Ahah ! Plein de révélations dans ce chapitre ! On découvre enfin qui est vraiment Eméraldia !
D'ailleurs vous me direz si c'est plausible ! Bonne lecture !
Hermione vint s'asseoir à coté d'Harry au moment du petit-déjeuner. Ce dernier avait l'air vraiment épuisé. Et ce depuis plusieurs jours.
- Tout va bien Harry ? demanda t-elle.
- Pas dormi…
- J'avais compris. Pas besoin d'être un grand génie pour le voir. Bon explique !
Harry fit la moue. Il laissa tomber sa tête entre ses mains :
- Je fais un rêve bizarre. Toutes les nuits c'est le même. Je l'ai déjà fait il y a quelques années mais pas aussi précisément.
- Raconte !
Devant le regard hésitant de son ami elle s'expliqua :
- Je pourrais peut-être t'aider à y voir plus clair.
- Si t'insistes… En fait je me retrouve dans un endroit noir. Je ne vois rien du tout. Mais j'ai l'impression de flotter. Comme si j'étais dans l'eau. Pourtant je peux respirer normalement. J'entends des voix mais comme je ne comprends pas je n'y fais pas attention. Je me sens si bien. Soudain je sens quelque chose me frôler. Je tâtonne et je saisis une main, pas plus grande que la mienne. Je me cramponne à elle bien que je ne vois rien. Le temps passe, sans changement. La main inconnue se refroidit dans la mienne. Je panique. Je ne veux pas être seul. Alors je répète sans cesse « Reste avec moi ». Je sens alors la main se réchauffer et j'en suis heureux. C'est à ce moment que je me rends compte que c'est ma propre main que je tiens. J'entends alors des paroles, bien plus nettes. Et là je me réveille.
- Elles disent quoi ces paroles ?
- J'en sais rien.
Hermione prit son air de grande réflexion. Au bout de quelques minutes elle abdiqua :
- Aucune idée ! Désolé Harry mais je ne vois pas. Il faudrait que tu puisses te rappeler ce que tu entends à la fin. Ça aiderait.
- Facile à dire…
Et durant plusieurs nuits il fit ce même rêve, se réveillant en sueur. Généralement il n'arrivait pas à se rendormir après. Juste une semaine après la discussion avec Hermione il se réveilla et écarquilla les yeux dans le noir. Il avait entendu. Il avait compris. Et cela ne lui plaisait pas.
« Merci… Mon frère ».
XXX
A peine eut-il fini le petit-déjeuner qu'Harry se rua dans le bureau du directeur.
- Vous étiez au courant !
Dumbledore regarda l'étudiant sans manifester de surprise.
- Assieds-toi s'il te plait.
- Vous saviez que c'était ma sœur ! Depuis le début !
- Harry. Laisse-moi t'expliquer…
- J'ai sacrifié tout le monde. Je me suis senti seul ! J'ai dû souffrir plus que tous les autres ! Pourquoi ? Pourquoi je savais pas que j'avais une sœur !
Comme le jour, quelques années avant, où il avait appris la prophétie, Harry se mit en devoir de casser tous les objets du bureau. Dumbledore le regarda faire sans bouger :
- Peu de personnes étaient au courant.
Harry, un objet doré, biscornu, en main, le regarda sans comprendre.
- Elle est morte. Eméraldia est morte dans le ventre de ta mère.
Le jeune homme laissa tomber ce qu'il avait en main. Comme anesthésié, il se s'affala sur un siège en face du gros bureau.
- C'est donc ça mon rêve…
- Quel rêve ? demanda le directeur.
Harry lui expliqua en quelques mots le rêve qu'il faisait toutes les nuits. Quand il eut fini il releva la tête :
- Qu'est-ce que ça signifie ?
- Lily attendait des jumeaux, expliqua Dumbledore. Du moins c'est ce qui a été annoncé au début. Puis, au bout d'un moment, les médecins ne trouvèrent plus qu'un seul enfant dans le ventre.
- Moi … dit Harry.
- Exactement. Vos parents ont cru à une erreur des médecins. C'était probable après tout. Puis tu es né et tu as vaincu Voldemort alors que tes parents mouraient. Personne ne s'est jamais douté que ta sœur existait.
- Mais comment est-ce possible ? demanda Harry.
- Je me toujours douté de quelque chose je dois l'avouer. Quand tu es arrivé en première année j'ai clairement senti deux âmes en toi. Mais je ne pouvais pas t'en parler. Tu avais déjà bien plus dur à supporter. Et je n'étais pas sûr de moi. C'était aussi à toi de le deviner. C'était le seul moyen pour que tu l'acceptes en toi.
- Ça ne répond pas à ma question Mr le Directeur ! Pourquoi partageons-nous mon corps ?
- Parce que tu l'as sauvé Harry. Eméraldia est morte dans le ventre maternel je te l'ai dit. Mais tu étais déjà un puissant sorcier. Pour la sauver tu as fusionné avec elle. C'est pour ça que vous avez chacun un corps et une âme bien distincts. Tu l'as sauvé de la seule manière possible. Cependant c'est tellement rare que peu de personnes y auraient pensé. Je crois que ça n'est arrivé qu'une seule fois avant toi.
- C'est impossible …
Harry posa la main sur son ventre, comme si de ce simple geste il pouvait toucher sa sœur. Ce mot d'ailleurs était si étrange. Il avait souvent envié Ron avec toute sa fratrie. Et voilà qu'il se découvrait une sœur. Comme se seraient passées ces dernières années s'il l'avait su ? S'il avait senti un soutien familial.
- As-tu d'autres questions Harry ?
- Je… Pourquoi maintenant ?
- A cause de Voldemort. Encore et toujours lui. Tu es devenu un Horcruxe.
- Et alors ? demanda Harry.
- La part d'âme de Tom Jedusor que tu avais en toi a bloqué celle de ta sœur. Je ne peux pas l'expliquer. Mais elle s'est retrouvée bloquée. Une fois cette part en moins il lui a fallu du temps pour s'en rendre compte et se réveiller. Elle a dû réagir alors que tu étais en danger ou que tu te sentais mal.
Harry était sans voix. Il essayait de digérer tout ce qu'il venait d'apprendre. Il se sentait vraiment fatigué d'un coup. D'un coté il la détestait. Après tout elle aimait et couchait avec son pire ennemi. Et voilà qu'il apprenait qu'elle était sa sœur, qu'elle le soutenait. Il n'était pas tout seul. Harry était partagé, empli de sentiments contradictoires. Il se leva de son siège et dit au revoir au vieux sorcier de façon presque machinale. En revanche, juste avant de sortir, il demanda :
- Et pour son prénom ?
- Vos parents avaient décidés de l'appeler ainsi… avant d'apprendre qu'ils n'auraient qu'un fils.
Le Gryffondor fit claquer la porte derrière lui.
Harry parcourut les couloirs, sans but. Ses pensées tournaient dans sa tête sans pouvoir se fixer.
- Harry !
Le jeune homme se retourna d'un coup. Pourtant il n'y avait personne dans le couloir. Il allait quand même pas réentendre des voix comme en deuxième année. Il avait déjà donné.
- Harry !
La voix venait de sa tête. Harry se figea. Ce n'était pas possible…
- Eméraldia ?
- Tout juste !
C'était tellement étrange. Harry avait l'impression de parler avec sa conscience. Même si celle-ci avait une voix bien féminine cette fois.
- Comment ça se fait ? demanda Harry. Pourquoi on arrive à communiquer maintenant ?
- J'en sais rien du tout. Peut-être la prise de conscience d'être frère et sœur. Jumeaux en plus. Et puis on n'avait jamais essayé avant.
- Mouais…
Au son de sa voix Harry devinait que cette situation amusait la jeune fille. Mais elle-même était animée de sentiments contradictoires. D'un coté elle était heureuse de savoir qui elle était. D'un autre coté elle aurait dû être morte. Et cette idée était vraiment insupportable.
- L'avantage c'est qu'on va pouvoir s'organiser, dit Eméraldia. On pourra prévenir avant de se transformer.
- Je n'ai pas changé d'idée. Je refuse que tu sortes. Surtout pour être avec Snape.
- Mais ce n'est pas à toi de décider. C'est ma vie et mon corps.
- Pourquoi mon pire ennemi ?
- J'en sais rien moi. Le cœur décide. Et puis c'est pas comme si j'avais le choix. Je ne peux voir personne. Je n'ai vu que trois hommes : Dumbledore, Ron et Snape. Pour Dumbledore je pense que tu comprends tout seul. Et Ron est déjà pris. Et puis il est insupportable.
- Snape aurait pu rester un ami. T'étais pas obligé de tomber amoureuse !
- Mais j'ai rien demandé ! C'est comme ça !
Harry haussa les épaules. Eméraldia était plus têtue qu'une mule.
XXX
Le frère et la sœur se réjouirent ensemble de voir la tête de Ron et d'Hermione alors qu'Harry leur expliquait le lien qu'ils avaient.
- Je n'ai jamais lu que c'était possible, dit Hermione. Aucun livre n'en parle.
- La vie n'est pas que dans tes bouquins, riposta Harry.
Ron restait silencieux, la bouche grande ouverte. Il pensait tout savoir de son meilleur et était sûr que plus rien ne pourrait le surprendre. Comme quoi avec Harry il fallait s'attendre à tout. Les galères n'étaient jamais terminées.
- Tu… Vous allez devoir vivre ensemble jusqu'à votre mort ? demanda Hermione.
- Je n'en sais rien du tout. On verra bien ce que l'avenir nous réservera.
- En même temps tu l'as sauvée alors que tu n'étais même pas né, intervint Ron. C'est pas pour la tuer maintenant.
La gifle le surprit et l'envoya sur le canapé. Il regarda Harry :
- Je crois qu'Eméraldia n'a pas aimé. J'ai ressenti sa colère. Désolé, c'était plus fort que moi.
- On va dire que je l'ai mérité, dit le rouquin en se relevant.
Mais il prit soin de se tenir à distance du frère protecteur. Il tenait à garder son autre joue intacte. Il avait vraiment du mal à supporter Harry maintenant. Déjà se sentir dans l'ombre n'était pas réjouissant. Mais même après avoir vaincu le plus puissant mage noir il trouvait encore le moyen de se faire remarquer. C'était rageant. Si Hermione ne lui avait pas demandé de se taire et d'afficher un grand sourire il aurait déjà dit ses quatre vérités au brun. Bon il se taisait aussi parce qu'Eméraldia était mignonne.
XXX
Severus se réveilla en pleine nuit, surpris de trouver le lit vide. Il se souvenait pourtant bien s'être endormi dans les bras d'Eméraldia. Etait-elle déjà repartie ? Il se demandait vraiment où elle allait quand elle quittait les cachots. Severus passa la main sur son visage. Il se leva pour aller boire un verre d'eau. Il passa dans le salon, éteint, pour se rendre dans la salle de bain. Il n'avait plus besoin de lumière depuis longtemps, habitué aux lieux et à la disposition des meubles.
- Severus ?
- Aïe !
Surpris par la voix venant des ténèbres, il s'était retourné vivement s'était cogné le pied contre le canapé. Dans la pénombre il vit Eméraldia se relever du fauteuil.
- Qu'est-ce que tu fais là ? interrogea t'il.
- J'avais besoin de réfléchir. J'ai… J'ai appris des choses sur moi, sur quelqu'un de proche aujourd'hui. Je ne sais plus trop où j'en suis.
- Viens te recoucher. On en parlera plus confortablement.
Eméraldia obéit et attendit Severus quelques minutes. Quand il revint, il se glissa sous les couvertures et prit la jeune fille dans les bras.
- Je t'écoute mon amour.
- Je n'aurais jamais dû exister…
Ces quelques mots, reflets de ses pensées et de son âme, lui fit monter les larmes aux yeux. Elle se raccrocha à son compagnon, pour être sur de ne pas s'effondrer totalement. Severus la serra contre lui :
- Ne dis pas ça ma petite fée. Tu me rends tellement heureux… Calme-toi…
Eméraldia finit par se calmer. Après tout, même si c'était vrai, elle n'aurait jamais dû exister, elle avait eu droit à une seconde chance. Son frère l'avait sauvée de la seule manière possible. Il avait partagé son corps pour lui donner une chance de vivre. Tout le monde ne pouvait pas en dire autant. Il ne servait à rien de revenir là-dessus. Mieux valait profiter de chaque instant. Elle était amoureuse et seul cet amour comptait maintenant. L'avenir plutôt que le passé.
Maintenant elle savait qui elle était. Eméraldia Potter ! Fille de Lily et James Potter. Sœur du Sauveur du monde magique et petite amie de Severus Snape. Elle pouvait avancer désormais.
XXX
A présent Eméraldia se montrait déterminée et sûre d'elle. Les discussions avec son frère tournaient vite à la dispute. Une surtout, concernant son collier, fut mémorable. Harry était à la limite de se donner des coups de poings à lui-même, sous l'impulsion de sa sœur. Il avait voulu jeter le collier offert par Severus à la jeune femme. Ce qu'elle refusa bien sûr. Elle menaça même de brûler l'Eclair de feu et la cape d'invisibilité d'Harry s'il osait toucher au pendentif d'émeraude. Harry n'eut pas trop le choix. Au début il l'enlevait dès qu'il se transformait. Mais sa sœur le remettait sans cesse et refusait de l'ôter quand elle sentait la transformation, l'agrippant presque. Lassé, Harry finit par le garder en permanence. Il le cachait sous ses vêtements quand il avait un rare cours ou était avec d'autres personnes. Il avait l'impression qu'il pesait lourd, comme un rappel. Il avait déjà du mal à supporter les souvenirs des nuits d'Eméraldia et Severus. Il avait maintenant la mauvaise manie de s'arracher la peau et les ongles, nerveusement. Il pouvait le faire discrètement, sous la table. Puis il essuyait le sang sur sa robe de sorcier. Ron et Hermione tentaient bien de le calmer mais ils finissaient généralement par lui lancer un sort pour l'arrêter ou carrément le forcer à boire une potion pour l'endormir. Ils étaient vraiment soulagés quand Eméraldia prenait le relais.
XXX
Harry venait juste d'échapper à l'attention de ses deux amis quand le drame se produisit. Il était dans un des couloirs du premier étage quand il sentit Eméraldia réagir. Il comprit en même temps le pourquoi. Le professeur Snape venait d'apparaître au détour d'un couloir. La fureur apparut instantanément sur le visage des deux hommes. Les mots n'étaient plus utiles depuis longtemps, la haine était acquise. Il ne pouvait y avoir que du dégoût entre eux.
Cela faisait longtemps que Snape et Harry ne s'étaient pas croisés ainsi. Aussi Eméraldia n'avait t-elle jamais vraiment vu le visage de son amant défiguré par la rage et une vraie haine. Elle recula un peu plus profond dans le cœur d'Harry, se terrant pour fuir la réalité. Son frère la rassura :
- Tu sais, ce n'est pas contre toi. Il ne m'aimera jamais et je fais avec.
- Tu ne vas quand même pas…
- Ne me demande pas de l'épargner ! Il est trop tard pour ça !
Snape attaqua le premier. Un rayon rouge sortit de sa baguette et alla frapper Harry de plein fouet, le projetant au sol. Ignorant la douleur, l'adolescent se releva et riposta. Les sorts fusaient maintenant et les deux hommes furent vite essoufflés.
- Harry ! Attention !
Snape avait lancé deux sorts informulés l'un après l'autre. Harry n'avait pas vu le deuxième arriver. Et sans l'intervention de sa sœur il n'aurait pas eu le temps de se protéger comme il faut. Il n'eut qu'une légère ecchymose à la paumette.
Protégée dans le corps de son frère Eméraldia était au bord des larmes. L'affrontement qui se déroulait sous ses yeux était si violent. Elle se doutait que l'un de deux serait gravement blessé, voir plus. Et elle ne le voulait pas. Pour aucun des deux. A l'instant elle se maudissait d'être prisonnière. Elle aurait voulu se mettre entre les deux hommes de sa vie. Chacun d'eux l'avait protégée. Elle voulait faire de même maintenant. Et elle ne supportait pas d'être aussi inutile.
Soudain elle vit Severus s'affaler au sol, du sang tachant les dalles en pierre. Elle ne le supporta pas et eut comme un évanouissement. Elle se coupa de toute réalité.
Mais Snape était juste sonné et, bien que du sang ait giclé, sa plaie au bras n'était pas profonde. De son coté Harry avait senti le départ d'Eméraldia. Il se sentait beaucoup plus libre. Inconsciemment, sa sœur avait retenu ses coups ou les faisait dévier. C'était maintenant que le véritable combat commençait. L'un des deux finirait à terre. Harry n'aurait pu dire pourquoi mais il savait que c'était son dernier combat.
Malheureusement celui-ci tourna vite à son désavantage. Snape avait l'expérience et l'habitude des duels et des combats magiques. Et jouer les espions avait développé ses réflexes ainsi que sa gamme de sortilèges. Harry finit aveuglé par un sort. Il ne put donc pas se protéger. Il sentit quelque chose le frapper au ventre. Crachant du sang, il tomba à genoux. Il avait perdu. Autant attendre la mort. Pourtant il pensa à Eméraldia, toujours endormie. Il avait aussi la responsabilité de sa vie. Il allait pour se relever quand il fut assommé. Il tomba à terre, inconscient, crachant encore plus de sang.
Severus Snape jubilait. Après tout ce temps il avait mis Potter à terre. Maintenant il voulait s'approcher et voir le visage abimé de cet impertinent morveux. Le professeur de potions avait bien envie de le ramener dans les cachots pour le torturer encore un peu après. Il lui effacerait la mémoire ensuite. Et le tour était joué. Un détail attira alors l'attention de la chauve-souris alors qu'il s'approchait. Quelque chose brillait sur le sol à côté du Gryffondor. Snape se baissa. Il vit un collier autour de son cou. Avec la bagarre le bijou avait du sortir de sous les vêtements et, comme la chaîne était un peu longue, le pendentif était maintenant à même le sol. Un pendentif fait d'un cœur en émeraudes et d'un serpent en argent.
Ce fut comme un électrochoc pour le professeur. Il se releva d'un bond. Comment Potter pouvait-il avoir ce pendentif ? C'était un modèle unique ! Il avait du le voler à Eméraldia ! Peut-être était-elle en danger ! L'avait-il menacé ? Ou pire, blessé ? Severus sentit son sang se glacer dans ses veines auparavant brûlantes. Si elle avait un problème il voulait être près d'elle, la soutenir. Mais il n'avait aucun moyen de la rejoindre. Elle venait toujours à l'improviste et s'évanouissait comme une fée. Et ça ne l'avait jamais dérangé jusqu'à maintenant. Il ne savait pas quoi faire ! Severus se souvint alors qu'Eméraldia lui avait dit que Dumbledore l'avait aidée. Et si quelqu'un pouvait savoir ce qu'elle était devenue dans l'école, c'était bien le directeur.
Sans plus se soucier du corps d'Harry encore inconscient, Snape se dirigea d'un pas rapide vers le bureau de Dumbledore.
Il ne prit par la peine de frapper, tant pis si le vieux sorcier était occupé, et entra en criant presque :
- Où est Eméraldia ?
- Bonjour mon petit. Vous ne voulez pas vous asseoir ?
- Je n'ai pas le temps pour vos petites mises en scène ! Vous connaissez Eméraldia, vous l'avez aidé et maintenant je veux savoir où elle est.
Il ne pensa pas un seul instant que Dumbledore n'était peut-être pas au courant de leur histoire d'amour. Le directeur n'en fit pas mention non plus mais resta plutôt évasif :
- Pourquoi voulez-vous la voir ? demanda t-il.
- Elle a des problèmes ! Je suis sur que Potter l'a agressée !
- Harry ? Voyons c'est ridicule.
- J'en suis sur Albus !
- Sur quoi vous fondez-vous ?
- Je… J'ai offert un collier à Eméraldia. Un modèle unique. Et voilà que je le retrouve par hasard au cou de Potter. Vous l'expliquez comment ?
Le vieux sorcier regardait Snape par dessus ses verres en demi-lunes. Il sentait bien que le moment de parler, de tout révéler, était arrivé. Mais il avait peur. Lui, un des plus grands sorciers, venait à avoir peur pour un de ses élèves.
- Je peux vous assurer qu'Eméraldia va très bien.
Il vit alors Snape se détendre. En revanche Dumbledore n'était pas prêt de le laisser partir comme ça :
- Asseyez-vous s'il vous plait… J'aurais dû vous en parler avant.
Ne reste plus que les deux épilogues !
