Hello !

Merci pour vos reviews ! ^^

Je suis navrée, je vous avais un peu oubliés durant ces deux petites semaines... ^^'

Mais je suis de retour, et je vous poste donc cet avant dernière chapitre ! =)

Enjoooy !

Chapitre 9

Alors que les deux amants étaient endormis depuis quelques heures, Tony blotti contre Gibbs, jambes entrelacées, apaisés, la sonnerie du portable de l'ancien militaire les tira de la douce torpeur dans laquelle ils rêvaient.

Gibbs grogna et bougea en direction de son portable, action rendue difficile par le jeune homme qui restait tout contre lui dans son réveil.

Attendri devant cette vision, l'ex-marine jura contre son portable:

« Mais ça devient une manie, les coups de fil en pleine nuit !

- Gibbs?

- Vance! Ca a intérêt à être important, parce que je...

- Gibbs! Je devais vous appeler dans la soirée pour vous trouver un vol...

- En soirée! Il est 4 heures du mat, éxactement! s'énerva le chef d'équipe.

- Pas ici, soupira Vance

- Et vous pouviez pas...

- Bon, je vais faire bref, il y a un avion militaire qui décolle dans 2 heures. Vous pouvez y aller, tout est réglé.

- Il sera vide?

- Tout à fait, il part chercher des hommes. C'est OK pour vous?

- On se débrouillera...

- De toute manière, je ne vous laisse guère le choix, agent Gibbs. Je vous attends demain après midi au NCIS. Bonne nuit. »

Gibbs raccrocha sans un autre mot et envoya valser l'objet sur son sac de voyage.

Il observa Tony qui ouvrait de grands yeux endormis, toujours accroché à lui.

Il lui ébouriffa gentiment les cheveux et se pencha vers lui.

Tony sourit et l'embrassa tendrement, redécouvrant ses lèvres avec plaisir.

C'est un baiser plein de douceur qu'ils échangèrent mais Gibbs y mit fin avant qu'il ne dérape et murmura:

« Rendors toi, mon chaton... »

Tony releva son visage, étonné mais surtout ravi de ce nouveau surnom.

Gibbs ne savait pas lui même comment ce petit mot lui était venu, et il se contenta de lui sourire en se calant de nouveau dans les draps.

Le jeune homme embrassa son cou, puis réinstalla sa tête sur son torse, et ils se replongèrent enlacés dans le sommeil, non sans que Gibbs ait réglé son alarme au préalable.

Ladite alarme résonna stridemment 1 heure plus tard, faisant grogner en coeur les deux protagonistes. Ils mirent un petit moment à émerger, et Gibbs finit par réussir à se dégager de l'étreinte de son amant qui ne voulait plus le lacher.

Il se leva, et embrassa Tony sur la joue:

« Debout...

- Humm...

- Tony...

- Humm...

- Allez, sort de là, marmotte ! » S'amusa Gibbs en tirant soudainement la couette.

Un oreiller valsa à travers la pièce, et l'ancien militaire s'échappa de justesse!

Il prit ses affaires et partit prendre une douche, avant d'aller réveiller Ziva et Mc Gee.

Cette fois ci, au regard de l'heure, au diable la méthode douce!

Il ouvrit grand les volets et l'air froid assaillit ses deux agents.

« Décollage dans... éxactement 40 minutes! Lança t'il à la cantonnade.

- Heu... Bien... D'accord patron! » répondit un Mc Gee à demi inconscient.

Gibbs hocha la tête et retourna voir sa marmotte, qui éssayait de retrouver ses affaires propres au milieu du désordre de la chambre.

Il intercepta un jean dans un coin et l'envoya à son jeune agent en murmurant:

« Laisse... Je range. File sous la douche! »

Tony aquiesca en lui souriant et obéit docilement. Gibbs le regarda partir une serviette autour de la taille et commença à remettre de l'ordre dans la chambre, ce qui ne fut pas chose facile.

Durant ce temps, l'Italien prit sa douche puis entreprit de se laver les dents. Mais quelques secondes plus tard, Ziva frappa:

« Tony! Je peux entrer, s'il te plait?

- C'est OK...! » répondit Tony qui était maintenant habillé.

- Mc Gee a verrouillé l'autre salle de bain, expliqua Ziva. Ça te dérange si je me lave les dents ici?

- Pas de problème...

- Merci », lui répondit-elle en souriant.

Elle le sentait détendu et presque épanoui, ce qui ne l'étonnait qu'un peu.

En effet, elle s'était réveillé cette nuit et avait entendu ce qu'elle aurait qualifiée de gémissements.

De plaisir.

« Tu n'as pas dormi sur le canapé, cette nuit? » demanda t-elle innocemment.

Le jeune Italien rougit très légèrement mais garda son aplomb.

Après tout, c'était juste une remarque quelconque...

« Humm... Non. Je suis retourné dans la chambre...

- Je croyais que Gibbs ronflait...

- On s'habitue à tout, très chère Ziva ! »

Elle lui sourit mais ne pu s'empêcher de lui lancer une œillade coquine et amusée.

Comprenant qu'elle se doutait de quelque chose, ou même avait tout compris, et que, non, la remarque précédente n'était pas quelconque quand elle venait d'un officier du Mossad, Tony piqua un fard monstre.

Et pour couronner le tout, Mc Gee arriva au devant de cette scène pour annoncer que la salle de bain était libre et ne comprit rien, mais alors rien du tout à ce qui se passait.

« Heu... Est ce que ça va, Tony? »

Cette remarque sembla réveiller Tony qui réagit au quart de tout et respira un bon coup:

« Oui! Oui, ça va... Et toi, Mc Gee? Bien dormi?

- Oui... merci... Je vais, je vais rejoindre Gibbs avec les sacs de voyage... Je peux prendre les vôtres? demanda Mc Gee stupéfait.

- Le mien... S'il te plait, Mc Gee, répondit l'Israëlienne.

- D'accord. Et toi Tony?

- Je crois que Gibbs s'en est occupé... »

Mc Gee aquiesca et sortit précipitemment de la pièce.

Ziva allait l'imiter mais Tony lui toucha brusquement l'épaule.

« Est ce que tu est... choquée?

- Pourquoi est ce que je le serais? sourit-elle

- Tu as... entendu?

- Oui, je pense que l'on peut dire que oui !

- Désolé...

- Non... Tony?, osa t-elle.

- Oui?

- Tu l'aimes? »

Il ne répondit pas, mais le sourire de cent milles watts qui illumina son visage et l'éclat de ses yeux auraient valu tous les aveux du monde.

Ils s'engouffrèrent dans un taxi peu après, et celui ci les mena droit à l'aéroport.

Le confort était plus que relatif, l'avion n'étant composé que d'un grand habitacle où les agents s'installèrent. Gibbs cala son dos contre la paroi droite et les trois autres agents s'installèrent en face, à l'opposé.

Ils étaient tous littéralement épuisés par la courte nuit... et leurs activités nocturnes !

C'est ainsi que Mc Gee somnola rapidement, et finit par s'endormir totalement.

Ziva et Gibbs restait éveillé, mais Tony dodelinait de la tête.

Il bailla à s'en décrocher la mâchoire et appuya vainement sa tête contre la paroi en ramenant ses genoux près de lui.

Il regarda son patron qui l'observait silencieusement. Gibbs eut un sourire et bougea légèrement, tout en le regardant d'une manière particulière pour lui transmettre sa pensée.

Tony l'interrogea de ses prunelles vertes, puis il étira ses membres, et sous l'œil amusé de Ziva, partit à quatre pattes de l'autre coté de la paroi. Il s'assit juste à côté de son amant, n'osant plus trop bouger.

Mais Gibbs passa une main derrière son cou et caressa ses cheveux. Le jeune homme posa alors doucement la tête sur l'épaule de son aîné avec un soupir de bien-être. Il ferma les yeux et se laissa bercer par les caresses qui ébouriffaient ses cheveux, se calant comme un enfant contre le coté gauche de son amant.

Durant ce temps, la jeune Israélienne regardait Gibbs. Son patron croisa son regard et elle le rassura d'un sourire.

L'ex-marine avait vite compris que la jeune femme savait et surtout respectait leur choix. Quand à Ziva, elle était maintenant certaine que Gibbs portait aussi des sentiments à Tony. Lorsque le jeune homme fut totalement endormi, elle demanda tout de même, curieuse:

« Et la règle numéro 12?

- On en trouvera bien une autre qui prendra sa place... »

La jeune femme eut bien du mal à retenir son éclat de rire, et regarda son patron.

Qu'est ce que c'était qu'une règle à côté de ce qu'ils vivaient?

Le vol était bien avancé quand Mc Gee s'éveilla enfin. Il s'aperçut qu'il était le seul éveillé, et regarda autour de lui.

Stupéfait, la bouche ouverte, son regard s'arrêta sur Tony et Gibbs.

Il passa de la tête de Tony sur l'épaule de Gibbs à la main de Gibbs dans le dos de Tony plusieurs fois avant que le jeune agent ne réalise.

Il refermait brusquement la bouche quand il croisa un regard bleu plus que connu.

Là, il ne put que bégayer:

« Patron... Vous... Vous et Tony... Vous... »

Dans le même temps, Ziva se réveilla et il préféra tourner la tête vers la jeune femme:

« J'ai... loupé quelque chose?

- On peut dire ça comme ça, Mc Gee !

Le jeune agent en resta estomaqué, ne s'attendant pas à pareille révélation. Certes, comme tout agent spécial, il restait observateur et avait remarqué la relation ambiguë qu'entretenait Gibbs et son subalterne, complice mais agrémentée de tensions parfois incompréhensibles.

Enfin, plus maintenant. Il commençait à se rendre compte, au fil de scènes passées lui revenant brusquement en mémoire, que cette tension résidait plus dans un jeu de séduction inconsciente, une sorte de « Je t 'aime, moi non plus ».

Mais visiblement, le jeu avait pris fin sans même qu'il ne l'ai remarqué.

Il avait toujours pensé Gibbs hétéro, mais finalement, s'il se remémorait ses 3 mariages désastreux, qu'il change de goût n'était peut être pas une mauvaise idée!

Quand à Tony, ça le surprenait, oui.

Et toutes ces filles dans son lit, dont il se vantait si bien?

Il se promit de lui demander quelques explications, curieux.

Il lança de nouveau un regard vers les deux amants et s'aperçut que Gibbs ne faisait déjà plus attention à lui. Il couvait son chaton d'un langoureux regard.

Protecteur.

Tendre.

Amoureux.

Tout simplement.

Mc Gee sourit et se recala dans son coin, se rendormant rapidement afin de combler les quelques heures restantes.

Voili, voilou !

Il est vrai, ça part légèrement en guimauve, mais j'avais aussi envie de voir Gibbs exprimer des sentiments, et j'ai trouvé que le « mon chaton », avec ce côté « protection » sortait bien meiux q'un « chéri » ou « mon ange » ou voila, quoi ! XD

A bientôt pour l 'épilogue ( très long ) ! =)