Chapitre 25 — The End of Time (la fin du Temps)
La conscience lui revenant bribe par bribe, David se releva en titubant. Il marqua une pause, stupéfait qu'il soit à nouveau libre de ses mouvements.

L'Opposé. Il n'était plus en lui.

Trop hébété pour songer à se réjouir de la liberté retrouvée, il tenta de remettre de l'ordre dans ses idées embrouillées. La dernière chose dont il se souvenait, c'était Rose qui s'effondrait, touchée par le rayon du blaster. Ensuite le corps de la jeune femme s'était recouvert d'une aura lumineuse, un peu comme lors de la régénération d'un Seigneur du Temps. Puis l'Opposé avait fait fonctionner le Passepartout, qui étant à usage unique, avait été réduit en poussière une fois son rôle accompli. Et...

L'Opposé avait pris possession de Rose devenue Méchant Loup. Sous forme de nuée de ténèbres, il s'était infiltré en elle, provoquant par là une explosion qui avait fait perdre connaissance à David.

Pourquoi était-il encore vivant?

— Tu te demandes sans doute pourquoi je ne t'ai pas tué alors que ton utilité s'est achevée.

Il se retourna en direction de la voix. Toujours environnée de la lumière dorée, Rose ou plutôt l'Opposée se tenait à quelques pas de lui.

— Je ne suis pas un monstre, Docteur. Dis-toi que c'est un cadeau de ma part pour te remercier des services que tu m'as rendus malgré toi.

— Qu'as-tu fait de Miss Tyler?

— Son corps physique, tu l'as devant toi. Quant à son âme...

Elle pencha la tête sur le côté, une lueur d'amusement s'allumant dans ses yeux.

— Elle est morte, bien sûr.

— Tu mens! Quand tu étais en moi...

— Ah, mais c'est complètement différent. Toi, tu n'étais qu'un pantin que je contrôlais à distance. Pourquoi crois-tu que je me suis tant démenée pour la faire venir dans mon domaine?

David eut l'impression qu'un étau de glace se refermait autour de sa poitrine.

— Toute mon essence s'est déversée en elle. Et elle a été effacée, Docteur.

Effacée... morte.

Rose Tyler était morte.

La seule chose qui me ferait vraiment du bien, c'est de vous mettre mon poing dans la figure!

Qui que vous soyez en réalité, vous avez le même physique que mon Docteur. Et ça me fait mal de vous voir souffrir en silence.

Vous faut-il une raison particulière pour sauver une vie? Moi pas.

J'adore courir... surtout avec la mort aux trousses!

Un kidnappeur qui se soucie de la santé de sa victime... C'est drôle, non?

Rose en colère... Rose qui s'inquiétait pour lui... Rose qui lui souriait...

Tandis que les souvenirs qu'il avait d'elle remontaient à la surface, il sentit quelque chose couler sur sa joue: était-ce une larme?

Je suis désolée. Pour tout ce qui vous a été infligé. Pour tout ce que vous avez dû subir.

L'Opposée secoua la tête, étouffant un petit rire.

— Oh non, Docteur. C'est d'un pathétique. Tu as les coeurs si solitaires que tu t'es attaché à cette humaine que tu ne connais que depuis peu, au point de pleurer sa disparition. C'est vrai, elle n'est plus là. Personne ne t'appellera plus David, désormais...

Elle s'approcha de lui, arborant un sourire sardonique. Du bout des doigts elle effleura son visage, comme si elle voulait étancher ses pleurs.

— Mais je te comprends. Moi aussi, je sais ce qu'est la solitude. D'être seule, isolée dans la plus froide obscurité, aspirant désespérément au réconfort de la compagnie d'un autre... sans jamais le trouver.

Elle noua ses bras autour du cou de David, l'obligeant à se pencher vers elle. Et elle lui chuchota ces paroles enjôleuses.

— Reste auprès de moi. Je serai celle qui te tiendra la main, Docteur. Et tu en feras autant pour moi. Ensemble nous traverserons l'éternité.

De sa voix émanait une force de persuasion qui aurait fait succomber n'importe qui. Cependant David la repoussa d'un coup sec. Il ne ressentait pour elle que de l'aversion. Et de la haine.

— Je préfèrerais encore mourir, déclara-t-il en mettant dans chaque mot le dégoût que sa proposition lui inspirait.

Le masque de tendresse qu'affichait l'Opposée tomba, et son expression se fit féroce.

— La mort! cracha-t-elle avec mépris. La mort n'est rien, Docteur. C'est plutôt la vie qui te terrifie, ô toi qui es l'assassin de ta propre race! Mais le fardeau d'une telle culpabilité ne sera rien comparé à celui d'être le responsable de l'anéantissement de l'Univers tout entier!

Une bourrasque se leva. Alimentée par la fureur de l'Opposée qui allait en grandissant, elle souleva David du sol. Et tandis qu'il était emporté par la violence du souffle, il l'entendit hurler au loin.

— Alors vis! Regarde! Et désespère!


OoOoO


Pendant ce temps, dans le manoir...

Personne n'accepta de boire le thé. Rien de surprenant à cela. Qui pourrait tranquillement déguster le breuvage préparé par un être prétendant incarner le Temps? Et ce refus muet parut chagriner Zurvan.

— Et moi qui ai fait des pieds et des mains pour vous procurer des feuilles rares... Quel gâchis. Vous êtes sûr de ne pas vouloir...

— Seriez-vous une sorte de déesse? demanda Amy à brûle-pourpoint.

A cette question, l'intéressée se mit à rire à gorge déployée, faisant sursauter tout le monde.

— Moi... moi, une déesse? Regarde-moi bien, la vieille. Est-ce que j'ai l'air d'être une divinité quelconque?

Une adolescente à la chevelure invraisemblable qui rigolait comme une baleine... Et qui une fois de plus venait de la traiter de "vieille"!

— Non, seulement d'une sale gosse pourrie gâtée! riposta Amy, qui sentait la moutarde lui monter au nez.

Pas le moindrement offusquée, Zurvan lui lança un regard amusé.

— Ah, Amelia... Chère Amelia Pond. La petite fille qui a attendu. Tes yeux ont contemplé merveilles et cauchemars, et tu en verras bien d'autres, mais ne t'attends pas à faire de rencontre divine. Sache, Amy, que "dieu" n'est qu'un terme générique sous lequel les hommes aiment désigner les choses qui dépassent leur entendement.

Puis elle reprit son sérieux avant de poursuivre.

— Non, je ne suis pas une déesse, car je ne suis ni omnisciente, ni omnipotente. Je suis... le Temps, voilà tout. Et jamais je n'aurais dû apparaître comme cela, devant vous. J'ai pour principe la non-ingérence dans le cours des événements.

— Pourtant vous êtes parmi nous, constata Jack. Pourquoi?

Elle bondit hors de son siège et pointa méchamment du doigt les Seigneurs du Temps, qui reculèrent comme s'ils avaient été visés par une arme.

— A cause de ces deux entêtés qui ne veulent rien comprendre! cria-t-elle presque. Si vous aviez pris la peine de vous préoccuper de ce poème sur Mnemosia, au lieu de courir à droite et à gauche, le problème serait déjà réglé depuis longtemps! Et je ne serais pas menacée de disparaître avec le reste de l'Univers! Mais non, ces messieurs les Docteurs sont trop fiers pour reconnaître que ce qu'ils considéraient comme une légende puisse avoir un fond de vérité. Vous êtes tellement imbus de votre ego...

— Mon ego! s'insurgea le Docteur. Croyez-vous qu'il est facile de renoncer à une conviction qu'on a observé pendant près de mille ans? Pour moi, l'Opposé ne pouvait pas exister parce que son antagoniste, vous en l'occurrence, n'était qu'une donnée quantifiable, et non une espèce d'entité capable de prendre forme humaine. Et vous me parlez de mon ego!

Cette échange enflammée, qui rappelait immanquablement la dispute entre deux gamins, n'aurait sans doute pas cessé si John n'y avait pas mis un terme en s'interposant entre eux.

— Stop! Cette discussion ne nous mènera à rien, alors arrêtez, tous les deux!

— Mais... tenta de protester son double.

— Admettons-le, nous avons fait une bêtise en ignorant ce poème. Alors tais-toi. Et laisse-moi réfléchir...

Après leur avoir imposé efficacement le silence, John tourna et retourna dans sa tête les éléments qu'il avait à sa disposition: l'Opposé, le Loup, David, le Passepartout... Ils s'imbriquèrent comme des pièces d'un puzzle dans son esprit. Et l'image qu'il obtint n'était pas des plus réjouissantes.

— David n'a été qu'un homme de paille, conclut-il. Depuis le début, l'Opposé l'a manœuvré afin de s'emparer des pouvoirs du Méchant Loup...

— Et son but ultime doit être de prendre la place du Temps, j'imagine? supposa le Docteur, quelque peu grognon. Votre place...

Redevenue calme, Zurvan poussa un soupir lugubre.

— Méchant Loup. Une aberration qui est née par la seule force de sa volonté. Quoi de plus normal que son éclat ait attiré celui-qui-aurait-pu-mais-qui-n'a-jamais-été.

— Et c'est grave? s'inquiéta Amy.

Toute cette histoire était une véritable prise de tête. Elle en venait à regretter le prisonnier zéro et même les anges pleureurs.

— Grave? lâcha le Docteur. On peut le dire... Puisque s'il réussit, ça va être la fin du Temps.

— Et de l'Univers, ajouta laconiquement John.

Ils avaient annoncé cela sur un ton tellement anodin que la signification de leurs propos mit un certain temps à atteindre la conscience de l'auditoire.

— Et vous êtes si blasés que cela ne vous fait ni chaud ni froid? leur reprocha Jack, légèrement révolté.

Un brouhaha s'éleva à l'extérieur du manoir. Ianto s'approcha de la fenêtre pour savoir ce qui se passait.

Dans les jardins, dans les rues, immobiles comme des statues, les villageois avaient les yeux rivés vers le ciel. Ianto suivit leur regard et se pétrifia à son tour.

— Venez voir! appela-t-il.

Tous se précipitèrent auprès de lui, sauf Zurvan, qui se contenta de murmurer.

— Ça a commencé.


OoOoO


Londres, fin du XIX ème siècle

Le fondateur du Torchwood, l'organisation destinée à combattre toute menace extraterrestre dirigée contre le Royaume... euh, non, contre la république de Grande Bretagne, était confronté à une situation de crise. Lui, qui était resté stoïque même face à un lycanthrope, ne pouvait s'empêcher de trembler devant le dossier concernant le budget annuel que le gouvernement venait de lui allouer. C'était inacceptable! Il était encore plus réduit que celui de Scotland Yard! Comment espéraient-ils qu'il défende l'avenir de l'humanité avec si peu de moyen?

Comme à chaque fois qu'il était sur les nerfs, il voulut caresser la moustache, oublieux du fait qu'il l'avait rasée sur le conseil de Miss Tyler. D'ailleurs, que devenait-elle? Et son ami fantasque?

— Chef, chef!

Littlechild grimaça à la vue d'Abberline qui déboulait dans son bureau, tel un chiot dégingandé. Il avait recruté ce jeune inspecteur en pensant qu'il avait du potentiel. Il l'avait, certes... en tant que gaffeur.

— Qu'y-a-t-il?

— Le soleil n'est plus visible, chef!

Et alors?

— Bien sûr qu'il ne l'est pas, Abberline. Le brouillard est si dense aujourd'hui qu'il est à couper au couteau. Autre chose?

Il ignorait que la brume s'était dissipée depuis plus d'une heure.

— Je me suis mal exprimé, fit son subordonné en reprenant son souffle. Je veux dire que le soleil s'est assombri.

— Une éclipse? Pourquoi les astronomes n'en ont pas parlé?

— Ce n'est pas une éclipse, chef. C'est... Je ne sais pas comment l'expliquer. Vous deveriez aller voir par vous même.


Sur Lastellas...

— Vous êtes loin d'être guéri, protesta l'infirmière avec véhémence. Alors recouchez-vous.

— Écarte-toi, ma belle, sinon ton joli petit minois n'en sera plus un.

Hart n'était pas de très bonne humeur. A son réveil il avait constaté que Jack avait filé, le laissant tomber comme une vieille chaussette, sans un mot de remerciement pour l'aide qu'il lui avait apporté. Il grinça mentalement les dents. Terre du XXI ème siècle, hein? C'était bien là que Jack créchait à présent? Eh bien, il allait de ce pas y foutre une telle pagaille que...

La porte s'ouvrit et l'Architecte entra, toujours avec les Judoons sur les talons.

— Sauriez-vous comment contacter votre ami le Docteur?

— Il n'est pas mon ami, grommela-t-il. Pourquoi? Un souci?

— Les étoiles sont en train de s'éteindre.

Il se demanda un moment si cette albinos ne se moquait pas de lui. Les étoiles ne pouvaient pas s'éteindre, comme de vulgaires bougies qu'on aurait soufflé dessus, ou encore des ampoules qui auraient grillé...

— Elles ont peut-être oublié de payer leur facture d'électricité, railla-t-il. Et quelles sont celles qui en sont affectées?

Sa piètre tentative d'humour laissa de marbre l'Architecte qui rétorqua sèchement.

— Toutes, sans la moindre exception.


Mnemosia, 51 ème siècle.

Accompagnée par des prêtresses en robe blanche, une petite fille au crâne rasé marchait parmi les décombres, résultat d'un séisme survenu il y a une semaine de cela. Sur son passage les habitants qui s'employaient à réparer les dégâts s'inclinèrent avec respect, et elle leur répondit par un sourire.

— Grande prêtresse! hoqueta l'un de ses suivantes. Regardez les soleils!

De grandes marques noires étaient apparues à la surface des deux astres du jour, comme des taches d'encre sur la page vierge. Et elles s'élargissaient de plus en plus, prêtes à tout engloutir.

Les gens commencèrent à paniquer. Certains hurlèrent de terreur, d'autres tombèrent à genoux, les mains jointes.

— Oh, Déesse miséricordieuse... gémit l'une des prêtresses. Ayez pitié de nous.

La petite fille, qui gardait une impassibilité impressionnante, secoua la tête en signe de dénégation.

— Non, c'est pour le Docteur qu'il faut prier. Et pour ses compagnons...


Dans tout l'Univers, et à travers toutes les époques, les étoiles s'obscurcissaient une par une, leur étincelle de vie étouffée dans le silence par des ténèbres assassines.

Les mondes se mourraient... et le Temps avec eux.


OoOoO


— Un soleil noir... souffla Jack, tétanisé par un tel spectacle.

C'était étrange. L'obscurité recouvrait à présent entièrement le disque solaire, pourtant la clarté du jour subsistait. De sorte qu'un trou sombre béait au milieu du ciel bleu, comme la bouche ouverte de l'enfer.

— Docteur, pressa Amy, ne restez pas les bras ballants! Il faut faire quelque chose.

— Du calme, Amy. Je suis certain que si Zurvan s'est donnée la peine de nous réunir ici, c'est qu'elle a une solution à nous proposer, n'est-ce-pas?

Elle comprit alors comment il parvenait à garder son sang-froid depuis tout-à-l'heure, malgré les circonstances. Pleins d'espoir, tous se tournèrent vers l'adolescente qui leur sourit faiblement... et d'un air navré.

— N'avez-vous rien écouté de ce que j'ai dit? Je ne puis intervenir.

A ces paroles, les Gallifréens pâlirent, et les autres ne furent pas loin de perdre contenance.

— La non-ingérence, vous vous souvenez? J'ai les mains liées.

— Mais... bredouilla Amy, sous le choc. C'est absurde! La fin approche. Elle est là, pour tout le monde, pour vous également. Et tout ce qui vous préoccupe, c'est de respecter un principe? Qui est l'entêtée, maintenant?

— Plus qu'un principe, cela fait partie de ma nature. Comment l'expliquer... Amy, serais-tu capable de te transformer en homme si ta vie en dépendait? Impossible, pas vrai? C'est pareil pour moi.

— Pourtant, avec une bonne chirurgie... ironisa le capitaine.

— Jack, critiqua John, ce n'est pas le moment.

— Désolé.

— Que devons-nous faire, alors? s'emporta le Docteur.

Cette question surprit Ianto. Généralement, le Gallifréen n'était pas du genre à réagir de cette manière là. Débordant de génie et d'imagination, ses actions arrivaient en même temps que ses réflexions, sans attendre de l'aide de quiconque... ce qui n'était visiblement pas le cas cette fois-ci. Pour quelle raison se montrait-il aussi défaitiste?

Mais John savait pourquoi: le réveil du Méchant Loup. Même s'ils réussissaient à sauver l'Univers, rien ne garantissait que Rose s'en sorte indemne. Et cette éventualité les terrifiait tous les deux.

— Voyons, fit Zurvan sur un ton délibérément enjoué. Cela ne vous ressemble pas, Docteur. Depuis quand avez-vous besoin qu'on vous dise quoi faire? Ce n'est pas la première fois que vous êtes confronté à ce genre de situation, et ce ne sera pas la dernière.

Le regard qu'elle adressa au Docteur tout en parlant exprimait non seulement la confiance qu'elle avait en lui, mais aussi de l'affection.

— Vous trouverez, ajouta-t-elle. Moi, j'ai fait ce que j'ai pu...

Elle reporta son attention sur les autres. Elle les regarda, un par un, sans se départir de son sourire. Et ils remarquèrent avec stupeur un soupçon de transparence sur son visage.

— ...En vous indiquant la voie à suivre.

Sa voix sonnait creuse, de même que son corps devenait immatériel. Elle était en train de de disparaître.

— A vous de l'emprunter. Ce sont vos actes et vos choix qui font de moi ce que je suis, ne l'oubliez pas.

Sa silhouette, qui à présent avait tout d'une apparence fantomatique, glissa avec grâce jusqu'à l'homme au nœud papillon.

— Docteur, le bien aimé du Temps...

Elle se hissa sur la pointe des pieds et l'embrassa sur la joue, qui le brûla comme un feu sacré.

— ...Je vais vous accorder le peu qui me reste.

Il ressentait encore le contact de ses lèvres sur sa peau qu'elle s'évanouit dans les airs.

Elle avait cessé d'être.

— Où est-elle passée? s'interrogea Jack, médusé. Est-ce qu'elle a été...

...annihilée. Cependant il n'osa pas prononcer ce mot. La fin de Zurvan Akarana. La fin du Temps. La fin de toute chose.

Le Docteur ne répondit pas, fixant d'un air interdit l'endroit où s'était tenue la jeune fille. Lorsqu'il ouvrit la bouche, ce fut pour répéter ce qu'elle avait dit juste avant de s'évaporer.

— Je vais vous accorder... commença le Docteur.

— ...le peu qui me reste, termina John.

Ils s'entre-regardèrent. Puis soudain, ils s'écrièrent de concert tout en incitant les autres à courir.

— Tous au Tardis!


OoOoO


Note de l'auteur — Dans les films ou les romans, le Méchant propose toujours au Gentil sur un ton grandiloquent: "Rejoins-moi au côté obscur de la force..." et c'est ce que fait l'Opposée à David. Pourquoi ai-je l'impression que mon âge mental chute de façon vertigineuse en écrivant cette phrase? Enfin bref, comme tout Gentil qui se respecte, David le refuse. Bon, David n'est pas vraiment un Gentil, mais vous comprenez ce que je veux dire, cher lecteur.

Petite précision: quand l'Opposé était en David, je le désignais par "il". Maintenant je dis "elle" car l'Opposé (e) est en Rose. Pourquoi? Tout simplement parce que ça me simplifie les choses.