Et la suite directe ! ^^
Chapitre 4
Tony se sentit soulagé. Et idiot. Il n'avait aucune raison d'être jaloux!
Gibbs, de son côté, décida d'oublier pour un temps les paroles de son ami et de se concentrer sur l'enquête. Un grognement le tira de ses pensées.
« Heu... désolé patron...mon ventre... il est déjà 14h00..., s'excusa Mc Gee
- Mc Gee! Q'est ce que je dis sur les excuses?
- Ahh, oui, c'est...
- Bon, nous allons trouver un endroit où casser la croûte », le coupa Gibbs en observant les alentours.
Les bars-restaurants ne manquaient pas. Faisant signe à ses agents, il se dirigea vers l'un d'entre eux et ils s'installèrent à la terrasse. Ils ne portaient pas leurs vestes NCIS, Gibbs ayant pour but évident de passer discret. Ils observèrent les cartes. Le serveur vînt quelques minutes plus tard:
« Avez vous fait vos choix, messieurs dames?
- Pour moi, ce sera le plat du jour, répondit Mc Gee
- De même » précisa Gibbs.
Tony choisit moules marinières-frites et Ziva prit du poisson accompagné de légumes croquants.
Ils mangèrent tranquillement, mais rapidement. Le serveur revint leur proposer des cafés et Gibbs en profita pour le cuisiner un peu:
« C'est assez tranquille, comme endroit.
- Oui, c'est vrai, tous les grands navires militaires sont ici, alors, pour les croisières et les visites, c'est plutôt de l'autre côté.
- Et il y a des coins sympa dans les environs, sans trop de touristes?
- Ahh, si vous vouliez éviter la foule, ce n'était pas Marseille qu'il fallait choisir comme destination. Il y a bien des quais plus tranquilles, mais c'est assez déconseillé, si vous voyiez ce que je veux dire. Disons que c'est occupé. »
Gibbs hocha la tête, en mode touriste effrayé. Ils payèrent et allèrent « se promener ».
« Apparemment, ce serveur n'était pas prêt à nous en dire plus, soupira Ziva
- Je ne pense pas que ce soit conseillé. Nous allons nous répartir en deux groupes. J'irais avec Mc Gee du côté touristique, voir les commerçants, repérer. Vous, vous continuez avec les grands navires, militaires et commerciaux. N'hésitez pas à intérroger les capitaines, on ne sait jamais, Ivanov a peut être prévu de faire quelque chose sur l'un de ces bateaux.
- Ok, Gibbs. On se retrouve vers quelle heure?
- Disons 6h00. Ici. »
Ils se séparèrent et firent leur enquête. Gibbs fut rapidement énervé par les touristes impatients qui se bousculaient, mais réussis à avoir quelques informations.
De leur côté, les investigations de Tony et de l'Isarëlienne étaient plus calmes, mais ne furent guère utiles.
6H00 arriva et ils se réunirent.
« Vous avez appris quelque chose d'important?
- Rien de très utile, patron. Tout a l'air normal aux alentours.
- Les commerçants nous ont parlés de certains coins, un peu louche. On ira y faire un tour demain. On rentre.
- Déjà patron?
- Ce n'est pas bon si l'on nous voit trop fouiner, Tony. Inutile de trop traîner. Il faut passer au supermarché, en plus. »
Sa voix était désinvolte mais Tony le trouva différent. Comme depuis le début de la journée chaque fois qu'il lui parlait. Alors qu'ils marchaient, leurs regards se croisèrent et Tony eut un instant l'impression qu'il savait ce qui s'était passé cette nuit. Il rougit très légèrement et ralentit. Mc Gee, qui suivait, demanda, s'étant aperçu que L'Italien semblait ailleurs:
« Ça va Tony?
- Avance, Le bleu. C'est bon. »
La voix était relativement sèche, mais c'était toujours comme ça que Tony se protégeait. Le jeune agent comprit et respecta son silence.
Ils rejoignirent la voiture et Gibbs se dirigea vers le centre-ville.
« L'un de vous trois sait-il cuisiner quelque chose de mangeable?
- Je m'en sors, patron, » répondit Tony.
Gibbs, surprit, ne répondit rien. Il avait toujours imaginé que L'Italien ne se nourrissait que de pizzas et de plats préparés.
« Je sais cuisiner aussi, Tony.
- Vous vous débrouillerez tout les deux. Prenez ce que vous avez besoin pour 6 jours. Mc Gee et moi, on va au rayon des petits déjeuné, dit Gibbs en se garant sur le parking.
- OK, patron! »
Tony et Ziva arpentaient les rayons quelques minutes plus tard en essayant de s'y retrouver parmi tous les noms français. Ils achetèrent notamment des pâtes, Tony voulait évidemment cuisiner italien, des légumes, des steaks, du poisson frais, autant en profiter lorsqu'on a la mer à côté.
Gibbs et Mc Gee les revirent à la caisse, avec un panier remplit de brioches, de beurre, de chocolat...
Ils chargèrent le coffre et rentrèrent au gîte.
« Ce soir, c'est spaghettis bolognaises, façon DiNozzo!, clama Tony la porte à peine passée.
- Je ne sais pas si je dois me réjouir, ou commander chinois tant qu'il est encore tant...
- Je te signale, Ziva, que MES spaghettis polonaises sont les meilleures d'Italie.
- Ah! Et qui a dit ça?
- C'est...
- Suffit! DiNozzo, en cuisine, je meurs de faim, moi !
- A vos ordres, patron!, répondit Tony en filant.
Un petit sourire se dessina sur le visage de Gibbs. Il avait beau l'engueuler, il aimait voir Tony faire l'idiot et ce côté gamin l'amusait.
En attendant, il se dirigea vers le bureau, appelant Mc Gee au passage.
« Mc Gee? Tu peux joindre Washington?
- Heu... Oui, ça doit être possible... Laissez moi 5 minutes. Mais avec le décalage horaire, vous pensez pas que Vance dort?
- Eh, bien, il se réveillera, » dit Gibbs en sortant son portable.
« ...Oui...
- Gibbs.
- Évidemment... Qui d'autre à une heure du matin...
- Il est 7h30 en France. Allumez votre ordinateur, directeur, j'ai des choses à vous dire.
- J'y suis.
- Vous vous étiez endormi dessus?, demanda Gibbs légèrement moqueur.
- J'attendais votre appel. Connexion établie. »
Gibbs se pencha vers l'écran et vit le visage de Vance apparaître.
Leur discussion dura près d'une demi-heure, Gibbs informant des investigations et de la tactique mise en place. Vance approuva, au moment ou Tony hurlait que le repas était sur la table.
« Visiblement, vous avez trouvé votre cuisinier!
- J'espère. Bonne nuit, Léon.
- Reposez vous bien, Gibbs. Vous avez l'air fatiguez. S'il y a du nouveau, appelez moi demain. Sinon, dans quelques jours. »
Gibbs hocha positivement la tête, et Mc Gee coupa.
Il se dirigèrent vers la salle à manger. Un plat de pâtes à la bolognaise tronait, a côté d'un Tony tout fier.
Tranquille, Ziva était installée et se servait.
« Finalement, Tony, ça à l'air comestible.
- Ca l'est, et plus que ça, Ziva.
- C'est bon, » dit Gibbs qui venait de goûter.
Tony sourit. Que Gibbs lui dise que c'était bon était important pour lui. Il voulait lui prouver qu'il pouvait faire autre chose que le plaisantin. Les yeux de Gibbs sourirent en réponse. L'échange de regard, quoique timide, ne passa pas inaperçu pour l'Israëlienne, qui sentit un petit quelque chose. Quoi... Elle ne sut le deviner mais se promit de les observer un peu plus.
Mc Gee, trop occupé à dévorer ses pâtes, n'avait pas fait attention.
« Hummm... Tony, je croyais pas, mais tu sais vraiment cuisiner!
- Eh oui, Mc Gee. Tu ne connais pas tout de moi..., lui répondit-il, mais son regard se dirigea vers Gibbs.
Qui comprit implicitement le message, sonnant presque comme un reproche.
Le repas se termina bientôt, et ils retournèrent tous dans leurs chambres respectives, ou investirent la salle-de-bain.
Gibbs et Tony se couchèrent presque en même temps, ayant retardé le moment de se retrouver seuls. Chacun craignait de ne pas pouvoir se contrôler.
Mais contrairement à ce qui aurait pu être supposé par les événement de la soirée, la nuit fut plutôt calme. Enfin, façon de parler.
Ils retenaient leurs souffles et ne bougeaient pas, n'osant se frôler. La situation était tendue. Chacun essayait de se calmer et de s'endormir, en occultant l'autre de ses pensées. Procédé guère efficace car ils dormirent d'un sommeil agité. A plusieurs reprises, Gibbs se réveilla, alla prendre un café, revînt se coucher, ressortit du lit, parcourut le salon en réfléchissant puis décida de prendre une douche... à trois heures du matin.
Ces allées et venues incessantes réveillait Tony, qui essayait de se faire le plus discret possible, et s'interrogeait pour savoir s'il avait un lien avec ça. A la troisième fois, il en déduisit que oui. La journée lui avait prouvé que Gibbs s'était aperçu de quelque chose, et il sentait que, quelle que soit l'importance de ce que son patron avait deviné, ça le perturbait. Tony sourit. Il préférait que Gibbs soit perturbé, plutôt qu'il n'en ait rien à foutre.
Gibbs ressortit quelques minutes plus tard de la salle-de-bain et se recoucha. Au bout d'une demi-heure, épuisé par ses nerfs, il finit par s'endormir accompagné de Tony.
Ziva s'étira. Le jour était levé et elle se sentait... bien, tout simplement. Mc Gee dormait encore à poings fermés. Il avait été bien plus calme que la nuit précédente. Elle avait mieux dormi, même si
elle avait entendu quelqu'un se lever fréquemment dans la nuit. Au léger ronronnement de la cafetière, elle en avait déduit le coupable. Elle s'était brièvement demandé ce qui poussait leur patron à se lever aussi souvent, puis s'était dit qu'il faisait peut être des insomnies. D'ailleurs, en parlant du loup, elle venait d'entendre la porte d'une chambre s'ouvrir.
Elle se leva et se prépara.
Les agents étaient tous réunis autour de la table, et écoutaient attentivement Gibbs qui leur expliquait les endroits où il fallait jeter un coup d'œil. Un coup frappé à la porte les interrompit.
« Bonjour ! Comment allez vous ? Vous avez bien dormis?
- Ahh... Heu oui... Merci, Mme André. Et vous ? répondit Mc Gee, surpris par cette intrusion.
- Parfaitement bien, jeune homme. Alors, je suis venue voir si vous étiez bien installés, vous étiez absents hier. Avez vous découvert la région?
- Oui, c'est très joli.
- N'est ce pas ? Rien à voir avec les côtes américaines, hein? Je vous ai apporté des brochures et des dépliants sur les différentes activités proposées ici. Il y a des choses très intéressantes à faire. Découvertes en bateau, marchés aux poissons, visites de l'estran...
- Sûrement, mais nous avons déjà un programme pour aujourd'hui, hein, Jethro?, la coupa Tony.
- Oui. Tony.
- D'accord, alors... Bonnes visites ! Si vous avez besoin de quelque chose, je suis juste à côté ! »
Elle s'éclipsa pendant que Gibbs adressait un regard mi amusé - mi colère à l'Italien.
« Quoi ! Si je t'avais appelé « patron », elle se serait doutée de quelque chose, non? Là, elle croit toujours que nous sommes 4 amis en vacances !
- Exact, Tony », répondit Ziva avant que la situation ne devienne encore plus tendue. Gibbs était très irritable depuis ce matin, et particulièrement avec Tony.
« On y va ! », dit d'ailleurs celui-ci.
Ils décidèrent d'explorer la ville un peu plus en détail, sans se séparer. Certains lieux dit « non fréquentables » méritaient d'être observés plus scrupuleusement. La journée passa très vite, mais un endroit particulière attira leur attention à la fin.
« Gibbs. Regarde ça. Bien placé, ils pourraient facilement..., commençait Tony quand, soudain, ils entendirent un bruit sur le côté. Ils ne virent qu'une silouette s'enfuir à toute vitesse.
- Merde ! », hurla gibbs en se mettant à courir.
Mais l'inconnu était plus rapide et avait surtout l'avantage de connaître la ville.
« Merde !, se répéta Gibbs, Tony, tu n'aurait pas pu faire attention au lieu de dire des paroles inutiles?
- J'étais pas tout seul, à ce que je sache, non ?
- Il était vers toi ! Tu...
- Gibbs. C'était Kyle Stean, l'un des deux bras droits d'Ivanov.
- Je vous ai demander de m'interrompre, officier David?
- On est tous responsables. Je pense que vous devriez vous reposer. Vous n'arretez pas de nous engeuler et nous sommes du coup beaucoup moins éfficaces », soutînt Ziva
Gibbs lui jeta un regard noir mais fit demi tour en sortant rageusement les clés de la voiture. La porte claqua lorsqu'il rentra au gîte et il partit se calmer sous la douche.
« Tony? Je prépare le repas, Ok?
- Dac.
- ... Qu'est ce que Gibbs a après toi?
- Aucune idée, répondit l'italien en fuyant vers la seconde douche.
Décidément, pensa Ziva, la facture d'eau sera salée!
Voilà, voilà !
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