Haaaa j'en ai marre du boulot ! Bref, voici le nouveau chapitre. Je le poste maintenant parce que typiquement, j'ai énormément de travail pour demain et je suis loin de l'avoir terminé (sachant qu'il est 22h). Précision number one : j'ai relu il y a quelques temps mon chapitre 1. J'ai honte. Toutes ces fautes. Précision number two : je n'ai malheureusement pas pu relire ce chapitre et j'imagine que ça va encore être l'apocalypse orthographique. Pas la peine de me souligner chaque faute, ça risque de me faire entrer en dépression. Un jour, je corrigerai. Un jour. Bonne lecture !
J'ouvris lentement les yeux. J'étais dans l'Infirmerie de Poudlard. Comment diable étais-je arrivée ici ?
Ah, oui… ça me revenait… D'abord j'avais échappé à la bataille de Poudlard… et puis je m'étais retrouvée chez moi… Et ce type avait tué ma sœur, et puis après avoir côtoyé des morts brusquement j'étais à Poudlard mais avec Harry Potter qui ne s'appelait pas Harry Potter et des gens nettement plus jeunes…
Je pensais à tout cela de façon étrangement calme. En temps normal, j'aurais dû me mettre à pleurer ou au moins à trembloter, mais là, rien. Sans doute m'avait-on donné une potion pour me calmer.
- Ah, Miss, vous êtes réveillée ! s'écria une Pomfresh d'une trentaine d'années en sortant de son bureau. Comment vous sentez-vous ?
- Bien, merci…
Elle me fit un sourire bienveillant et m'annonça qu'elle allait avertir les professeurs.
Cinq minutes plus tard, toute l'équipe professorale était réunie autour de moi. Je les regardai tel le bovin observant les trains, alors qu'ils s'agitaient et discutaient très vite entre eux auprès du lit dans lequel j'étais allongée. Je reconnus un jeune Slughorn aux cheveux jaune paille mais toujours aussi obèse, Flitwick – celui-ci avait la même apparence que celui auquel j'étais habituée – et auprès d'eux se trouvaient aussi Chourave et McGonagall qui n'avaient qu'une quarantaine d'années à tout casser. Il y avait également Brûlopot que je n'avais jamais eu comme professeur et qui pourtant était bel et bien présent – peut-être l'avait-on dépêché en urgence. Mais pour quoi ? Pour une élève à moitié folle qu'il ne connaissait pas ? Ca n'avait pas de sens. Il y avait aussi quelques autres professeurs que je n'avais jamais vus. Et, un peu en retrait, Dumbledore m'observait, son regard bleu vrillant le mien.
Dumbledore… n'était-il pas sensé être mort ? Je l'avais vu dans le tunnel. Alors tous les autres étaient morts aussi ? Et moi de même ? Au bout d'un moment, il y eut un silence et j'en profitai pour caser ce que je voulais demander depuis un moment :
- On a perdu la bataille ?
Ils m'ont lancé un regard tellement étonné que j'aurais aimé être six pieds sous terre après l'avoir dit. Le professeur Dumbledore ne fit que hausser un sourcil.
- Quelle bataille, Miss ?
Maintenant que j'y pensais, j'étais passée devant l'Infirmerie en sortant de Poudlard avant de transplaner chez moi. Et l'Infirmerie était complètement défoncée. Maintenant, elle était toute propre, comme si rien ne s'était produit.
Et si j'étais tombée dans une dimension parallèle ?
Du calme, Jane, du calme. Nous ne sommes pas dans un roman de SF.
Remarque, j'étais peut-être aussi dans un rêve très réaliste.
Quoi qu'il en fût, là où je me trouvais, il n'y avait pas de bataille, pas de Celui-qui-a-plein-de-tirets-dans-son-nom, pas de Harry Potter non plus d'ailleurs si on en croyait son sosie de l'autre fois. Alors, pour ne pas passer pour une idiote, je décidai de faire comme si cette bataille n'avait jamais existé.
- Ah, je m'excuse, j'ai dû faire un cauchemar, dis-je en rougissant (je rougissais toujours quand je mentais). Il n'y a pas de bataille.
Les professeurs eurent l'air soulagé que je ne sois pas complètement folle. Mais moi, je commençais à me poser des questions sur ma santé mentale. Je n'avais pas rêvé la mort de ma famille et de ma petite sœur, ni la Marque des Ténèbres au-dessus de chez moi… Et puis l'Avada Kedavrasuivit de ce long tunnel avec la lumière dorée… Et tous les gens morts… Et les hommes ailés et cornus… Les couloirs noirs… La chute qui n'en finissait pas… A quel moment tout avait-il commencé à devenir dingue ? Pendant la bataille de Poudlard ? Chez moi ? Ou après ? Ma famille était-elle vraiment morte, finalement ? Et moi ?
Cette fois-ci, je frissonnai. La potion qu'on m'avait donnée commençait à perdre de son efficacité et je sentais la panique s'insinuer dans mes veines, lentement, comme un poison.
- Oh, elle tremble, commenta l'un des adultes que je ne connaissais pas.
- Poussez-vous, fit Mme Pomfresh alors que les professeurs s'écartaient. Tenez, prenez ceci, vous vous sentirez mieux.
Docilement, j'ai bu le verre qu'elle me tendait. C'était immonde. Mon cœur reprit un rythme normal mais j'étais toujours aussi affolée.
- Comment vous appelez-vous, Miss ? demanda Brûlopot. Et comment êtes-vous entrée à Poudlard ?
Je réalisai soudain que Brûlopot avait toujours son bras droit. Or ce bras avait disparu il y a bien longtemps. Qu'est-ce que c'était que ce monde de fous ? Mes doigts se crispèrent sur les draps du lit. Pourquoi étaient-ils tous jeunes, pourquoi Brûlopot n'était-il plus démembré, pourquoi l'Infirmerie avait-elle l'air de n'avoir jamais souffert ?
- Vous êtes trop nombreux, vous la stressez, annonça Mme Pomfresh d'une voix menaçante. Sortez tous, elle ne se sent pas bien.
- Mais nous devons lui parler ! protesta le professeur McGonagall.
- Et elle doit se reposer, répliqua l'infirmière. Allez, dehors, tout le monde.
Deux minutes plus tard, il ne restait plus un seul professeur. Pomfresh revint vers moi, souriante.
- Quoi qu'il se passe, vous n'avez pas à vous en faire, je vais bien m'occuper de vous. Détendez-vous.
- Je peux vous poser une question ?
- Allez-y.
- Pourquoi êtes-vous aussi jeune ?
Elle eut l'air heureuse que je lui dise qu'elle était jeune mais elle me demanda tout de même, étonnée :
- Comment ça ?
- La dernière fois que je vous ai vue, vous étiez plus… plus vieille…
Son sourire disparut et elle cligna des yeux plusieurs fois.
- Excusez-moi… je vous ai déjà rencontrée quelque part ? fit-elle.
- Hé bien, oui… A Poudlard… La dernière fois que je suis venue, j'avais un… petit problème épidermique…
J'étais toujours un peu gênée de parler de ça – ça me rappelait de très mauvais souvenirs – mais vu la réaction qu'elle avait eue la dernière fois, je me disais qu'elle s'en souviendrait. Mais elle n'avait pas du tout l'air de se rappeler. Alors, je tirai ma manche et montrai une cicatrice sur mon bras que l'un des Carrow m'avait faite en début d'année et qu'elle avait soignée. Elle poussa un cri d'horreur :
- Par la barbe de Dumbledore ! Qu'est-ce que c'est que ça ?
Je fus surprise à mon tour. Elle ne s'en souvenait vraiment pas du tout ! Alzheimer à son âge, c'était possible ? Comment pouvait-on oublier un bras ensanglanté ? Moi, je me souviendrais de cette vision toute ma vie. Je pensais que ce serait son cas aussi.
Je réalisai soudain que c'était comme si je n'avais jamais existé dans ce monde… Visiblement, aucun des professeurs ne me connaissait. Et elle non plus. Je me mis à paniquer tout en cachant ma cicatrice. Je ne comprenais plus rien, j'étais perdue. On s'inquiéterait à moins, non ? Et si c'était ça, si je n'avais jamais existé ? Tout devenait flou dans ma tête. Et si j'étais un fantôme et que j'étais bel et bien morte ?
- C'est rien, c'est rien, dis-je pour calmer Pomfresh – quelle ironie. Je… suis tombée dans les escaliers… je suis désolée, j'ai des problèmes de mémoire, je croyais que c'était vous qui…
- Si j'avais vu ça, je m'en serais souvenue, assura Pomfresh.
C'était exactement ce qu'elle avait dit la dernière fois. Elle s'approcha de mon bras et passa son doigt sur la cicatrice.
- En tout cas, vous avez été très bien soignée, remarqua-t-elle.
Quelle modestie. Je ne fis cependant aucun commentaire, car j'avais la gorge si serrée que j'avais peur de vomir en ouvrant la bouche.
Quelqu'un toqua à la porte de l'Infirmerie et un élève entra. C'était un Serpentard à en juger les couleurs de sa cravate, mais son visage était impossible à distinguer à cause de la touffe de cheveux qui recouvrait tout son visage.
- Je vais vous laisser vous reposer, me lança-t-elle par-dessus son épaule en se précipitant vers le nouveau venu. C'est encore la bande de Potter qui vous a fait ça, n'est-ce pas ? lui a-t-elle dit.
Je sursautai. Potter ? Le sosie m'aurait-il menti ? La source de mes pires cauchemars était donc dans les parages… Mais alors, si j'étais parmi les morts, cela voulait-il dire qu'il était mort aussi ? Alors nous avions perdu contre Celui-là-qui-a-un-nom-à-rallonge ?
- Potion de capillarité dans mon jus de citrouille, avoua une voix qui semblait provenir de la tête sous les cheveux. Je ne l'ai pas vu venir. Vous avez quelque chose contre ? A chaque fois que je les coupe, ils repoussent.
Elle est revenue de son bureau avec un verre qu'il a but d'un trait. Tous ses cheveux sont tombés et ont repoussé tout aussi vite jusqu'à atteindre une taille normale.
C'est là que je l'ai reconnu.
C'était le professeur Rogue… mais avec quinze ans de moins.
- Je suis sûr qu'il a été maltraité ou quelque chose du style, dit Neville.
- Qui ça ? demanda Hannah en entrant dans la conversation, se laissant tomber sur le canapé de la Salle-sur-Demande.
- Rogue, évidemment. Peut-être qu'il était la tête de turc de sa promo et c'est pour ça qu'il déteste les enfants.
- Par tête de turc… commença timidement Jane.
- … je veux dire qu'il se prenait des sorts dans la figure et qu'on lui versait des poisons dans son petit-dèj au quotidien. Les enfants peuvent être très cruels, parfois.
- La preuve avec les Carrow, approuva Hannah, et tous les trois éclatèrent de rire.
Je me sentis trembler de tous mes membres. Je venais de comprendre. Je n'étais pas dans une autre dimension, je n'étais pas en train d'halluciner, ce n'était rien de tout ça. J'avais fait ce que j'avais longtemps cru impossible pour les sorciers comme pour toute autre personne.
J'avais voyagé dans le temps. Je me retrouvais dans le passé, à l'époque où Rogue était un élève et où tous les profs avaient vingt ans de moins.
Je hurlai.
OoOoO
- J'ai cru comprendre que vous étiez une personne de nature inquiète, commença le professeur Dumbledore.
Bel euphémisme.
J'étais assise sur un fauteuil en face du bureau de Dumbledore, tendue comme un arc et à deux doigts de me faire pipi dessus. Jane la Stressée avait fait son grand retour après que les effets de la potion de l'infirmière se soient dissipés. Celle-ci m'avait faite taire avec un verre de Sommeil Sans Rêve. Depuis, j'avais appris la date. Nous étions le 1er octobre 1977 j'avais donc fait un bond dans le passé de plus de vingt ans.
Je n'avais aucune idée de la façon dont j'étais arrivée là – enfin, mes souvenirs étaient très clairs, mais pas vraiment explicites – et aucune idée non plus de la façon dont j'allais procéder pour retourner d'où je venais. Je croyais que j'étais morte, mais jusque-là tout me prouvait que j'étais bien en vie et dans un monde parfaitement réel. Et si je restais bloquée ici éternellement ?
- Comment vous appelez-vous ? reprit Dumbledore, voyant que je n'avais pas l'intention de répondre.
- Jane McAvoy, répondis-je.
J'avais bien réfléchi à la question. Mes parents étant des moldus, et McAvoy un nom assez fréquent, il ne ferait jamais le lien entre eux et moi. Et puis en plus, à cette date, mon père et ma mère ne se connaissaient même pas encore. J'avais du mal à réaliser que personne de ma famille – mes petits et grands frères et sœurs – n'existait. Il était évidemment hors de question de me pointer chez un proche de la famille et d'annoncer fièrement : « Hé, je suis ta cousine mais je viens du futur et je suis une sorcière, tu peux m'héberger pendant un temps indéfini ? ».
Bref, j'étais complètement seule et sans ressource. Et Poudlard était le seul endroit où on me donnerait de quoi manger et où dormir – du moins c'était ce que Mme Pomfresh m'avait assuré. Je devais rester ici.
« Ensuite, il faudra trouver une solution… », pensai-je. « J'aviserai. Pour l'instant, il y a plus grave, il faut que je convainque Dumbledore de me garder. On verra après. »
- Jane McAvoy, répéta-t-il. Vous n'êtes pas élève de ce lycée, dit-il sur le ton du constat.
Je secouai la tête pour confirmer.
- Et d'où venez-vous ?
- C'est un peu compliqué, tentai-je d'éluder.
- A vrai dire, je m'attendais à ce genre de réponse. Mais nous avons tout notre temps, Miss McAvoy, et je me crois assez intelligent pour comprendre votre situation, aussi compliquée soit-elle.
N'y avait-il pas de lois qui interdisaient de modifier l'époque où on arrivait quand on voyageait dans le temps ?
- Je ne sais pas trop si je peux tout vous raconter.
Il me fixa pendant un moment, insondable. J'étais effroyablement gênée. Tout ça était surréaliste. Je parlais avec un homme qui était mort mais, tout mort qu'il était, il n'allait pas m'accepter dans son école si je n'avais pas une bonne raison d'y être. D'autant plus que dehors sévissait déjà Monsieur-j'aime-les-tirets, si mes souvenirs étaient bons, et la méfiance régnait dans la communauté sorcière.
- Ecoutez, je… j'ai eu des problèmes avec Vous-Savez-Qui, m'écriai-je brusquement.
Il se pencha au-dessus de son bureau, l'air intéressé.
- Je viens d'une famille sorcière du Canada un peu renfermée qui ne voulait pas m'envoyer à l'école des sorciers et puis des Mangemorts sont venus et ont voulu nous forcer à nous engager mais nous avons refusé et ils nous ont tous tués – enfin sauf moi – donc je suis revenue le plus vite possible à Poudlard parce qu'il paraît que c'est un endroit où on est en sécurité.
Je m'arrêtai brusquement. Ce que je venais de raconter n'avait ni queue ni tête. Une famille au Canada ? Non mais vraiment, qu'est-ce qu'il m'avait pris ? Je n'avais jamais mis les pieds là-bas ! Comment allais-je faire tenir un bobard pareil ?
- C'est curieux, vous n'avez pas du tout l'accent Canadien.
- Ah, oui, j'allais dans une école anglaise.
Je sentis mon visage tourner au rouge tomate. C'était le mensonge le plus raté de ma vie.
- Toutes mes condoléances pour votre famille, Miss. Vous avez bien fait de venir ici, nous vous protègerons.
Il avait gobé ça ?
- Rassurez-vous, je ne crois pas un mot de ce que vous racontez, ajouta-t-il en regardant songeusement le feu dans sa cheminée. Mais je ne pense pas que vous soyez du côté de Lord Voldemort.
- Ah non ? demandai-je faiblement.
- Non. Il ne prendrait pas, à mon humble avis, une jeune fille aussi… inquiète, que vous. Je ne peux pas me vanter de pouvoir prédire ses pensées mais je crois qu'il recherche la discrétion.
Je devins encore plus rouge, si c'était possible.
- Professeur, j'ai vraimenteu des problèmes avec Vous-Savez-Qui et il a vraiment tué ma famille. Et j'ai vraiment besoin de rester à Poudlard. J'ai besoin que vous m'accueilliez ici. Ailleurs, je serais complètement perdue, je n'ai pas d'autre ressource. Je vous en prie.
Il y eut un nouveau silence, et je le fixai, les yeux larmoyants, attendant une réponse. Mais il sembla ignorer mes plaintes :
- Pourriez-vous me donner votre date de naissance, Miss McAvoy ?
- 18 juin 1980, récitai-je sans réfléchir, avant de me rendre compte de ma gaffe. Euh, 1880 ! Ah, non, non, je veux dire, euh… 1940 ? Non ! 1960 ! C'est ça, 1960, je suis née en 1960.
Et j'assortis ces derniers mots d'un sourire que j'espérais éblouissant.
J'avais tout fait foirer.
Dumbledore n'avait pas l'air si surpris, en fait.
- Vous avez voyagé dans le temps, Miss ?
- Euh, je, hum, hé bien, qu'est-ce qui vous fait dire ça ?
Je perdais tous mes moyens. J'étais foutue. Franchement, c'était bien le moment de commencer à m'affoler !
- Le fait que vous connaissiez parfaitement Poudlard alors qu'aucun des professeurs – moi y compris – ne vous a jamais vue ici. Mme Pomfresh m'a également confié que vous lui avez demandé pourquoi elle était plus jeune que d'habitude. Vous avec en outre parlé de revenir à Poudlard. Et pour finir, vous êtes née en 1980.
- 1960, tentai-je faiblement.
Il ne prit même pas la même de me corriger.
- Comment êtes-vous arrivée ici ?
- Je n'en sais rien, professeur, je… je veux juste rentrer chez moi… J'ai eu des problèmes, et puis je me suis enfuie par des couloirs et je… je me suis retrouvée ici… Vous ne sauriez pas comment faire, par hasard ? demandai-je, pleine d'espoir.
Il cogita ces quelques paroles confuses, l'air perplexe, puis finit par m'annoncer :
- Je m'excuse, mais malgré mes nombreuses connaissances, je ne maîtrise pas le temps. Il va falloir que vous trouviez le chemin du retour seule, Miss.
Seule ? Donc il fallait que j'essaie de me suicider ou quelque chose comme ça ? Mais, et si je mourrais pour de bon ? C'était encore pire… Je n'avais cependant pas le choix et je hochai tristement la tête.
- Il va falloir vous répartir dans l'une des quatre maisons de Poudlard si vous restez, dit-il.
J'éprouvai un soulagement sans borne. J'étais sauvée ! Enfin, pour le moment. Il fit léviter le Choixpeau depuis le dessus d'une armoire et je fis de mon mieux pour avoir l'air surprise quand celui-ci se posa sur ma tête et beugla :
- POUFSOUFFLE !
- Super, murmurai-je avec un faible sourire, comme si j'avais vraiment douté de ma répartition, tout en ôtant le Choixpeau et en le posant sur la table devant moi.
Après que le blason de Poufsouffle soit apparu sur ma chemise, il me donna une autorisation à faire des recherches dans la Réserve de la Bibliothèque, puis m'incita à ne rien raconter de mon époque aux autres élèves ou professeurs et à ne pas dévoiler ma situation. Me faire passer pour une fille née dans les années soixante, hum, tout à fait. Bref, après tous ces discours, il me mit à la porte de son bureau.
Bon, je restais à Poudlard, c'était une bonne chose. Je n'avais plus qu'à trouver un moyen de retourner chez moi, si possible sans mourir, et ce au milieu de personnes mortes à l'époque où je vivais et qui ne devaient rien apprendre sur moi.
Je commençai par passer à l'Infirmerie pour demander des calmants.
D'une : je tiens à vous remercier pour toutes les précédentes reviews ! De deux : ceux qui ont posté des reviews pour le chaptitre 2 auront leur réponse... je sais pas quand. C'est Menthe qui est sensée vous répondre mais ça fait un p'tit moment qu'elle répond plus. Sans doute tous ses polys de cours qui ont fini par cacher l'ordi sur son bureau. Je parle en connaissance de cause, ça m'arrive tout le temps. Et pour finir : vous avez si bien commencé, pourquoi ne pas continuer en laissant à nouveau un petit mot ? =D A bientôt et merci de votre lecture !
