Les Caprices du cœur

La haine se nourrit de peur et d'amour


Chapitre 28

En battant des paupières, tout me revint en mémoire très vite. La tête appuyée sur le torse d'Edward, je n'eus qu'un réflexe en me réveillant : regarder ma main gauche pour savoir si la bague était bien à sa place. Un anneau en or blanc surmonté d'une belle pierre bleutée arpentait mon annulaire.

« Alors, elle te plaît ? murmura Edward en passant ses doigts dans mes cheveux.

― Beaucoup » m'émerveillai-je en lui sautant au cou pour l'embrasser.

Ses mains longèrent mon échine pour venir s'échouer sur mes fesses. En me décalant de quelques centimètres, je sentis son érection frotter près de ma cuisse. Il grogna sourdement avant de me faire un clin d'œil qui en disait long. Je me mis à remuer le bassin lentement, sensuellement. J'avais déjà envie de lui, notre nuit d'amour ne m'avait pas suffi.

« Est-ce que je t'ai déjà dit à quel point j'aimais ton pénis ? l'interrogeai-je au creux de l'oreille.

― Non, vas-y pour voir.

― J'aime ton pénis. »

Il sourit en renforçant sa prise autour de moi. Mes doigts longèrent son ventre pour aller saisir son sexe gorgé de sang.

« Petite coquine » souffla-t-il.

Je me mis à le masturber tout doucement, il se cramponna à moi en fermant les yeux. Son visage était détendu, paisible, épanoui. Rien ne pouvait égaler ce si beau spectacle dont j'étais témoin. Mes lèvres longèrent sa mâchoire pour retrouver sa bouche entrouverte. Edward répondit à mon baiser avec beaucoup de tendresse.

« Je ne vais pas pouvoir me retenir plus longtemps, me dit-il gêné en essayant de me faire lâcher prise.

― Alors ne te retiens plus. »

Ma main continua ses allers venues le long de son sexe, Edward serra les dents avant de se crisper d'un coup sec. Il convulsa pendant quelques secondes et se déversa entre nous.

« Tu es géniale » murmura-t-il en me couvant du regard.

Il me fit basculer sur le dos pour pouvoir s'agenouiller entre mes jambes. Doux et attentionné, il m'embrassa partout en s'attardant sur mes seins puis près de mon sexe. Lorsque ses doigts prirent possession de moi, je me cambrai pour en réclamer toujours plus.

Sa langue tournoyait autour de mon clitoris, j'étais comblée. Les mains dans ses cheveux, je lui imposais une cadence soutenue en gémissant son prénom. Il grognait, aspirait, suçait, léchait. Mon plaisir augmentait encore et encore.

Lorsque j'atteignis mon paroxysme, il me regarda trembler fier de lui avant de s'allonger à côté de moi, le nez dans mon cou.

« Toi aussi tu es génial » lui avouai-je.

Il chatouilla ma carotide avec sa langue puis attrapa ma main pour jouer avec ma bague de fiançailles.

« Tu veux qu'on se marie dans combien de temps ? hésitai-je en me tournant vers lui.

― Maintenant, répondit-il le sourire aux lèvres.

― Et en vrai ? » repris-je très sérieusement.

Il pris mon visage en coupe et plaqua son front contre le mien pour mieux m'apprivoiser.

« Quand tu veux, chuchota-t-il.

― En juin ?

― D'accord.

― Le vingt ? continuai-je la gorge serrée.

― Ce sera mon anniversaire, réalisa-t-il.

― Justement. »

Il avala sa salive péniblement avant de reprendre la parole.

« Tu veux vraiment qu'on se marie ce jour-là ?

― Pas toi ?

― Ce serait le plus cadeau que tu puisses me faire. »

Il écrasa sa bouche sur la mienne avant de se reculer brusquement.

« Je retire ce que j'ai dit. Tu n'es pas géniale, tu es parfaite. »

Mon cœur fit un triple saut périlleux dans ma poitrine. Edward me sera fort et me couva de baisers. Son amour me transcendait.

« Où est-ce que tu m'emmènes ? m'enquis-je lorsqu'il me souleva.

― Je dois te faire écouter quelque chose. »

Il me porta jusqu'au salon pour me faire asseoir à côté de lui, face au piano. Tout doucement, il posa ses doigts sur les touches de l'instrument et la musique envahit la pièce. Une musique, hargneuse, joyeuse mais aussi pleine d'espoir.

« C'est ton morceau, chuchota-t-il en continuant à jouer.

― J'ai un morceau ?

― Oui.

― Depuis quand ? lui demandai-je au creux de l'oreille.

― Depuis toujours. »

Je posai ma tête sur son épaule et enroulai mes bras autour de son torse nu. La mélodie s'envola, ralentit, accéléra, et ce en emportant mon âme avec elle.

« Je l'adore » soufflai-je lorsque le silence fut revenu.

Edward se tourna vers moi. Il caressa l'intérieur de mes cuisses, mon ventre puis mon sein gauche. En voyant son sexe reprendre de la vigueur, je m'assis à califourchon sur lui pour mieux le sentir.

« J'ai toujours rêvé de faire l'amour sur mon piano, me confia-t-il.

― C'est le moment ou jamais d'essayer Monsieur le musicien. »

Il referma le clapet censé protégé le clavier du piano et m'installa dessus. Ses mains étaient partout. Elles m'enveloppaient de la tête aux pieds. Il présenta son sexe à mon entrée et s'enfonça en moi lentement, langoureusement.

« Encore, gémis-je sous ses coups de hanches.

― Crie pour moi » m'implora-t-il pour la première fois.

Peu habituée à extérioriser mes émotions haut et fort, je me mis à répéter son prénom en boucle sans réellement oser en faire plus.

« Crie Bella, m'ordonna-t-il.

― Edward.

― Plus fort, insista-t-il.

― Edward !

― Plus fort, répéta-t-il en accélérant la cadence.

― EDWARD ! hurlai-je cette fois-ci.

― Encore.

― PLUS VITE ! »

Il redoubla d'efforts pour me satisfaire, je me mis à crier mon plaisir sans plus pouvoir m'arrêter.

« JE T'AIME ! »

Je jouis sur ces mots, transpirante et épuisée. Edward vint deux minutes plus tard, les yeux clos.

« Je t'aime aussi » chuchota-t-il en reprenant son souffle.

J'ébouriffai ses cheveux, il essuya mon front recouvert de sueur.

« Merci ma Bella.

― Que vont penser les voisins ? ris-je.

― Je suis sûr qu'ils sont jaloux à l'heure qu'il est. »

« TU VAS TE MARIER ? cria Alice en regardant attentivement ma bague de fiançailles. C'est formidable !

― Je suis contente pour toi » ajouta Rose.

Assise à la terrasse d'un café, je venais d'annoncer la bonne nouvelle à mes amies qui n'en croyaient par leurs oreilles.

« Merci les filles.

― Comment ça s'est passé ?

― Il m'a demandé ça la semaine dernière, en plein milieu de la nuit, éludai-je.

― Vraiment ?

― Est-ce qu'il a sorti le grand jeu ?

― En quelques sortes. »

Pour tout dire, sa demande en mariage n'avait pas été spectaculaire ni même très originale. Pourtant, elle était la plus belle et la plus réussie à mes yeux. Edward avait été lui, sincère. C'était tout ce qui importait.

« Au fait, je compte sur vous pour être mes demoiselles d'honneur, repris-je.

― Merci merci merci !

― Merci Bella.

― Tu as déjà passé commande auprès du traiteur ?

― Et la robe ?

― La pièce montée ?

― Combien d'invités ?

― Vous comptez faire les choses en grand ?

― Ou rester discrets ? »

Je souris face à leur enthousiaste débordante.

« Et pour la date ?

― Ce sera le jour de son anniversaire » leur appris-je.

C'était pour l'instant la seule chose que je savais vraiment.

« Comme c'est romantique.

― Est-ce que tu penses savoir où il va t'emmener ?

― Quand ça ?

― Le soir des noces ! s'exclamèrent-elles en cœur comme s'il s'agissait d'une évidence.

― Aucune idée » admis-je.

Elles parlaient, riaient, criaient. Je les écoutais du haut de mon nuage, rêveuse.

« Tu es avec nous ? me demanda Rosalie au bout de quelques minutes.

― Non.

― Tu penses à lui ? continua Alice.

― Oui, répondis-je en affichant un sourire niais.

― Ah l'amour. »

« Pas trop stressée ? me demanda Edward.

― Si, et toi ?

― Aussi. »

La voiture se gara sur le parking de l'immeuble. Renée sortit la première, Charlie sur ses talons.

« Ma chérie !

― Salut maman, papa.

― On a eu un mal fou à trouver ! »

J'étreignis mes parents le plus fort possible. Ils me le rendirent en retour avant de saluer mon petit ami. Nous montâmes à l'étage. Je leur fis visiter l'appartement de long en large. Ils étaient ravis.

« Sublime, magnifique. »

La sonnette retentit. Edward alla accueillir Esmée et Carlisle sur le pallier de la porte avant de nous retrouver au salon.

« Voici les parents de Bella, Renée et Charlie, annonça-t-il la voix tremblante. Et voici mes parents, Carlisle et Esmée. »

Après une seconde de silence, tout le monde se salua, tout le monde se sourit. Pour la première fois, nos familles étaient réunis. Elles ne faisaient plus qu'une.

« Vous voulez boire quelque chose ? » proposai-je.

Seul Edward se tourna vers moi pour me répondre. Mon père continua à discuter avec Carlisle, Renée avec Esmée.

« Je crois qu'on ferait mieux d'aller chercher les verres sans rien dire, souffla Edward à mon oreille.

― Tu as raison. »

Main dans la main, nous disparûmes à la cuisine pour préparer l'apéritif.

« Quand est-ce qu'on leur dit ? m'enquis-je en remplissant un bol de cacahuètes.

― À la fin du repas ?

― D'accord. »

Seule sa mère était au courant pour nous deux, pour le mariage. En me saluant, elle avait immédiatement posé son regard sur ma main pour constater que la bague était bien là.

« Et voilà, annonçai-je en posant six coupes sur la table basse du salon.

― Merci Bella. »

Edward s'installa à côté de Charlie et moi près d'Esmée. Sans vraiment entrer dans les conversations, nous nous dévisageâmes pendant de longues et interminables minutes.

« Et si on passait à table ? »

Le déjeuner commença autour d'un beau plateau de coquillages commandé au traiteur le matin même.

« Bella m'a dit que vous étiez médecin, entendis-je Renée demander à Carlisle.

― Oui.

― C'est un beau métier. J'aurais aimé que ma fille devienne chirurgienne mais elle a préféré jouer avec la finance.

― Mon fils aussi. Je n'ai rien pu faire, rit Carlisle.

― À croire qu'ils sont faits l'un pour l'autre. »

J'avalai une huître avec un peu de citron en faisant mine de n'avoir rien entendu.

« Tes parents sont adorables, me dit Esmée.

― Merci.

― Je vais chercher le saumon, annonça Edward.

― Je t'accompagne. »

Nous débarrassâmes la table tour à tour pour finalement nous retrouver en cuisine.

« Ça va ?

― Pas vraiment. »

Edward m'attrapa par la taille et déposa un baiser sur mes lèvres.

« Si tu savais comme j'ai peur, me dit-il.

― Peur de leur annoncer la nouvelle ?

― Oui.

― Tu n'es pas tout seul, je suis avec toi.

― Je sais. »

Il respira ma fragrance à plein poumons avant de dessiner un cœur imaginaire sur ma peau.

« Et si ton père me tut ? reprit-il la tête baissée.

― Je l'en empêcherai. »

Nous apportâmes le poisson sur la table. Les compliments fusèrent face à un plat si réussi.

« Le traiteur est notre meilleur allié » plaisantai-je.

J'avalai une pomme de terre sautée, Renée se pencha discrètement vers moi.

« Très jolie bague ma chérie. »

Je faillis m'étouffer, elle me tapa dans le dos pour m'aider à reprendre contenance.

« Si tu penses que je n'ai pas remarqué, tu te trompes, ajouta-t-elle en affichant une mine rayonnante. Je suis une femme et ta mère avant tout. »

Je souris, soulagée de savoir qu'il ne restait plus que les hommes à mettre au courant. La tâche n'était pas des moindres.

« Ma mère a compris, annonçai-je à Edward de retour aux fourneaux.

― Vraiment ?

― Elle a vu la bague.

― Esmée aussi.

― Je sais. »

Il sortit la bouteille de champagne du frigo puis le dessert. Après une dernière étreinte, nous retournâmes à la salle à manger pour servir tout le monde.

Assis à côté de moi, Edward attrapa ma main sous la table et me fit signe de me lever. J'avalai ma salive de travers.

« Nous avons quelque chose à vous annoncer, commença-t-il en pressant ma paume toujours plus fort.

― Quelque chose d'important » précisai-je en attrapant ma coupe de champagne.

Charlie et Carlisle échangèrent un regard surpris.

« Nous nous aimons, dis-je.

― Beaucoup, ajouta Edward.

― Oui beaucoup, ris-je nerveusement.

― Nous allons nous marier. »

Esmée se leva immédiatement pour nous serrer dans ses bras, Renée l'imita. Avant de mourir étouffée, j'eus le temps d'apercevoir la moue choquée de mon père.

« Si vous êtes d'accord, bien entendu » ajouta Edward à l'attention de Charlie.

Pendant un instant, plus personne ne parla. Tout le monde se tourna vers lui. Il se gratta la nuque, bu une gorgée de champagne et prit la parole.

« Je ne veux que le bonheur de ma fille. Si Bella est d'accord, je le suis aussi. »

Je me jetai aussitôt à son cou pour le remercier d'être à ce point compréhensif. De son côté, Edward offrit une accolade à son père qui le félicita.

« Prends soin de ma fille, dit Charlie en se tournant vers mon futur époux.

― Je vous le promets.

― À nos enfants ! s'écria Renée.

― À eux ! »

« À quoi est-ce que je ressemble ? » demandai-je en sortant de la cabine d'essayage.

Face à moi, Alice, Rosalie et la vendeuse me regardaient d'un air étrange, presque inquiétant.

« Tu es magnifique !

― C'est vrai ?

― Cette robe est parfaite !

― Je suis d'accord. Elle te va à ravir.

― Bravo pour les retouches. »

Indécise, je pivotai sur moi-même pour me regarder dans le miroir. La robe avait de fines bretelles, une longue traîne et de petites touches de rose parmi une grande étendue de blanc. Durant la semaine passée, le voile avait été raccourci et le bustier resserré. Rien n'avait été laissé au hasard.

« Votre homme sera fou de joie de vous voir dans cette tenue, me complimenta la vendeuse.

― Merci.

― Et maintenant, direction le centre de beauté ! On doit absolument faire des essais » conclut Alice.

Sans demander mon reste, je suivis les filles pour atterrir au beau milieu d'un salon de coiffure aux dimensions excessives. Deux coiffeuses jouèrent avec mes cheveux sous les ordres de mes amies. Après avoir décrété que le chignon serait parfait pour l'occasion, je dus endurer une pénible séance de maquillage. Je finis par retrouver la paix suite à de nombreuses négociations.

« Plus que quelques jours avant le mariage. Pas de sexe d'ici là, me prévint Alice en montant dans sa voiture.

― Quoi ?

― Elle a raison, c'est mieux comme ça. Et n'oublie pas que la veille du mariage nous est consacrée. On a prévu pas mal de choses pour ton enterrement de vie de jeune fille. »

Sans me laisser le temps d'argumenter, Rose me salua à son tour avant de disparaître elle aussi.

Edward me réveilla par de doux baisers. Il promena ses mains sur mon corps embrasé et frotta son érection contre moi. Je bondis hors du lit bien malgré moi.

« Ça fait une semaine qu'on a pas fait l'amour, bouda-t-il.

― Je sais, c'est pour notre bien.

― Tu risques de prendre cher demain soir.

― Demain ? On est le dix-neuf aujourd'hui ?

― Oui. »

Prise de panique, je courus à la salle de bains me préparer. J'avais des tas de choses à faire. Acheter le cadeau d'Edward, me faire épiler, me confesser, rejoindre les filles et passer une dernière soirée loin de mon petit ami.

« Tu vas où ? me demanda-t-il en ouvrant le rideau de douche.

― Quelle heure est-il ?

― Neuf heures et demie. »

Il tendit le bras vers moi pour caresser mes fesses. Je le repoussai grâce au peu de courage qu'il me restait.

« Vilaine » grogna-t-il en disparaissant.

Je me lavai en quatrième vitesse avant d'enfiler un pantalon noir et un haut rose. Après m'être maquillée grossièrement, je rassemblai quelques unes de mes affaires dans un petit sac de voyage et rejoignis Edward qui prenait son petit déjeuner dans la cuisine.

« Si je comprends bien, on ne se revoit plus avant demain, réalisa-t-il la gorge nouée.

― Les filles ont monopolisé ma journée, lui expliquai-je.

― Emmett et Jasper ont monopolisé la mienne, ajouta-t-il en croquant dans une biscotte. Mais seulement à partir de quatorze heures. »

Il inspira profondément, je déglutis bruyamment.

« Ils vont m'en faire voir de toutes les couleurs.

― Rose et Alice aussi. »

Presque gêné, il se leva pour se planter face à moi. Ses doigts longèrent ma mâchoire pour atterrir sur mes lèvres.

« Tu te sens comment ? chuchota-t-il très sérieusement.

― Bien, et toi ?

― Bien. »

Il se pencha vers moi et m'embrassa tout doucement. Son baiser me mettait du baume au cœur.

« Ne m'oublie pas ce soir, souffla-t-il contre ma peau.

― Toi non plus. »

Je fis un pas en arrière, il me rattrapa bien vite pour me serrer dans ses bras.

« J'ai peur, m'avoua-t-il.

― Moi aussi, admis-je en me cramponnant à lui.

― Je sais que tu vas te poser plein de questions ce soir. Tu vas douter, réfléchir, te demander si tu fais bien de m'épouser.

― Et toi aussi, enchaînai-je.

― Quoi qu'il arrive, sache que je t'aime pour la vie, conclut-il ému.

― Sache que je t'aime pour l'éternité. »

Les yeux dans les yeux, nous nous fixâmes pendant longtemps. C'était notre façon à nous de nous rassurer.

« S'il te plaît, reviens-moi » répéta-t-il une dernière fois.

Je souris avant d'attraper un marqueur qui traînait sur le buffet. En me voyant déboucher le feutre, Edward arqua un sourcil. Je soulevai son tee-shirt, abaissai légèrement son boxer et inscrivis trois mots sur son aine : je t'aime. Son visage se détendit aussitôt.

« Pour que tu n'oublies pas ce que je ressens, lui dis-je.

― Et pourquoi à cet endroit précis ? s'enquit-il en désignant son bas ventre du doigt.

― Pour que tu sois le seul à savoir. »

Il attrapa le marqueur à son tour et déboutonna mon pantalon. Il écarta ma culotte et écrivis la même phrase près de mon pubis.

« Copieur, ris-je.

― File avant que je te saute dessus. »