Breathe

Orgueil et Préjugés ainsi que ses personnages appartiennent à Jane Austen

Breathe est une création de knitchick

Merci à ma Bêta Lagasy pour sa correction

fafa: Coucou, merci pour ton com, évidemment que je veux bien que tu me suives, je viens à l'instant de demander l'autorisation à une auteure pour une nouvelle trad, je t'en dirais plus une fois que j'aurai la réponse, j'ai effectivement déjà lu cette fic une fois, elle est pas mal mais ce n'est pas ma préférée je ne sais pas si tu la déjà lu mais âmes soeurs de doddy est juste extraordinaire, bonne lecture, coco5331: Merci pour ton com je te laisse découvrir la suite, Mimija: Je me doute que ce n'est pas exactement ce à quoi tu t'attendais mais c'était un peu courru d'avance, mais heureusement Lizzie et Darcy sont toujours unis, bonne lecture, Marie: Merci pour ton com, que ce soit l'un ou l'autre ils ont cherchés ce qui leurs aient arrivés, j'espère que la suite te plaira, Gridaille: Exactement, je suis du même avis que toi, je te laisse découvrir la suite.


Emily POV

Je passe ma main paresseusement le long de son dos, appréciant la sensation de ses muscles quand ils se déplacent. Ses cheveux sont désordonnés de notre amour enthousiaste de la veille.

Il est beau et il est enfin à moi.

Je n'ai jamais été aussi heureuse.

Cela faisait cinq ans que j'avais vu Robert pour la dernière fois. Il avait été un beau jeune homme de dix-neuf ans, grand, mince, dégingandé et si désireux de faire ses preuves. Il est toujours grand et beau, son corps est plus musclé, mais maintenant, il a un comportement plus assuré et porte un air de confiance tranquille qui ne fait qu'ajouter à son attrait.

Nous nous sommes rencontrés quand j'avais dix-sept ans. Il était venu avec son père pour vérifier ma jument qui avait développé une infection à la jambe. M. Martin avait une façon de s'occuper des animaux qui lui valait le respect de tous les propriétaires de la région et Robert était en formation pour suivre ses traces. C'était la première fois que je le voyais étant donné que d'habitude j'étais à l'école et j'avais su en le regardant dans les yeux que ça serait douloureux pour moi.

Mon père ne me permettrait jamais d'être courtisée par le fils d'un commerçant.

Peu importe à quel point j'essayai de l'éviter, je me retrouvai sans cesse attirée par les écuries où je savais qu'il serait. Il avait finalement eu le courage de me parler et à partir de ce moment , nous avions commencés une amitié. Tout l'été, il semblait continuer à trouver des raisons pour rendre visite à nos chevaux et nous passions des heures ensemble dans les écuries en prononçant seulement quelques mots. Tous deux juste content d'être dans le même espace, partageant des tâches et des regards furtifs.

Après un certain temps, il avait cessé de trouver des excuses et avait avoué qu'il venait tous les jours pour avoir une chance de me voir.

Ce jour-là, il m'avait embrassée.

C'était mon premier baiser, mais pourtant je savais, que c'était les seules lèvres que je voulais qui me touchent à jamais.

Nous avions passé des semaines à se retrouver où et quand nous le pouvions. Nous avions échangé de nombreux baisers, qui furent bientôt suivis par des déclarations d'amour et des promesses pour l'avenir. Nous étions dans notre propre petite bulle et je n'avais jamais été aussi heureuse.

Jusqu'à ce que mon père ne décide qu'il était temps pour moi de me marier et commence les négociations autour de cigares et de cognac dans les salons des domaines voisins. Un défilé de gentleman et de veufs d'âges différents, âgés de quelques années de plus que moi étaient invités pour dîner, pour «inspecter la marchandise » et je me trouvais là pour être vendue au plus offrant malgré mes protestations véhémentes.

Un matin je fus informée que mon fiancé devait arriver dans l'après-midi pour le thé et pour commencer à faire des plans de mariage, j'ai craqué et dit à Robert ce qu'il se passait. Il était livide de l'autoritarisme de mon père et avait décidé qu'il était temps d'arrêter de nous faufiler partout et de le rendre officiel.

Nous avions parlé à mon père ce jour-là.

Je ne pensai pas avoir déjà vu mon père aussi en colère, il nous interdit l'union et insista pour que j' épouse le prétendant qu'il avait choisi pour moi ou il conduirait Robert et son père à la faillite et à l'extérieur de la ville.

En désespoir de cause, j'avais laissé échapper que nous devions nous marier vu que je portai l'enfant de Robert. Je ne savais pas pourquoi je l'avais dit, c'était juste sortit de ma bouche avant que je puisse m'en empêcher.

Honnêtement, je ne sais pas qui avait été le plus choqué par ma déclaration, mon père ou Robert, d'autant plus que ce dernier savait qu'il n'y avait absolument aucun moyen que je puisse être enceinte, ou mon fiancé qui se tenait figé à la porte ouverte de l'étude de mon père, sa bouche béante et son poing partiellement levé comme s'il se préparait à frapper.

Inutile de dire qu' il n'attendit pas pour parler du mariage, il s'était enfuit après avoir informé mon père plutôt méchamment, qu'il retirait son offre de mariage. Mon père, si possible, avait l'air encore plus en colère et m'avait envoyé dans ma chambre afin que lui et Robert puissent avoir une «discussion».

Je n'ai jamais revu Robert par la suite.

J'avais été enfermée dans ma chambre jusqu'à ce qu'il soit vérifié que je ne sois pas enceinte, mais à ce moment, le mot s'était échappé et toute chance que mon père puisse convaincre quelqu'un de m'épouser, était nulle.

Ma mère et mon père avaient été tous deux snobés par toute la ville à la suite de mon apparente «situation», et mon père en avait eu assez et avait envisagé de me renvoyer. Ça ne fut que quand le médecin qui m'avait examiné, avait laissé sortir sans le vouloir une nuit à la taverne que j'étais encore vierge, que les choses avaient commencé à se calmer.

Malheureusement pour mon père, mais heureusement pour moi, les hommes de la ville ne me trouvaient pas totalement convenable, il avait finalement admis sa défaite et avait commencé à boire à la place.

Plus tard, j'avais découvert que M. Martin était partis quelques jours après l'incident, mais je n'avais pas pu, malgré tout mes efforts, déterminer où Robert se trouvait.

J'avais pleuré pendant une semaine, refusant de manger pendant une semaine, refusant de parler à mon père pendant des mois et finalement nous avions renoncé à le chercher après deux ans. Je ne pouvais plus continuer à le faire. Chaque impasse me brisait un peu plus le cœur.

Ça ne fut qu'à l'arrivé de Charles que j'envisagea de me marier avec quelqu'un d'autre, mais à ce moment, la situation avec mon père était hors de contrôle et je voulais juste ... J'avais juste besoin ... de m'éloigner de lui.

Il buvait et quand il buvait, il se mettait en colère et me blâmer pour tout gâcher. Et quand il était en colère contre moi, il lui arrivait de me frapper si je me trouvais dans le chemin de sa main, ce qui me semblait être assez souvent, d'autant plus qu'il me cherchait pour m'hurler dessus.

Il ne m'avait jamais blessée au point d'avoir besoin d'un médecin, mais il y avait des semaines où je ne pouvais pas quitter la maison parce que j'avais des contusions qui seraient trop difficiles à expliquer. Ma mère, bien sûr, enterrait sa tête dans le sable et prétendait que rien ne se passait.

Je ne pouvais pas vraiment lui en vouloir, elle avait tout aussi peur de mon père que moi.

Charles était mon ticket vers la liberté.

Je sais que ça a l'air terrible. Je le fais vraiment, mais chaque fois que mon père buvait, il devenait juste un peu plus violent que la fois d'avant. J'avais peur qu'un jour il ne puisse pas s'arrêter.

Une fois que Charles avait commencé à nous rendre visite, mon père avait cessé de me frapper. Je n'étais pas stupide, je savais que c'était parce qu'il ne voulait pas que Charles voient ce qui se passait, mais quelle que soit la raison, j'étais reconnaissante de ce sursis.

Tous mes espoirs furent anéantis le jour où Charles m'expliqua qu'il était fiancé à une autre femme et qu'il partait pour l'épouser.

Je savais que je devais trouver un autre moyen d'échapper à mon père, même si cela signifiait être une gouvernante ou une dame de compagnie. J'avais commencé à faire des plans et collecter mes affaires. Je savais, sans l'ombre d'un doute, que ce serait la dernière goutte et que je ne survivrai pas à une autre rencontre avec mon père.

Ma mère, dans un rare moment de solidarité, m'avait donné un petit paquet à prendre avec moi. Il contenait une petite somme d'argent et tous ses bijoux. Elle le savait. Elle l'avait toujours su. Je l'avais embrassée ne sachant pas si je pourrais jamais la revoir et attendit mon père.

J'avais besoin d'aller dans son étude et d'accéder à la cachette d'urgence où il dissimulait l'argent dans le vieux globe sur son bureau. Je l'avais découvert purement par hasard un après-midi quand j'avais trébuché sur une des bottes de mon père et avait frappé le globe qui était tombé au sol. Il s'était entrouvert et avait révélé son trésor.

J'avais juste besoin d'attendre que mon père aille au lit pour pouvoir l'obtenir et partir le lendemain matin. Malheureusement, mon père était resté dans l'étude tard dans la nuit, j'avais donc décidée d'essayer à nouveau le jour suivant.

Le jour où Charles est venu parler à mon père.

Le jour où mon père a tué Charles.

Ma mère était trop malade pour sortir de son lit quand j'étais partie pour accomplir ma promesse faite à Charles. La culpabilité que je ressentais pour mon rôle dans sa mort, pour ne pas mentionner que mon père, celui qui l'avait tué, m'avait forcée à avouer mon rôle dans la débâcle. Ce qui m'avait fait sentir encore pire, était de savoir que non seulement mes plans étaient détruit, mais qu'il y avait une femme là-bas, quelque part dont les espoirs et les rêves venaient d'être détruit.

Je n'avais peut être pas été amoureuse de lui, mais Charles était un homme bon qui n'avait pas mérité ce qui lui était arrivé.

Le voyage m'avait pris presque une semaine. Charles m'avait dit où habitait son ami, il me suffisait donc seulement de m'y rendre. Je m'étais arrêtée à l'auberge et avais attendu le lendemain avant de me rendre à Pemberley.

Cela s'était passé infiniment mieux et terriblement pire que je l'avais prévu. Les Darcy avaient été très courtois, surtout compte tenu du rôle que j'avais joué dans l'assassina de Charles. Je n'avais pas prévu l'émotion qu'ils avaient affichée à mes nouvelles, cela m'avait bouleversée. J'avais également été très touchée par l'affection profonde que les deux évidemment partagés. Elle était évidente à chaque contact, chaque regard et chaque mot.

Mon cœur brisé se rouvrit pour Robert. Voir le niveau de leur amour et de leur engagement était tout simplement trop pour moi, je partis précipitamment une fois mon devoir accomplis auprès des Darcy. Mon prochain arrêt était à Londres.

Charles avait souvent parlé de ses sœurs et je ressentais l'obligation d'offrir mes condoléances en personne ... J'avais également ce sentiment de culpabilité que j'espérai apaiser.

J'avais enfin trouvé la résidence des Hurst à Londres, seulement pour découvrir qu'ils étaient hors de la ville pour le mois prochain. J'avais décliné l'offre de laisser un message.

Ce n'était guère une information que l'on laissait sur une note.

Je connaissais le nom de la ferme en Ecosse où sa sœur Caroline vivait, mais j'avais oublié son nouveau nom de famille, alors je priai qu'elle soit facile à trouver. J'avais décidé de rentrer d'abord à la maison pour vérifier sur ma mère, qui avait été malade quand j'étais partie, mais elle était dans les mains très capables de sa femme de chambre, Adeline. L'aller-retour m'avait pris moins de temps que prévu et j'étais arrivée à la maison deux jours plus tôt que prévu pour trouver ma mère prise en charge par le médecin.

Le stress de l'incarcération de mon père avait simplement été trop. Elle est décédée cette nuit-là.

Il m'avait fallut deux semaines pour enterrer ma mère, prendre des dispositions pour stocker les choses que je voulais garder et faire des arrangements avec l'avocat pour vendre les biens et rembourser les dettes importantes de mon père.

J'avais gardé le globe... et les six mille trois cent livres contenues à l'intérieur. Je me demandais pourquoi mon père avait tellement d'argent caché qui aurait pu être utilisé pour payer ses dettes, jusqu'à ce que je trouve sa valise remplie cachée dans la cabine à côté de son étalon favori. Il avait prévu de s'enfuir.

J'avais décidé de garder l'argent et de laisser la banque lutter pour tout le reste. J'avais emballé un sac, sellé mon cheval favori et laissé ma maison d'enfance, et tout ce que je n'avais jamais connu derrière moi. Je n'avais pas regardé en arrière.

J'étais monté jusqu'à Londres, avais vendu mon cheval et réservé mon voyage en Ecosse. Il me fallut près de deux semaines, sept diligences différentes, une tentative de vol et l'ensemble de ma patience. C'était en fait un très beau pays et j'avais décidé de passer du temps à l'explorer une fois que mon devoir serait complet.

La sœur de Charles vivait dans une ferme délabrée qui montrait des signes d'amélioration et de réparations. Il était évident que quelqu'un faisait l'effort pour l'améliorer. Je vis un homme grand réparant une partie de la clôture et essayai d'attirer son attention pour m'assurer que j'étais au bon endroit avant de commencer à frapper à la porte.

Quand il se retourna et que nos regards se croisèrent, je me figeai.

Je n'avais jamais, dans tous mes rêves les plus fous, imaginer que je le reverrai, alors me retrouver face à lui, après tout ce temps, fit presque s'arrêter mon cœur solitaire. Sauf qu'il avait l'air tellement différent de la façon dont je m'en souvenais.

J'avais toujours su que c'était lui. Peu importe à quel point il avait changé, je le reconnaitrai n'importe où.

C'était Robert. Mon Robert.

Il s'approcha finalement de moi, ses yeux remplis de la même émotion que j'étais sûre d'avoir dans les miens et me prit la main. Je ressenti le même élan de chaleur que j'éprouvais toujours quand nous nous touchions.

Nous avions tous deux commencés à parler en même temps ... mais il me laissa passer en première ... Il écouta attentivement mon histoire. Quand je lui avais expliqué ce que je cherchais, il eut l'air soudainement de revenir à lui et se recula maladroitement.

C'est à ce moment-là qu'il me parla de sa femme ... sa femme enceinte.

Mon cœur se brisa une fois de plus. Le retrouver enfin après tout ce temps pour qu'il soit lié à une autre.

C'était tout simplement trop.

J'avais parlé à Caroline, dire ce que je devais et prit congé peu de temps après. Je ne pouvais pas rester là. Je ne pouvais pas être dans la même maison que la femme qui partageait le lit de Robert. Qui partageait sa vie et qui portait son enfant.

Je ne me souviens pas comment j'étais rentré à l'auberge, je me souviens de la douleur et des larmes. Beaucoup, beaucoup de larmes.

Il arriva le lendemain et me pria d'écouter son histoire. Il m'a dit qu'il était malheureux et coincé dans un mariage avec une jeune fille immature et gâtée qui portait l'enfant de son amant mort. Un homme dont elle ne cessait jamais de parler.

Il me raconta ce qu'il s'était passé ce jour-là dans la bibliothèque et il me parla de sa première femme. Puis il me dit qu'il n'avait jamais cessé de m'aimer et me demanda de rester quelques jours de plus pour qu'il puisse me voir.

Je l'ai fait. Je suis resté une semaine.

Et puis nous sommes partis.

Je sais que ce n'est pas juste ce que nous faisons, mais j'avais essayé de faire la bonne chose et cela ne m'avait jamais mené nulle part. Et je n'étais pas disposée à le laisser repartir.

Il ne pouvait pas divorcer d'elle ou elle serait rejetée, alors il avait engagé quelqu'un pour gérer les choses, il avait établi une livraison hebdomadaire du marché, ouvert un compte pour Lydia et le bébé, et remplit toutes les formalités pour laisser sa moitié de la ferme pour Lydia dans le cas de son décès.

Robert Martin et Emily Palmer sont mort il y a trois mois dans un monstrueux accident de calèche.

Il y a deux mois, M. et Mme Robert Stratton ont achetés une petite ferme à Galway, en Irlande et attendent leur premier enfant.

Est-ce que ce que nous faisons est mal? Probablement. Surtout aux yeux de l'Église, mais nous nous en fichons.

L'amour nous a été volé une fois et pour le meilleur ou le pire je ne le laisserai pas repartir.

J'ai payé ma cotisation dans cette vie et maintenant j'ai l'intention d'en retirer ma récompense.

M. Palmer POV

Si froid.

Je n'ai jamais eu aussi froid de toute ma vie.

Ce n'est pas seulement la cellule ou le chiffon sale qui me sert de couverture dans cet endroit lugubre, ou même le vent glacial qui s'infiltre à travers les fissures et les crevasses ... non, c'est un froid osseux profond de la connaissance qu'aujourd'hui, je vais mourir.

J'ai tué un homme.

J'ai tué un homme innocent de sang froid et pour mes péchés j'ai été condamné à la pendaison.

Non pas que cela signifie quelque chose où que ça n'ait aucune incidence sur mon sort, mais je suis vraiment désolé pour ce que j'ai fait. Je ne sais vraiment pas comment cela est arrivé. Ça c'est déroulé au ralenti et pourtant si vite que je n'ai pas pu l'arrêter.

J'étais en train de polir mon fusil pour le prendre avec moi. Mes dettes de jeu s'étaient trop agrandies et je savais que ça ne serait pas long avant qu'ils ne viennent et prennent tout, donc je devais partir. J'avais caché de l'argent de côté pour une telle urgence et je savais qu'il était temps. Je savais que la succession devrait être vendue pour payer mes dettes, mais il devrait en rester assez pour que ma femme et ma fille recommencent une vie ailleurs. Quelque part où la souillure de mes indiscrétions ne les suivrait pas.

Je savais que c'était une façon lâche de faire, mais j'étais, en substance, un lâche, alors c'était approprié.

Je polissais mon fusil et buvais, en essayant de me convaincre que ce que je faisais était le mieux pour tout le monde. Mieux vaut un mari et un père qui était parti, qu'un débiteur en prison et honteux. Cela m'avait fait replonger dans le cauchemar avec Emily cinq ans plus tôt.

J'avais bu, ne réalisant pas exactement quelle quantité jusqu'à ce que je commence à ressentir ma colère familière. La colère qui ne sortait que quand j'étais dans un état de faiblesse ... Que quand j'étais ivre. Je savais ce qu'il se passait quand je buvais, la colère referait surface et surplomberait mon esprit rationnel.

La colère envers Emily pour avoir ruiné mes plans pour son mariage qui m'aurait fourni l'argent dont j'avais besoin pour me sortir de la dette, la colère envers ma femme pour ne pas m'avoir donné un fils, mais surtout, de la colère contre moi-même pour ce que je faisais chaque fois que je laissais cette colère prendre le dessus. Je savais que j'étais faible, trop faible pour arrêter de boire, trop faible pour arrêter de jouer quand les pertes avaient commencé à s'accumuler.

Je me détestais parfois, mais cela n'avait pas empêché le cycle de se poursuivre.

Puis vint Charles Bingley comme un phare de lumière dans mon heure la plus sombre. J'avais pus sentir tout de suite que c'était un homme qui était facile à gérer et j'avais tout fait en mon pouvoir pour les mettre lui et Emily ensemble, allant même jusqu'à m'assurer qu'ils soient vus en tête à tête à cheval. C'était une assurance au cas où mes projets envers lui et son argent ne fonctionnaient pas.

Mais alors, je l'avais entendu parler à Emily dans le jardin ce jour-là et je savais que c' était terminé. Il était temps de mettre mes plans en action. Il était temps pour moi de partir.

J'avais commencé à ressentir la colère familière et savais que je devais arrêter de boire. Je ne voulais pas encore lui faire de mal, pas ce jour-là, pas ma dernière nuit dans ma maison et très probablement la dernière nuit où je la verrai. Je ne voulais pas lui faire de mal.

Mais ensuite, il entra dans mon bureau et commença à expliquer pourquoi il ne pouvait pas épouser ma fille ... pourquoi il serait incapable de rester dans la région ... À quel point il était désolé pour tout ce malentendu. Et la colère s'éleva une fois de plus, mais cette fois elle avait pour but cet homme ... cet homme qui avait été mon dernier espoir de salut ... mon dernier espoir d'être le genre d'homme que j'avais toujours voulu être.

Avant même d'avoir compris ce qu'il se passait, ma main était levée et le pistolet armé. Je n'ai pas le souvenir d'avoir appuyé sur la gâchette, je me souviens du bruit du pistolet et d'avoir entendu son corps tomber.

Tout ce qui suit est flou jusqu'à ce que je me réveille ici. Froid et seul.

Froid, seul et effrayé plus que je ne l'ai jamais été dans ma vie.

Aujourd'hui, je vais mourir.


Coucou, voilà le deuxième épilogue.

Qu'en avez-vous pensés? Bon personnellement ce n'est pas mon préférée mais il nous éclaire sur ces deux personnages.

J'attends vos commentaires avec impatience, on se retrouve très vite pour le troisième épilogue avec Caroline et Mr Thomas Martin (son mari).

Bon dimanche