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Mes textes ne seraient pas ce qu'ils sont sans la précieuse aide de Lyra, merci à elle pour tout, tout, tout !

Sinon avant de vous souhaiter bonne lecture, je tiens à rappeler qu'Edward dans cette fic est un enculé et Bella n'est pas non plus une oie blanche, mais il semble persister une chimie entre eux ! Je vous laisse lire !

A plus

Christina


Chapitre 6

Il me faut un moment pour comprendre qu'il est réellement parti. Je ne sais pas si je dois être soulagée de pouvoir encore marcher après son passage et de ne pas avoir connu trop prématurément la sodomie. Malgré tout, je suis insatisfaite.

Insatisfaite, car j'ai le sentiment qu'il m'a spoliée d'un orgasme, mais aussi que c'est lui qui a gagné cet échange. Bon ! Nous ne sommes pas non plus en guerre, mais une rencontre avec Edward Cullen me laisse toujours ce goût bizarre d'inachevé, de non résolu.

Je suis frustrée et irritée pour le coup.

Je mets un temps fou pour réussir à me lever de mon lit et prendre un bain chaud.

Je n'arrive pas à décoder tout cela. Il n'a pas apprécié que je n'aie pas couché avec son fils ? J'aurais plutôt cru qu'il en aurait été satisfait.

Soupçonne-t-il notre petit tour et là j'ai un peu peur pour Anthony. Enfin, c'est ridicule. Je me rassure en me disant qu'après tout, c'est son fils. Il ne va pas ruiner sa vie pour rien.

Je grimace à l'idée que je me considère comme rien, mais bon, à l'instant, je ne sais pas comment réagir.

L'eau détend mes muscles, je me retiens de me masturber pour accéder à l'orgasme qui n'avait pas pu exploser plutôt. Si j'avais dû m'auto-stimuler, c'est ce connard que j'aurais eu en tête et je me refuse de fantasmer sur lui.

Les jours passent, puis la semaine, ma routine reprend. J'ai le sentiment d'être encore plus pathétique. Je suis bien placée pour savoir que les bons amants ne courent pas les rues, ce qui augmente d'autant plus ma frustration. Taylor demeure l'exemple parfait, il est très moyen et peu inventif. Il a un côté passif qui m'horripile. Souvent j'aurais voulu le secouer en disant « sois un homme et prends moi », mais non, il a toujours été doux et affectueux.

Je me fais l'effet d'être une maso. Depuis plusieurs jours, j'ai pris la résolution d'essayer de donner du sens à ma vie. J'en suis à étudier les options qui me restent. Mon emploi est correct, ce n'est pas comme si j'étais carriériste. Je m'en contente, au pire je peux demander à devenir professeure principale, j'aurai un peu plus de responsabilités, mais il faudra attendre l'an prochain pour cela. Que me reste-t-il ? Faire une famille, là j'ai tout faux pour cela j'aurais dû m'accrocher à Taylor, mais c'est justement ce qui m'a fait fuir et le quitter. Bref, la recherche d'un nouvel amant me décourage rien qu'à l'idée. Il me reste donc à trouver un loisir, une occupation. Je réfléchis à une activité autre que sexuelle qui pourrait donner un sens à ma vie quand un coup résonne à ma porte.

J'ai à peine le temps de l'entrouvrir qu'une bouche tacle la mienne et je suis projetée contre le mur.

Je halète de surprise et je réussis à repousser mon assaillant de quelques centimètres quand je rencontre les yeux noirs d'Edward Cullen qui me maintient en position.

-Encore, souffle-t-il alors qu'il fond de nouveau sur moi, prenant possession de mes lèvres, ses mains parcourant mon corps, le dénudant. Je suis juste trop choquée pour protester.

Il a vite fait de me hisser dans ses bras tout en me plaquant contre le mur. Sa verge vient buter contre moi et se frotter contre mon entrejambe. Il enfouit sa tête dans mon cou, le mordille tout en se trémoussant. Très vite la sensation lui semble insuffisante et sans que je réussisse à vraiment réaliser ce qui se passe et réagir, il me repose sur mes pieds et descend son pantalon.

La seconde suivante, il m'adosse de nouveau au mur et s'insinue en moi sans plus de préambule. Je plante mes ongles dans ses épaules en criant quand il bute au fond de moi. Il grogne en retour avant d'amorcer un martèlement sans relâche.

Il n'y a pas besoin de parler, seuls nos gémissements et le langage de nos corps s'expriment pour arriver à notre paroxysme. Après plusieurs minutes, nos peaux commencent à coller alors que nos souffles sont complètement erratiques. Il pousse fort en moi, ma tête tape contre le mur en arrière, je suis une marionnette dans ses mains et tout mon être vibre au gré de ses coups de butoirs.

Il raffermit sa prise sur mes fesses, alors que son souffle effleure mon cou, je sens ses lèvres laisser une trace brûlante sur ma peau. Je m'imagine des mots doux qu'il pourrait me susurrer à l'oreille et je décolle dans un cri libérateur. Il me suit de peu dans un grondement rauque.

Il nous faut quelques instants accôtés au mur pour reprendre nos esprits. Il s'éloigne de moi, alors que je me retiens difficilement pour ne pas tomber. Mes jambes sont comme de la guimauve. Il se rhabille avec aisance. J'en ai le souffle coupé. Il ne me jette pas un regard et avant que je ne puisse dire le moindre mot, il a déjà franchi la porte.

Je reste un moment sous le choc. Il est parti sans rien dire. Je me remémore le moment et je me souviens de l'unique mot qu'il a prononcé « encore ». Bon pour le reste c'était juste waouh, mais quand même ! Je me demande si je ne suis pas en plein cauchemar. Comment peut-on être un gros con de classe mondiale et si bon au niveau du sexe. Je souffle et je me dirige avec peine dans ma salle de bain et comme la dernière fois, je me plonge dans un bain chaud.

Je me sens fatiguée, surtout mentalement, je ne sais plus quoi penser de lui. Pourquoi je n'ai pas plus réagi ? Pourquoi je n'ai pas tout simplement refusé ? J'avais juste un mot à dire : « non ». Cette foutue journée de notre accord est passée. Nous n'avons plus d'arrangement maintenant, je ne devrais plus le laisser faire de la sorte.

Je m'en veux d'avoir été faible, en même temps, il m'a fait du bien. Pourquoi au final ? Pour que je me sente comme une merde après ?

Je secoue la tête pour effacer ces idées noires et me concentrer sur un point positif ? Euh… trouver un point positif serait déjà un bon début. Il faut absolument que me découvre un intérêt, un hobby pour rendre ma vie un peu moins plate.

Je passe mes jours suivants à m'inscrire à des cours d'apprentissage-initiation : peinture sur toile, chiant comme la mort auto-défense, j'aime beaucoup parachutisme, j'ai fait pipi dans ma culotte, à proscrire, trop violent. Je planifie déjà d'autres activités pour la semaine à venir : improvisation, salsa, club de lecture.

Mon plus grand espoir : trouver une activité qui me fasse vibrer autant que la queue de ce connard. Si j'aime lire, je me crois pathétique à découvrir de l'intérêt aux histoires d'amour. Je ne veux pas tomber aussi bas dans ma propre échelle de valeurs.

En réalité si les deux premiers jours, je suis restée enfermée chez moi, maintenant je fuis mon petit appartement. Je ne veux pas croire que j'attends qu'il se pointe à nouveau.

Par conséquent, j'ai accepté un apéro avec mes collègues, je m'en mords les doigts rien que d'y repenser. Parler tour à tour des gamins de nos classes, écouter la bonne parole sur comment les parents devraient éduquer leurs enfants et patati et patata. J'ai cru devenir folle pendant cette soirée.

Ce soir c'est donc avec un intérêt décuplé que je me rends à l'épicerie. Faire mes courses, me semble une activité bien saine en soi, je prends beaucoup de fruits que j'ai choisi tranquillement. Le vraiment pas vite s'applique à moi en cet instant. Je veux juste rester active et ne pas précipiter le moment où je me retrouverai seule chez moi, pathétiquement, en comptant les jours qui m'éloignent de mon dernier orgasme.

Je m'en veux de réaliser que nous avons dépassé la semaine depuis sa dernière visite impromptue. Je ne souhaite pas consciemment compter les jours qui le séparent de ses irruptions, mais je le fais quand même.

En bonne fainéante que je suis, je prends comme toujours trop d'articles et je refuse de me promener avec le caddie de vieux. Je me retrouve avec deux sacs en papier, un dans chaque bras. Je vois à peine où je marche et je grimace sous le poids.

Je réussis à ouvrir la porte de mon immeuble sans poser de sacs, un exploit en soi. Je me contorsionne pour appeler l'ascenseur et je souffle en prenant appui sur le mur.

C'est à chaque fois pareil, je surestime ma capacité à porter et le volume que les marchandises représentent une fois emballées. Il faudrait que je me fasse un jour à l'idée de commander sur le net et de me faire livrer. Je dois être vraiment une vieille fille, car j'aime palper mes légumes avant de les acheter. C'est avec des raisonnements comme cela que je deviens irrécupérable.

Le ding de l'ascenseur résonne et je me décolle du mur, raffermissant ma prise sur mes sacs quand je me pousse pour laisser la personne dedans sortir avant que je me fige face à cette dernière.

Là aussi abasourdi que moi, se tient Cullen. On se regarde sans bouger, tous les deux surpris, il n'est pas sorti de la cage et c'est les portes qui se referment qui nous réveillent.

Il tend le bras et me prend un sac alors que d'un pas hésitant j'entre pour me placer à côté de lui.

Il appuie sur mon étage et la tour se met en branle. Je peux sentir les crépitements dans cet espace confiné. J'hésite à amorcer la conversation et lui demander le pourquoi de sa visite et mettre les choses une fois pour toutes au clair. Nous dépassons à peine le premier étage qu'il appuie sur le bouton d'arrêt de cette cage métallique.

Je déglutis et avec lenteur il pose mon sac qu'il tient par terre avant de me prendre celui encore dans mes bras et de faire de même.

Je cligne des yeux. Je veux parler, mais je n'y arrive pas. Je ne sais pas si c'est cette boîte ridicule ou ce courant électrique qui me paralyse, mais je suis incapable de bouger.

Il s'approche de moi. Une de ses mains se plaque sur ma nuque et m'attire à lui. Il investit ma bouche presque avec rage quand son autre paume se pose sur ma cuisse et remonte déjà ma jupe.

Une fois celle-ci presque complètement retroussée, il me pousse et mon dos heurte la paroi. Je suis coincée et ses mains prennent possession de tout mon corps. Je suis comme hypnotisée par tout ce qu'il fait.

Je n'ai pas le temps de réagir qu'il s'éloigne et de ses yeux si foncés par le désir, il m'intime.

-Retourne-toi et pose tes mains à plat face à toi.

Je déglutis et avec lenteur je m'exécute.

Pourquoi ? Je n'en sais rien, sa voix est sans appel, ajouté à cela le lieu, lui, tout. Un vieux fantasme sûrement qui devient réalité.

Je sens des bruissements de tissus quand il déplace mon string et après une caresse de ses doigts, sa verge s'enfonce en moi.

Mes membres plient sous l'attaque et il passe un de ses bras autour de ma taille pour bien me maintenir contre lui et il entreprend de me labourer avec force et conviction.

Je gémis au quart de tour. Tout m'excite à cet instant et son rythme me procure un bien-être incroyable.

Je le sens devenir de plus en plus frénétique derrière moi et son autre main glisse entre mes cuisses pour venir s'aplatir sur mon clitoris et m'envoyer directement dans les limbes du plaisir. C'est rapide, fort, intense, insensé. Je le sens à peine se raidir derrière moi, c'est sa posture plus avachie et son souffle dans mon cou qui m'informe qu'il a lui aussi joui.

Nous restons un instant dans cette position avant qu'il se déloge. Je grimace, je trouve que c'est toujours inconfortable quand il s'éloigne de moi.

Ma jupe retombe sur mes cuisses, cachant mon sexe. Le temps que je me retourne, il est déjà en train de rattacher sa ceinture, dès qu'il l'a remis en place, il réenclenche l'ascenseur.

Il ne faut pas le longtemps avant que le ding se fasse entendre. Je rattrape un de mes sacs au sol. Il en fait de même et quand les portes s'ouvrent je me précipite dans le couloir.

Je me retourne bien vite comme une intuition, il a un visage torturé et sans bouger il tend mon sac. Je l'attrape maladroitement et à peine je me concentre sur lui qu'il appuie sur les boutons de l'ascenseur et que les portes se referment.

Il me faut un instant pour réellement comprendre qu'il est parti comme ça sans un mot. Il n'a même pas eu la délicatesse de porter mon sac jusqu'à ma porte.

Je suis choquée, en colère. Mais surtout je me sens torturée et là je décode de la peine. Comment j'arrive à ressentir vaguement des sentiments pour un enfoiré comme lui. Je m'en veux de me sentir comme cela. Car concrètement je demeure à ces yeux, juste une merde, un vide couille.

Je tente de rationnaliser tout cela. Je peux adorer le sexe et trouver de l'intérêt pour cet amant compétent, mais si l'après est encore pire, est-ce que ça vaut le coup ? Je n'ai jamais mis vraiment des sentiments dans l'acte physique, c'est juste quelques fois un moyen pour moi d'arriver à mes fins, mais là ? À quoi cela peut me servir si au final, je me sens mal.

Je ne comprends pas pourquoi je réagis comme cela. Pourquoi il me touche autant ? Pourquoi je me sens comme s'il me manquait de respect, comme si j'étais encore pire qu'une pute, je me sens comme un déchet une fois qu'il a fini son affaire et que son sperme coule entre mes cuisses.

Putain pourquoi j'accepte cela, moi la pro des préservatifs. Je réalise alors comme une évidence.

Edward Cullen est nocif pour moi. Je dois me protéger de lui. Je me fais la promesse que la prochaine fois qu'il se pointera à ma porte, il ne pourra pas juste se servir.

Un pincement me serre le cœur et s'il ne revient pas ?