Coucou tout le monde!

Voici (enfin) un nouveau chapitre, qui je l'espère vous plaîra...

Personellement je ne suis pas entièrement satisfaite...j'ai l'impression qu'il manque un truc...mais comme je ne vois pas quoi je poste quand même...

Voilà...BONNE LECTURE!


Dédicace: Comme d'habitude à ma ptite Marion...


Chapitre 22 : « Se forger de nouveaux souvenirs...ensemble. »

Comment cet engin fonctionnait par Merlin ?

Elle tourna le bouton, une petite lumière rayonna…une chaleur envahie doucement ce que Ginny se plaisaità nommer « la boîte de malheur »…

La rousse entreprit de poser délicatement les biscuits qu'elle avait faits avec tellement de soin dans le four.

Une délicieuse odeur se répandit dans la cuisine puis dans la maison toute entière quelques minutes plus tard.

- Hummmm…Ca sent si bon…où as-tu appris à faire ça…, fit Rose d'un ton ravi.

- C'était…c'était une spécialité de ma mère. Elle nous faisait ces gâteaux à chaque noël…

Rose se pinca les lèvres et n'ajouta rien.

Ginny, quand à elle,tenta d'ignorer le pincement au cœur qu'elle ressenti à cet instant, elle refoula d'un battement de cils les quelques larmes qui lui picotèrent alors les yeux et retourna à ses fournaux comme si de rien n'était.

Cela pouvait sembler stupide mais elle avait voulu faire ces biscuits, de toutes ses forces, c'était comme un symbole, le symbole qu'elle n'oublierait pas…

Mais tout était fini.

Elle l'avait compris. Tout était fini, définitivement.

Elle garderait le souvenir impérissable de ceux qu'elle avait aimé dans une autre vie mais…la vie elle même avait repris ses droits.

Ce qui l'avait anéanti de manière fulgurante l'année précédente l'avait tout juste fait ressentir un fort sentiment de tristesse cette année…quand serait-il l'année prochaine ?

Elle l'avait admis tant bien que mal.

Ginny Weasley n'existait à présent plus que dans un passé –ou un avenir- révolu pour elle.

Elle était Lily Evans et le resterait à jamais.

Et même si son ancienne vie restait gravé en elle, elle se devait de continuer.

Parce que la vie elle, continuait.

Aussi était-elle rentrée chez elle, au sein de sa nouvelle famille, avec un sentiment étrange.

Le sentiment de la renaissance.

Elle était tout simplement heureuse.

Gordon était redevenu comme avant même s'il s'efforçait de trouver le moment, les mots et surtout le courage et la force de se révéler à Remus.

D'ailleurs ce dernier s'était réjoui du retour à la normal dans le comportement de Gordon. Cela renforçait le bien être de la rousse qui était persuadée que ces deux là avaient de grandes chances d'être heureux, ensemble.

Et puis ses relations avec les autres allaient pour le mieux, sa vie était devenue simple –enfin simple dans la mesure du possible.

Elle avait fait mille et une choses en compagnie de Rose, Henry et même Pétunia, depuis les quelques jours de son retour.

Et elle avait entamé avec joie la préparation du repas de Noël.

Une certaine mélancolie l'avait envahie tandis qu'elle cuisinait, mais ce n'était pas mauvais, c'était juste un rappel, un souvenir, un sentiment enfoui qui surgissait lors des moments comme ceux-ci…

Ginny savait que le sourire reprendrait sa place sur son visage dès que Rose commencerait à parler de ses plantes qui gelaient sous la neige, dès qu'Henry rentrerait du travail en pestant contre les embouteillages ou que Pétunia se plaindrait de la lourdeur du repas pour son pauvre petit estomac.

Elle le savait.

Et c'est cela qui lui donnait la force d'avancer, cette fois sans se retourner, du moins pour l'instant, sur un passé ou plutôt un avenir qui n'était plus sien.

La porte d'entrée claqua.

Rose qui jusqu'à présent était restée assise à fixer intensément les gâteaux façon Weasley que Ginny avait fait, sursauta et se précipita dans le vestibule.

Une minute plus tard elle revenait dans la cuisine en compagnie d'Henry qui se mit à lorgner sur les biscuits avec autant d'intensité que sa femme.

Ginny pouffa doucement.

Henry tendit la main pour se saisir d'une des pâtisseries…mais il fut arrêté par une tape légère sur le dos de la main.

- Pas touche ! Fit Ginny avec un sourire en coin. Si tu commences à en manger tu ne pourras plus stopper et le dîner est bientôt prêt…

Henry eut une moue boudeuse qui fit rire Rose et Ginny.

- On passe à table dans quelques minutes…, rajouta la rousse toujours avec un rire dans la voix.

- Je suis entouré de femmes dictatrices…, lança dramatiquement Henry en sortant de la cuisine bientôt poursuivit par sa femme et sa « fille ».

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Ils avaient veillés jusque très tard et elle n'avait aucune envie d'ouvrir les yeux, que ce soit Noël ne changeait strictement rien.

Mais le bruit constant émit par elle-ne-savait-quoi depuis près de dix minutes la délogeait méchamment des bras de Morphée.

Lorsque que son regard émeraude trouva la cause de son réveil elle se dressa d'un bond et sortit de son lit.

Un hibou noir et majestueux tapait avec un certain agacement contre sa fenêtre.

Elle se dépêcha de lui ouvrir et comme à son habitude le volatile ébène s'en alla une fois qu'elle eu saisi la lettre et le colis qu'il lui tendait.

Lorsqu'elle ouvrit la longue boîte elle découvrit une nouvelle fleur de Lys Eternelle.

Elle l'admira un instant et la rangea précautionneusement avec les deux autres qu'elle avait déjà reçues.

Puis elle s'empressa de décacheter la lettre.

« Un joyeux Noël à la plus belle des fleur,

Un joyeux Noël au plus beau des anges,

Un joyeux Noël à toi, ma Lily.

Je t'aime. »

Il n'y avait que ces mots inscrits sur le parchemin.

Mais ils étaient si beaux que Ginny n'en aurait pas voulu d'autres.

Un petit cerf aux yeux émeraude et aux bois ornés de fleurs de lys trottinait sur le bas de la feuille.

Oui ces mots étaient amplement suffisants.

Pendant un moment Ginny lu et relu la missive puis elle fini par la ranger.

Son regard se porta sur son réveil.

Il était à peine huit heures du matin, Rose et Henry se réveillaient doucement dans la chambre d'à côté et Pétunia émettait un léger ronflement non loin de là.

Peut-être qu'elle pouvait espérer se rendormir quelques instants…

Ses yeux se posèrent alors sur une pile au pied se son lit.

Des Cadeaux.

Elle avait complètement oublié !

Elle accourut et déballa le tout avec frénésie.

Une jolie broche de la part de Beth.

De jolies boucles d'oreilles associées à la broche de la part de Gordon et Gidéon.Ca avait du leur coûter une fortune…

Et…et un immense sac de…de chez Zonko ?

Ginny ouvrit grand les yeux puis éclata de rire…

« Peut être que ceci te ralliera à notre cause. »

Tels étaient les mots écrits à l'encre verte par les maraudeurs.

Ce qu'elle pouvait les aimer !

Ils étaient si…si…eux !

Ce fut avec un sourire plus qu'heureux qu'elle continua de déballer le reste…

Elle eu cependant une moue agacée en découvrant que Diggory avait osé lui offrir un parfum du nom de « love you Forever ».

Amos Diggory.

Ce garçon était pour la rousse l'exemple même d'une sangsue humaine.

Depuis le début des vacances il ne la lâchait pas. Il était venu la voir chez ellepour l'inviter à sortir…il lui avait téléphoné –Merlin comment avait il pu comprendre le système téléphonique ?-…et maintenant il lui envoyait ça !

Elle le fuyait comme la peste.

Elle mit donc le parfum à l'écart…elle le renverrait au poufsouffle plus tard.

Elle s'apprêtait à faire un peu de rangement aux vues des nombreux papiers cadeaux qui traînaient un peu partout lorsque…

BOUM

Suivit de deux cris…

Cela lui rappela étrangement quelque chose…

L'année précédente…à Noël…l'apparition de Monsieur Potter…

La cheminée !

Il y avait quelqu'un dans la cheminée.

Après cette rapide déduction, Ginny sortit de sa chambre, dévala les escaliers et atterrit dans le salon en une poignée de secondes.

Ce qu'elle vit lui coupa le souffle.

C'était impossible.

La scène lui semblait presque irréelle.

- Wouah on devrait venir te voir plus souvent de bon matin Lil' ! Lança un Sirius tout guilleret tandis qu'un James à la chevelure plus ébouriffée que jamais la dévorait du regard.

- Merlin ! Mais comment…Pourquoi…c'est incroyable…, balbutia Ginny, puis se rendant compte de la remarque de Sirius elle constata avec horreur qu'elle n'était vêtue que d'une fine nuisette en coton bleu…une nuisette assez courte.

Elle rougit comme jamais.

- SIRIUS ORION BLACK ! COMMENT OSES TU ? JE LE DIRAIS A BETH TU PEUX EN ETRE SUR !

- Non…pitié Lily…je plaisantais…s'il te plait elle va me tuer…

- Je m'en fiche…et d'abord…mais que faites vous là par Merlin ?

- Hum hum, toussa quelqu'un dans son dos.

Ginny se retourna et rougit encore plus si c'était possible.

Henry se tenait dans l'entrée du salon, les sourcils froncés, il arborait un air qui ne présageait rien de bon.

Derrière lui Rose et Pétunia regardaient les deux arrivant avec de grands yeux.

- On pensait juste que ça te plairais de passer la journée avec nous, dit James d'une voix calme.

Ginny le regarda et eut un sourire timide.

- Il n'en est pas question ! Ma fille ne passera pas la journée avec…avec…Mais qui êtes vous ? S'offusqua Henry maintenant rouge d'indignation face à l'audace des deux maraudeurs.

Ginny regarda son « père » à la fois avec agacement et avec joie…alors comme ça il ne plaisantait pas quand il s'agissait d'elle…

- Excusez nous Monsieur Evans…, fit James en s'approchant d'Henry (ce faisant Pétunia recula de quelques pas), c'est vrai que nous ne nous étions pas présentés, il fit une pause jeta un regard à Sirius qui s'approcha. Je suis James Potter et voici Sirius Black. Nous sommes des camarades de classe de Lily et accessoirement ses amis.

Sirius approuva par un hochement de tête et un sourire.

Ginny, elle, eut grand mal à ne pas exploser littéralement de rire. Les deux garçons se présentaient avec toute l'élégance de leur rang, après tout ils étaient tout deux originaires de familles de sang pur très noble, et cela contrastait vraiment avec Henry qui était en pyjama et qui les arguait avec un air très agacé.

- Nous vous priions de nous pardonnez pour cette entrée brusque…nous aurions du vous prévenir…mais c'était une surprise pour Lily…, fit le jeune Black.

Henry qui s'était légèrement détendu en apprenant l'identité de ses vis-à-vis, les regarda avec suspicion.

- Vous êtes le petit fils de Harry ?

- Oui Monsieur, répondit James de sa voix calme.

Cependant Ginny vit ses mains se tortiller, James n'était pas aussi à l'aise qu'il voulait le montrer.

- Et je peux savoir POURQUOI vous vouliez voir MA fille ? Pourquoi vouliez vous lui faire une surprise ?

Henry plissa les yeux et agita un doigt accusateur à l'égard de James, bizarrement il laissait Sirius en dehors de la discussion.

- Et Dieu tout puissant, reprit-il, je peux savoir quelle GENRE DE RELATION vous entretenez avec MA fille ?

- Papa ! Intervint Ginny cette fois très gênée. James et Sirius sont mes amis…mes amis tu comprends ? Il n'y a strictement rien d'autre que de l'AMITIE…ne va pas t'imaginer autre chose…

- Mais Lily…

- Non Papa !

Henry la regarda un instant avec des yeux implorants, Ginny s'était avancée et se trouvait à présent devant James et Sirius.

- Bon…je vais préparez le petit déjeuner, ces messieurs mangeront bien avec nous ?…Lily va t'habiller tu veux ? Et Pétunia tu viens avec moi…Henry mont…, lança soudain Rose en sortant de sa léthargie.

- Non moi je reste ici ! Protesta Henry.

- Papa…, prévint Lily.

- Ca va je ne vais pas les manger tes amis. On va juste discuter.

Ginny et Rose lui lancèrent un regard lourd de menaces et sortirent du salon tandis que Pétunia se réfugiait à grands pas dans la cuisine.

La rousse fit un sourire désolé aux deux garçons…James lui paraissait bien pâle tout d'un coup…

Elle se doucha, s'habilla en quatrième vitesse, se coiffa tout de même avec soin, et redescendit en moins de dix minutes.

Elle approcha du salon avec toute la discrétion dont elle disposait, elle était très curieuse de voir comment s'en sortaient les fameux maraudeurs face à son « père ».

-…je vous préviens tous les deux je laisse Lily aller avec vous mais le moindre geste déplacé, la moindre parole de travers, sorcier ou pas je vous étripe, compris ?

Ginny pouffa, elle n'aurait jamais imaginer Henry si possessif, Pétunia lui avait bien raconté du bout des lèvres comment s'était passé la rencontre entre son père et son petit ami (d'ailleurs Pétunia refusait de présenter ce dernier à Ginny) mais elle n'avait pas réalisé…et puis voir Sirius et James se tenir droit comme pour affronter leur destin était hilarant.

- Monsieur, si je peux me permettre…votre fille sait déjà très bien se défendre croyez moi…en outre jamais on ne lui ferait de mal…, déclara solennellement James.

- Hum…j'espère bien…

Il y eu un silence.

- Bon aller d'accord, elle peut venir avec vous…et puis vous m'avez l'air d'être de bons garçons ! Venez on va manger le temps que ma douce Lily ne revienne…enfin douce…c'est parfois une tigresse vous savez ?

- Oh que oui, on le sait Monsieur ! Firent en cœur les deux maraudeurs en échangeant des regards complices.

- Alors James, comment va votre grand père…c'est un bourreau cet homme !

Ils s'apprêtaient tout trois à sortir du salon, aussi Ginny fit mine d'arriver et leur accorda un sourire.

- Bon alors…vous me dites pourquoi vous êtes ici ?

Sirius allait répondre mais James le prit de court.

- On s'ennuyait…alors on s'est dit qu'on allait venir te voir pour savoir si le cadeau t'a plu…

- Oh ! Bien sur qu'il m'a plu ! Vous n'auriez pas pu trouver mieux !

Sur ce elle déposa un baiser sur chaque joue des deux garçons. James rougi de façon considérable.

- Bien ! Reprit elle, toute aussi rouge que le jeune Potter, en se demandant comment elle avait bien pu faire cela. Maintenant dites moi la vraie raison de votre venu !

Ils pénétrèrent dans la cuisine, et aucuns des deux maraudeurs ne pu répondre car ils furent tous accaparés par Rose qui les installa à table.

Pétunia se tassa un peu sur elle-même et ne lâcha pas un mot du repas.

Le babillage incessant de sa « mère » était assez comique pour Ginny, Rose était habituellement si clame, pourtant ce matin là, elle assaillit littéralement les deux garçons de questions sur le monde sorcier, sur leurs familles et surtout sur sa « fille » lorsqu'elle était à l'école.

James et Sirius échangeaient souvent –bien trop souvent au goût de Ginny- des regards amusés, et se délectaient de raconter nombres d'anecdotes sur la rousse qui répliquait elle-même par plusieurs histoires sur leur compte.

Du coup, le petit déjeuner se ponctua de « Potter si tu n'arrête pas tout de suite je t'étripes ! » ; de « Evans ! C'était censé rester secret ça… », et aussi de « Lily…tu te souviens de ce fameux jour près du lac…tu sais quand James s'est retrouvé avec une jolie trace rouge sur la joue… »…

Ce fut Henry qui mit fin à la joyeuse discussion.

Il repoussa son assiette et scruta les deux garçons avec curiosité.

- Ou comptez vous aller aujourd'hui ?

- Oh…à vrai dire…on pensait que Lily pourrait nous faire découvrir le monde moldu…on n'a jamais eu l'occasion d'y aller…

- Moldu ? Répéta Rose. Qu'est ce que le « monde Moldu » ?

James et Sirius échangèrent des regards, surpris cette fois.

- Le monde Moldu maman, c'est votre monde, celui où les gens vivent sans aucune magie.

- Ah oui…désolée…tu me l'avais déjà dit…ça m'était sorti de la tête.

Ginny lui fit un doux sourire puis se tourna vers les deux maraudeurs.

- Je ne sais pas trop où vous amenez…je ne sais pas ce qui pourrait vous plaire…en plus c'est Noël, beaucoup d'endroits sont fermés.

- Pétunia pourrait vous emmener à Londres tout y est ouvert! Fit Rose ravie d'avoir une occasion de rapprocher ses deux filles.

- Il n'en est pas question ! Rugit Pétunia.

Elle était restée silencieuse jusque là, de ce fait James et Sirius qui avaient oublié sa présence, sursautèrent. Elle se leva et sortie, non sans lâcher un regard venimeux aux deux sorciers ainsi qu'à sa sœur.

- Désolée…, souffla Ginny tandis que ses parents se regardaient, déçus de la réaction de leur aînée.

- On ne peut pas faire l'unanimité partout, n'est ce pas ? Lança James d'un ton joyeux, balayant par la même la légère gêne qui suivait le départ de Pétunia.

Ginny lui sourit largement, et du coin de l'œil elle vit ses parents scruter James avec curiosité. Quand ses yeux émeraude se posèrent sur Sirius, elle le trouva entrain de l'observer, il lui sourit, et Ginny se remémora la conversation qu'ils avaient eue plus d'un an auparavant, celle concernant leur famille respective…

- Si vous alliez à la fête foraine ! Dit Rose surprenant tout le monde, Ginny la première.

- La fête quoi ? Demanda Sirius perdu.

- La fête Foraine…, pouffa Ginny, c'est une excellente idée Maman.

Si quelqu'un avait demandé à la rousse ce qu'était une fête foraine quelques jours auparavant elle aurait certainement répondu qu'elle était tout à fait ignorante en la matière.

Or, aujourd'hui non seulement elle était tout à fait capable de définir ce qu'était une fête foraine mais aussi de dire qu'elle adorait ça !

- Je peux vous déposez si vous voulez, proposa Henry.

- Oui…ça serait mieux…on rentrera en bus après…

- Vous avez des bus magiques? Demanda James surpris.

Ginny rie, et lui expliqua que les bus moldus n'avaient rien de magique…loin de là…

Ils passèrent plusieurs minutes à préparer leur escapade.

Ginny était ravie, non, elle était heureuse.

Cependant, elle se demandait ce qui avait pu passé par la tête de ses amis pour débarquer ainsi, le matin de Noël, et de l'inviter pour la journée sans rien avoir prévu…c'était étrange…elle qui connaissait les maraudeurs elle savait que c'était trop étrange pour que cela ne cache rien…

Au bout d'une demi heure, lorsque tout fut prêt (ou plutôt lorsque Henry eu fini de leur fournir des recommandations), ils prirent place dans la voiture de son « père ». James et Sirius étaient tout excités. Ginny eu un sourire.

La voiture démarra et la rousse ne pu que rire face aux mines émerveillés de ses compagnons.

Ils étaient en route pour se forger de nouveaux souvenirs…ensemble.

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- Sirius…Sirius…non Sirius arrête par Merlin !

- Tu fais moins la maligne, n'est ce pas Evans ?

- Bande de…arrêtez…James Potter ! Lâche moi immédiatement !

Mais James s'amusait trop de sa position pour la relâcher.

A vrai dire il la portait comme on porte un sac de marchandises sur l'épaule, Sirius riait aux éclats en ébouriffants les cheveux de la rousse qui rouspétait mais avait grand mal à dissimuler son sourire.

Les passants les regardaient avec consternation.

Ce dont ils se fichaient éperdument.

Ginny ne s'était jamais autant amusée jusqu'à ce jour.

Ils avaient fait de nombreux manèges qui avaient surpris les deux maraudeurs…

- Non mais sérieusement les moldus ont vraiment peur en montant dans ce truc ? Avait lâché Sirius en sortant du Train fantôme. Lui avait surtout beaucoup rie de la mine des autres passagers…

James avait particulièrement aimé le labyrinthe des miroirs…en fait il s'était beaucoup moqué de la tête de son meilleur ami, choqué de se voir ainsi déformé.

Ils étaient ensuite montés dans les auto tamponneuses où Ginny avait juré ne plus remettre les pieds en compagnie des deux maraudeurs qui s'étaient eux, très amusés en se pourchassant de manière trop violente pour la rousse.

Mais ce fut les montagnes russes qui ravirent les deux garçons, et ils étaient présentement sur le chemin pour embarquer dans ce que Ginny considérait comme la chose la plus dangereuse que les moldus ai inventé. Elle avait catégoriquement refusé de monté dans ce manège là, James et Sirius avaient alors échangés un de leur regard complice et malicieux qui ne présageaient rien de bon…et le brun à lunettes l'avait soulevé avec une facilité déconcertante.

- Mais lâchez moi ! Je ne montrai pas là dedans !

- Oh que si !

- Oh que non !

- Alors tu te dégonfles ? Pas assez courageuse Evans ? Taquina James.

Ginny n'allait certainement pas se laisser piéger si facilement…seulement…la fierté Griffondor et son tempérament Weasley prirent le dessus et avant qu'elle ne s'en rende compte elle se trouva assise entre James et Sirius dans le petit wagon qui les emmènerait très, très haut.

- Vous auriez du aller à Serpentard ! Grogna-t-elle.

- Mais oui…, fit Sirius avec un sourire moqueur, Ginny lui administra une tape sur le derrière de la tête qui le fit s'accentuer.

Le train commença alors son avancé. La rousse fut parcouru d'un énorme frisson et l'envie de se sauver de là submergea son être.

- Non, non, non…je veux descendre, implora-t-elle presque.

- N'ai pas peur, Lil', on est là ! Rassura James avec une voix douce.

- Justement…, fit elle pour se redonner contenance.

Les deux autres rirent.

L'engin prit plus de vitesse. Ginny sentie son cœur faire un bond.

Puis le train monta, monta encore et encore…avant de s'arrêter.

Puis brusquement il amorça la descente.

Ginny cru qu'elle allait y laisser la vie tellement la peur qui l'envahie fut puissante.

Mais c'était avant…avant qu'une douce, chaude et réconfortante main ne serre la sienne.

Elle rouvrit les yeux qu'elle avait jusqu'alors clos et scruta James qui semblait beaucoup s'amuser et qui avait fait ce geste le plus naturellement du monde ne se doutant pas que le cœur de Ginny faisait des bonds, et que cela n'avait plus rien avoir avec ce stupide train des montagnes russe…

Sirius quand à lui émettait des cris de joies…il imita même le hurlement d'un loup garou à un moment…

Et cela continua…encore et encore…le train faisait des avancées rapides avant de s'arrêter et de reprendre avec encore plus de célérité…

Ginny en avait le vertige…

Mais c'était sans compter la main de James dans la sienne…main qu'elle garda jusqu'à la fin de l'attraction…main qu'il garda même après l'attraction…

- Wouah ! C'était génial ! Lança joyeusement Sirius.

Il s'attira des regards passablement blasés de la part de ceux qui avaient fait le même manège qu'eux et qui arboraient un teint assez verdâtre.

- Oui je dois avouer que celle là était très bien ! Approuva James en resserrant son étreinte autour de la main de Ginny qui rougie de manière conséquente.

Elle n'avait aucune envie de retirer sa main. Elle se sentait bien. Elle se sentait entière.

C'était…magique.

Sirius avait bien vu les mains liées de ses amis et au sourire qui était plaqué sur son visage il en était plus que ravi.

- On recommence ? Proposa-t-il malicieusement.

- Hors de question ! S'écria Ginny provoquant le rire des deux autres.

- Eh oh les jeunes ! Fit soudainement un vieil homme surgit devant eux.

James et Sirius arrêtèrent net de rire et regardèrent l'intrus, menaçants.

- Du calme ! Je suis le photographe ambulent de la foire ! Vous voulez une photo souvenir ? Proposa-t-il avec un sourire.

Les trois sorciers échangèrent un regard puis acceptèrent de bon cœur.

Après tout, il était plaisant d'immortaliser cette journée passée ensemble…

Ils se rapprochèrent donc les uns des autres, James tenant toujours la main de Ginny, et affichèrent des mines réjouies.

Un « CLIC » sonore leur informa que la photo était prise…

- Hey mais attendez, comment allez vous faire pour nous donner la photo, ici il n'y a pas de mag…, commença Sirius tout de suite coupé par Ginny qui pressentait la bourde.

- Ce qu'il veut dire…c'est qu'ici vous n'avez pas de…de chambre noire ! S'exclama-t-elle.

- Mais il faut vous mettre à jour mes enfants ! Pouffa l'homme. Il existe d'autres moyens dont celui-ci…

Il tira sur le bout de papier qui sortait de son appareil, l'agita pour le faire sécher, et enfin le tendit aux trois autres.

Ginny le saisit (lâchant par la même la douce main de James) et scruta les trois personnages immobiles, et souriants qui se dressaient devant elle.

C'était une belle photo.

La rousse était au centre, à sa droite Sirius prenait un air assez drôle qui lui était typique, entourant d'un bras l'épaule de Ginny, à sa gauche James souriait doucement, ses yeux pétillaient à la fois de malice, de joie et d'autre chose qu'elle estimait inidentifiable…il lui tenait fermement la main…et son visage à elle exprimait très bien ce qu'elle ressentait…un grand sourire…les yeux tout aussi pétillants que le brun à lunettes…elle était heureuse…

Derrière eux le tumulte de la fête foraine…

Oui…c'était une très belle photo.

Elle ne redressa la tête que pour voir James qui l'observait. Elle rougie.

Puis reprenant ses esprits elle constata que le photographe perdait patience…il attendait d'être payé…elle s'exécuta donc…

Lorsqu'elle revint vers James et Sirius, ceux-ci scrutaient un marchand au loin.

Elle pouffa en se rendant compte que c'était un vendeur de barbe à papa.

Ginny les prit chacun par un bras et les entraîna à sa suite.

La journée ne faisait que commencer.

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- Non…le plus drôle c'est quand Sirius s'est prit la machine à tickets…d'ailleurs comment as-tu fait ? Rie James.

- Oh mais c'est tout un art tu vois Jamesie…je marchais avec classe…comme d'habitude (Ginny lui administra une légère tape)…et je t'écoutais raconter n'importe quoi tout en regardant Lil' étudier les alentours pour savoir ou était la fameuse machine...j'ai alors décidé d'aider ma rousse préféré…et je me suis pris ce foutu engin…

- Effectivement Sirius, c'est du grand art…, fit James en se tenant les côtes.

- Et c'était très charitable de ta part de vouloir m'aider ainsi…mais tu as oublié de préciser Sirinouchet, que je l'avais bien vu la machine et que justement James, qui lui aussi l'avait vu, te disais de faire attention devant toi…, intervint Ginny.

Ils éclatèrent en rires sonores qui résonnèrent dans la pénombre…le soleil se couchait au loin…ils remontaient la rue où Ginny habitait…

- En tout je ne regrette pas que James soit d'une jalousie maladive…, dit Sirius en baillant, s'attirant un regard –très- noir de la part de son meilleur ami.

- D'une jalousie maladive ? De quoi tu parles ? Demanda Ginny en fronçant les sourcils.

- Il raconte n'importe quoi…, fit James, très pâle soudainement.

- Allons James…tu vois ma chère Lily (il prit Ginny par l'épaule et l'attira à lui pour pouvoir lui parler comme un conspirateur)…Nous voulions certes te faire une surprise, mais c'est autre chose qui nous a conduit ici…en fait si Harry nous avait donné l'autorisation on serait venu tout les jours depuis le début des vacances…Vois-tu, James ici présent ,qui va bientôt me décapiter en passant, était très jaloux de te savoir seule dans le monde moldu en compagnie de cet idiot de Diggory…

Ginny ouvrit grand les yeux.

Dire qu'elle était surprise était un bel euphémisme.

Elle ne réagit donc pas tout de suite étant en état de choc.

James qui avait tenté de faire taire Sirius pendant son petit discours, la regardait avec appréhension…

Mais la seule réaction de Ginny fut de rougir.

Ce fut donc en silence qu'ils gravirent les marches conduisant à la maison Evans.

Puis avant d'entrée Ginny les arrêta et toujours aussi rouge, sans les regarder, ou plutôt sans regarder James, elle dit :

- Il n'y avait aucune raison…je veux dire d'être jaloux…jamais je ne…avec Diggory…

Elle se retourna et ouvrit la porte, se rendant à peine compte que James rougissait mais arborait un grand sourire et que Sirius était ravi de l'effet de ses paroles.

Rose les assaillit dès leur arriver. Elle invita chaleureusement les deux maraudeurs à dîner mais ils refusèrent, il se faisait tard, il était temps pour eux de rentrer.

Ginny les conduisit donc, quelques instants plus tard, jusqu'à la cheminée, son visage ayant retrouvé une teinte normale.

- Je suppose qu'on se reverra à la rentrée…, dit elle.

- Oui, je ne pense pas que mon grand père acceptera de nous laisser revenir…

- C'est dommage on s'est bien amusé ! Et puis tes parents sont adorables ! Lança Sirius tout joyeux, il s'attira un sourire de la part de Rose et d'Henry.

- Oui, on est ravi d'avoir fait votre connaissance, renchérit James.

- Nous de même, nous de même, fit Henry avec un petit rire.

- Bon on ferait mieux d'y aller…sinon Léonora nous étripe…, grimaça Sirius bien qu'une certaine tendresse transperce dans sa voix à la mention du nom de la mère de James. A plus tard Lily !

Il serra la rousse dans ses bras et jeta la poudre de cheminette dans le feu qui se teinta de vert, puis s'avança avant de disparaître.

- Bon j'y vais aussi…, James hocha la tête en direction des Evans puis se tourna vers Ginny en rougissant légèrement. A bientôt Lily !

Il hésita un instant puis la prit à son tour dans ses bras, pour Ginny cette étreinte parut plus longue et plus forte que la précédente.

James fini par disparaître de la même manière que Sirius.

Ginny fixa l'âtre de la cheminée quelques temps puis se retourna pour trouver ses « parents » la fixant une lueur attendrit dans le regard.


Voilà pour ce chapitre...j'espère sincèrement qu'il vous a plu...

Je vous remercie tous du fond du coeur pour toutes vos gentilles reviews qui m'ont fait très plaisir!

En tout cas, n'hésitez pas, laissez une review, j'aime avoir votre avis!

Gros bisous et Merci de me lire!

Eleonore