Breathe

Orgueil et Préjugés ainsi que ses personnages appartiennent à Jane Austen

Breathe est une création de knitchick

Merci à ma Bêta Lagasy pour sa correction

coco5331: merci pour ton com, il reste les 5 épilogues et ensuite se sera terminé, Laurence: Merci je suis ravie que cette histoire te plaise, bonne lecture, amimi31: je ne suis que la petite traductrice la vraie cruelle c'est l'auteur lol, Marie: Coucou merci pour ton com et surtout pour ta fidelité j'espère que ce premier épilogue te plaira, mimija: Merci à toi de me suivre dans cette aventure, contente que ça te plaise, Gridaille: Merci pour ton com, tu vas découvrir la réaction de Jane dans ce premier epilogue.


M. Bennet POV

Le calme.

La paix et la tranquillité.

C'est tout ce que j'ai toujours voulu.

Je suis le père de cinq filles et d'un fils qui, malheureusement n'a pas survécu. J'ai réussi à maintenir ma succession autant qu'on pouvait s'y attendre étant donné qu'elle sera remise à mon décès à une personne extérieur et j'ai été obligé d'écouter Fanny se plaindre de «ses nerfs» pendant près de trente ans.

Cela devrait suffire à me qualifier pour la sainteté.

Parce que, cher Seigneur, cette femme peut se plaindre, geindre et crier à des décibels non destinés à des oreilles humaines. Sans oublier, conduire un homme sain d'esprit à boire ... est-ce vraiment difficile de comprendre pourquoi je préfère ce refuge, la sérénité calme de mon bureau, entouré de mes livres?

Fanny n'a pas toujours été comme ça. Il fut un temps, avant que notre fils décède, qu'elle était heureuse.

Elle était une jeune femme extrêmement belle avec un amour de la vie qui complétait parfaitement ma nature introspective, tout comme ma Lizzy, elle était exactement le genre de femme que je voulais pour m'aider à gérer mon domaine nouvellement hérité. Elle était jeune, mais j'étais tellement amoureux quand je lui ai demandé de m'épouser que ça n'avait pas d'importance, et j'avais marché sur les nuages pendant plusieurs jours après qu' elle ait acceptée.

J'avais eu tellement de grands projets pour nous et je savais que je pourrais tous les accomplir avec Fanny à mes côtés.

Nous nous sommes mariés pendant une cérémonie tranquille à Londres et Fanny était tombée enceinte peu de temps après. C'était un temps glorieux et elle rayonnait pratiquement au fur et à mesure que sa grossesse progressait. J'avais travaillé dur pour trouver des locataires et les installer dans la succession, mais ce n'était pas important car je pouvais marcher à la porte à la fin de la journée et voir son visage souriant pendant qu' elle prenait amoureusement soin de moi.

Tout cela a changé après qu'elle ait accouché de notre fils. Le médecin nous a dit qu'il s'était étranglé avec le cordon et n'avait aucune chance.

Fanny n'a jamais été la même après cela. Il lui a fallut un an avant même de sourire à nouveau, puis elle fit tout ce qu'il fallait pour essayer d'avoir un autre fils.

Après que Jane soit née, le plus beau bébé sur lequel je n'ai jamais posé les yeux, elle semblait être heureuse pendant un certain temps, après tout, elle avait voulu une fille ... le prochain, elle était déterminée, serait un garçon.

Ça ne le fut pas et ma précieuse Lizzy paya le prix de la déception de sa mère.

Chaque fille successives l'envoyaient plus profondément dans une sorte de manie excessive; elle priait tous les jours pour un héritier mâle ... son seul devoir en tant que femme, selon elle ... et elle prenait chaque «échec» personnellement.

La course fut enfin terminée après la naissance de Lydia. Les complications de sa naissance rendirent Fanny incapable de concevoir à nouveau.

Fanny fut dévastée et elle s'accrocha à sa bouée de sauvetage Lydia. Son dernier enfant.

J'était tout autant dévasté. Autant que j'aimais chacune de mes filles, j'avais moi aussi envie d'avoir un fils.

Après avoir compris qu'il n'y aurait aucune chance pour un héritier mâle, je perdis mon désir de faire autre chose que le minimum requis pour maintenir Longbourn ... pourquoi le devrais-je? Elle serait entraîné loin et pas une de mes filles ne seraient en mesure d'en hériter.

Pendant que les filles grandissaient, Fanny reconnut Jane comme la beauté de la grappe, celle qui accrocherait un mari riche et la sauverait. Elle commençait déjà à planifier. Sa peur d'être «jeté dans la haie » la dévorait, chacune de mes toux ou une égratignure devenaient «ma fin» et le début de «son destin».

Même si je savais qu'elle avait peur de ce qu'elle deviendrait après ma mort, c'était vraiment très fatiguant de l'écouter en permanence sur ce sujet. Si elle avait été si inquiète, elle n'aurait pas dépensé chaque dernier shilling de son argent de poche pour des choses superficielles, elle les auraient économisés.

Qui a besoin d'autant de dentelles ?

La Fanny que j'avais aimée, l'insouciante fille heureuse, n'était plus qu'un lointain souvenir. Celle qui me restait était amère, effrayée et un peu harpie. J'ai essayé de l'aimer encore, je l'ai vraiment fait, mais après Lydia, elle a refusé de me laisser venir dans son lit plus longtemps. Ce fut le dernier acte qui tua le reste d'affection que j'avais auparavant eu pour elle.

Alors que Fanny raffolait de Jane comme sa «sauveuse» et Lydia comme son bébé, le reste des filles avaient tendance à être négligé. Toutes sauf Lizzy, qui ne pouvait rien faire de bien aux yeux de sa mère. Fanny, pour des raisons que je ne comprenais pas très bien, semblait tenir Lizzy personnellement responsable de ne pas être le fils qu'elle avait prévu qu'elle soit.

Je pense aussi qu'elle a vu le même feu en Lizzy qu'elle avait elle-même possédé jadis, représentant une vie d'idéaux, d'espoirs et de rêves qui n'étaient plus possible, alors elle essayait de briser l'esprit de Lizzy comme le sien l'avait été. Je savais que ce n'était pas juste, Lizzy m'avait demandé à plusieurs reprises pourquoi sa mère ne semblait pas l'aimer, mais je lui avais dit de ne pas laisser cela la déranger.

Je ne savais pas comment expliquer quelque chose que je n'étais pas sûr de comprendre moi-même ... d'ailleurs, il valait mieux qu'elle ne le sache pas.

En grandissant, Lizzy devint très vite ma partenaire favorite. Sa curiosité dévorante, notre amour partagé des livres et son esprit insatiable, malgré des temps injustes et le traitement cruel de Fanny envers elle me fit l'aimer au-dessus de toutes mes autres filles. Elle était une lumière brillante au milieu de mon existence grise.

Jusqu'à ce que cet homme arrive et ne l'emmène.

Elle m'avait dit qu'elle le détestait; nous avions partagé beaucoup de rires à ses frais. Puis elle était allé rendre visite à Charlotte Collins et revenait fiancée? Comment cela était-il arrivé?

Je savais qu'il avait fait quelque chose pour forcer la main de ma douce Lizzy, il n'y avait aucun moyen qu'elle puisse aimer un homme comme M. Darcy. Après tout, elle avait éconduit M. Collins, avec tout mon soutien ... Imaginez ce crapaud, il pensait qu'il était assez bon pour ma Lizzy ... et elle ferait la même chose avec lui.

Seulement, elle ne l'avait pas fait. Elle parlait d'amour ... l'amour ... comme si elle pouvait aimer un tel homme égocentrique et fier. Mais elle le faisait. Et puis elle était partie ... sans un regard en arrière pour l'homme qui avait passé toute sa vie à lui dire à quel point elle était spéciale.

Elle m'a quitté.

Il m'a fallut beaucoup de temps pour lui pardonner cela, ce qui explique pourquoi je ne lui avais jamais écrit, mais ensuite elle nous avait écrit pour nous dire qu'elle ne voulait plus que nous communiquions avec elle de nouveau. C'était vraiment douloureux. Ma douce Lizzy m'avait tourné le dos pour de bon. Cet homme avait empoisonné son cœur et son esprit et elle était perdue pour moi.

Elle avait écrit une fois de plus, mais cela contenait les nouvelles de la disparition de M. Bingley, rien de plus. Apparemment, elle ne pouvait même pas prendre la peine de nous rendre visite pour nous le dire en personne.

Alors maintenant, elles sont toutes parties, sauf Fanny, mais elle passe beaucoup de temps en visite chez ses autres filles alors la maison est vide très souvent.

La maison est calme, je peux même entendre l'horloge dans la pièce, le tic-tac des minutes, des heures et des jours.

La maison est calme, je peux entendre mes pensées beaucoup trop fortes dans ma tête et même mes livres ne semblent pas avoir le même attrait qu'ils avaient toujours eu.

Je souhaiterai que ce ne soit pas si calme.

Jane POV

Je vois les deux filles courir hors de la pièce, des rubans traînant derrière elles; leurs cris excités résonnent dans le couloir étroit.

Je sirote une gorgée de mon verre et me retourne pour regarder à travers les petites fenêtres ce qu'il se passe dans le jardin à l'arrière de la maison. Je savais que ce serait mieux si je plantai des fleurs différentes et retirai les mauvaises herbes qui poussent comme des parasites parmi les quelques taches de couleur restantes. Je savais que je devais faire un effort pour y remédier.

Mais je savais aussi que je ne le voulais pas.

Honnêtement, quel est le but? Les mauvaises herbes repoussent et puis je devrais le refaire encore une fois.

Je prends une autre gorgée à la place.

Mes entrailles se réchauffent quand le liquide glisse dans ma gorge.

Je suis rarement réchauffée de nos jours, alors je savoure ces moments.

Je ne sais toujours pas comment j'ai atterri ici. Ma vie allait si bien. Mes rêves allaient finalement se réaliser. J'avais mon homme de rêve, je me préparai pour mon mariage de rêve en moins de deux mois et je vivrai dans une grande maison que je remplirai de beaux bébés en bonne santé aux cheveux blonds et aux yeux bleus.

Je serai une bonne épouse et une bonne mère. J'aimais Charles et il m'aimait. Nous ne nous battrions pas comme Lizzy et Mr. Darcy, non, nous serions parfaitement heureux pour le reste de nos vies. J'avais tout.

Jusqu'à ce que je n'ai plus rien.

Quand la lettre de Lizzy était arrivée, j'étais en colère. Comment osait-elle m'enlever mes rêves. Était-elle jalouse? Était-ce sa raison pour transmettre de telles nouvelles indésirables et malheureuses? Il n'y avait aucun moyen que mon Charles puisse être mort. Et qui était M. Palmer? Il n'aurait pas été tué par un homme qu'il ne connaissait même pas.

Je pensais que c'était des mensonges.

Jusqu'à ce que je ne le fasses plus.

Maman avait immédiatement accusé Lizzy et M. Darcy. Ses cris pouvaient être entendus dans toute la maison et seuls quelques morceaux de sa belle porcelaine avaient survécus à la tempête. Puis elle était partit dans sa chambre et n'était pas sortis pendant trois jours.

Papa avait reçu les mêmes nouvelles et avait dit que c'était probablement pour le mieux avant de rentrer dans son bureau et de fermer la porte.

Mieux pour qui?

J'avais encore attendu. Je savais que tout cela été une grosse erreur. Mon Charles ne voulait pas me quitter. Il viendrait pour moi et nous ririons de ce malentendu stupide ... et peut-être que je pardonnerai à Lizzy.

J'ai attendu pendant deux semaines jusqu'à ce qu'une lettre arrive enfin de Lydia. Caroline avait appris la mort de son frère et Lydia se demandait si je voulais la rejoindre en Ecosse vu que je serai désormais une «vieille fille».

C'était vrai.

C'était absolument vrai.

Il m'avait laissée ... encore une fois. Il avait juré qu'il ne me quitterai plus ... et il l'a fait.

Je pris une grande gorgée.

Annette, âgée de neuf ans et Juliette, âgée de sept ans, traversent de nouveau la pièce m'encerclant avec leurs rubans, comme un mât enrubanné. Juliette me crie dessus qu'Annette l'a frappée, Annette crie encore plus fort que Juliette l'a poussée en première.

Je prends une autre gorgée et hoche simplement la tête.

Ça n'a pas d'importance ce que je dit, ou pas, les filles continuent à crier. Elles n'ont que deux niveaux sonores ... bruyantes et endormies.

Annette renverse mon panier de couture et disperse la moitié de mes divers projets finis dans toute la pièce.

Juliette enfonce une aiguille à coudre dans mon bras pour attirer mon attention.

Je l'enlève.

Et prends une autre gorgée.

Le cuisinier arriva et annonça que le déjeuner était servi. Ça permettrait de maintenir occupées les filles pendant un petit moment.

Je n'ai pas faim.

Mais j'ai soif, alors je prend une grande gorgée.

Je ne me souviens pas de beaucoup de chose après la lettre de Lydia. Ce fut une période sombre, ponctuée seulement par les cris de maman et d'autres discours. Jusqu'au jour où elle a recommencé à roder.

Elle a dit que je devais assister à la prochaine assemblée. Que j'avais besoin de trouver un mari. Que je pourrais peut-être aller à Londres et rester avec ma tante Gardiner et trouver un autre homme riche et me fiancer à nouveau.

Elle a dit qu'elle demanderait à Lizzy et M. Darcy de me trouver un mari riche pour compenser le fait d'avoir fait tuer Charles.

Avaient-ils fait tuer Charles? J'essaie de me rappeler des détails exacts ... mais c'est trop vague, les détails perdus dans l'obscurité.

Je ne voulais pas aller à Londres.

Je ne voulais pas aller chez Lizzy.

Je ne voulais pas assister aux assemblées.

Elle m'y a fait aller quand même.

J'y suis allé. J'ai dansé. J'ai bu du punch. J'ai regardé.

Pendant des mois, j'ai regardé.

J'ai regardé les jeunes filles rire et flirter avec les jeunes hommes. Elles croyaient encore à une fin heureuse. Elles rêvaient encore à leurs glorieux mariages et à l'amour vrai.

Ça me rendait presque malade.

Et puis il a commencé à me montrer de l'intérêt. Il avait deux fois mon âge et faisait trois fois ma taille. Il avait deux filles. Sa femme était morte.

Il possédait une maison en ville rattachée à l'arrière de son magasin. Il vendait des marchandises générales et vivait très confortablement.

Il voulait me faire la cour.

Je l'ai finalement laissé faire.

Nous avons parlé très peu, mais marchait beaucoup. Il m'expliquait la façon dont il prenait soin de son magasin et qu'il voulait que je prenne soin de ses filles.

Il voulait une femme pour lui et une mère pour elles.

Je voulais partir.

Il a proposé. Papa a donné sa bénédiction. Maman voulait que je trouve quelqu'un de plus riche.

J'ai dit oui.

C'était il y a deux mois.

Il est un homme bien. Très calme. Doux.

Jusqu'à ce qu'il ne soit pas lui .

Il n'est pas Charles. Il ne pourra jamais être Charles.

Maintenant je suis assise ici. Et je sirote.

Je sirote du vin qui me réchauffe. Il me fait me sentir moins vide. Il me fait me sentir plus humaine.

Il me fait me sentir .

Donc je sirote.


Coucou et voilà le premier épilogue de cette histoire on arrive doucement vers la fin.

Qu'avez-vous pensés du POV de Mr Bennet et de Jane, vous vous attendiez à ça?

Ils sont toujours aussi butés sur l'idée qu'ils se font de Darcy.

J'attend vos coms avec impatience et on se retrouve très vite pour le deuxième épilogue du POV de Emily et de Mr Palmer (son père).

Bisous