Breathe

Orgueil et Préjugés ainsi que ses personnages appartiennent à Jane Austen

Breathe est une création de knitchick

Merci à ma Bêta Lagasy pour sa correction

Guest: Merci pour ton com, je suis ravie que cette fic te plaise, j'espère que la suite te plaira tout autant, mimija: Merci pour ton com, je comprend au début cette histoire peut etre un peu surprenante je te laisse découvrir la suite, Marie: Coucou merci pour ton com, c'est vrai que Charles pour le coup dans cette fic passe vraiment pour un nigaud, il va très vite devoir faire face à ces actes, coco3153: Merci je suis contente que ça te plaise, Gridaille: Merci pour ton com, non non tu verras ils ne feront pas que parler, bonne lecture.


Lizzy tendit doucement ses bras au-dessus de sa tête, dans l'espoir de réduire une partie de la rigidité provoquée par le fait de dormir dans la même position pendant si longtemps, sans réveiller par inadvertance son mari endormi. Le soleil venait juste de faire son apparition sur l'horizon, la faible lumière chassant les ombres qu'elle avait regardées durant la dernière heure.

Elle se retourna soigneusement et sourit inconsciemment en voyant la posture détendue de son bien-aimé William. Sa taille et sa largeur imposantes lui valaient le respect et l'attention partout où il allait, mais ses caractéristiques stoïques étaient ramollies pendant son sommeil, elle pouvait clairement voir l'homme ludique qu'elle avait épousé par amour; toutes les contraintes et les soucis étaient hors de ses larges épaules, tout du moins pour un court laps de temps, enlevant le lourd manteau de responsabilités qu'il portait comme une armure.

Son William était sans aucun doute un homme très très beau et elle serait éternellement reconnaissante qu'il ait passé outre son refus et son comportement têtu et rancunier ce jour-là à Rosings Park et de s'être dévoilé pour lui permettre de voir l'homme réel sous son extérieur fier et autoritaire qu'elle avait eu l'habitude de voir.

Sa vie en tant que sa femme avait été au-delà de toutes ses imaginations.

Car qui pourrait imaginer un tel amour comme le leur sauf si il le connaissait?

Même ses précieux livres, qui avaient fait allusion à la profondeur et à la sincérité de l'amour sous toutes ses formes, avaient à peine effleuré la surface de l'intensité avec laquelle son cœur battait pour cet homme à côté d'elle. Et même dans ses rêves les plus fous, elle avait certes une imagination très active, elle n'aurait jamais pu même commencer à deviner que ces sentiments existaient ... ou qu'elle vivrait cette immense joie.

Elle avait envie de faire courir ses doigts le long de son visage, mais s'abstint de peur de le réveiller, la fine couche de poils courts qui recouvrait son visage lisse ne faisait qu'ajouter à son attrait. C'était une partie secrète de lui que seul elle et son valet de chambre pouvaient voir. Alors que le reste du monde voyait un de ses nombreux masque qu' il revêtait en public; seulement elle avait le droit de voir les parties réelles de lui.

Et elle adorait ses parties réelles.

Elle rougit quand elle sentit une de ses réelles parties préférées pressées contre sa hanche.

Elle se rappelait encore avec une grande clarté la première fois qu'elle s'était réveillée à la sensation de son membre dur pressé avec insistance contre son dos. Ça l'avait beaucoup surprise, encore peu habituée de se réveiller dans les bras de quelqu'un, et encore moins avec une chose la piquant dans des endroits qu'on ne lui avait jamais touchés et encore groggy d'avoir trop peu dormie, elle était tombée de son lit dans sa hâte de s'échapper et par conséquent avait réveillé le propriétaire de la chose intrusive qui la piquait.

Inutile de dire qu'une fois que William s'était assuré qu'elle allait bien ... et qu'il avait cessé de rire ... il avait expliqué en rougissant un des effets secondaires incontrôlables d'être un homme.

Il aimait toujours la taquiner à propos de cet incident ... sauf que maintenant elle savait quoi faire quand ça arrivait ... et il avait pris l'habitude de ne plus rire très longtemps.

Lizzy soupira involontairement quand son esprit retourna à la conversation qu'elle avait eut avec William la nuit précédente. Elle était encore bouleversée par le fait que cet homme ait pu penser qu'il serait bien de se présenter ici après les choses qu'il avait faites.

Elle avait été choquée par ce que Charles avait révélé, et franchement, très en colère. Lui permettre de rester avec eux, dans son esprit, était la même chose que celui d'endosser publiquement ses choix, ce que ni elle ni William n'avaient l'intention de faire.

Pas. Du. Tout.

En ce qui la concerne, Charles avait fait ce gâchis tout seul et il devait prendre la responsabilité et arrêter de courir vers William chaque fois qu'il se sentait dépassé. S'il était assez homme pour se fiancer, avoir sa propre terre et être responsable de ses locataires, alors il était assez homme pour prendre ses propres décisions et par assumer ses propres erreurs.

Et pour nettoyer ses propres dégâts.

Elle avait été pour renvoyer Charles chez lui indépendamment de son état d'ivresse, mais elle n'avait pas la tête froide et William avait pu finalement lui faire entendre raison. Il pouvait rester …une nuit seulement ... mais le matin, il devrait partir.

Elle n'avait pas eu beaucoup de temps pour tout traiter la nuit dernière car William l'avait distraite avec d'autres activités beaucoup plus agréables et ils étaient tombés dans un sommeil épuisés dans les bras heureux l'un de l'autre avant de pouvoir réexaminer la question.

Or, dans la lumière du matin, elle était capable de penser plus clairement à ce qu'elle avait appris.

Même si elle était encore blessée par le comportement de sa sœur, et plus qu'un peu en colère contre elle, à vrai dire, elle ne cautionnerait pas ce que Charles avait fait ... faisait ... pour elle. Maintenant, non seulement il était fiancé à une femme, mais il avait pris un engagement implicite avec une autre. Elle n'était pas sûre quelle situation la mettait la plus en colère.

Jane serait dévastée.

Sa mère ... oh mon Dieu, sa mère ferait probablement une crise d'apoplexie une fois que les nouvelles lui parviendraient.

Il n'y aurait pas de paix pour Jane après ça.

Lizzy avait tenté au cours des deux derniers mois de se réconcilier avec ses sentiments à l'égard de Jane, mais ils étaient encore si contradictoires. Il n'y avait aucun doute dans son esprit qu'elle aimait tendrement sa sœur, mais pour la première fois dans sa vie, elle avait l'impression de l'avoir enfin vraiment vue. La Jane qu'elle avait toujours idéalisée, et franchement placée sur un piédestal, n'existait plus.

C'était probablement une bonne chose, car personne ne pouvait vivre à ce niveau de perfection. Et Jane était tombée de ce piédestal ... et tombée durement.

Les mots de Jane la nuit avant le mariage étaient toujours dans son esprit durant ces derniers mois, et alors qu'une partie d'elle sympathisait avec sa sœur ... Vraiment, après tout, sa mère avait des attentes élevées pour elle ... la plus grande partie en elle se sentait toujours trahie par le fait que Jane l'avait sciemment jetée en pâture aux loups, pour ainsi dire, juste pour se sentir plus importante et voulut.

Lizzy n'aurait jamais fait ça à Jane.

La question qui restait était ... et maintenant?

Elle avait volontairement retardé la lecture des nouvelles de chez elle parce qu'elle n'était pas sûr de ce que ses lettres contenaient. Jane avait-elle finie par comprendre combien elle avait fait mal à Lizzy et la priait pour son pardon ou la lettre était-elle remplie de faibles justifications pour ses actions?

Pouvait-elle être blâmée pour vouloir retarder ces nouvelles?

En ce qui concerne les lettres de sa mère et de Lydia ... eh bien, elle les lirait ... plus tard.

Maintenant, cependant à la lumière de la situation actuelle avec Charles, elle savait qu'elle aurait au moins à lire celle de Jane. Elle avait besoin de savoir où la tête de sa sœur était avant de pouvoir discuter davantage de la situation avec William.

Elle savait qu'il était soulagé que son ami ait finalement présenté ses excuses pour son rôle pour l'ensemble de la débâcle du mariage. Mais il avait été lui-même très en colère hier soir après avoir enfin entendu les nouvelles de ce que Charles avait fait, et elle se demandait dans quel état serait leur amitié après que la situation soit résolue.

Jusqu'à présent, elle avait toujours apprécié Charles. En tant que personne, il était sociable et amusant d'être autour. Son sourire était contagieux et facile tout en n'étant pas le plus intelligent homme qu'elle n'ait jamais rencontré, il pouvait parler intelligemment sur des sujets d'intérêt pour lui ... aussi longtemps que Jane n'était pas là. Dès que Jane entrait dans la pièce, cependant, les compétences de Charles pour la conversation étaient rapidement réduites à des réponses et des sourires énigmatiques par monosyllabe; apparemment trop occupé à regarder sans vergogne sa «beauté», et trop en admiration devant sa «magnificence générale » pour faire toutes nouvelles tentatives de conversations polies.

C'était touchant ... D'une sorte de manière complètement superficielle et écœurante.

En tant que prétendant et mari, cependant, elle avait beaucoup de réserves au sujet de sa compatibilité avec sa sœur. En toute honnêteté, Jane avait besoin d'un homme fort pour garder sa terre et sur qui elle pouvait compter et Charles avait besoin d'une femme forte pour exactement les mêmes raisons. Ensemble, Jane et Charles s'épanouiraient probablement, tous deux fascinés par toute la gloire de leur nouvel amour ... jusqu'à ce qu'ils ne le soient plus.

Que se passera-t-il quand l'éclat de leur nouvel amour fanera?

Que se passera-t-il lorsque surgira des problèmes sur leur succession ou au sein de leur ménage?

Jane était la première à se tordre les mains vainement dès qu'un problème se posait à la maison, laissant sa mère et ses plus jeunes sœurs excitables s'en occuper au lieu de traiter la question. Elle savait, en fonction de ce que William avait partagé avec elle, que Charles faisait la même chose, se tournant toujours vers ses sœurs plus âgés ou vers son ami pour l'aider.

Qui donc, s'occuperait des questions qui seraient soulevées dans le ménage Bingley? Les serviteurs? L'intendant?

De ce qu'elle avait entendu parler de Emily, Lizzy pensait qu'elle serait le meilleur choix pour Charles dans des circonstances différentes. Ce n'était pas qu'elle ne voulait pas que sa sœur soit heureuse ... parce qu'elle le faisait, beaucoup ... mais elle ne croyait pas vraiment que Jane serait heureuse dans le long terme avec Charles.

Bien sûr, Jane était bonne pour enterrer sa tête dans le sable et voir le meilleur dans n'importe quelle situation, alors peut-être qu'elle serait heureuse.

Malheureusement, ce qui était le mieux pour l'un d'eux individuellement n'était pas ce qui importait le plus. Charles avait pris un engagement envers Jane et il lui faudrait soit aller jusqu'au bout ou il devrait faire face aux conséquences. Elle doutait que son père le provoquerait en duel aux pistolets à l'aube, mais elle savait qu'il ne perdrait pas de temps pour déposer un grief auprès de son oncle Phillips et exigerait une sorte de récompense monétaire pour briser une entente verbale.

La question restante cependant était, Charles avait-il fait des promesses à Emily? Elle pourrait se sentir offensée, et il n'y avait aucun doute dans l'esprit de Lizzy que toute l'attention que Charles lui avait porté avait été inapproprié, indépendamment du fait qu'il était déjà fiancé, s'il n'avait pas d'intentions sérieuses à son égard. Même Charles, malgré son approche insouciante de la vie, avait dû se rendre compte qu'il n'était pas approprié pour les deux d'entre eux d'être à cheval en tête à tête, pour ne pas mentionner le message qu'il avait envoyé en dansant chaque première et dernière danses avec elle.

A la campagne, c'était pratiquement une annonce de fiançailles en soi.

Charles n'avait-il rien appris de William?

Malgré sa bonne nature William avait une attitude distante dans les cercles sociaux, William n'avait jamais conduit une femme ou fait des promesses implicites par ses actions.

Elle avait été en colère contre William quand il lui avait d'abord expliqué ce que Charles avait fait. Elle avait été complètement sidéré qu'il n'avait pas chassé Charles pour son comportement inapproprié et presque désinvolte. Il ne lui avait pas fallu longtemps pour réaliser, que toutefois, William était très en colère contre Charles, il l'exprimait juste différemment. Elle avait également découvert que, outre sa colère, il était déçu de lui-même, presque autant que de Charles et avait cet incroyable sentiment de culpabilité pour ne pas être un meilleur ami.

William, étant l'homme fort et responsable qu'il était, avait tendance à prendre trop sur lui-même. C'est pourquoi, même si cela la frustrait qu'il se sentait de cette façon, il serait toujours le meilleur des hommes. Elle n'avait pas été en mesure de maintenir sa colère après ça.

Pour le meilleur ou pour le pire, elle avait juré d'être de son côté.

Lizzy sentait sa tête commencer à battre sans relâche, alors qu'elle cherchait une solution viable au dilemme Charles / Jane / Emily qui causerait le moins de problème et de douleur, mais elle continuait juste à tourner en rond.

Peu importe ce qu'il voulait faire ... il n'avait vraiment pas le choix en la matière. Il avait fait une promesse, et devait donc l'honorer. Il faudrait qu'il trouve un moyen de résoudre la situation avec Emily de son propre chef.

Elle se frotta les tempes dans une tentative d'alléger son oppression. Elle avait trop de choses dont se soucier aujourd'hui et elle était déterminée à ne pas laisser sa colère l'emporter à nouveau. Elle décida d'éloigner complètement Charles de son esprit et de prendre une pause pour poursuivre une pensée plus volatile.

Elle sourit en souvenir de la friandise que William avait partagé avec elle la nuit dernière.

Caroline Bingley ... ou sous le nom dont elle était maintenant connue ... Caroline Martin.

Oh comme les puissants étaient tombés.

Charles avait reconstitué toute l'histoire en obtenant des morceaux de ses deux sœurs, de son avocat et après avoir rencontré son futur mari avant le mariage. Malheureusement, Charles n'avait pas été au courant de la véritable étendue du malheur de Caroline jusqu'à ce qu'il ne rencontre William au club et qu'il lui fournit la dernière pièce du puzzle.

Evidemment, après que Caroline ait été bannie en disgrâce à Londres puis libérée de sous la protection de Charles, elle avait été confrontée à la dure réalité que sa vie d'aisance et de sécurité était terminée. Pour ajouter à sa détresse, M. Hurst avait catégoriquement refusé de lui permettre de vivre sous son toit affirmant que Caroline avait une mauvaise influence sur sa femme.

En conséquence, elle avait été contrainte de louer des chambres jusqu'à ce qu'elle puisse trouver une propriété convenable à acheter ... Ce qu'elle ne pouvait pas faire jusqu'à ce qu'elle ait embauché une compagne convenable pour vivre avec elle ... quelque chose qu'elle avait hésité à faire car ça avait une odeur de «célibat ». Avec la prise de conscience que Darcy était à jamais hors de sa portée, elle avait fait un dernier effort pour trouver un mari riche.

Elle avait choyé, cajolé et manipulé toutes les connaissances et amies qu'elle avait pour obtenir des invitations à toutes les occasions sociales.

Pendant un mois entier, elle avait assisté à toutes les assemblées, opéra, bal et partie de cartes à la recherche d'un mari convenable qu'elle pourrait prendre au piège pour lui permettre de prendre sa place dans les hautes sphères de la société londonienne. Dans une tentative d'améliorer ses chances, elle s'était mordue la langue et souvent difficilement pour s'abstenir de faire des remarques cinglantes aux serviteurs quand ils étaient accidentellement tombés sur elle, ou avaient renversé des choses, et à la place avait offert de gracieux sourires et retraits doucereux. Elle avait minaudé sur tous les hommes éligibles qui s'approchaient et s'était mise à rire gaiement à chaque homme qui faisait un commentaire insipide et banal qui était admissible et âgé de plus de vingt ans.

Elle chuchotait aussi le mot «confidentiel» dans les oreilles sur son désir de se marier et de sa «dot substantielle. »

Son travail acharné avait fini par payer, elle avait attiré l'attention d'un homme plus âgé réputé pour avoir une valeur de 8000£ par an. Il était légèrement plus petit qu'elle et un peu corpulent, mais il semblait être un homme assez gentil et était toujours bien habillé, alors elle avait accepté sa cour quand il lui avait proposé. Il l'avait emmené sur des promenades en calèche, promenades dans le parc, et l'escorta même jusqu'à l'opéra, après quoi il lui avait fait sa demande qu'elle avait gracieusement acceptée.

Ils s'étaient mariés lors d'une cérémonie tranquille une semaine plus tard et après une lune de miel de trois jours à Brighton, avaient commencés leur voyage à la maison qu'ils partageaient maintenant avec son neveu Robert et la nouvelle épouse de son neveu, Lydia. Évidemment, la partie présumée des huit milles livres par an était erronée ... Ce que Caroline avait vite découvert.

Lizzy pouvait à peine contenir son rire en imaginant la réaction de Caroline quand elle avait découvert que sa nouvelle maison était une ferme de moutons en Ecosse et que sa nouvelle nièce était, la plus jeune fille Bennet. Elle imagina que le cri d'horreur de Caroline avait pu être entendu jusqu'à Londres, et franchement, elle ne savait pas pour qui elle se sentait la plus désolée ... Caroline, Lydia ou le mari de Caroline.

Si elle avait été méchante et vindicative, elle se serait délecté dans le fait que sa mère passerait probablement les mois avant et après la naissance de son premier petit-enfant chez les Martin.

Non, Caroline ne sera pas une personne heureuse.

Juste imaginer une maison remplie de ces trois femmes et d'un bébé hurlant, la fit éclater de rire avant qu'elle ne puisse le supprimer, et bientôt des larmes de joie coulèrent de ses yeux. Ce ne fut que quand elle entendit un raclement de gorge qu'elle retrouva ses sens, ce rendant tardivement compte qu'elle avait réveillé son mari endormi. Il était perché sur son coude avec un sourcil arqué, de cette façon adorable qu'elle aimait tant, en la regardant de travers avec un regard interrogateur.

« Y'a-t-il une raison pour laquelle tu caquettes comme une hyène si tôt dans la matinée mon amour ? » demanda-t-il d'une voix encore ensommeillée.

Lizzy essaya de s'arrêter, mais à la place ses paroles eurent l'effet inverse et elle se mit à rire encore plus fort alors qu'elle tentait d'articuler ce qu'elle trouvait si amusant.

« C ... Ca ... Car ... Caroline ...» réussit-elle enfin à sortir. Heureusement, William savait exactement ce qu'elle voulait dire et ses yeux se plissèrent amusés et il lui fit un de ses plus beaux sourires, les yeux brillants.

« Je voudrais vraiment me sentir désolé pour elle, mais je ne peux pas m'empêcher de penser qu'elle obtient exactement ce qu'elle mérite pour avoir été si horrible pendant si longtemps » dit-il puis il ajouta « Ça a honnêtement pris toute ma maîtrise hier pour ne pas rire quand Charles a partagé cette histoire avec moi. »

Il prit sa femme dans ses bras et la cala contre son torse dure, la proximité d'un tel glorieux spécimen mâle réussit enfin à réprimer son humour alors que son esprit changea rapidement et erra vers des occupations beaucoup plus agréables que de discuter de Caroline et Charles.

Son mari, cependant, n'avait pas tout à fait l'intention de changer pour le moment.

Elle aurait juste à essayer plus longtemps.

« Le plus triste, c'est que Charles se sent vraiment mal pour elle et se reproche la situation dont se trouve maintenant Caroline, surtout après que je lui ai expliqué comment je connaissais Robert Martin. Je n'ai pas eu le cœur de lui dire qu'elle avait fait tout ça par elle-même . En fait, il ... »

William s'arrêta brusquement et retint son souffle quand il sentit les mains douces de sa femme se déplacer le long de son corps vers sa virilité nouvellement éveillée.

D'autres discussions devront attendre.

Lizzy avait rapidement découvert qu'elle pouvait rendre William sans voix quand elle accordait une attention particulière à sa virilité, et étant une personne naturellement curieuse, elle avait passé de nombreuses heures au cours des deux derniers mois à explorer ces réactions ... en profondeur ... et à savourer chacune d'elles. Avec cela à l'esprit, et se sentant un peu coupable de l'avoir réveillé, elle ne voulait rien de plus que de lui faire du bien.

Il cessa de respirer quand il réalisa ce qu'elle allait faire et gémit quand ses mains chaudes le touchèrent. Elle était devenue beaucoup plus audacieuse quand il s'agissait de lancer leurs ébats amoureux, surtout une fois que sa timidité initiale s'était dissipée et qu'elle avait réalisée à quel point William adoré quand elle le faisait.

Entendre les gémissements de William alors qu'elle bougeait ses mains sur son pénis ne manquait jamais de l'exciter, ce qui à son tour la rendait plus désireuse de lui faire plaisir, par conséquent, elle resserra sa prise et le caressa plus fortement.

Elle aimait la sensation de lui ... De l' acier recouvert de soie.

« Elis ... Elisa ... Elisabeth ... uunngg ... c'est tellement bon ... » William se tordait sur le lit, soulevant ses hanches alors qu' elle le caressait plus fort et plus vite. Elle aimait pouvoir le faire se sentir si bien, et après les quelques premières fois elle avait enfin semblé obtenir le coup de main ... mais la pratique rendait l'acte encore plus parfait.

Et elle aimait tellement pratiquer.

Juste au moment où elle pensait qu'il était sur le point de sa libération, il saisit ses deux poignets fermement dans l'une de ses grandes mains et rapidement la renversa sur son dos, les bras levés au-dessus de sa tête et il plana juste au-dessus d'elle. Elle pouvait sentir son souffle chaud sur son visage et sa dureté appuyant avec insistance contre sa hanche alors que ses lèvres effleuraient légèrement les siennes.

Elle bougea pendant leur baiser passionné, mais il était d'une humeur enjouée et continua à se déplacer hors de sa portée, lui refusant le contact qu'elle désirait.

«Je pense, mon amour», ronronna-t-il en l'embrassant de son menton vers son oreille, « que si tu continues à faire cela, je ne vais pas faire l'amour à ma délicieuse femme. »

Il lécha son délicat lobe d'oreille provoquant des frissons le long de sa colonne vertébrale « et j'ai vraiment ...» il continua à poser de chauds baisers le long de son cou, son dos se voûta en réponse.

« ... Vraiment envie d'être à l'intérieur de toi. » elle sentit son chuchotement le long de sa peau.

Il suça doucement la peau sensible à la jonction entre le cou et l'épaule tandis que sa main libre la caressait de sa clavicule à la vallée entre ses seins, puis sur son ventre frémissant, et autour de ses hanches et de ses cuisses extérieur, jusqu'à ce qu'il atteignit enfin son genou. Il saisit sa jambe fermement et la tira vers le haut au-dessus de sa hanche et s'installa dans la fente entre ses cuisses, frottant habilement son érection le long de ses plis humides.

Elle savait qu'il y avait des avantages à dormir nu.

Elle gémit en luttant contre son emprise, ses hanches se levèrent à la recherche de plus de friction, soucieuse de le sentir la remplir complètement.

«William» gémit-elle presque, « s'il te plaît ...» le supplia-t-elle quand le bout de sa virilité frotta un endroit particulièrement sensible. Elle le voulait ... non, elle avait besoin de lui, tellement ... mais il aimait la taquiner, surtout quand elle l'avait touché en premier.

Elle écarta les jambes encore plus largement et leva ses hanches quand il descendit les siennes ... ils gémirent tous deux bruyamment quand il glissa dans sa chaleur. Elle aimait la sensation de satiété quand il était à l'intérieur d'elle, elle se sentait en relation avec lui d'une manière viscérale, liés par leur corps, mais en quelque sorte liés à travers leurs âmes.

Elle aimait la façon dont il caressait ses parois internes sensibles, réussissant toujours à trouver cet endroit qui l'emmenait vers le bord de l'oubli. Ses axes étaient approfondies quand ils se rapprochaient de plus en plus de leurs apogées, ses paroles étaient chuchotées presque inintelligiblement, mais leurs significations étaient claire.

Elle les avait entendues de nombreuses fois auparavant ... il l'aimait ... il l'adorait ... Elle était belle ... Il avait mal pour elle ...

... Elle était à lui.

Et il était tout à elle.

Elle pouvait le sentir bouger encore plus fort et savait qu'il était proche. Elle serra ses muscles intérieurs aussi fort qu'elle le pouvait pour augmenter la friction, son souffle se coupa quand ses doigts talentueux atteignirent son nœud engorgé pour la faire également venir à son apogée.

Son esprit se vida soudainement alors que son corps se serrait et échappait à tout contrôle. La chaleur et les couleurs s'épanouirent en elle et elle frissonna quand le plaisir l'atteignit de tous les côtés. Elle flottait dans un océan de bonheur, elle se sentait complètement désossée, ses membres légers et incroyablement lourds en même temps.

Sa sensibilité lui revint lentement quand William la rejoignit.

« UUUhhhhhhhhhh ... ELISABETH ...! » gémit William bruyamment, son corps frissonna quand il pulsa avec sa propre libération.

Il roula son poids hors d'elle, mais la rapprocha immédiatement de côté pour maintenir la connexion. Aucun d'eux ne ressentit le besoin de briser le silence confortable, se contentant de savourer la sensation d'être enveloppé autour de l'autre dans leur petite bulle. Trop tôt ils seraient obligés de jouer leur rôle, mais pour l'instant tout allait bien dans le monde.

Lizzy soupira quand elle réalisa que la moitié de Londres traînerait probablement dans son salon aujourd'hui ... la moitié féminine. Elle serait regardée toute la matinée, ses moindres gestes, paroles et expressions critiquées et jugées pour déterminer si la nouvelle Mme Darcy serait ouvertement accueillie et acceptée parmi la crème de la société ou si elle serait tranquillement et discrètement évitée comme la campagnarde mal élevée qu'on pensait qu'elle était.

Merci à Caroline Bingley sans aucun doute.

Elle souriait à nouveau en imaginant Caroline dans un tablier et des bottes boueuses donnant à manger aux poulets et pétrissant du pain.

Elle se sentit beaucoup mieux après cela.

Elle savait que cela n'avait pas vraiment d'importance pour elle si elle était acceptée ou non. Sa position en tant que femme de William, et surtout, son acceptation par Lady et Lord Fitzwilliam, permettraient d'assurer sa place dans les premiers cercles de toute façon. La clé était de savoir si elle était là par défaut ou par son propre mérite ... Ce qui ferait toute la différence.

Ou du moins c'est ce qu'elle se disait.

Honnêtement elle se fichait de ceux qui l'aimeraient ou ne l'aimeraient pas, mais cela affecterait non seulement Georgiana lors de sa "sortie", mais aussi les futurs enfants qu'ils auront. Elle se donnerait beaucoup de mal pour faire une impression favorable .

Elle ne pouvait vraiment pas attendre pour partir à Pemberley dans deux jours.

« Autant que je n'aimerais rien de plus que de passer la journée au lit avec toi mon amour » lui dit William en l'embrassant doucement pour adoucir ses mots, « nous avons tous deux des choses à assister aujourd'hui. »

Il sourit quand elle poussa un soupir théâtral, sachant très bien ce qui la préoccupait. Il avait essayé de calmer ses craintes mais elle savait qu'elle serait tendue jusqu'à ce que la journée soit finie. Il souleva son menton pour qu'elle réponde à ses yeux et qu'elle soit en mesure de voir la sincérité de ses paroles.

« Tu sais que je t'aime Elisabeth. Je suis très fier de t'avoir comme ma femme» il l'embrassa à nouveau quand elle commença à parler, « Chut » ajouta-t-il doucement: «Rappelle-toi que ma tante et la tienne seront là pour t'aider à naviguer dans les eaux infestées de requins ... comme tu as si bien nommé ses dames ... et j'avoue être d'accord avec toi ... aucune de ces femmes ne m'intéresse le moins du monde, ce qui explique pourquoi aucune d'entre elles n'est Mme Darcy. »

Il l'embrassa plus passionnément avant de s'éloigner et de poser son front contre le sien pour la regarder profondément dans les yeux. « Peu importe à quelle point elles seront horrible avec toi, n'oublies pas que tu es ma femme ... Que je t'aime toi ... et à la fin de la journée, avec empressement et enthousiasme je te ferais l'amour à toi » Il l'embrassa à nouveau.

«Toujours toi. »

Elle sentit ses larmes montaient aux yeux en même temps qu' une houle d'émotion l'emplissait. Cet homme avait la possibilité de la faire se sentir si bien qu'elle se noyait presque dans l'intensité de celui-ci. Jamais dans ses rêves les plus fous elle n'aurait imaginé un homme si merveilleux, certes pas parfait, mais sans aucun doute parfait pour elle.

«Elles n'ont aucune importance Elisabeth ... s'il te plaît saches le. Tu es tout. »

Elle était si émue qu'elle ne pouvait pas parler, à la place elle versa tout l'amour et l'appréciation qu'elle ressentait dans le baiser qu'elle lui donna, un baiser qu'il accepta avec enthousiasme et lui retourna dans des mesures égales. Peu de temps après cependant, ils savaient que leur temps seul touchait à sa fin et qu'ils devaient se lever et se préparer pour affronter la journée à venir. Il devait faire face à Charles, et elle à ces dames.

Elle se glissa dans sa robe de chambre et lui fit un dernier câlin avant de se diriger vers sa chambre pour se baigner. «Que diras-tu à Charles? » demanda-t-elle en sachant qu'il redoutait la discussion à venir avec son ami.

« Je ne sais pas. Je vais essayer de tempérer ma colère, mais il a besoin de savoir qu'il doit résoudre ça, et m'assurer qu'il se rend compte des répercussions possibles de chaque choix. Je ne peux pas être son père ou son gardien ... Même si il le veut ... et franchement, je ne suis pas sûr que je puisse continuait à être son ami plus longtemps. Le Charles que je pensais connaître n'aurait jamais joué avec l'affection d'une femme comme il l'a fait » elle vit la tristesse et le regret éphémère qui brilla dans ses yeux, jusqu'à ce qu'ils se durcirent une fois de plus dans la détermination. «De toute façon, je ferai en sorte qu'il soit parti avant que ma tante arrive. »

Il lui lança un coup d'œil interrogateur.

« Qu'en penses-tu Elisabeth? Que feras-tu s'ilne choisit pas Jane? »

Lizzy s'arrêta pour considérer ses paroles. Elle s'était elle-même posée la même question et elle n'était toujours pas sûre de sa réponse. Jane était sa sœur, et maintenant, à cause de Caroline, Charles était rattaché à sa famille par Lydia. Elle savait où sa loyauté devait se trouver ... mais elle ne voulait pas se tromper sur ce qu'il devait se passer.

« William, tu es ma famille maintenant. Ma loyauté, peu importe ce qui arrive, sera toujours à toi, tout le reste nous nous en occuperons quand ça viendra. Aussi longtemps que nous le faisons ensemble. Si il fait cet affront à Jane, cependant, il ne sera plus jamais le bienvenu en ma présence, s'il te plaît assures-toi qu'il soit conscient de cela William » ajouta-t-elle avec plus de force, sa bonne humeur ruinée une fois de plus.

Elle lui fit un faible sourire et avança jusqu'à la porte en sachant qu'elle était maintenant en retard et elle avait espéré lire ses lettres d'hier avant que sa tante n'arrive. Nul doute que sa tante aurait aussi des nouvelles à lui donner, et elle voulait être préparée.

La journée avait à peine commencée et elle attendait déjà avec impatience sa fin.

Une fin où elle serait, une fois de plus enveloppée dans les bras de William.

Cette pensée provoqua un sourire beaucoup plus grand et ajouta même un petit sautillement dans sa démarche.


Bonne année, bonne santé à tous le monde.

Désolée pour ce retard, promis ça n'arrivera plus.

Alors qu'avez-vous pensés de ce chapitre?

Le prochain contiendra la rencontre de Lizzie avec les dames londoniennes et des nouvelles de la famille Bennet.

J'attend vos coms avec impatience, le prochain chapitre est déjà traduit il ne reste plus à ma Bêta qu'a le corriger, je le posterai dès que ce sera fait.