Chapitre 26 ㅡ Quand le Tardis rime


Londres, XXI ème siècle

Le phénomène du soleil noir ayant semé la panique dans le monde entier, les gouvernements britannique et étrangers se tournèrent tous vers la seule organisation qu'ils croyaient succeptibles de leur fournir une explication: Torchwood. De ce fait, son QG était en pleine effervescence, comme une fourmilière à qui on aurait mis un grand coup de pied. Tous les agents et autres personnels ne savaient plus où se donner de la tête, entre les téléphones qui sonnaient à tout va et les ordinateurs qu'ils devaient consulter à en briser le clavier.

Dans ce chaos régnant, Pete Tyler refusait de prendre les appels, y compris celui du président de la Grande Bretagne, car à l'heure actuelle il n'avait aucune hypothèse - même approximative - à leur soumettre sur la cause de cet événement. Cependant il y avait une personne, une seule, dont par peur des représailles il avait immédiatement accepté de prendre la communication, ce qui signifiait décrocher dès la première sonnerie.

ㅡ Ne t'en fais pas, dit-il sur un ton qu'il pensait être raisonnable, nous avons la situation bien en main... Quoi? Oh, je suis certain que tu nous serais d'une aide inestimable en venant ici, néanmoins je dois te confier une mission de la plus haute importance: rester à la maison pour veiller sur Tony. Hein? Mais non, je ne suis pas en train de me moquer de toi, chérie. Que vas-tu imaginer?

Toshiko, l'informaticienne qui sous une douce timidité cachait un talent frisant le génie, attendit patiemment qu'il ait fini de rassurer Jackie. Il était notoire qu'il ne fallait en aucun cas interrompre une conversation entre le chef du Torchwood et sa femme, fut-ce l'imminence d'une fin du monde, sous peine de subir les foudres de Mme Tyler.

ㅡ Alors? demanda-t-il en raccrochant le combiné.

ㅡ Les observatoires sont formels: toutes les étoiles sont affectées de la même manière que celle de notre système solaire.

ㅡ Les nouvelles de la NASA?

ㅡ Les relevés que nous venons de recevoir de leur part ne nous apprennent rien de nouveau. Leurs instruments d'observation semblent aussi dépassés que les nôtres. Leurs satellites ainsi que leurs spectrohéliographes indiquent que...

ㅡ Mlle Sato! coupa-t-il, impatient. En clair?

ㅡ Cette tache sombre n'a rien de physique, monsieur. Elle n'existe pas réellement. Et...

ㅡ Et?

ㅡ Si je puis me permettre... Nous avons vraiment besoin du Dr Smith. Lui, il trouverait ce que c'est. Où est-il?

La soudaine disparition de Rose suivie de celle de son compagnon demeurait un mystère pour les autres, Pete s'étant abstenu de la leur expliquer. Que pouvait-il leur raconter, de toute façon? Que sa fille avait été enlevée pour une raison inconnue par un Seigneur du Temps à moitié cinglé, qui soi-dit en passant était une parfaite copie de John, et que ce dernier était parti à sa poursuite à bord d'une cabine bleue qui était beaucoup plus spacieuse à l'intérieur qu'à l'extérieur? Et s'il ajoutait à cela des détails comme des voyages temporels et autres joyeusetés... Même pour des torchwoodiens habitués à toute sorte de bizarreries, la pilule aurait été difficile à avaler.

ㅡ Il est occupé ailleurs.

ㅡ Qu'est-ce qui pourrait être plus important que ce qui se passe ici?

Son expression fut assez éloquente pour que Pete devine ce qu'elle pensait. Elle soupçonnait fortement les deux tourtereaux en train de se conter fleurette quelque part, alors que le monde s'écroulait autour d'eux. Il se retint pour ne pas soupirer. Si cette brillante jeune femme n'avait jamais beaucoup apprécié Rose, par contre elle avait un immense respect pour le Dr Smith... et bien plus que ça, d'ailleurs. Toujours la même vieille rengaine: A aime B, mais B étant amoureux de C ignore totalement l'existence de A. Sauf que... le moment était-il bien choisi pour faire une crise de jalousie?

ㅡ Où qu'il soit, murmura-t-il plus pour lui-même que pour elle, cela ne m'étonnerait pas qu'il soit dans l'oeil du cyclone.

Au centre de tous ces bouleversements devait se trouver John. Et Rose. Depuis qu'il les connaissait, ce couple n'arrêtait pas de s'attirer des ennuis, à tel point qu'il était en droit de se demander s'ils ne le faisaient pas exprès.

ㅡ Monsieur? fit Toshiko, le tirant de ses songeries.

ㅡ Oubliez le Dr Smith et contactez ceux qui veillent sur la faille du Cardiff. Dites-leur...

Des éclats de voix terrifiées se firent entendre. Et ils ne provenaient pas du dehors.

A travers l'immense baie vitrée qui offrait une vue plongeante sur le reste des locaux, Pete vit que c'était l'affolement générale: pris d'une folie aussi subite qu'incompréhensible, les gens poussaient des cris en courant partout, et certains essayaient même de s'arracher la peau à coup d'ongles et de cutter.

Un hurlement tout proche détourna son attention de cette scène digne de l'enfer de Dante. C'était celui de Toshiko, qui hurlait tout en considérant avec une horreur non dissimulée ses mains où étaient apparues de larges marques noires, exactement comme celles qui obscurcissaient la surface du soleil. Et elles s'étendaient, s'étendaient... prêtes à engloutir la jeune femme, comme elles l'avaient fait avec l'astre du jour.

Pete ne fit aucun geste pour la secourir. Il en était incapable... Car lui non plus n'échappait pas à cette malédiction ténébreuse qui se répandant dans son corps comme du poison semblait déterminée à lui aspirer jusqu'au dernier souffle de vie.


OoOoO


Au sortir du manoir, Amy se pétrifia, confrontée à une vision d'épouvante à laquelle elle ne s'attendait pas.

Humains, animaux, et même les arbres qui se dressaient de part et d'autre de la voie principale du village... Tous les êtres vivants étaient contaminés par une obscurité silencieuse, qui peu à peu les transformait en...

ㅡ ...Ombres mouvantes, gémit-elle.

Tous réduits à l'état de sombres silhouettes, qui ne pouvaient même plus exprimer leur détresse, puisqu'ils avaient perdu tout moyen pour le faire. Uniquement animés par une sorte d'instinct, ils se tournèrent vers ceux qui gardaient encore leur apparence normale, c'est-à-dire les Docteurs et leurs compagnons.

ㅡ Ne restez pas plantée là! lui cria Jack. Venez!

S'apercevant qu'elle ne réagissait pas, il ne s'embarrassa pas en vaines paroles et préféra forcer la jeune femme à avancer. Il la prit donc par la main et se mit à courir à la suite des Seigneurs du Temps qui sprintaient déjà en direction du Tardis.

ㅡ Qu'est-ce qui leur arrive? dit Ianto d'une voix légèrement tremblante. Sont-ils en train de mourir?

Son flegme habituel l'avait abandonné depuis longtemps, cédant la place à de la frayeur comme il n'en avait jamais connu auparavant. Et si malgré tout il parvenait encore à se tenir sur ses jambes, c'était parce qu'il savait qu'il n'était pas seul.

ㅡ Pire que ça, lui répondit le Docteur. Ils se métamorphosent en ceux-qui-auraient-pu-mais-qui-n'ont-jamais-été.

ㅡ C'est une explication qu'il nous faut, Docteur! riposta le capitaine. Et non un de vos galimatias sans queue ni tête.

ㅡ Ils ne sont plus que des possibilités avortées, expliqua John. A la disparition de Zurvan - celle du Temps, au cas où vous n'auriez toujours pas compris - le droit d'exister leur ont été retiré. C'est limpide comme de l'eau, non?

ㅡ Doc, se plaignit Jack, je n'ai rien saisi de votre charabia.

ㅡ Ca, ce n'est vraiment pas de ma faute, capitaine...fut la réponse de John. Qu'y puis-je si vous avez la lenteur d'esprit commune à toute la race humaine?

ㅡ Hé oh, s'offusqua l'intéressé, je vous rappelle que vous faites justement partie de cette espèce dont vous insultez allégrement l'intelligence!

ㅡ A moitié, Jack, à moitié.

ㅡ Quelle différence?

ㅡ Enorme.

ㅡ Vous n'avez pas bientôt fini, tous les deux? s'exaspéra le Docteur. Ce sont des mots simples que vous voulez, capitaine? Ceux-là ne sont plus réels, un peu comme des fantômes!

ㅡ Ah, d'accord! Pourquoi ne pas le dire, alors?

ㅡ Que croyez-vous que nous faisons depuis tout-à-l'heure? s'écrièrent de concert les Seigneurs du Temps.

Durant toute la conversation, les trois hommes n'avaient pas interrompu leur course et pourtant, ils n'étaient même pas essoufflés. En écoutant cette joute verbale qui à bien des égards lui paraissait irrespectueux envers ceux qui se... "fantômatisaient" sous leurs yeux, Ianto hésita entre se montrer révolté par leur attitude ou au contraire admirer leur sang froid. Finalement, il opta pour une troisième réaction, celle de poser la question qui le taraudait.

ㅡ Comment se fait-il que nous soyons indemnes? Qu'est-ce qui nous protège?

Ils avaient atteint le Tardis. Ouvrant ses portes d'un claquement de doigts, le Docteur déclara avec une gravité teintée de tristesse.

ㅡ Rien... Si ce n'est que Zurvan nous a accordé le peu de force qu'il lui restait avant de partir. Elle nous a fait gagner du Temps, Mr Jones.

ㅡ Que nous emploierons pour sauver Rose, affirma John sur un ton déterminé.

ㅡ Et si possible l'Univers par la même occasion, renchérit l'autre Gallifréen.

Ils devraient revoir leur sens de la priorité, murmura Ianto in petto.


OoOoO


Dans la salle de pilotage, les Seigneurs du Temps durent à nouveau faire face à la récalcitrance du vaisseau: il refusait de décoller.

ㅡ Non, non, non, non! s'énerva le Docteur en caressant la console d'un air anxieux. Qu'est-ce que tu as encore? C'est parce que je t'ai négligé, c'est ça? Tu boudes? Ecoute, je suis conscient que je t'ai délaissé mais...

John l'arrêta alors qu'il allait s'élancer dans une déclaration d'amour passionnée envers sa chère Boîte Bleue et indiqua l'un des écrans.

ㅡ Il ne nous fait pas une caprice. Le signal bio-psychique de Rose a disparu. Impossible de la localiser, sans cela...

La fin de la phrase mourut sur ses lèvres et le silence tomba. Il serra les poings, son unique coeur étreint par une crainte indicible. En vue de ce qui se passait, les pouvoirs du Méchant Loup étaient sans doute déjà en possession de l'Opposé. Et Rose... Qu'était-il advenu d'elle?

Non, tenta de se reprendre John. Au lieu de se disperser en suppositions improductives, il valait mieux se concentrer sur la dernière carte qu'il avait dans son jeu, c'est-à-dire le poème: ce dernier mentionnait un endroit appelé le Non-Lieu, et il leur était indispensable de découvrir son emplacement exact.

Apparemment le Docteur sauta à la même conclusion que lui car sortant subitement de son mutisme, il se lança dans un interminable monologue dans lequel il s'absorba complètement:

ㅡ Voyons... Le Non-Lieu ne peut pas être un lieu puisque le "non" étant une négation rend ce terme impropre à la désignation d'un point précis dans l'espace, donc de ce fait il ne peut se trouver nulle part, mais pourtant il existe bien, alors cette expression ne doit pas être pris dans son sens littéral, mais plutôt comme un...

Amy, qui peu à peu se remettait de l'état de choc, se permit d'ajouter un commentaire dans l'espoir d'endiguer ce flot de paroles qui ne faisait pas mine de se tarir...

ㅡ Dommage que Rose n'aie pas pris la peine de nous envoyer également une traduction de ces huit vers. Ca nous aurait facilité la tâche.

...Et de s'étonner de se retrouver brusquement au centre de l'attention des Gallifréens.

ㅡ Qu'est-ce que tu viens de dire? pressa le Docteur en la saisissant par les épaules.

ㅡ Euh... fit-elle, intimidée. Que Rose aurait dû aussi nous transmettre la signification de ce poème?

ㅡ Non, tu as parlé de...

ㅡ ...Traduction! s'exclama John en se frappant le front. Mais oui! Amelia Pond, vous êtes brillante! Vite! Où est le parchemin de la Grande prêtresse?

ㅡ J'ignore pour le parchemin, mais est-ce que ceci ne peut pas faire l'affaire?

Et Ianto tendit le livre - celui où Méchant Loup était inscrit en lettres d'or - qu'il avait apporté du manoir par précaution.

ㅡ Quelle présence d'esprit, Mr Jones! félicita le Docteur en s'emparant du volume et en le feuilletant. C'est bien ce que je pensais.

ㅡ Aurions-nous manqué une épisode? demanda Jack.

ㅡ Regardez, dit-il en levant bien haut l'ouvrage ouvert afin que tous puissent l'apercevoir. Que voyez-vous?

Au plus profond du Non-Lieu
Où règne une mortelle froideur
Assis sur son trône des cieux
L'Opposé attend son heure...

ㅡ Un poème en anglais, répondit le capitaine. Un poème déplorable, qui plus est...

ㅡ Faux! contredit John. En latin. Il est écrit en latin, mais le Tardis vous le traduit en anglais. Ce qui fait qu'à la place de "au plus profond du Non-Lieu", vous devez lire "au plus profond du Néant". Notre vaisseau facétieux a remplacé "Negens", le mot latin signifiant le "Néant" par un terme qui s'en rapproche: le "Non-Lieu".

ㅡ Pourquoi a-t-il fait une chose pareille? s'interrogea Jack, intrigué.

Les Seigneurs du Temps s'esclaffèrent, en jettant un coup d'oeil affectueux vers la colonne de lumière au milieu de la salle.

ㅡ Pour les rimes, répliqua le Docteur, toujours hilare. Le Tardis a voulu rimer, capitaine. Enfin, vous pouvez constater par vous même que "Néant" ne rime pas avec "cieux", contrairement à "Non-Lieu"!

(Oui, bon, c'est du français et non de l'anglais, mais je demande humblement votre indulgence, cher lecteur. Je suis incapable d'écrire de la prose dans la langue shakespearienne, alors que dire d'un poème?)

Ces propos abasourdirent l'assistance: un vaisseau qui aimait jouer les poètes... Décidément, ils auraient tout entendu.

ㅡ D'accord, s'impatienta Amy. Le Tardis se prend pour Tennyson. Et alors? Qu'est-ce que ça change?

ㅡ Oh, rétorqua John sur un ton satisfait, ça change absolument tout. Parce que maintenant, nous savons exactement où nous devons nous rendre.

Joignant geste aux paroles, il entra des coordonnées sur la console tandis que son alter ego abaissait les manettes et tournait quelques boutons.

Avec un sifflement aigu, le Tardis démarra. Direction: la nébuleuse Tête de Cheval, près de la constellation d'Orion.


OoOoO


La nébuleuse Tête de Cheval était un amas de particules si dense qu'elle apparaissait sous la forme d'un nuage de ténébres. En ce lieu dont la température avoisinait presque le zéro absolu, naissaient puis mouraient les étoiles dans un tel chaos que les notions d'Espace et du Temps y devenaient obsolètes. Là-bas, la Réalité se trouvait abolie... d'où le surnom qu'on lui donnait sur Gallifrey: le Néant. Une désignation tout-à-fait appropriée, du moins jusqu'à présent.

Lorsque la Boîte Bleue s'y matérialisa, ce fut sur un sol tapissé d'herbe verdoyante et sous un ciel d'un azur éclatant. Il y régnait une atmosphère particulière, comme une note d'espoir qui planait dans l'air. En arrivant ici, Rose s'était vue dans un espace vide et incolore, rapidement remplacé par une obscurité insondable. Les Docteurs, eux, avaient atterri dans un monde fraîchement éclos, qui respirait la vie que l'Univers s'était fait spoliée.

Amy plissa les yeux, distinguant au loin une cabine vermeille qui entachait l'horizon.

ㅡ Ce ne serait pas l'autre Tardis? fit-elle. David doit être dans les parages, alors...

ㅡ John! vociféra soudain le Docteur, alarmé. Qu'est-ce que tu fais?

Ce dernier venait de s'emparer du blaster que Jack portait à la hanche et s'était mis à foncer à vive allure.

Depuis que sa compagne avait été enlevée, John était sans cesse assailli par un sentiment monstrueux qui ne le laissait en paix ni le jour ni la nuit: le désir de tuer celui qui lui avait arraché Rose. L'envie de lui faire mal, de le faire souffrir et de le regarder agoniser sous les sévices qu'il lui infligerait lui-même. Eprouver une telle haine envers son parfait sosie avait quelque chose de terriblement malsain, mais il n'était plus en état de le discerner: tout son être réclamait vengeance.

La recherche de l'objet de son animosité ne dura pas longtemps. Il le trouva adossé contre les portes de la Boîte Rouge, le regard vide. En s'arrêtant à quelques pas de lui, il s'efforça de dominer ses émotions et parla avec une maîtrise de soi qui faisait peur en pareilles circonstances.

ㅡ Où est-elle?

David ne répondit pas, se contentant de le fixer d'un air égaré. Les doigts de John se crispèrent autour de la crosse de son arme et il hurla.

ㅡ Je vous ai demandé où était Rose!

ㅡ Elle est morte.

La voix de David sonnait creuse, comme si elle provenait d'outre-tombe.

ㅡ Non, dit John de manière catégorique.

ㅡ Si. Elle est morte. L'Opposée est entrée en elle et son âme n'a pas survécu.

Une pause. Puis David prononça une phrase que John avait lui aussi maintes fois formulée en diverses occasions.

ㅡ Je suis désolé.

Ce fut la goutte d'eau qui fit déborder le vase. Désolé! Comme s'il suffisait de cela pour se faire pardonnner! Lâchant la bride à la fureur qu'il ressentait, John saisit l'autre par le col et le tira violemment à lui.

ㅡ Donnez-moi une raison, une seule, pour que je vous épargne! grinça-t-il en appliquant le canon du blaster sur la tempe de son adversaire.

ㅡ Je n'en ai aucun.

Ce fut à cet instant que le Docteur les rejoignit.

ㅡ John, arrête!

ㅡ Toi, reste en dehors de ça! C'est entre lui et moi, tu m'entends!

ㅡ Tu oublies que l'Opposé l'a manipulé!

ㅡ Ce n'est pas une excuse!

D'un mot David interrompit leurs échanges.

ㅡ Tirez.

Le silence se fit. En regardant John droit dans les yeux, il répéta:

ㅡ C'est de ma faute si elle est morte. Alors vous devriez tirer.


OoOoO


Note de l'auteur ㅡ Je suis un peu en retard dans mes publications, n'est-ce-pas? C'est parce que je ne suis plus en France mais dans un pays chaud, où la température à l'ombre est de 30 dégrés. Avec le soleil qui tape fort et la brise marine qui me titille les narines, difficile de rester concentrée sur mon ordi... Euh, je crois que je viens de m'attirer l'inimitié de tous les lecteurs qui ont l'hiver en horreur. Sorry!

Pour ce qui est du poème... Pourquoi est-il en latin? Ben... C'est-à-dire que... En fait... A la prochaine! (l'auteur s'enfuit, incapable de fournir une explication plausible.)