Bonjour à toutes et bonne année, tous mes meilleurs vœux.
J'ai eu un mois de décembre mouvementé et janvier s'annonce un peu pareil, je pense que je retrouverai mon rythme en février, pour l'instant je vais m'engager à tenter de poster tous les 15 jours avant de revenir à rythme hebdomadaire.
Merci à Habswifes, kristen590, BellIk, lamue12, Alexise-me, Lea1985, LoveTwilight4, SoSweetySoCrazy, nini38, kath, Virginiiiiiiiiiiiie, memette, lost-soulandheart, lilllou, Pattenrond1, sand91, larosesurleau, stef1804, mlca66, sarinette60, Vanessa, Rosabella01, veronika crepuscule, lolotte94, Elodie pixie B, Cassy-chou (oui c'est bien le signe pour l'amour, félicitations de l'avoir reconnu), BellaLitta, hira's, chanur, indosl, caropat07, Emeline, jenny56, Laurie, doudounord2, ulkan13, Cendrillon49, vavounette, H223, erika shoval, PatiewSnows, miangemidemon02, Floraline, AnonymeH, Olivia, grigrise, les 3 Guests
Merci tout particulièrement à LyraParleOr.
Vous pourrez trouver sur mon profil, deux OS très différents que j'ai écrit pour le concours sur le syndrome de Stockholm du DAL !
Bonne lecture
Christina
Chapitre 3
Nous tournons de concert nos visages vers la voix très en colère.
Cullen père se tient devant nous, immobile, les yeux lançant des éclairs alors qu'ils naviguent de l'un à l'autre. Il est stupéfait et je comprends en sentant la main d'Anthony encore accrochée à la mienne ce qu'il saisit de la situation.
Malgré tout, je ne peux m'empêcher de le trouver toujours aussi beau. Il a toujours cette aura qui se dégage de lui, mais aussi tout son côté autoritaire. Je sus en un instant que quoi que je lui dirai, je ne le ferai pas changer d'avis envers son fils.
Mon cerveau tourne à plein régime. Quoi de pire que de voir son fils avec la fille de sa maitresse ? Peut-être de le voir justement avec une ex-amante ? Cette révélation me frappe, c'est la seule solution. Entre deux, il préférera voir son fils avec la plus fréquentable, enfin je l'espère.
Je souris, serrant mes doigts sur ceux d'Anthony qui me dévisage en retour.
Le père semble de plus en plus énervé.
-Monsieur Cullen, dis-je faussement, c'est un plaisir de vous revoir.
Il me scrute, la bouche ouverte, avant de froncer les sourcils.
-A quoi vous jouez ? Crache-t-il méchamment en nous regardant tour à tour.
Je sens mon ancien élève plus que perplexe. Je raffermis ma prise pour lui montrer que je sais ce que je fais.
-Nous vous attendions. Anthony et moi étions impatients de partager avec vous nos futurs projets.
Ses yeux s'assombrissent, il penche la tête cherchant à comprendre.
-Futurs projets ? Interroge-t-il suspicieux.
-Oui, notre emménagement ensemble, dis-je avec aplomb, alors que je suis habituellement très mauvaise menteuse.
-Votre emménagement ?
-OUI !
Anthony est figé, il ne souffle mot.
Il regarde son fils, interrogatif.
-Et Jane, lui crache-t-il.
-Qui est Jane, mon cœur ? Je demande d'une voix mielleuse en regardant le jeune homme.
-Euh…
-C'est sa petite amie, m'invective au visage son père.
Je ris.
-Vous voulez parler de son ex ? La petite chose blonde.
Il semble surpris tout en nous dévisageant.
-Oh eh bien, j'enchaine avec un sourire malicieux. Elle ne faisait pas le poids.
Il ouvre la bouche sous le choc. J'espère qu'il fait le lien avec ces mots atroces qu'il a prononcé envers son fils, il y a déjà bien longtemps.
-Il n'y a pas qu'elle d'ailleurs qui ne soutienne pas la comparaison. J'ajoute un sourire rêveur aux lèvres.
Cullen père et fils semblent un peu en état de choc face à mes divagations.
-Anthony, l'appelé-je en serrant sa main, ça va mon cœur ?
Il hoche la tête.
Je souris.
Le père est médusé devant le tableau que nous offrons quand nous sommes interrompus par un bip bip.
C'est le téléphone d'Anthony, il regarde l'écran puis me dévisage, il semble dans le vague.
-Réponds mon cœur, ça va aller.
Il opine tout en se levant et en contournant son père il sort du Starbucks.
Je prends discrètement une grande respiration alors qu'Edward revient poser ses yeux sur moi, ils lancent des éclairs.
-C'est quoi ces conneries ? Souffle-t-il en s'asseyant en face de moi.
-Je ne vois pas de quoi tu parles ?
-A quoi tu joues avec Anthony ?
-À rien, nous avons décidé de vivre ensemble pour que tu ne viennes plus parasiter toutes ses décisions et ça me va très bien. C'est le meilleur amant que j'ai eu, alors me lever tous les matins en sentant son érection contre mes fesses ça me va très bien, le provoqué-je.
-Mais je refuse.
Je souris.
-Tu n'as pas ton mot à dire dans tout cela.
Il tape du poing sur la table.
-C'est hors de question, fulmine-t-il.
Je hausse les épaules.
-Comme si tu pouvais changer quoi que ce soit.
-Je… Non, il ne le fera pas si je le lui interdis.
Je souris malicieusement.
-Il est majeur, il n'a pas besoin de ton approbation. Il va venir vire avec moi et étudier ici. Fin de la discussion.
-Mais tu n'as pas le droit, tu es une pédophile ou quoi ?
Je pouffe.
-Tu oublies que ton fils est majeur et franchement un très beau spécimen, l'âge n'est qu'un chiffre après tout.
-Non, je ne laisserai jamais cela arriver, crache-t-il.
-Ah oui et qu'est-ce que tu vas faire ?
Je le défie du regard et il est à bout.
-Je trouverai bien.
-Tu peux toujours essayer mais pour une fois, tu n'auras pas le choix, souris-je.
S'il pouvait me tuer, il le ferait.
Il est plus que furibond. C'est à ce moment-là qu'Anthony refait son apparition, il semble à côté de la plaque.
Je tente de lui faire un sourire encourageant.
-Allons-y mon cœur je crois que tout est dit.
Je me lève. Cullen père a les poings serrés sur la table et semble sur le point d'exploser.
J'enlace la taille du jeune homme en le collant à moi. Vu ma taille il n'a pas de mal à poser son bras sur mes épaules et je nous tire pratiquement jusqu'à l'extérieur. Il est tel un pantin.
-Qu'est-ce qui vient de se passer ? Me questionne-t-il quand nous arrivons à plusieurs mètres du café.
Je prends une grande respiration pour lui faire part de l'essentiel. Je résume cela en une seule phrase.
-Ton père vient de comprendre que Jane serait parfaite pour toi.
-Je saisis pas vraiment.
Je soupire, oui c'est sûr que je ne peux pas lui dire que j'ai couché avec son paternel très orgueilleux et pédant, qu'il fallait juste titiller là où je savais que ça lui ferait mal. L'idée de savoir que son fils est meilleur amant que lui, doit l'agacer au plus haut point.
-Il n'aime pas notre différence d'âge et perdre le contrôle sur toi, c'est tout. J'explique mentant encore une fois, cette précision étant plus avouable que la vraie.
-Oui ok mais…
Je comprends son appréhension, je tente de l'apaiser.
-Ne t'inquiète pas, je ne lui laisse pas trois jours avant qu'il te donne sa bénédiction pour New-York et Jane.
-Tu crois ? M'interroge-t-il plein d'espoir en se reculant de moi.
-J'en suis sûre. Je réponds catégoriquement tout en lui faisant un clin d'œil que je souhaite rassurant.
-Ok mais on fait quoi maintenant ? S'inquiète-t-il.
Je souffle, effectivement ce n'est pas encore gagné, je viens juste de lancer la bombe, reste à savoir si papa va y croire et aller dans le bon sens. Il faut que je garde confiance pour lui, j'explique.
-Tu joues le jeu et tu informes Jane de la suite. Je suis certaine que dans une semaine vous pourrez faire vos bagages.
Il opine.
Je le quitte lui laissant mes coordonnées et en lui demandant d'en dire le moins possible à son père. S'il lui pose trop de questions, répondre que « sa vie privée ne le regarde pas ». Il grimace à cette idée, surement de devoir lui faire face. Je finis par lui proposer de passer demain soir pour que nous discutions de tout cela et d'emmener Jane avec lui.
Il acquiesce et s'en va.
Moi je jubile en repensant au visage qu'a fait Edward. Je me sens vengée de notre première rencontre et j'exalte complétement, la tête qu'il faisait n'avait pas de prix.
Je rentre chez moi, n'arrêtant pas de sourire comme une bécasse, la vengeance est un plat qui se mange froid. Si Cullen m'avait baisée il y a quelques années, c'est moi qui suis en train de le baiser et franchement il n'y a rien de plus jouissif à cet instant. Quoique sa queue au fond de moi, serait bien aussi. Je secoue la tête, je ne veux pas ce genre de pensées. Je dois être trop en manque et je ne peux décidemment pas me pointer chez Taylor en espérant qu'il m'aide avec mon petit problème d'excitation.
Malgré tout je ressens une certaine inquiétude persistante, j'espère que mon petit manège fonctionnera et qu'Anthony pourra vivre sa vie avec sa chérie. Il le mérite.
C'est pendant mon bain que mon téléphone sonne, je baisse la station iPod à côté de moi pour entendre la conversation, je décroche.
-Allo ?
-Allo Madame Swan. Chuchote une voix.
-Oui, je fronce les sourcils.
-C'est Anthony.
Je me retiens de pouffer.
-Anthony je crois que tu as gagné le droit de m'appeler Bella.
Un silence se fait entendre.
-Euh… d'accord.
Nouveau silence.
-Il y a un problème ? Pourquoi m'appelles-tu ?
-Ouais c'est mon père. Il n'arrête pas de me poser des questions sur nous je crois qu'il a des doutes.
-Ah.
-Je me suis réfugié dans ma chambre.
Je soupire, il est plus coriace que ce qu'il parait et là dans mon bain avec les idées lubriques qui n'ont pas quitté mon esprit, j'eus l'idée loufoque de simuler du sexe par téléphone.
-Ok tu vas retourner vers ton père, mine de rien et je vais t'appeler. Tu répondras devant lui pour qu'il comprenne que c'est moi et ensuite tu retournes dans ta chambre et tu laisses ta porte ouverte, OK ?
-Euh ?
-Allez, vas-y, je ne te lâche pas, il faut enfoncer le clou maintenant.
-D'accord.
Il raccroche et je pouffe toute seule. Je voudrais être une souris pour voir la tête qu'aura père Cullen, bon je suis un peu gênée pour Anthony mais ce n'est plus un gamin non plus.
J'attends 5 minutes. Je décide quand même de sortir de mon bain et je vais m'installer devant la télé avec un bol de chips sur les genoux. Je compose son numéro.
-Allo ?
-C'est moi, là tu dis : Bella, je suis content de t'entendre et tu prends une voix très enjouée.
-Bella… euh. Je suis content de t'entendre.
-Anthony il faut que tu sois plus convainquant que ça. Maintenant rigole comme si je t'avais raconté quelque chose de drôle.
-Ha ha ha.
Oh mon dieu, nous n'allons pas nous en sortir. Je souffle.
-Ok, bon tu dis : attends un instant je vais dans ma chambre on sera plus tranquille.
-Attends euh, je vais dans ma chambre, euh on parlera tranquillement.
Je soupire.
-Anthony détends-toi, il doit vraiment croire que tu parles à ta petite amie. Laisse ta porte ouverte et allonge-toi sur ton lit.
J'entends un bruit de tissu.
-Ça y est, chuchote-t-il.
-Ok, maintenant tu vas me décrire ce que tu portes ?
-Quoi ? S'exclame-t-il avant de chuchoter, pour quoi faire ?
-On va faire croire à ton père que nous avons du sexe par téléphone, il ne pourra plus douter comme ça.
-Euh, je ne suis pas sûr là.
-Imagine que tu parles à Jane, pas à moi et contrôle tes hormones, fais autre chose, tiens fait une partie de sodoku et tu as juste à répéter ce que je te dis, ok ?
-Ok, abdique-t-il.
-Bon dis-moi ce que tu portes ?
Il se décrit de manière un peu trop formelle, je comprends qu'on n'arrivera à rien comme ça.
-Ok répète tout ce que je dis ok ?
-Ok
-De quelle couleur est ton string ? Je lance.
Silence !
-Anthony répète ce que je dis ! De quelle couleur est ton string ?
Je m'exaspère en parlant plus fort.
-Je n'en porte pas.
Oh misère.
-Je me doute, je te demande juste de répéter ce que je dis.
-Euh oui pardon, c'est juste que c'est bizarre.
-OK, bon ta porte est toujours ouverte ?
-Ouais.
Je souffle, je n'ose pas imaginer ce que le père imagine s'il a entendu tout le long le balbutiement de son fils. Pas super crédible tout cela.
-Ok alors on va faire court, dis : j'ai envie de toi. Et essaye d'être un peu sensuel et crédible.
Silence.
-Ok oublie, bon, souhaite-moi bonne nuit au moins et dis que tu es impatient d'être à demain !
Je me résigne, pas la peine de continuer ce fiasco.
-Je te vois demain chérie, tu me manques.
-Ah ben tu vois quand tu veux. Dis-je avec le sourire.
Il pouffe.
-A demain et évite ton père le plus possible, on discutera de comment faire pour le faire céder à ce moment-là, ok.
-Oui bien sûr.
-Bonne nuit Anthony
-Bonne nuit Bella.
Je raccroche. Je soupire avant de sourire à mon téléphone en secouant la tête.
Mon dieu dans quoi j'ai embarqué ce pauvre gamin, ou dans quoi lui m'a-t-il mêlée. Il est si jeune, il a encore tout à découvrir. J'imagine les joues qu'il a dû avoir pendant notre conversation. Bon, au pire si son père le voit il pourra supposer que je lui ai dit des choses cochonnes.
Je pouffe à l'idée.
Je mets plus fort la télévision, j'ai besoin de me changer les idées, il faut que je trouve plus tard comment convaincre le père de laisser son fils mener sa vie. Mais puis-je lui faire cette proposition tout en m'effaçant ?
Je refoule tout cela, je dois m'accorder une bonne nuit de sommeil et je trouverai bien une idée pour lui faire une telle offre.
Je m'installe plus confortablement après avoir posé mon saladier à moitié vidé sur la table. Je me sens un peu minable, ma vie est d'un pathétique. Je joue au chevalier servant pour sauver la relation d'un gamin et son avenir. Je viens de quitter le seul qui ait vraiment montré de l'amour pour moi, juste parce qu'il ne me faisait pas vibrer. Pour quoi ? Finir par me goinfrer sur le canapé.
Tu es pathétique ma pauvre fille.
Je zappe pendant un moment, je grogne de ne trouver aucun programme intéressant. Je m'emmerde sévère.
Je me résigne à éteindre la télévision, autant aller au lit avec un bon livre. Je pousse le plaid de mes jambes et ramène à la cuisine mes restes avant de partir me laver les dents et me préparer pour la nuit.
Alors que je sors de la salle de bain, des coups retentissent, je sursaute.
Je m'immobilise à l'affut du moindre bruit. C'est quoi ce bordel ? Je regarde l'heure : 21h13.
Merde c'est peut-être une erreur, je ne bouge toujours pas, attendant un instant, mais les bruits se renouvellent à ma porte.
Je soupire et je décide de faire un pas en direction de la porte. J'hésite, je pourrais faire comme si je n'étais pas là quand je pus voir le faisceau sous ma porte d'entrée s'assombrir, signe que la minuterie du couloir vient de se couper.
Eh merde ma propre lumière doit filtrer de l'autre côté signalant que les lampes sont allumées, je suis grillée.
Des bruits de pas et l'obscurité sous la porte disparait et de nouveau un coup plus fort sur ma porte.
Je soupire.
-Qui est-ce ? Demandé-je d'une voix incertaine.
Pas de réponse.
Je ne comprends plus. Je vais pour éteindre mes lumières quand j'entends :
-C'est Edward Cullen.
