Hello !

Merci a Roxane pour sa review ! ^^

A défaut des sentiments, l'enquète avance un peu pour nos deux loulous !

Avec l'entrée d'un nouveau personnage ! =)

Enjoy !

Chapitre 3

Crevé, Tony bailla puis décida que la meilleure solution pour remédier à ce problème était de se mettre au lit, ce qu'il fit consciencieusement.

Gibbs, de son coté, effectuait un tour dans la maison.

Il passa une tête par le bureau, et constata que Mc Gee avait installé l'ordinateur et le matériel pour communiquer avec Vance et les autres équipes. Le jeune agent était d'ailleurs sous la douche, tandis que Ziva s'installait dans la seconde chambre. Cette dernière ressemblait beaucoup à la première, seul les murs verts pâles dénotaient.

« Tout va bien, Ziva?

- C'est Ok, Gibbs. La propriétaire à penser à tout, répondit-elle en souriant.

- Bien, nous levons l'encre demain 9 h max. Préviens Mc Gee.

- Ça marche. Bonne nuit.

- Bonne nuit, Ziva. »

Au moment où il s'apprêtait à repartir, Mc Gee déboula:

« Patron! Vous savez où Tony à mit mon dentifrice? Je lui ai prêté et...

- Il est probablement dans l'autre salle de bain, Mc Gee.

- Ahh... oui... sûrement. Merci. Bonne nuit, patron.

- Bonne nuit. »

Et Gibbs s'en retourna dans la chambre. Il s'arrêta sur le seuil. Tony dormait comme un bébé.

Il le contempla. Le corps fin et élancé. Les muscles visibles à travers le tee-shirt. Le sourire angélique. Les cheveux ébouriffés. Un frisson descendit le long de sa colonne vertébrale. Et voilà. Ça recommençait. Ce picotement dans les moindres nerfs de son corps. Cette envie de le... toucher, de... caresser ce corps.

Doucement, avec précautions, il vint soulever les couvertures et s'allongea à côté du jeune Italien. Il écouta la respiration légère, observa les yeux qui papillonnaient. Tony rêvait.

Son propre souffle s'était accéléré. Il n'avait jamais ressenti une attirance physique pour un homme.. . Et pourtant, c'en était une. Il le sentait jusqu'au fond de ses tripes.

Il se retourna de l'autre côté et se concentra pour oublier son agent en fermant les yeux.

Le voyage aidant, le sommeil finit par l'emporter.

Tony devait être endormi depuis 3-4 heures lorsqu'il s'éveilla. Il ouvrit lentement les yeux, habité d'une sensation bizarre. En effet, il s'aperçut qu'il était à moitié sur Gibbs, qui, chose étonnante, avait passé inconsciemment un bras autour de sa taille. Anticipant sur ce qui pourrait se passer si l'ex-marine se réveillait et le voyait dans cette position, il se dégagea doucement, ne souhaitant pas le réveiller. Lorsque ses yeux s'habituèrent à la pénombre, il distingua le corps à côté du sien.

Et ses pupilles se régalèrent. Ayant visiblement eu trop chaud durant cette nuit d'été, Gibbs avait enlevé son tee-shirt et dormait torse nu, à peine couvert. Tony regarda les muscles alignés, les abdos dessinés sans excès, la poitrine qui se soulevait à un rythme régulier parsemée de poils grisonnants.

Sa main le démangeait. Il avait envie de la poser sur ce torse, et de sentir la peau contre ses doigts.

Ne pouvant plus se retenir, il approcha la main, hésitant, et sa paume vint heurter la poitrine de l'homme. Il bougea les doigts, lentement, le caressant sensuellement dans un mouvement presque imperceptible.

Ce qu'il ne savait pas, c'est que l'ancien marine qu'il croyait endormit à côté de lui était parfaitement réveillé. Et la main posé sur lui le brûlait. Et sa respiration s'accélérait. Son torse se souleva plus rapidement, et Tony retira soudainement sa main, croyant l'avoir éveillé.

Gibbs regretta presque immédiatement ce sursaut mais continua de feindre l'endormissement total, espérant que la main baladeuse reviendrait. Mais le problème était: Qu'est ce que signifiait ce geste de Tony? Ça ne lui avait pas semblé qu'amical, loin de là... Le jeune agent était t-il aussi attiré par lui qu'il l'était?

Tony, juste à côté , retenait sa respiration, et se mordait les lèvres, contrôlant l'éxitation qui s'était emparé de lui à ce simple geste. Ce n'était pas qu'une sensation physique. C'était bouleversant. Beaucoup plus. Le sentir endormi tout près de lui, être si proche de l'homme, lui procurait un bien être incroyable. Quelque chose qu'il n'avait presque jamais ressenti mais qu'il reconnaissait parfaitement. Ça suffit. Il devait arrêter de se mentir. Il ferma les yeux. Ses sentiments se bousculaient.

Il était amoureux. Et pas de n'importe qui. De Leroy Jethro Gibbs. D'un marine dans l'âme. De son patron. Il était tombé amoureux de lui. Il se le répéta une bonne dizaine de fois, se rendant compte que son esprit le savait déjà depuis longtemps. C'était grisant, et extrêmement excitant.

Ça faisait beaucoup pour une nuit. Se rendre compte qu'il crevait d'envie de faire l'amour avec Gibbs, c'était une chose, qu'il en était amoureux, c'en était une autre. Plus difficile à gérer.

Il allait devoir faire avec. Il aimait ce boulot plus que tout, et le quitter et quitter l'homme qui le dirigeait lui serait insupportable.

Essayant de calmer les battements de son cœur, Tony se tourna sur le côté et enfouit sa tête sous les couvertures. Autant essayer de dormir, où il ne sera pas en forme demain.

Gibbs ouvrit lentement les yeux, fatigué. Il n'avait pas beaucoup dormi, se réveillant sans cesse, perturbé par le geste de Tony. Doucement, il sortit du lit, alla prendre un douche, s'habilla et se dirigea vers la cuisine. La cuisinière affichait 7h00. Il chercha quelque minutes le paquet de café puis mit en route la cafetière.

Appuyé sur le plan de travail, il attendit. La maison était silencieuse, il était apparemment le seul réveillé. Ouvrant le frigo, il d'aperçu qu'il ne contenait pas grand chose. En effet, Mme André avait laissé de quoi faire le premier repas du soir et le premier petit déjeuner, mais il était logique qu'ils soient obligés d'aller faire les courses. Ils y passeraient en rentrant, soupira-t-il.

Il avait aujourd'hui prévu d'aller jeter un coup d'œil sur « Le Naufragé », histoire de voir comment la bande à Ivanov avait procédé afin de cacher les armes. L'après-midi serait consacrée à l'élaboration des recherches dans les jours suivants. Il avait idée que les terroristes attendaient sagement cachés l'arrivée de leur bateau. Qui n'arrivera sûrement pas en plein port. Le meilleur moyen de les avoir était de repérer les alentours, de se renseigner dans les réseaux pour savoir à peu près où le bateau serait susceptible d'amarrer. Il suffira ensuite de tendre le piège. Tout ça en douceur. Ivanov était malin, et devait se douter qu'il était recherché. Mais peut être pas de l'ampleur des moyens mis en place pour ça. Il faudra faire serré, jouer les touristes un peu curieux, pas très malins. Se faire oublier. Inutile de les rechercher activement à tous les coins de rue, il suffit juste d' attendre que le lapin sorte du terrier, pensa-t-il.

Un toussotement le tira de sa pensée. Mc Gee se tenait à côté de la porte de la cuisine. Surprit, le patron demanda:

« Un problème, Mc Gee?

- Non, rien, patron. J'étais juste réveillé et je n'arrivais plus à me rendormir, c'est tout, expliqua-t-il.

- Ah. Vous voulez mangez?

- J'étais venu pour ça... »

Gibbs laissa échapper un petit sourire et Mc Gee répondit. C'était rare qu'il parle avec son patron d'autre chose que d'une enquête et il avait plaisir à découvrir l'homme un peu plus détendu.

Ils s'installèrent à table, un café noir pour Gibbs, et du chocolat chaud pour le jeune agent. Le petit déjeuné fut agréable et ils bavardèrent en mangeant de la brioche et des biscottes au beurre.

Ce fut Ziva qui les interrompit. L'Israélienne sortait tout juste du lit,et avait elle aussi un creux à l'estomac.

« Bonjour.

- Bien dormi, Ziva?

- Si Mc Gee ne bougeait pas autant, sûrement! Mais à quoi tu pensais pour être autant...agité?

- J'ai repensé à l'explosion, et...ça m'a perturbé... avoua t-il.

- Le contexte est différent, Mc Gee. Ca n'a rien a voir avec ce que c'était il y a deux mois, ajouta Gibbs.

- Je sais, patron.

- Relativise, Mc Gee ! Il doit être bien planqué et je ne pense pas qu'il ait l'intention de mettre le nez dehors ! » Précisa Ziva.

Gibbs aquiesca et la jeune femme vint les rejoindre à table. Il regarda l'horloge. Il était 8h00. Il n'allait quand même pas avoir besoin de sortir Tony du lit!

Tony, justement, était réveillé et dans une situation critique. Il venait de faire un rêve pour le moins... torride. Avec comme principal protagoniste Gibbs, qui faisait un magnifique strip-tease. Il s'était réveillé avant la fin, frustré, et une bosse dans son boxer. Il soupira. Nom de Dieu, il n'était pas censé voir son patron comme un amant potentiel !

Il restait à traverser le couloir avec discrétion, pour ne SURTOUT pas se faire remarquer...

Il entendait des voix à la cuisine, tout le monde devait être levé et il devait commencer à être tard. Si ça continuait, l'un d'entre eux finirait par débouler! Avec précaution, il se coula hors du lit, prit ses vêtements et le nécessaire, ouvrit la porte au moment ou Gibbs pointait au début du couloir.

3,2,1,0! Il se précipita à la salle de bain à toute vitesse et s'enferma, devant un Gibbs ahuri.

Qu'est ce qui se passait? Il alla voir la chambre mais tout paraissait normal, mis à part son gel douche à moitié refermé. Tony n'avait pas trouvé d'autres solutions, il n'allait pas aller le demander à Mc Gee dans cet état, et s'était servit.

Gibbs haussa les sourcils et retourna à la cuisine.

« Il est réveillé?

- A la douche.

- Je vais l'imiter, répondit Ziva en s'en allant.

- Patron? J'ai installé le matériel dans le bureau, si vous avez besoin de...

- J'ai vu, Mc Gee. Bien. Je tiendrais Vance au courant ce soir. », dit-il en se levant.

Il débarrassa ses affaires au lave vaisselle et prit une carte, étudiant les quais de Marseille.

Une vingtaine de minutes plus tard, Tony arriva, alors que Mc Gee prenait sa place sous la douche. Gibbs se forca à le regarder, éssayant d'éffacer les événements de la nuit précédente. Mais Tony sentit le malaise, son patron n'était pas...naturel.

Etant donné qu'ils partaient dans 15 minutes, il se dépêcha cependant de prendre son petit déjeuné.

Ziva et Mc Gee revînrent, Gibbs leur expliqua à tous le plan de cette journée, et les agents montèrent en voiture.

Il étaient près du navire quelques minutes pas tard. C'était un grand bateau, visiblement bien équipé. Ce qui était normal vu la situation explosive en Libye.

Ils allèrent à son bord, et le commandant leur expliqua rapidement les faits.

La cale avait été nettoyée, et aucune trace ne montrait que des marine's avaient été assassinés.

« Oui, les services français ont déjà tout nettoyé, puisque l'enquête a été résolue...

- Vous aviez remarqué quelque chose, des déplacements inhabituels, des bruits suspects, avant ce drame? Demanda Gibbs

- Non, honnêtement, rien. Ils ont été très discrets.

- Où vos hommes n'ont pas été efficaces.

- Agent...

- DiNozzo.

- Agent DiNozzo, les hommes à bord de ce navire sont formés, ils n'ont rien à se reprocher. Et même si cette possibilité était envisagée, elle pourrait s'expliquer. Ces hommes partent à la guerre et se prépare physiquement et psychologiquement à affronter des situations très dures. »

Tony resta dubitatif. Un navire comme celui-là se surveille!

Ils continuèrent leur enquête en allant examiner le terrain où les hommes d'Ivanov avaient cachés leurs armes. Aucun indice ne laissait supposer une possible planque.

Ils allèrent ensuite interroger l'équipage, répartis en deux groupes, Ziva et Mc Gee d'un côté, Gibbs et Tony de l'autre.

Le patron et L'Italien arrivaient sur le pont quand une exclamation les fit sursauter:

« Jethro! »

Surpris, Gibbs se retourna, et un sourire lumineux éclaira son visage. Il avait parfaitement reconnu cette voix!

« Will! »

Un marine, blond aux yeux noir, environ du même âge, s'approcha et ils se serrèrent dans les bras, plaisantant et riant.

Tony, surprit, observait de loin la scène. Ils avaient l'air de se connaître...et pas qu'un peu!

Will embrassa Gibbs sur la joue et le lacha enfin.

« Qu'est ce que tu fais là? Tu aurais pu me le dire!

- Je ne savais même pas que tu étais sur ce navire! Qui est français, de plus!

- Quoi? Mais je t'ai envoyé une lettre! Je te disais que je partais en Lybie!

- Je n'ai jamais reçue de lettre..

- Encore une erreur de la poste ! »

Gibbs sourit. Voir Will lui faisait un bien fou. Mais il se rendit compte que Tony ne devait rien y comprendre. Alors, il fit les présentations:

« Will, Tony DiNozzo, un des agents de mon équipe. Tony, Will, mon meilleur ami. Rencontré dans les marine's, évidemment.

- On a fait toute notre carrière ensemble.

- Tempête du désert?, demanda Tony.

- Exact, aussi.

Will serra la main de L'Italien, puis se retourna vers Gibbs.

« J'aurais adoré te voir plus, mais tu sais que le bateau prend la mer dans 1 heure. Je suppose que ta présence à un lien avec les meutres. C'est donc si grave que ça, qu'ils envoient des agents spéciaux américains?

- Plus sérieux encore que tu ne le crois. Dis moi, tu n'as rien remarqué de spécial dans les dix derniers jours? »

Will secoua négativement la tête, et Tony nota au passage qu'il était Sergent. Bizarrement, un sentiment de...jalousie apparaissait. Qui ne faisait que confirmer son diagnostique. Il était bel et bien amoureux. Il était jaloux d'un homme dont il ne connaissait rien et qui n'avait pas l'air d'avoir des vues sur Gibbs. Il était sacrément atteint, pensa-t-il.

Il se détourna, laissant les deux hommes discuter en privé, et alla intérroger les autres membres de l'équipage.

Pendant ce temps, Will demandait:

« Ton agent... Tu travailles depuis longtemps avec lui?

- Oui. Pourquoi?

- Non, rien. Enfin, si. Tu l'intéresse.

- Quoi? Will, arrête de plaisanter!

- Je ne plaisante pas et tu le sais. Parce que tu t'intéresses aussi à lui.

- Will, tu me vois 10 minutes, et tu crois deviner ma vie sentimentale? Je ne fantasme pas sur les hommes! Tony et moi, nous nous entendons bien, et c'est tout.

- Faux. Tu observais ses réactions lorsque tu me parlais, et c'est pour ça que tu as réagis si vite pour nous présenter. Et lui me prend comme un...concurrent. »

Gibbs, stupéfait, écoutait. Will avait toujours eu du tact, il le reconnaissait. Mais là...

Il préféra changer de sujet:

« Et toi alors? Toujours célibataire?, plaisanta t-il?

- Et non!

- Humm... homme ou femme?

- Femme!

- Vraiment? Tu laches les hommes?

- Lilou est magnifique, je me sens vraiment bien avec elle, répondit-il en souriant. Pourquoi? Intéressé? »

Gibbs lui donna une boutade amical. Il avait toujours su la bisexualité de Will, et ça ne l'avait jamais dérangé. Il était content que son ami ait trouvé sa perle rare.

« Bon. Tu ne va pas laisser ton agent questionner tout seul tous les membres de l'équipage? Aller, hop, au boulot!

- Will... Fais attention à toi...en Lybie...

- Cap va aller. Je t'écrirais.

- T'as intérêt ! »

Ils se séparèrent en s'embrassant amicalement de nouveau, alors que Tony revenait:

« Personne n'as rien vu, rien entendu... A croire qu'Ivanov les a tous drogués...

- Ca ne nous avance pas à grand chose. On rejoint Mc Gee et Ziva, et on y va. Rester plus longtemps ne nous servira à rien. »

Il se tourna vers Will:

« Will, bonne chance...

- J'espère que vous trouverez celui que vous cherchez. Salut, Tony.

- Au revoir.

Ils s'éloignèrent et Gibbs adressa un dernier sourire à son ami. Quelques minutes plus tard, ils étaient sur la terre ferme.

Le vrai travail commmençait.

Voilà pour cette suite !

N'hésitez pas a me dire ce que vous en avez pensé !