser la joue de son frère, savourant sa peau contre sa main.
-Tu seras Seigneur de Winterfell, et un jour ton devoir te conduira à te marier et à avoir des descendants. Je n'ai pas ma place près de toi.
-Tu auras toujours une place près de moi.
-Laquelle ? Celle du bâtard qui vit aux crochets de la famille de ta mère ? Celle de ton amant secret avec lequel tu tromperas ta noble épouse ?
-Jon...
-Tu vois, tu n'as pas de réponse. Si je prend le noir, je pourrais trouver ma place, prouver ma valeur, me forger un nom. Etre autre chose qu'un simple bâtard.
-Si tu vas là-bas, je ne te reverrai plus jamais.
-Je... Je pourrais descendre de temps en temps, plus tard, comme oncle Benjen...
-Une fois tous les 10 ans ? Si tu ne meurs pas avant ! Et pour quoi ? Une nuit d'amour et après tu repartirais pour me laisser seul 10 ans de plus ?
-En entrant dans la Confrérie, je ferai voeu de chasteté, Robb.
-Tu racontes n'importe quoi. Tu ne vas pas partir là-bas.
-Quand Père partira, je ne supporterai plus ma vie ici. Ta mère me hait. Les autres me traitaient bien parce que Père était là, mais quand il sera parti je ne serai plus que le bâtard qui tarde à trouver son propre gagne-pain.
-Je serai là, moi. Je ne te suffis pas ?
-Tu es tout ce que je veux... mais moi je ne te suffirai plus bientôt, quand tu te rendras enfin compte qu'on ne peut pas rester ensemble. Et combien de temps supporteras-tu d'aimer le simple bâtard de la famille ? Si je pars je deviendrais quelqu'un qui n'aura plus à rougir de qui il est.
-Arrête ! Tu dis ça comme si tu n'étais pas digne de moi !
-C'est vrai. Si je reste je te décevrai. Je ME décevrai, je me détesterai, et tu finirai par me détester aussi. Mon devoir m'oblige à partir. Ce serait trahir toutes les valeurs de notre père et les miennes que de rester.
-Je... Je peux partir avec toi.
Jon ouvrit grand les yeux de surprise et surprit Robb en l'embrassant fougueusement. Il l'embrassa jusqu'à ce que leurs poumons brûlent, réclamant de l'air, et même alors Jon refusa de lacher sa bouche et Robb se dit qu'il serait heureux de mourir ainsi, mais finalement ils se séparèrent et aspirèrent de grandes gorgées d'air. Jon avait un sourire béat qui illuminait son visage et qui fit chavirer le coeur de Robb, et c'est en riant de bonheur qu'il répondit.
-Merci. Ce que tu viens de dire... ça signifie beaucoup.
-Ce n'est pas grand chose, protesta Robb en rougissant comme une pucelle. Si tu prend le noir, je peux très bien le prendre aussi !
-Tu le dis, oh, tu le dis, et je sais que tu le ferais. Tu me suivrais. Tu abandonnerais ta famille, ton héritage, ton devoir, et tu me suivrais. Jon chantait presque ces mots, et il riait de plaisir, tout en jouant avec les cheveux de son aîné. Tu viendrais vivre dans la Garde de Nuit où tu ne serais qu'un homme parmi d'autres, devant obéir à des gens de basse naissance. Tu affronterais avec moi le froid glacial et les hordes des Autres, et tu mourrais avec moi, anonyme dans la neige, tué par un Marcheur Blanc ou une bande de sauvages. Tu abandonnerais tous tes devoirs pour moi.
Robb répondit rès sérieusement, en pesant chacun de ses mots.
-L'hiver approche. Les Frères rapportent que le Roi d'au-delà du Mur a une armée immense, des déserteurs rapportent que les Autres sont réapparus. Au Nord est le danger pour les Sept Couronnes. Au Nord est le devoir de tout homme de valeur.
-Et c'est pourquoi je partirai, et pour ce que tu viens de dire, je t'aimerai toujours. Même si c'était déjà le cas avant.
-Mais... ? devina Robb.
-Mais ton devoir à toi est ici. Pas au Mur. Winterfell a besoin d'un Seigneur, d'un Stark. Le Nord a besoin de toi ici. Si tu me suivais tu trahirais tout ce en quoi tu crois et tu ne serais plus toi-même. Je ne veux pas que tu me suives, Robb. Je veux que tu restes et que tu deviennes le plus grand Seigneur que Winterfell ait jamais connu.
-Tu veux partir et tu veux que je reste. Tu veux que nous nous séparions, accusa-t-il. Si tu veux te faire un nom, tu pourrais être écuyer, puis devenir Chevalier, et tu pourrais entrer à mon service.
-Je pourrais.
-Tu pourrais ? Tu le ferais ?
La voix de Robb était pressante.
-Qu'est ce que ça changera ? Tu devras te marier. Je ne le supporterai pas. Je préfère encore partir et faire voeu de chasteté. Et mon devoir est au Nord.
-Je ne me marierai pas.
-Ce n'est pas toi qui décide des règles, mon amour.
-Je déciderai des règles. Je les changerai.
-En tant que Seigneur de Winterfell ? demanda Jon, ironique.
-Non, le Seigneur de Winterfell n'a pas ce pouvoir. Je deviendrai Roi s'il le faut.
A ces mots, Jon rit.
-Je doute que ce bon vieux Robert te laisse son trône.
-Tant pis. Qu'il le garde. Le Nord pourrait s'affranchir du Trône de Fer et proclamer son indépendance, comme autrefois.
-Et tu deviendrais le Roi dans le Nord comme tes ancêtres dans les temps anciens ?
-Pourquoi pas ? Je ferai ce que je veux, alors.
-Tu déclencherais une sacrée guerre, oui, répondit Jon en riant. Ca ne nous sera pas très utile.
Jon cessa de rire lorsqu'il vit l'expression déterminée de Robb.
-Peut-être que tu dois partir pour l'instant. Mais...
-Mais ?
-Mais je trouverai une solution.
-Une solution à notre relation homosexuelle, incestueuse et bientôt parjure dès que j'aurai prononcé mes voeux ?
-Oui.
Jon observa son frère longuement, cherchant dans son expression et son regard la moindre trace de tromperie ou d'incertitude, mais il ne vit qu'une résolution inébranlable. Inarrêtable. Il répondit alors avec sincérité :
-Je te crois.
Ils s'embrassèrent longuement, doucement, avec tendresse. Ils n'étaient plus aussi pressés. Jon partirait dans quelques jours, mais la promesse de Robb d'être réunis à nouveau agissait comme un baume sur leurs coeurs, et pour la première fois ils avaient l'impression d'avoir tout le temps du monde, toute la vie devant eux. La confiance de Jon en son frère était absolue. Il embrassa sa bouche, son nez, ses yeux, son front, et Robb massait son crâne, son cou, ses épaules.
-Robb ? demanda-t-il.
-Jon, répondit son frère, et son nom sur ses lèvres était une musique dont il ne se lasserait jamais.
-Fais-moi l'amour lentement. Comme tout à l'heure. Je veux te sentir sur chaque centimètre de ma peau. Je veux connaître ton corps entièrement. Je... enfin...
Jon s'interrompit et rougit malgré lui. Cela ne l'avait jamais dérangé d'utiliser un langage cru avec Robb, et cela l'excitait quand son frère faisait de même, mais ce qu'il venait de demander était bien plus intime, romantique, peut-être stupidement féminin et ridicule.
-D'accord, répondit Robb avant de l'embrasser, et Jon se noya dans la tendresse de la langue qui caressait chaque recoin de sa bouche et jouait avec sa langue.
Robb se leva, au désespoir de Jon qui voulait sentir son corps contre le sien, mais quand il vit que c'était pour se déshabiller il s'empressa de se lever pour l'aider.
-Laisse-moi faire.
Robb obéit et laissa Jon délacer sa tunique et l'enlever. Jon déposa quelques baisers sur son cou, son torse, et se mettant à genoux sur son ventre puis sur son sexe. Robb frémit mais ne bougea pas. Le brun l'aida d'abord à enlever ses chaussures, puis fit descendre son pantalon de nuit, qui était déjà à moitié enlevé, et enfin Robb se tint devant lui entièrement nu. Le spectacle était à couper le souffle. Dans leurs précédentes nuits de passion fougueuse, il n'avait jamais eu vraiment l'occasion d'admirer le corps de son frère. Il était parfaitement proportionné. Des longues jambes musclées par des heures d'exercice, entre lesquelles trônait son glorieux membre déjà à moitié dur, un ventre plat et des pectoraux bien dessinés, recouverts d'une peau pâle et douce. Et tout cela était à lui.
-Bain ? proposa Robb.
Il était rare que Robb parle sans faire une phrase complète, et, curieux, Jon le dévisagea. Robb ne parvenait pas à détacher son regard du spectacle de son frère à genoux devant lui, sa bouche à hauteur de son sexe, et tous ses muscles étaient tendus sous l'effort qu'il fournissait pour rester immobile alors qu'il n'avait qu'à avancer un peu son bassin et...
-Bain, répondit Jon, souriant à la vue du sexe de son frère qui durcissait sous son seul regard.
Ils se dirigèrent vers la salle de bains de Jon. Pendant qu'il était au festin, une servante lui avait préparé un bain chaud comme tous les soirs, mais il s'était couché sans s'en servir et si l'eau demeurait dans la grande baignoire, elle était désormais froide. Cela ne rebuta en rien les deux frères qui plus d'une fois s'étaient baignés dans la rivière glacée qui s'écoulait à quelques heures à cheval du château. Robb s'allongea dans l'eau froide en réprimant un frisson et fit signe à son frère de s'asseoir entre ses jambes, mais ce dernier secoua la tête.
-Non, lève-toi, je veux te laver.
Les pupilles de Robb se dilatèrent de désir à ces mots et il obéit. Jon entra à son tour dans l'eau, se saisit d'une éponge et la frotta avec le savon jusqu'à ce qu'elle devienne mousseuse. Puis il demanda à Robb de se retourner et commença à lui savonner doucement le dos. Il n'omettait pas un seul centimètre de sa peau, et tout en le frottant avec l'éponge d'une main il le caressait et le massait de l'autre. Il embrassa chacun de ses bras sur toute leur longueur avant des les savonner, et suça ses doigts jusqu'à ce que la respiration de Robb devienne lourde. La peau de son frère sous son toucher était plus douce que la soie, chaude et addictive. C'était une merveille que ses doigts pouvaient toucher tout leur saoul, un festin offert sans condition à sa langue. Il frotta ses aisselles et ses épaules, ses flancs et le bas de son dos. Puis il se mit à genoux et suça et mordilla la peau juste au dessus de ses deux fesses jusqu'à ce qu'une marque rouge y aparaisse. Il passa ensuite l'éponge sur et entre ses fesses, se demandant brièvement quel effet cela ferait de planter son membre dans l'intimité de son aîné, de le plaquer contre le mur et de le pénétrer avec force en l'entendant gémir et le supplier d'aller plus vite et plus fort, de le voir crier son besoin de sentir Jon au plus profond de lui... Il sortit de sa rêverie et remarqua qu'il avait cessé de bouger et que son frère le regardait avec une expression qui disait : "Tu peux".
Encore une fois, Jon sentit son coeur chavirer. Son frère l'aimait à ce point. Il serait prêt à le laisser prendre cette place s'il le désirait. Mais lui ne le désirait pas. Il savait que son frère préférait prendre qu'être pris, et cela seul suffisait à supprimer entièrement son désir de dominer. Il avait d'ailleurs remarqué que se laisser faire ne lui était pas désagréable, au contraire. Bien que tous les jours de sa vie il tentât de montrer au monde entier qu'il ne dépendait pas de son père et était capable de mériter sa place dans la famille, de prouver sa valeur et d'acquérir son indépendance, rien ne l'excitait davantage que d'être à la merci de son frère, d'être immobilisé par ses muscles puissants et pénétré sans préparation, lorsque la douleur ajoutait au plaisir et qu'il suppliait Robb de se servir de lui et de satisfaire son passage sanglant et douloureux. A ces moments-là, Robb avait autant besoin de lui que lui de Robb, et la respiration hagarde et éperdue de son frère dans son besoin VITAL de pénétrer son jeune frère une une drogue dont il ne pourrait jamais se passer. Il était, lui, le bâtard de la famille, capable de mettre Robb dans un tel état.
Il prit une longue inspiration et tenta de se calmer. Cette nuit, il voulait faire ça doucement, ne pas sentir seulement la passion physique de son frère pour lui mais aussi son amour apparemment sans bornes. Presque effrayant - Robb allait-il réellement se proclamer roi et risquer une guerre pour lui ? - et rassurant en même temps. Il recommença de laver son frère, abandonnant ses fesses pour descendre le long de ses jambes. Robb trembla lorsque son jeune frère massa l'intérieur de ses cuisses, mais il s'efforça de rester immobile. Le bas des jambes était plongé dans l'eau et Jon se demanda s'il devait demander à son frère de les lever une par une pour qu'il puisse les laver, mais la patience de son frère semblait être mise à rude épreuve car il se tourna face à lui.
-Suffit. L'avant, maintenant.
Jon mouilla de nouveau l'éponge et remit du savon, puis il se releva et embrassa l'héritier des Stark tout en frottant sa poitrine avec l'éponge. Ce dernier avait les lèvres bleuies par le froid bien que son corps fut rendu brûlant par les caresses de Jon, et lorsqu'ils s'embrassèrent il tenta de prendre l'avantage et leurs dents s'entrechoquèrent et leurs langues se pressèrent jusqu'à ce que Robb réussisse à forcer l'entrée de la bouche de son frère et le fasse gémir de plaisir. Robb avait saisi la tête de son frère et continuait à l'embrasser sur tout le visage, tandis que les gestes du plus jeune devenaient erratiques sur son torse. Il laissa tomber l'éponge dans l'eau mais ne sembla pas s'en apercevoir ou s'en ficha et continua à frotter les pectoraux de son amant, puis son ventre, et encore ses pectoraux. Il caressa et pinça ses mamelles et redescendit ses mains vers le sexe de son aîné qui semblait prêt à libérer son essence bien qu'il n'eut pas encore été touché. Robb l'arrêta avant qu'il ne l'ait atteint et Jon protesta, voulant ressentir le sexe de son amant se durcir à son toucher.
-Je vais jouir si tu me touches là.
-C'est le but.
Robb eut un sourire impie :
-Je ne jouirai que quand je serai au plus profond de ton cul, Snow.
Jon sentit son intimité frémir à ces mots.
-Je... Je suppose que je peux attendre jusque là.
-Et je t'interdis de jouir avant moi, ajouta Robb en récupérant l'éponge flottant dans l'eau.
Ils s'assirent tous deux, Jon tournant le dos au Stark. Robb se rinça rapidement et commença à son tour à laver le dos du brun. Il le fit aussi lentement que Jon l'avait fait pour lui, bien que son érection douloureuse le poussa à accélérer la cadence. Il voulait savourer ce moment avec son demi-frère. Tout en frottant son dos et ses bras, il passait son autre main dans ses cheveux noirs comme si ce geste était addictif. Il ne se lassait pas du contact de ces boucles entre ses doigts. Quand il eut finit de savonner le dos de son frère, il le rinça et attira Jon contre lui. Il colla son torse contre son dos et tandis qu'il frottait la poitrine de son frère avec l'éponge, il plongea son visage dans ses cheveux et savoura leur odeur. La respiration de Jon était devenue saccadée. Jon bougea un peu et soudain le sexe de Robb se trouva entre les fesses de son frère. Il ne put retenir un mouvement de hanches et son sexe frôla l'entrée de l'intimité de son amant. Il mordit dans l'épaule de son amant pour se retenir de le pénétrer immédiatement.
-Lève tes fesses.
-Quoi ? demanda Jon, perdu. Il s'imaginait déjà le sexe de Robb dans son cul et recula encore contre son frère comme pour le forcer à le pénétrer.
-Lève tes fesses ! Mets toi à quatre pattes ou appuie-toi contre le rebord de la baignoire, je m'en fiche, mais lève tes fesses !
Comprenant qu'il était inutile de protester, Jon obéit et se mit à genoux pour que ses fesses sortent de l'eau. Robb le fit se pencher en avant et il s'appuya contre le bord du bassin.
-Qu'est-ce que tu fais ? demanda Jon, voyant que Robb restait assis. Son anus était secoué de spasmes, réclamant d'être pénétré.
-Je te touche partout, répondit Robb en écartant les joues de ses fesses de ses deux mains.
Jon essaya de voir ce qu'il faisait mais soudain il sentit la langue chaude et humide de son frère contre son intimité et il courba son dos en poussant un cri de surprise et de plaisir. Robb lécha avidement l'entrée de son frère. Son endroit le plus intime, que nul autre ne goûterait jamais. Jon gémissait maintenant sans discontinu, tous les nerfs à vif. Il écarta les jambes autant qu'il put pour faciliter l'accès à son frère et ce dernier ne le déçut pas, enfonçant sa langue dans son anus et léchant ses parois intérieures. Robb tint fermement ses deux fesses écartées et enfonça sa langue plus profondément. Il la sortit entièrement et Jon grogna de dépit, mais bientôt elle fut de nouveau là, et Robb continua de le pénétrer avec sa langue dans un mouvement de va et viens mimant ce que son membre durci ferait bientôt. Le sexe de Jon cognait contre son ventre et il s'interdisait de se toucher sous peine de jouir trop tôt. Même sans se toucher, il craignait d'exploser trop vite si Robb ne se dépêchait pas.
Alors qu'il ne s'y attendait pas, son aîné saisit son gland et le frotta brièvement de ses doigts. Jon dut se mordre les lèvres pour retenir son orgasme, mais heureusement, les doigts de Robb quittèrent son sexe et rejoinrent la langue de son amant près de son anus. Quand Robb enfonça sans peine un doigt humide dans son intimité il comprit qu'il l'avait enduit de son propre sperme et l'image de son sperme enfoncé pronfondément dans son corps le fit frissonner de désir. Robb commença à bouger son doigt pour décontracter ses muscles et il suivit le mouvement en levant ses hanches quand Robb sortait son doigt et en s'empalant dessus avec force quand il revenait. Robb plia son doigt et caressa la prostate du brun. Des éclairs de plaisir parcoururent aussitôt tout le corps du bâtard qui s'arqua et hurla le nom de son amant, sentant qu'il allait jouir. Ses bourses se contractèrent et se préparèrent à libérer le flot de sperme que Jon ne pouvait plus retenir, mais soudain la main de Robb agrippa fermement la base de son membre et serra fort. Jon grogna de protestation comme un loup à qui l'on refuse sa proie, mais l'action avait eu pour effet de contenir son besoin de jouir, sans pour autant altérer son plaisir.
-J'ai dit, je t'interdis de jouir avant moi, répéta Robb.
-Alors prends-moi, parvint à articuler Jon. MAINTENANT !
-Bientôt, promit l'héritier des Stark.
Robb glissa prudemment un deuxième doigt dans son amant, seulement jusqu'à la première phalange, et massa les muscles de Jon pour qu'ils se détendent et lui laissent l'accès. Impatient, Jon descendit son bassin et une deuxième phalange le pénétra avant que son aîné puisse l'arrêter.
-Attention ! le prévint Robb.
Mais en voulant empêcher Jon de bouger, Robb le déséquilibra et un genou du brun glissa dans la baignoire. En tombant il s'empala entièrement sur les doigts du Stark et poussa un cri silencieux de douleur.
-Jon ! Désolé ce... ça va ?
-Oui... vite... bouge !
Robb embrassa maladroitement le dos du brun tout en bougeant doucement d'abord puis plus rapidement ses doigts à l'intérieur du brun. Il les écarta l'un de l'autre pour décontracter les muscles le plus possible, préparant du mieux qu'il le pouvait le brun pour une partie de son anatomie beaucoup plus imposante que ses doigts. Le spectacle de Jon si réactif à ses doigts était enivrant. Il frotta sans pitié la prostate du brun qui se mit à gémir de plaisir, et faillit jouir à ce son. Vexé d'avoir eu une réaction si peu virile, Jon tenta de recouvrer un peu de dignité en ironisant :
-L'hiver approche, Stark. Si tu ne te dépêches pas, on va geler avant d'y être.
Robb renonça à répondre. Il était lui-même trop près du gouffre pour se retenir plus longtemps. Il sortit ses doigts et attrapa une bouteille de shampoing. Il en enduit généreusement son sexe tendu et plaça son extrémité à l'entrée du passage de son amant. Il saisit d'une main le sexe de Jon et lui appliqua une forte pression depuis la base jusqu'au gland et retour, tandis qu'il s'enfonçait lentement, centimètre par centimètre, à l'intérieur de son demi-frère. Ce ne fut pas sans douleur pour Jon, mais la main sur son sexe était un délice qui l'empêchait d'y songer, et l'impression de vide dans son corps était bien plus terrible que la douleur de la pénétration. Il redoutait plus que tout que Robb s'arrête dans son mouvement alors qu'il avait tant besoin de le sentir au plus profond de lui et d'être enfin comblé, mais ce dernier ne s'arrêta que lorsqu'il fut entré entièrement dans son amant. Là il s'arrêta, et parcourut de baisers papillons le dos de son cadet. Jon grogna d'impatience. La douleur était minime, il était plus que prêt !
-L'hiver approche, répéta-t-il avec insolence.
Son aîné rit et les vibrations de son rires se répercutèrent jusqu'à son sexe et aux nerfs de Jon qui parurent prendre feu.
-L'hiver approche, confirma Robb. Mais il n'est que temporaire. Et l'été revient toujours.
Et Jon sut qu'il faisait référence à leur séparation qui, il le promettait, ne serait que temporaire. Robb commença à bouger lentement, très lentement, et Jon ressentait avec acuité le contact de chaque centimètre de la glorieuse peau qui frottait contre ses muscles. Il aimait quand Robb le prenait sauvagement, avec fougue et passion impatiente, et il aimait la douleur qui accompagnait alors leurs ébats et qui excitait son plaisir. Mais il devait reconnaître qu'être pris avec autant de délicatesse que s'il était une fragile jeune vierge n'était pas non plus désagréable. Les précautions de Robb montraient à quel point il tenait à lui, ses attentions étaient des preuves de son amour, et la lenteur de chaque geste rappelait la promesse d'un amour durable que ni sa mère, ni les lois et ni l'hiver ne pouvait arrêter. Comme s'ils avaient tout le temps devant eux, alors que le matin se levait et qu'ils risquaient d'être surpris, alors qu'il allait bientôt partir et prêter serment à la Garde de Nuit.
Jon tourna la tête pour voir son frère, et d'un sourire indiqua qu'il avait compris le message et avait foi en lui. Alors seulement, satisfait, Robb laissa libre court à sa passion et accéléra le rythme. Il commença par faire des petits mouvements rapides, puis progressivement sortit à chaque mouvement davantage son sexe avant de l'enfoncer de nouveau dans son amant. Jon s'accrochait au rebord de la baignoire comme un noyé qui risque d'être emporté par le courant, et à chaque fois que Robb le pénétrait il reculait le bassin pour aller à l'encontre de son sexe, avide d'être comblé encore et encore. Il n'avait plus la présence d'esprit nécessaire pour se soucier que ses gémissements soient virils ou non. Lorsque Robb commença à pistonner sans relâche sa prostate, il perdit le contrôle de ses membres et fut reconnaissant à Robb qui le tint fermement contre lui et l'empêcha de tomber dans ce qu'il restait de l'eau du bain qui n'avait pas éclaboussé le sol de la salle de bains.
Robb se retira entièrement de lui et Jon laissa échapper un juron de colère et de frustration, mais Robb le fit taire en le retournant dans ses bras jusqu'à ce qu'ils soient face à face et en collant sa bouche contre la sienne. Ce fut davantage le choc désordonné de lèvres et de dents qu'un réel baiser mais cela n'avait pas d'importance car l'aîné des Stark replongea d'un seul mouvement rapide dans le passage de son amant et tous deux soupirèrent d'aise comme si être séparés leur était un supplice. Jon laissa les muscles puissants de son amant qui l'enserrait contrôler son corps et se contenta de lui sucer l'oreille et le cou et l'épaule tandis que Robb soulevait presque sans effort son corps contre le sien avant de l'abaisser sur son sexe.
Robb répétait le nom de Jon comme une litanie sans fin et c'était une musique délicieuse aux oreilles de ce dernier, mais soudain il n'y tint plus et réclama autre chose.
-Ton frère ! Robb, s'il te plait... appelle-moi... ton frère !
-A moi, oui tu es à moi ! Mon frère, mon frangin, frérot, petit frère, sang de mon sang...
Jon savait qu'il aurait du avoir honte d'être excité à l'idée de faire l'amour à son propre frère, mais au contraire c'était parce qu'ils étaient davantage que n'importe quels autres amants, parce qu'ils étaient aussi liés par le sang et la chair et les liens fraternels que son amour était si fort et intense. Robb était tout pour lui, Seigneur, modèle, rival, frère et amant... Et Robb continuait de l'appeler son frère et il savait qu'auprès de lui au moins il était davantage qu'un bâtard. Il voulait, non, il avait BESOIN du sperme de son frère en lui, le marquant comme sien de toutes les manières possibles.
A chaque mouvement le membre de Jon frottait contre le ventre du Stark et il ne savait pas s'il était plus anxieux de pousser son bassin et son sexe contre son ventre ou de redescendre s'empaler sur le membre de Robb. Lorsque Robb se retirait presque entièrement, il crispait les muscles de son passage et de ses fesses autour du membre du Stark comme pour l'empêcher de sortir ou pour en aspirer l'essence, et le frottement accru arracha des râles de plaisir à son frère.
Tout le bas de son corps était une masse brûlante et il savait que cette fois rien ne pourrait retenir son orgasme. Leurs mouvements étaient devenus pressants et Robb continuait de heurter sa prostate à chaque passage. Il n'y tint plus et mordit profondément dans l'épaule de son frère tandis que ce dernier le perçait à l'extrême et s'enfonçait au plus profond de lui pour y répandre son sperme. Son essence emplit l'intérieur du bâtard et recouvrit chacun de ses muscles les plus intimes, tandis que lui même se libérait en aspergeant leurs deux ventres. Ils firent encore quelques mouvements avant que leurs sexes ne libèrent les dernières gouttes de leur essence dans un ultime spasme, et s'immobilisèrent enfin, repus. Les deux adolescents tremblaient et leurs muscles n'aspiraient qu'à se détendre et arrêter de fonctionner, mais aucun des deux ne fit un geste pour se séparer et rejoindre le lit de Jon où ils seraient bien plus confortablement installés. Le sexe de Robb était encore profondément enfoncé dans l'anus de son frère et ils restèrent ainsi plusieurs minutes sans bouger, enlacés et haletants. Ils auraient pu rester ainsi pour l'éternité.
La porte de la salle de bains s'ouvrit soudain et les deux jeunes gens sursautèrent, mais ce n'était que Ghost qui venait saluer son maître. Cela eut toutefois pour effet de ramener les deux frères à la réalité.
-Il faut que tu regagnes ta chambre, fit remarquer Jon. Que tu te laves le torse, que tu t'habilles et que tu regagnes vite ta chambre sans te faire remarquer, précisa-t-il d'un ton pressant, sans pour autant faire mine de bouger. Il n'était complet que quand Robb était en lui, et n'avait aucun désir de s'en éloigner. S'il redoutait autant de s'en séparer à quelques centimètres, comment allait-il survivre à des kilomètres de lui, des années sans le voir ?!
Il trembla et sa terreur de la veille faillit l'assaillir à nouveau, mais Robb qui semblait avoir suivi ses pensées le fixa d'un air qui ne permettait aucune contradiction ni aucun doute et Jon se reprit. Il était un Stark, sinon de nom du moins par le sang. Il supporterait n'importe quoi tant que la promesse de Robb continuerait d'éclairer son avenir. Il embrassa les lèvres de son aîné et répondit :
-Je sais. L'été revient toujours.
Merci d'avoir lu ! Il ne reste plus qu'un petit épilogue.
