Breathe
Orgueil et Préjugés ainsi que ses personnages appartiennent à Jane Austen
Breathe est une création de knitchick
Merci à ma Bêta Lagasy pour sa correction
mimija: Bonne année à toi aussi, je suis ravie que l'histoire de te plaise, je te laisse découvrir la suite, bonne lecture, coco5331: Bonne année, merci pour ton com, j'espère que la réaction de Jane et Mme Bennet te plaira, bonne lecture
Lizzy regarda par la fenêtre de son étude, soulagée au-delà de tout que les heures de visites soient terminées. Elle était raide d'avoir été assise dans la même position pendant trop d'heures, ses muscles de la mâchoire, qui avaient alternés entre faux sourires et dents bien serrées tant de fois lui faisaient mal.
Est-ce que chaque femme vivant à Londres entre l'âge de seize et trente ans avaient courues après son mari?
Ça en avait vraiment eu l'air.
Cela avait été subtilement ... et dans certains cas, pas si subtilement ... fait remarquer de trop nombreuses fois aujourd'hui.
Heureusement, les femmes de Darcy House, face à leurs jeux, avaient été prêtes pour la bataille ... au sens figuré, bien sûr.
La tante de William était arrivée quelques minutes après que celui-ci l'ait rejointe pour le petit déjeuner ... heureusement Charles n'avait pas fait d'apparition ... et elle lui avait présenté les grandes lignes du plan d'attaque. Il ne fallut pas longtemps à William pour commencer à s'agiter mal à l'aise. Entendre sa tante parler de plans de bataille en ce qui concerne le thé avec les dames le dérangeait énormément et elle pouvait voir l'indécision affichée clairement sur son visage. Ça ne fut que quand il exprima son inquiétude sur le fait de soumettre sa femme à ce «cirque ridicule » , que Lady Fitzwilliam le chassa enfin de la salle, lui assurant qu'« Elisabeth serait entre de bonnes mains. »
Son long baiser l'avait aidé à calmer ses nerfs en lambeaux, malgré l'insistance du raclement de gorge à travers la table. William comprit enfin et partit, mais pas avant d'avoir informé calmement sa tante que «dans sa maison, il embrassait sa femme quand il le désirait, peu importe qui était là», avant de lui donner un doux baiser simplement pour souligner ses paroles. Il lui promit de la rejoindre une fois qu'il aura terminé avec Charles, malgré l'insistance de sa tante sur le fait que «cela ne se faisait pas. »
Elle aimait la protection de William.
Était-ce mal qu'elle voulait le ramener au lit après cela?
Lady Fitzwilliam soupira devant son expression rêveuse après le départ de William, mais Lizzy remarqua que sa douce expression démentait ses actions. Il était évident qu'elle était heureuse de voir William heureux.
Cela provoqua à Lizzy de l'apprécier encore un peu plus.
Sa tante Gardiner arriva au moment où elle finissait le petit déjeuner, pas qu'elle n'ait eu beaucoup d'appétit compte tenu de ce dont elle devait faire face, mais elle était ravie de revoir sa tante préférée, et très heureuse de découvrir une connexion presque instantanée entre les deux femmes malgré les différences de leurs statuts socio-économique.
Leur première rencontre avait été un désastre à cause de Fanny Bennet, alors que maintenant, elles pouvaient se détendre et avaient vite découvert un amour partagé pour l'Opéra, le gâteau au citron et toutes les choses françaises.
Lizzy était ravie de ce développement car cela rendrait les futurs dîners de famille beaucoup plus agréables.
D'autant plus qu'elle n'avait pas l'intention d'inviter les Bennet ... jamais!
Enfin, le général (Lady Fitzwilliam), son second commandant (tante Gardiner), et elle-même ... elle était juste un humble soldat ... étaient toutes parfaitement informées de la stratégie du jour. Au moins, elle était à peu près sûre de savoir ce qu'elle faisait ... Son esprit avait un peu erré lorsque le sujet arriva sur Lady Whimple et son gros grain de beauté poilu, beaucoup plus agréablement occupé à se rappeler ses rapports sexuels étonnants de ce matin.
Elle aimait se réveiller avec un William nu et désireux.
Elle aimait un William nu et désireux à peu près n'importe quand.
Y avait-il assez de temps pour qu'elle se faufile dehors pour le retrouver pour un rapide ... mot ... ou deux?
Son attention fut brutalement ramenée à la table du petit déjeuner pour retrouver ses deux tantes riantes à son expression lointaine et la spéculation extravagante de ce qui pourrait l'avoir causée ... la vive rougeur sur les joues de Lizzy leur donna probablement une idée très claire de l'endroit où son esprit s'était égaré.
Elle s'était forcée à se concentrer par la suite, et très vite elles se remirent au travail. Il fut décidé qu'à chaque nouvelle arrivante, après avoir été annoncée et avant d'être introduite dans la pièce, que Lady Fitzwilliam les informeraient sur tous les renseignements qu'elle possédait sur chaque femme. La tante de Darcy croyait qu'il fallait être bien armé quand nous partions au combat ... Lizzy essayait de supprimer un fou rire à chaque fois que l'analogie était mentionnée ... et avait évidemment appris plus que sa juste part de saletés sur les dames du cercle et elle n'avait pas peur de les utiliser si quelqu'un dépassé les limites.
Lizzy était extrêmement reconnaissante que Lady Fitzwilliam, tout en étant généralement extrêmement difficile à impressionner et très protectrice de sa famille, semblait avoir facilement accepté la place de Lizzy dans la vie de William, alors elle se trouvait également désormais sous sa protection.
C'était vraiment une sensation agréable.
Malgré tout, elle était très fière d'elle-même pour la retenue qu'elle avait montrée face aux vipères, astucieusement déguisées en femmes de bonne famille, qui avaient honoré son salon ce jour-là. Dans certains cas, il n'y avait que les bribes d'informations secrètement scandaleuses que Lady Fitzwilliam lui avait murmurées à l'oreille sur ses nouvelles invitées qui lui avait permis de rester polie et de maintenir le sourire sur son visage pendant toute la durée de leur appel.
Savoir que Mme Spencer avait déjà été surprise dans le garde-manger avec M. Jackson, son beau-frère, avait empêché Lizzy de se sentir offensée chaque fois qu'elle lui indiquait à quel point elle devait être «heureuse d'avoir amélioré sa situation», alors que la femme regardait ostensiblement autour de la salle richement décorée.
Apprendre que Miss Stenson n'avait pas une, mais deux fiançailles rompues lui avait permis de maintenir un sourire lumineux quand elle se renseigna sur William ... pour la quatrième fois.
Elle avait même réussie à garder un ton poliment civil après l'implication de Mlle Frasier que William avait laissé pensé qu'il s'intéressait à elle et qu'il aurait probablement fait connaître ses intentions, s'il n'avait pas été la proie de «tout ce qu'il se trouvait dans l'air de la campagne» à Meryton ... même si cela devait être un quasi-accident.
Elle avait peut-être un peu grogné à cela.
Heureusement, Lady Fitzwilliam était habilement venu à son secours en demandant après la sœur aînée de Mlle Frasier qui s'était apparemment enfuie et avait épousé un artiste le mois précédent et avait été vue arborant une grande bosse suspecte.
Mlle Frasier s'était soudainement souvenue qu'elle avait un autre engagement et qu'elle était en retard, la contraignant à réduire sa courte visite.
Elle ne sera pas oubliée.
Dans l'ensemble, Lizzy était très fière d'elle-même. Elle avait gardé son sang-froid intact et ses commentaires acerbes pour elle ... pour la plupart. Les marques de colère en forme de lune dans ses paumes, là où ses ongles avaient creusés, étaient juste un petit prix à payer pour sa dignité.
Elle avait même réussi à sourire de façon convaincante à la plupart de ses invitées, surtout quand elle avait enfin rencontré Lady Whimple et son grain de beauté incroyable ... qui était assez grand et très distrayant pour être honnête.
Le plus triste est que malgré cela, elle avait apprécié sa visite trop courte avec Lady Whimple. La femme était dans la soixantaine, une riche veuve qui n'avait rien à prouver et qui avait un amour du ridicule. Elle avait un esprit rapace quand il en venait au dames de leurs cercles, mais était surprenante sur plein de choses et n'avait pas peur de dire ce qu'elle pensait.
Lady Fitzwilliam semblait un peu méfiante vis-à-vis d'elle, mais Lizzy l'adorait et il semblait que le sentiment était mutuel.
Elle s'était faite sa première amie et une autre alliée très forte.
Il fallut attendre la dernière visite de la journée pour que Lizzy perde enfin son sang-froid si bien maintenu.
Mme Johnson était une femme extrêmement belle qui avait apparemment été veuve jeune. De toute évidence, son mari aimait jouer et n'était pas défavorable à l'utilisation de tous les moyens à sa disposition pour gagner ... bon ou non. Quelqu'un avait évidemment pris ombrage de ses méthodes, son corps avait été retrouvé une nuit dans la ruelle à l'extérieur de son club préféré, les poches vides et un couteau dans la poitrine.
Elle avait été laissée très bien fourni et il se disait qu'elle avait pris des amants pour combler l' absence de mari.
Le problème avec Mme Johnson, de ce que Lizzy avait vu, n'était pas sa voix douce minaudante, ses manières insipides, ses regards sournois, ou même la quantité surprenante de bijoux sur elle, non, son principal problème était ses insinuations à peine voilées.
Presque immédiatement après avoir rencontré Lizzy, Mme Johnson avait commencé à faire des allusions subtiles à propos de William ... « Je porte cette robe car il a toujours semblé l'aimer » ... « aimez-vous la façon dont il fronce ses sourcils quand il est inquiet ou en colère? » ... « Il est un homme fort et capable, vous ne pensez pas? » ... «Ça a toujours été son parfum préféré, cela vous plaît? »
Lady Fitzwilliam détectant la détresse croissante de Lizzy, fit de nombreux efforts pour orienter la conversation vers des sujets plus neutres, mais il était évident que le seul sujet de conversation pour lequel elle était intéressée était William.
Ce pour quoi Lizzy luttait, était qu'elle laissait entendre qu'elle avait été impliquée avec William à un moment donné ... ou ... Qu'elle voulait faire penser à Lizzy qu'elle avait été impliquée avec William. Aucune de ces options n'étaient bonnes pour elle.
Parce que William était sien maintenant, et elle ne pouvait pas ... Ne voudrait pas ... partager.
Jamais!
La paille finale arriva quand Mme Johnson se pencha vers Lizzy, sa poitrine abondante dangereusement prête de s'échapper des limites de sa robe, avant de minauder innocemment, « William était toujours très, très reconnaissant pour mon esprit…généreux », alors qu'elle regardait ostensiblement le décolleté de Lizzy .
Lizzy était livide.
Elle voulait arracher les cheveux d'airain de cette garce par les racines, puis la traîner hors de la maison par sa «poitrine généreuse» et voir si elle rebondissait quand elle la jetterait en bas des escaliers. Comment osait-elle insinuer que William préférait ses seins beaucoup plus grands.
William était beaucoup trop intelligent pour se mêler à une telle cervelle, égocentrique créature ... n'est-ce pas?
Lizzy était généralement une personne très sûre d'elle, de sorte que ses soudains sentiments d'insécurité et de jalousie qui l'agressaient la rendait très mal à l'aise. Elle savait que William l'aimait, et seulement elle, et elle détestait cette femme pour lui faire douter de ça, même pour une seconde.
Dans sa colère, Lizzy n'avait pas réalisé qu'elle était debout, menaçant la souillon avec ses poings crispées, prête à se jeter physiquement pour mettre la femme hors de sa maison, jusqu'à ce qu'elle n'entende la porte s'ouvrir et ne lève les yeux pour voir William entrer dans la salle. Le regard sur son visage correspondait à ceux portés par les deux tantes en voyant la scène devant lui.
Il épargna à peine un coup d'œil pour quelqu'un d'autre quand il se précipita vers elle et la prit dans ses bras exigeant de savoir ce qu'il se passait. Sa surprise ... et son dégoût ... quand elle relaya ce que cette ... femme ... laissait entendre, était authentique, et l'aida pour apaiser ses émotions multiples.
William avait dit très clairement, de sa voix froide et déterminée, qu'il n'avait jamais été et ne sera jamais impliqué en termes intimes avec Mme Johnson ou toute autre femme que la sienne. Il avait également fait savoir très clairement qu'elle ne serait plus accueillie dans sa maison, et qu'elle ne devrait plus répandre ses illusions malveillantes, ou lui et Lord et Lady Fitzwilliam, feraient en sorte qu'elle ne soit plus jamais reçue dans la bonne société.
Puis il se retourna vers Lizzy, la prit fermement dans ses bras, et l'embrassa jusqu'à ce que ses jambes deviennent faibles.
Bon Dieu cette homme pouvait embrasser.
Quand elle sortit enfin de sa brume induite de désir, la salle s'était vidée et elle et William étaient seuls. Apparemment, Lady Fitzwilliam et tante Gardiner avaient ressenti le besoin de se rafraîchir après la visite de Mme Johnson et étaient parties. Elles reviendraient toutes les deux plus tard avec le reste de la famille pour le dîner.
William n'avait pas perdu de temps pour l'informer de ses interactions très limitées avec Mme Johnson. «Oui», la femme avait fait allusion au fait de vouloir une «relation étroite» une fois ou deux, mais «non», il n'avait jamais été tenté, même de loin. William avait méprisé M. Johnson, et sa veuve ressemblait trop à son défunt mari pour que William ne s'intéresse à elle.
Il avait ensuite verrouillé la porte et retiré absolument chaque doute sur ses affections de son esprit. C'était elle qu'il convoitait. Ses seins qu'il adorait plus que tout autre, et sa chaleur dans laquelle il aimait être enfoncé.
Il avait fait valoir son point de façon très succincte ... deux fois.
Malheureusement, il avait dû partir pour un court moment pour faire une course, mais il lui avait promis d'être de retour à temps pour s'habiller avant que leurs invités n'arrivent pour le dîner.
Son étude était une pièce que William avait très soigneusement rénové pour elle dans différentes nuances de vert pour lui rappeler son amour du plein air. Elle l'aimait, et elle aimait son mari encore plus pour faire un tel effort pour la mettre à l'aise.
Elle savourait la paix et la tranquillité après la journée qu'elle avait eu et aurait bien aimé passer un moment tranquille avec William, mais il ne serait pas de retour avant au moins une heure.
Par ailleurs, même si elle essayait de le nier, elle savait qu'il était temps.
Elle ne pouvait pas remettre la lecture de ses lettres plus longtemps.
Lizzy s'assit à contrecœur à son bureau et sortit la lettre de Jane. L'écriture familière, qui lui était autrefois si chère, lui provoquait maintenant des sentiments mitigés. Elle hésitait à l'ouvrir, mais savait qu'il était préférable de simplement en finir au plus vite. Elle avait besoin de savoir si sa sœur avait la moindre idée de la double vie de Charles.
Ma très chère Lizzy,
J'espère pouvoir t'appeler toujours ainsi, tu restes toujours ma chère sœur, malgré tout ce qu'il s'est passé entre nous. Je sais que nous avons toutes les deux dit des choses méchantes, mais je t'ai pardonnée et j'espère que tu pourras faire la même chose.
J'espère que tu vas bien et que la vie conjugale te convient. S'il te plaît donne mes amitiés à M. Darcy.
Les choses n'ont plus été les mêmes depuis que tu es partie Lizzy. Papa reste dans sa bibliothèque la plupart du temps et maman et moi faisons les arrangements du mariage, mais avec M. Bingley partit, maman semble moins enthousiaste à ce sujet, mais je compte les jours jusqu'à ce qu'il soit de retour et que nous puissions enfin nous marier.
Il me manque tellement.
Lydia écrit assez souvent. Elle ne semble pas profiter de la vie en Ecosse autant qu'elle le pensait. M. Martin semblait un homme assez aimable quand il est venu et semblait bien traiter Lydia. Le mariage était très petit et simple, au grand dam de Lydia, mais papa a mis son pied à terre et a refusé de changer d'avis.
Je pense qu'il avait peur que les voisins puissent remettre en question la nécessité d'un tel mariage précipité, mais je ne pense pas que quelqu'un ne l'ait remarqué. Je me suis senti mal pour la pauvre Lydia de ne pas avoir son mariage de rêve, mais elle avait l'air charmante tout de même.
M. Martin a décidé de partir juste après le mariage. Ni Lydia ni maman n'étaient satisfaites de cela, mais il était tout à fait résolu. Ils étaient censés séjourner une semaine, mais je pense qu'il avait juste hâte de rentrer à la maison avec sa nouvelle épouse. Il n'était pas très bavard quand il était ici, alors peut-être qu'il est juste timide. Maman a essayé de l'encourager à rester plus longtemps, mais il a insisté sur le fait qu'il devait partir en dépit des nombreux moyens de maman et de Lydia pour lui faire changer d'avis.
Je me suis presque senti désolée pour le pauvre homme, mais maman voulait bien faire. Lydia lui manque vraiment, et toi aussi, je suppose.
Nous avons reçu une lettre de Lydia il y a seulement quelques jours nous informant que miss Bingley, eh bien, maintenant Mme Martin, vivait avec elle. J'imagine que tu as déjà entendu les nouvelles au sujet de son mariage avec le nouvel oncle de Lydia. Je pense que ce sera une excellente occasion pour Lydia d'avoir une femme accomplie, comme Caroline autour d'elle. Peut-être qu'elle servira d'exemple que Lydia pourra imiter.
Je sais ce que tu ressens au sujet de Caroline, Lizzy, mais elle n'est vraiment pas une mauvaise personne, je penses que vous êtes partis du mauvais pied. Je suis sûr que si tu lui laissais sa chance tu te rendrais compte qu'elle est une personne merveilleuse. D'ailleurs, elle sera bientôt ma belle-sœur, et j'espère que tu arrêteras cette stupidité et feras un effort pour être poli. Pour moi du moins, si il n'y a pas d'autres raisons.
J'ai dit la même chose à Lydia dans la dernière lettre que je lui ai écrite. Elle est comme toi en ce sens et elle est déterminée à ne pas aimer Caroline sans même lui donner sa chance. Cela doit être très dur pour Caroline d'être non seulement loin de sa famille, mais d'avoir aussi à quitter la société londonienne. J'espère qu'elles auront l'occasion d'assister à quelques assemblées, je suis certaine que cela apaisera à chacune leurs esprits.
Maman va partir peu de temps après mon mariage pour rester avec Lydia pendant sa période d'isolement, même si M. Martin semble étrangement réticent à cette idée. Il n' a pas dû se rendre compte à quel point cela blessait les sentiments de maman quand il a envoyé une lettre à papa en lui disant qu'elle n'avait pas à venir puisque Caroline était là pour l'aider.
Maman a même refusé de prendre en considération le fait de ne pas y aller, et heureusement papa était d'accord avec elle. Je suis sûr que lorsque maman sera là, M. Martin se fera un plaisir de l'avoir pour apaiser les craintes de Lydia et la calmer.
A l'origine Lydia avait supplié de revenir à la maison pour rester jusqu'à ce que le bébé soit né, et maman était pour l'idée, mais papa a refusé de l'autoriser. Je pense qu'il est trop habitué à sa tranquillité.
Assez parlé de Lydia.
Mary et Kitty parlent sans arrêt d'aller à Pemberley, puis à l'école, cela devient assez fastidieux, en toute honnêteté, et maman et moi-même nous réjouissons de la paix et la tranquillité que leur départ va apporter. Les deux vont terriblement me manquer, mais je suis heureuse que tu puisses bientôt les voir. Maman voulait se rendre avec elles à Pemberley, mais papa a dit que ce n'était pas possible, il a grommelé quelque chose d'inintelligible avant de quitter la pièce. Je pense qu'il a peut-être été blessé parce qu'il n'a pas été invité.
Ne penses-tu pas qu'il est temps de mettre fin à cette dispute avec papa?
Je pense vraiment qu'avec le temps papa et toi arriveriez à surmonter ce qu'il se passe entre vous. Lizzy, tu n'as qu'un seul père et il t' aime et tu lui manque tellement. Peux-tu s'il te plaît lui écrire? Maman est encore blessée par ce qu'elle appelle «ton autoritarisme» au déjeuner de ton mariage, mais je soupçonne que tu lui manques aussi un peu, et que tout serait oublié si tu faisais simplement un effort.
Nous étions tous très surpris que tu n'ais pas encore écrit. Nous espérions recevoir régulièrement des nouvelles sur les lieux que tu as visités pendant ta lune de miel, mais nous avons dû entendre parler de cela par tante Gardiner, à qui semble-t-il tu écris assez souvent.
Elle a mentionné tous les endroits que tu as visités, mais elle n'a pas donné beaucoup de détails sur ce que tu as fait pendant deux mois entiers. J'imagine que tu étais prête à revenir, car même toi Lizzy, ne peut marcher autant et je doute qu'il y ait beaucoup d'autres choses à faire dans certains des endroits que tu as visités.
Je ne prétends pas que le fait d'avoir des nouvelles de toi par quelqu'un d'autre ne fasse pas mal, parce que ça le fait. J'avais espéré que tu aurais eu le temps de te calmer pendant ton absence afin que nous puissions reprendre notre proche relation.
Tu me manques, mais j'ai vraiment besoin de ton aide.
Lizzy, je suis de plus en plus désemparée et je te prie de m'aider.
Je te prie de parler à M. Darcy en mon nom et de lui demander de se renseigner sur le bien-être de Charles. Ni papa ni moi avons eu des nouvelles de lui depuis plus de six semaines et je suis très inquiète pour sa sécurité. Il n'a personne là-bas pour veiller sur lui et si quelque chose devait lui arriver, il serait tout seul.
Je m'inquiète tous les jours et te prie de m' aider à soulager ma souffrance et à m'écrire des nouvelles dès que tu en auras. Je ne doute pas que si il le pouvait, il aurait écrit, donc je sais que quelque chose doit aller terriblement mal.
J'attends avec impatience ta réponse.
Amour, Jane
Lizzy laissa tomber la lettre, son esprit était attristé par ce qu'elle venait de lire.
Jane n'avait pas changé du tout, c'était flagrant dans sa lettre. Elle choisissait quand même d'ignorer ce qui était juste en face d'elle et choisissait plutôt de croire que le monde était un brillant endroit heureux où tout le monde était censé s'entendre comme par magie.
Pourquoi lui avait-il fallu si longtemps pour voir la vraie Jane?
Plus elle pensait à sa sœur, plus elle arrivait à la réalisation ahurissante qu'elle avait été aussi coupable que Jane de voir ce qu'elle voulait, au lieu de ce qui était vraiment là.
Elle avait mal jugé Jane et son père, choisissant de voir ce qu'elle voulait, au lieu de ce qui était désormais flagrant. Et elle avait sous-estimé Mary et Kitty. Peut-être que si elle avait été une meilleure sœur, plus impliquée avec elles et moins avec Jane, elles auraient pu être plus proche et elles n'auraient pas ressenties la nécessité d'agir juste pour être vu et entendu.
Cette pensée lui donna légèrement la nausée.
Elle ne pouvait pas changer ce qui avait déjà transpiré, mais elle était déterminée à faire de meilleurs choix dans l'avenir. Elle ferait tout son possible pour Mary et Kitty, indépendamment du fait de ce que sa mère, son père ou même Jane, pensaient juste.
Et qu'est-ce que sa sœur pensait la garder tellement occupé pendant sa lune de miel? Jane était-elle tellement à l'abri qu'elle ne savait pas ce qu'elle et William avaient été tellement occupés à faire?
Elle se sentait presque désolé pour Charles.
Sachant qu'elles n'étaient pas prêtes de disparaître, elle décida de lire les lettres de sa mère et de ses sœurs. Celle de Marie était prévisiblement courte. Marie n'était pas très bavarde.
Chère Lizzy,
J'espère que tu vas bien. Tante Gardiner a écrit et nous a parlé de ton voyage. Ça avait l'air très agréable.
Les choses ici sont tendues depuis que tu es partie. Lydia écrit tout le temps pour se plaindre à maman de sa vie. Je sais que ce n'est pas très chrétien de me sentir de cette façon ... mais c'est bien fait!
Kitty et moi sommes très heureuses de venir à Pemberley et à l'école. Papa a fait faire des robes chaudes pour nous, même si maman a fait un énorme problème de la dépense. Papa a finit par lui dire que ton Mr. Darcy avait laissé de l'argent pour nous les faire, vu que nous en avons besoin pour l'école.
Merci et s'il te plaît remercie M. Darcy pour sa générosité.
Maman est en colère, mais alors, maman est toujours en colère ces jours-ci. Papa ne veut pas laisser Lydia revenir à la maison et rester avec nous, et il refuse de laisser maman envoyer un de nos serviteurs pour aider la «pauvre Lydia. »
Jane est bouleversée, même si elle essaye de le cacher. Je ne pense pas que M. Bingley lui ait écrit depuis un certain temps.
J'espère que tu vas bien. Au plaisir de te voir bientôt.
Ta sœur aimante,
Mary
Lizzy sourit et replia la lettre. Elle devra veiller à revérifier qu'elles aient tous ce qu'il fallait. Elle ne faisait pas confiance à sa mère pour que le travail soit fait correctement.
Ensuite, elle ouvrit la lettre de sa mère dans l'espoir qu'elle contienne moins de pleurnicherie sur Lydia. Elle en doutait, mais ça valait le coup d'essayer.
Elisabeth,
Puisque tu ne t'es pas donné la peine d'écrire et de t'enquérir de ta famille, j'ai décidé de le faire pour toi.
La pauvre Lydia est malheureuse dans cette excuse minable de maison que Mr. Darcy a arrangé pour elle. Ne crois pas que je ne vois pas ce qu'il se passe. Il a toujours été jaloux de George et a fait de son mieux pour que Lydia souffre pour cela.
Juste parce qu'il a de l'argent, ne lui donne pas toujours raison. Dieu sait qu' il n'a pas perdu de temps pour faire étalage de son argent et de son influence autour de lui avant le mariage. Ton père et moi sommes d'accord sur le fait qu'il tentait d'insinuer que nous sommes en dessous de lui, vu qu' il n'a fait aucun effort pour s'entendre avec nous alors qu'il était ici.
A présent, tu as probablement développé les mêmes airs que lui, comme Lydia l'avait suspecté. Trop bien pour écrire, sortir d'ici dans un accès de colère après tout le mal que je me suis donné pour ton mariage.
Tu es toujours, comme tu l'as toujours été, une enfant singulièrement ingrate et pénible.
Maintenant tout ce dont Mary et Kitty ne continuent encore et encore de parler est d'aller à l'école et d'obtenir de nouvelles robes. On pourrait penser que nous n'avons jamais acheté quelque chose.
Elles sont tout aussi ingrates que toi, aucunes de vous n'a de sympathie pour mes pauvres nerfs.
Ton père ne sort jamais de son étude, et je suis coincé à faire toute la planification pour le mariage de Jane toute seule. Pendant tout ce temps, la pauvre Jane se languit pour M. Bingley. Pourquoi a-t-il ressenti le besoin d'aller faire ce qu'il fait en laissant ma pauvre Jane ici toute seule, le cœur brisé, me dépasse.
J'espère qu'il est heureux maintenant. J'espère que tu es heureuse maintenant Madame, que ta sœur se rende misérable
Je sais que M. Darcy a quelque chose à voir avec cela aussi. Il a probablement usé de son influence pour faire partir Charles ... tout comme il l'a fait auparavant.
Oh oui, je sais tout sur la façon dont ton précieux Mr. Darcy a séparé Jane et Charles. Elle m'a tout raconté.
Je te demande de faire amende honorable pour tes deux sœurs, ainsi que pour ton père et moi, pour le désordre que toi et ton mari avaient contribués à créer. Tu peux commencer par faire revenir la même couturière que tu avais pour équiper Jane pour son trousseau de mariage et ses vêtements. Si elle était assez bonne pour toi, alors elle sera plus que suffisamment bonne pour Jane.
Et ton Mr. Darcy ferait mieux de ne pas lésiner dessus.
Je m'attends aussi à des excuses pour la façon odieuse dont tu as parlé à ton père et moi lors de ton départ, je m'y attends bientôt, si jamais tu veux être accueillie de nouveau dans cette maison.
Ta mère
Lizzy avait envie de hurler de frustration pour sa mère. Quand cela prendrait-il fin? Ferait-elle un jour quelque chose pour satisfaire cette femme? Comment pouvait-elle blâmer William pour la situation de Lydia et Jane? De toute évidence, se leurrer était une habitude dans cette famille.
Décidant de mettre fin à sa souffrance d'un seul coup, elle ouvrit la dernière lettre.
Lizzy,
Je ne sais pas si tu l'as entendu ou pas, mais papa m'a interdit de rentrer à la maison pour avoir mon bébé ... je suis coincé dans les forêts de l'Hadès, devant donner naissance dans un élevage de moutons. Un puant, sale, bruyant, dégoûtant, élevage de moutons.
Avec de vrais moutons! Et des poules et une vache.
Avais-tu déjà vu de vrais moutons Lizzy? Ils sentent mauvais, ils sont bruyant, sale et dégoûtant, et je refuse de mettre au monde l'enfant de George dans cet endroit. Lizzy, je dois nettoyer et faire la lessive, nourrir les animaux et récolter les légumes et je ne me suis pas baignée depuis plus d'une semaine parce que je n'ai pas ma propre salle de bain ... Je déteste cet endroit!
Tu dois me sortir d'ici. J'ai supplié maman et papa de me laisser rentrer à la maison, mais maman dit que papa ne le permettra pas.
Et maintenant que la vache Caroline Bingley vit ici, c'est tout simplement trop.
Elle pense qu'elle peut me commander. Elle me traite comme si j'étais sa servante et attend de moi que je travaille alors qu'elle reste assise a faire ce qu'elle fait. Mais j'ai dit à cette dame que je n'étais pas là pour la servir ... et je l'ai peut-être giflée une fois ... deux ... quand elle commençait à dénigrer mon précieux George.
Le fait qu'elle soit tombée dans ce tas de fumier de mouton n'était pas ma faute, malgré ce qu'elle peut dire.
Je la déteste!
Lizzy, nous n'avons qu'un seul serviteur et elle est coincée dans la cuisine à faire à manger et la plupart du nettoyage. Elle prétend qu'elle est trop occupée pour aider avec les animaux ou le reste des tâches, donc je suis forcé de m'occuper d'elles et de la blanchisserie, et m'occuper des poulets ... Tu peux croire ça?
C'est le travail des serviteurs ... et maintenant je dois le faire!
Comment cela est-il juste?
Je déteste cet endroit Lizzy, je déteste Caroline, je déteste les poulets, et je déteste, déteste, déteste les moutons.
Robert est un homme assez gentil, mais je ne l'aime pas. Il n'est pas George. George était romantique et doux et il me faisait me sentir jolie. Robert parle rarement et il grogne comme un cochon qu'on égorge lors des rapports. Heureusement, il l'a seulement fait deux fois depuis que je suis ici, même si nous sommes obligés de partager un lit.
Maintenant, je comprends ce que maman voulait dire.
Tu ne vois pas comment cet endroit me rend misérable? Comment est-ce juste? Jane et toi épousez des hommes riches et vivez dans de grands domaines et vous avez beaucoup de serviteurs, alors que je suis pratiquement une servante moi-même.
Comment est-ce juste?
Lizzy, je te promets de pardonner à ton Mr. Darcy pour me forcer à épouser M. Martin et pour ce qu'il a fait à George, si tu me laisses venir vivre avec toi, ou si tu m'envoie assez d'argent pour que je puisse aller vivre ailleurs. Quelque part loin d'ici.
Je dois sortir d'ici ou je vais devenir folle.
Tu me le dois pour avoir essayer d'éloigner George de moi, et M. Darcy me le doit pour l'avoir tué.
J'ai besoin de sortir d'ici!
Lydia
Lizzy essaya très fort de ne pas rire, elle essayait vraiment.
Mais cela ne fonctionna pas.
Lydia n'avait pas changée d'un iota. Elle blâmait encore tout le monde pour ses propres problèmes, et attendait encore que quelqu'un d'autre arrange les choses pour elle.
Tout comme Charles.
Lizzy était fatiguée de s'occuper des problèmes de tout le monde. Elle était fatiguée de penser à Charles et Jane. Elle était fatiguée d'être blessée sur le fait que son père n'ait fait encore aucun effort pour communiquer avec elle ou s'excuser. Elle était fatiguée d'essayer de se leurrer en croyant que sa mère se souciait d'elle et elle était vraiment fatiguée d'écouter Lydia blâmer elle et William de la situation difficile dans laquelle elle s'était mise avec son comportement impulsif et égoïste.
Elle était fatiguée de se soucier de choses sur lesquelles elle n'avait aucun contrôle.
Elle en avait fini!
Il était temps qu'elle s'occupe simplement des choses qu'elle pouvait contrôler.
Elle serait la meilleure sœur qu' elle pourrait pour Mary, Kitty et Georgiana.
Elle travaillerait dur pour s'assurer de devenir la meilleure maîtresse de maison pour Pemberley et Darcy House.
Elle ferait de son mieux pour fournir à William autant d'enfants en bonne santé qu'il le désirait.
Elle serait la meilleure épouse qu'il serait en son pouvoir d'être.
Et surtout ... elle aimerait son mari ... elle l'aimerait avec chaque fibre de son être.
Ce qu'elle pourrait faire ... souvent et très soigneusement.
Bonjour tous le monde et voilà comme promis je vous poste rapidement ce nouveau chapitre.
Qu'avez-vous pensés de la rencontre de Lizzy avec les Dames de Londres?
Et pour les Bennet vous vous attendiez à ça?
Le prochain chapitre sera un outtake totalement lemon qui se déroule juste un peu après le mariage de Lizzy et William.
J'aimerai vraiment savoir ce que vous en pensez, je suis un peu dépitée les reviews sont de plus en plus en baisse, pour le dernier chapitre j'ai eu 2 reviews pour plus de 200 lectures. En bien ou en mal vous pouvez tous me dire.
On se retrouve très vite pour la suite le prochain chapitre est déjà parti chez ma Bêta.
Bon Week-end
