Coucou !

Ok…arrêtez de me regarder comme ça…à vous voir on dirait presque que vous m'en voulez…mais ce n'est pas les cas n'est ce pas ?

Bon ok ok…je suis SINCERMENT DESOLEE POUR CETTE ATTENTE…

Mais j'ai d'excellentes excuses…si si jvous assure…

Je souffrais d'un horrible manque d'inspiration…et d'un manque cruel de temps…

J'ai travaillé très dur et très fort sur ce chapitre…j'ai jamais eu autant de mal…il n'est pas l'excellence faite écriture mais c'est déjà ça…

Sur ce…BONNE LECTURE !!!!

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Dédicace : A ma Marion qui attendait ce chapitre avec beaucoup d'impatience (comment ça elle n'était pas la seule ?lol) et aussi à Sheryne, tu arrêtes de Bouder hein ? Ca y est j'ai posté ! lol.

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Chapitre 27 : Ou est ce que je me suis trompé ?

Elle ne savait pas alors combien elle avait tort…

Car, lorsqu'elle pénétra dans sa chambre d'un pas las, l'attendait assise sur son lit, une Elisabeth Smith tout sauf bienveillante.

Ginny, à peine entrée, sentit qu'elle allait passé un sale quart d'heure.

Beth se leva du lit avec nonchalance, elle s'approcha et scella la porte d'un sort puissant.

Ginny sentit un frisson lui parcourir l'échine en voyant l'expression peinte sur le visage de sa meilleure amie.

Lorsque cette dernière planta son regard dans ses émeraudes, la rousse fut paralysée.

Car les yeux habituellement rieurs de Beth reflétaient à présent un froid abyssal.

Un silence lourd et tendu s'installa, pendant lequel elles se fixèrent, l'une étant perdue, l'autre pleine de reproches.

- Expliques toi ! Lança finalement Beth.

Ginny haussa un sourcil et fronça l'autre.

Beth fulmina.

- Vas y ! Donnes moi des arguments ! Dis moi pourquoi te comportes tu de manière si abjecte !

La rousse encaissa, plus perdue encore.

Mais que se passait-il?

- Je…, commença-t-elle.

- Tu quoi ? Je ne te comprends pas ! Vraiment pas ! James est une personne merveilleuse ! C'est quelqu'un de bien…quelqu'un dont TU ES TOMBEE AMOUREUSE PAR MERLIN ! Et toi…toi quand enfin il se décide…toi tu le jettes comme un malpropre ! Merde ! Je ne l'avais jamais vu aussi mal ! Il était anéanti ! Tandis que toi…Est ce que tu jouais la comédie ? As-tu fais semblant ? Parle !

- Ne dis pas n'importe quoi ! Fit Ginny d'une voix pleine d'émotions. Je…je…je ne peux pas te donner mes raisons…et je n'ai pas voulu faire du mal à James. Je te le jure. Seulement je…je ne peux pas. Je ne peux pas.

Beth lui lança un regard froid.

- Si tu crois…que ces quelques phrases qui ne veulent rien dire vont me faire…Non ! James a toujours été mon ami. Malgré tout ce que je pouvais dire sur les maraudeurs…James a toujours été là lorsque je me sentais mal. Sous ses airs…il nous a tous aidé un jour ou l'autre à remonter la pente.

- Beth je suis désolée, je te jure…

- Non ! Claqua la brune. Pour toi ce n'est plus Beth mais Smith. Et tu seras Evans pour moi dorénavant. Je ne t'aurais jamais imaginé capable de faire ça.

Ginny la regarda, choquée.

Jamais elle n'avait pensé que son amitié avec Beth serait brisée…encore moins de cette manière.

La brune lui lança un dernier regard meurtrier avant de se retourner, d'enlever le sort qu'elle avait jeté, et de partir.

Mais avant de refermer la porte elle dit d'une voix glaciale :

- Encore une chose. Sirius est tellement en colère qu'il préfère ne pas te voir. Ne te mets pas sur son chemin. Ni sur le mien.

Et elle partit sans plus de considération.

Ginny resta un long moment sans bouger.

Merlin…Merlin, faites qu'elle est mal compris !

Faites que Beth ne vienne pas de lui annoncer qu'elle ne voulait plus la voir !

La rousse sentit ses larmes couler…encore.

D'un pas machinal, elle se changea et se glissa sous les couvertures de son lit, prenant bien soin de fermer les rideaux de son baldaquin.

Elle venait de perdre celui qu'elle aimait plus que la vie en elle-même, ainsi que deux de ses meilleurs amis.

Avec une douleur intense, elle se demanda combien de personnes lui tourneraient encore le dos…

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Le lendemain, et les jours qui suivirent, Ginny se fit très discrète.

Elle prenait ses repas avant tout le monde, passait le moins de temps possible dans la Salle Commune de Griffondor, et se concentrait essentiellement sur ses études.

Gidéon, Gordon et Remus essayaient de passer le plus de temps possible avec elle, pour qu'elle ne se sente pas trop seule, mais ils avaient chacun leurs propres occupations.

Gidéon devait préparer ses Aspics et, Gordon et Remus étaient partagés entre leurs devoirs (les examens approchaient à grands pas), Lily, et le reste du groupe.

Ginny savait qu'ils faisaient du mieux qu'ils le pouvaient mais le fait était qu'elle se retrouvait la majorité du temps seule.

Mais mieux valait cela que de subir la colère noire des autres.

Comme Beth l'avait laissé entendre, Sirius était vraiment furieux, il ne lui parlait plus que pour lui faire des remarques cinglantes, et Ginny l'évitait au possible.

Car un Sirius Black en colère était…effrayant.

La rousse ne comptait plus le nombre de fois où elle s'était laissée envahir par la peur à l'approche du jeune Black. Elle comprenait très bien le sentiment d'insécurité permanent des serpentards à présent.

Peter avait adopté la même attitude que James, à savoir, l'ignorer totalement.

Cependant pour son plus grand soulagement le reste de Poudlard ne semblait pas vouloir lui tourner le dos.

Seulement on chuchotait beaucoup sur son passage et cela l'agaçait prodigieusement.

C'était un vendredi soir, et comme à l'habitude depuis presque une semaine, Ginny se trouvait à la bibliothèque, cette dernière était vide si l'on exceptait deux ou trois septièmes années.

La rousse s'efforçait de mémoriser la composition de différentes potions primordiales pour l'examen de fin d'année en médicomagie.

Elle s'acharnait sur la potion de sommeil sans rêves qui était la plus compliquée car elle avait un dosage extrêmement précis.

- Je n'y arriverais jamais…, marmonna-t-elle.

- Evans ?

Ginny sursauta et leva les yeux.

Devant elle, se tenait un Severus Rogue à l'air perplexe.

- Oui ?

- Qu'est ce que tu fais ici ? Je croyais que les Griffondors ne travaillaient jamais…

Ginny lui lança un regard plein d'étonnement.

De un, Rogue venait lui parler de son plein gré et sans froideur, de deux…depuis quand les Griffondors ne travaillaient-ils pas ?

Elle répliqua tout de même…malgré tout ce qui s'était passé, elle voulait toujours devenir l'amie du Serpentard…

- Je ne sais pas d'où tu sors ça Severus, dit elle simplement. Si les Griffondors ne travaillaient pas, je n'aurais jamais été prise en option de médicomagie.

Il eu un rictus.

Non…en fait cela s'apparentait plus à un sourire. Une chose que jamais –de toutes époques- Ginny n'avait vu.

Il jeta à regard circulaire à la pièce, cherchant visiblement quelque chose ou quelqu'un.

Apparemment satisfait, il prit une chaise et s'assit.

Ginny haussa les sourcils.

C'était surréaliste.

Rogue venait-il réellement de s'asseoir à la même table qu'elle…de son plein gré ?

Par Merlin !

Il la regarda intensément.

- Severus ? Je peux savoir ce que tu fais ?

- Je m'assois à cette table.

- Merci j'avais compris. Répliqua-t-elle avec agacement. Je voulais dire…qu'est ce que tu fais à me parler…de ton plein gré ?

- C'est simple Evans, je viens t'aider, grimaça-t-il. Ne t'y habitue surtout pas. Mais le fait est que cette semaine, tu as failli faire rater notre potion TROIS FOIS pendant le cours de Slughorn.

Ginny rougit et marmonna un vague « désolée ».

- Je me fiche que tu sois désolée Evans. Moi je veux juste que mes potions soient parfaites et elles ne le sont pas lorsque…tu es comme ça.

La rousse le regarda avec perplexité.

- Tu peux préciser ?

- Je ne suis pas stupide, contrairement à la majorité des Griffondors. Tu n'es absolument pas concentrée en cours à cause de…Potter. Cracha-t-il. Tes chers amis peuvent bien dire que tu es insensible à ce qui s'est passé, pour ma part je vois que ce n'est pas le cas et que ton travail, et par conséquent MON travail, s'en ressent.

Il marqua une pause et scruta les réactions de la Griffondor.

Ginny avait ouvert grand les yeux sous le petit discours de Severus.

Elle fini par balbutier :

- Et que comptes tu faire ?

Il haussa un sourcil et eu un air exaspéré.

- Je viens te donner ça.

Il sortit un énorme livre.

« L'art très subtil des potions ».

Ginny sursauta en lisant.

Ce livre était très rare et très précieux.

Mais cela ne l'étonnait même pas de savoir que Rogue le possédait.

- Enfin je te le prête, reprit le serpentard. Tu me le rendras quand…tu seras plus concentrée. Et un conseil Evans, laisses tes problèmes à la porte lorsque tu rentres en classe.

Et sur ces paroles, il se leva prêt à partir.

- Severus attends !

Il se tourna vers elle, avec un air qui voulait clairement dire : « Que veux tu…encore ? »

- Merci. Merci beaucoup.

Il renifla dédaigneusement.

- Ne me remercie pas. C'est pour moi que je le fais.

Il la regarda un moment, puis ses yeux se posèrent sur le parchemin que Ginny avait en mains.

- Par Merlin je ne t'avais jamais vu butter sur une potion aussi simple que celle du sommeil !

Puis avant que la rousse ne fasse un geste pour le retenir, il s'en alla.

Ginny resta un long moment à contempler le livre que lui avait donné Rogue.

Ce fut avec un sourire sincère qu'elle prit l'ouvrage et le feuilleta.

Severus Rogue venait, inconsciemment, de lui montrer son soutient…et son amitié ?

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Il était tard.

Ses paupières étaient lourdes.

Aussi lourdes que l'étaient ses jambes qui la portaient tant bien que mal jusqu'à sa salle commune.

Ginny était fatiguée.

Non, en réalité elle était éreintée.

Mais aussi surprenant que cela puisse paraître elle ne s'en plaignait pas le moins du monde.

Car la fatigue avait le mérite de la faire s'endormir sans que des pensées douloureuses ne l'assaillent, sans que les vieux démons retrouvent leurs forces dans ses cauchemars.

La rousse marmonna le mot de passe.

Madame Pomfresh l'avait gardé beaucoup plus tard qu'à l'habitude. L'infirmière n'avait pourtant pas jugée bon de faire rester Gordon qui avait eu la chance de retrouver son lit plus d'une heure auparavant.

Une chose était sûre ce samedi avait été éprouvant.

A croire que tous les élèves s'étaient donnés le mot pour tomber malades…peut être que les examens y étaient pour quelque chose…

La rousse bailla à s'en décrocher la mâchoire et s'apprêta à ouvrir la porte conduisant aux dortoirs des filles.

Elle avait traversé la salle commune sans y jeter un regard.

Peut être aurait-elle du le faire…

Alors que sa main se posait sur la poignée une voix retentit dans la pièce qu'elle avait cru naïvement vide.

- Je ne comprends pas.

Elle se figea.

Comme lorsque Beth lui avait assigné sa colère.

- J'ai eu beau retourné le problème dans tous les sens. Je ne comprends réellement pas.

Lentement elle se retourna.

Il était là, assis dans un des grands fauteuils rouges près de la cheminée.

Son regard acier était obstinément tourné vers l'âtre où des flammes chatoyantes dansaient joyeusement et se reflétaient sur son visage.

Il était beau.

Ses cheveux noirs encadraient son visage, masquant son expression.

Ginny garda le silence et l'observa avec tristesse.

Ce Sirius Black là ressemblait bien trop à celui qu'elle connaîtrait dans plus de vingt ans.

Elle aurait préféré la colère noire du brun, à son désespoir apparent.

- Ou me suis-je trompée ? Et est ce que je me suis réellement trompé ?

Il marqua une pause.

- Tout me semblait si limpide.

Ginny le scruta, elle n'avait pas bougé, elle était restée là, près de la porte qui conduisait à son dortoir, la main sur la poignée…et toute fatigue s'était étrangement envolée, remplacée par un goût d'amer tristesse.

- Tout aurait du être plus simple. Ou me suis-je trompé ?

Ginny resta encore une fois muette.

Car elle savait dans son cœur, que Sirius ne devait surtout pas être interrompu.

- Ou me suis je trompé, répéta-t-il. Etait ce lorsque j'ai osé voir en toi une possible amie? Etait ce lorsque je t'ai donné ma confiance ? Etait ce lorsque je me suis confié à toi pour la première fois ? Etait ce lorsque presque naturellement je suis venu me confier à toi toutes les autres fois, sans même en avoir parlé à James…ou à Beth ? Etait ce lorsque je t'ai conté ce que mon cœur osait dire pour la première fois sans se censurer ?

De nouveau il marqua une pause.

Sa voix était ponctuée d'amertume.

Ginny le regardait sans savoir comment réagir. Sans savoir même si elle devait réagir.

Avec une lenteur presque paranormale, Sirius tourna son visage vers elle.

La rousse s'aperçut avec douleur que les yeux du brun brillaient de larmes, cependant aucune n'avait sillonné son visage.

- Ou est ce que je me suis trompé Lily ?

Ginny n'avait vu Sirius Black dans cet état qu'une seule et unique fois et avait espéré de tout son cœur ne jamais revoir un tel spectacle.

Car dans ses yeux habituellement rieurs se lisaient le désespoir.

A cette heure, la Salle Commune de Griffondor devait certainement être vide.

Ginny en était sûre.

Le vent d'octobre semblait se faufiler entre les dalles du château tandis qu'elle descendait d'un pas souple les escaliers de son dortoir.

Lorsqu'elle se blottit dans son fauteuil préféré, près de la cheminée, la rousse pensa que décidément la vie était bien étrange. Toutes ses relations avec les maraudeurs avaient changé si brusquement, si radicalement…elle n'aurait jamais cru cela possible quelques mois auparavant…

- Lily ?

Ginny sursauta.

Son cœur rata un battement.

Qui donc chez les Griffondors, osait se lever à quatre heures du matin ?

- Sirius ? Qu'est ce que…

Elle se tu.

Car Sirius ne venait pas de se réveiller.

Il était habillé de pieds en cape et ses joues étaient légèrement rosies par le froid, montrant ainsi qu'il venait tout juste de rentrer.

D'où venait-il ?

Ca Ginny n'aurait su le dire.

- Que faisais tu dehors par un temps pareil par Merlin !?Demanda-t-elle.

Ce ne fut qu'à ce moment là qu'elle remarqua l'aura d'amertume qui entourait Sirius.

- Que fais tu debout à cette heure ? Interrogea-t-il, sans répondre.

- Insomnie. Fit simplement la rousse.

Sirius se laissa tomber sur le fauteuil près d'elle.

Son regard d'acier fixa l'âtre de la cheminée avec un air que Ginny jugea tout à fait étrange.

De longues minutes passèrent dans le silence.

La rousse savait, non, elle sentait que Sirius n'allait pas bien.

Pas bien du tout.

Comme un instinct dans son cœur.

Une petite voix qui lui disait de tout faire pour le visage du jeune Black retrouve sa gaîté naturelle.

Le silence s'éternisait.

- Laisser les apparences nous guider, ne voir que par elles, c'est être lâche et pauvre d'esprit. Vouloir aller au-delà d'un sourire ou d'un regard, vouloir briser les apparences, c'est être courageux, voir même téméraire…Sirius…

Le concerné tourna son visage troublé vers la rousse.

- Laisse moi briser les apparences.

Un silence.

Ginny avait l'impression que son vis-à-vis lisait en elle comme dans un livre ouvert. Elle avait l'impression d'être jugée.

Au bout d'un moment Sirius ferma les yeux douloureusement.

Comme s'il cédait.

- J'ai reçu une lettre ce matin.

Un pause.

Une voix amère.

Triste.

- De ma mère. D'habitudes, elle se contente de m'insulter…la honte de la famille…traître à son sang…ingrat…batard...j'en passe et des meilleurs.

Une nouvelle pause.

Ginny ne fit aucun mouvement ne prononça aucun mot de peur que Sirius ne s'arrête.

Il devait se libérer.

- Mais cette fois…je suis plus blindé que n'importe qui face aux insultes, aux regards noirs, et autres comportements du genre…j'en rie…mais cette fois…Merlin ! Cette vieille peau a su toucher le point sensible…

Il eut un sourire ironique.

- Ne jamais sous estimer son adversaire, c'est pourtant la première règle qu'elle ma apprise.

Nouveau rictus amer.

- Ma très chère mère…elle a réussit ou d'autres se seraient brisés…elle a réussit à me faire douter…Douter de moi. De la vie que je menais, de…de…l'amour…que…j'éprouve…pour Beth…

Il leva ses yeux acier vers la rousse, pleins de larmes, ils brillaient.

On aurait dit un enfant…un enfant perdu, qui ne demandait qu'une chose : qu'on l'aide à retrouver son chemin.

Sans un mot, Ginny le serra dans ses bras.

Dans une position de réconfort presque maternelle.

- Dis moi…dis moi Lily…est ce que tu crois que je réussirais à l'aimer comme il le faut ? Est ce que je mérite vraiment l'amour qu'elle me donne? Est-ce que…est ce que…

Sa voix se brisa et Ginny sentit une larme ne lui appartenant pas, couler le long de son cou.

Elle aura tué cette vieille mégère qui se disait mère !

Au bout d'un moment Sirius sembla se calmer.

- Ne doute plus jamais de toi Sirius…, murmura Ginny au creux de son oreille. Ne doute plus jamais de toi. Les regards valent mille mots et les gestes mille paroles, tu le sais aussi bien que moi…alors ne doute plus jamais…car l'amour guide chacun de tes gestes et chacun de tes regards…On apprend pas à aimer…c'est quelque chose qu'on a en nous…parfois tellement enfoui qu'on ne le voit pas…mais ce n'est pas ton cas.

La rousse se dégagea de l'étreinte et prit le visage du brun entre ses mains.

- Si tu y crois vraiment rien ne t'enlèvera ton amour. Et…, elle eut un sourire tendre. Oublies ceux qui un jour se sont dit être ta famille…une famille ce n'est pas le lien du sang, c'est le lien de l'amour…ta vraie famille est là…près de toi chaque jour…Remus, Peter, James, Beth…moi, peut être ?...

Il eu un sourire espiègle.

Le vrai Sirius était de retour.

- Il faut que j'y réfléchisse sérieusement…, dit il d'un air amusé.

Ginny rie puis reprit.

- Garde espoir Sirius, le monde n'est pas aussi moche qu'on le croit…la preuve en est, tu t'es formé toi-même la famille qui t'acceptes comme tu es…

Elle déposa un baiser sur son front.

Une lueur nouvelle illumina leur regard.

La lueur d'une nouvelle amitié…une amitié sincère et sans bornes.

Elle se souvenait de ce moment.

Et en ce soir…Ginny ne pu s'empêcher de se sentir coupable, de se sentir comme étant le pire des monstres.

- Je ne comprends pas. Répéta Sirius en plantant ses yeux acier dans les émeraudes de la rousse. Je pensais…tu m'avais dit de garder espoir…j'y ai cru…parce que tu y croyais aussi…mais comment veux tu…

Il s'arrêta là.

De nouveau, il semblait perdu.

Comme un enfant sans sa mère.

- Comment veux tu que j'y crois maintenant quand je vois ce que tu fais. Tu aimes James. Ce n'est sincèrement pas la peine de le nier. Tu l'aimes. Mais tu le détruis. Et avec lui tu me détruis moi.

Il y eu un silence, seulement brisé par les craquement du bois dans la cheminée.

N'y tenant plus, Ginny s'approcha de Sirius et le serra fort dans ses bras, comme le soir où tout avait changé entre eux.

- Je suis tellement…tellement désolée, murmura la rousse. Mais je…je n'ai pas le choix.

Il se détacha d'elle sans comprendre.

- Que veux tu dire ?

Il la regarda troublé.

- Lily…que s'est-il passé de si terrible pour que chaque jour qui passe je vois briller en toi la tristesse et non la joie ? Qu'est ce qui t'a fait venir à Poudlard ? Pourquoi avoir changé de vie si brusquement? Pourquoi es tu si secrète? Parle par Merlin ! Raconte moi comme je t'ai raconté ma vie !

L'espace d'une seconde…d'une seule seconde, Ginny fut tentée de se confier…

Elle revit alors un homme brun, brisé par le destin cruel qui s'était acharné sur lui.

Elle revit ce même homme sombrer derrière le voile de la mort.

Elle revit Sirius Black périr.

- Je ne peux pas t'en parler…Fit elle en se détachant…Je suis désolée…je n'ai pas eu le choix…on ne fait pas toujours ce que l'on désire…même si mon cœur ne…ne réclame que ça…un jour j'ai fait une erreur…On paye toujours le prix de ses erreurs Sirius…

Il la regarda avec étonnement.

Ginny soupira et fit quelques pas en direction de son dortoir.

Il la retint.

- ON A TOUJOURS LE CHOIX ! Dit il soudainement avec colère.

- Je…

- On a toujours le choix, répéta-t-il plus doucement. Si chaque erreur à un prix, il n'est pas bon de le faire payer par les autres.

Il y eu un silence.

Sirius effaça d'un geste dédaigneux la seule et unique larme qui avait osé passer la barrière de ses yeux.

Le jeune Black força la rousse à le regarder.

C'était au tour de cette dernière d'être totalement perdue…

Tout ce qu'il lui avait dit…cela lui semblait trop irréel…impossible…

De ses yeux verts comme l'émeraude elle le contempla.

La tristesse de Sirius s'était muée en détermination, en colère et en…en autre chose que Ginny ne saisissait pas.

Le silence était à présent lourd, pesant.

- Tu ne comprends pas…, murmura-t-elle finalement en se dégageant de lui. Je suis désolée de provoquer tout…tout ça…mais…

- NON ! Hurla Sirius. TU n'es pas désolée…TU ne vois pas ce que tu es entrain de faire…et tu…tu vas briser ce que tu as construit par ta simple présence…

- Sirius…

- Non…c'est finit…pour toi, c'est Black…, fit il d'un ton si dur que Ginny aurait voulu se terrer au fond d'un trou pour ne plus en sortir.

Il se retourna prêt à s'en aller, mais s'arrêta brusquement.

- J'ai finalement la réponse à ma question n'est ce pas ? Je me suis trompé, certainement le jour où j'ai eu la stupidité de croire que tu étais le membre manquant de la famille que je m'étais construite…

Sans lui accorder un regard, sans daigner prendre compte de sa détresse, Sirius s'en alla…et le cœur de Ginny déjà brisé, se fendit encore un peu plus…cette fois elle avait atteint le point de non retour…

Cette nuit là, malgré la fatigue harassante qui la submergeait, Ginny ne pu s'abandonner aux doux bras de Morphée.

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- Miss Evans !

Ginny sursauta.

- Oui Madame Pomfresh ?

- Je vous disais qu'il ne restait plus de crin de licorne dans la réserve…

- Ah ?

- Pourriez vous aller voir Hagrid et lui en demander ?

- Bien sur.

Ginny était trop heureuse de pouvoir sortir de l'atmosphère feutrée de l'infirmerie.

Il y faisait tellement chaud et il n'y avait aucun « patient ».

Et puis…il faisait si beau dehors.

En ce dimanche de fin mai, la majorité des élèves étaient allés profiter du soleil dans le parc, et ce, malgré l'arrivée imminente des examens pour tous.

C'était le dernier week-end que Ginny et Gordon passaient à l'infirmerie, à aider Madame Pomfresh. Bientôt, ils passeraient l'examen déterminant s'ils étaient aptes à continuer l'année prochaine l'option de médicomagie.

Ginny sortit sous le regard envieux de Gordon.

Elle marcha d'un pas tranquille jusqu'aux lourdes portes d'entrées et passa dans le parc. Quelques camarades la saluèrent et elle leur répondit par un sourire.

Elle fut soulager de voir qu'aucuns maraudeurs n'étaient dans les parages.

Sirius après lui avoir annoncé sa vision des choses en cette soirée mémorable avait prit le soin d'imiter le comportement de James en l'ignorant royalement, Beth qui au départ n'avait pas semblé du même avis avait finit par opter pour la même attitude au grand damne de Remus et Gordon qui voyaient la situation se dégradée encore un peu plus chaque jour.

Ginny préférait la colère, voir la haine, à l'indifférence totale.

Car comme le disait sa mère lorsqu'elle était enfant, « si tu veux que quelqu'un n'existe plus, cesse de le voir ».

Et c'était exactement ce que faisait les maraudeurs, si l'on exceptait Remus.

A leurs yeux, elle n'existait plus.

James ne la voyait même plus, pire, il ne semblait même plus l'avoir connu un jour.

Ainsi depuis un mois, le petit groupe auquel elle avait fait parti s'était semblait-il remit et vivait tranquillement entre farces aux serpentards et retenues intempestives.

Ginny chassa ses sombres pensées de son esprit.

Ne pas se laisser envahir par la tristesse.

Rester forte.

Se lever chaque matin en chassant les cauchemars de la nuit.

Vivre en tentant d'oublier.

Et ce, même si chaque parcelle de son âme lui rappelait à chaque instant la douleur incommensurable qui lui brûlait les entrailles.

Elle arriva bientôt jusqu'à la cabane d'Hagrid.

Ce dernier était assis sur une énorme chaise en bois et taillait une…flûte ?

- Lily ! Fit il d'un ton surprit en la voyant approcher.

- Bonjour Hagrid, dit Ginny avec un sourire.

Parfois lorsqu'elle sentait la solitude peser trop fort sur ses épaules, et que sa tristesse devenait insupportable, elle se rendait chez le garde chasse.

Hagrid trouvait toujours le moyen de lui rendre le sourire avec des histoires rocambolesques ou une tasse de thé fumante. Et dans un sens Ginny venait le voir car il était le seul être à n'avoir pas changé…elle avait parfois l'impression furtive d'être de retour à son époque…loin, très loin de ses malheurs…

- Tu ne devrais pas être à l'infirmerie à l'heure qu'il est ?

- Si, si. Mais Madame Pomfresh m'envoie vous demander du crin de licorne, il n'en reste plus dans la réserve.

- Oh ! Je dois bien avoir ça quelque part…attends moi une minute.

Il partit derrière la maison et revint avec une poignée de crin de licorne.

- Il ne me reste que ça…j'irais en chercher dès que le pourrais…dis le à Madame Pomfresh.

- Oui. Merci beaucoup Hagrid.

- Viens me voir dès que tu le peux Lily !

- Promis.

Ginny s'en alla après un dernier signe de la main.

Son regard erra sur le parc et s'attarda sur les bords du lacs.

Elle vit le saule pleureur où à son époque le trio d'or s'asseyait lorsque le temps le permettait.

Un groupe attira alors son attention, il se dirigeait justement vers le saule.

Elle reconnue les maraudeurs.

Son cœur se comprima. Elle se sentit transpercée par une lame chauffée à blanc.

Car les quatre garçons n'étaient pas seuls.

Il y avait Beth bien sur, mais ça ; c'était comme à l'habitude.

Ce qui, par contre, était tout à fait contraire à l'habitude était la présence de…Kathleen Holms.

Ginny sentit ses poings se serrer.

Une colère sans nom s'empara d'elle.

Car, non seulement cette fausse rousse qu'elle haïssait, accompagnait les maraudeurs mais elle tenait aussi…la main de James.

Et celui-ci ne protestait aucunement.

Lorsque le petit groupe fut assis sous les feuilles du saule, Holms s'assit sur les genoux de James.

Ginny s'était arrêtée net de marcher.

Elle regardait le tableau devant elle avec colère et…dégoût.

Mais surtout…surtout elle avait mal.

Mal à l'intérieur. Encore plus qu'avant si c'était possible.

Elle se sentait trahie, trahie au plus profond d'elle-même.

Ce fut sans s'en rendre compte qu'elle croisa pour la première fois depuis un mois le regard chocolat de James.

Ils se fixèrent un long moment, si bien que les autres aperçurent également Ginny.

Pour la première fois depuis des semaines elle attirait l'attention du groupe…et cela était le moindre de ses soucis.

Elle ne voyait que le brun à lunettes.

Un sourire en coin vint se dessiner sur les lèvres de James.

Un sourire qui fit frissonner Ginny tant il paraissait…cruel.

James brisa le contact visuel et se pencha.

Sans aucune gêne, il embrassa Kathleen Holms qui répondit avec plaisir.

Ce fut la goutte de trop pour Ginny.

Elle sentit son cœur, déjà malmené, voler en éclats et une seule et unique larme sillonna son visage.

Elle ferma les yeux et l'essuya, avant de s'en aller d'un pas rapide.

Elle ne vit pas le regard désolé de Sirius, Beth, Remus et Peter.

Et elle ne vit pas non plus le regard triste de James lorsqu'il se détacha de Holms.

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Il y avait la douleur et puis…il y avait la colère.

La douleur de voir l'être aimé dans les bras d'une autre.

Et La colère de ne pas être cette autre.

Ginny avait facilement identifié ce qu'elle ressentait.

La Jalousie.

Un sentiment si complexe.

Un sentiment qu'elle détestait.

Mais un sentiment qui était présent et qu'elle ne pouvait pas combattre.

Ce ne fut pas d'un pas abattu et triste qu'elle retourna à l'infirmerie, mais d'un pas rageur et plein de colère.

Elle haïssait cette fille !

Elle haïssait ses cheveux roux !

Elle haïssait ses yeux verdâtres !

Elle haïssait Holms !

Comme si toute la douleur accumulée durant un mois, tout le mal qui la rongeait, s'était soudainement transformé en haine intense…contre Kathleen.

- Lily ?

Ginny releva la tête et ancra son regard dans celui de Gordon.

- Oui ? Fit elle sèchement.

Il leva les mains en signe de paix.

- Je voulais simplement savoir si tu allais bien…

Ginny se radoucit.

- Ne t'inquiètes pas pour moi.

- Lily…pourq…

- Je t'ais dit de ne pas t'inquiéter !

- Mais…

D'un regard Ginny le fit taire.

Dans sa tête, mille et un plan se formaient, et tous n'avaient qu'un seul but…

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Le stress des examens s'était enfin évaporé !

Ils étaient libres !

Ginny expira fortement, que c'était bon de sortir de la tension qui l'entourait depuis ces derniers jours.

Gordon et Remus avaient trouvés cela très étrange de la voir aussi peu affectée par ce qu'elle avait vu dans le parc. Et puis ils avaient abandonné l'idée de faire parler la rousse lorsque cette dernière les avait clairement menacé…

Ginny savait être convaincante…elle n'était pas une Weasley pour rien…Avec un sourire nostalgique, elle remercia ses frères pour l'avoir formé ainsi…

La rousse s'avançait d'un pas tranquille jusqu'à la Salle Commune.

Gordon et Remus avaient du trouver un endroit discret pour rester tout les deux ensembles, leur couple était si…beau.

Les autres…les autres devaient être quelques part et Ginny ne voulait surtout pas savoir où.

Ce n'était pas pour rien qu'elle les évitait.

Mais elle se l'avouait sans honte, elle aurait beaucoup aimé voir leur réaction face à…elle eut un petit sourire qui la faisait étrangement ressembler à Fred et Georges dans leur meilleur jour.

Ginny secoua la tête comme pour chasser une pensée malvenue.

Le portrait de la Grosse Dame pivota.

- TOI !

Elle fut accueillie par un cri aigu et strident…Merlin qu'elle haïssait cette voix !

- Toi ! Tu vas me le payer !

Ginny grimaça et tenta de garder un air serein tout en pénétrant dans la salle commune.

Mais la présence des « autres » qu'elle voulait à tout prix éviter n'aidait en rien.

- Je vais t'étriper tu m'entends ! Comment as-tu osé !

Ginny s'exhorta au calme. Cela pouvait être un désavantage d'avoir un caractère enflammé parfois…

Elle scruta la salle commune.

Etaient présents les maraudeurs au grand complet…elle s'étonna de voir Remus avec les autres, sans Gordon…Beth était là aussi…la jeune Smith semblait beaucoup s'amuser…

Pour la première fois depuis plus d'un mois, Ginny croisa le regard de la brune sans y rencontrer la moindre animosité…sans y rencontrer une totale indifférence.

La rousse ravala le sourire heureux qui menaçait de la submerger.

Sirius, pour sa part, semblait partagé entre étonnement, amusement et…autre chose que Ginny était incapable d'identifier.

Lorsqu'elle jeta un coup d'œil vers Remus et Peter, elle constata avec plaisir qu'ils se retenaient, à grand mal, de rire.

Quand à James…Ginny se refusait tout bonnement à regarder dans sa direction.

Elle sentit quelque chose en elle remuer douloureusement…elle ne voulait pas voir le regard de James…elle ne voulait pas voir la froideur, la cruauté, qu'elle avait déjà vu ce jour là, près du lac.

Ginny haussa un sourcil et d'un battement de cil refoula toute la tristesse qui la submergeait.

A par Holms personne ne parlait.

- Que me veux tu, Holms ? Fit elle d'une voix calme et posée.

- Ce que je veux ! Je veux ta peau par Merlin ! Comment as-tu osé !

Kathleen semblait –très- en colère.

- Mais de quoi tu parles ? Fit Ginny feintant l'étonnement.

- Ne joue pas à l'innocente Evans !

- Mais…

- C'est toi qui as mit toutes ces bombes à bouses dans MA MALE !

La rousse regarda Holms avec froideur mais eu du mal à cacher la lueur amusée qui traversa ses yeux.

- Ne sois pas plus stupide que tu en as l'air ! Fit Ginny. Pourquoi aurais je fait ça ?

- Parce que tu es jalouse ! Cracha Kathleen de façon spontanée.

Personne ne s'était attendu à une telle remarque de sa part, cela expliqua le froncement de sourcils de Beth, Sirius et Remus, ainsi que le regard interrogateur de James sur les deux rousses.

Ginny pâlit considérablement mais ses yeux rayonnèrent d'une colère contenue depuis bien trop longtemps.

Comment cette peste osait dire une chose pareille !?

Elle N'était. Pas. Jalouse. D'Elle.

Ou du moins elle n'était pas jalouse de cette…fille…en tant que personne…

Ginny s'avança d'un pas dangereux vers Holms qui recula imperceptiblement.

- Mais de quoi veux tu que je sois jalouse, dit elle d'une voix polaire, en évitant très soigneusement le regard de James qui la fixait à présent.

- Je sors avec James ! Lança l'autre d'une voix suraiguë, comme si c'était l'évidence.

Un silence de plomb s'installa dans la pièce.

Ginny fusilla Holms du regard et chercha désespérément quoi répondre.

Les autres scrutaient, justemment, sa réponse avec avidité.

Sirius et Beth aveint dans leurs yeux une lueur étrange, tandis que Remus se mordillait la lèvre avec inquiétude.

James porta son regard sur Ginny, on lisait aisément sur son visage le désir de savoir…de comprendre…La rousse ne pu empêcher une partie d'elle être soulagée et à la fois inquiète…cette froideur apparente, cette indifférence cruelle n'était finalement qu'un masque…un masque qui pouvait reprendre sa place à tout moment…

Les minutes passèrent lentement sans qu'aucuns bruits ne viennent briser le silence.

Ce fut finalement Gidéon et Gordon qui en entrant à ce moment, (en riant), mirent fin à cet instant de tension extrême.

Ginny reprit contenance, darda du regard sa « camarade » et de cette même voix froide déclara qu'elle n'avait rien avoir avec cette histoire stupide de bombes à bouses…où, d'ailleurs, aurait-elle pu s'en procurer ?

Les yeux des quatre garçons les plus perturbateurs que tout Poudlard est jamais connu brillèrent de façon tout à fait étrange à cette déclaration.

La rousse monta à son dortoir avec l'air le plus digne et le plus innocent qu'elle avait en stock.

Personne ne le dit, pourtant chacun avait en pensée le cadeau de noël des maraudeurs… cadeau qui avait pour but de convertir la douce Lily…

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OUF ! Vous êtes encore là ? Tant mieux…

Ce chapitre fait quand même 20 pages…

Alors vous en penser quoi ?

Sachez que j'ai du poster en urgence…non parce que je me faisais menacer…Je vous jure…Marion a remplacé sa hache par un bazouka…et devinez quoi ? Elle sait s'en servir ! lol

En tout cas, vos reviews pour le chapitre précédent m'on fait énormément plaisir !

Donc, UN ENORME MERCI A :

Marion…Sheryne (ne boudeeeeee plus!!!!)…Zaza…Shaeline…tiffanypotter...chaton weasley...Tania...Melytta Fairy…elodie black…Aurore Doudou…Sandiane…dark and devil time…Kitties potter…Mina Murrey…ilirya…lisou52…vaness…eliwan59…Miss Lisa Black…Kaena Black.

Merci de me lire, et de m'encouragez comme vous le faites, car sachez le, cela fait un bien fou, et surtout ça chauffe le cœur !

Gros bisous à tous !

Eleonore.