Bonjour ! =)

Merci a tous pour vos reviews qui m'ont fait super plaisir ! =)

Spéciale petite dédicace a Kaori, dont je viens de m'apercevoir de la (seconde) review a l'instant, voici la suite, tu m'as encouragé a prendre ce temps pour la poster ! ^^

Et pour le second lemon... ^^ Vu la tournure de fin dramatique qu'a pris le premier entre nos deux loulous, peut ais-je d'en l'idée d'en faire un un peu plus mignon ? =P

Je n'en dis pas plus ! =)

En espérant que la suite te plaira, ainsi qu'à tous ceux qui suivent cette fic !

Enjoy !

Chapitre 6

La matinée n'apporta pas de pauses.

Gibbs demandait toujours plus, et s'énervait a la moindre maladresse. Les agents faisaient leur possible pour faire du mieux qu'ils le pouvaient, mais se faisaient malheureusement bien souvent engueulés. C'est donc avec un soulagement évident qu'ils virent la pause déjeuné arriver.

En effet, après celle-ci, ils avaient rendez vous avec les services secrets francais pour mettre en commun leurs recherches et visiter les locaux dont ils seraient amenés à se servir.

Aux alentours de 15 heures, les agents se retrouvèrent donc devant les locaux francais. Une jeune recrue vint les accueillir.

« Bonjour. Mlle Trann. Agent Gibbs, je suppose?

- Vous supposez bien. Je peux voir l'agent Randany? »

Surprise par la froideur des présentations; si on pouvait appeler ça des présentations, elle n'avait aucune idée de l'identité des 3 autres; la jeune femme abdiqua silencieusement.

Ils la suivirent jusqu'à un bureau ouvert où un homme d'une soixantaine d'année s'énervait au téléphone.

« Non, je vous dis que non ! Je veux le rapport balistique... oui... sur l'affaire Facompré... c'est ça, voilà... Nous y arrivons, vous me...

- Patr... Monsieur...

- Quoi encore ?

- Les... les agents du NCIS... ils sont là...

- Quoi? Bon, vous me faites ça, je vous rappelle », fit-il en raccrochant.

Mc Gee eut un regard compatissant envers Mlle Trann, vite balayé par les yeux sévères de Gibbs.

Ziva ne put s'empêcher de remarquer que Tony n'avait pas daigné accorder un regard à leur interlocutrice, alors que son physique était plus qu'avantageux. Étrange.

« Gibbs, et voici mon équipe, commença leur patron.

- Agent Randany, et vous avez déjà rencontrez l'agent Trann. Suivez moi, nous serons mieux là bas », répondit l'homme en indiquant une porte du regard.

Ils firent quelques pas et arrivèrent dans un grand espace très bien équipé, où l'agent français alluma l'écran plasma. La photo d'Ivanov apparut, ainsi que toutes les informations le concernant.

« Bien. Vous avez des pistes? »

Gibbs l'observa.

Direct et franc, cet homme lui plaisait.

Les agents sentirent l'ex-marine se détendre, signe qu'il était relativement en confiance. Les deux hommes se ressemblaient, se dit l'Italien, ils avaient tout l'air d'avoir le même caractère redoutablement efficace.

« On peut dire ça comme ça. Nous sommes presque certains d'avoir repéré l'endroit où le bateau, Américain, va amarrer.

- Américain?

- Il a des complices de l'intérieur. Nous comptons les choper en même temps. D'après nos recherches, le navire devrait arriver dans 1 ou 2 jours.

- Trop grande marge. Je ne peux pas laisser 2 jours des hommes au même endroit. Trop risqué. Vous avez des informateurs?

- Non. Nous sommes restés discrets, fit Gibbs en contournant l'ordinateur posé sur la table basse pour venir se placer face à l'écran. Nous en avons croisé un. Il s'est tiré.

- Merde »

Gibbs revint se placer face à lui:

« Vous avez des hommes à m'envoyer?

- Vous voulez coffrer un de ses gars », devina l'agent Randany.

Gibbs hocha la tête et l'homme se mit à réfléchir.

« Facile à dire... Quand à y appliquer...Humm. Ça nous permettrait de savoir à peu près l'heure d'amarrage. Mais il faudra être très malin. Pas question de donner l'alerte.

- Même s'il n'est pas intégré dans le trafic, s'il traîne dans les parages, il aura forcément des informations, expliqua l'ancien marine. »

La français acquiesça. Ils décidèrent donc de mettre en place le plan. Sur une carte, le périmètre d'action fut délimité. Randany convoqua ses agents et leur expliqua la planque pour ce soir et cette nuit. Il fut convenu que l'équipe de Gibbs s'en occuperait demain.

Les trois agents spéciaux du NCIS s'étaient sentis un peu inutiles durant cet entretien et sortirent visiter les locaux. La jeune femme qui les avait accueillit leur montrait les salle d'interrogatoires quand Gibbs et Randany les rejoignirent.

Le chef d'équipe français leur proposa de manger avec lui à la cafétéria de leur service, ce qu'acceptèrent les 4 américains.

« Elles sont très bonnes!, s'enthousiasma Mc Gee en dégustant ses moules marinières.

- Elles sont fraîches, lui expliqua le français, vous êtes installés où?

- Dans un...

- Gîte, répondit Gibbs en dardant un regard sombre sur le jeune Italien. Non loin de la mer. »

Le dit Italien se leva brusquement.

« Tony? Tu vas où?

- Aux toilettes. J'ai le droit ou il me faut une autorisation? », ironisa t-il en direction de Gibbs, tout en quittant la table.

Il y eut comme un froid et l'agent Randany le sentit.

« Des tensions?

- C'est le mal du pays, » clôtura Gibbs, signifiant par là qu'il ne souhaitait pas s'étendre sur le sujet.

Ils ne revirent Tony qu'en sortant des locaux français, et ils rentrèrent silencieusement au gîte.

La nuit n'apporta rien de nouveau.

Tony sentait l'hostilité qui émanait de la forme allongée de l'autre côté du lit, et, à peine 1 heure après s'être couché, il empoigna rageusement une couverture, son oreiller, et partit s'installer... sur le canapé.

Surprit, Gibbs ne dit rien. Cela eut pour conséquence d'énerver davantage le jeune homme, qui revînt en sifflant:

« C'est quoi ton problème? Moi ou ta bisexualité révélée?

- Je ne suis pas bisexuel. Cette nuit n'était qu'une parenthèse. Qu'une erreur. »

Cette phrase, énoncée d'une voix coupante, blessa profondément Tony. Même s'il s'en était rendu compte, l'entendre qualifier ce moment d'erreur à voix haute le bouleversa.

« Et ça te plaît? Ça te plaît de jouer comme ça avec les gens? Et bien, écoute moi bien. Leroy Jethro Gibbs, tu n'es qu'un connard de première. Tu le sais ça ? Tu n'est bien qu'un bâtard ! »

La porte claqua violemment.

Gibbs en eut le souffle coupé mais resta stoïque.

Pourquoi?

Peut être parce qu'une toute petite voix lui soufflait que Tony n'avait pas tord...

Il entendit l'Italien qui s'écroulait de tous son poids sur le canapé grinçant. Distinctement , le jeune homme jura entre ses dents:

« Salaud... »

Ce boucan avait réveillé les autres colocataires, et notamment Ziva, habituée à dormir l'oreille tendue. Elle n'avait pas entendue toute la conversation mais percevait la dispute. Elle se leva pour aller chercher un verre d'eau, et écarquilla les yeux de surprise en voyant Tony sur le canapé.

« Tony? Tu fais quoi ici? »

Prit de cours, l'intéressé sortit la première excuse lui passant par la tête.

« Gibbs... ronfle trop fort... et prend trop de place.

- Si tu le dis... »

Mais Ziva resta dubitative.

Elle n'avait jamais entendue Gibbs ronfler, et quand à cette histoire de place, ça paraissait peu crédible.

La dispute était-elle si forte pour qu'ils fassent chambre-à-part?, se demanda t-elle au milieu du couloir. Puis elle s'arrêta net. Chambre-à-part... L'expression était le plus souvent utilisée pour qualifier un couple...

Un couple. Non... Impossible...

Mais si. Ça expliquerait les regards en coin, les expressions rêveuses... Et elle revit le désintéressement de Tony à l'égard de l'agent Trann tandis qu'une évidence s'imposait dans son esprit. Tony était amoureux de Gibbs.

Et Gibbs... Elle ne savait pas. Elle retourna dans son lit en se faisant la remarque qu'elle ferait bien de continuer à les observer demain.

Non pas que cette situation la dérangeait. Mais elle détestait ne pas réussir à cerner les gens. Finalement, les goûts de l'Italien ne le choquait pas. Et même, quitte à y réfléchir... Jethro et Tony... Tony et Jethro... Ça faisait un ensemble assez harmonieux.

Voilà pour ce soir !

La suite ne mettra pas longtemps a arriver, promis !

En attendant, dites moi ce que vous en avez pensé ! =)