Eméraldia ne réussit pas à sortir pendant plusieurs jours. La volonté d'Harry devenait de plus en plus forte et formait comme un barrage. Mais l'amour d'une femme peut venir à bout de toutes les difficultés. Il faut juste un déclencheur.
Même après les difficiles retenues du professeur Snape, Harry refusait de laisser sortir Eméraldia. Elle avait un peu trop tendance à rebrousser chemin, s'inquiétant plus pour Snape que pour Harry. Il devait donc se débrouiller pour soigner ses blessures de plus en plus graves. Hermione palissait à chaque fois. Et Harry dut recourir aux services de Mme Pomfresh encore une fois. Un coup de Snape avait déclenché une hémorragie interne et il n'avait pas eu tellement le choix. Par contre il resta totalement muet sur les circonstances de l'accident. Mme Pomfresh finit par laisser tomber et autorisa Harry à se reposer pour la nuit dans un des lits de l'infirmerie.
XXX
Le déclencheur attendu eut lieu à la fin de la semaine d'après. Harry et Snape s'étaient retrouvés seuls dans un couloir. Le jeune Gryffondor tenait à lui faire payer ses blessures et se lança directement à l'attaque. Le professeur réussit à matérialiser un bouclier à temps. Il reçut juste une longue estafilade sur le poignet qui se mit à saigner. Voyant qu'il n'avait pas réussi comme prévu Harry s'acharna, en vain, sur Snape. Le bouclier de ce dernier tint bon mais le professeur recula de plusieurs pas sous la charge. Ses traits étaient crispés par la douleur. Son sang commençait à tacher le couloir en pierre.
Snape profita d'un seconde d'inattention de son adversaire pour riposter. Harry fut envoyé à l'autre bout du couloir, quelque peu assommé. Le professeur en profita pour se redresser et repartir dans ses appartements. Il avait du mal à tenir sa baguette à cause de son poignet en sang.
Profitant de la semi inconscience d'Harry, Eméraldia prit les commandes. Son visage reflétait toute l'inquiétude qu'elle éprouvait pour Severus. Elle commença à courir à sa suite. En revanche elle se prit rapidement les pieds dans la robe de sorcier un peu trop grande à présent. Elle fit donc un détour pour se changer. Elle se dépêcha et ne prit pas le temps de regarder si sa tenue allait ou si elle était bien coiffée. Son inquiétude occupait tout son esprit.
Elle courut jusqu'aux cachots. Elle ouvrit la porte du bureau d'un coup, faisant sursauter Severus, assis derrière le bureau. Comme il était placé, personne n'aurait pu savoir que le professeur de potion avait été blessé, ou même qu'il avait subit un assaut magique La surprise de voir la jeune fille lui fit lâcher le rouleau de bandage qu'il avait à la main :
- Qu'est-ce que… Eméraldia ?
La jeune femme s'approcha de Severus doucement. Elle fut rassurée de voir qu'il allait mieux. Hormis la blessure au poignet. Le professeur de potions avait l'impression de rêver. Cela faisait plusieurs jours qu'il ne l'avait pas vu et il avait finit par croire qu'elle lui en voulait. Alors il ne s'attendait vraiment pas à la voir arriver et surtout aussi inquiète. Il se laissa faire quand elle lui prit le poignet et commença à le bander. Eméraldia avait baissé la tête ainsi Severus ne pouvait pas contempler ses traits.
- Tu n'as pas réussi à le guérir avec un sort ? lui demanda t-elle.
- Non. Le petit merdeux a utilisé un sort compliqué. C'est presque de la magie noire. Du coup impossible de le guérir en quelques secondes. Mais j'ai déjà appliqué un onguent. Il ne faudra que quelques jours et ça ne se verra plus.
Le silence s'installa. Eméraldia avait fini le bandage pourtant elle ne bougeait toujours pas. Elle gardait le poignet de Severus entre ses mains, sans un mot. Severus détourna le regard :
- Je suis désolé pour la dernière fois. Je n'aurais p…
- Je t'aime.
Les mots étaient sortis tout seul. Mais Eméraldia ne releva pas la tête. Severus s'était figé à ces quelques mots. Son cœur manqua un battement.
- Qu'est… Qu'est-ce que t'as dit ?
- Je t'aime Severus, dit-elle en relevant enfin le regard pour le plonger dans celui du professeur.
Ce dernier la prit d'un coup dans ses bras. Eméraldia enfouit sa tête dans la chevelure noire du professeur, la tête calée dans son cou. Severus la serra encore un peu plus contre lui, comme s'il voulait fusionner avec celle qu'il aimait.
- Severus ! Ta blessure ! Tu vas te faire mal ! protesta-t-elle.
- C'est pas important. A cet instant je suis tellement heureux que je ne ressens plus la douleur. Je crois que je n'ai jamais été aussi heureux de ma vie. Oh Eméraldia, je t'aime tellement moi aussi !
Il s'écarta un peu d'elle pour la regarder. Eméraldia vit que des larmes pointaient dans les yeux de Severus. Celui-ci les essuya en ironisant :
- Si un jour on m'avait dit que je deviendrais aussi sentimental… J'aurais surement tué la personne !
Eméraldia sourit enfin, les yeux débordants d'amour. Elle détaillait le visage de Severus avec attention. Elle le vit s'approcher et, sans le remarquer, entrouvrit un peu les lèvres.
Le baiser fut passionné. Severus faisait preuve à présent d'une tendresse et d'une douceur étonnante. Au moment où il sentit Eméraldia lui rendre son baiser, l'approfondissant d'avantage, il crut que son cœur allait exploser de joie. La jeune femme passa ses bras autour de la taille du professeur. Quand ils se séparèrent enfin ils étaient à bout de souffle. Eméraldia reprit sa place dans le cou de son aimé. Severus lui caressait les cheveux d'une main distraite. Le moment était si parfait qu'il aurait voulu que rien ne l'arrête. Mais une pensée remonta et commença à l'obséder. Sans lâcher Eméraldia il lui demanda :
- Comment tu as su que j'étais blessé ?
Eméraldia se mordit la lèvre. Elle était tellement inquiète qu'elle n'avait pas pensée que sa façon de venir aussi vite était suspecte. Elle mentit à moitié :
- Je t'ai vu. De loin. Du coup je ne pouvais pas intervenir.
Elle seule pouvait percevoir le double sens de ces paroles. Severus ne chercha pas plus loin. Il avait décidé de la croire.
- Tu as donc vu qui m'avait fait ça ?
- Euh… je ne l'ai pas bien vu. C'était un élève c'est tout ce que je peux te dire.
- Potter !
Il avait presque craché le nom. Sa voix avait prit un ton très dur.
- Un Gryffondor ! Je te conseille vraiment de ne pas les fréquenter !
- D'accord.
Eméraldia n'avait vraiment pas envie de s'éterniser là-dessus. Cela ne faisait que lui rappeler le douloureux secret qu'elle avait envers lui.
- Oublie ça… Ce n'est pas important pour le moment…
- Tu as raison ma belle…
Ils restèrent dans le silence, chacun profitant de la présence de l'autre. Il n'y avait plus besoin de mots à cet instant. Puis Severus prit le visage d'Eméraldia dans ses mains :
- Tu sais… tu es la toute première personne à me dire qu'elle m'aime.
- Oh Severus !
Ils s'embrassèrent de nouveau, avec plus de fougue. En revanche l'adolescente dut vite abréger ce baiser.
- Je dois y aller, dit-elle en se relevant.
- Maintenant ?
Il tenta de la retenir mais elle était assez agile pour se dérober à lui.
- C'est important. Mais je te promets que je reviens vite. Je t'aime Severus.
Elle avait murmuré les derniers mots en passant la porte. Et encore une fois Snape ne vit personne quand il regarda dans le couloir.
- Une vraie fée, murmura t-il. Elle fait goûter au bonheur avant de disparaître
Puis il retourna s'enfermer dans son bureau. Il tenta bien de corriger quelques copies mais il ne parvenait de se défaire de l'image d'un regard vert brûlant et rempli d'amour.
Eméraldia réussit à arriver aux toilettes pile au moment du changement. Apparemment Harry était enfin sorti de l'inconscience et n'avait pas supporté de voir Severus et elle en train de s'embrasser. Il avait donc agi sous le coup de la colère et menacé de se transformer devant le professeur de potions. Il s'en était fallu de peu.
Harry reprit ses esprits peu à peu. Il donna un violent coup de poing sur le mur :
- La garce !
Il ressentait une immense haine à la fois pour Eméraldia mais aussi envers Severus. Il se jura de le tuer la prochaine fois qu'il le verrait. Puis il monta dans la salle commune, attendant l'heure de sa retenue.
Heure qui ne vint jamais. Deux heures avant Harry reçut un hibou de la part de Dumbledore.
« Tes retenues avec le professeur Snape sont annulées à partir de maintenant. Je m'arrangerai avec lui.
A la place j'aimerais que tu viennes me voir ce soir dans mon bureau.
A. Dumbledore ».
- Pourquoi le directeur a annulé tes retenues d'un coup ? demanda Ron.
Harry sursauta. Il ne l'avait pas entendu arriver derrière lui.
- J'en sais rien, répondit-il.
- Tu penses qu'il s'est enfin rendu compte du danger que c'était pour toi de rester avec Snape ?
- Il aurait agi avant ! Non ?
- Peut-être…
Harry avait beau retourner le problème dans tous les sens il ne voyait toujours pas pourquoi le vieux sorcier s'en mêlait tout d'un coup. Ni pourquoi il voulait encore le voir. Etait-ce à cause d'Eméraldia ? Il était au courant de sa déclaration ?
Le soir venu Harry monta, à l'heure pile, dans le bureau du directeur. Dumbledore avait l'air ravi de le voir mais aussi affichait un sérieux inhabituel.
- Assieds-toi Harry.
Le Gryffondor s'exécuta sans un mot. Il écouta attentivement Dumbledore lui parler :
- Harry… j'ai besoin de savoir : Eméraldia est tombée amoureuse n'est-ce pas ?
- Euh… oui.
- Et elle s'est déclarée ?
L'adolescent se demandait vraiment comment il pouvait toujours tout savoir ! Il avait des espions ? Ou il était partout à la fois ? C'en était frustrant. Il ne put qu'acquiescer. Après tout à quoi bon mentir ?
- Bien. En conséquence je t'interdis de cour de potions pendant un moment.
- Pourquoi Monsieur ?
- Eméraldia a choisi Severus comme compagnon. Et je crains que tu ne réussisses plus à la maintenir caché. La proximité avec notre professeur de potions la ferait ressurgir, même si elle ne le souhaite pas consciemment. Je le fais pour votre bien à tous les deux. Je ne crois pas que Severus soit d'accord avec la véritable identité de la femme qu'il aime. Nous trouverons un moyen pour que tu ais des cours de potions. Que tu puisses quand même passer tes examens de fin d'année.
- Bien…
En fait cette décision arrangeait grandement Harry. Il n'avait plus qu'à éviter Snape dans les couloirs et il pourrait finir l'année en vie. Ainsi que maintenir Eméraldia cachée. Il regarda le directeur dans les yeux en lui demandant :
- Vous savez qui elle est ? Je veux dire Eméraldia… vous savez pourquoi on échange nos corps ?
- Il est encore trop tôt pour te révéler certaines choses. Et il y en d'autres que tu dois découvrir par toi-même. Bonne soirée Harry.
Harry protesta mais il ne réussit pas à tirer autre chose du directeur. Il redescendit les marches, la tête totalement ailleurs. Dumbledore en savait bien plus qu'il ne voulait le dire. Alors pourquoi se taire ? Pourquoi tant de cachotteries tout le temps ? Harry aurait tout donné pour une vie normale.
Une fois de retour, il expliqua à Ron et Hermione sa courte entrevue avec le directeur. Il dut donc révéler la relation naissante entre leur professeur de potions et son double féminin. Ron réagit avec colère et surprise à la nouvelle :
- Mais elle a aucun goût ? Et elle pense un peu à toi ? Tu risques de te faire tuer s'il l'apprend !
- Ron a raison, intervint Hermione. Elle te met en danger.
Harry allait ouvrir la bouche pour répondre quand une douleur au ventre le fit plier. Ron put donc assister pour la première fois à la transformation. Quand Eméraldia releva la tête elle semblait furieuse :
- Il n'y en a que pour Harry ici ! Mais j'ai le droit de vivre moi aussi !
- Mais pourquoi Snape, demanda Hermione.
- Il est le seul à me voir moi, Eméraldia. Et non pas un Harry féminin. J'en ai marre d'être toujours ramené à lui. Il n'y en a que pour lui de toute façon ! Je pensais que vous pouviez comprendre.
Elle tourna les talons et ressortit en courant de la salle commune sous les protestations de la Grosse Dame qui en avait marre d'être dérangée toutes les minutes. Eméraldia se mit à pleurer tout en courant. Aveuglée par les larmes elle se cogna à un mur. Elle sécha ses yeux d'un revers de manche. Sa colère l'avait fait surgir au premier plan mais maintenant elle ne savait pas où aller. Et Harry ne semblait pas décider à prendre le contrôle. Eméraldia avait envie de voir Severus. C'était le seul qui pouvait la réconforter.
XXX
Arrivée aux cachots elle toqua contre la porte de ses appartements. Quand Severus lui ouvrit la porte il fut tellement étonné qu'il resta quelques secondes la bouche ouverte sans parler.
- Je peux entrer ? demanda t-elle d'une petite voix.
- Je t'en prie.
Il s'écarta pour la laisser entrer. Severus ferma la porte et se retourna vers Eméraldia. Celle-ci se jeta contre lui et se remit à pleurer. Le professeur de potions ne savait pas quoi faire à cet instant. Il se contenta de la serrer contre lui en embrassant ses cheveux. Quand la jeune femme se sentit mieux elle remarqua que son aimé n'avait qu'une chemise blanche totalement ouverte. La peau du maitre de potions était chaude sous sa joue. Eméraldia s'écarta, soudain rouge.
- Qu'est-ce qui s'est passé ? demanda Severus.
- Je me suis engueulé avec des amis.
- Qui ?
Eméraldia ne répondit pas et visita un peu les lieux. Elle s'y attendait un peu mais tout était bien trop sombre et dépouillé pour elle. A peine une table, un canapé, un fauteuil et une bibliothèque. Les meubles semblaient un peu perdus dans une si grande pièce. Dans la chambre il n'y avait qu'un grand lit et une commode. Et les WC, la douche et un lavabo dans la dernière pièce. Il n'y avait rien de personnel. Juste le strict minimum.
- J'allais prendre ma douche, dit Severus. Tu m'attends un instant ?
- Oui.
Elle s'installa dans le canapé. Sur l'accoudoir elle trouva un livre de potions. Elle se mit à tourner les pages machinalement, pour s'occuper un peu l'esprit. Elle regardait les dessins sans les voir et ne lisait pas du tout. Quand Severus sortit, les cheveux trempés, seulement en caleçon, Eméraldia leva ses grands yeux verts vers lui :
- Je peux dormir ici cette nuit ?
- Euh… D'accord… Je prendrais le canapé.
- Merci Severus.
Elle se leva pour aller l'embrasser et se coller encore à lui. Severus se demandait vraiment pourquoi il n'arrivait pas à lui dire non. En fait il n'avait vraiment pas les idées claires quand il croisait le regard vert si intense. C'était désespérant ! A cet instant il remarqua que la brune portait encore l'uniforme scolaire des Gryffondors :
- Pourquoi tu portes cet uniforme ?
Eméraldia se maudit intérieurement pour ne pas avoir pensé à se changer !
- J'étais en pyjama quand je suis parti. Je me suis habillée avec la première chose qui me passait sous la main. Je n'ai pas fait attention.
Le mensonge dut convenir à Severus car il ne dit rien.
Ils passèrent la soirée tranquillement, parlant de tout, de rien et de potions. Severus avait plein d'anecdotes de cours, des bêtises que ses élèves n'arrêtaient pas de lui sortir, des accidents de potions assez cocasses… Eméraldia en vint à oublier sa tristesse. Elle avait raison, seul Severus pouvait lui rendre le sourire. Quand elle étouffa un bâillement, Severus se leva du canapé où ils s'étaient installés dans les bras l'un de l'autre.
- Je crois que tu devrais aller dormir. Moi-même j'ai un cours demain matin.
Effectivement Eméraldia se sentait fatiguée. Elle regarda le professeur en train de matérialiser un pyjama. Il avait opté pour un short et un petit débardeur de couleur noire. Quand la jeune femme le prit en main elle remarqua que le tissu était vraiment doux au toucher et très léger.
- Merci mon amour ! dit-elle avec un grand sourire.
Severus se sentit rougir et détourna la tête. Elle était vraiment trop mignonne et avait un sourire tellement mignon. Il devait vraiment se contrôler pour ne pas lui sauter dessus. Eméraldia l'embrassa avant de lui souhaiter bonne nuit et d'aller dans la chambre. Severus matérialisa une couette pour lui et s'allongea sur le canapé, un bras replié sous sa tête en guise d'oreiller. Il ne savait vraiment pas quoi penser de sa journée. Une déclaration d'amour, une bonne engueulade avec Dumbledore et sa petite fée qui débarque sans prévenir et passe la nuit dans son lit. C'en était trop même pour lui. Il finit par s'endormir, les pensées entièrement tournées vers Eméraldia.
Severus se réveilla en sursaut en plein milieu de la nuit. Il mit un moment à se rappeler ce qu'il faisait sur le canapé. Puis il entendit des pleurs venir de la chambre. Il se releva, paniqué pour son amour. Quand il arriva dans la pièce il la vit, toujours endormie, en train de se débattre dans les draps. Ses joues étaient inondées de larmes et ses cheveux formaient une marée noire autour d'elle. Et elle criait :
- Maman ! Ne m'abandonne pas ! … Je ne veux pas mourir !
Severus se porta à ses cotés et s'assit sur le lit. Il lui attrapa les bras et la força à se calmer, lui murmurant des mots doux :
- Calme-toi… mon amour… tout va bien… Je suis là… tout va bien…
Au bout de quelques minutes la jeune femme cessa de s'agiter. Ses larmes se tarirent peu à peu. En revanche elle s'accrocha au bras de Severus et refusa de le lâcher.
Le maitre de potions se glissa donc sous les draps et prit Eméraldia dans ses bras. Cette dernière se colla au torse de Severus et enfouit sa tête dans la chevelure noire. Elle était si fine. Severus avait peur de lui faire mal s'il serrait. Il passa sa main sous le débardeur pour aller caresser le dos de la jeune femme. Elle avait une peau si douce. Il se rendormit rapidement,
Quand il se réveilla le matin il était seul dans le lit. Il se demanda alors si sa soirée n'avait pas été un simple rêve. Mais en se levant il vit le pyjama plié au pied du lit. Il sentait encore bon la fleur.
Tout se met en place ! Petit à petit !
Vous en pensez quoi ?
