Harry monta directement dans le bureau du directeur. Dumbledore fut surpris de le revoir si vite :
- Il y a un problème Harry ?
- Je dois vous parler.
Le Gryffondor prit place devant le bureau.
- C'est à propos d'Eméraldia.
- Je t'écoute mon petit.
- C'est un peu compliqué... Disons que l'existence de la jeune fille commence à être connue. Et j'ai peur que la rumeur ne se répande.
- Et que veux tu que j'y fasse ? demanda Dumbledore.
- Je ne sais pas. Mais je me suis dit que vous pourriez faire entendre raison à Eméraldia. Elle est du genre… têtu.
- Un peu comme toi il me semble, dit le directeur avec un sourire.
Harry préféra ne pas relever. Il regardait fixement Dumbledore, attendant une réponse avec avidité. Dumbledore soupira :
- J'aimerais parler avec elle maintenant… Si ça ne te dérange pas bien sûr.
- Si elle est réveillée…
Sous les yeux du vieux sorcier se passa alors la même scène qu'avec Hermione la veille. L'image sembla se troubler et deux images se superposèrent. Maintenant une jeune fille brune se tenait droite, devant le directeur.
- Bonjour Mlle Eméraldia. Nous ne nous connaissons pas encore il me semble. Je suis Albus Dumbledore, directeur de l'école.
- Je partage les souvenirs d'Harry Monsieur. Je sais qui vous êtes et j'apprécie ce que vous faites.
- Bien. Cela facilitera les choses. Harry vient de me parler d'une rumeur. Es-tu au courant ?
- Oui mais ce n'est rien, répondit Eméraldia en faisant un geste de la main. Le demi géant, Hagrid je crois, m'a vue dans la Forêt Interdite. Mais il était loin et n'arriverait pas à me reconnaître.
- Cette forêt est dangereuse ! Tu n'aurais pas dû y aller toute seule.
- Si vous le dites.
Il était hors de question pour Eméraldia de dire qu'elle était en compagnie de Snape à ce moment là. Il risquait trop de lui interdire de le revoir. Alors qu'elle en avait tellement envie. Dumbledore la regardait fixement :
- Tu dois faire attention, ajouta t-il. Ce n'est pas seulement toi que tu mets en danger mais Harry aussi. Si l'un de vous deux quitte son corps l'autre le suivra.
- D'accord.
- Donc je te demande de ne rien faire d'inconsidéré. Et de rester dans l'enceinte du château. Puis, si possible sans te montrer aux autres élèves. Cela serait dur à expliquer et encore plus dur à supporter pour Harry.
Eméraldia se sentit quelque peu triste. Tout le monde faisait attention à Harry, on parlait d'elle en fonction de lui. Alors oui c'était le corps d'Harry mais elle était une personne à part entière, le changement physique le prouvait bien. Pourquoi devrait-elle se cacher des autres comme une criminelle ? Ce n'était pas sa faute si elle partageait un corps avec une célébrité. Elle aurait grandement préféré avoir le sien et pouvoir vivre normalement. Dumbledore la regarda par dessus ses lunettes en demi lune :
- Je peux te faire confiance ?
- Bien sûr, répondit Eméraldia avec un grand sourire.
Elle ne comptait pas obéir à la lettre et le directeur n'était pas dupe. Mais il ne pouvait rien y faire.
- Tu peux y aller maintenant.
- Bien Monsieur. Bonne journée.
Elle se leva et disparut par la porte. Dumbledore se laissa tomber dans son fauteuil :
- Elle a vraiment hérité du caractère de sa mère… N'est-ce pas Fumseck ?
L'oiseau acquiesça d'un cri.
XXX
Voulant profiter un peu de son corps, Eméraldia trottina dans le couloir. Elle n'avait aucune idée de l'endroit où aller. Puis, surement par pur esprit de contradiction, elle repensa à Snape. Elle pouvait aller le voir. Après tout elle savait où était son bureau. Elle s'arrêta un instant pour se changer. Puis elle descendit vers les cachots et frappa à la lourde porte en bois de son bureau. Elle entendit de l'agitation derrière le panneau en bois et comme une voix en colère. Severus ouvrit la porte d'un coup sec et cria :
- Quoi encore ?
Puis voyant que c'était Eméraldia devant lui il se calma immédiatement.
- Oh désolé. Je croyais que c'était des emmerdeurs qui... Enfin bref…
Il s'écarta pour la laisser rentrer
- Qu'est-ce qu'il y a ? lui demanda t-il en refermant la porte
- Je n'avais rien à faire alors je me suis dit que je passerais te voir, discuter un peu.
- Je suis flatté, dit Severus avec un sourire sincère.
A ce moment Eméraldia se dit que le professeur de potions était vraiment beau. Quand il souriait l'âge s'effaçait de ses traits et faisait pétiller son regard. La jeune fille détourna la tête pour ne pas montrer son trouble. Elle vit alors que la pièce était vraiment encombrée. Des dizaines de parchemin jonchaient le sol.
- Tu n'as pas cours j'espère, demanda t-elle.
- Pas tout de suite.
- Ah…
Eméraldia eut alors une grande idée. Elle se retourna d'un bond vers Severus qui rangeait un peu son bazar, le faisant sursauter. Il lâcha alors ce qu'il avait en main.
- Apprends-moi à faire une potion !
- Pardon ?
- T'as très bien entendu Severus ! Je veux apprendre à faire une potion. Et qui peut être le meilleur professeur que toi ?
- Euh… Je ne suis pas sûr.
Eméraldia s'approcha de lui, faisant les grands yeux. Elle avait appris que ça marchait bien sur les hommes. Et Severus ne faisait pas exception à la règle. Il tentait bien d'ignorer ces yeux verts qui pesaient sur lui mais il n'y arrivait pas du tout. Bien au contraire. Il finit par abdiquer, baissant les bras au sens propre :
- D'accord. Une simple alors.
- Merci.
Eméraldia sauta de joie. Le professeur de potions eut un petit rire amusé. Puis d'un coup de baguette il fit apparaître un chaudron, un tableau noir et tout un nécessaire à potions. Il inscrivit les instructions au tableau.
- Voilà. Pour les ingrédients tu peux aller les prendre dans ma réserve personnelle.
- Merci ! Merci !
- Demande-moi si tu as besoin d'aide…
Puis le plus grand sérieux prit place sur les traits de la jeune fille. Elle suivit les instructions à la lettre, le front plissé par la concentration. Elle ne quittait pas des yeux le liquide dans le chaudron qui prenait maintenant une belle teinte vert claire. Pendant ce temps c'est Eméraldia que Severus ne quittait pas des yeux. Elle qui était toujours joyeuse, souriante et un peu, disons, folle elle semblait vraiment transformée. Elle était concentrée. Il était sûr qu'une bombe aurait pu exploser à coté d'elle sans qu'elle le remarque. Il en profitait d'ailleurs pour la détailler. Elle avait remis son jean bleu et avait opté pour un haut vert sombre qui paraissait pâle face à l'émeraude de ses yeux.
Une demi-heure plus tard la potion était finie. Eméraldia se retourna alors vers Severus qui reprit ses esprits.
- C'est vraiment bien Eméraldia ! Normalement c'est une potion que je fais faire aux troisièmes années. Mais tu t'en es très bien tirée !
- Forcément, avec un bon professeur…
Elle avait dit ça avec sa spontanéité habituelle mais manqua de rougir. Elle vit alors Severus qui rangeait tout le matériel. Elle lui attrapa le bras pour le faire cesser :
- Encore !
- Mais j'ai un cours maintenant !
- S'il te plait Severus ! Tu n'as qu'à me laisser les instructions ici. Une potion simple. S'il te plait ! Ça fait tellement longtemps que je veux étudier ! Et je ne sais pas quand je pourrais revenir.
Effectivement elle sentait bien qu'Harry voulait la garder enfermé. Severus fut surpris par la dernière phrase mais il ne le montra pas. Il hésitait encore. Mais voir la jeune fille l'implorer avec un regard si triste faisait tomber ses défenses les unes après les autres.
- Je suis vraiment faible devant les femmes, pensa-t-il.
Et puis voir une adolescente aussi avide de travailler était si rare, si on oubliait Hermione Granger. Il poussa un soupir et vida le chaudron d'un coup de baguette. Il changea les instructions.
- Je te laisse te débrouiller alors. Je reviens une fois mon cours fini.
- Super ! A tout à l'heure !
Severus ferma la porte derrière lui. Puis il alla donner son cours, se lamentant sur le piètre niveau dans cette école. Au bout d'une demi-heure, lassé par tant d'erreurs il voulut aller voir Eméraldia. Il se retourna vers la classe :
- Je m'absente une minute. Je vous préviens : si j'entends le moindre bruit, ne serait-ce qu'un murmure, la personne regrettera amèrement d'être née ! C'est bien clair ?
Toutes les têtes acquiescèrent en silence, bien trop impressionnées pour oser bouger. Severus se rendit alors dans son bureau. Quand il entra il fit claquer la porte derrière lui ce qui fit sursauter Eméraldia. Les racines qu'elle tenait à la main tombèrent dans la potion sur le feu.
Le cerveau de Severus se mit en marche à toute allure. S'il avait bien compté, ces racines ne devaient pas être mises avant dix minutes. Et ce qui se préparait n'était vraiment pas bon. Il eut tout juste le temps de plaquer Eméraldia contre le mur d'en face, la protégeant de son corps avant que le chaudron n'explose. Une fois le calme revenu, il daigna bouger. Eméraldia, s'écroula au sol et resta immobile, bien trop choquée encore.
- Tss. Comme si c'était pas assez le bordel ici !
Il fit disparaître les tâches sur les murs ainsi que le chaudron et tous les ingrédients.
- Je suis désolée…
Eméraldia avait presque murmuré ces quelques mots si bien que Severus faillit ne pas les entendre. Sa colère retomba :
- Non c'est moi, dit-il. Je t'avais dit que je ne reviendrais pas tout de suite. Je comprends que tu ais été surprise ! C'est pas bien grave. Tu n'es pas blessée au moins ?
Elle secoua négativement la tête.
- C'est déjà ça. Je suis juste bon pour me racheter une cape.
Effectivement celle-ci était couverte de tâches de brûlures et avait même quelques trous.
- Fallait que je la change de toute façon, ajouta t-il.
Eméraldia retrouva alors le sourire. Elle appréciait les efforts de Severus pour qu'elle ne se sente pas coupable. Elle se releva :
- Laisse-moi t'aider ! Retourne voir tes élèves pendant que je range, proposa t'elle.
- Ne t'embête pas.
- J'insiste.
Severus, étrangement, obéit. Il retourna donc dans sa classe, qui apparemment n'avait pas entendu le bruit de l'explosion. Le professeur de potions n'eut pas à déplorer d'autres incidents et put faire partir ses élèves sans problème. Quand il retourna dans son bureau tout semblait en ordre. Du moins il n'y avait plus rien qui trainait par terre. Eméraldia se tenait derrière le bureau, rangeant les parchemins comme il faut sur le gros meuble en bois.
- J'ai fait le plus gros, annonça t-elle. Pour le reste je ne sais pas où ça va.
- C'est déjà bien. Merci.
Elle s'apprêta à partir rapidement quand Severus la rattrapa par le bras. Encore un réflexe inexpliqué de sa part. Il se retrouva à quelques centimètres du visage de l'adolescente. Sans savoir pourquoi il avança son visage, se rapprochant de plus en plus. Jusqu'à poser ses lèvres sur celles d'Eméraldia.
La jeune fille fut d'abord tellement surprise qu'elle n'arrivait pas à bouger. Quand elle comprit enfin ce qui se passait elle gifla Severus et s'écarta, la main sur la bouche. Les idées remises en place par le coup le professeur regardait Eméraldia comme s'il la voyait pour la première fois. La brune prit ses jambes à son coup et s'enfuit sans se retourner. Derrière elle entendait Severus l'appeler :
- Je suis désolé ! Excuse-moi … Eméraldia !
Elle parcourait les couloirs sans regarder devant elle. Pourquoi il avait fait ça ? Pourquoi l'embrasser d'un coup ? Après tout il la connaissait à peine. Ce qui n'était pas vrai dans l'autre sens d'accord. Et surtout, surtout, pourquoi est-ce qu'elle avait aimé ça ? La gifle venait plus de la volonté d'Harry que de la sienne. Si ça avait été son corps elle serait sûrement restée.
Arrivé à ce stade de réflexion Eméraldia s'arrêta. Qu'est-ce qu'elle ressentait exactement pour Severus ? De l'affection ? Ou quelque chose de plus fort ? Etait-elle amoureuse ?
La température sembla remonter dans le couloir et tout lui apparut bien plus beau d'un coup. Oui elle était amoureuse ! Elle en était sûre maintenant. Elle aimait Severus Snape, professeur de potions de l'école de Poudlard, la terreur des élèves. Et elle était la seule à connaître sa véritable identité. Du moins c'est ce qu'elle imaginait. Elle aimait sa voix aux intonations graves, ses grandes mains blanches, ses cheveux noirs qui ondulaient à chaque mouvement de tête, même imperceptible. Même emprisonnée dans le corps d'Harry elle observait Severus. Et il ne passait pas un instant sans qu'elle n'ait envie de le voir, de lui parler. Eméraldia sombra alors dans ses pensées, regardant par une des grandes fenêtres. Mais comment faire pour être avec lui à chaque instant ? Après tout elle était dans le corps de son pire ennemi. Elle ne pouvait prendre le risque de se retransformer devant lui. Elle ne voulait pas voir de la tristesse dans le regard de Severus. Tout plutôt que le faire souffrir.
XXX
Harry reprit le contrôle en maudissant la jeune fille. Un peu plus et les élèves seraient arrivés. Il se dépêcha d'ailleurs de partir de ce couloir. Comment cette jeune fille avait-elle pu s'amouracher de ce grossier personnage. C'était un être si vil, si manipulateur, si abject, si… Harry n'avait pas assez de qualificatifs pour désigner un tel salopard. Pourtant Eméraldia savait qui il était ! Alors comment pouvait-elle le supporter ? Et même en tomber amoureuse ? Une fille était vraiment une énigme ! Harry savait bien que le genre mauvais garçon attirait mais quand même ! Il risquait de les tuer tous les deux. Encore plus s'il apprenait qui était véritablement Eméraldia.
Harry, vêtu de nouveau de sa robe de sorcier, se hâta de rejoindre ses amis. Il avait besoin de se changer les idées. En chemin il croisa Draco. Ce dernier esquissa un sourire avant de lui parler :
- Ben alors Potter… Tu passes tellement de temps à l'infirmerie que tu ne peux plus aller en cours ? C'est tellement dur d'être aussi fragile qu'une fillette !
- Casse-toi pauvre con ! J'ai vraiment pas le temps pour tes conneries.
- Mais c'est qu'il répond en plus.
Le blond sortit sa baguette de sa poche :
- Il va falloir que je te corrige !
Mais avant qu'il n'ait pu tenter la moindre chose, il se retrouva plaqué contre le mur. Harry le tenait par le col et le soulevait du sol. Ses yeux reflétaient une rage profonde et ses mots sortaient hachés :
- Dégage Malefoy ! La prochaine fois je te tue !
Le Serpentard ressentit une peur inexpliquée. C'était bien la première fois qu'il voyait Harry comme ça et il n'avait pas vraiment envie que ça se répète. Mais un Malefoy ne s'avoue jamais vaincu. Il allait répliquer quand une voix venant de derrière les fit se retourner tous les deux :
- Veuillez le lâcher Mr Potter. Et je retire 150 points à la maison Gryffondor.
Snape sortait des cachots quand il avait vu son filleul se faire agresser. Il s'approcha des deux étudiants. Harry desserra son étreinte, faisant tomber Draco, qui reprenait son souffle. Le professeur de potions se retourna vers le brun :
- Je crois que des retenues en plus ne vous feront pas de mal. Je vous attends ce soir dans mon bureau. A 21h. Et ce pour un mois.
- C'est inadm… tenta de protester Harry.
- Un mois en plus si vous vous plaignez ! Est-ce clair ?
- Bien.
Harry le regarda droit dans les yeux en signe de défi. Derrière, Draco jubilait. Il était parfaitement au courant des agissements de son parrain et regrettait juste de ne pas pouvoir participer.
Harry remonta donc dans la salle commune. Là il expliqua ce qui s'était passé dans le couloir à ses amis. Ron s'énerva le premier :
- Putain de Malefoy ! T'aurais du dire à Sn… au ProfesseurSnape que c'était pas ta faute !
- Parce que t'as déjà vu Snape me croire toi ?
Ron dut bien avouer que non. Hermione en profita pour intervenir :
- Tu es sur que ça va aller ? Qu'est-ce que tu feras si Eméraldia arrive ?
- J'avoue que je n'y ai pas pensé ! Mais je peux me contrôler un peu. Je retarderai son arrivée.
- J'espère que ça marchera, dit Ron.
- J'espère aussi. Et puis elle doit être fatiguée de sa journée, conclut Harry.
Pas plus qu'Eméraldia il n'avait dit à Ron et à Hermione la relation naissante entre le professeur de potions et son alter ego. Il imaginait trop bien leurs réactions et ça l'énervait déjà.
XXX
A 21h Ron trouva Harry toujours dans la salle commune, lisant un roman, assis sur un des fauteuils.
- T'as pas retenu avec Snape ?
- Si… Mais il attendra encore deux minutes, j'ai pas fini mon chapitre.
Ron préféra ne rien dire. Son ami cherchait vraiment le bâton pour se faire battre. Hermione avait raison, Harry cherchait à se faire détruire. Et c'était inquiétant. Ron regarda, impuissant, son ami fermer son livre et descendre tranquillement les escaliers.
- M'attendez pas ce soir ! Je risque de rentrer tard ! Et peut-être pas en bon état.
Harry avait dit ça sur ton ironique qui fit remonter des frissons dans le dos du rouquin.
Quand Harry entra dans le froid cachot il reçut un coup au ventre qui le fit se plier. Il avait l'impression que ses organes internes fondaient. Assis derrière son bureau Snape abaissait sa baguette :
- Ça c'est pour être arrivé en retard. Dépêchez-vous maintenant !
Harry se redressa tant bien que mal, se tenant le coté gauche. La douleur était horrible. Il en serrait les dents pour ne pas crier. Il eut la tentation de laisser Eméraldia apparaître pour guérir. Mais c'était bien trop risqué. Snape ne le quittait pas des yeux. Il dut donc astiquer tous les chaudrons pendant plusieurs heures. La chauve-souris s'amusait à les rendre chaud d'un coup, provoquant des cloques sur les mains du jeune homme. A présent il transpirait à grosses gouttes et sentait qu'il avait une coté cassée, cadeau d'un autre sort.
Quand la torture fut finie Harry s'écroula dans le couloir. Il entendit une explosion derrière lui. Au moins le sortilège qu'il avait jeté à un des chaudrons avait marché. Le professeur de potions en aurait surement pour plusieurs heures à reprendre connaissance. Harry se releva et remonta les étages en boitant. Il s'enferma dans les toilettes pour filles et laissa Eméraldia prendre place, le temps que toutes les blessures disparaissent. Puis, à peine eut-elle le temps de faire trois pas, qu'Harry la força à repasser au deuxième plan. Néanmoins il perçut très bien l'inquiétude de la jeune femme pour l'homme qu'elle aimait.
- Il n'a eut que ce qu'il méritait, dit-il à voix haute en prenant le chemin de la salle commune.
Ça vous plaît toujours ou j'arrête ?
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