Hello !

Merci a tous ceux m'ayant laissés des reviews, ça me fait vraiment plaisir de savoir que j'écris pour quelqu'un, et si en plus vous aimez, je suis la plus heureuse de toutes ! =)

Oui, bon d'accord, je ne connais pas le sens de « très vite » ! ^^'

Excusez moi pour l'attente de cette suite, mais j'ai été très occupée... =)

Il se trouve que je sors de ma semaine de Bac Blanc, et, bien que ce soit utile, c'est plus que légèrement crevant ! XD

( Fin du racontage de vie, je vous poste la suite ! ^^ )

Chapitre 7

Gibbs se réveilla en sursaut. Stridente, la sonnerie de son portable retentissait dans toute la chambre.

Il se retourna violemment , jetant un coup d'œil à l'heure au passage.

6H.

5 heures qu'il dormait tout seul, ne put t-il s'empêcher de noter.

La réaction de Tony l'avait touché. Qu'est ce qui n'allait pas chez lui?

Il soupira en répondant:

« Gibbs.

- Randany. Ramenez vous, on a chopé Ed Baker. J'ai des infos urgentes. Soyez prêts à intervenir.

- Nous sommes là dans 20 minutes.

- C'est trop... »

Gibbs le coupa et sauta du lit. Il se dirigea à grands pas vers la chambre de Mc Gee et Ziva.

« Debout! Préparez vous, nous décollons. Prenez vos affaires.

- Ils ont réussis à attraper un...

- Oui. Vite. »

Il alla ensuite vers la cuisine où il prit un café pendant que ses agents s'habillaient. Et, sans un regard pour le jeune homme sur le canapé qui se réveillait, il retourna s'habiller dans la chambre.

« Mc Gee... Qu'est ce qui se passe?

- Gibbs ne t'as pas prévenu? Il faut aller retrouver les français, ils ont des informations.

- Ok. Merci le Bleu.

Surprit, Mc Gee remarqua qu'il paraissait fatigué et... totalement déprimé.

Mais il ne s'attarda pas sur la question, trop pressé par le temps.

La voiture se garait près des locaux français dans un crissement de pneus 20 minutes plus tard.

Randany les accueillit immédiatement et leur expliqua plus en détail la situation: ils avaient coffrés Edmont Baker, l'un des deux bras droits d'Ivanov, qui venait d'avouer après des heures d'interrogatoire le lieu et l'heure exacte de l'heure d'arrivée du navire.

« Allez droit au but. Quelle heure?, s'énerva Gibbs

- 9 heures. Dans 2 heures. J'ai travaillé sur la tactique. Regardez. »

Il lui montra le lieu cartographié et lui expliqua la technique. Après quelques modifications, Gibbs déclara:

« Ok. On part dans une demi-heure. »

Il se retourna et lança à ses trois agents:

« Equipez vous! Gilets pare-balles pour tous ! Allez, au travail! »

L'ordre fut obéit sans contestations.

Ils étaient planqués à leurs postes 1 heure plus tard, attendant patiemment l'arrivée du tant redouté navire.

Un coup de sifflet qui aurait pu passer pour un sifflotement de gamin se fit entendre.

Gibbs retint son souffle.

C'était le signal.

Tout se passa très vite. Au moment même ou les marins attachaient les cordes du navire sur le pont, des hommes sortirent.

« Mot de passe?

- Overlord, monsieur. »

L'homme qui avait parlé vérifia alors les environs et d'autres hommes apparurent, portant de lourdes caisses.

Le dernier qui sortit n'avait pas les bras chargés et semblait beaucoup plus aguerrit. Ivanov, pensa immédiatement Gibbs. Il se pencha vers le talkie-walkie et souffla:

« 2 minutes. »

Les agents comprirent le message et se tenaient prêt. Gibbs comptait visé Ivanov directement, afin de faire diversion pour permettre à ses agents et à ceux de Randany de canaliser les autres. Il se concentra et appuya doucement sur la détente.

Le coup de feu résonna.

Ivanov porta brusquement une main à sa jambe tout en sortant son arme. Les autres hommes se retournèrent mais les agents américains et français furent beaucoup plus rapides. Ils rétorquèrent rapidement en hurlant:

« Lachez vos armes ! »

Durant ce temps, Tony, qui était le plus près, se précipita vers Ivanov pour le maitriser.

En le voyant arriver, l'homme leva son arme et tira.

La balle éfleura l'épaule du jeune homme qui fut destabilisé, et Ivanov en profita pour tirer à nouveau.

Mais deux coups de feux retentirent, en même temps. Et le terroriste vacilla.

Dans sa chute, la seconde balle, qu'il avait tiré au moment ou il avait été touché, fut déviée et partit s'écraser contre une des caisses.

Stupéfait, il avait bien cru que c'était trop tard, l'Italien se retourna et vit Gibbs qui baissait son arme en s'approchant d'Ivanov. Une tache rouge se formait sur sa poitrine. Il le laissa en plan et revînt vers Tony.

« Tu es complètement idiot ! Il aurait pu te tuer ! »

Tony, qui se tenait l'épaule, rétorqua amèrement:

« Et alors? Ca t'aurait fait quelque chose, peut être? Non, parce que là, je n'ai plus l'air d'éxister dans ton équipe ! »

Une chose alors incroyable se produisit alors.

Tony vit Gibbs palir et il se rendit compte que ses paroles l'avait touchées. Cette émotion ne fut visible pas plus d'une dizaine de seconde et une main vint s'abattre sur son crane.

« Tu es un très bon agent »,répondit l'ancien marine en s'en allant aider les autres.

Un bon agent !

Un bon agent, juste un bon agent..., pensa tristement Tony.

Gibbs retrouva Randany, Mc Gee et Ziva qui coffraient les hommes dans les camions arrivés sur place.

« Il faut un médecin pour cette ordure, fit-il en désignant le corps inerte plus loin.

- Y'en a un qui arrive.

- Des bléssés ?

- J'ai un agent qui à une balle dans la cuisse, et quelques hommes d'Ivanov sont bléssés plus sérieusement. Et lui, ca va?, demanda t-il en voyant Tony arriver.

- Il s'en remettra, c'est superficiel.

- Ok. Vous nous accompagnez? »

Gibbs hocha la tête et les convois partirent quelques minutes plus tard, laissant les ambulances et quelques agents sur place.

En arrivant, un médecin désinfecta et fit un petit bandage à l'épaule de Tony.

Gibbs sembla déconcentré durant le repas, comme s'il relachait la tension des événements, pensa Mc Gee.

En fait, l'ex-marine réfléchissait aux paroles de Tony. Ce n'était pas vrai. Tony comptait pour lui. Il n'avait jamais eu aussi peur que lorsque le trafiquant avait tiré. En voyant Tony manquer de défaillir, son sang s'était figé et il n'avait pas réfléchi: il avait tiré.

Rien d'exceptionnel, il protégeait ses agents. Mais Tony n'était pas qu'un agent. C'était avant tout un homme, une personne humaine pleine de qualités. Son ami. Ou plus...

Les fourchettes qui tintaient le ramenèrent brutalement à la réalité et, après avoir finit de manger, il s'isola pour passer un appel à Vance.

« Gibbs.

- Ah. Enfin. Les services secrets français m'ont mis au courant des derniers événements. Je n'attendais plus votre appel, lui reprocha t-il.

- Nous étions très occupés. Vous nous avez préparé un vol?

- Ce n'est pas si simple que ça. Je suis en train d'organiser votre retour. Je vous préviens ce soir. En attendant, Eh bien, Agent Gibbs, détendez vous. Marseille est une ville magnifique.

- Visiter?, demanda abasourdi Gibbs à qui son bateau manquait.

- Je vous assure que vous en avez besoin. Je suis très occupé, j'ai une réunion sur la suite des événements dans une heure pour voir comment rapatrier Ivanov. Je vous laisse. Attendez mon appel dans la soirée.

- Je suppose que je n'ai pas le choix.

- Tout à fait. Bonne après midi. Ah oui, et je vous conseille de visiter les Calanques. Magnifique!

- Vance ! »

Mais le directeur avait déjà raccroché et Gibbs alla en soupirant prévenir ses agents.

Randany leur indiqua la route et les laissa partir.

C'est ainsi que, d'une manière bien inattendue, ils passèrent l'après midi au soleil. Cet intermède fit plaisir aux trois jeunes agents, qui avaient grand besoin de se détendre. Gibbs les laissa quelques heures pour aller se promener de son côté.

Il avait besoin d'être seul. Il s'assit sur un coin d'une plage. Mélancolique, il revit Shannon et Kelly, leurs parties de volley pieds nus dans le sable, leurs chateaux de sable dont les tours s'éffritaient...

Puis alors qu'il posait une main sous son menton, il vit Tony, son sourire, son corps frissonnant sous ses doigts...

Il avait aimé cette nuit. Il avait même adoré toute ces nouvelles sensations.

Alors, qu'est ce qui se passait? Pourquoi l'avait-il rejeté?

L'ex-marine se rendit brusquement compte qu'il était le seul en faute dans cette histoire. Et admit enfin pourquoi.

Il avait peur. Peur de se dévoiler entièrement, peur de s'engager dans l'inconnu, peur de tous ces sentiments qui se bousculaient en lui...

Sa foutue d'éducation militaire ne l'aidait pas, et lui, habituellement si sur, était en position de... fragilité.

Il s'était fermé, il l'avait rejeté pour se protéger.

Etait-il prêt à assumer, à s'investir?, se demanda t-il.

L'image de Tony dansait toujours devant ses prunelles bleues et il sourit.

Il avait besoin de lui. Il avait besoin de Tony.

Il se leva lentement et traversa la plage. Il voulait être avec le jeune homme, prêt de l'Italien. Et même si ses sentiments n'étaient pas encore limpides, même s'il se doutait que ce besoin cachait une vérité bien plus profonde, il avait cette certitude: c'était déjà ça de clair.

Lorsque Gibbs rejoignit ses agents, il semblait plus serein. Comme s'il avait fait une mise au point sur lui-même, pensa Ziva. Elle sourit quant elle vit le regard de l'Italien s'attarder involontairement sur son patron qui, et cela confirma son intuition, répondit par un petit sourire presque imperceptible.

Tony le remarqua et fut soulagé. Il ne voulait en aucun cas que cette situation, épuisante, ne dure. Gibbs avait probablement décidé de passer à autre chose, et il se contenterait de ça, se dit le jeune homme, essayant, en vain, d'ignorer la douleur qui l'assaillit brutalement.

Et bien voilà !

C'est la fin de l'enquète ( qui j'espère est plausible XD, j'ai eu un peu de mal avec la partie policière ^^ )

Dans les prochains chapitres, donc, place aux sentiments !

Enjoy ! =)

Et, comme d'habitude, je lis vos reviews avec grand plaisir et j'apprécie de savoir votre avis...

C'est difficile pour un auteur de porter un regard objectif sur soi, c'est pour ça que vos commentaires sont très importants ! =)