Breathe

Orgueil et Préjugés ainsi que ses personnages appartiennent à Jane Austen

Breathe est une création de knitchick

Merci à ma Bêta Lagasy pour sa correction

Gridaille: Merci je suis ravie que ça te plaise, Marie: Coucou merci pour ton com, je comprend que tu ai été un peu déçue par la nuit de noce assez formel, j'espère que la suite sera assez "croquante" pour toi lol, bonne lecture.


Lizzy était assise à son bureau pour examiner la correspondance qui s'était assemblée pendant que William et elle étaient absents et elle sourit quand les souvenirs des mois passés la remplirent de chaleur. La chaleur familière qui semblait s'enflammer quand elle était à côté ou même quand elle pensait à son cher mari.

William avait finalement admis où ils allaient, après avoir fait l'amour une seconde fois lors de leur nuit de noces. Elle avait été surprise et si elle était honnête, un peu nerveuse, quand après une courte sieste, elle s'était réveillée pour que William lui fasse l'amour une fois de plus ... Bien sûr, elle pouvait à peine marcher le lendemain, elle était si mal, mais il lui avait prouvé , encore une fois, quel homme doux il était, la nourrissant de son petit déjeuner pendant qu'elle trempait dans un bain apaisant à l'eau parfumée.

Après le mariage, ils avaient séjournés à Darcy House pendant trois jours ... quittant à peine la chambre des maîtres ... et étaient partis tôt le quatrième jour pour l'Irlande. William avait planifié un itinéraire y incluant tous les monuments qu'il pensait qu'elle pourrait être intéressée à voir, elle avait été plus qu'heureuse de le suivre. Ça n'avait pas vraiment d'importance pour elle l'endroit où ils allaient ou ce qu'ils faisaient du moment qu' ils étaient ensemble.

Et ensemble, ils l'avaient été. Beaucoup, beaucoup, beaucoup de fois.

Leurs journées étaient consacrées à explorer les vibrantes et luxuriantes collines et vallées ainsi que les plages côtières, et leurs nuits et tôt le matin, même certaines après-midi étaient consacrés à la découverte des paysages sensuels de leurs corps.

Elle avait découvert que William était assez sensible si elle l'embrassait ou le léchait derrière son genou, mais devenait très amoureux dès qu'elle s'approchait de ses oreilles ... quelque chose qu'elle utilisait à son avantage assez souvent.

Elle avait également rejeté le soucis qu'elle avait en pensant que William serait déçu d'elle ... William aimait son corps ... ses petits seins et le reste ... et il passait beaucoup de temps tous les jours à essayer d'en mémoriser chaque centimètres. Il pouvait faire bouillir son sang tout simplement en la touchant et la faire crier d' une octave différente quand il embrassait et léchait son petit nœud ... quelque chose dont elle jouissait beaucoup une fois qu'elle avait surmonté son embarras initial à un tel acte intime.

Il l'avait emmenée vers des sommets qu'elle n'avait jamais pensé pouvoir imaginer ... encore et encore.

Elle aimait être la femme de William.

Et malgré ce que tout le monde pouvait penser, ça n'avait absolument rien à voir avec son statut social, ses propriétés foncières ou son compte en banque ... et absolument tout à voir avec la façon dont il l'aimait.

Très soigneusement et très souvent.

Mais, ce qui était bon pour l'un, comme on dit, était bon pour l'autre, elle avait vite découvert que William devenait très vocal quand elle lui retournait la faveur et faisait plaisir à sa virilité. Heureusement, son doux mari se moquait du fait qu'elle n'avait aucune idée de ce qu'elle faisait et avait décidé de lui permettre de pratiquer dès que l'envie la prenait.

Il était très généreux pour ça.

Oui, le mariage était vraiment une expérience révélatrice, ils avaient fait l'amour dans de nombreuses positions et dans une multitude d'endroits durant les deux derniers mois et elle n'aurait pas pu être plus heureuse. Mais hélas, toutes les bonnes choses ont une fin et ils furent forcés de retourner à Londres où William avait des problèmes d'affaires qui requéraient son attention et ils voulaient avoir du temps seul à Pemberley avant que Georgiana ne rentre à la maison et que Mary et Kitty n'arrivent.

Maintenant, ils étaient de retour à Darcy House essayant de terminer ce qu'ils avaient à faire avant leur départ dans une semaine pour Pemberley. William était au-delà d'excité de l'installer en tant que la nouvelle maîtresse et parlait avec enthousiasme de tous les lieux qu'il avait l'intention de lui montrer une fois qu'ils arriveraient. Elle était tout aussi excitée que lui, car il était évident que sa maison ancestrale lui manquait, mais son enthousiasme était tempéré par la nervosité d'avoir la capacité de gérer un tel manoir somptueux.

William semblait convaincu qu'elle serait la «bouffée d'air frais» dont Pemberley avait besoin. Elle espérait juste qu'elle ne le décevrait pas.

Elle avait envoyé une note à Georgiana et Lady Fitzwilliam, les invitant toutes deux pour le thé le lendemain et avait décidée d'avoir une dernière journée en paix avant que Londres ne vienne en masse à Darcy House pour évaluer la «petite campagnarde » qui avait eu l'audace de s'emparer de l'éligible M. Darcy.

Elle aurait trouvé ça drôle si elle n'était pas absolument terrifiée.

Honnêtement elle ne se souciait pas de ce que la plupart de la société pensait d'elle, mais elle était déterminée à ne pas faire honte à William. Aux yeux de la société, il avait épousé « en-dessous de son poste» et elle refusait de permettre à un groupe de harpies de la faire se sentir inférieur, pas quand elle, Lizzie Bennet, née et grandie à la campagne, sans dot à proprement parlé, avait été la seule à gagner l'affection de l'insaisissable et très recherché M. Darcy.

Cette seule connaissance lui permettrait de garder la tête haute et de maintenir son équilibre indépendamment de ce qui serait dit dans les semaines à venir.

Elle était résolue et déterminée.

Elle le rendrait fier.

Du moins, c'est ce qu'elle se disait.

Inutile de dire, qu'elle s'était empressée de faire appel à quelques parents pour un soutien moral et elle était heureuse de lire la note confirmant qu'elle serait disponible pour le thé toute la semaine, ainsi que pour le dîner familiale demain soir chez sa tante Gardiner. Elle avait beaucoup manquée à sa tante et son oncle et avait beaucoup de choses à leurs raconter.

Elle explora le reste des lettres et remarqua celles de Jane, Mme Bennet, Mary et étonnamment, Lydia. Elle hésita avant d'ouvrir les lettres, pas sûre de vouloir savoir ce qu'elles contenaient. Les deux derniers mois sans querelles familiales et ni disputes avait été heureux, elle hésitait à briser la paix qu'elle et William avaient trouvés ensembles.

Elle connaissait trop bien sa famille.

Non pas que tout entre William et elle avait été parfait, ils étaient tous deux trop ancrés dans leurs habitudes pour que cela soit le cas. Il y avait eu quelques accrochages pendant leur temps loin. Vu qu' ils étaient tous les deux des gens extrêmement passionnés, c'était presque évident. Avec le recul, les conflits lui semblèrent sans importance alors qu'à l'époque ils lui semblaient beaucoup plus pertinent. Heureusement, ils avaient tenu compte des conseils de sa tante et s'étaient efforcés de se calmer suffisamment pour parler de ce qui se passait avant d'aller au lit en colère et bouleversés.

Et les réconciliations étaient phénoménales.

Elle soupçonnait que William avait engagé leur dernier argument tout simplement parce qu'il voulait le faire à nouveau.

Doux, doux William.

Elle fut sortie de ses rêveries par une paire de lèvres chaudes sur le dos de son cou et un frisson familier se glissa le long de sa colonne vertébrale, « Oh mon colonel, vous m'avez tant manqué» dit-elle en minaudant avant de se retourner et de sourire malicieusement vers son mari surpris.

« Oh ... William ... Je ne savais pas que tu serais si tôt à la maison ... Et bien je ...» elle essaya de paraître nerveuse et stressée mais laissa échapper un cri surpris quand il la leva de son siège, se dirigea sur le canapé et la déposa sur ses genoux comme une écolière récalcitrante.

Elle fut choquée quand elle sentit deux claques sur ses fesses avant qu'il ne frotte doucement l'endroit offensé. Avec tout le rembourrage de sa robe ça ne lui avait pas fait mal, mais elle était encore décidée à être en colère au sujet de son traitement barbare quand il prit la parole.

«Alors, ma chère, être mariée avec moi ne te satisfaits pas assez? A peine de retour en ville depuis une journée et tu planifies déjà des rendez-vous secrets ... avec mon cousin en plus ... ou y a-t-il un autre colonel que je devrais connaître? » lui demanda-t-il avec sa voix de « » dont elle ne cessait de le taquiner.

Il la tenait fermement, il souleva sa jupe pour révéler ses fesses, couvertes seulement par ses fins sous-vêtements. Sa main caressa amoureusement la chair dodue avant de lui administrer une nouvelle claque ludique.

« William Darcy » sa voix reflétait sa colère grandissante à la position très indigne dans laquelle elle était actuellement «lâche moi maintenant brute, ou je vais crier » elle lutta pour se libérer, sa colère passant finalement aux rires quand il passa de claques ludiques aux caresses de plus en plus sensuelles le long de sa peau sensible et très chatouilleuses de l'intérieur de ses cuisses. Elle savait qu'il ne lui ferait jamais vraiment de mal et elle était secrètement heureuse de voir à quel point il était détendu autour d'elle et était plus à l'aise avec les démonstrations d'affection en dehors de la chambre à coucher.

«Femme, calmes-toi » hurla-t-il dans une mauvaise imitation de son père «ou je vais t' enfermer dans ta chambre pour une quinzaine de jours » dit-il, elle réprima un rire alors que sa main continuait de caresser ses fesses. Ses attentions à son postérieur commencèrent à avoir l'effet désiré et elle perçu sa respiration s'alourdir quand elle sentit le renflement défini pousser contre sa hanche.

«Evidemment» murmura-t-il séduisant en embrassant la colonne sensible de son cou exposé: «Je vais devoir m'assurer que tu ne t'ennuies pas ou que tu ne te sentes pas seule en te tenant occupée et m'assurer que tu sois très satisfaite pour ne pas désirer la compagnie de quelqu'un d'autre. »

Sa voix devint rauque alors que ses doigts commencèrent leurs voyages vers son endroit maintenant humide. Avant qu'il ne puisse continuer, elle se força à bouger, bien qu'à contrecœur.

Avec beaucoup de réticence.

« Mon Dieu, M. Darcy, tu es insatiable » dit-elle, exaspérée en se redressant sur ses genoux avant d'embrasser ses lèvres boudeuses, « nous avons quitté la chambre il n'y a pas quatre heures. Que vont penser les domestiques? Et nous avons vraiment besoin de revoir tes compétences disciplinaires avant d'avoir des enfants, si cela est ton idée de la punition monsieur, » demanda-t-elle en plaisantant.

« Ils vont penser,» grogna-t-il en se blottissant de nouveau contre son cou tout en la tirant plus fermement sur ses genoux, « que je suis amoureux de ma belle et extrêmement séduisante femme ... et pour ce qu'il en ait de la discipline ... je peux toujours me cacher dans mon étude et laisser les enfants se débrouiller entre eux ... qu'en penses-tu? Ça a fait des merveilles sur toi! »

Il tenta de nouveau de l'embrasser, mais elle riait trop fort à ce moment alors il renonça de bonne humeur et attendit qu'elle finisse ... comme il le faisait d'habitude.

Elle reprit enfin le contrôle et se blottit contre son large torse. «Que me vaut le plaisir de ta compagnie mon cher? » demanda-t-elle «Je croyais que tu avais des affaires à régler qui ne pouvait pas attendre? »

« J'en ai » dit-il inquiet, toute humeur ludique temporairement oubliée, il laissa échapper un soupir frustré « Charles ».

« Je croyais qu'il était quelque part en mission pour «se trouver »? » demanda-t-elle confuse.

«Il l'était. Il est revenu cette nuit et il m'a envoyé une note ce matin demandant à me voir au club» il poussa un profond soupir et la serra plus proche de lui «Je ne sais pas quoi faire de lui ou de ses nouvelles » dit-il, elle reconnut la lueur espiègle dans ses yeux « mais il m'a fait part de quelques délicieux potins qui je pense peuvent t'intéresser. »

Elle leva un sourcil interrogateur quand elle vit le sourire sur son visage et elle se demanda ce qui l'animait autant, William n'avait pas l'habitude de se préoccuper de n'importe quels potins, à moins que ça ne touche en quelque sorte à sa famille.

« Eh bien? » demanda-t-elle avec impatience, «Tu n'as sûrement pas l'intention de me torturer à l'aide de suspense pas vrai? » elle le frappa joyeusement sur la poitrine, puis suivit avec une caresse. Elle aimait la sensation de son torse ferme, elle dut réorganiser ses pensées tout à coup capricieuses avant d'être distraite.

William était très, très bon pour la distraire.

Vu qu'il sentait où ses pensées se dirigeaient, il la tira pour un baiser passionnée et toutes pensées de Charles s'enfuir quand la langue de William quémanda la sienne et elle se livra à la joie pure de l'embrasser alors que la chaleur familière commençait à se construire entre eux.

Embrasser William était un plaisir sublime qu'elle voulait aussi souvent que possible et maintenant ne faisait pas exception.

Elle gémit quand ses doigts commencèrent à tirer doucement sur le maintien de ses cheveux et frissonna quand il fit sensuellement courir ses mains le long de son cuir chevelu. Ses puissantes mains poursuivirent leur lent voyage le long de son dos avant de s'installer sur ses fesses et de la tirer plus fermement contre son érection qui durcissait. Elle pouvait sentir la tension monter dans son ventre et la douleur dans son centre que lui seul pouvait satisfaire.

Elle rassembla ses jupes et se tourna juste assez pour qu'elle puisse chevaucher ses hanches à la recherche d'une certaine friction dont elle avait tant besoin.

Ils gémirent tous deux de plaisir quand sa chaleur se posa sur la dureté de William et que les mains de celui-ci ne perdirent pas de temps pour saisir ses fesses fermement pour les rapprocher plus encore. Leurs baisers devinrent rapidement plus passionnés quand ils commencèrent à se déplacer ensemble, aucun d'eux ne voulaient arrêter le frottement délicieux assez longtemps pour délocaliser leurs activités vers la chambre à coucher.

Elisabeth se sentit soudain être levée et plaçait brusquement sur ses pieds. Elle ouvrit la bouche pour protester, mais avant qu'elle puisse reprendre son esprit embrouillé pour former des mots pour se plaindre, elle sentit les mains chaudes de William enlever habillement son sous-vêtements et rapidement la soulever de nouveau pour installer sa chaleur sur sa virilité engorgée.

Elle était sûre que leurs gémissements combinés pouvaient être entendus de la porte, mais quand William commença à se déplacer à l'intérieur d'elle, elle se rendit compte qu'elle ne s'en souciait pas. Le sentiment délicieux de sa dureté caressant ses parois intérieures l'emportait sur tout le sens des convenances qu'elle possédait pour le moment. Elle serra ses muscles autour de lui et saisit ses épaules en suivant ses mouvements.

« Douce, douce Elisabeth» gémit-il quand elle secoua plus vite ses hanches, cherchant le soulagement de la tension qui montait en spirale en elle.

« Je te sens si bien ... si bon ... alors ... uuuggnn ...» ses paroles étaient inintelligibles et ses yeux étaient fermés, mais ses lèvres continuaient a taquiner son lobe sensible, son souffle chaud envoyait des frissons supplémentaires le long de sa colonne vertébrale.

Il la bougea légèrement pour qu'il puisse pousser plus profondément, frappant cet endroit qui la faisait toujours se perdre rapidement.

« William ... oh ... oui ... uuhh ... juste là ... oh ... uuggnn ooohhhhhhhhh! » cria-t-elle incohérente, son esprit était brouillé avec sa libération imminente.

William enfouit son visage dans son cou et grogna bruyamment quand elle atteignit son apogée, ses parois intérieures convulsaient contre sa virilité.

Le souffle de Lizzy s'arrêta quand un éclat intense de plaisir la traversa et que des couleurs explosèrent derrière ses yeux hermétiquement fermés. Elle pouvait sentir l'impulsion à plusieurs reprises dans son ventre, signalant sa libération. Elle luttait pour retrouver son souffle en descendant de son apogée.

« UUUUHHHHHHHHH! » réussit-il à gémir quand son corps frissonna sous elle ... aucun d'entre eux n'étaient particulièrement cohérent à ce moment de l'intimité ... non pas qu'ils s'en souciaient.

Il posa son dos contre le dossier du canapé et l'attira plus près contre son torse, alors qu'ils tentaient tous deux de réguler leurs respirations. Elle permit à la léthargie de l'envelopper et elle se blottit encore plus dans les bras de William, savourant le contentement et la proximité qu'elle ressentait toujours après leurs ébats amoureux. Son tendre baiser signifiait qu'il ressentait la même chose.

«Je t'aime, mon Elisabeth» murmura-t-il en la serrant contre lui. «Tu as fais de moi l'homme le plus heureux d'Angleterre lorsque tu es devenue ma femme, et chaque jours depuis est encore mieux. »

Elle sentit le picotement de ses larmes à ses douces paroles et elle tourna son visage pour croiser son regard. « Je suis celle qui est chanceuse William » dit-elle tranquillement, son cœur éclatant presque d'amour pour cet homme qu'elle appelait mari «Je suis tellement reconnaissante que tu m'ais embrassé ce jour-là à Rosings Park, je ne peux pas imaginer à quel point ma vie serait vide sans toi. Je t'aime plus que je ne l'aurai jamais cru possible et je suis tellement heureuse d'être ta femme. »

Ses mots déclenchèrent un autre tendre baiser, plus passionné que le dernier mais pas moins sensuel. Quand le baiser commença à s'approfondir ils furent surpris dans leur bulle sensuelle par un coup sec sur la porte. Elisabeth lutta pour essayer de remettre ses vêtements avant de s'approcher de la porte. Elle lança un regard noir à William quand elle l'entendit rire à sa soudaine nervosité.

« Oui? » cria-t-elle en espérant que le tremblement de sa voix ne soit pas évident à travers la porte fermée.

«Madame, M. Darcy a un visiteur dans le salon avant. L'avez-vous vu? » demanda timidement la domestique, criant plus fort que nécessaire pour être entendue vu que la porte n'avait pas été ouverte comme prévu.

Elizabeth ouvrit la porte, surprise par la nouvelle, ni Darcy ni elle ne s'attendaient à un visiteur aujourd'hui. Ce ne fut que quand la domestique la regarda nerveusement de haut en bas, qu'elle se rappela de son apparence échevelée. Ses cheveux étaient ébouriffés à cause des mains de William, sa robe était plissée, ses lèvres étaient enflées et ses joues rouge vif. Elle se redressa et dans son état embarrassée parla plus fortement qu'elle ne l'aurait fait normalement, faisant sursauter la jeune fille.

«Est-ce que le visiteur vous a donné sa carte? » Elle vit les yeux de la jeune fille s'agrandir et sentit la présence de William derrière elle qui posa une main réconfortante sur son épaule, elle se calma assez pour offrir un petit sourire d'excuse à la domestique troublée.

« O ... oui madame» répondit-elle tremblante, elle lui remit une carte de couleur crème.

Elisabeth remercia la jeune fille plus chaleureusement que c'était probablement nécessaire dans ces circonstances, mais elle était gênée par sa dureté plus tôt et elle essayait de se rattraper. Elle avait toujours pensée que les domestiques méritaient d'être traités équitablement et fermement, mais avec gentillesse et elle était en colère contre elle-même pour son comportement brutal.

La jeune fille rougit et fit une révérence avant de rapidement partir, soucieuse sans doute de partager son histoire avec le personnel de cuisine.

Le personnel de maison de William était bien payé et traité mieux qu'ailleurs, mais sa règle d'or était qu'il ne pouvait parler de ce qu'il se passer dans la maison avec quiconque à l'extérieur sous motif de licenciement sans référence. Une règle qui avait été testé quand il avait découvert que l'une des domestiques avaient été payée par Caroline Bingley pour la tenir informée de ses préférences personnelles en nourritures et boissons et de ses habitudes nocturnes.

Aucune quantité de larmes n'avaient influencé sa colère quand il avait rassemblé l'ensemble du personnel pour assister à son licenciement, et heureusement, rien de tout cela n'était de nouveau arrivé. Certaines leçons avaient seulement besoin d'être enseignées une seule fois pour faire une bonne impression.

Bien sûr, Caroline avait tout niée, mais son cognac et son scotch préféré étaient toujours mystérieusement disponibles quand il rendait visite à Charles.

William, étant un gentleman, s'était abstenu de souligner l'évidence ... il avait juste fait un point d'honneur à rencontrer Charles au club au lieu de sa résidence ... Ce qui avait énormément irrité Caroline.

Il faisait confiance à sa gouvernante pour restreindre un minimum le bavardage, mais même lui savait que c'était presque impossible. Lizzy se rappela de parler à Mme Hamstead plus tard, à propos de l'incident pour s'assurer que les choses n'aillent pas trop loin.

Elle se retourna pour se retrouver engloutie dans l'étreinte forte de William qui la serra contre lui et lui murmura à l'oreille. « Tu as l'air délicieuse quand tu es énervée et fraîchement satisfaite ma chère, je pense que nous devrions avoir un dîner très tôt dans nos chambres » il passa sa langue lentement le long de la colonne élancée de son cou et elle frissonna en réaction. « ... Et peut-être prendre une retraite anticipée? »

Sa requête pleine d'espoir, ainsi que les sensations que sa bouche talentueuse suscitait sur ses terminaisons nerveuses, firent des ravages sur son meilleur jugement et elle se sentit une fois de plus succomber à ses désirs vils.

Désir.

Quelque chose qu'elle ne savait même pas posséder jusqu'à ce qu'elle rencontre William.

Elle n'aurait pas pu être plus heureuse à ce sujet, et ce qu'elle préférait ... Ce qu'elle préférait en particulier ... C'est que William ressentait la même chose.

Elle se perdit dans un autre de ses baisers passionnés, savourant la chaleur entre eux quand elle se serra davantage contre son corps. Ce ne fut que quand elle enroula ses bras autour du cou de son mari, désireuse de passer ses mains dans ses cheveux épais, qu'elle se souvint de la carte de leur visiteur inattendu qu'elle tenait encore dans sa main. À contrecœur, elle rompit leur baiser, au grand dam de William et regarda le nom inscrit sur la carte.

Lizzy regarda William confuse. «Je croyais que tu avais rencontré Charles au club? »

« Je l'ai fait » il avait l'air frustré et elle se demandait ce qui s'était passé pour que son mari soit tellement irrité. « Il est tout à fait désemparé de la situation dans laquelle il se trouve maintenant et il avait besoin de conseils avant que les choses ne deviennent incontrôlables. »

« Est-ce pour ça qu'il est là si tôt après que vous vous soyez vus? » demanda-t-elle en levant la carte pour qu'il puisse voir clairement le nom en relief dessus. «Tu l'attendais? »

William fit courir ses mains le long de son dos et la ramena contre son torse pour se réconforter. «J'espérais avoir une chance de te parler et de tout t'expliquer avant de revoir Charles à nouveau, mais apparemment il est plus bouleversé et inquiet que je ne le pensai. »

Il se pencha et l'embrassa sur le front avant de la libérer à contrecoeur. «Je suppose que je dois y aller et essayer de le calmer. Je ne sais pas s'il est prêt à t'affronter tout de suite et je préfère te parler de la situation moi-même avant que tu ne le vois. Je pense qu'il a peur de ce que sera ta réaction. »

Il se pencha en avant et fit passer ses deux mains dans ses longs cheveux avant de lui donner un baiser plus chaste. «Je t'aurai tout expliqué plus tôt si tu ne m'avais pas autant distrait quand je suis rentré à la maison » ajouta-t-il avec un sourire espiègle.

La curiosité de Lizzy était au sommet à sa révélation, mais elle savait qu'elle devait attendre que Charles parte pour savoir ce qu'il se passait. Cependant elle était plus que prête à répondre à son accusation d'être une distraction. Elle se pencha en avant et pinça légèrement son lobe d'oreille avant de chuchoter à son oreille d'une voix rauque, en sachant très bien l'effet que cela aurait sur son mari.

« Si je me souviens mon cher» dit-elle en souriant toute seule quand elle sentit la respiration de celui-ci s'accélérer, «c'est toi qui m'as distraite de ma correspondance ... », elle suça sa chair tendre et son gémissement à son action la rendit encore plus avide de toute son attention ... préférablement seuls et dans son lit.

« ... Mais dès que tu as terminé avec Charles, je vais t'attendre dans notre chambre pour continuer ce que nous avons commencé» elle donna à son oreille une dernière chiquenaude avec sa langue et s'éloigna de lui avant qu'il ne puisse l'attraper et continuer ce qu'elle avait commencé.

«Pas maintenant mon cher » dit-elle en souriant malicieusement, elle s'approcha de la porte et l'ouvrit rapidement avant qu'il ne puisse réagir, « tu as quelqu'un qui t'attend. » Elle sortit par la porte, mais se retourna avant d'être allée très loin, son expression était soudainement plus sérieuse.

« Je t'aime mon mari» elle s'avança et lui donna un baiser « S'il te plaît ne l'oublie jamais. Maintenant, vas être un bon ami. » Elle se retourna et se dirigea vers la cuisine pour ordonner des rafraîchissements pour Charles et William ... et du cognac ... de ce qu'elle avait compris, ils auraient besoin de scotch à la place du thé.

Quand elle approcha de la porte de la cuisine, elle entendit son mari lui répondre calmement « Je t'aime aussi ... mon Elisabeth... ma femme. »

Elle sourit quand la chaleur de ses mots imprégnèrent tout son être.

Oui, la vie comme Mme Darcy était vraiment bonne.


Coucou, j'espère que ce chapitre vous a plu? Que pensez-vous de la vie maritale de nos chouchous? A votre avis quel est le problème de Charles?

Je voudrais vraiment avoir vos avis sur cette fic les coms du précédent chapitre étaient vraiment en baisse, alors j'attend ceux de celui-ci avec impatience

A samedi prochain pour la suite