Chapitre 5

Bon il fait tellement moche que j'ose pas mettre un pied en dehors de chez moi !

Résultat = 2 nouveaux chapitres aujourd'hui pour MoC et les PaP

Merci encore pour tous vos gentils mots ! N'hésitez pas à signer vos commentaires, juste histoire que je vous repère mieux... !

Je pense notamment à « Audrey », que je remarque systématiquement …

Bonne lecture !

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Arizona sentait la panique s'emparer de la latina à l'approche de Chris. Sans perdre une seconde, elle ramassa la robe restée sur le sol et pria Callie de courir dans sa chambre enfiler quelque chose.

« Il est trop tard... »

La blonde lui saisi le visage à deux mains « Vazy ! Maintenant ! »

C'est les yeux une nouvelle fois plein de larmes que Callie disparu en parallèle avec l'ouverture de la porte...

« Ah chef Robbins ! Quelle bonne surprise... »

La jeune femme se rua pour l'accueillir, essayant de divertir son attention, cependant l'homme n'était pas dupe. Des morceaux de tissus blancs étaient disséminés sur le sol, le canapé et l'un des fauteuil était négligemment déplacé... Rien d'insoutenable, mais pour ce maniaque maladif, cela était inacceptable « Qu'est ce que c'est que ce bordel ? »

Il fronça les sourcil et passa outre Arizona s'excusant « Je dois parler à ma future femme, vous pouvez m'attendre ? J'en ai pour quelques minutes...Ne bougez pas »

Il lui sorti son sourire le plus commercial avant de se ruer vers le couloir.

Totalement impuissante, la blonde ne savait pas quoi faire. Elle n'avait aucune preuve que son pressentiment était fondé...si ce n'était les larmes de Callie et le visage rouge de rage de Chris.

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La brune avait suivi leur interaction une oreille collée à la porte. Elle se recula maladroitement quelques secondes avant qu'elle ne s'ouvrit révèlant Chris...ou plutôt un autre homme qu'elle ne connaissait pas. Un inconnu.

Il se rua sur elle et la saisi à la gorge « Tu trouves ça normal de recevoir les gens avec un bordel comme ça ? Hein ? »

Les mots ne pouvaient sortir avec la pression exercée sur son cou. La jeune femme ne pouvait qu'étouffer un sanglot et essayer de se débattre sans conviction.

Les secondes semblaient interminables sous les coups et les insultes qui étaient déversés sauvagement par cette bête. Elle se contenta de fermer les yeux, essayant d'imaginer qu'elle était ailleurs. La seule chose qu'elle voyait c'était les yeux bleus, ces yeux bleus...Puis le noir total.

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Quatre minutes s'étaient écoulées et plus aucun son ne se faisait entendre. Arizona redoutait le pire, son cœur battant à toute vitesse. Elle commença alors à marcher prudemment dans la direction qu'avait pris le couple et chercha un moyen, n'importe lequel pour faire sortir Chris.

« Hem, Mr Hutton ? Je suis assez pressée, est-ce que … Je n'en ai pas pour longtemps »

Encore de longues secondes s'écoulèrent et toujours rien. La blonde avala sa salive audiblement et réfléchi à son prochain mouvement. Finalement, la porte s'ouvrit révélant un homme ayant visiblement du mal à contenir sa rage. Malgré son sourire, elle pouvait voir ses poings serrés trembler et les veines de son front se gonfler sous la pression.
Reculant d'un pas, elle le laissa ré-entrer le salon.

« Tout vas bien ? »

« Oui oui, elle est juste un peu fatiguée... Elle a tellement hâte qu'elle se rend malade

à stresser... » Content de son mensonge, l'homme se servit un verre de bourbon avant de s'asseoir confortablement dans son grand fauteuil club en cuir usé.

Arizona ne savait pas ce qui l'inquiétait le plus. Le mensonge de Chris, son apparente décontraction ou le fait que la latina n'avait pas redonné signe de vie...

« Vous vouliez me parler donc ? »

« Heu oui, mais heu... je … j'aurai préféré que madame soit là... »

« Pas besoin, moi je suis là, et que je sache c'est MOI qui vous paie ! » A ce moment là, le regard de Chris changea, comme si il commençait à comprendre que la présence de la blonde n'était pas seulement motivée par des raisons professionnelles.

Arizona frissonna sous le regard que lui lançait le politicien, se sentant percée à jour.

Dans l'impasse la plus totale, elle fut contrainte d'abandonner et entama une discussion improvisée pour apaiser ses soupçons.

Vingt minutes plus tard, elle se retrouva à l'extérieur de la maison sans savoir quoi faire. Elle s'en voulait terriblement, elle voulait y retourner, frapper cet homme et prendre Callie avec elle...la magnifique Callie...
Frustrée et énervée, la blonde ouvrit la portière de sa voiture et démarra le moteur. Pourtant, à peine sortie de la propriété, elle s'arrêta, frappant plusieurs fois son front sur le volant.

Elle gara sa voiture dans une zone non exposée et décida d'attendre... Attendre quoi ? Le départ de Chris idéalement, ou la venue de l'ambulance qui lui conformerait qu'elle n'aurait jamais du quitter cette maison ? Toutes sortes d'idées plus noires les unes que les autres se bousculaient dans sa tête et la jeune femme se sentait devenir folle.
Elle passa un bref coup de téléphone au restaurant pour prévenir de son absence. C'était une première pour elle...elle n'avait jamais manqué un service, gratifiant de son agréable présences ses meilleurs clients. Mais aujourd'hui, Arizona Robbins avait perdu toute inspiration. Elle savait que si il arrivait quelques chose à cette jeune femme, son visage en serait à jamais changé, ses sourires ne seraient plus les mêmes...Sa cuisine perdrait toute passion. Elle s'éteindrait tout simplement.

Elle ne savait pas pourquoi mais dans le peu de temps qu'elle avait pu côtoyer Callie Torres, elle s'était sentie...différente. Cette femme faisait ressortir des parties de son être qu'elle pensait disparues à jamais. Cela était terrifiant et fascinant à la fois, mais c'était ce qui la poussait à en vouloir plus, à vouloir tout connaître de cette femme et surtout à la voir sourire...

Elle fut sortie de son monologue intérieur par le départ d'une voiture. C'était Chris...
regardant son portable, elle remarqua que cela faisait déjà 3H qu'elle était ainsi planquée.
3H, un laps de temps énorme, trop long...des tas de choses pouvaient se passer en 3H ?

Son cerveau tournait à 100 à l'heure sans qu'elle ne puisse se décider à approcher la maison.
Elle pris finalement son courage à deux mains et couru dans la pénombre de ce début de soirée pour rejoindre le portail de la villa.
Aucune lumière n'était allumée, et la maison semblait vide. Pourtant, la blonde ne recula pas et fit le tour de la maison. Elle ne voulait pas sonner de peur de se faire remarquer par un quelconque voisin ou pire encore, de peur que Callie ne lui ouvre pas. Car Arizona en était sure, la brunette était à l'intérieur.

Elle se remémora alors l'organisation de la maison et la contourna entièrement pour se retrouver « de l'autre coté du couloir ».

Une baie vitrée donnait sur le jardin entouré d'un épais mur d'enceinte et la blonde se décida à frapper au carreau.

Se rendant compte que son intrusion pouvait être quelques peu terrifiante, surtout pour quelqu'un comme Callie, elle choisi une autre approche.

« Callie ! Callie ouvre c'est Arizona, s'il te plait ouvre... »

La blonde répéta encore et encore cette phrase, en tapant sur la vitre. Elle essayait cependant d'être la plus discrète possible pour ne pas éveiller l'attention.
Au bout d'une dizaine de minutes, le rideau s'entre-ouvrit et elle pu apercevoir le visage de la belle brune illuminé par les faibles lumières de la rue.
Les deux jeunes femmes restèrent alors à se dévisager au travers de la vitre, Arizona ne pouvait se souvenir avoir vu plus belle vision. La latina était encore plus belle que dans ses souvenirs. Pourtant ses yeux avaient encore atteint un degré de tristesse inégalé, lui donnant une expression tourmentée qui accentuait son côté mystérieux.
Finalement, Callie fit glisser la porte-fenêtre de quelques centimètre et laissa sa main sur la tranche avant d'y poser son visage.

« Qu'est ce que tu fais là Arizona ? » Son ton était las, mais la blonde pouvait jurer y déceler un pointe de joie ? Ou d'excitation ?

« Je voulais te voir... » Elle s'en voulu immédiatement d'avoir prononcé ces mots, mais pourtant c'était la vérité, elle mourrait de la voir, rien qu'une fois, une minutes...

La brune lui souri une nouvelle fois et lui tendit la main. La blonde l'accepta, sans la perdre du regard et elle se retrouva bien vite dans une pièce entièrement sombre.

Elle regardait autour d'elle, sans se rendre compte que la latina l'attirait progressivement vers elle. C'est lorsqu'elle lui lacha la main que la blonde leva les yeux vers elle, ses yeux brillant illuminés par la lune semblant lui parler. Il n'y avait pourtant rien à dire, ce moment était parfait...

Arizona ne pu s'empêcher d'avancer une main vers le visage de la jeune femme, mais se retint avant que ses doigts n'effleure sa peau. Elle baissa finalement son bras à regret avant de se rabattre sur sa main.

« J'avais peur qu'il te soit arriver quelques chose... J'ai eu peur... » La blonde se trouva soudain à court de mots l'émotion prenant le dessus. Comment quelqu'un pouvait-il faire du mal à un être aussi magnifique ? Elle ne le comprendrait sans-doute jamais...

Touchée par le trouble apparent de la blonde, Callie ne pu retenir ses propres larmes de tomber. Cette jeune femme s'inquiétait pour elle, elle s'inquiétait vraiment... et cela pour Callie c'était tout ce dont elle avait besoin en ce moment précis .

Ne pouvant plus réprimer son geste, Arizona essuya doucement les quelques larmes de la brunette du revers de sa main.

Elles étaient ainsi là, toutes les deux, des larmes et de l'amour plein les yeux... pourtant les choses restaient les mêmes, Callie allait épouser Chris...
La brunette respira profondément avant de reprendre le contrôle de ses émotions

« Tu ne peux pas rester là...Si il te trouve, si …. » Sa voix se cassa à la pensée de ce qui pourrait bien se passer et cela brisa un peu plus le cœur de la blonde.

«Quand rentre-t-il ? »

« De-Demain je suppose » Elle essaya de sourire malgré ses larmes, mais Arizona ne pouvait s'empêcher de ressentir la détresse de la jeune femme.

« Hey viens là... » Sans plus de cérémonie, elle lui fit signe d'approcher et la pris dans ses bras. La brunette se fondit immédiatement dans ce geste si tendre.

« Restes avec moi, restes avec moi cett nuit » Elle avait murmuré cette phrase tellement doucement qu'Arizona n'était pas sure d'avoir bien entendu. Pourtant, la façon dont les longues mains de la brunette s'agrippaient à ses épaules lui laisser penser qu'elle en avait besoin.

La jeune femme les guida alors sur le lit et commença à caresser doucement le dos de la latina ce qui la calma aussitôt. Bien vite, Callie sombra dans un sommeil réparateur, se sentant enfin en sécurité.
Cependant, pour Arizona, les choses étaient plus compliqué, elle essayait de trouver un moyen de sortir la belle de son enfer, mais c'était mission quasi impossible...
Elle passa la nuit à réfléchir, l'oreille à l'écoute en cas d'un éventuel retour prématuré du monstre.

Heureusement, rien ne se produisit et la nuit passa ainsi, les deux femmes côte à côte, la main d'Arizona toujours sur le dos de la brunette.

Les premiers rayons du soleil étaient maintenant visibles, et venaient progressivement illuminer la pièce. La blonde resta interdite en remarquant le manque de vêtement de la latina. Elle ne portait qu'un débardeur et un short très court laissant très peu de marge à son imagination débordante. Décidément, la blonde avait de plus en plus de mal à mettre un mot sur les sentiments confus que lui inspiraient la brune.

Cependant, ce qui attira son attention fut les taches brunâtres présentes sur son corps... dans son coup, mais surtout sur ses hanches, de nombreuses étendues colorées révélaient peu à peu l'importance du calvaire que vivait la jeun femme.

Arizona ne pu s'empecher de faire glisser son doigt sur cette peau marquée, comme pour vérifier qu'elle ne rêvait pas. Ce geste aussi subtil soit-il réveilla Callie dans un sursaut qui se retrouva immédiatement en position assise, le regard paniqué.

« Callie ! Callie ! Calmes toi... »

La brunette se tourna alors vers elle et sembla mettre plusieurs secondes à recouvrer la réalité. Elle cligna des yeux plusieurs fois avant de fixer la blonde intensément. Telle une lionne sur sa proie, elle se jeta sur elle et l'embrassa sauvagement...
Totalement choquée, Arizona n'eut pas le temps de répondre que ces lèvres si douces n'aient déjà disparue.

Rouvrant les yeux, elle aperçu Callie dans l'embrasure de la porte.

« Je vais prendre une douche, quand je reviendrai, tu seras partie... »

Sans un regard, elle quitta la pièce, laissant la blonde médusée derrière elle.