Chapitre 27 ㅡ Allions-nous... puisque nécessité fait loi
ㅡ C'est de ma faute si elle est morte, confessa David. Alors vous devriez tirer.
Malgré toute la rage qui l'habitait, si John n'avait pas immédiatement appuyé sur la détente, c'est parce qu'il avait perçu une profonde affliction qui teintait la voix de l'autre. Pourquoi un tel chagrin? Que représentait Rose pour ce dernier? Après tout, n'était-elle pas une parfaite étrangère, une simple humaine qu'il avait enlevé sans aucun scrupule en croyant qu'elle allait servir ses desseins? Alors pourquoi?
Puis l'ombre d'un soupçon se glissa dans l'esprit de John.
ㅡ Vous... commença-t-il. Est-ce que vous...
Il plongea son regard dans celui de David: il exprimait une profonde culpabilité, mêlée à un dégoût du soi qui n'en était pas moindre. Mais il y avait plus que ça. Il recélait également une secrète blessure, que seule une perte irréparable pouvait provoquer, tout comme ce que John ou plutôt le Docteur avait subi juste après les événements du Canary Warf, quand par quelque caprice du destin Rose lui avait été arrachée.
Regarder dans les yeux de David revenait à se contempler dans un miroir. Car celui-ci était en train de souffrir de la disparition de Rose comme si... il l'avait aimée.
Pourtant il n'en avait pas le droit! hurla John en son for intérieur. Comment osait-il? Alors qu'il se trouvait être à l'origine du malheur de la jeune femme, comment osait-il la pleurer ou même encore prétendre à un quelconque sentiment d'affection envers elle?
Ceci-n'était-pas-tolérable.
La main de John qui tenait agrippé le col de David raffermit sa prise. Trés bien. Puisqu'il souhaitait mourir, pourquoi ne pas lui rendre ce signalé service?
S'apercevant que son double était femement décidé à franchir la ligne du non-retour, le Docteur envisageait sérieusement la possibilité de l'en empêcher par la force - en l'assommant avec un coup sur la tête, par exemple - lorsque Jack le devança en employant une méthode beaucoup moins violente mais tout aussi efficace.
ㅡ Doc, dit-il, vous ne devriez pas faire ça.
ㅡ Ce ne sont pas vos affaires, Jack.
ㅡ Bien qu'il le mérite largement, vous n'avez pas besoin de le tuer.
ㅡ Seriez-vous soudain devenu un pacifiste? ricana-t-il. Vous, l'adepte de tirer d'abord et de réfléchir ensuite?
Loin de s'offusquer par son ton quasi-insultant, le capitaine se contenta de lui répondre avec douceur.
ㅡ Rose n'apprécierait pas, et vous le savez.
Ces propos firent l'effet d'une douche glacée sur l'esprit survolté de John, qui recouvrit une partie de la raison voilée par la colère. Rose... serait chagrinée, oui, qu'il se comporte de cette manière. Il eut l'impression de voir son visage d'ange esquisser une moue désapprobatrice et de l'entendre murmurer avec tristesse.
Mon Docteur, qu'est-ce que tu fais?
Son arme baissa imperceptiblement, ce dont Jack profita pour la lui reprendre.
ㅡ Lâchez-le maintenant, fit le capitaine en lui entourant les épaules afin de l'amener à s'écarter de l'autre Gallifréen.
Il se laissa faire en silence et recula de quelques pas. Amy et Ianto, qui avaient assisté à toute la scène en retenant leur souffle, poussèrent un soupir de soulagement... qui fut de courte de durée. Sans crier gare, John se retourna pour décocher un direct magistral à David qui chancela en l'encaissant.
ㅡ Juste une remarque puisque je n'ai guère le choix que de vous épargner, déclara sombrement John.
Le fixant droit dans les yeux, il articula un avertissement réduit à un chuchotement, ce qui n'atténuait en rien son intensité.
ㅡ Je vous interdis de penser à elle comme vous le faites... Je vous interdis d'éprouver quoi que ce soit pour elle, je vous interdis de prononcer le mot "désolé" en ce qui la concerne! Est-ce que c'est clair?
David n'émit aucun commentaire, se contentant de soutenir le regard de l'autre.
ㅡ Doc, tint à préciser Jack qui l'avait entendu malgré tout, ça en fait trois...
Quant au Docteur, il secoua la tête d'un air excédé. Son alter ego n'avait pas changé d'un iota depuis qu'il l'avait confié aux bons soins de Rose. Au contraire, il était d'avis qu'il avait empiré. Quoique... David avait fait certaines choses difficilement pardonnables - sous influcence, mais tout de même - et un coup de poing n'avait jamais tué personne.
ㅡ Ca t'a fait du bien de le frapper? questionna-t-il.
ㅡ Oui.
ㅡ Et ça fait mal, je suppose?
John se massa le poignet avant de rétorquer avec une grimace.
ㅡ Oui...
ㅡ Bien! Maintenant que tu t'es suffisamment défoulé, pouvons-nous revenir à l'essentiel?
L'homme au noeud de papillon se tourna vers David et lui adressa la parole sur un ton peu amène.
ㅡ Un peu de coopération s'impose, ne croyez-vous pas? Alors veuillez-nous raconter ce qui s'est passé... Et brièvement, je vous prie. La fin du Temps est là, et nous avons déjà pris assez du retard comme cela.
OoOoO
Vue la gravité de la situation, des ennemis d'hier étaient devenus des amis d'aujourd'hui... ou du moins des alliés de circonstances. Ce fut la pensée qui vint à Amy en observant le Seigneur du Temps de cet Univers-ci relater d'une voix dénuée d'émotions les événements qui l'avaient conduit jusqu'ici. Néanmoins elle ne l'écoutait qu'à moitié, trop occupée à regarder tour à tour David, puis John. Ils étaient si semblables... Des jumeaux n'auraient pas été plus identiques. Et elle réalisa à quel point il était extraordinaire d'être en présence de deux Docteurs. Non, rectification: de trois Docteurs. Bien qu'elle savait que John était fondamentalement la même personne que le Gallifréen avec qui elle voyageait, leurs différences physiques le lui faisaient oublier pour la plupart du temps. Mieux, elle les percevait en tant que deux êtres complètement distincts de l'un de l'autre, donc elle n'éprouvait aucune confusion entre eux. Mais Rose...
Elle avait connu le Docteur sous sa précédente incarnation. Elle l'avait aimé, et l'aimait toujours, sans doute. Et elle aimait également John, son clone parfait. A cette idée, Amy sentit des noeuds se former à l'intérieur de sa tête. Comment Rose parvenait-elle à supporter un imbroglio pareil sans en perdre la raison? Peut-être s'était-elle résignée à ce que l'impossible fasse partie de son quotidien, se disant que c'était le prix à payer quand on voulait faire sa vie avec un Docteur... Et Amy se demanda si elle aussi, en continuant à côtoyer le Gallifréen de près, allait finir par trouver normal ce genre de choses et les accepter comme si de rien n'était.
Cependant David était en train d'achever son récit.
ㅡ ...Et l'Opposée m'a affirmé que Miss Tyler avait été effacée. Qu'elle était morte.
ㅡ Non, réfutèrent les autres Seigneurs du Temps. Pas encore.
Puis John ajouta, avec une ferveur qui surprit David:
ㅡ Je le sentirais, sinon.
Le coeur de Rose remplaçait celui qu'il ne possédait plus depuis la métacrise... en quelque sorte. Alors s'il avait cessé de battre, si son âme s'était éteinte, il l'aurait su. Et ça aurait été la fin. Sa fin. Mais elle était toujours en vie et il était prêt à tout pour la sauver. Et puis d'ailleurs, à ce propos...
ㅡ Pour extirper l'Opposée du corps de Rose, réfléchit-il à haute voix, il va falloir qu'on neutralise d'abord les pouvoirs du Méchant Loup, pas vrai?
ㅡ Qu'est-ce que tu nous proposes? fit le Docteur se doutant que son double avait eu une illumination.
ㅡ Le Tardis, répliqua-t-il simplement.
Et il exposa de façon succincte son plan auquel tout le monde prêta une oreille attentive.
ㅡ Ca pourrait marcher! s'exclama le Docteur avec un sourire radieux avant de se raviser. Et puis, non, ça ne marcherait pas. Je ne crois pas que notre cher vaisseau soit de taille à affronter la puissance psychique de l'Opposée.
ㅡ Oui, si on n'en avait qu'un seul. Mais tu oublies que nous en avons deux à notre disposition.
Sur ce John fit un signe de tête vers la Boîte Rouge et poursuivit en direction de David.
ㅡ Bien que cela me soit extrêmement pénible, je me dois solliciter votre aide, ainsi que celle de votre Tardis... Une chance pour vous de racheter vos fautes. Ou préférez-vous abandonner et vous suicider? Car c'était bien le but que vous cherchiez à atteindre, n'est-ce-pas, en me provoquant et en m'incitant à vous tirer dessus?
Ce qui n'était que pure vérité, mais le concerné choisit de l'éluder.
ㅡ Je vous rappelle que c'est vous qui avez commencé à me menacer avec une arme.
ㅡ Peu importe. Allez-vous nous aider?
ㅡ Vous êtes donc persuadé qu'il reste un espoir de retrouver Miss Tyler saine et sauve.
ㅡ Je ne suis pas comme vous. Je ne renonce jamais.
David se souvint d'avoir reproché à Rose de pécher par excès d'optimisme. D'avoir admiré son trop plein d'enthousiasme. Sa tenacité. Enfin il comprenait d'où lui provenaient ses traits du caractère.
Sa réponse?
ㅡ Je vais faire ce que je peux.
Si cela permettait de la ramener. Si cela pouvait rectifier ses erreurs. Alors oui, il lui apporterait son soutien. Pour elle.
Une bourrasque se leva, les obligeant tous à se courber pour se protéger. Lorsque le calme revint, ils constatèrent un changement à ce qui les entourait. Là où il n'y avait eu qu'une étendue herbeuse à perte de vue se dressaient à présent des arbres qui normalement auraient dû mettre des années à pousser. En un battement de cils la plaine s'était métamorphosée en forêt.
ㅡ Une évolution en accéléré, commenta le Docteur. Si cela continue, notre Univers n'existera plus au profit d'un nouveau monde sur lequel l'Opposée régnera en maître. Nous devons donc nous dépêcher... Où vas-tu?
John s'était mis à s'éloigner d'un pas résolu. Sans s'arrêter il lança à son double:
ㅡ Tu sais ce que tu as à faire, non?
ㅡ Attends, tu ne peux pas lutter seul contre l'Opposée!
ㅡ Cela m'étonnerait qu'elle vienne tranquillement se faire piéger à l'intérieur du Tardis. Alors c'est le Tardis qui devra aller vers elle. Et comme elle n'apparaît pas sur notre radar, je jouerai le rôle du fanon. Quand tout sera prêt, tu n'auras qu'à me localiser.
En le voyant s'éloigner, Jack s'apprêtait à le rejoindre quand il hésita en regardant Ianto. Il ne voulait surtout pas que ce dernier pense qu'il le délaissait pour le Dr Smith. Seulement il avait une promesse à tenir: celle d'être l'ange protecteur de John.
L'acquiescement silencieux du jeune homme qu'il affectionnait le rassura. Avec un sourire rayonnant, il se précipita à la suite de son Doc.
OoOoO
John était en train de presser l'allure, passant outre des appels répétés de l'autre Gallifréen. Cependant il ne put ignorer la main qui l'attrapa par le bras.
ㅡ Vous n'irez nulle part sans moi, Doc.
C'était Jack. Avant que John ne puisse placer un mot, celui-ci renchérit:
ㅡ Vous ne vous débarrasserez pas de moi si facilement.
ㅡ Capitaine.
ㅡ Et un franc-tireur, c'est toujours utile, vous ne pouvez pas le nier.
ㅡ Capitaine...
ㅡ Non, non, ne dites rien. Je viens, un point c'est tout.
John considéra son ami qui sous la nonchalance apparente paraissait fermement décidé à le suivre et se rendit compte qu'il ne pourrait pas l'en empêcher. En plus, ce n'était nullement son intention.
ㅡ Je voulais juste vous annoncer que si jamais nous sortons vivant de cette histoire, nous irons prendre un verre ensemble. Depuis le temps qu'on en parle...
C'était son air buté qui lui avait donné soudain l'envie de le titiller, bien qu'il savait que ce n'était absolument pas le bon moment pour ça. Mais attention, rien que le verre. Il n'y était pour rien si Jack s'imaginait qu'il y aurait autre chose après.
ㅡ Euh... Je regrette, Doc. Je l'ai déjà promis à Ianto, alors...
Quoi?
John n'en crut pas ses oreilles: il venait de se faire "jeter" par le capitaine, comme s'il n'était qu'une paire de vieilles chaussettes!
Une preuve irréfutable que la fin de l'Univers était bien là...
Lorsque les deux compères disparurent entre les arbres, le Docteur pesta contre l'obstination de son double qui n'en faisait jamais qu'à sa tête. Et dire qu'il était comme lui avant de se régénérer... Au moins, ceux qui restaient n'allaient pas remettre en cause son autorité. Enfin, façon de parler, puisqu'Amy n'était pas non plus du genre à être sage comme une image. Quant à Ianto, il le soupçonnait de cacher sous la timidité un tempérament encore plus inflexible que celui de Jack.
Puis il aperçut David qui rentrait dans la Boîte Rouge.
ㅡ Et vous, où allez-vous?
ㅡ Pour faire atterrir mon Tardis dans le vôtre. C'est bien le plan, n'est-ce-pas?
ㅡ Et pourquoi ce ne serait pas le contraire?
Un sourire indulgent flotta sur les lèvres de David, ce qui froissa le Docteur. Qu'est-ce qui l'amusait, lui?
ㅡ Parce que d'après les souvenirs de Miss Tyler auxquels j'ai eu accès, je suis indubitablement meilleur pilote que vous.
ㅡ Ca, j'en doute!
ㅡ Moi, j'ai le permis. Ce qui n'est pas votre cas, est-ce que je me trompe?
Les portes claquèrent, laissant le Seigneur du Temps pantois devant tant de condescendance de la part de son ex-ennemi. Riant de sa déconfiture, Amy imita David: elle était curieuse de la différence qui pourrait exister entre les deux vaisseaux.
ㅡ Je vais le surveiller! cria-t-elle en refermant les portes.
Ce n'était vraiment pas son jour, compatit intérieurement Ianto devant la mine boudeuse qu'affichait le Docteur. En guise de consolation, et aussi pour lui rappeler qu'un membre de l'équipe était toujours à ses côtés, il posa la question qui le préoccupait depuis tout-à-l'heure.
ㅡ Docteur, à quoi cela va nous servir de matérialiser un Tardis dans un autre?
ㅡ Créér une connexion entre les consciences des deux vaisseaux, bougonna-t-il, qui seront ainsi capables de résister à la puissance de l'Opposée. Mais ce n'est pas tout. Cela permettra également de courber l'Espace-temps de sorte que...
Le Gallifréen interrompit son explication et ajusta son noeud papillon.
ㅡ Vous verrez bien par vous-même, Mr Jones. Allons, retournons au Tardis, dans le nôtre. Je suis impatient de vérifier de visu si ce David est à la hauteur de ses prétentions.
OoOoO
Debout sur le toit de l'immeuble qui surplombait la cité qu'elle venait de faire surgir du néant, l'Opposée se réjouissait à la vue de sa création... ou du moins se forçait-elle. Car en réalité elle était loin de se sentir heureuse.
Dans cette ville qui n'était âgée que d'à peine quelques minutes abondait une foule d'êtres vivants qui grâce à elle avaient obtenus le droit à l'existence. Ces anciens ceux-qui-auraient-pu-mais-qui-n'ont-jamais-été respiraient, marchaient et se parlaient entre eux, ravis d'être enfin réels. L'Opposée leva la main. L'aura dorée qui la nimbait frémit, le Méchant Loup hurla, et une multitude d'autres races apparut parmi la population déjà présente. Eux aussi savouraient la joie de sortir des ténébres et de pouvoir vivre en pleine lumière.
Mais l'Opposée n'était toujours pas satisfaite. Quelque chose manquait au tableau. Quoi donc? Pourtant elle avait atteint son objectif. Alors pourquoi ce sentiment qu'elle passait à côté d'un fait d'une importance capitale?
Une sensation familière afflua, faisant naître un sourire triomphant sur ses lèvres. Elle fit volte face, convaincue que David était revenu.
ㅡ J'étais certaine que tu changerais d'avis...
Elle se tut, comprenant son erreur. Celui qui se tenait devant elle n'était pas le Seigneur du Temps qu'elle avait manipulé. C'était un autre. C'était le Docteur de Rose Tyler.
La déception la rendit sardonique. Comme c'était émouvant. Il était venu à la rescousse de sa bien-aimée. Dommage, il arrivait trop tard.
ㅡ Docteur, ou est-ce John? Qui que vous soyez, comment m'avez-vous trouvée? Cet endroit est vaste, et mes pouvoirs me permettent d'être indétectable.
John fixa la jeune femme dont la longue cheveulure blonde flottait au gré de myriades de particules lumineuses qui tourbillonnaient autour d'elle. Elle était à la fois belle et terrible, telle une déesse antique qui malgré la cruauté n'en était que plus digne d'adoration.
ㅡ Rose, dit-il avec une tendresse presque douloureuse, je suis venu te chercher.
Ce n'était pas à l'Opposée qu'il parlait, ni même au Méchant Loup. Il s'adressait à celle qu'il chérissait plus que tout, celle qui illuminait sa vie, celle auprès de laquelle il ne regrettait pas de ne plus pouvoir se régénérer... une humaine du nom de Rose.
ㅡ Elle est indisponible pour le moment... et pour toujours. Si vous voulez, je peux prendre un message.
L'expression de John se fit implacable. Une sévérité devant laquelle une horde de Daleks aurait reculé en tremblant, sauf que l'Opposée ne fut pas le moindrement impressionnée.
ㅡ Je veux récupérer Rose.
ㅡ Sinon quoi?
ㅡ Vous comprendrez alors pourquoi on m'appelle parfois "celui qui amène la tempête".
ㅡ Et c'est censé me faire peur? fit-elle sur un ton qui charriait des glaçons.
Le vent se mit à souffler par rafale. Le ciel gronda, se couvrant d'épais nuages noirs zébrés d'incessants éclairs. Dans ce déchaînement de la nature la voix de l'Opposée monta en crescendo, se réverbérant dans la voûte céleste.
ㅡ Et comment comptez-vous m'arrêter, ô Seigneur du rien du tout puisque le Temps n'est plus? Je suis la créatrice de ce nouvel Univers! Ici, je suis le maître absolu!
« Et comment comptez-vous m'arrêter, ô Seigneur du rien du tout puisque le Temps n'est plus? Je suis la créatrice de ce nouvel Univers! Ici, je suis le maître absolu! »
Ses dernières paroles furent ponctuées de foudres fracassantes qui déchirèrent l'air autour d'eux. L'une d'elles, plus éblouissantes que toutes les autres, se précipita sur John dans un grondement assourdissant.
OoOoO
Note de l'auteur ㅡ Désolée pour ce retard, je suis impardonnable! Mais j'étais si occupée que pendant des jours je n'ai pas eu le loisir d'écrire un seul mot. C'est pourquoi aujourd'hui je me suis attelée à finir le chapitre, envoyant paître toute autre occupation. Voilà, il est une heure et demie du matin, et je viens d'écrire d'une traite près de la moitié de ce texte. J'espère qu'il ne comporte pas trop d'erreurs... Je le mets en ligne et je m'en vais me coucher. Bonne nuit! (j'aimerais pouvoir rêver du Docteur, Ten de préférence... et pourquoi pas aussi du capitaine Jack... et du Maître... et...)
