Breathe

Orgueil et Préjugés ainsi que ses personnages appartiennent à Jane Austen

Breathe est une création de knitchick

Merci à ma Bêta Lagasy pour sa correction

Gwla10: Merci pour ton com, Marie: Coucou, merci pour ton com et ta fidelité, Jane est encore très immature, je te laisse lire ce chapitre.


Elle se réveilla au même moment que le soleil pointait furtivement sur le rebord de la fenêtre, elle resta un moment comme ça, savourant tout simplement le fait qu'aujourd'hui était le jour de son mariage.

Aujourd'hui, elle allait devenir Mme Darcy.

Ce soir, elle deviendrait la femme de William.

Elle pouvait entendre les bruits de mouvement en bas et savait que ce ne serait plus long avant que quelqu'un ne vienne la réveiller. Effectivement, le bruit des pas se rapprocha suivie par la voix retentissante de sa mère appelant la toujours très patiente Hill.

« HILL! » hurla Fanny Bennet alors qu'elle ouvrait la porte de la chambre de Lizzy: «Eh bien? ... Qu'attends-tu mademoiselle? Debout, debout, debout » la voix stridente de sa mère était presque douloureuse après la nuit agitée qu' elle avait passée.

« Ce n'est pas parce-que c'est le jour de ton mariage que nous allons attendre après toi, maintenant lèves-toi et bois ton thé ... oh mon Dieu » dit-elle avec exaspération après avoir découvert qu' un ancien plateau de thé n'avait pas encore été enlevé « dois-je tout faire moi-même... HILL! ... THÉ... BAIN ... LIZZY! ... MAINTENAAAAANT! »

Très vite, elle sortit de son lit dans l'espoir que sa mère la laisse en paix, en vain. A peine l'une des filles de cuisine arrivée avec des biscuits et du thé frais, que Mme Bennet la poussa dans une chaise en lui mettant sans ménagement une tasse de thé dans les mains. Ce ne fut que ses réflexes rapides qui empêchèrent le liquide brûlant de se répandre sur le devant de sa chemise de nuit et de la brûler.

«Maman ... s'il te plaît ... uummpphh! » cria-t-elle de frustration, alors que sa mère complètement indifférente à ce qui aurait pu se passer avec le thé chaud poussa un biscuit dans la bouche ouverte de sa fille.

«Lizzy, pas maintenant ma fille. Je n'ai pas le temps pour tes bêtises ce matin. Tu dois prendre ton bain pour que tes sœurs puissent prendre le leurs, puis tu dois t'habiller, je dois m'assurer que la nourriture soit faite et que le buffet soit placé correctement et m'assurer que ton père soit prêt à temps ... tu sais comment il est ... » elle cessa sa tirade et cria de nouveau à la porte.

« HILL...BAIN! ... Je te jure, je ne sais pas comment cette femme s'est levée ce matin » murmura-t-elle avec colère en regardant sa fille pour s'assurer qu'elle mangeait assez vite.

«Manges ma fille, manges! » dit-elle avec impatience à sa fille, elle fit de grandes enjambées dans le couloir pour regarder en bas des escaliers. « HILL ... Où est l'eau du bain? »

Aujourd'hui, elle va enfin quitter Longbourn!

Aujourd'hui, elle va enfin quitter Longbourn!

Cette pensée la porta à travers les tirades de sa mère, les plaintes de Lydia disant qu'elle prenait trop de temps dans le bain, Mary et Kitty tous deux désireuses de parler de l'école et de leurs visites à Pemberley, Jane tentant de lui parler en privé avant de finalement abandonner et les tentatives de sa tante de garder son calme ... une tâche quasi impossible dans cette maison ... tout en s'assurant qu'elle soit prête à l'heure.

Quand elle fut enfin habillée, Lizzy prit un moment pour se regarder et reconnut à peine la femme qui se tenait devant elle. La robe de satin crème avec un pardessus bleu et crème rayée garnie de dentelle de Bruxelles donnaient à sa peau une lueur rosé et soulignait la courbe de ses épaules légèrement dénudées.

Les perles opalescentes, un cadeau de mariage de sa tante et de son oncle soulignaient l'élégance de son cou svelte tout en apportant une touche d'élégance et de beauté, ses gants allant jusqu'à ses coudes soulignaient la finesse de ses mains et de ses poignets.

Ses cheveux étaient coiffés en un chignon lâche qui permettaient à de petites boucles d' encadrer son visage et son cou adoucissant ses traits; de petits brins de jasmin parfumés et de petites roses blanches qui contrastaient parfaitement contre ses cheveux noirs, étaient épinglés dedans, des chaussures en satin, très peu pratiques mais très agréables tout de même terminaient son ensemble.

Elle ressemblait à une jeune mariée.

Elle se sentait comme une jeune mariée.

Elle allait se marier aujourd'hui!

« LIZZY ... LIZZY! » les cris incessant de sa mère brisèrent son moment de paix et elle poussa un soupir de résignation et ne perdit pas plus de temps devant le miroir.

Inutile de dire qu' au moment où ils devaient partir pour l'église, elle n'aurait jamais été plus prête d'aller à Bedlam de sa vie (ancien asile psychiatrique) ... peut-être qu'elle et William pourrait passer leur lune de miel là-bas ... ça devait être plus silencieux que Longbourn ...

Lune de miel ... William ... loin ... huuummm!

Sa tante l'arrêta alors qu'elle s'apprêtait à descendre l'escalier et lui fit signe de retourner dans sa chambre, elle ferma la porte pour couvrir les terribles avertissements de Mme Bennet sur le fait d'être en retard et fit asseoir Lizzy avant de prendre place à côté d'elle .

«Lizzy, je voulais juste te parler une minute avant que nous partions», sa tante la regarda avec des yeux doux et parla doucement mais avec une profonde sincérité « il se passera un certain temps avant que je ne te revoie et tu vas me manquer ma chère,» lui dit sa tante, elles avaient toutes deux les larmes aux yeux alors que sa tante continuait à parler, sa voix remplie d'émotion.

« Tu as trouvée un homme bon en Mr. Darcy Lizzy, mais n'oublies pas que le mariage exige des efforts. M. Darcy est un homme fort, habitué à avoir ce qu'il veut ... et tu es tenace et tu as un sacré tempérament quand tu es agacée» la voix de sa tante était remplie d'humour au lieu de récriminations, elle se retrouva à souhaiter pour la millième fois que sa tante Gardiner soit sa mère à la place de Fanny Bennet.

«Tu dois être patiente et promettre que vous n'irez jamais au lit en colère l'un contre l'autre» en voyant son regard confus sa tante clarifia sa déclaration.

« Si tu fais le vœu de ne jamais aller au lit en colère, vous serez obligés de parler de ce qui vous tracasse ... plus tôt vous discuterez du problème, plus vite il sera résolu. Ton oncle et moi avons vécu avec cette règle tout le long de notre mariage et ça a fait des merveilles pour nous. Une fois que vous apprendrez à communiquer correctement, vous aurez trouvés le secret d'un mariage heureux ... non pas que vous n'aurez pas toujours des problèmes, vous serez juste mieux préparés pour y faire face. »

Elle serra sa tante, reconnaissante pour ses conseils et sa tante chuchota dans son oreille: «En outre, il est toujours plus amusant de se retrouver après une bonne dispute ... Ça chauffe le sang. »

Elle se moqua de la boutade de sa tante et l'embrassa sur la joue, « Dis-moi encore pourquoi tu ne peux pas être ma mère? » demanda-t-elle nostalgique.

«Je suis là où ça compte ma chérie » murmura sa tante en la serrant et en plaçant une main sur son cœur pour souligner son point de vue. Elles partagèrent un moment de calme savourant l'intimité de leurs liaison.

Elles décidèrent qu'elles avaient besoin de descendre après que Mme Bennet ait lâchée un autre soupir particulièrement bruyant. Honnêtement, cette femme avait de sacré poumons, et avant qu'ils ne s'en rendent comptent ils étaient à l'église. Elle descendit de la voiture et attendit à l'extérieur jusqu'à ce qu'on lui dise que tout soit prêt pour qu'elle entre.

Elle vit son père debout à quelques mètres et se dirigea vers lui, décidant de faire une dernière tentative de réconciliation ... Aujourd'hui était une journée pour de nouveaux commencements, après tout.

« Tu sais papa » commença-t-elle doucement « c'est un homme bon et il prendra bien soin de moi. Je voudrais que tu lui donnes une chance» elle s'arrêta quand elle réalisa que son père avait pris sa main et l'avait posé sur son bras.

« Allons juste te marier Lizzy ma fille ... on pourra s'inquiéter du reste plus tard» il lui sourit d'un sourire triste, mais elle n'était pas exactement sûre de ce que voulait dire ses paroles cryptiques. Signifiait-il qu'il était d'accord avec elle ou qu'il la repoussait à nouveau?

Et soudainement, elle ne s'en souciait plus ... parce que là, l'attendant à l'autel, avec un regard hébété sur le visage, mais plus beau qu'elle ne l'avait jamais vu, était son William. Les quatre dernières semaines s'effacèrent pendant qu'elle marchait vers son avenir, remarquant à peine que son père posait sa main dans celle de William. Elle avait une notion vague qu'il l'embrassait sur la joue et qu'il lui disait qu'il l'aimait, mais elle n'avait d'yeux ... et les oreilles ... que pour son futur mari.

Lorsque leurs regards se croisèrent, tout l'amour qu'il éprouvait pour elle brillait à la vue de tous, mais il tenait aussi de nombreuses promesses qui étaient pour elle seule. Elle soupçonnait que le sien portait le même message.

Elle sentit William lui glisser l'anneau à son doigt en disant d'une voix claire et forte qu'il l'aimerait et l'honorerait avec les yeux de plus en plus brumeux ... ou était-ce les siens qui l'étaient?

Sa main tremblait quand elle glissa le métal chaud sur son doigt et sa voix était mal assurée quand elle fit le semblable engagement de lui obéir et de l'aimer ... comment était-il possible de se sentir si bien sans éclater?

Son cœur accéléra quand le pasteur annonça qu'ils étaient mari et femme ... M. et Mme Darcy!

Puis, le baiser ... une promesse douce et tendre ... la déclaration au monde qu'ils étaient maintenant unis ... la liaison de leurs cœurs et de leurs vies.

Pour toujours.

Puis elle sentit ses bras autour d'elle et elle tournait, pas seulement ses émotions, William la faisait tourner en riant ... ils l'avaient enfin fait!

Après tous les malentendus et les mots durs ... malgré la crise familiale et la désapprobation ... une presque fugue ... une pendaison ... et une vache déterminée à compromettre son homme ... ils avaient persévérés et maintenant plus rien ... ni personne ... ne pourrait jamais de nouveau les séparer.

Malheureusement, la réalité empiéta sur leur moment de joie sous la forme de Mme Bennet.

« Oui, oui ... un jour heureux ... maintenant pourquoi est-ce que vous n'accueilleriez pas vos invités afin que nous puissions retourner à Longbourn avant que la nourriture ne devienne trop froide » elle entendit la demande de sa mère qui portait un presque trop grand faux sourire, William et elle échangèrent un regard peiné.

Ils ne leur restaient qu'une heure ou deux pour faire face à Mme Bennet.

« Oui maman » soupira-t-elle d'impatience, puis se tourna pour embrasser Georgiana qui sautillait avec enthousiasme en attendant d'avoir la chance de féliciter le couple.

« Oh Lizzy » Georgiana couina pratiquement d'excitation « maintenant nous sommes vraiment sœurs et je ne pouvais pas demander mieux au monde» elle se pencha plus près et lui dit «Il vous aime vraiment, vous savez. Je n'ai jamais vu William si heureux avant » elle essuya la larme qui avait coulé de son œil, elle se tourna et regarda son frère serrer sa tante, puis se retourna vers elle pour lui parler une fois de plus.

« Merci ma sœur» dit la jeune fille avant d'embrasser tendrement sa joue et de se tourner vers le reste des invités.

Les sympathisants formaient une sorte de ligne et très vite tout le monde fut étreint, embrassés et remerciés et ils se retrouvèrent de nouveaux seuls pour le court trajet vers Longbourn. Ils utilisèrent toutefois leurs temps à bon escient. Ce fut de très rouge et légèrement ébouriffés M. et Mme Darcy qui arrivèrent au déjeuner de mariage une vingtaine de minutes plus tard.

William refusait toujours de lui dire où ils allaient pour leur voyage de noces, tout ce qu'elle avait pu glaner de lui jusqu'à présent était qu'ils passeraient quelques jours dans sa maison de Londres avant de partir. Il lui avait dit qu'il avait voulu l'emmener en Italie, mais que les traversées océaniques étaient loin d'être sans danger pendant ces temps difficiles, mais il lui avait promis de l'y emmener une fois que Napoléon ne serait plus un problème.

Les invités avaient tous l'air de bien profiter du somptueux buffet, mais la conversation était tendue et ni sa mère, ni son père, ni Charles et Jane n'étaient où que ce soit en vus. Il était évident que quelque chose c'était passé avant leurs arrivée, mais elle ne savait pas exactement quoi.

Elle attira enfin l'attention de sa tante, et s'excusa face aux félicitations et compliments effusifs de Mme Lucas, pour lui parler. Sa tante l'emmena vers un coin inoccupé de la salle et lui raconta doucement ce qui s'était passé. Il était évident vu sa voix qu'elle était loin d'être heureuse que Mme Bennet ait choisi de faire un spectacle public au repas de noces de sa fille.

«De toute évidence, ta mère a enfin été informée que Charles a l'intention de fermer Netherfield pour partir à la recherche d'un petit domaine près de Somerset ou Dorset et qu'il ne sera de retour qu'une semaine ou deux avant son mariage avec Jane» sa tante parlait doucement mais rapidement.

«Ta mère avait compté déménager à Netherfield après la mort de M. Bennet, et comme tu le sais elle est convaincue que ça pourrait arriver tous les jours maintenant, et son cri quand elle a découvert que non seulement Jane et Charles déménageraient si loin, mais aussi qu'ils ne verraient pas le marié pendant plus de quatre mois, à surpris tous les invités. Je soupçonne aussi qu'elle soit contrariée parce qu'elle avait probablement l'intention d'utiliser l'argent de M. Bingley pour payer le mariage de Jane comme elle l'a fait avec M. Darcy. »

Sa tante continua son histoire après s'être assuré qu'elles ne soient pas entendues, elle remarqua que la tante de William lui chuchotait aussi quelque chose, leurs yeux se rencontrèrent et ils se lancèrent un regard complice.

« Charles a tenté d'apaiser Mme Bennet, mais Jane l'a chassée en lui disant qu'il« avait déjà fait assez de dégâts » et elle est rapidement sortie de la pièce avec ta mère. M. Bennet est partis aussi, même si nous savons toutes les deux qu'il est probablement enfermé dans sa bibliothèque maintenant, donc je pense qu'il est sûr de dire que toi et M. Darcy êtes libres de partir dès que vous le désirez car je doute que beaucoup de gens vont rester plus longtemps maintenant que le spectacle est terminé. »

Sa tante lui donna une autre forte étreinte et lui demanda de lui écrire souvent avant de partir à la recherche de son mari, seulement quelques minutes après que sa tante l'ai laissé William l'a rejointe. Il avait l'air aussi prêt à partir qu'elle, elle décida qu'ils pourraient alors passer à autre chose.

« Que penses-tu de manger quelque choses et nous pourrons alors prendre la route, je n'ai pas bien dormie la nuit dernière et une sieste dans la voiture serait comme le paradis» elle sourit à son mari ... son mari ... pour voir s'il était d'accord et elle le vit la dévisager intensément.

« Oui, une sieste serait bien» murmura-t-il près de son oreille pour empêcher quiconque de l'entendre

«Je veux que tu sois bien reposée pour ce soir mon amour. »

Elle était sûre que sa rougeur pourrait informer chaque personne qui regarderait vers eux du sujet de leur conversation, elle prit quelques profondes inspirations pour ralentir sa respiration soudainement rapide. Alors qu'elle était très excitée à propos de ce soir, elle admettait être aussi un peu effrayée. Elle savait que les paroles de sa mère de la veille pouvait être écartée, en raison de la propension à l'exagération de sa mère, mais il devait y avoir une part de vérité ... et c'est ce qu'elle trouvait un peu énervant.

Elle décida de mettre la question de côté pour le moment, il y aurait suffisamment de temps pour être nerveuse plus tard. Pour l'instant, elle voulait manger au moins quelque chose de la fête que William avait payé, puis dire au revoir à ses voisins et amis afin qu'ils puissent partir.

Il leurs fallut près d'une heure entière pour manger, bien que très peu, et faire le tour des sympathisants. Sa mère, son père, Jane et Charles n'était toujours pas revenus à ce moment, alors sa tante Gardiner avait dû prendre en charge les fonctions de maîtresse de maison en s'assurant que chaque personnes soient bien nourris avant de subtilement et gracieusement encourager les invités à partir.

William fit ses adieux à sa tante, son oncle, son cousin et sa sœur, qui allait rester avec les Fitzwilliams jusqu'en Août, puis rejoignit Lizzy pour trouver ses parents disparus.

Mary et Kitty pleuraient quand elle les serra dans ses bras, mais elles se sentaient mieux de savoir qu'elles se reverraient dans moins de deux mois. Lydia était nulle part en vue, non pas qu'elle et William cherchaient à la retrouver, et ils firent enfin leurs chemin vers la bibliothèque.

Ils pouvaient entendre des voix s'élever de l'intérieur et elle aurait bien tentée de simplement renoncer à dire adieux aux membres de sa famille qui restaient et partir tout de suite, mais elle savait qu'elle n'entendrait jamais la fin de ça ... et elle voulait vraiment leurs donner au moins la chance d'être civile, une dernière fois ... mais ce serait son dernier effort. Toutes autres ouvertures faites à partir de maintenant devraient être faite par eux.

Elle leva les yeux vers William, reconnaissante pour son soutien et frappa à la porte fermée. Il n'y eut pas de réponse mais elle doutait qu'un coup puisse couvrir les cris, alors elle prit une profonde inspiration et ouvrit la porte.

La scène à l'intérieur de la bibliothèque aurait été comique si ce n'était pas si inquiétant. Son père, le visage rouge et les cheveux ébouriffés tentait de retenir physiquement sa mère qui criait sur Charles qui avait le visage rouge et les poings serrés fermement à ses côtés comme s'il essayait très difficilement de se retenir de frapper une femme ... elle pouvait complètement compatir avec lui ... elle s'était sentie de cette façon plusieurs fois avec sa mère.

Jane était assise dans un coin, pâle et tremblante, les mains couvrant sa bouche comme pour retenir un cri, et ses yeux étaient grands ouverts et pleins de larmes.

« ... NE ME DITES PAS CALMEZ VOUS MME BENNET ... VOUS ... VOUS AVEZ MENTIS ... SOURNOIS ... UUMMPPHH! »

La tirade en colère de Mme Bennet fut brusquement coupée quand M. Bennet posa sa main sur sa bouche pour empêcher toute la tirade qu'elle était en train de cracher ... et la salle fut heureusement calme. Sa mère cependant continuait à lutter et lutter contre son père jusqu'à ce qu'il en ait assez et perdit son sang-froid.

« MME BENNET ... FANNY ... FEMME ... ARRETEZ VOS INEPTIES MAINTENANT! » son cri de colère choqua Mme Bennet en soumission temporaire, «Soit vous vous calmez et vous vous comportez comme devrait le faire une dame» il la regarda sévèrement tout en la secouant pour faire bonne mesure, «ou je vous mettrez sur mon genou immédiatement et vous punirez comme un enfant vu la façon dont vous vous comportez ... puis vous serez enfermée dans votre chambre pendant la prochaine quinzaine ... Suis-je assez clair? »

Mme Bennet était complètement surmontée d'effroi devant l'homme sauvage et en colère devant elle qui avait en quelque sorte remplacé son mari doux et facilement contrôlé, elle acquiesça docilement.

Lizzy se trouva tout aussi étonnée de la transformation, elle se demanda brièvement si leurs vies aurait été différente si son père avait montré ce côté de sa personnalité plus souvent ... surtout avec Lydia.

Charles sembla légèrement se détendre maintenant que les cris stridents de Mme Bennet ne résonnaient plus dans la pièce, il passa ses mains distraitement dans ses cheveux. Jane avait l'air d'avoir trop peur de parler ou même de se déplacer, elle continuait à regarder fixement l'homme qu'elle avait toujours pensé être son père, mais maintenant elle n'avait plus l'air d'en être sûre.

Apparemment, vu ce qu'il s'avérait, tout cet épisode chaotique était la suite de l'annonce de Charles, ainsi que la réaction dramatique et émotionnelle de sa mère, elle décida que ce n'était plus son problème, elle n'avait aucun désir d'avoir sa journée spéciale ruinée par des querelles familiales qui n'avait pas une incidence immédiate sur William ou elle.

D'ailleurs, c'était son jour de mariage bon sang ... et ils étaient en train de le gâcher!

Elle s'éclaircit la gorge et regarda la surprise traverser les visages dans la pièce quand ils remarquèrent William et elle pour la première fois.

« Désolée de vous interrompre » dit-elle sarcastiquement, «j'ai juste pensée que vous devriez savoir ... Que tante Gardiner s'était assurée que tous les invités étaient pris en charge vu que vous étiez si occupée ...», elle lança un regard dur vers sa mère « et ils sont tous partis, complètement inconscients ... heureusement ... de la tempête qui se déroule ici, mais ils ont déjà eut un aperçu ce matin. »

Elle vit Charles regarder William d'un air coupable, mais William se retourna vers elle et posa sa main sur le bas de son dos. Il savait qu'elle avait besoin de le dire ... Elle en avait besoin depuis longtemps.

« Je voudrais vous remercier pour le beau mariage, mais comme William a payé, planifié et organisé la plupart ... je ne le ferai pas. Je voudrais vous remercier pour tous vos souhaits et votre soutien affectueux durant les quatre dernières semaines, mais comme il n'y en a pas eut ... encore une fois, je ne le ferais pas », elle s'arrêta pour reprendre son souffle.

« Ce que je vais dire ... sans équivoque et sans regret est ... au revoir! »

Elle saisit la main de William et ils laissèrent les occupants de la salle médusés et bouche bée derrière eux alors qu'ils sortaient de la maison, ils montèrent à bord de l'élégant chariot et partir pour Londres.

Aucun d'eux ne regarda en arrière.

Elle poussa enfin un soupir de soulagement quand ils traversèrent Meryton sans incident, elle sentit son William la tirer plus proche de lui pour qu'elle puisse reposer sa tête contre sa poitrine seulement pour se rendre compte qu'il tremblait trop pour qu'elle puisse se détendre, elle le regarda pour en déterminer la cause.

William riait. Pas un petit rire ou un rire bref, mais un gros qui vous coupez le souffle.

« As ... as-tu v ... vu ... vu leurs v ... v ... visages? » dit-il entres ses halètements.

« Ils ... ils ressemblaient à ... à ... des s ... s ... saumons. »

Son rire s'avéra être contagieux et quand elle le rejoignit enfin, elle sentit les derniers vestiges de sa tension se libérer.

Il leurs fallut un certain temps avant d'être en mesure de reprendre leurs souffle, mais ils se sentaient tous deux beaucoup mieux et avec impatience ils regardèrent dans le panier qui avait été placé sur le siège opposé pour trouver quelque chose à boire. Un grand conteneur de limonade, toujours très frais, avec des raisins, du fromage et du pain frais, leurs feraient un repas satisfaisant vu qu'aucun d'eux n'avaient beaucoup mangés au déjeuner.

Confortablement nichée et de retour dans ses bras, elle posa la question qui était en suspens depuis qu'ils avaient quittés la maison.

« Penses-tu que j'ai été trop dure? » Si elle était honnête, ça faisait du bien de pouvoir dire ce qu'elle pensait et permettre à une partie de l'amertume et du ressentiment qu'elle ressentait de sortir, mais maintenant, même si elle ne regrettait pas ses paroles, elle avait peur que ce n'ait pas été le bon moment.

«Non ma chérie, tu l'as fait beaucoup mieux que je l'aurai fais » il l'embrassa doucement sur le nez pour la réconforter. « Mais rappelles-moi de ne jamais t'énerver publiquement, ma petite tigresse. »

Elle voulait l'embrasser pour lui montrer à quel point elle appréciait ses paroles, mais elle hésitait à commencer quoi que ce soit d'amoureux alors qu' ils avaient encore quelques heures de voyage et elle ne voulait pas que les choses ne dégénèrent ... car ils avaient tendance à le faire quand ils étaient ensemble ... surtout dans un chariot avec un valet et un chauffeur à portée de voix. Alors, elle opta pour un baiser sur sa joue.

« T'ai-je dit aujourd'hui à quel point je t'aime Fitzwilliam Darcy? » elle se blottit de nouveau contre sa poitrine et ferma les yeux, luttant pour retenir un bâillement. Elle le sentit poser un doux baiser sur ses cheveux.

« Oui Madame Darcy, mais je ne me lasse de l'entendre. Je t'aime aussi ... mon Elisabeth. »

Elle se sentait sombrer dans le sommeil pendant que le chariot se balançait d'avant en arrière. Elle était pleine, chaude, confortable ... et aimée. Que pourrait-elle demander de plus?


Coucou, commente allez-vous?

Vive les mariés. Alors ce chapitre, qu'avez-vous pensés du mariage? Vous vous attendiez à ça pour la famille Bennet? Heureusement pour l'heureux couple les Gardiners sont là.

J'attends vos coms avec impatience, on se retrouve samedi prochain pour la nuit de noce.