Je suis de retour ! Désolé pour le retard du chapitre. Mais j'ai été quelque peu occupée et j'ai écrit quelques OS entre temps.

Mais je vous rassure, tout est écrit maintenant et il ne devrait pas y avoir plus d'une semaine entre les chapitres !

Bonne lecture !

Les jours suivants se passèrent comme dans un rêve pour Eméraldia. Amoureuse comme elle était, elle n'avait aucun mal à passer par dessus les barrières d'Harry. Et elle lui laissait encore moins de temps qu'avant. Il se passait même des moments où ils alternaient les transformations, des dizaines de fois pendant un moment, le temps que l'un s'épuise. Souvent Harry d'ailleurs.

Du coup Eméraldia apparaissait un peu à l'improviste et restait un temps vraiment aléatoire. Elle parlait avec Severus, appréciant qu'il lui raconte des épisodes de son passé. Ils se découvraient peu à peu. Si Severus devait aller en cours, Eméraldia préparait elle aussi une potion dans son bureau. Elle se révéla extrèment douée, modifiant même certaines recettes pour les améliorer. Elle s'entraînait aussi sur les sortilèges, sans baguette. Ensuite ils en parlaient tous les deux. Le professeur se sentait renaître avec elle. Sentir le regard vert de la jeune fille sur lui le faisait devenir un autre homme. Bon, il restait une terreur pour ses élèves pourtant il faisait preuve d'une nouvelle patience avec tout le monde. Sauf avec Harry, mais comme il le voyait moins souvent les deux hommes eurent du répit.

Certains soirs aussi Eméraldia apparaissait et demandait à passer la nuit dans les cachots. Cependant son sommeil était ponctué de cauchemars, toujours les mêmes mais dont elle ne se souvenait pas quand elle se réveillait. Severus avait prit l'habitude de la rejoindre au beau milieu de la nuit. Et quand il se réveillait le matin il était toujours seul. Tous les soirs le professeur de potions veillait tard, espérant qu'elle viendrait. S'ils ne se voyaient pas tous les jours il y avait aussi des mots échangés, des courriers. Eméraldia faisait passer des messages d'amour, des promesses de venir. Tout pour qu'il ne s'inquiète pas.

XXX

Ron et Hermione réussirent à coincer Eméraldia dans un couloir alors qu'elle descendait rejoindre Severus. La jeune femme n'avait toujours pas pardonné aux deux Gryffondors. Elle n'était d'ailleurs pas très contente de se faire intercepter ainsi.

- Je… On est désolé, dit Hermione rapidement.

Elle avait peur qu'Eméraldia ne s'enfuie. Celle-ci n'en avait pas l'intention mais ne semblait pas non plus décidée à passer l'éponge si vite. Les bras croisés, elle jeta un coup d'œil dans leur direction :

- Et pourquoi je devrais vous croire ? demanda t-elle.

- Parce qu'on s'inquiète pour toi. Bon d'accord on te le prouve mal.

- C'est pour ta sécurité, dit Ron. Tu sais pas ce dont Snape est capable.

- C'est vous qui ne le connaissez pas. C'est quelqu'un de doux, de gentil, de compréhensif, de sensible. Il m'écoute et me fait rire.

- Euh… T'es sûre qu'on parle du même homme ? demanda Ron.

- Oui, répondit Eméraldia. Je parle bien de Severus Snape. Personne n'essaie de le comprendre c'est tout.

- Si tu le dis, dit Hermione à son tour. On veut juste être sûr que tout va bien pour toi !

- Mais vous inquiétez pas ! Je suis grande et je sais me débrouiller ! A tout l'heure.

- Eméraldia ! Hermione la rattrapa. Tu risques de le regretter ! S'il apprend qui tu es il risque de vous tuer !

- Mais non. Je saurai me débrouiller. Laissez-moi être heureuse !

Elle s'enfuit avant qu'ils ne lui fassent un autre sermon. Mais quand elle retrouva Severus celui-ci n'était pas vraiment de bonne humeur. Et elle ne tarda pas à découvrir pourquoi.

- Je t'ai vu dans le couloir avec Miss Granger et Weasley. Me dis pas que tu les… apprécies ?

- Je leur ai juste parlé, s'énerva Eméraldia. Je ne vois pas où est le problème ?

- Ce sont des petits fouteurs de merde ! Toujours prêt à faire un mauvais coup. Avec Potter à leurs têtes. C'est de la mauvaise graine ! Je t'interdis formellement de les revoir !

- C'est bon j'ai compris ! Ils ont juste voulu savoir qui j'étais ! Faut vraiment que tu te calmes !

Elle ressortit aussitôt en claquant la porte. Elle ne voulait pas qu'on insulte ses amis, même si c'était vrai qu'ils n'étaient pas parfaits. Severus lui courut encore après, bien conscient qu'il n'aurait peut-être pas dut s'énerver autant. Chose étonnante, il réussit à la rattraper ! Sans se soucier des regards possibles il la prit dans ses bras.

- Désolé mon amour.

- C'est vraiment la journée des excuses, pensa Eméraldia.

- Je deviens vraiment irritable quand il s'agit du trio des Gryffondors, continua le professeur de potions

- J'avais remarqué !

Eméraldia était énervée malgré elle. C'était vraiment une mauvaise journée. Elle s'était emportée sur Severus ce qui aggrava son sentiment de culpabilité. Il le prit totalement pour lui.

- Tu sais… j'ai peur. Peur que tu t'attaches à quelqu'un de plus jeune. Mais peut-être que ce serait mieux pour toi en fait.

Ce n'était pas la première fois qu'il lui tenait ce genre de propos. Eméraldia avait découvert que la « terreur des cachots » était en fait une personne sensible et qui par-dessus tout craignait d'être abandonnée. Sans se retirer de l'étreinte de ses bras la jeune femme se retourna vers Severus.

- T'as pas bientôt fini avec ça ! Je t'ai déjà dit que c'est toi que j'aime. Et l'âge ne me gène absolument pas.

- Mais…

- Oh tais-toi un peu.

Elle l'embrassa pour prouver ses dires et le faire taire. Elle sentit Severus se détendre un peu. Mais elle savait bien qu'il faudrait du temps pour le convaincre réellement.

XXX

Eméraldia passa tout l'après-midi dans le bureau de Severus et le suivit directement dans ses appartements. Ils se firent apporter le dîner par des elfes de maison. L'ambiance était bien plus détendue à présent. Severus avait allumé un feu dans la cheminée et ils s'étaient installés par terre pour manger. Eméraldia trouvait ça bien plus sympa. Elle avait retrouvé sa bonne humeur et riait de bon cœur. Elle était en pyjama pour être plus à l'aise.

Quand minuit sonna Severus décida qu'il était largement le temps d'aller se coucher. Il s'apprêtait à embrasser Eméraldia pour lui dire bonne nuit quand elle s'accrocha à lui.

- Reste avec moi… S'il te plait.

Severus allait riposter quand elle leva ses grands yeux émeraude vers lui. Elle savait très bien qu'il ne pourrait pas y résister et en jouait. Il l'embrassa tendrement avant de la suivre jusque dans la chambre.

Une fois la porte passée Eméraldia se sentit décoller du sol et poussa un cri. Severus venait de la prendre dans ses bras comme une princesse. Et apparemment ça le faisait bien rire. Il allongea son amour sur le lit et l'embrassa encore. Eméraldia passa ses bras autour de son cou et l'attira à elle.

Bientôt une vague de chaleur monta entre eux Severus se sentit durcir et voulut s'écarter avant de ne plus pouvoir se retenir. Mais Eméraldia ne l'entendait pas de cette oreille.

- Non, dit Severus. Je ne veux pas te forcer…

- Tu n'as pas à le faire…

Elle plongea son regard dans les yeux d'onyx.

- Je veux être à toi Severus.

Il n'en fallu pas plus pour le nommé. Il reprit possession de ses lèvres avec avidité, le cœur gonflé d'amour. Quand il sentit Eméraldia répondre à son désir il la déshabilla lentement, prenant son temps, et ne voulant pas la brusquer. Lui-même se débarrassa de son caleçon. Puis il s'écarta un peu pour mieux la regarder :

- Tu es magnifique…

Eméraldia frissonna. Elle avait beau le vouloir, elle avait peur. Mais Severus était quelqu'un d'attentionné et de patient. Il déposa quelques baisers dans le cou avant de descendre vers les seins. Du creux de sa main il en apprécia la douceur et la fermeté avant de titiller la pointe avec sa langue. Il entendit Eméraldia gémir de plaisir. Il fit alors descendre son autre main jusqu'à l'entre-jambe de la jeune femme. Eméraldia ne put retenir un gémissement de plaisir quand elle le sentit jouer avec son clitoris. Severus la caressa doucement, l'apprivoisant petit à petit. Son érection se faisait douloureuse à présent.

Severus remonta, laissant courir son souffle sur la peau de la jeune femme. Il lui mordilla l'oreille avant de lui murmurer :

- Tu es sûr, mon amour ?

- Oui, dit-elle dans un murmure

Elle ne pouvait pas en dire plus. Il se plaça à l'entrée de la fente humide et la pénétra lentement. Il étouffa un râle sous la décharge qu'il ressentit à cet instant. Il avait une telle faim à assouvir. Il se contint et resta attentif à chacune des réactions d'Eméraldia alors qu'il entamait de lents va et viens. Celle-ci n'avait pas eu autant mal qu'elle l'imaginait quand il avait passé la barrière de sa virginité. Maintenant elle sentait des vagues de plaisir monter dans tout son corps. Elle était heureuse, enfin unie à l'homme qu'elle aimait. Elle se mit à bouger, s'adaptant au rythme de son compagnon. Il n'en fallut pas plus à Severus. Il jouit dans l'antre chaude avant de se retirer lentement et se mettre sur le dos, à bout de souffle.

Eméraldia se décala pour poser sa tête sur le torse de Severus. Ce dernier referma ses bras sur elle. Il n'y avait plus besoin de mot à cet instant. Et ils auraient paru pauvres comparés à ce qu'ils ressentaient tous les deux à cet instant. Ils s'endormirent dans les bras l'un de l'autre, apaisés et heureux.

Le matin venu, Severus se réveilla encore seul. Mais ce n'était plus important.

XXX

Ron donna un grand coup dans son réveil alors qu'il sonnait. Il se leva, maugréant tout son possible. A moitié réveillé, il vit passer Harry qui s'engouffrait dans la salle de bain. Le rouquin s'habilla et se rassit sur le lit, attendant son ami pour aller déjeuner, bien que son estomac criât déjà famine. Le temps s'écoulait et Ron se rendormait. Quand il regarda de nouveau l'heure il vit qu'Harry était dans la salle d'eau depuis plus de vingt minutes. Alors certes il prenait toujours un peu de temps mais là c'était inquiétant. Il se leva et entra dans la salle de bain. Le brun n'aimait vraiment pas qu'on le dérange. Mais Ron préférait se faire engueuler par son ami plutôt que par Hermione s'il y avait quelque chose de grave.

Ce qu'il vit le cloua sur place. Harry s'était tellement frotté avec la brosse dure que sa peau était rouge de partout et des gouttes de sang perlaient sur ses bras. Des cheveux bruns partaient dans l'évacuation d'eau. A présent Harry s'acharnait littéralement sur son ventre et sa poitrine. Ron courut dans la douche pour lui arracher la brosse.

- Mais … t'es complètement malade !

Harry s'effondra au sol. Il continuait de se frotter les bras convulsivement en marmonnant :

- Je me sens sale… Je suis sali…

- Bon, bouge, dit Ron. Je vais te mettre un bandage autour du bras pour que tu ne taches pas tes vêtements. Tu m'expliqueras plus tard.

Il dut batailler un moment avec un Harry déchainé, refusant d'obéir et tentant de s'arracher la peau. Quand ils ressortirent enfin, Ron était aussi trempé que son ami et accusait un grand œil au beurre noir sur la droite. Harry semblait comme un pantin. Il avait le regard vide et cherchait encore à se blesser. Ron lui lança un sort d'immobilisation pour réussir à l'habiller.

- Désolé, vieux ! C'est le seul moyen de ne pas m'en prendre une par Hermione. Tu me remercieras plus tard !

Quand ils descendirent enfin dans la salle commune Hermione faisait les cent pas en se rongeant les ongles. Elle se jeta sur eux :

- C'est pas trop tôt ! Quelqu'un m'explique pourquoi vous avez mis autant de temps ?

Ron lui dit en deux trois mots ce qu'Harry avait tenté de faire. Celui-ci écoutait, presque vexé d'avoir été dérangé. Il ne regardait même pas vers eux, essayant de penser à autre chose. Il se sentait tellement sale.

Hermione dut carrément crier son nom dans les oreilles pour obtenir une réaction. Mais il ne daignait toujours pas tourner le regard. La jeune fille lui prit le visage et se planta à seulement quelques centimètres.

- T'es… Mais qu'est-ce qui t'as pris bon sang ?

- Je suis sali ! Impur !

Pendant un moment ils ne tirèrent rien d'autre de lui. Seulement ces quelques mots. Harry se montrait encore violent. Hermione dû lui mettre une gifle pour qu'il s'explique.

- Eméraldia a… couché avec Snape…

Ses deux amis restèrent bouche bée. Bon, ils se doutaient bien que ça allait arriver. Mais pas aussi vite. Et pas que ça mettrait Harry dans cet état. Ron secoua la tête :

- T'es sérieux ?

Harry lui lança un regard noir, digne d'un Avada Kedavra.

- J'ai l'air de plaisanter peut-être ? Ils ont couché ensemble ! Elle a perdu sa virginité ! Elle s'est fait prendre ! Faut que je te le dise de façon plus vulgaire ou t'as compris ?

- Je devrais m'en sortir, dit Ron avec une grimace.

- Et après ils ont dormi. J'ai failli redevenir moi au réveil mais elle a réussi à partir vite. Dès que je suis rentré je suis allé me doucher. Mais ça ne suffit pas ! Je me sens souillé !

- Mais tu sais Harry, intervint Hermione. Eméraldia et toi vous n'êtes pas la même personne. Ce qu'elle a fait ne te concerne pas. Même votre corps change.

- C'est pas aussi simple… Il l'a embrassée, touchée, serrée…

Impossible de le faire changer d'avis. Du coup Ron et Hermione passèrent leur temps à le coller, pour être sur qu'il ne s'arrache pas la peau, ou autre chose de bien plus sordide. Il s'était même mis à se ronger les ongles et il s'en fallait peu pour qu'il ne s'arrête qu'une fois l'os atteint. Eméraldia ne parvint pas à reprendre le contrôle de la journée. Elle sentait tout le désespoir d'Harry ainsi que sa rage, son désir d'en finir. Et elle-même se sentait vraiment frustrée de ne pas pouvoir intervenir. Elle aurait pu guérir son corps et peut-être même son cœur. En même temps elle savait qu'elle ne pourrait pas faire grand chose. Après tout elle était la source du problème. Pourtant jamais elle n'aurait quitté Severus. Si elle avait pu elle se serait prise la tête entre les mains.

XXX

Et elle-même fut vite harcelée. Ron et Hermione réussirent à lui parler en début d'après-midi du week-end. La jeune femme eut droit à des mises en garde, des conseils, des expressions de dégout (de la part de Ron surtout. Il imaginait Snape nu et ça ne lui plaisait pas), de la panique (là c'était Hermione)… Elle répondait à tout, inlassablement, du même ton monocorde. Non, elle ne regrettait rien. Oui elle était heureuse avec lui. Non il ne l'avait pas forcé. Non elle ne serait pas enceinte. Oui, elle comptait le revoir. Ça n'en finissait plus. L'interrogatoire dura bien une heure. Eméraldia finit par s'éclipser. Elle était assez rapide pour ne pas se faire rattraper. Sûre d'être tranquille, elle se mit à trottiner un instant. Elle voulait voir Severus mais voulait attendre encore un peu. Elle n'était pas sûre qu'il soit dans son bureau à cette heure-là. Dehors il pleuvait à torrent. Cela faisait plusieurs jours que la pluie s'était installée. Les grandes vitres étaient toutes pleines de buée. Eméraldia s'approcha et s'amusa, comme une enfant à faire des dessins.

De son coté, Severus Snape ne savait plus quoi penser. Eméraldia lui avait prouvé tout son amour, lui avait fait miroiter des plaisirs et avait disparu. Cela faisait cinq jours. Elle s'échappait souvent certes. Mais il avait des nouvelles tous les deux jours à peu près. Jamais plus. Et là il s'inquiétait vraiment. Avait-elle eu peur de lui ? Lui en voulait-elle ? Il était tellement énervé, paniqué que sa mauvaise humeur revint au galop. Les sabliers des trois autres maisons subirent une baisse bien significative. Severus ne dormait plus la nuit, restant dans le salon à fixer la porte en espérant la voir arriver avec un grand sourire. Il manqua vraiment de tuer Harry en le croisant le vendredi dans le couloir. Le jeune Gryffondor ne devait sa vie qu'à ses bons réflexes. Il eut tout juste le temps de faire apparaître un bouclier. Il partit sans riposter. Voir Snape lui donnait vraiment envie de vomir.

Du coup Severus errait un peu dans les couloirs. Rester dans ses appartements était une mauvaise idée. Tout lui rappelait sa petite fée.

Et c'est dans cet état de pensée qu'il la vit dans le couloir. Il crut d'abord à un de ces mirages dont il était l'objet depuis plusieurs jours. Une illusion qui allait disparaître entre ses doigts. Mais là non, elle restait. Elle jouait, un sourire s'étirant sur ses lèvres, et dessinait des cœurs sur la vitre. Severus laissa passer quelques minutes, le temps de l'observer. Il avait peur de troubler cet instant magique. Le seul bruit venait de la pluie, dehors.

Eméraldia finit par ne plus avoir de place. Severus la vit hésiter puis elle dut l'apercevoir du coin de l'œil car elle se retourna vivement, ayant peur d'avoir été découverte et surtout honteuse de s'être montrée aussi enfantine. Quand elle reconnut Severus son visage s'illumina et elle courut dans ses bras. Ils ne se quittèrent pas de la soirée. Bien qu'il en meure d'envie, Severus ne lui demanda pas où elle était. Déjà parce qu'il était sûr qu'elle ne lui répondrait pas. Et aussi parce qu'il avait peur de s'emporter une fois de plus et qu'elle parte.

XXX

Quelques jours plus tard, alors qu'Eméraldia venait passer la nuit dans les cachots, Severus lui tendit un petit paquet, enveloppé d'un paquet cadeau et orné d'une jolie boucle verte. Elle trépigna de joie :

- Pour moi ?

- Tu vois quelqu'un d'autre toi ? répondit le professeur avec un sourire.

Elle lui tira la langue et entreprit de déchirer le papier. Elle trouva un écrin. Elle leva un instant les yeux vers Severus et ouvrit la boîte. Elle trouva un collier en argent finement ouvragé. La chaîne était fine et très souple. Le pendentif était composé d'un cœur, pas trop gros, en émeraude. Autour de celui-ci s'enroulait un serpent en argent, ayant lui aussi des yeux en émeraude.

- C'est… Il est… Magnifique !

Elle en pleurait de joie en se jetant au cou de son compagnon, l'embrassant des dizaines de fois avant de le laisser respirer.

- Il a été fait spécialement pour toi. C'est un modèle unique, expliqua t'il en lui passant autour du cou.

Elle se retourna et regarda Severus pour juger de l'effet. L'émeraude semblait pâle face à l'éclat de ses yeux verts.

- Parfait…

- Je suis désolé du coup, je n'ai rien pour toi ! s'excusa Eméraldia.

- Ton sourire me suffira amplement…

Ils firent tendrement l'amour le soir, profitant pleinement cette fois-ci pour se découvrir, partager le plaisir Quand Severus se réveilla le matin il eut la grande joie et la surprise de trouver Eméraldia, encore endormie, sur son torse. Il la serra dans ses bras, quitte à la réveiller. Le pendentif brillait entre ses seins.