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Merci à LyraParleOr pour ses corrections et ses conseils.
Bonne lecture
Christina
Chapitre 4
Oh merde, je suis pétrifiée, qu'est-ce qu'il fait ici.
Je sens la douce panique m'envahir. Bon ! Courage ma fille, il ne va pas te manger non plus.
Je souffle et après avoir pris une grande inspiration je vais ouvrir la porte. Je l'entrouvre et penche ma tête et je le regarde méchamment.
-C'est pas une heure pour venir chez les gens, reviens demain.
Il est intimidant si grand sur le pas de ma porte, il me regarde de ses yeux noirs. Oups, je crois que j'ai un peu plus énervé le monsieur.
-Il faut qu'on parle, dit-il d'une voix froide.
Je souffle c'est peut-être lui qui va me donner l'occasion de lui faire du chantage. J'abdique donc et j'ouvre ma porte entièrement pour le laisser passer.
Il fait quelques pas pour se retrouver au centre de mon petit chez moi. Il examine son environnement avant de revenir sur moi alors que je referme la porte. Je sens son regard qui balaye tout mon corps.
Je baisse la tête, ben ouais je suis en chemise de nuit, mais en même temps… euh ouais j'ai une vie sociale quasi inexistante mais bon.
Je souffle, encore.
-Que veux-tu ?
-Que tu rompes avec mon fils !
Je le défie du regard.
-Et pourquoi je ferais ça ?
-Parce que tu fais de l'abus de pouvoir et que si tu continues je te fous un procès au cul. Crache-t-il.
J'écarquille les yeux. Est-il vraiment sérieux. Son air impénétrable me dit que oui, mais il bluffe, je n'ai enfreint aucune loi, il n'aura jamais gain de cause.
Je ris, nerveusement ou pour me donner contenance, je dois me montrer plus détachée que lui. Je vais donc m'échouer sur mon canapé ramenant une mes jambes sous moi et un coussin sur mes genoux pour m'occuper les mains.
-Je n'ai rien fait de mal, je ne vois pas comment tu pourrais me mettre un procès au cul.
Je réplique en reprenant ses mots. Il me toise.
-Tu profites de ton statut de professeur pour profiter d'un élève et d'abuser de lui.
Je ris, encore.
-Tu n'es quand même pas sérieux ? Anthony est majeur et il est capable de prendre ses décisions et coucher avec qui il veut.
Il secoue la tête.
-Non tu l'as embobiné. Il y a pas un mois, il était fou amoureux de cette fille et était prêt à faire n'importe quelle folie pour elle, et maintenant tu es là et elle est aux oubliettes. Que lui as-tu fait ?
S'il savait à quel point son fils est épris de cette fille, je pense qu'il aurait toute son admiration.
-Que veux-tu, il n'a pas résisté à ses plus anciennes pulsions et désirs.
Je rétorque sûre de moi, comme blasée et intouchable.
Il secoue la tête.
-C'est mal !
Je ris franchement.
-Tu te fous de ma gueule, c'est toi qui va me faire la morale sur ce qui est bien ou mal. C'est n'importe quoi. Je ne vois pas ce qu'on fait de mal.
-Il avait des rêves, il voulait aller à New-York.
Je hausse un sourcil, on y était.
-Visiblement, il a changé d'avis et il a décidé de rester ici, constatai-je.
Il souffle à son tour passant sa main dans ses cheveux. Peut-être commence-t-il à comprendre que si son fils change d'avis ou fait de nouveaux plans, c'est uniquement de sa faute.
-Il voulait se mettre en ménage avec Jane et faire ses études à Columbia. Continue-t-il à plaider comme si toute autre option n'est pas envisageable.
Je veux rentrer dans son jeu, alors je plisse les yeux.
-Je l'ignorais mais quand je l'ai retrouvé il ne m'a pas parlé de tout cela, juste son désir de devenir indépendant et de ne plus vivre sous ton toit ou celui de sa mère.
Je tente de l'emmener là où je veux.
Il soupire, il semble épuisé.
Il s'assoit vers moi, il semble abattu.
-J'ai refusé qu'il emménage avec Jane, je lui ai ordonné de rompre avec elle.
-Tu es un bel enfoiré.
Je réponds du tac au tac, même si je suis surprise qu'il se confie à moi ainsi.
Il se retourne et me regarde sévèrement avant de se relever de nouveau énervé.
-C'était pour son bien, cette famille…. Ce n'est pas pour lui. Il mérite mieux.
Je souris.
-Oui et il m'a trouvé.
Il me scrute, les yeux noirs.
-Franchement ! M'assène-t-il. Sans vouloir être trop désobligeant, je ne vois pas vraiment où il y gagne.
Je tente de ne pas m'offusquer, mais bon je comprends que son avenir est plus prometteur à New-York qu'ici mais je décide de le provoquer un peu. Ça fait tellement de bien.
-Il me gagne moi et prend son pied comme jamais.
Il renifle dédaigneux.
-Il se lassera, et après qu'est-ce qu'il lui restera ?
-Ça c'est toi qui le dis.
-Je connais mon fils, il est aussi arriviste que moi.
C'est à mon tour de renifler.
-Que tu crois, si tu le connaissais si bien, tu ne l'aurais pas privé de ses rêves aux côtés de la petite amie qu'il avait choisie, tu dois lui laisser faire ses propres erreurs.
Il se retourne vers moi sans rien dire, il sait que j'ai raison.
-J'aime beaucoup Anthony, confessai-je.
Ce n'est pas un mensonge, c'est juste que ça n'a rien avoir avec des sentiments amoureux ou désireux, plus de manière attendrissante, je continue donc sachant qu'il ne peut pas savoir cette différence.
-Je ne veux que son bien. Je vais te proposer un marché.
Son regard se fait soupçonneux.
-Je romps avec lui et je m'assure qu'il aille bien et qu'il fasse ses études à Columbia. Toi de ton côté, tu lui paies un appartement là-bas et ses études et tu me jures que tu ne feras plus d'ingérence dans ses choix amoureux quels qu'ils soient, même si là-bas il retrouve son ex. Ou une autre. Tu le laisses vivre sa vie, ses erreurs, tout en l'épaulant et en le mettant à l'abri du besoin.
Il me dévisage bizarrement.
-Et qu'est-ce que j'y gagne ?
-Rien ! Ou juste la satisfaction d'être un bon père.
Il renifle.
-Je fais déjà cela pour lui.
-Ah oui et en quoi s'immiscer dans sa vie amoureuse montre tes aptitudes de bon père ?
-Pour lui éviter des problèmes par la suite, comme il en aura quand il se rendra compte que tu es veille. Dit-il avec un sourire en me regardant.
Ma réaction est immédiate et ma main se dépose sur sa joue. Il ne peut pas juste se permettre de venir chez moi et de m'insulter.
Il accuse le coup et me dévisage méchamment.
-Je n'ai pas à m'excuser de protéger mon fils.
-Tu ne le protèges pas, tu veux en faire un clone de toi ou continuer à le diriger comme tu le souhaites, tu ne le laisses pas s'épanouir.
-Qu'est-ce que tu en sais ? Tu y connais quoi toi au rôle de parent ?
Il cherche à me sortir de mes gons, il le sait.
-Sors de chez moi.
Il sourit et secoue la tête.
-Non, pas tant que nous n'aurons pas réglé cette situation.
Je souffle.
-Je t'ai fait une proposition, pour le bien d'Anthony maintenant tu acceptes ou tu dégages.
-Tu as une idée de combien va me couter ta petite proposition, entre le logement, les droits d'inscription et le reste ?
Je hausse les épaules.
-C'est pas mon problème et si tu préfères qu'il vienne vivre avec moi, je te l'ai dit c'est tout ce que je désire. C'est un très bon amant et je pourrais en profiter quotidiennement.
Son regard se durcit. Je comprends qu'il a horreur que je parle de son fils en tant qu'amant. Je crois aussi y déceler une pointe de défi.
Il renifle.
-Il va se lasser de toi.
Il m'énerve, maintenant ça suffit.
Je tends mes jambes pour lui donner des coups de pied et l'éjecter de mon canapé.
-Maintenant ça suffit dégage de chez moi.
Il retient mes jambes, mais je m'énerve. Nous commençons à lutter alors que j'essaie de le chasser. Il arrive à se pencher sur moi, son buste se planquant sur moi, mes jambes battant dans le vide alors qu'avec ses mains, il a attrapé mes poignets ce qui m'empêche de lui taper dessus d'exaspération.
Il relève mes bras au-dessus de ma tête et me surplombe. Son regard est noir.
-J'ai une autre proposition à te faire : Je donne l'indépendance à Anthony qu'il veut et je n'interfère plus dans sa vie amoureuse, que si tu me laisses te prouver que je suis bien meilleur amant que lui.
QUOI ? J'écarquille les yeux. Il ne pouvait pas être sérieux.
-Une nuit contre son indépendance, tu choisis.
Je suis révoltée par sa proposition.
-Dégage. Je hurle et je me démène pour le faire reculer mais il maintient la position, resserrant ses doigts sur moi.
Il me surplombe toujours et m'écrase un peu plus pour m'empêcher de bouger.
-Tu as le choix maintenant. J'attends ta réponse avant midi demain.
Il se relève alors brusquement et se recule. Je ne peux plus l'atteindre et il quitte mon logement en deux pas rapides.
Je n'ai pas réagi assez rapidement quand je lance la télécommande vers lui et qu'elle rebondit sur la porte qui se referme.
-Connard, je m'égosille.
Putain quelle merde, quel enculé ! C'est quoi son problème ? Il fait un sacré complexe. Pourquoi a-t-il toujours le besoin de se mesurer face à son fils, c'est ridicule.
Bon ok, peut-être que je l'avais un peu cherché aussi en titillant sa susceptibilité mais merde, la donne était différente maintenant.
Comment j'avais fait pour me faire embarquer dans toute cette merde.
Pourquoi il fallait qu'il ait ce contrôle sur les gens, son fils, moi, c'était juste débile.
Il m'agace. Je tape des pieds sur mon canapé, pire qu'une gamine.
-Ah, je crie mais ça ne me soulage pas pour autant.
Et merde. Comment je vais dire ça à Anthony ? Si je refuse la proposition, je vais devoir accueillir ce gosse chez moi ? J'ai l'impression que tout se referme sur moi, que je me suis faite avoir, prise à mon propre piège.
Je me retourne toute la nuit dans mon lit, je n'arrive pas à trouver le sommeil. En fait je suis exaspérée car je sais ce qui va se passer. Je sais que je vais dire oui car je ne veux pas gâcher l'avenir d'Anthony et qu'aussi parce que je sais que c'est un bon amant mais j'ai le sentiment de vendre mon âme au diable en acceptant cette proposition qui est juste en soi inacceptable mais je l'accepte quand même.
J'arrive à dormir quelques heures, enfin je ne sais plus, c'est le téléphone qui me réveille. Je m'extirpe de mon lit et je grogne en décrochant.
-Allo ?
-Madam… Bella ?
-Euh oui.
-Bonjour c'est Anthony
-Ah salut, ça va ?
Je me redresse en me frottant la tête à la recherche de mon radio réveil pour vérifier l'heure.
-Euh ouais.
Il semble un peu inquiet.
-Et vous ? Me demande-t-il concerné.
Je retiens un grognement. J'ai mal à la tête, tout est embrumé.
-Ouais, grommelé-je en voyant qu'il est déjà 11h.
Silence.
-Qu'est ce qui se passe ? j'arrive à articuler.
-Euh ouais pardon, je crois que ça commence à fonctionner mon père m'a parlé de Columbia ce matin et il m'a montré des appartements proches du campus, il m'a demandé aussi ce que ça me ferait de vous quitter.
Il pouffe en disant ça.
-Ok.
-J'ai pas trop su quoi répondre, bref ensuite il a mis fin à la conversation en disant que nous en reparlerions cette après-midi, il attendait juste la confirmation d'une opération pour le bon déroulement, mais il semblait confiant, c'est cool ?
Hip hip hourra, je pense ironiquement que monsieur maniaque du contrôle n'a pas trop de doute quant à l'issue de ma réflexion et l'idée m'agace terriblement. Pourquoi faut-il qu'il soit aussi présomptueux et ait raison. Foutu bordel de merde d'enculé.
-Je suis contente pour toi, finis-je par souffler pour ne pas ternir son enthousiasme qui se fait entendre. Je te reparle tout à l'heure, conclus-je.
-Ok à tout à l'heure.
Il raccroche et moi je me rallonge dans mes oreillers.
Comment j'ai réussi en deux jours à me mettre dans cette situation. La normalité et la constante de Taylor pourrait presque me manquer, presque.
Je décide de garder mon téléphone en main et je cherche le numéro de Cullen. Autant se débarrasser des trucs chiants maintenant.
Il décroche au bout de deux sonneries.
-Cullen.
-Cullen, c'est Swan, c'est d'accord.
-Ok j'arrive.
-Quoi? NON! Je m'exclame.
Silence.
-Et pourquoi? Demande-t-il de son ton le plus suffisant.
-Quand Anthony aura son appartement à Columbia et ses frais de scolarité sur un compte à son nom.
-C'est une plaisanterie?
-Non.
-C'est ridicule.
-Pas autant que ton chantage.
Je pourrais jurer qu'il serre les dents pour s'empêcher de s'énerver. Je l'entends souffler et je l'imagine très bien aussi passant sa main dans ses cheveux.
-Quand vas-tu rompre avec lui? Change-t-il d'approche.
-Ce soir, je réponds sincèrement car après plus besoin de faire de pseudo comédie.
-Ok.
Nouveau silence.
-Je vais m'acquitter de son premier trimestre de frais de scolarité et l'aider à trouver un appartement, ensuite tu devras remplir ta part de contrat.
-Qui me dit que tu ne continueras pas de faire de l'ingérence en le menaçant de ne plus payer ses frais d'inscription? fis-je remarquer.
-Dois-je vraiment te rappeler que c'est mon fils et que ses intérêts me tiennent à cœur?
Je soupire.
-Ben tu avoueras que franchement ce n'est pas évident à constater.
Il souffle exaspéré.
-Je veux juste lui éviter des ennuis et s'embourber dans une relation qui ne le mènera nulle part.
-Charmant, je réponds caractérielle.
-Franchement, c'est mieux ainsi. Qu'as-tu à lui offrir? Comment as-tu osé profiter de lui, de sa vulnérabilité?
-Wahou oh, m'énervai-je. Ton fils est majeur et il sait ce qui est bon pour lui. C'est pour cela que je me doute que ça va bien se passer ce soir et qu'il partira serein à New-York.
-Il y a intérêt, marmonne-t-il.
-C'est quoi ton problème à la fin. Je m'exaspère.
-Je crois qu'il est manifeste.
-Je ne suis pas sûre de saisir.
-C'est toi mon problème Swan, je te rappelle dans une semaine, soit prête.
Et là-dessus il raccroche
Je jette mon téléphone en jurant.
Quel enfoiré ce type !
