Bonjour à toutes et bienvenue dans la suite des aventures de votre sexy prof Swany !
J'espère que ça va vous plaire.
Un immense merci à Lyra pour tout son travail qu'elle fait sur mes écrits !
Merci à vous lectrices, de me lire me mettre en favori ou alerte et de me laisser vos avis, particulièrement à : Katner, Edwardxbella, misslaccro, Nathaana, lena –lna933, Khathalyz, erika shoval, sarinnette60, nodame, bella-lili-rosecullensister, zellie marcy, Lolooow, Maddie, melaniiie, fanfictionalcolic, Pauline, Adeline.L, aelita48, dodo1234, Emilie, Rosabella01, grigrise, Ronnie32, So, lost-soulandheart, Petitegrs, xalexeex25, moni55, yachiru-chan92, PatiewSnows, ulkan13, Marfindetwilight, Robline, Habswifes, ValO'ou-Twilight, littelmissbelly, logi16, jsjmpcm, clochette-02, Virginiiiiiiiiiiiie, hira's, Pattenrond, Little monstre, BellIk, caropat07, vavounette les 8 Guests !
Info: j'ai entendu votre demande insistante, je suis en train de préparer un dernier chapitre pour Clue qui sera du point de vue d'Edward.
Bonne lecture
Christina
Chapitre 2
3 ans et demi plus tard
Je sors de cours épuisée, mais je sais que ce qui m'attend par la suite sera encore pire. Ma décision est prise, je dois rompre. Il n'y a pas d'autres solutions, je ne vois pas comment je pourrais continuer dans cette voie. Toutes les fibres de mon être crient alerte rouge. Je vais droit dans le mur, dans une vie où je me perds. Je dois arrêter de chercher la normalité et les situations confortables.
Oui mon petit couple est confortable, pas de surprise, pas de tristesse ou de désillusion. Une vie simple dont beaucoup se contenterait mais il faut que ça cesse avant que d'autres personnes soient blessées comme un bébé. C'est surement à cela qu'il aspire dans les prochaines années et moi je n'en ai juste pas envie.
Entendez moi bien, pas que je n'aime pas les enfants, je passe mes journées avec des adolescents, c'est juste que je doute que ce soit l'homme de ma vie avec qui je veux ces dits enfants. Je vois trop souvent les répercussions des divorces et des familles déchirées pour prendre ce chemin à mon tour. La maternité ce n'est pas pour moi.
Cependant, j'ai encore espoir de trouver l'amour. Je l'espère, j'en rêve de vibrer pour un homme, ou une femme s'il le faut, pourquoi pas. Mais je veux que mon corps réagisse à la vue de l'autre, que mes muscles se crispent d'anticipation quand il me touche ou m'effleure. Je veux me sentir vivante et là je me sens juste une survivante.
Je le lui dois. Il a toujours été correct avec moi, je sais qu'il ne mérite pas cela, mais je me dois d'être honnête je ne peux pas faire semblant ainsi indéfiniment.
Je soupire de frustration.
Je sors de l'enceinte du collège et je décide de prendre mon temps en allant à son appartement à pied. Ce même appartement où il m'a demandé d'emménager hier avec lui.
Je marche lentement, j'aimerais retarder l'échéance mais je dois faire face.
Une fois les grilles franchies, je souris voyant des jeunes s'étreindre. Leurs hormones ont du mal à se contenir au sein de l'établissement et dès la porte franchie, ils se jettent dans les bras de leur amoureux.
Je les envie un peu, ils ont une telle soif de l'autre. Qu'est-ce que j'aimerais connaitre ce sentiment de besoin. N'être jamais suffisamment rassasiée de l'autre, en vouloir toujours plus.
Nouveau soupir.
Je fais quelques pas sur le trottoir quand j'entends une voix qui m'est familière.
-Madame ?
Je me retourne pour trouver un beau jeune, bien bâti, grand, qui tient fermement dans ses bras une petite chose blonde qui semble apeurée et surtout dévastée.
Je dévisage ce couple si singulier. Je reconnais ce visage et je m'étonne.
-Anthony ?
Il sourit faiblement, sa beauté est ravagée de tristesse, qu'est ce qui a bien pu lui arriver ?
Il s'avance vers moi tenant toujours très serré la fille qui semble plus que jamais fragile et confuse.
Le revoir ravive irrémédiablement des souvenirs que je tente d'enfouir, refouler au plus profond de moi. Cependant, je dois garder bonne figure, il n'y est pour rien et il a toujours été en dehors de l'histoire qui m'a liée à son père, dieu merci.
Ce connard a eu la décence de taire notre rencontre.
Le béguin d'Anthony s'est doucement étouffé de lui-même, comme cela devait se produire. Par contre, je m'en veux d'avoir toujours autant en mémoire le corps de son géniteur. Il n'est pas le seul homme que j'ai eu pour un soir, c'est juste qu'il m'a marquée.
Plus exactement, c'est la manière dont je l'ai repoussé après les horreurs qu'il a sorti sur son fils qui me font réagir comme cela. Ce n'est en rien du fait de son corps magnifique et de ses capacités sexuelles. Oui je peux m'astreindre à croire à cette version que ses mots l'ont rendu inoubliable et pas le reste.
Je secoue la tête et me concentre sur le jeune couple.
-Est-ce que ça va ? Je l'interroge en faisant la navette entre leurs deux visages dévastés.
Il secoue la tête de négation.
-Qu'est-ce qu'il y a ? Demandé-je bêtement ne sachant pas vraiment pourquoi je m'intéressais à cela outre mesure.
Il se balance d'un pied sur l'autre ne sachant pas trop comment me répondre visiblement.
-Euh… je…Nous… enfin j'avais pensé que vous pourriez peut-être m'aider ?
Je le regarde surprise. Voilà plusieurs années qu'il avait quitté ma classe et je ne l'avais pas revu depuis. Pourquoi moi ?
Je le regarde étonnée.
-Moi ? Dis-je perplexe en me pointant du doigt.
Il sourit faiblement en opinant.
-Euh, je t'écoute, je murmure incertaine.
-Eh bien, euh, ça… euh… il regarde son amie. Je vous présente Jane ma petite-amie, réplique-t-il précipitamment en l'écartant un peu de lui.
Elle me sourit à son tour et hoche de la tête.
-Bonjour, répondis-je faiblement.
-Euh voilà, Jane et moi nous voudrions continuer nos études à New-York ensemble. Elle a obtenu une bourse, moi je n'en ai pas fait la demande car euh ben mon père m'a toujours dit que si j'étais accepté qu'il me payerait un appartement, les frais de scolarité et le reste. Mais euh… voilà depuis qu'il a appris notre relation… euh, il ne veut plus sauf si nous nous séparons. Finit-il à bout de souffle et l'air un peu plus torturé qu'au début.
-Je…euh… j'ai du mal à comprendre ? Pourquoi me dis-tu tout cela ?
Il souffle et regarde sa petite amie qui a des yeux suppliants et tristes.
-Je pensais que vous pourriez m'aider à lui faire changer d'avis.
-Moi, m'exclamé-je ébahie.
Il opine.
-Pourquoi penses-tu que je pourrais le faire changer d'avis.
-Euh et bien ma mère a essayé et ça n'a pas marché et pis la seule fois où il a vraiment changé c'est après votre entretien, vous vous souvenez ? Me demande-t-il plein d'espoir.
Je secoue la tête.
-Je pense que tu te trompes.
-Non, non ! Rugit-il. Après votre entrevue, c'est comme si toute ma vie n'était plus au conditionnel. J'avais mon argent de poche fixe quel que soit mon comportement ou mes notes, il s'en tenait à ses engagements, et si j'avais vraiment de bons résultats alors j'avais des cadeaux plus onéreux. Pour la première fois j'ai eu l'impression qu'il me soutenait sans condition. Je ne sais pas ce que vous lui avez dit ce jour-là mais après j'ai pu juste être moi et pas seulement celui qu'il voulait que je sois, sauf euh… jusqu'à ce que je rencontre Jane.
Je suis complétement ébahie par ses révélations. Sûrement qu'il a changé pour ne plus jamais avoir à faire à moi ou à une convocation. Tant mieux si cette horripilante soirée a été bénéfique pour quelqu'un à long terme.
-Ok ! Je souffle, cependant toujours perplexe. Je ne suis vraiment pas sûre d'y arriver. Je commence par argumenter.
-Je ne vous demande pas l'impossible, juste peut-être d'essayer de lui parler, s'il vous plait. Me supplie-t-il.
Il semble vraiment désespéré et sa petite amie aussi.
Je ne comprends pas pourquoi, il aurait de nouveau changé juste parce que son fils avait une petite amie, c'était ridicule.
-Et pourquoi refuse-t-il ta relation avec Jane ? Je l'interroge limite impolie
-Eh bien, nous n'en avons pas vraiment la preuve, mais euh… Il semble mal à l'aise, il regarde Jane qui acquiesce de la tête. Euh… on pense qu'il a été l'amant de sa mère.
Oh ! Mes yeux doivent sortir de leurs orbites de surprise.
Après la mère, la fille ou quoi ?
Je dévisage un peu plus Jane et elle enfouit sa tête dans le buste d'Anthony.
Il doit voir le rouage de mon esprit et il ajoute.
-Nous pensons qu'il ne souhaite pas devoir la recroiser en tant que ma future belle-mère ou un truc comme ça, c'est pour cela qu'il préfère qu'on rompe et surement que je me trouve une petite amie sur la côte est, serait plus simple pour lui.
Ouais en plus je parie que ça serait plus confortable pour lui, il n'y a aucun doute là-dessus.
Mais que pourrais-je lui dire pour le faire changer d'avis, franchement, il devait me surestimer car je ne sais pas comment je pourrais réussir ce tour de force de le faire changer d'avis.
-S'il vous plait, me supplie-t-il.
Je souffle.
-Écoutez, je veux bien parler à ton père Anthony mais je doute qu'il m'écoutera, tu sais ça ne s'est pas si bien passé que cela la dernière fois que je l'ai vu.
C'était un euphémisme !
Il sourit.
-Je me doute, il a tellement pesté contre vous pendant des jours, mais il a quand même changé, réplique-t-il avec un petit haussement de sourcil.
Je sens mes joues chauffer, je me souviens très bien après avoir fait la remarque sur son fils que j'avais réussi à le coincer entre mes jambes et l'expulser loin de moi. Il était rempli de rage de s'être retrouvé les fesses par terre après avoir été si profondément en moi, acculé au mur.
Il avait voulu revenir à la charge et nous nous étions limite battus avant qu'il abdique m'insultant de tous les noms.
Non, je n'allais quand même pas le revoir pour lui faire la morale sur son fils ! Si ?
Pourquoi pas, il ne me faisait pas peur et il devait le savoir depuis le temps.
-Ok ! Abdiqué-je.
Il sourit comme un bienheureux.
-Je dois le retrouver demain au Starbucks en bas de son bureau. Je lui ai dit que j'avais à lui parler peut-être pourriez-vous me retrouver et lui parler.
Je soupire tout en opinant. Il fallait au moins un lieu public pour gérer cela.
-Où exactement et à quelle heure ?
Je m'entends prononcer ces mots, me surprenant moi-même de mon aplomb et de ma témérité. Dans quelle galère j'allais encore me mettre avec cette histoire.
Il me donne les informations que je note sur mon agenda. Nous nous donnons rendez-vous tous les trois, 15 minutes avant l'heure du RDV avec son père.
Je m'excuse alors devant vraiment y aller avant que Taylor s'impatiente et m'attende trop, ne rendant pas la discussion qui devait s'en suivre plus difficile.
Nous nous quittons et je peux voir leurs visages plein d'espoir alors que je suis encore surprise par l'irréalité de la situation.
Je souffle pour me reconcentrer sur ce pourquoi j'étais mentalement en train de me préparer avant leur interruption.
Malheureusement j'arrive trop vite chez lui. Il m'ouvre avec son grand sourire pour m'accueillir.
-Pas que je n'aime pas ouvrir la porte à ton si joli visage, mais pourquoi n'utilises-tu pas ta clé et te sens-tu obligé de sonner à chaque fois ?
Je lui fais un sourire contrit. Ça commence vraiment mal, ce ne va pas être une partie de plaisir.
J'avance dans l'appartement et pose mon sac. Il est déjà derrière moi s'offrant à me retirer mon manteau.
Il est toujours aussi gentil et prévenant. Il est attentionné, trop, il a tendance à m'étouffer et surtout je ne le désire pas comme lui me désire. Nous n'aspirons pas aux mêmes choses, je peux voir la manière dont ses pupilles me détaillent avec envie et avidité.
-Tu veux boire quelque chose ma belle ? Me propose-t-il se collant dans mon dos nouant ses mains sur mon ventre et nichant sa tête dans mon cou.
Je me dégage doucement tout en essayant de ne pas le frustrer.
Je me retourne et il revient vers moi pour poser ses mains sur mes hanches et me rapprocher de lui.
Il avance ses lèvres pour m'embrasser mais c'est plus fort que moi je me recule.
Il fronce les sourcils et me regarde attentivement.
-Tu as l'air soucieuse ma belle, tu as eu une dure journée.
Je me mords les lèvres. Il est tellement loin de mon conflit, pas une fois il ne pense que mon problème nous concerne tous les deux.
Je pose mes mains doucement sur ses bras pour me reculer un peu, je prends une grande inspiration avant de planter mon regard dans ses yeux.
Ils sont inquiets.
-Bella, susurre-t-il.
-Je… ma voix s'étrangle, c'est si difficile.
Je n'ai rien à lui reprocher, c'est juste qu'il ne me fait pas assez vibrer. Je finis par lâcher.
-C'est moi ! Ce n'est pas toi, tu es parfait mais pas pour moi.
Il fronce les sourcils me dévisageant.
-Que dis-tu ? Je ne comprends pas.
-Je … euh… je te quitte.
Ses yeux s'agrandissent sous le choc, il fait un pas en arrière me lâchant comme si je l'avais brulé.
-NON ! S'exclame-t-il. Tu ne peux pas.
Il secoue la tête.
-Tu es fatiguée, tu vas te reposer et ça va aller mieux. Je vois bien que ta journée a été difficile.
Il se rapproche de moi comme pour me réconforter.
C'est à mon tour de reculer en secouant la tête.
-Je suis si désolée, chuchoté-je.
Ses traits s'affaissent complétement. Je peux lire toute la compréhension qui se fait en lui, c'est fini. Il est pâle, il me regarde confus.
-Non, s'il te plait. Dis-moi ce que tu veux. Je peux te l'offrir. Je t'aime, ne fais pas ça.
Je retiens mes larmes, je n'aime pas le faire souffrir mais c'est sans issue.
Je secoue de nouveau la tête en reprenant.
-Je suis vraiment désolée.
-NON !
Il passe ses mains dans ses cheveux, il est à deux doigts de se les arracher.
-Tu ne peux pas faire ça. Je t'aime, je vais changer. L'appartement ne te plait pas, nous pouvons en chercher un autre ensemble ou on peut aller vivre dans ton studio si tu y tiens, peu importe du moment que nous sommes ensemble.
Oh merde, il est vraiment prêt à tout, ce qui rend les choses encore plus difficiles.
-Je suis désolée, je répète inlassablement.
Je reprends ma veste qu'il avait posé quelques minutes seulement avant, je reprends mon sac.
Il est maintenant accroupi au milieu du salon, sa tête entre ses jambes ses deux mains dans ses cheveux.
-Je suis vraiment désolée, je chuchote avant de poser ma clé à côté de la porte et de sortir.
Ma gorge est serrée. Je n'apprécie pas de lui faire du mal comme je lui fais mais je n'ai pas vraiment le choix. Je ne peux plus jouer la comédie.
Je souffle et marche rapidement pour atteindre mon studio avant de m'effondrer.
Je me lève le lendemain la tête embrouillée par les événements de la vieille. Je me sens vidée, mais plus en accord avec moi-même. Je me prépare tranquillement tentant de chasser les derniers événements de mon esprit. Je repousse tout sentiment ambivalent c'est ainsi que j'évite de penser à mon rendez-vous cet après-midi avec Anthony.
La journée passe doucement. Je projette ce que je pourrais faire cette fin de semaine. Aller à ce vernissage que j'hésitais à voir car Taylor n'a jamais été à l'aise dans ces endroits, trop loin de son côté geek.
Cette perspective de redevenir complétement libre me fait du bien et me remplit d'espoir, ma vie s'ouvrait aux nouvelles perspectives et ça c'est inestimable.
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Je loue un vélo pour aller au centre-ville retrouver Anthony, la course me fait rosir les joues.
Je le trouve rapidement assis sur une banquette au fond du café, il est seul.
-Salut !
Il se redresse aussitôt de son téléphone, je souris à l'ironie et mes maniaqueries quant à l'utilisation de ces gadgets, il en fait autant non dupe.
-Bonjour madame, je suis désolé, dit-il en montrant son téléphone.
Je souris amusée.
-C'est bon.
Je m'assois en face de lui.
-C'était Jane, elle a eu un empêchement.
-Oh, veux-tu que nous remettions à plus tard cette rencontre ?
Il secoue la tête.
-Non, je suis désespéré. Plus vite nous saurons, plus vite nous pourrons faire des projets pour l'avenir et se rabattre sur l'université de Seattle.
Je grimace à l'idée. Ce n'est quand même pas aussi prestigieux que Columbia. Quel gâchis s'ils ne peuvent s'y rendre après avoir été acceptés.
-Bon raconte-moi tout, qu'est-ce que j'ai besoin de savoir ou dire ?
Il soupire et se frotte le front.
-Je ne sais pas trop, j'avais espéré que vous auriez des idées, je suis si fatigué.
Il laisse tomber sa tête dans ses bras sur la table.
Il avait l'air d'un si petit garçon à cet instant, il semble si vulnérable.
Mue de cet instinct maternel que je m'étais déjà découvert envers lui, je passe mes doigts dans ses cheveux pour tenter de l'apaiser.
Il tourne sa tête vers moi et me sourit et je lui retourne.
Il prend ma main dans la sienne et la serre, comme pour me remercier de partager sa peine.
Nous nous sourions gentiment. Je peux voir toute la reconnaissance qu'il a pour moi dans ses yeux et pour une fois je me sens vraiment utile pour quelqu'un.
Nous restons un moment indéfini ainsi quand une voix froide nous sort de notre bulle.
-C'est quoi ce bordel !
