Bonjour bonjour !
Bon, j'ai une moooontagne de travail, donc évidemment, je passe poster. Cherchez la logique.
...Non, en fait, ne cherchez pas, y en a pas.
Voilà donc Honor, qui passe une première journée assez remplie je dirais. Bonne lecture !
AH AU FAIT. Avant que j'oublie. J'aime bien dessiner de temps en temps, et je compte bien un jour dessiner Jane et Honor, histoire de vous montrer à quoi elles peuvent bien ressembler. Bon, ce ne serait pas pour tout de suite (merci à la masse de cours que j'ai) mais ça se ferait sûrement !
Seulement, je ne sais pas par laquelle commencer. Donc dites-moi laquelle vous aimeriez voir en premier :)
Evidemment, l'autre suivra. Voilà voilà.
Bonne lecture (bis) !
Quand nous entrâmes dans la Grande Salle, personne ne fit attention à nous. Après tout, quatre jeunes filles (enfin, trois et une cinquantenaire) ne se remarquent pas forcément un dimanche matin.
Je ne pus cependant m'empêcher de trouver cela un peu vexant.
Je m'assis le plus tranquillement du monde entre Zabini et Parkinson, et commençai à remplir mon assiette de pudding, un léger sourire aux lèvres.
Le silence qui m'entourait me fit cependant vite relever la tête. Selwyn me fixait d'un regard peu engageant, et vu l'air dont me contemplaient les deux autres, j'avais commis un grave impair. De quel ordre, je n'en savais strictement rien.
Je tentai un sourire en direction de… son prénom, son prénom… Da-quelque-chose.
- Il y a un problème Da… m'interrompis-je en espérant qu'elle me couperait la parole.
Elle n'en fit rien.
Je m'étais donc arrêtée de parler en plein milieu de son prénom. Bien joué.
- Euh… Excuse-moi, j'ai du mal avec les nouveaux prénoms, fis-je avec un petit sourire penaud.
Moi. Prendre un sourire « penaud ». Quelle honte.
- C'est Danaé, me souffla Zabini au creux de l'oreille.
Merci, mais c'était avant que j'en avais besoin.
Le silence continuait, et les quelques élèves de Serpentard attablés me regardaient fixement, d'un air curieux et moqueur. Ça ne me semblait pas de très bon augure.
Je levai les yeux vers Danaé, en me jurant de retenir ce nom, et elle daigna enfin parler.
- C'est ma place, Lanister, lança-t-elle d'un ton glacial.
L'air que je pris parut la convaincre que j'étais une abrutie complète. A vrai dire, ouvrir la bouche tel un poisson hors de l'eau n'est pas de la plus grande élégance, c'est vrai. Mais là, Selwyn m'impressionnait. Arriver à faire toute cette comédie pour une place…
Enfin, je me levai, peu désireuse d'attirer encore plus l'attention, et lui balançai une formule d'excuse qui sembla lui plaire, puisqu'elle daigna me passer mon assiette quand je m'assis de l'autre côté de Parkinson.
D'un air de grande dame qui pardonne facilement, elle prit même la peine de s'enquérir de mon repas. Appréciais-je le pudding ? En mangeais-je en Amérique ? Poudlard avait de fantastiques cuisiniers, il fallait croire, vu mon appétit. Cependant, rien à voir avec ce qu'elle mangeait chez elle, bien évidemment. Pour elle, ce repas était tout bonnement passable, mais elle se réjouissait qu'il me convienne, etc, etc.
Zabini et Parkinson approuvaient, et glissaient de temps en temps une remarque, une question, ou autre marque de participation à une conversation – pardon, un monologue.
Pendant ce temps, je mangeais en constatant avec effarement que je m'étais trompée. Selwyn était bien de ma famille, et maintenant je la trouvais vraiment semblable à ma mère. Et sans doute à ce que moi, j'étais.
Hors de question que je fasse du lèche-bottes cependant. Je n'étais pas n'importe qui, et je tenais à le faire remarquer. Je ne tenais pas à me transformer en carpette devant une gamine qui n'était même pas née, et qui, si j'avais vécu, m'aurait témoigné du respect.
Je répondis donc à chaque question d'un air affable, dégustant soigneusement mon repas, et souriait aimablement.
Pour dire la vérité, je me retenais de me jeter sur les plats, car je mourais de faim. Mon appétit n'avait rien à voir avec la cuisine des elfes, mais plutôt au vide de mon estomac. Après tout, le dernier repas que j'avais pris datait d'environ trente ans.
Quand Selwyn se leva, Parkinson bondit sur ses pieds en souriant. Son assiette était loin d'être terminée, et elle avait la bouche encore pleine. Zabini, elle, prit le temps de finir de boire son thé, puis sortit à leur suite en me lançant un regard qui était clair.
Elles ne m'attendraient pas.
Je m'en fichais royalement. Je trouverais le chemin du retour seule, merci. D'ailleurs, un peu de solitude ne me ferait pas de mal. Je les regardai s'éloigner en me retenant de leur adresser un petit signe moqueur de la main. Je ne crois pas qu'elles auraient apprécié.
Je reprenais des œufs, quand quelqu'un s'assit en face de moi.
- Charmantes n'est-ce pas ? Tu as de la chance d'avoir de telles camarades.
Le sarcasme était tellement présent dans cette voix, que je n'eus même pas besoin de lever les yeux pour savoir qui était en face de moi.
- Bonjour Rogue.
Il ne répondit pas, et se servit rapidement.
Tant mieux. Je n'avais pas envie de parler.
Je lançai un regard autour de moi, histoire de voir quels étaient les changements dans cette pièce. Pas grand-chose apparemment.
Je notai que les Gyffondors semblaient toujours aussi stupides. L'un d'eux était apparemment occupé à battre le record de lancer d'œufs durs en visant ses camarades.
Intelligent.
A la table des Poufsouffles, un grand blond parlait à ses amis. Mais en voyant lesdits amis, je me dis qu'il devait plus les ennuyer qu'autre chose. Navrant.
Quant aux Serdaigles, je n'eus pas le temps de m'y intéresser, car un œuf dur atterrit droit dans le porridge de Rogue, l'éclaboussant copieusement, et moi avec.
- Oups ! Désolé Servilus, lança avec un grand sourire l'intelligent Gryffondor que j'avais déjà observé.
Je crois que si Rogue n'avait pas réagi si vite, je m'en serais chargée. Il se retourna brusquement, et abreuva le coupable de charmantes phrases qui le comparaient avec certains mollusques et autres bestioles peu appréciables. Avec tranquillité et rapidité, je nettoyai ma robe, et me levai. Moi aussi j'aurais voulu lui dire ma façon de penser.
Mais alors que j'ouvrais la bouche, Rogue se rasseyait déjà, le visage rouge de fureur. Apparemment, il avait été coupé dans son élan.
En regardant la table des Gryffondors, je compris que quelqu'un avait pris sa relève. Une femme d'une cinquantaine d'années, portant chignon et lunettes semblait faire passer un mauvais quart d'heure au lanceur d'œufs. Justice.
Je décidai de m'offrir une autre tasse de thé.
oOoOoOo
- Un jour, j'aurai Potter.
Rogue marchait d'un pas rageur vers la salle commune, me faisant profiter au passage d'un charmant résumé de la situation. D'après ce que j'avais compris, quatre Gryffondors avaient décidé depuis un bon moment de le harceler. Deux surtout. Il en parlait avec une répugnance telle qu'on comprenait immédiatement qu'ils n'étaient pas tout à fait ses amis les plus chers et qu'il n'aurait pas bougé le plus petit orteil pour les sauver d'une mort certaine. Il y avait plus de chances que ce soit lui qui les tue.
Quand il avait mentionné Potter, je lui avais demandé s'il s'agissait d'un parent de Charlus Potter, que j'avais un peu connu. Il me jeta un regard tel que je compris qu'il n'en avait rien à faire.
Très bien.
Quand nous arrivâmes dans la salle commune, certains regards se posèrent vers nous, mais se détournèrent rapidement.
En revanche, Parkinson se précipita vers moi, comme si nous étions les meilleures amies du monde et que nous venions de nous retrouver après une longue séparation.
Elle s'installa dans un fauteuil, et me fit signe de prendre son voisin.
- Alors Honor, tu t'habitues à Poudlard ? lança-t-elle avec un grand sourire.
- Euh… oui, répondis-je d'un air surpris.
- Il faudrait que je te fasse visiter. Tu veux ?
J'eus très envie de répondre non, mais je doutais que ça m'aurait été profitable.
- Pourquoi pas ?
Mon ton aurait suffi à décourager n'importe qui, mais pas Parkinson. Elle se pencha vers moi et chuchota très vite que comme ça, je n'aurais plus besoin de traîner avec Rogue. Il n'était vraiment pas recommandable.
J'avais remarqué qu'il n'était pas des plus nets, mais je crois que je préférais sa compagnie à celle de Selwyn. Cette fille me fichait le bourdon, elle me rappelait beaucoup trop ma mère. Qui était morte et enterrée, avais-je besoin de me le rappeler ?
Parkinson n'avait prêté aucune attention à mon air soudain morose, et adressa un petit signe en direction de Danaé - autant s'habituer à ce nom - et Zabini, qui travaillaient à une table non loin du feu. Aucune ne lui répondit, mais toutes deux sourirent légèrement.
Décidément, j'adorais ces filles.
Parkinson, elle, parut ravie. Nous n'avions pas les mêmes valeurs apparemment. Enfin.
Elle se leva, et m'entraîna aussitôt dans tout le château. Je notai que certaines salles avaient changées. Par exemple, la salle où on enseignait la Métamorphose était décalée de trois pièces. Quel dépaysement.
Ma très efficace guide me fit un rapide topo sur les profs, et je crois que c'est la seule chose que je retins. Quand je lui parlai de la femme au chignon, elle l'identifia comme étant Minerva McGonagall, directrice de Gryffondor et professeur de Métamorphoses.
Je crus avoir un arrêt cardiaque. McGonagall. Je la connaissais. A mon époque, elle était un peu plus âgée que moi, et préfète, de surcroît. Le chignon, autant que je me souvenais, était la seule coiffure qu'elle connaissait. Elle n'avait heureusement pas trop eu affaire à moi mais tout le monde me connaissait à Poudlard. Même les elfes de maison. Alors si elle se souvenait de moi, ça promettait d'être drôle.
- Ca va ?
La voix de Parkinson me ramena à la réalité. J'étais adossée à un mur, et fermais les yeux.
- Je suis un peu fatiguée, c'est tout. Je n'ai pas tellement dormi.
A la seconde où je prononçais cette phrase, je me rendis compte à quel point c'était vrai.
- On peut rentrer si tu veux, proposa-t-elle, un petit sourire aux lèvres.
N'importe qui aurait pu prendre ça pour de la sollicitude. Et c'en était, d'une certaine manière. J'avais pour ma part très bien compris que la charmante jeune fille cherchait simplement à établir de bons rapports avec certaines personnes qui pourraient lui être utile pour son avenir. Qui promettait d'être assez peu glorieux d'ailleurs.
- Non, c'est bon, je vais un peu marcher seule.
- Tu es sûre que tu ne te perdras pas ?
Oui.
- Je ne suis pas sûre, mais ça va, il n'est pas trop tard… Dans le pire des cas, je trouverais bien quelqu'un pour m'aider.
Et hop, petit sourire touchant pour parfaire le tout.
Objectif atteint.
OoOoOoO
Autant pour moi.
Le château avait changé. Le vieux barbu avait dû faire deux ou trois changements. Ou justement, pas assez.
D'où ma jambe coincée dans une marche qui n'était pas censée se carapater quand on posait le pied dessus. Et ma baguette qui avait valsé jusqu'en bas de l'escalier.
J'adorais le changement.
Au bout d'un quart d'heure d'efforts quasi-désespérés pour me tirer de là, j'avais réussi à m'enfoncer encore plus. Et personne n'avait l'air d'emprunter ce raccourci qui n'était secret qu'au temps des fondateurs.
Joie.
Un autre quart d'heure passa. J'en étais à une demi-heure. Ma jambe commençait à être douloureuse, et en plus, il n'y avait toujours aucune âme qui vive. On était dimanche, certes, mais tout de même !
Enfin, un bruit de pas. Sans réfléchir, je criai, et une tête un peu étrange passa derrière la tapisserie. Une jeune fille brune qui n'avait jamais dû entendre parler de l'existence du peigne monta vers moi d'un pas aérien et s'arrêta trois marches avant. Elle dodelina un moment de la tête et me demanda d'un air très sérieux si le sortilège dont je m'étais servie pour me transformer en plante avait fonctionné comme je le désirais.
Je la fixai d'un air interdit, et finit par articuler que non. Comme elle haussait les sourcils, déçue, je m'empressai d'ajouter que j'essaierais à nouveau si elle me sortait de là.
Chose qu'elle fit, en regardant le plafond de ses grands yeux bleus. Puis elle me souhaita une bonne journée et s'éloigna en sautillant.
Je n'en revenais pas. Cette fille était vraiment dérangée, certes. Mais moi, je l'avais quasiment suppliée de me sortir de là. Moi. Demander de l'aide à une Poufsouffle cinglée et l'encourager dans son délire.
Vraiment, il fallait que je dorme. Je n'étais pas dans mon état normal.
Je me dirigeai donc vers le dortoir des Serpentards, trouvai mon lit et m'effondrai dessus.
OoOoOoO
Trop tôt à mon goût, j'entendis des bruits et des voix. Je me redressai, les yeux un peu embrumés, et découvris mes charmantes cothurnes.
- Eh bien, Lanister ? Tu ne t'es même pas réveillée quand nous sommes passées te proposer de te joindre à nous, lança Selwyn.
- Me… me joindre à vous ? Pourquoi faire ?
Ma voix était tellement pâteuse que j'éprouvai pour une seconde du respect pour Zabini, qui avait compris ce que j'avais dit.
- Pour déjeuner, d'abord. Puis pour dîner. Finalement, nous t'avons laissée dormir.
Très gentil.
- Merci…. Mais j'avoue que j'ai un peu faim maintenant.
Enfin, énormément, mais elles n'avaient pas besoin de le savoir.
- Trop tard, chantonna Parkinson en se dirigeant vers son lit.
- Peut-être qu'en te dépêchant… commença Zabini.
Je me levai aussitôt, et sortit sans leur accorder un regard. Je me retins de courir le plus possible jusqu'à la Grande Salle. Fermée.
Il était effectivement trop tard.
Je retournai dans le dortoir, l'estomac dans les talons et ruminant de sombres pensées quand une fille me rentra brusquement dedans, nous faisant toutes les deux tomber.
Une Poufsouffle. Pas étonnant.
Je me relevai, époussetant mon uniforme, et l'ignorant totalement. Je notai cependant que ses cheveux blonds, coupés courts, lui faisaient une sorte d'auréole au-dessus de la tête.
Elle avait l'air idiot. Et sacrément effrayé.
Elle avait dû voir une araignée de la taille de son ongle d'orteil.
- Je suis désolée, tenta-t-elle, je…
Elle se tut. Typique, ça.
- Qu'y-a-t-il ? lui lançai-je d'un air qui était loin d'être aimable.
- J-je… rien…
Clair.
- Alors qu'est-ce qu'il te prend de courir ainsi après le couvre-feu ? Double infraction au règlement de l'école, à ta place j'essaierais de faire profil bas.
Et toc. Je ne précisai pas que j'étais moi aussi en double infraction, mais elle prit un air tellement désespéré que je m'inquiétai un bref instant. Je n'allais quand même pas la faire s'évanouir, non ?
- Qu'y-a-t-il ? répétai-je.
Elle me lança un regard éperdu, et partit en courant.
Je restai bouche bée un bref instant, puis, curieuse, je pénétrai dans le couloir dont elle venait.
Quelqu'un était là, qui tentait de se dissimuler derrière un rideau. Méprisable.
J'avançai d'un pas décidé, et écartai les pans de tissu.
Bon, Mak m'a dit que j'étais méchante avec une fin de chapitre pareille. Donc si vous pensez la même chose, je tiens à dire que je suis désolée !
Mais comme le chapitre était long, j'ai décidé de l'arrêter là *air trèèèès sadique*
Voilà voilà !
Alors ? N'oubliez pas que vos reviews sont des bulles d'air dans une mer d'études où on ne fait que se noyer !
Bon, l'image est nulle, mais euh... Voilà.
Et n'oubliez pas de me dire qui vous voudriez voir en premier ! :)
