Bonjour à toutes

Merci pour votre soutien inconditionnel, voici la suite, hé oui déjà ! Merci à Lyra pour ses corrections et ses conseils.

Merci à LoveTwilight4, nana10, miangemidemon02, rosabella01, Virginiiiiiiiiiiiie, Habswifes, Rc, laroseruleau, aelita48, lamue12, Lea1985, Guest1, indosyl, ulkan&3, sand91, Fouzia, Grazie, bellaeva, sarinette60, Guest2, LuneBlanche, veronika crepuscule, Nynii-Rob, Guest3, erika shoval, jenny56, Pattenrond1, Lilo03, Nymphea51, chanur.

Bonne lecture, je vous laisse compter les points !

Christina


Chapitre 7

Le sentiment de frustration induit par ses départs précipités laisse place de nouveau à de la colère, évidemment. Ce qui en découle que, plus que jamais, je performe dans mes cours d'autodéfense, mon père m'avait déjà apporté des rudiments! Mais le sentiment le plus fort, c'est de me sentir comme une merde! Une grosse merde!

C'est comme un retour en arrière où on ne fait que décevoir son entourage en n'étant pas digne, en étant en dessous de tout. Ça a commencé avec mon père, j'étais en dessous de toutes ses espérances, il aurait voulu me voir procureur ou autres carrières juridiques! Il aurait adoré traiter avec moi pour ses affaires de chats égarés. Nous aurions été du même bord, au service de la population, pour sauver la veuve et l'orphelin!

Au final, je peux m'estimer heureuse de ne pas finir dans un boulot trop chiant, mais en fin de compte, cela c'est résumé pour moi à une question de survie, impossible que je travaille 40 heures par semaine, que je me tue à l'ouvrage!

Enfin, c'est ce même sentiment que fait naître Cullen, il ne me dit pas un mot, comme si au moment même où il jouit en moi, il le regrette déjà! Il ne pense plus qu'à une seule chose : s'échapper de ce merdier.

Pour couronner le tout, j'ai eu un long courriel de Taylor cherchant à comprendre à quel moment il m'a déplu! Il m'explique combien de fois il retrace toute notre histoire cherchant ce qu'il aurait pu changer pour me plaire! Il finit sa lettre avec de la colère, ne comprenant toujours pas pourquoi et s'agace d'avoir toujours des sentiments aussi forts à mon encontre!

Je culpabilise un peu pour ce type qui était prêt à m'offrir la lune et à qui je n'ai pas vraiment laissé une chance, mais rien que de penser à Cullen, sa queue, la réaction démesurée de mon corps, je savais que je pouvais juste plus continuer à faire semblant.

Les jours défilent à nouveau et je suis fébrile, si je suis prête pour sa visite le doute me rend nerveuse! Ok il est revenu par deux fois, mais qui me dit qu'il en veut encore! Et moi comme une conne j'attends!

Je dois réviser mon plan après avoir presque agressé la veille de l'étage qui voulait me remettre la livraison que j'avais reçue, la commande d'un livre. C'est comme ça que la commande n'étant pas complète, je ne me suis pas assez méfiée le surlendemain quand la sonnette a résonné à ma porte seulement quelques minutes après mon arrivée!

Le même scénario se produit : une bouche qui s'écrase sur la mienne.

Je ne sais pas comment je réussis le tour de force de l'éloigner et je bondis sur la batte de baseball alors qu'il est prêt à revenir à la charge!

Je suis à deux mètres de lui, tenant à deux mains mon instrument, les jambes écartées solidement ancrées dans le sol, les fesses en arrière, penchée en avant, prête à taper s'il s'approche!

Il semble surpris et me dévisage un instant, ma respiration est erratique!

-Non, asséné-je avec conviction.

Il me regarde interrogatif. Il fait le tour de la pièce des yeux, nullement impressionné avant de revenir les poser sur moi, l'air de rien, il demande :

-Tu veux que je sorte?

Je serre les dents, ma batte de baseball oscille légèrement comme pour me donner de l'élan si j'ai besoin de frapper s'il s'approche de moi.

- Non, je veux parler!

Il semble encore plus étonné et un rictus apparaît sur ses lèvres parfaites, alors qu'il se déplace nonchalamment et s'affale sur mon canapé, pas le moins du monde troublé par le fait que je le menace de mon arme.

-Je t'écoute, réplique-t-il tout en posant sa cheville sur son genou, bien à l'aise!

Je suis complètement troublée par son attitude, je m'attendais à ce qu'il me demande de déposer ma batte, qu'on allait éclaircir tout ça, mais non.

Pour lui, rien de plus normal, il attend juste la suite!

J'ai envie de hurler de rage tellement il est bon à ce jeu-là et que je me sens perdre mes moyens!

Je souffle, mais ne relâche pas ma position, sait-on jamais. Je me connais et je sais que si ses lèvres touchent les miennes ce soir, la prochaine fois, ça ira jusqu'à ma libération, je ne pourrai pas retenir mon traître de corps.

-Je ne veux plus être ton vide couille, je crache.

Il encaisse mes mots de manière impassible et prend son temps pour répondre, au bout de quelques secondes qui me paraissent interminables, il remarque :

-C'est comme ça que tu te vois?

-Je...

Merde putain d'arrogant prétentieux!

-Non, mais c'est comme ça que tu me fais me sentir!

-Ah bon. Tu es sûre, car moi j'ai surtout l'impression que je te fais jouir à chaque fois.

-Connard! Je crache.

Visiblement ça l'amuse!

-Bon ce n'est pas que discuter avec toi m'embête, quoique si en réalité, mais bon tu veux quoi?

Il se relève en disant tout cela, prouvant son impatience.

Je reste les yeux écarquillés par autant d'impolitesse, ce gars est le pire des enfoirés!

-Je veux que tu arrêtes ça.

-Quoi « ça », exactement? Demande-t-il faussement innocent?

-Arrête de me prendre pour une conne, je m'impatiente. C'est fini ! Je crache ces mots presque à contrecœur! Nous sommes quittes maintenant, donc on arrête!

Il soupire et passe sa main dans ses cheveux avant de faire un pas dans ma direction. Je reprends immédiatement ma position qui s'était relâchée, brandissant mon arme pour ne pas qu'il avance vers moi.

Il soupire lourdement face à mon attitude!

-Je ne te pensais pas si prude, je croyais que tu aimais le sexe et on prenait bien notre pied tous les deux, pourquoi voudrais-tu arrêter?

Je souffle à mon tour.

-Ce n'est pas ce que je veux.

-Que veux-tu?

Je fronce les sourcils, j'ai le sentiment que je pourrai lui cracher un chiffre qu'il me demanderait simplement "tu acceptes les chèques".

-Je ne suis pas à ta disposition, je crache, j'en ai marre que tu fasses irruption chez moi sans prévenir!

Il me dévisage un moment avant de s'avancer.

-C'est ça que tu veux, que je te prévienne de ma visite?

-C'est la moindre des choses!

-Je t'enverrai un texto avant d'arriver, satisfaite?

Merde ! Il m'agace. On va où là, exactement ! Je secoue la tête de frustration avant de lâcher :

-Ce n'est pas ce que je veux.

-Alors tu veux quoi ? S'impatiente-t-il.

Je reste bouche bée un instant incapable d'expliquer ce dont j'ai besoin et comme pour mettre fin à mon supplice et les mots que je n'arrive pas à prononcer, il assène!

-Je te préviens tout de suite Swan, je ne fais pas dans les petites amies.

Je déglutis, bon au moins c'est clair, je ressens un tiraillement en moi, une douleur vive. Je ne veux cependant pas perdre la face devant lui. Je crache alors sans plus réfléchir.

-Je ne voudrais pas m'emmerder d'un connard comme toi au quotidien, mais je ne sais pas moi, tu pourrais au moins m'inviter à dîner, me nourrir avant de me baiser et de partir sans demander ton reste.

Il grimaça.

-Genre ami avec bénéfice, j'ajoute sans plus réfléchir.

Il rit avant de rectifier.

-Genre ennemi avec bénéfice.

Enfoiré !

-Ouais si tu veux. Je veux juste ne pas me sentir comme un vide couille après ton passage. Je…

Agrr ça m'agace de devoir expliquer l'évidence. Le besoin de chaque être humain d'être perçu non pas seulement comme un être sexué, mais aussi social et avoir besoin d'un minimum de conversation avec la personne avec qui elle couche.

Il attend patiemment pour que je développe.

-Tu….

Connard !

-Je veux un peu discuter, c'est tout.

Il tord sa bouche dans une drôle de grimace puis me regarde de la tête aux pieds, j'ai l'impression qu'il me juge et qu'il réfléchit à mon offre. Je resserre mes mains sur ma batte de baseball, cet enculé n'est quand même pas en train de trouver ma demande exagérée.

Pouvais-je tomber aussi bas. Le plaisir qu'il a en me baisant ne vaut pas quelques sacrifices et qu'il sociabilise un minium avec moi. Enfoiré, enfoiré de classe mondiale.

-Ok si tu veux, répond-il nonchalamment en haussant les épaules. Par contre, je pense qu'on a assez discuté pour aujourd'hui on peut baiser maintenant ?

-Va te faire foutre, marmonné-je complètement désabusée.

-Plait-il ?

-Agrrrrr

Pourquoi son regard pénétrant sur moi peut bien encore me faire de l'effet, enculé de sa race.

Je relève la tête, il faut que je m'affirme.

-M'as-tu prévenue de ton arrivée ? Non ! Tu repasseras quand tu m'auras prévenu 24h à l'avance.

-Quoi ? Tu te fous de ma gueule, qui inscrit à son agenda une baise 24 heures à l'avance. Tu es folle !

-Et toi tu es un connard, donc soit tu me préviens, soit tu trouves quelqu'un d'autre !

Il renifle dédaigneusement

-Ok je veux bien te prévenir avant d'arriver, mais pas plus !

-Non 8 heures avant

-1 heure !

-4

-2

-Ok que si tu m'emmènes dîner avant.

-Tu as vraiment de la chance que je veille tester ton cul parce que sinon il y a longtemps que j'aurais quitté cette pièce miteuse.

-Va te faire foutre.

-Change de vocabulaire Swany, tu te répètes.

-Je t'emmerde.

Il haussa les épaules en souriant avant de s'installer sans plus de discussion sur mon canapé. Il sort son téléphone de sa poche et commence à pitonner dessus.

Je le regarde ahurie, mais qu'est-ce qu'il me fait encore.

Bing.

Je sursaute à l'alerte de mon téléphone me prévenant que j'ai reçu un message.

L'autre enfoiré ne m'accorde aucune attention et pianote toujours sur son téléphone.

Je prends le mien et j'ouvre le texto reçu.

« Sois prête, je te baise dans une heure, désolé je respecterai les deux heures la prochaine fois ! »

Je ne sais pas si je dois rire ou le frapper.

Je suis toujours les yeux rivés sur mon écran, cherchant quelle injure, je pourrais bien lui cracher au visage pour ses manières à la con, quand sa voix qui résonne me fait sursauter.

-Bonjour, c'est pour une livraison. Je veux une pizza pour deux toute garnie, au…

J'écarquille les yeux, ce con est en train de nous commander à bouffer.

Il est taré ce type. Pourtant, je suis admirative et choquée. Il se moque de tout et n'en fait qu'à sa tête. J'aime par contre sa ténacité, il ne doit pas connaître souvent de refus et je me fais une note mentale de le faire chier un peu plus souvent et surtout de lui interdire autant que possible l'entrée de mon trou du cul pour pouvoir m'amuser un maximum avec lui.

Il finit par raccrocher et me regarde de nouveau de la tête aux pieds.

Il grimace.

-Maintenant qu'on a rendez-vous tu pourrais faire un effort pour t'arranger tu ne ressembles à rien.

-Je t'emmerde.

-Tu te répètes.

-Tu vas me faire chier longtemps, car je peux encore te virer de chez moi.

Il rit.

-Et comment avec ta batte de baseball en plastique ?

-Tu es un putain d'enfoiré, imbu de lui-même. Un connard de classe mondiale.

Il sourit toujours comme si rien ne le touche.

-Je vais prendre cela comme un compliment. Tu as dû en attirer des tarés dans ta vie, j'en suis convaincu. Si tu me mets dans la classe mondiale, c'est que je dois élever le niveau.

-Ça y est, tu es disposé à faire la conversation maintenant ?

-Pas vraiment, mais la pizza n'arrive que dans 30 minutes. Peut-être pourrais-tu, s'il te plaît, te rendre plus présentable et m'apporter quelque chose à boire, ça se fait de servir un rafraîchissement à ses invités.

-TU n'es pas mon invité.

-Touché, rit-il. Mais bon du moment que tu n'as pas protesté à mon texto te prévenant de mes intentions, je considère que nous avons rendez-vous.

Je passe ma main dans mes cheveux. Ce mec aura ma peau. Il est épuisant. Mes étudiants ne sont pas de bons cobayes pour m'entrainer à la répartie, beaucoup trop facile à battre, il faut vraiment que je trouve quelqu'un pour m'exercer dans ces joutes verbales. Je refuse de m'incliner devant lui.

Pourquoi d'ailleurs je ne veux pas perdre, pourquoi ai-je tant besoin de m'affirmer face à ce connard.

Je n'ai juste qu'à le considérer comme un sextoy. Un très bon sextoy, il faut que j'arrête de l'humaniser. Enfin, en même temps j'ai l'impression que ça le sort de sa zone de confort et si je peux le faire chier alors c'est tout bénef.

Je viens de découvrir mon nouveau loisir : faire chier Cullen et prendre mon pied avec. Je souris à cette idée. Oui, j'en suis capable.

Du coup, je le plante dans le salon et je pars m'enfermer dans la salle de bain. Bon je ne vais pas non plus faire ce qu'il attend de moi, mais je peux commencer sans lui à me mettre en condition pour la soirée. Je sors mon sextoy spécial salle de bain qui est toujours à portée de main si j'ai une petite envie sous la douche ou pendant que je fais trempette.

Je m'installe au fond de ma baignoire et je relève les jambes, posant une cheville sur le rebord de la baignoire. Très vite je fais glisser mon jouet sur mon clitoris et en moi.

Mmmm, penser à l'adonis de l'autre côté de la porte qui attend comme un con que je revienne et tout le plaisir qu'il va me donner, me rend complètement trempée. Je gémis de bien être, je ferme yeux et ma main qui n'empoigne pas le jouet se déplace sur ma poitrine et je vais empaumer doucement un de mes seins. Je rejette un peu plus la tête me laissant envahir par les sensations.

C'est bon, agréable, pas transcendant, mais me détend considérablement et me permet d'oublier toutes mes crispations sur ma batte de baseball.

Mmmm c'est si excitant.

-aaaaaaaaaaaaah

Je sursaute quand la main sur mon sein fut saisie, juste après mon cri, je n'ai pas le temps de réagir que mon index et mon majeur sont dans la bouche de Cullen.

Il aspire mes doigts, les lèche.

Il les retire doucement et m'intime.

-Enlève ton vibro et caresse-toi avec ta main.

Interdite, la main qui retient l'appareil le retire et je pose alors mes doigts humides de sa bave sur mon clitoris.

-Oui comme ça, continue.

Il regarde attentivement tous mes gestes, il se redresse, et détache sa ceinture pour laisser jaillir sa queue fièrement bandée.

Je me lèche inconsciemment les babines. Elle est tellement belle.

Il fait des mouvements paresseux sur toute sa longueur me regardant toujours.

Il remonte vers mon visage et il doit voir mon envie évidente. Il rit avant de s'approcher.

-Continue de te toucher, mais redresse-toi.

Je m'exécute et il s'avance pour mettre sa queue à ma hauteur.

Dès qu'il est à portée de main et de bouche, je l'attrape et je commence à sucer, je relève les yeux sur son visage pour voir son sourire s'agrandir.

Putain d'arrogant en toutes circonstances.

Je baisse les yeux, ne voulant pas m'agacer avec son caractère d'enfoiré et je me concentre sur l'agréable queue qui remplit si bien ma bouche. Elle a bon goût et ça m'excite terriblement de lui prodiguer cette caresse. Je suis toujours en train de stimuler mon propre sexe, je ressens un surcroît de cyprine envahir mes doigts.

Putain comme je suis excitée, mais j'ai du mal à performer entre mon plaisir et le sien, j'en abandonne toujours un au bénéfice de l'autre et monsieur l'enculé sait bien me le rappeler quand le sien n'est pas totalement satisfait.

Je le retire donc de ma bouche haletante, je resserre ma main à la base de sa queue et je me masturbe plus fort. Je relève les yeux pour voir ses pupilles complètement dilatées me scruter.

C'est bon, je suis toute électrisée par sa carrure, la caresse que je me prodigue et sans que je puisse la retenir ma jouissance m'envahit et je crie mon plaisir.

Je me laisse retomber dans la baignoire, fermant les yeux et l'abandonnant complètement. Je souris béatement dans l'état de bien-être dans lequel je me trouve même si je sais qu'il va ouvrir sa gueule d'enfoiré pour protester dans pas longtemps.

Je respire doucement et alors que je me décide à rouvrir les yeux pour voir mon visiteur, simultanément, je le vois sa propre main serrer sur sa verge et faire des aller-retour langoureux tout en déposant un regard gourmand sur moi et la sonnette de ma porte d'entrée retentit.

-Merde, jure-t-il en se tendant.

Il remet difficilement son engin dans son pantalon et sort.

Je l'entends parler au livreur et je me saisis alors de mon téléphone et commence à écrire un texto.

« Merci pour la pizza, mais désolée je ne suis pas d'humeur ce soir pour une baise, on remet ça plus tard quand tu seras capable de me payer à dîner et me prévenir au moins 2 heures à l'avance. »

Je sors de ma baignoire et avant de franchir la porte j'appuie sur envoyer.

J'entends le bing de son téléphone quand il referme la porte.

Il pose la pizza sur la table basse, je me saisis de ma batte au passage et je vais directement prendre une pointe en m'installant sur le sofa.

Alors que je mords goulûment dans ma part, je vois ses sourcils se froncer à la lecture de mon message.

Il me regarde méchant.

-C'est quoi ce bordel ? Assène-t-il.

Je hausse les épaules et avec ma batte, je lui indique la porte.

-Tu connais la sortie. À plus et merci pour la pizza.