Waouh ! C'que ça passe vite une semaine. Dire que ça fait une semaine que je suis en vacances et que j'ai toujours rien foutu T.T Cela dit vous n'en avez rien à faire, bonne lecture !
- Alors c'est toi, la nouvelle ? Le professeur Chourave m'a annoncé ton arrivée. Il paraît que tu viens du Canada et que tu n'es jamais allée à l'école. Si c'est vrai, ça va te faire un gros chamboulement ! En tout cas on s'occupera bien de toi ici et je ferai de mon mieux en tant que préfet de Poufsouffle pour que tu te sentes bien et que tu t'intègre au plus vite. Au fait, moi, c'est Gil. Je suis également le capitaine et batteur de l'équipe de Quidditch de notre maison. En parlant de maisons, il va falloir que je t'explique l'organisation de Poudlard !
Qui m'avait refilé ce moulin à paroles ?
Gil était grand, blond, plutôt beau et assez musclé – sans doute le Quidditch qu'il avait mentionné. Il me rappelait quelqu'un, mais impossible de me souvenir qui exactement. Surtout et avant tout, Gil était TRES bavard. Il était passé à l'Infirmerie, annonçant que les conversations des couloirs l'avaient guidé jusqu'à moi, et affirmant sur un ton pompeux qu'il était de son devoir de m'accueillir comme il se devait. Depuis, il s'était mis en tête de me faire visiter toute la tour de Poufsouffle, ce qui incluait entre autres une demi-douzaine d'escaliers.
En plus d'être interminables et épuisants, ces escaliers étaient angoissants. La moitié des marches se dérobait sous vos pieds lorsque l'envie leur en prenait. En première année, j'avais été coincée pendant une heure parce que mon pied était plongé dans une crevasse. Je ne savais absolument pas ce qui était en dessous et c'était encore plus inquiétant. Ca m'avait traumatisée.
J'aurais aimé le planter là et me rendre directement dans ma salle commune. Malheureusement, s'il se rendait compte que j'étais capable d'y aller seule sans l'aide de personne, il se demanderait comment je pouvais déjà connaître le chemin. Il fallait que je reste discrète.
- On peut suivre toutes sortes de cours à Poudlard, poursuivit-il. Il y a évidemment Métamorphoses, Sortilèges, Défenses contre les Forces du Mal, Botanique, Potions, mais aussi Arithmancie, Soins aux Créatures Magiques, Divination… La divination, j'ai toujours trouvé que c'était un peu n'importe quoi, mais bon, il paraît que la prof est excellente. Moi, je ne peux pas vraiment te dire parce que je ne l'ai jamais eue. Il y a une fille à Poufsouffle qui est complètement dingue, elle ne jure que par les arts divinatoires… Sibylle Trelawney, c'est ça son nom. Ca va ?
Je m'étais étouffée. Evidemment, je n'avais pas pensé que Trelawney serait élève ici, bien que cela soit une évidence. Tout ça était tellement bizarre. J'allais côtoyer des profs pendant leur jeunesse… Comment allais-je réussir à garder un air neutre en les voyant ?
Ne pas paniquer, ne pas paniquer. Le tout était de se dire que j'allais très vite trouver une solution et rentrer chez moi. Mais avais-je encore un chez moi ? Alors que toute ma famille était morte ?
- Hé !
Je sursautai et me tournai vers Gil qui me fixait d'un air inquiet.
- Tu trembles. Tu ne te sens pas bien ? Qu'est-ce qu'il y a ? Si tu as besoin de quoi que ce soit, dis-moi. Je peux te tenir compagnie ou alors te ramener à l'Infirmerie. N'hésite surtout pas à me demander de l'aide.
La pensée que j'aurais bien aimé avoir de l'aide, justement, pour ce que je traversais en ce moment, me fit monter les larmes aux yeux. Mais je ravalai mes sanglots et répondis d'une voix plus ou moins contrôlée :
- J'ai un peu froid, c'est tout. Il n'est pas chauffé, votre château ?
- Hé non ! Les Fondateurs pensaient que ce serait mieux ainsi. J'ai lu une explication dans l'Histoire de Poudlard, une fois, très intéressante…
Et il était reparti. Du reste, c'était ce que je voulais qu'il fasse.
OoOoO
Après quelques monologues dont je crus ne jamais voir le bout, Gil me conduisit à la salle commune. Pas mal d'élèves s'approchèrent de moi, l'air curieux. Certains me dévisageaient d'une façon très impolie et qui me mettait plutôt mal à l'aise, mais je n'arrivais pas à échapper à leurs regards.
- Comment tu t'appelles ? Et tu es en quelle année ? me demanda une fille rousse qui devait avoir mon âge. Moi, c'est Amélia Bones, je suis en septième, comme Gil.
- Tu viens d'où ? fit quelqu'un d'autre à ma droite, mais à peine tournais-je la tête vers lui qu'un autre s'exclamait :
- Il paraît que tu étais à l'Infirmerie, ça va mieux ?
- Pourquoi étais-tu à l'Infirmerie ?
- Mais comment es-tu rentrée à Poudlard, pour commencer ?
- Hé, vous ne voyez pas que vous la dérangez ? s'exclama Gil, et je lui en fus très reconnaissante. Laissez-la respirer, un peu. Amélia, tu peux lui faire faire un tour des quartiers, lui montrer sa chambre ?
- Ok, mais est-ce qu'on pourrait savoir son nom, au moins ? dit-elle d'un air un peu irrité.
Comme elle le regardait lui, je ne répondis pas. Gil non plus.
- Je rêve, fit Amélia en levant les yeux au ciel. Gil, franchement, ça doit faire une demi-heure que tu la balades dans les couloirs en l'abrutissant de paroles et tu ne lui as même pas demandé son nom ? Bravo l'accueil ! Comment t'appelles-tu, alors ? ajouta-t-elle d'un air moins grognon en se tournant vers moi.
- Jane, dis-je faiblement, un peu effrayée par son emportement. Jane McAvoy.
- T'as pas à me parler sur ce ton, Bones ! s'énerva soudain Gil, qui s'était enfin remis du choc que lui avait causé l'insolence de la rouquine. Je suis ton préfet ET ton capitaine, je te signale !
- T'es surtout mon pire cauchemar, Lockhart !
Bon sang… Lockhart ! C'était Gilderoy Lockhart ! Mon ancien – enfin, futur – professeur mythomane de Défenses contre les Forces du Mal… En deuxième année, quand je l'avais eu, j'étais complètement sous le charme, tout comme les autres filles. Avant d'apprendre, dégoûtée, qu'il avait inventé tous ses récits d'aventure et qu'il avait fini à l'étage des fous à Sainte-Mangouste. Il était troublant de se dire que la personne que j'avais en face de moi perdrait l'esprit dans quelques dizaines d'années.
- Suis-moi, Jane, ne le laissons pas te traumatiser plus longtemps, poursuivit Amélia Bones.
- Non mais… ! commença Lockhart, mais Amélia s'éloignait déjà, traversant la foule d'élèves hilares d'un pas rageur.
Je la suivis comme je le pus en essayant d'ignorer tous les regards qui pesaient sur mes épaules. Nous traversâmes la multitude de couloirs qui menaient aux dortoirs et nous atteignîmes celui des septième années.
- Tu es bien de notre promo, Jane ? me demanda-t-elle en ouvrant la porte.
- Je crois bien. Je suis née en 1960, précisai-je en rougissant.
- C'est bien ça, tu es de la promo, fit-elle en m'invitant à entrer.
Le dortoir était plutôt bien rangé. Il n'y avait que quatre lits dont un parfaitement vide, sans doute le mien vu l'air surpris d'Amélia qui semblait ne l'avoir jamais vu ici. Ce n'était pas la chambre que j'occuperais vingt ans plus tard, mais elle y ressemblait fortement. Quelques posters de chanteurs à la mode, un ou deux magazines qui traînaient sur les tables de chevets… Une chambre de filles en somme.
- Ecoute Jane, dit-elle d'un ton grave en me regardant droit dans les yeux, je ne sais pas si nous serons amies ou non mais je dois tout de suite te prévenir : évite Lockhart. S'il commence à t'apprécier, il ne te lâchera plus et là… ce sera la fin.
- …oh.
- Comme tu as pu le remarquer, moi, ce type, je ne peux pas le supporter. C'est un crétin. Enfin, entre nous, il a quand même pas mal d'autorité, donc ne t'amuse pas à le provoquer. Moi, je le fais, parce que je sais qu'au fond, je lui fais un peu peur. Tu sais quels cours tu vas suivre ?
Sa façon de sauter du coq à l'âne me fit sursauter.
- Euh, non. J'aimerais suivre Défenses contre les Forces du Mal, Sortilèges, Métamorphoses… Arithmancie… et Botanique.
- Ca ne devrait pas être compliqué à arranger. Je te laisse ranger tes affaires, pendant ce temps je vais trouver le professeur Chourave pour lui parler de ton emploi du temps.
Avant que je n'aie eu le temps de dire un mot, elle avait disparu de la pièce. De quelles affaires parlait-elle ? J'avais voyagé léger pour arriver dans le passé… Mais je compris à quoi elle faisait référence en me tournant vers le lit vide : une malle entrouverte était posée dessus. En soulevant le battant, je découvris qu'elle était remplie de quelques vêtements moldus et sorciers, de trois uniformes de Poufsouffle, et de matériel scolaire. Un parchemin était posé sur le dessus.
« Cela pourrait vous servir. »
Merci, Dumbledore.
En rangeant ces vêtements, je repensai à Amélia. Ce nom me disait quelque chose. Susan Bones, l'une de mes amies de l'Armée de Dumbledore, avait dû en parler. Quelqu'un de sa famille, sans doute ? Ou alors c'était quelqu'un de connu… Au Ministère peut-être… Ca me revenait. Elle travaillait du côté judiciaire. Amélia Bones… Elle avait été tuée en 1996 par un Mangemort.
- Jane ?
Je sursautai. C'était Amélia, justement. Encore une personne qui était morte à l'époque de laquelle je provenais…
- Tu es toute pâle, ça va ?
Je me passai la main sur le visage pour me débarrasser de la fine pellicule de sueur froide.
- Oui, oui… Un-un peu fatiguée, je suppose. Le voyage…
- Je comprends, fit Amélia (je voyais mal comment elle pouvait comprendre ce qui m'arrivait). Je suis allée voir le professeur Chourave, elle a fait ton emploi du temps en deux temps, trois mouvements. Tiens !
Elle me tendit une feuille de parchemin que je dépliai rapidement. Cela me fit un drôle de choc de constater qu'il était identique à mon emploi du temps de septième année en 1997… à l'exception près que les cours de Défenses contre les Forces du Mal s'appelaient ainsi et pas « Art de la Magie Noire ».
- Tu risques de te perdre les premiers jours, m'informa Amélia. Je t'accompagnerai pour les cours de Sortilèges, Défenses et Botanique. Pour les Métamorphoses et l'Arithmancie, tu pourras y aller avec Lily. Elle est à Gryffondor, c'est une fille adorable et très responsable, elle ne pourra pas refuser de t'aider à t'intégrer, c'est certain.
- M-merci.
- Tu es bègue ou tu as juste froid ?
Ni l'un ni l'autre, j'avais tout simplement la trouille.
- Froid. Un peu. Je vais enfiler un pull.
Message pour Menthe : si tu n'écris pas bientôt le prochain chapitre, on va être à court dans pas longtemps ! Ralentis la cadence des postages, ce serait plus pratique. On souhaite tous beaucoup de courage à Menthe d'ici la publication du prochain chapitre ;) Merci de votre lecture (et de vos reviews) et à bientôt !
