Salut joyeuses troupes !!!

Comment ça va ???

Alors, heureux ? Pour une fois je poste super rapidement…seulement deux semaines…je crois que c'est un record…lol

Mais il est vrai que j'ai été particulièrement sadique au dernier chapitre, alors je me suis dépêchée d'écrire celui là, et vous êtes gâtés car il fait 32 pages mes enfants…oui, je sais, c'est énorme (moins que le dernier chapitre mais quand même lol), et je ne sais pas comment j'ai pu le faire si long…

Mais là n'est pas la question.

Ce chapitre est sans doute ce que l'on peut appeler la clé de l'histoire…j'espère que vous ne serez pas trop surpris ou déçus par le tournant que prend ma fic…mais dans tous les cas vous êtes seuls juges…

Je vous souhaite donc une…BONNE LECTURE !!!

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Espace PUB : Je sais c'est mal, mais je le fais quand même, dernièrement j'ai écrit un petit OS sur le personnage de Blaise Zabini, je sais que très peu de gens s'y intéresse, mais si vous avez le temps, jetez y un coup d'œil cela me ferait plaisir !!!! La fic s'appelle « Les verres brisés »…

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Dédicace : A Marion que j'adore toujours autant…comment tu fais pour me supporter ??? lol

Et a VOUS TOUS parce que vous êtes simplement géniaux et que vous avez le courage de me lire…

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- James…

- Je t'aime, souffla-t-il. Je t'aime tellement…mais…mais je ne comprends pas.

- Qu'est ce que…

- Il faut que tu me le dises Lily, je dois savoir.

- De quoi…

- Mon Ange…dis moi…dis moi…qui es-tu

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Chapitre 33 : Deux…pour être heureux

- Par…Pardon ?

- Lily…

Il soupira et son air à la fois perdu et sérieux fit trembler Ginny.

Ce n'était pas possible…Il ne pouvait pas lui demander de…

- Regarde moi.

Elle ne se souvenait pas avoir baissé les yeux.

Lentement elle planta son regard dans celui de James.

- Qui es tu ? Répéta-t-il.

- James, je ne comprends pas…qu'est ce que…

Il eu un geste impatient et se leva avant de faire les cent pas devant la cheminée.

- Tu ne peux pas…c'est…il faut que je comprenne…il le faut

- Mais James de quoi tu parles ?

Il s'arrêta et la scruta d'un air désespéré.

Ginny sentit l'angoisse serrer sa poitrine telle un étau de fer, une peur sourde et sans limites se propageait lentement dans ses veines.

Elle n'avait jamais imaginé une telle scène.

L'idée même que James lui pose cette question ne lui avait pas effleuré l'esprit un seul instant.

Elle entendit presque, au loin dans ses souvenirs, un « vigilance constante ! » retentir.

Elle avait pâli et dans ses yeux se lisait aisément désarroi et terreur.

James le vit bien.

Mais il devait comprendre, il devait savoir pourquoi sa Lily dégageait une aura si triste parfois, il devait tout connaître d'elle, car elle connaissait tout de lui.

Ce fut pour cela plus que pour tout autre chose qu'il continua sur sa lancée.

Son regard toujours ancré dans celui de celle qu'il aimait, il raconta ce que depuis deux il cachait à tous, même à ses fidèles amis. Mais avant cela, il murmura un sort d'impassibilité sur toute la pièce. Car personne d'autre ne devait entendre.

Et Ginny su que ce soir là serait décisif, car quelque chose allait irrémédiablement changer.

- Ce jour là, commença-t-il d'une voix calme, trop calme, ce jour là sur le Chemin de Traverse, quand je t'ai vu pour la première fois…c'était indescriptible…je n'avais jamais ressenti ça auparavant…un seul regard et j'étais déjà fou de toi.

Il sourit légèrement mais Ginny, trop anxieuse, ne lui répondit pas.

- Quelle ne fut pas ma joie quand je t'ai vu dans le Poudlard Express…Tu m'intriguais, d'autant plus que tu étais la seule à me mettre dans un état si… (Il marqua une pause)…je voulais tout savoir de toi, je voulais que tu m'aimes…tu étais si différente des autres…seulement tu ne semblais éprouvé la même chose pour moi, loin de là…et puis il y a eu ce jour, le jour où tu as affronté l'Epouvantard…

- James…, tenta faiblement Ginny.

- Je n'ai pas bien compris au début tu sais ? Continua-t-il sans se soucier de son intervention. Pourquoi quelqu'un aurait il peur d'un simple retourneur de temps ?…toutes sortes d'hypothèses m'ont assailli, plus farfelues les unes que les autres…de plus, tu as mit un temps fou à venir t'expliquer sur ça…

- James, supplia-t-elle presque alors qu'il la fixait encore plus intensément.

- Et puis tu m'as dit que tu avais peur du temps car il te prendrait tout les êtres que tu aimes…seulement voilà, dans ton explication, quelque chose m'a fait douter…tu m'as dit que…que quand tu étais petite tu avais souvent peur des elfes de Maison… (1)

Il s'arrêta et Ginny déglutit.

Ce n'était pas possible…que tout ne soit qu'un cauchemar…pitié…

- Mais Lily, comment aurais tu pu avoir peur des elfes de Maison puisque que tu es d'origine moldue ?

- Je…

- Sur l'instant j'ai cru à une erreur. Puis le doute s'est installé et j'ai mené une petite enquête…seulement rien dans ton dossier à Poudlard ne paraissait louche…j'ai failli abandonné…mais il y a eu cet autre jour, peu avant les vacances de Noël en cinquième année…tu semblais tellement anéantie…si triste…comme si un passé trop douloureux te pourchassait…je t'ai suivi ce jour là Lily. J'étais dans cette pièce blanche, vide de tout. Je t'ai vu t'effondrer. Je t'ai entendu murmurer des choses sans vraiment comprendre…d'après toi qui t'as couvert lorsque tu as fini par t'endormir dans la Salle Commune ? (2)

- Que…ce n'est…

- Lily, souffla-t-il. Je ne pouvais simplement pas tolérer le fait que tu ais si mal mais tu ne voulais pas te confier…alors je me suis souvenu de cet ami à Salem.

A ces mots, Ginny blêmit définitivement.

Il ne cessait de la fixer, et elle ne pouvait détourner les yeux.

- Il a le même âge que moi, on avait le même précepteur avant qu'il ne parte aux Etats-Unis. Je lui ai demandé des informations sur toi…j'ai bien cru que j'allais m'évanouir quand il m'a répondu qu'il n'y avait jamais eu de Lily Evans à Salem. Je ne savais plus quoi faire. Devais je en parler aux autres, t'en parler à toi, ou bien oublier et me taire ?

De nouveau il marqua une pause.

- J'ai choisi de me taire. Car après tout chacun à ses secrets n'est ce pas ? Qui sait ? Peut être étais tu en danger, peut être que tu mentais pour ta propre sécurité ? Je ne voulais pas risquer qu'il t'arrive quelque chose, ou même qu'on t'éloigne de moi…parce que je t'aimais, parce que je t'aime.

Ginny sentit ses yeux devenir humides, milles et unes choses défilaient dans sa tête mais aucun son ne sortait de sa bouche.

Que pouvait elle bien répondre à ça ?

- Mais tu as encore mit à mal ma curiosité…je ne pouvais tout simplement pas ne pas savoir. Surtout pas après l'aveu que tu m'avais fait près du lac, le soir de la rentrée, après que je me sois aperçu que tu voyais les sombrals. Tu te rappelles ? Tu m'as dit qu'un de tes meilleurs amis était mort…j'aurais voulu que tu m'en dises plus…mais encore une fois tu t'es tu.

James s'arrêta encore une fois, inspira fortement, la regardant toujours de manière intense, avant de continuer.

Ginny, pour sa part, sentait son cœur battre si fort que cela en devenait douloureux.

Comment allait elle sortir de cette impasse, cette fois-ci ?

- Le temps a passé, il y a toutes ces histoires entre Remus et Gordon, puis entre nous… (il semblait difficile pour lui d'évoquer cette période)…quand tu m'as repoussé après que l'on se soit tellement rapproché, je me suis senti totalement et irrémédiablement perdu. Je ne comprenais pas en quoi ton passé, et le drame que tu avais apparemment vécu te faisait me repousser…j'ai pensé que plus qu'un ami, c'était peut être un petit ami que tu avais perdu…

- No..non…ce n'est…je…

- J'étais tellement en colère, la coupa-t-il. Tellement en colère contre toi mais surtout contre moi. Parce que je sentais que c'était là, sous mes yeux, mais que je ne comprenais pas. Quelque chose m'échappait. Quelque chose d'important, de primordiale. J'avais beau ressasser sans cesse tous les détails que j'avais assemblés mais rien…rien…

Il sembla plus que désespéré à cet instant et Ginny s'en voulu de lui faire subir ça.

Mais que devait elle faire ?

Elle se sentait si faible d'un coup…

- Cet été, j'ai décidé de faire un tour dans ton dossier civil au Ministère. Je connais beaucoup de gens là bas grâce à mon grand père, et je sais très bien me montrer discret. Et sur ce dossier il était noté que tu étais allée à Salem durant quatre années…Ce que je savais faut. Mais alors ou étais tu dans ce cas ? J'ai cherché dans les autres instituts magiques, Dumstrang, Beaubâtons…mais rien…aucune trace de Lily Evans…c'était comme si pour le monde magique tu n'avais pas existé avant ton entrée à Poudlard…

Ginny sentit sa respiration devenir difficile.

Son cœur battait vite, trop vite.

Sa tête tournait.

James était pâle en face d'elle mais il continuait à débiter ses paroles, ses déductions…il était si impressionnant…et ses yeux qui ne la quittaient pas…

- Et c'est là que je me suis aperçu de mon erreur, dit il toujours de sa voix bien trop calme. Il ne fallait pas chercher du côté sorcier, n'est ce pas Lily ?

Et Ginny ferma les yeux en priant désespérément que tout s'arrête.

Elle refoula les larmes qui menaçaient de la submerger à tout instant.

Lorsque ses yeux se rouvrirent il rencontrèrent ceux de James et elle su qu'elle courait à sa perte.

- Je suis allé du côté moldu. Ca n'a pas été simple de s'y rendre sans que personne n'en sache rien. Ca a même été très dur et j'ai du rusé pour y parvenir…il m'a fallu plusieurs tentatives…mais j'y suis parvenu…c'était devenu une obsession…quand j'ai eu ton dossier civil moldu entre les mains j'ai bien cru défaillir…parce qu'il y était inscrit que tu avais été adopté par les Evans l'été précédant la cinquième année…et parce que c'était bien la seule chose connue sur toi ! Il n'y avait rien d'autre…pas d'information sur ta vie d'avant…là encore, c'était comme si…comme si tu n'avais jamais existé avant cette adoption…

La voix de James trembla à ces mots et Ginny ne retint pas plus longtemps ses larmes.

Elles sillonnèrent ses joues silencieusement sans qu'elle ne fasse rien pour les effacer.

La rousse était en état de choc.

Mais le brun n'avait pas fini.

Pas encore.

- C'est à ce moment que les pièces du puzzle se sont assemblées. Je ne voulais pas y croire et pourtant. Les preuves étaient là, accablantes. Tu n'as jamais eu peur du temps... L'Epouvantard était un retourneur de temps. Pas le temps lui-même. Un retourneur de temps…parce que c'est un retourneur de temps qui t'a fait atterrir dans cette époque, n'est pas Lily ? Je ne sais pas par quel procédé…je n'ai jamais entendu pareille histoire…mais j'en suis sur…

Un silence oppressant suivit ces dernières paroles.

Les larmes de Ginny se déversaient inlassablement mais son regard restait planté dans celui de James.

- Alors je te repose la question…parce que je dois savoir…je t'aime…je t'aime tellement…et l'ignorance me tue…parle moi…parle moi… (sa voix trembla)…mon Ange…ma Fleur de Lys…qui es tu réellement ?

De nouveau le silence.

Ginny était incapable de bouger, de parler, de penser.

C'était à peine si elle se souvenait comment respirer.

Comment était ce possible ?

Comment avait il pu découvrir son secret ?

Mais personne ne devait savoir.

Non personne.

Pas même lui.

Que devait elle faire ?

Merlin…

Que devait elle faire ?

- Lily…

Ginny sursauta.

James s'était assis près d'elle et avec douceur lui fit tourner la tête vers lui.

D'un geste tendre il sécha les larmes qui continuaient de couler sans arrêt.

- Je ne suis pas là pour te juger. Je ne suis pas là pour condamner ton acte ou quoique ce soit d'autre. Je veux juste comprendre. Comprendre qu'est ce qui t'as fait venir à cette époque…comprendre d'où tu viens…qui tu es…comprendre…juste comprendre. Cela ne changera rien à mon amour…je te le jure…

Mais Ginny secoua la tête et de nouvelles larmes vinrent s'écraser sur les mains de James qui étaient restées sur ses joues.

Comment lui dire qu'elle ne pouvait pas… ?

Qu'elle n'avait pas le droit ?

Qu'elle tentait par tous les moyens possibles d'oublier ?

- Lily…

- Je ne peux pas, souffla-t-elle au bout de longues minutes. Je ne peux pas tu comprends ?

- Mais…

- Je n'ai absolument pas le droit d'en parler.

- Mais…

- James, dit elle. Je…je n'ai rien le droit dire parce que rien ne doit être changé.

- Mais de quand…de quelle année arrives tu ?

- Je…

Elle baissa la tête mais il la lui releva presque aussitôt.

Ses yeux exprimaient tant de tristesse que James douta un instant du bien fondé de son questionnement.

Mais il devait sincèrement savoir.

Rien que pour effacer, justement, la tristesse qui envahissait l'élue de son cœur.

Sous le regard de James, Ginny décida que la date de son départ importait peu…

- Fin 1996.

Il écarquilla les yeux.

Il s'était préparé à ça, vraiment.

Mais l'entendre de sa bouche…ça résonnait comme…comme…

- Merlin, souffla-t-il.

- James je ne peux rien dire de plus…rien…c'est le prix à payer pour avoir enfreint la loi de l'espace et du temps. Je suis condamnée à voir ce qui s'est déjà passé sans rien y changer.

- Lily…pourquoi ? Je veux dire pourquoi être revenue à cette époque ? Etait ce un accident ? Qui est au courant ?

Elle prit le temps de réfléchir.

Devait elle répondre ?

Peut être…

- Dumbledore est le seul à être au courant, c'est grâce à lui que je peux vivre normalement, il m'a trouvé un foyer où on m'aime, il m'a écouté lorsque j'allais mal…et je pense qu'il sera vraiment très furieux quand il saura que tu es au courant…parce qu'il le saura, ça, tu peux en être sur.

James ne dit rien mais ses sourcils se froncèrent.

- Tu n'as pas répondu à ma première question, Lily, fit il lentement.

- Oui.

Il ouvrit la bouche mais elle le coupa.

- Et je ne répondrai pas.

- Pourquoi ?

- Car je n'en ai pas le droit.

Il y eu un de nouveau un silence.

Ils se regardaient toujours avec une intensité presque effrayante.

Comme s'ils essayaient de lire l'un dans l'autre.

James soupira et se prit la tête entre les mains.

- Il y a forcément une raison…et…pourquoi dis tu que tu es condamnée à revivre ce qui s'est déjà passé…que va-t-il arriver de si dramatique…Lily, parle moi !

Mais elle secoua lentement la tête.

- Il m'a fallu plus de deux ans pour reprendre une vie normale et accepter, ne brise pas tout James…

Il ne dit rien, la tête toujours enfouit entre ses mains.

- Ne brise pas tout, souffla-t-elle encore.

Un long moment de silence passa.

- Je suis désolé.

La voix de James était rauque.

Il se redressa et se plongea de nouveau dans le regard émeraude de Ginny.

- Je suis désolé, répéta-t-il.

- Je…

- Je suis désolé car je vais tout briser.

Sur le coup, Ginny resta muette.

- Je dois savoir.

- James, je n'ai pas le droit.

- Depuis quand est ce que je me soucie des règles, souffla-t-il avec rage.

Elle voulu répliquer que cette fois c'était bien différent mais il la coupa.

- Je ne fais pas ça juste pour connaître l'avenir…sérieusement qui voudrait connaître son avenir ? Il n'y aurait plus aucun piquant dans la vie…non, je fais ça parce que je t'aime et que tu souffres, tu souffres tellement que tu as mis deux ans à t'ouvrir à moi et ce au prix d'un immense effort.

- James…

- Non, Lily. Nous n'irons pas loin si il y a un si grand secret qui nous sépare. Accepterais tu que je te cache une grande partie de ma vie ? Non. Surtout si ce morceau de mon histoire me fait souffrir…oses nier ça Lily.

- Je…

Mais elle n'avait rien à dire.

Il avait raison.

Un tel secret creuserait un fossé entre eux et…de plus… il serait tellement bon de pouvoir se confier…

Elle secoua tristement la tête.

Elle n'avait pas le droit.

C'était le prix à payer…

- Rien ne doit changer, dit elle d'une voix sourde.

- Et rien ne changera, répliqua James.

Elle le regarda intensément, hésitante.

- Lily, soupira-t-il. Je ne compte pas changer l'avenir, cela serait totalement irresponsable et même si je n'en ai pas l'air je suis responsable

Elle eu un micro sourire mais aucun son ne sortit de sa bouche.

- Tout ce que tu diras…je le garderai en moi. Je te le jure…je te le jure sur ma vie.

A ces mots, une mince lueur bleutée les enveloppa.

- James ! Tu as prêté serment ! S'offusqua Ginny.

- S'il n'y a que ça qui peut t'aider à soulager ton cœur, alors je recommencerai…je prêterai tous les serments imaginables…mais pitié Lily…pitié…parle moi que je puisse chasser à jamais la tristesse de tes yeux…

Et tandis que les yeux chocolat de James la suppliaient, quelque chose céda en Ginny.

Quelque chose dans son cœur, quelque chose qu'elle ne saurait nommer.

Aucun serment n'était nécessaire car James ne dirait jamais rien qui puisse lui causer du tort.

Car il l'aimait, il l'aimait sans compter.

Et elle l'aimait, elle l'aimait au point de lui offrir une confiance sans bornes.

Parce qu'à jamais ils seraient unis par le lien indestructible de l'amour.

Et que rien ne les séparerait.

Rien.

Pas même la mort…

La même sensation de limpidité qu'elle avait ressenti le jour de Noël s'empara d'elle à nouveau.

Alors elle parla.

D'une voix où l'émotion perçait.

Et bizarrement les mots étaient simples à trouver…si simples…

- Dans mon autre vie, je m'appelais Ginevra Molly Weasley, mais on me surnommait Ginny. Je suis née le 16 octobre 1981 de Molly et Arthur Weasley.

Sa voix tremblait.

James lui saisit les mains comprenant que Ginny aurait besoin de tout son soutien.

- Je suis la cadette d'une famille de sept enfants dont je suis la fille unique.

Ses yeux se fixèrent sur l'âtre de la cheminée et un voile de tristesse tomba sur son regard.

Mais les mains de James serraient doucement les siennes, lui redonnant du courage.

Durant un long moment elle parla.

Elle raconta le Terrier et sa famille.

Elle raconta le monde sorcier qu'elle avait connu.

Elle raconta Poudlard.

Et elle raconta Harry.

Harry et sa famille déchue.

Harry et ses amis fidèles.

Harry et Voldemort.

Plusieurs fois les larmes roulèrent sur ses joues.

Plusieurs fois elle fut tentée de se taire.

Mais à chaque fois James administrait une douce pression sur leurs mains entrelacées.

Le brun à lunettes resta silencieux, les traits impassibles durant tout son récit.

Rien ne vint perturber son calme apparent.

Et seule la contraction de sa mâchoire indiqua à Ginny sa colère et sa tristesse.

Lorsqu'elle en vint à parler de son arrivée en 1975, et de tout ce qui en découlait, il fronça les sourcils.

Le silence régna en maître durant de longues minutes quand elle se tu, le cœur au bout des lèvres.

Un silence qui devenait oppressant.

Elle aurait aimé que James dise quelque chose, n'importe quoi…tout sauf ce regard vide qu'il portait sur le feu mourant dans la cheminée…

Finalement il se leva brusquement, la faisant sursauter.

Comme précédemment il fit les cent pas devant elle.

Puis sans prévenir il attrapa la table basse qui se tenait à quelques pas de là, la souleva, et la jeta à l'autre bout de la pièce.

La table se scinda en deux.

Et le bruit de cassure de répercuta dans le cœur de Ginny comme un écho à la douleur qui la saisissait en voyant James réagir de la sorte.

Il était en colère.

Tellement en colère.

Elle pouvait le lire sur son visage à présent.

Jamais elle ne l'avait vu ainsi, à la fois furieux, désorienté, désespéré et malheureux.

Peut être aurait-elle du se taire…

Elle baissa la tête lorsque James brisa un à un les fauteuil de la pièce, sans prononcer le moindre sortilège.

Ses larmes coulèrent lorsqu'il fit exploser un des magnifiques tableaux qui ornaient les murs…

Mais pourquoi ne s'était elle pas tu ?

Pourquoi avait elle parlé ?

Merlin…

James n'avait jamais ressenti un tel mélange d'émotions.

Non jamais.

Il avait déjà connu la tristesse, l'amertume, le désespoir et la colère.

Mais jamais il ne les avait ressenti toutes en même temps.

C'était comme un feu ardent qui ravageait sa poitrine, comme des lames chauffées à blanc qui lui entaillaient le cœur.

Il ne comprenait pas.

Non, il ne comprenait plus.

Comment sa vie pourrait elle prendre un tel tournant ?

Toutes ces pertes…toutes ces souffrances…tout ces morts…

Et son fils…leur fils…le fruit de leur amour…destiné à tuer ou à être tué…

Peter…Peter…pourquoi est ce que Peter les trahirait, c'était insensé !

Et pourtant…

Un autre tableau explosa.

Ginny sursauta.

- Pourquoi ? Murmura James.

Silence.

- POURQUOI ? Hurla-t-il. POURQUOI EST-CE QUE TU LAISSES NOS VIES PRENDRE UN TEL CHEMIN ? POURQUOI ES-TU REVENUE SI FINALEMENT TU NE CHANGES RIEN ! C'EST TON FILS PAR MERLIN ! TON FILS ! IL NE CONNAITRA NI PERE, NI MERE…NI MEME PARAIN ET MARAINE !

Il marqua une pause et Ginny se recroquevilla sur elle-même.

Il la haïssait…il la haïssait…il la haïssait…

C'était la seule pensée encore claire qui défilait dans son esprit.

- N'AS-TU DONC PAS DE CŒUR ? TOUTES…TOUTES CES SOUFFRANCES QUE TU POURRAIS EVITER DE FAIRE SUBIR…MAIS TU NE FAIS RIEN ! RIEN ! TU N'ES QU'UNE LACHE !

Un troisième tableau explosa.

Et ce fut trop.

Ginny ne voulait plus l'entendre.

Elle ne voulait plus entendre le venin qui sortait de la bouche de celui qu'elle aimait plus que la vie elle-même.

Une sourde colère se propagea dans ses veines, une rage emporta son cœur dans une course effrénée.

- QUE CROIS TU ? Cria-t-elle à son tour. QUE CROIS TU ? QUE JE REGARDE L'HISTOIRE SE REPETER PAR PLAISIR ? QUE JE ME REJOUIS D'ETRE ICI ? JE N'AI RIEN DEMANDE ! RIEN ! J'AI FAIT UNE ERREUR ET J'EN PAYES LE PRIX CHAQUE JOUR…CHAQUE JOUR !

Les traits de James se figèrent.

Cette fois, ce fut un vase qui vola en éclats.

Ginny sursauta violement, le vase se trouvait sur la table tout près d'elle.

Elle avait peur.

Peur.

Et James réalisa.

Elle avait peur de lui.

De lui.

De sa réaction.

Ses entrailles se glacèrent.

Qu'était il entrain de faire ?

Qu'avait il dit ?

Son but premier n'était de lui faire mal, où de lui faire peur…il était de la rassurer, de l'aimer jusqu'à ce que la tristesse s'en aille…de partager son fardeau…

James s'approcha d'elle et elle eu un mouvement de recul.

Le cœur du brun à lunettes se tordit violement, douloureusement.

Il tomba à genoux, en face d'elle.

Et il pleura.

Il pleura sa peine.

Il pleura sa colère.

Il pleura son amour.

Et Ginny le comprit.

Elle aussi se mit à genoux, et doucement elle le prit dans ses bras.

Il posa sa tête contre sa poitrine, près du cœur de la rousse, et se laissa bercer en murmurant des « je suis désolé » à répétition.

Longtemps ils restèrent ainsi, lui s'accrochant désespérément à elle, et elle le berçant en pleurant doucement.

Au loin dans le Manoir une horloge sonna trois fois.

James se redressa légèrement et planta son regard dans celui de la rousse.

Plus aucun mot n'était nécessaire.

Non.

Ils avaient dépassé ce stade.

Il posa ses lèvres sur celles de Ginny, doucement, amoureusement, avec tendresse.

Comme une demande de pardon…comme une promesse…

Lorsqu'il se détacha, il murmura :

- Tu ne seras plus jamais seule pour porter ta peine mon Ange. Plus jamais. Je serais toujours là. Toujours. Pardonne moi…

Il lui caressa doucement les joues effaçant par la même les sillons tracés par les larmes.

- Je t'aime, souffla-t-il.

Elle le regarda longtemps encore, si longtemps.

Puis elle enfoui sa tête dans le cou de James et y déversa toutes ces larmes de tristesse, de colère, et de désespoir qu'elle avait du contenir, elle se laissa entourer par la chaleur protectrice de celui qu'elle aimait, elle oublia le mal de ce monde entre ses bras.

Il fut patient, lui caressant les cheveux, lui murmurant de doux mots, lui assurant son soutien indéfectible…

Longtemps ils restèrent assis à même le sol, enlacés comme seules deux âmes sœurs pouvaient l'être.

Ce ne fut que lorsque la rousse se calma, que ses larmes se tarirent, qu'ils prirent soin de s'installer plus confortablement sur le canapé, seul rescapé de la colère de James.

- Il va falloir…rangé tout ça, marmonna le brun à lunettes en désignant les dégâts.

La rousse eu un sourire presque amusé.

- Depuis quand appliques tu si bien les sorts informulés James ? Demanda-t-elle d'une voix cassée en se calant entre les bras de son petit ami.

Il rougit.

- Je ne sais pas, avoua-t-il. Je crois…c'est juste quand je suis en colère…je ne me contrôle plus…

Un silence tranquille flotta quelques instants.

- Tu veux en parler ? Fit la rousse consciente que leur conversation sur son origine temporelle ne s'était pas encore achevée.

- Seulement si tu t'en sens capable…

- Je préfère que tout sorte maintenant…et qu'on évite d'en reparler après.

Il acquiesça lentement.

- Lily… Comment fais tu ?

Elle fronça les sourcils.

- Comment fais tu pour tout connaître et ne pas agir ? Demanda-t-il sans une once de reproche, cette fois.

Elle soupira.

- Je ne sais pas vraiment.

- Mais Peter, cracha-t-il avec rancoeur. Comment arrives tu à vivre avec lui en sachant qu'il…qu'il…qu'il nous tuera ! Bon sang, c'est si dur. C'est un de mes meilleurs amis…il va te tuer

Bizarrement James semblait beaucoup plus affecté par la mort de Ginny que par sa propre mort…

- Je suppose que je m'efforce de le voir tel qu'il est aujourd'hui, dit elle d'une voix à peine audible.

- Comment ça ?

- James, Peter n'est pas encore cet être abject qui fera souffrir Harry, il n'est pas encore celui qui nous trahira…et malgré que cela me soit interdit, j'ai toujours cet espoir au fond du cœur qu'en le respectant et en lui offrant mon amitié, il changera…

- Mais Lily, ton voyage est une boucle temporelle…ça veut dire que tout ce que tu as fait ou fera n'a en rien affecté le futur…ton espoir est vain…

- Peut être est il vain pour nous James…mais qui sait ? Qui sait si l'amitié que nous offrons à Peter ne le fera pas se repentir plus tard, peut être le jour où Harry devra faire face à son Destin…

James la regarda comme s'il la voyait pour la première fois et lui murmura de nouveau un « je t'aime » passionné.

- Je ne sais pas comment je vais réagir en le voyant…

- Agis comme tu le fais d'habitude et…profite de l'instant présent…profite de ces moments tant qu'il en est encore temps, dit elle d'une voix triste.

James resserra son étreinte autour de sa bien aimée.

Pourquoi le destin était-il si cruel ?

Fallait-il vraiment que sa Lily meure ?

Il soupira.

De nouveau le silence s'installa.

James réfléchissait à toute allure aux moindres détails donnés par Ginny, cherchant un indice, un élément, n'importe quoi qui lui permettrait de voir l'avenir de manière plus heureuse que ce qu'il apercevait.

« Cette nuit là Voldemort l'a marqué comme son égal, notre fils James, il est devenu l'élu à seulement un an…, la voix de Ginny s'était brisée, …notre fils. »

« Orphelin…orphelin…élevé par ma sœur de sang de cette époque…cette sœur qui n'a pas daigné lui offrir de l'amour… »

« Il va L'affronter tant de fois…tant de fois il frôlera la mort…il est si courageux, et à la fois tellement téméraire… »

« Gordon…Gordon et Gidéon sont morts en combattant six mangemorts… »

« Remus a vécu en reclus de la société durant presque douze ans… »

« Sirius a été enfermé durant douze ans à Azkaban, et seule sa forme d'Animagi lui a permit de repousser la folie…il est mort en passant le voile de la mort au ministère de la magie… »

Merlin !

Ou était il censé cherché une lueur d'espoir dans ce noir avenir ?

Où pouvait donc résider un potentiel bonheur entre ces évènements tragiques ?

James en aurait hurlé de rage, de rage et de désespoir.

Il serra encore plus fort Ginny contre lui.

Si fort.

« On m'a jeté un sort pour que je perde la mémoire en arrivant ici…je ne savais plus qui j'étais…c'est la raison pour laquelle je t'ai tant de fois repoussé…tout m'est revenu cet été…mais je ne sais pas qui…ni dans quel intérêt… »

Sa Fleur de Lys.

« Il t'a tué en premier James…et puis ça a été mon tour…et Harry revoit la scène chaque fois qu'il croise un Détraqueur…chaque fois il nous revoit mourir… »

Son Ange et le fruit de leur amour…

Mais ou était donc cette foutue lueur d'espoir…ou était elle !?

Il sentit la rousse resserrer son étreinte comme il venait lui même de le faire.

« Ron, Harry et Hermione sont très liés…ils ont traversé tant de choses ensembles…et ils en traverseront tant d'autres…c'est une amitié sans failles qui les unis…Harry n'est pas seul…Harry n'est pas seul…Harry n'est pas seul… »

La voilà la lueur d'espoir.

Une larme roula lentement le long de la joue de James.

« Harry n'est pas seul. »

Malgré tout…son fils…son fils serait entouré d'amour.

Une deuxième larme sillonna son visage.

Puis quelque chose tilta dans l'esprit du brun à lunettes.

« Sirius est mort en passant le voile de la mort au ministère de la magie »

« On m'a jeté un sort pour que je perde la mémoire…je l'ai retrouvé l'été dernier… »

Ces deux évènements lui étaient étrangement familiers.

Ou avait il déjà entendu ça ?

Pourquoi cela lui rappelait-il quelque chose… ?

Il poussa un soupir de frustration…il était sur de connaître un élément qui éclaircirai tout ça…qui ferait s'illuminer la lueur d'espoir…

Ou avait il déjà vu de tels évènements ?

Ou est ce que…

- Mais bien sur !

Il se leva d'un bond et Ginny sursauta pour la énième fois en seulement une soirée.

- James ?

- Lily, viens avec moi.

Il semblait soudain si enthousiaste que la rousse se leva et le suivit, intriguée.

Il la conduisit devant un pan sans ornements du mur gauche du salon.

- James Christopher Potter.

Ginny s'apprêtait à lui dire qu'elle connaissait très bien son nom, mais elle se tu, estomaquée, lorsque le pan du mur s'ouvrit pour laisser place à un couloir qui s'éclaira à leur entrée.

- Qu'est ce que…

- Lily, fit James. Je crois que j'ai compris quelque chose d'important mais je dois vérifier mes hypothèses…

Il la regarda anxieusement avant de lui sourire.

- Ce que je vais te montrer maintenant, aucun être ne faisant pas parti de la famille Potter ne l'a vu. Personne ne rentre ici s'il n'est pas Potter.

- Tu…

- Je n'ai jamais révélé l'existence de ce passage, ni de la pièce qui se trouve au bout, à quiconque…pas même aux maraudeurs…

- Je…

- Tu dois garder pour toi tout ce que tu vas voir, tu comprends ?

- Oui…je te le jure…mais James…je ne suis pas une Potter…

- Non, c'est vrai, mais tu le seras bientôt.

Elle rougit plus que de raison et il l'embrassa doucement.

- Viens, dit il en lui prenant la main.

Le passage n'était pas très long et ils débouchèrent vite sur la fameuse pièce secrète.

Ginny qui s'attendait à quelque chose d'extraordinaire fut assez déçue lorsqu'elle constata que la pièce se révélait être une simple bibliothèque.

La salle était circulaire et ses murs étaient recouverts de centaines de livres.

James lui lâcha la main et se précipita sur une rangée de bouquins, il devait avoir l'habitude de se rendre ici…

Ginny continua son inspection de la pièce et son regard tomba sur plusieurs balais, soigneusement rangés dans un coin.

- James…pourquoi y a-t-il des balais dans cette bibliothèque ? Demanda-t-elle étonnée.

- Oh…je crois que mes ancêtres trouvaient plus amusant de monter par ce moyen plutôt que par des échelles…ou quoique ce soit d'autre d'ailleurs…on est tous fana du Quidditch depuis des générations…

Ce fut seulement à ce moment que Ginny leva la tête et constata le côté extraordinaire de la pièce.

Car les rangées de livres s'étendaient à l'infini dans les airs.

Tellement haut que la rousse ne distinguait pas le plafond.

- Impressionnant n'est ce pas ?

Ginny se tourna vers James qui lui souriait.

- Cette bibliothèque réunit des découvertes amassées durant sept siècles où ont défilé des générations de Potter…autant dire que c'est un trésor aux vues des différents exploits des membres de ma famille…la majorité de ces livres sont uniques car ils renferment les écrits de mes ancêtres, et je peux te dire que certaines choses qui sont écrites ici sont inconnus au reste du monde et le resteront un moment…

- Pourquoi ?

- Car le monde n'est pas encore prêt à les découvrir, dit il avec un sourire mystérieux.

Il s'éloigna et se saisit de deux balais.

- Je ne t'ai jamais vu sur un balai, mais si tu as joué dans l'équipe de mon talentueux futur fils, je suppose que tu peux monter avec moi…ce qui m'intéresse se trouve tout en haut…

Il lui fit un clin d'œil et enfourcha son balai avant de s'élever à grande vitesse.

Ginny eu un sourire et le suivit.

C'était la première fois depuis plus deux ans qu'elle montait sur un balai…Son estomac fit un bond, son cœur s'allégea et ses yeux pétillèrent lorsqu'elle décolla du sol…cela faisait si longtemps…si longtemps…elle se mit à rire sans raison.

James la regarda et soudain le poids qu'il portait à la poitrine depuis les révélations de la rousse s'estompa…car ce rire joyeux, ces yeux émeraudes, et ce visage magnifique valaient tous les sacrifices…

Ils mirent plusieurs minutes avant d'atteindre le haut de l'immense bibliothèque.

- C'est là, fit James en se stoppant.

Ginny s'arrêta également.

Le brun à lunettes parcourut quelques rangées de livres et au bout de cinq minutes en attrapa un à l'allure si ancienne que la rousse était persuadée qu'il s'effriterait à peine ouvert.

- Redescendons…, fit James après avoir feuilleté le volume.

Une fois au sol, Ginny n'y tint plus.

- Tu vas m'expliquer ce que tout ça veut dire, par Merlin ?

- Patience, dit il avec un sourire énigmatique.

Elle leva les yeux au ciel, et se surprit à être amusée…Comment pouvait elle être si légère après tant de révélations douloureuses et tant d'émotions ?

Elle se rabrunit mais James, voyant son trouble, lui saisit les mains et lui murmura un « tout va bien » qui lui soulagea le cœur.

Ils s'assirent à même le sol, le dos appuyé contre le seul mur vide de tout livre.

- Cet ouvrage, commença le brun à lunettes, est le plus ancien des livres de la bibliothèque Potter. Mais là n'est pas l'important, il comporte un caractère spécial…

- Quoi donc ?

- Ouvre le, répondit James.

Intriguée, Ginny s'exécuta.

Quelle ne fut pas sa surprise en constatant que toutes les pages de l'œuvre étaient…blanches.

Vides de toute écriture.

- Qu'est ce que…

- Ce livre ne peut être lu que par un Potter.

- Mais que contient il de si important pour nécessiter une telle protection ?

- Il renferme les secrets les plus anciens de ce monde.

- Comment ça ? Demanda Ginny en fronçant les sourcils.

- Des réponses aux questions que les hommes, sorciers ou moldus, cherchent depuis la nuit des temps…

- James, tu me fais peur…

Il rit et déposa un baiser sur le front de la rousse, elle se calla entre ses bras et il reprit le livre, l'ouvrant à la page qu'il désirait.

- Tu vois, Lily, le départements des mystères est un endroit ou justement les sorciers les plus intelligents de ce monde cherchent les réponses aux questions telles que la mort, l'amour, la vie, la peur…S'ils savaient que mes ancêtres ont recueilli toutes ces réponses depuis des siècles…

- James…explique toi clairement…

- Les Potter ont toujours été dans la ligne de mire des grands mages noirs car tous savaient que la connaissance de notre famille sur la magie était très importante, et ce, grâce à notre bibliothèque que nous avons toujours cachée au monde.

- Mais pourquoi ?

- Car il y a des vérités qu'il ne vaut mieux pas révéler.

- Mais comment avez-vous pu réunir ce que des milliers de sorciers n'ont jamais réussi réunir…

- L'un de mes ancêtres était en étroite liaison avec les différents peuples magiques que beaucoup de sorciers estiment, à tort, comme inférieurs. Ces peuples lui ont apporté les réponses qu'il désirait et il les a retransmit dans ce livre en l'ensorcelant pour que seule sa descendance puisse le lire…sache que depuis mon enfance mon père et mon grand père m'ont appris à maîtriser ces informations avec soins…

Ginny resta muette de stupéfaction de longues minutes.

Elle avait toujours su que la famille Potter avait quelque chose d'exceptionnelle…et elle venait de comprendre quoi…au delà de leur puissance, c'était leur sagesse qui leur avait fait conserver ce livre à l'abri des regards…c'était leur sagesse qui leur faisait protéger ce lieu qui réunissait tant d'informations…et c'était encore leur sagesse qui leur ordonnait de gérer ces mêmes informations avec tact…

- Je regrette… (James sembla soudain triste, si triste que Ginny en eu le cœur serrer)…je regrette de savoir que je ne pourrais jamais enseigner à mon fils les secrets de ce lieu…d'ailleurs je ne pourrais jamais rien lui enseigner…

La rousse le prit dans ses bras et il enfouit doucement son nez dans le cou de Ginny.

- Mais il ne sera pas seul, hein Lil' ? Il ne sera pas seul…

- Non, il aura des amis sur qui compter, des amis qui l'aiment…

- Et il aura aussi un parrain…

- James, souffla-t-elle tristement. Je t'ai dit que…la raison de ma venue…tu sais…Sirius va mourir. Il va mourir, répéta-t-elle.

- C'est la que tu trompes.

- James…

- Laisse moi t'expliquer, dit il fermement en se redressant et en se plongeant dans la lecture du livre, toujours ouvert sur une page que Ginny voyait blanche.

Il y eu quelques minutes de silence où James fronça les sourcils de concentration, puis un sourire vint fleurir sur les lèvres du brun à lunettes.

- Je ne serais pas là pour mon fils, mais je jure qu'il y aura un homme sur cette terre qui l'aimera comme son enfant, comme moi je l'aimerai, et cet homme ne peut être que Sirius.

- James…

- Lily, la coupa-t-il. Sirius n'est pas mort en passant à travers ce voile.

- Pardon ? S'exclama Ginny en pâlissant.

- L'Arche qui se trouve au département des mystère ne recueille pas le voile de la mort comme le pense les chercheurs. Le voile a été découvert il y plus de mille ans, et les sorciers en sont venus à le considérer comme un portail entre la vie et la mort, sauf que ce portail n'existe pas et n'existera jamais, puisqu'il ne peut en aucun cas être matériel ou visible par des vivants, lu James. Le voile n'est en fait qu'une entrée dans un couloir de temps figé, l'être qui y pénètre est alors prisonnier d'un moment de sa vie, il revoit inlassablement la scène la plus importante de son existence. Aucun humain n'est ressorti du voile.

- Mais comment le livre peut affirmer tout ça si personne n'en est ressorti ?

James eu un sourire.

- Aucun humain Lily.

Elle ouvrit grand les yeux.

- Tu veux dire que…

- Oui. Les sorciers ont décrété que le voile était un passage entre la vie et la mort car aucun sorcier n'en était ressorti, ils n'ont jamais cherché plus loin en pensant que peut être des représentants d'autres espèces l'avaient fait, eux. Ils essayent de percer, inutilement, le mystère de la mort, or ça, aucun peuple, pas même le plus sage ne peut le faire.

Il y eu un moment de flottement durant lequel Ginny assimila toutes ces informations.

- Mais James, dit elle abattue. Si aucun humain n'est ressorti pourquoi crois tu que Sirius lui pourrait…

- Car, contrairement aux gens du ministère, nous connaissons la nature du voile et nous avons les réponses des autres peuples…

- Et comment…

- L'Arche a été construite par les Elfs des bois dans le but de comprendre la raison de leur existence, et surtout pour comprendre ce qui leur a fait prendre un tel tournant.

- Les Elfs des bois ? Je n'en ai jamais entendu parler…

- C'est une race éteinte depuis des siècles…ils étaient très sages…et entraient dans le voile et en ressortaient comme bon leur semblait…, fit James les yeux toujours rivés sur le si précieux livre.

De nouveau un silence s'abattit sur la bibliothèque.

- Pour que Sirius revienne il faut qu'il comprenne qu'il peut revenir.

- Comment ça ?

- Je suppose qu'à force de revoir la même scène inlassablement, on perd ses repères facilement et qu'on oublie ce qui n'est pas cette scène et par conséquent comment rentrer à la maison…attends…il est marqué que si une personne le rappelle, il l'entendra…mais le reste dépend de lui…

James soupira.

- C'est pas gagné, dit il avec une mine déconfite.

Ginny elle, était beaucoup plus optimiste.

- Mais James ! Comment peux tu dire ça ! Il est clair que si Sirius entend Harry ou Beth ou encore Remus l'appeler il reviendra, tout simplement parce qu'au moins un des trois fera parti de la scène dans laquelle il est coincé ou au moins y sera rallié…

James la regarda avec de grands yeux…il n'y avait pas du tout pensé…

Il lui déposa de nouveau un baiser sur le front et referma le livre avec une mine déterminée, puis murmura un sort et le bouquin alla reprendre sa place tout en haut de la bibliothèque.

- Je pense qu'on trouvera un moyen pour que Harry ait ce livre en sa possession, après ton départ de 1996…, dit il résolument.

Le brun à lunettes se leva et Ginny éreintée, n'eu pas la force de le suivre, elle se sentait vidée par toutes ces révélations…c'était trop…trop d'un coup…

Pourtant James n'avait pas fini de la surprendre…

- Maintenant passons à toi…

Elle sursauta, si bien qu'elle se sentit parfaitement réveillée en un instant.

- A moi ?

- Oui…tu m'as bien dit que tu avais perdu la mémoire et l'avait retrouvé à un date précise…comme si tout avait été calculé, prévu…

- Oui…, dit elle craintivement.

- Et bien j'ai ma théorie sur ça…je peux me tromper…je ne suis pas Dumbledore après tout…

- Même Dumbledore peut se tromper, fit Ginny avec résignation.

- C'est vrai…mais vois tu, cette histoire de mémoire m'a rappelé un livre qui se trouve ici…c'est de l'ancienne magie…enfin je crois.

Il saisit un livre sur une des étagères les plus basses et revint s'asseoir près d'elle, lui entourant la taille d'un bras protecteur.

Tout deux étaient fatigués, la nuit était bien entamée et les émotions qu'ils avaient éprouvées en si peu de temps les avaient terrassé, cependant aucun des deux ne trouveraient le sommeil sans comprendre…

- Regarde, fit James au bout de quelques minutes passées à feuilleter le livre qui, cette fois, était accessible à Ginny.

- Le sortilège de mémoire, lu la rousse.

- Oui, de mémoire, pas d'oublie.

- Ce qui veut dire que toutes ces informations n'ont jamais été effacé de ma tête…

- Elles étaient juste masquées…parce que la mémoire est malléable et que ce sortilège permet d'en faire ce qu'on veut…

- Ce qui explique le comment de mon…amnésie, disons…mais pas le pourquoi, ni le qui

- Lily…on ne peut pas connaître la mémoire d'une personne si bien…tellement bien en fait, que les souvenirs les plus précis de sa vie ont été masqué, des souvenirs et des pensées que seule cette personne connaît…

- James, qu'est ce que tu insinues ? Questionna Ginny en plissant les yeux.

- Je pense que tu t'ais jeté toi-même ce sortilège.

- Pardon ? S'exclama la rousse.

Il eu un rire devant son air ahuri.

- Tu m'as dit que tu étais née seulement deux semaines avant notre…notre mort… (il déglutit et Ginny lui pressa doucement les mains)…ce qui veut dire que techniquement tu as pu te jeter ce sort, et en fait cela expliquerai beaucoup de choses…comme le fait que le collier que je t'ai offert à Noël ait été en ta possession dès ta naissance…

La rousse se mit à réfléchir à toute vitesse…elle se souvint de réflexions qu'elle s'était faite à elle-même et qui ne lui étaient revenues qu'après cette journée au chemin de traverse, comme toutes ces fois où elle avait trouvé étrange le fait d'avoir les mêmes yeux qu'Harry…or elle n'avait jamais parlé de ces réflexion à quiconque, seule elle les connaissait…

Et puis le collier…le collier…qui d'autre aurait pu lui remettre si ce n'était elle-même ?

- Mais…mais…pourquoi aurais je fait ça…enfin pourquoi est ce que je vais faire ça ? Oh Merlin toutes ces conditions temporelles me donnent mal à la tête…, marmonna-t-elle.

James passa une main sur son visage, visiblement Ginny n'était pas la seule à avoir mal à la tête…il semblait en proie à une réflexion intense…

Puis il se frappa le front de la main.

- C'est évident, dit il avec un léger sourire. Tu as fait ça pour éviter que les choses soient modifiées…en ignorant le fait que tu sois la mère de Harry tu t'ais interdis certaines choses et permises d'autres, et cela ne doit…ne devait…pas changé. Parce que c'est une boucle temporelle…

Ginny acquiesça…cela tombait sous le sens…mais tout de même…savoir qu'elle s'était infligée elle-même un tel sort était dur à avaler, il fallait l'avouer.

D'un coup tout lui semblait évident, presque trop évident.

Dans tout le Manoir une horloge sonna cinq fois.

- On ferait mieux d'aller se coucher, dit James en se levant et en aidant Ginny à se redresser.

- James…

- Oui ?

- Je…je…

Il la scruta un instant et comprit.

Il s'immobilisa et lui prit le visage en coupe.

- Lily, tu n'es pas responsable de tout ce qui est arrivé ni de tout ce qui arrivera. Tu n'y es pour rien. On ne changera pas cet avenir car ainsi est tracée notre destinée mais cela ne nous empêchera pas d'être heureux…cela n'empêchera pas Harry d'être heureux.

- Je…je lui avais promis, souffla-t-elle dans un sanglot.

- Et ta promesse sera tenue car il vaincra, tu entends Lily, il vaincra parce qu'il aura connu l'amour…le mien, le tien, celui de nos amis, et celui des siens…il ne sera jamais seul et ce grâce à toi…

Les larmes roulèrent sur les joues de Ginny et il les sécha avec tendresse.

- Aller viens, il est temps de dormir, et dès demain on profitera du temps qui nous reste…je te promets qu'on sera heureux…moi je le suis déjà, puisque tu es avec moi et que tu m'aimes…

Elle se jeta dans ses bras et il la serra fort.

Finalement ils entrèrent dans le salon et se rendirent compte avec effroi de la pagaille que James avait causé…

- Et Merde…

Ginny eu un sourire amusé et lui infligea une tape sur le derrière de la tête.

- Vocabulaire Potter !

Il eu un rire et se mit à réparer les dégâts qu'il avait causé.

Ginny l'aida et au bout d'une demi heure tout fut remis à sa place à part…

- Les tableaux…, geint James. Ma mère va me tuer…

Ils eurent beau tenter l'impossible rien ne ramena les trois tableaux qu'il avait pulvérisé.

- On va les détacher…et demain on improvisera une excuse…pour le moment je crois que je suis trop fatiguée, déclara Ginny.

Il acquiesça, dépité.

Une fois cela fait, ils montèrent à l'étage et se séparèrent après un long baiser, chacun regagnant sa chambre, la tête pleine de maintes réflexions…

Ginny referma la porte derrière elle, les pensées en ébullition.

Jamais…jamais elle n'aurait imaginé tout raconté à James.

Et jamais elle n'aurait imaginé la réaction de ce dernier face à leur avenir noir.

Colère, rage, tristesse et résignation s'étaient mêlées.

Mais il avait fait preuve d'une sagesse…qui n'étonnait plus Ginny à vrai dire.

Elle soupira, l'heure était à l'oublie par le sommeil, elle aurait bien le temps de réfléchir aux conséquences de cette nuit plus tard…

Elle se glissa entre les draps en soie de son lit après avoir enfilé sa nuisette et ferma les yeux.

Seulement au bout de dix minutes Morphée n'avait toujours pas daigné l'accueillir.

De frustration elle jeta son coussin de l'autre côté de la pièce.

C'était comme un manque, un besoin qu'il lui fallait à tout prix combler pour pouvoir dormir tranquillement.

Mais quoi ?

Ca elle l'ignorait et ça l'agaçait prodigieusement.

Au nom de Merlin, pourquoi ses yeux restaient ils grands ouvert ?!

Elle était pourtant morte de fatigue…

Au bout de longues minutes, elle abdiqua et se leva avec la vague idée de faire un tour dans le Manoir pour se fatiguer un peu…

Elle sortit sans bruit de sa chambre et avança discrètement dans le couloir, elle entendit un ronflement sonore provenant de la chambre de Sirius ainsi qu'un « sale cabot » lâché affectueusement par Beth (qui se trouvait, ô surprise, dans la même chambre que le jeune Black) et ricana.

Avant de se figer devant la porte de James.

Elle la contempla un moment et son cœur se mit à battre si fort…tellement fort…

Elle ressentit comme un besoin vital de l'ouvrir et de…de quoi ?

Mais qu'est ce qu'il lui prenait ! Elle secoua la tête de droite à gauche.

Un bruit sourd attira pourtant son attention par delà la porte suivit d'un soupir énervé.

James ne dormait pas…

Sans vraiment réfléchir elle posa sa main sur la poignée de la porte et l'ouvrit.

Elle entra et referma la porte, avant de s'avancer vers le lit de son petit ami.

Celui-ci se releva, elle distingua sa silhouette dans le noir.

- Lily ?

Elle s'avança encore.

- Lily ? Ca va ? Qu'est ce que…

- James, dit elle d'une toute petite voix. Je peux…je peux dormir avec toi ?

Elle bénit Merlin qu'il fasse aussi sombre, car les rougeurs qui s'étalèrent sur son visage étaient impressionnantes, elle sentait sa peau chauffée…

Le brun souleva les couvertures et se décala.

Elle se glissa à ses côtés et il l'attira vers lui avant de rabattre les couvertures.

Toute gêne sembla s'envoler et la rousse se blottit bien confortablement dans les bras de son bien aimé, ce dernier resserra encore un peu plus l'étreinte et déposa un léger baiser sur la dessus de sa tête.

- Fais de beaux rêves mon Ange.

- Je t'aime, répondit elle simplement.

Il ne leur fallut pas plus d'une minute pour plonger dans un sommeil bien heureux…

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Un grand bruit.

Des pas précipités.

Et…

- JAMES ! JAMES ! JAMESIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIIE ! LEVE TOI FENEANT IL EST PLUS DE DIX HEURES !

Un grognement.

- Il a raison, Cornedrue, il se fait tard…, rajouta une voix posée, mais néanmoins amusée.

Ginny ne tenta même pas d'ouvrir les yeux, elle sentait ce corps chaud collé au sien, ces deux bras puissants l'entourant, ce souffle doux qui lui chatouillait le haut du cou…

Pour rien au monde elle ne voulait quitter cette place merveilleuse qu'étaient les bras de James.

Ce dernier grogna à nouveau et attira Ginny plus près de lui encore.

Elle aurait sans doute pu se rendormir si il n'y avait pas eu…

- JAMES ! T'es pas drôle…

Sirius.

Elle soupira et se redressa.

Elle croisa le regard chocolat de James, il était parfaitement réveillé, et si elle ne se trompait pas cela devait faire un bon moment qu'il la regardait dormir.

Elle rougit à cette constatation, plus encore lorsqu'elle remarqua que le brun à lunettes était torse nu

Il rit devant sa gêne et l'embrassa doucement.

- J'aime les réveils comme ça…, souffla la rousse lorsqu'il s'écarta.

Il sourit et l'embrassa encore.

- JAMES ! Je te préviens je rentre, tant pis si t'es à poil !

La porte sortit de ses gongs faisant sursauter James et Ginny.

Sirius et Remus firent leur entrée.

Il y eu un moment de flottement pendant lequel Ginny alla se réfugier dans les bras de James, rouge de honte.

Un sourire goguenard vint naître lentement sur les lèvres du jeune Black.

- Ooooooooh, je vois…, fit il avec un regard moqueur.

- Tu ne vois rien du tout, sortez d'ici tout de suite, ordonna James d'une voix ferme.

Mais apparemment la situation amusait bien trop les deux autres maraudeurs…

- C'est très intéressant tout ça, lança Remus, un sourire carnassier plaqué sur les lèvres.

- D'ailleurs c'est tellement intéressant qu'il serait dommage que les autres n'en profitent pas n'est ce pas ?

Il y eu un silence durant lequel James et Sirius se défièrent du regard.

Puis…

- BEEEEEEEEETH ! GOOOOOOOOOORRDOOOOOOOON ! PPPEEEEEEEEEEEETER ! VENEZ VOIR CA…VITE !

Si un regard pouvait tuer le jeune Black serait mort sur le champ car ce n'était pas un mais deux regards tueurs qui se posèrent sur lui.

Cela eu le don de le faire rire comme un dément.

James chercha à tâtons sa baguette magique…

- C'est ça que tu cherches, mon Jamesie ? Demanda Remus en jouant distraitement avec la dite baguette magique.

Le brun à lunettes grogna et retomba sur ses oreillers entraînant Ginny avec lui.

- Non mais qui nous a foutu des amis pareils, lâcha-t-il sincèrement agacé.

- Je n'en sais rien, mais, on se vengera, je te le promets.

- T'aurais je légèrement contaminé du virus marauderien… ?

- Oh non, je l'avais depuis longtemps…mais il vient juste de se réveiller…

- Bien…très bien…

- Oh nous sommes morts de peur, dit Sirius en tremblant faussement.

Le couple se redressa et lui jeta un regard neutre qui le fit, cette fois, véritablement frissonner.

- Bon qu'est ce qu'il y a de si intéressant pas ici pour que vous meugliez comme ça ? Fit une voix.

Gordon entra dans la chambre suivit de près par Beth et Peter.

Le brun à lunettes se tendit imperceptiblement en voyant entrer le futur traître, mais la rousse lui pressa doucement la main sous les couvertures.

Les trois arrivants se figèrent, leurs regards voguant de James et Lily à Sirius et Remus (qui tenait toujours la baguette de James).

Puis ils éclatèrent de rire sous les regards haineux du couple.

- Tu sais, mon chéri, dit Ginny d'une voix légère en pressant toujours la main de James qui finit par se détendre. J'ai trouvé la nature de notre première vengeance…

- Ah oui ?

- Oui…je ne fais plus la cuisine jusqu'à nouvel ordre.

Les rires cessèrent.

- Lily…Lily tu ne peux pas faire ça…

- Que tu crois mon cher Sirinouchet, fit elle en lui lançant un regard narquois.

- Mais personne d'autre ne sait faire la cuisine sans tout faire cramer au mieux, ou tout faire exploser au pire…

- Ce n'est pas mon problème.

- Lily…, supplièrent Beth, Gordon et Peter.

- Attendez, dit lentement Remus, un sourire vainqueur plaqué sur les lèvres. Si tu arrêtes de cuisiner, ni toi ni James, n'aurez à manger non plus.

- C'est vrai ça, admit le brun à lunettes en interrogeant la rousse du regard.

- Oh ? Dans ce cas, je cuisinerais seulement pour nous deux…Qu'est ce qui te plaira pour le petit déjeuner, James ?

- Des pancakes !

Le visage de Sirius se décomposa, lui qui adorait tant les pancakes de Ginny…

- Nooooooooooooooooooooooooon, cria-t-il désespéré. Pas ça…pitié…

Il mit sa main sur son cœur et prit un air dramatique.

- Pas les pancakes…Lilllllllllyyyyyyyyyyyyyyyyyyyyyyyyyyyyyyy !

Elle rit.

- Désolée, assumes les conséquences de tes actes, Black.

James eu un sourire moqueur.

- Maintenant, auriez vous l'obligeance de… SORTIR !

Les autres ronchonnèrent, s'entre regardèrent, se sourirent et…

- NON ! dirent ils en cœur.

- Puisqu'on doit subir votre vengeance…autant profiter de votre humiliation jusqu'au bout ! Lança Remus.

- Qui parle d'humiliation ? Fit James d'un ton faussement surpris.

Les autres le regardèrent, septiques.

- C'est vrai ça, rajouta Ginny. Qui parle d'humiliation…moi je n'en vois aucune.

Le sourire carnassier de Remus revint.

- Oh très bien…s'il n'y pas d'humiliation, alors il ne devrait pas y avoir de vengeance…

Il reçu deux énormes coussins en guise de réponse.

James et Ginny se regardèrent et se sourirent avec tendresse.

Maintenant ils étaient deux.

Deux face au Destin.

Deux face au sombre avenir qui les attendait.

Deux…pour être heureux.

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A suivre…

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(1) : Cf chapitre 13

(2) : Cf chapitre 14

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Alors votre avis?

J'espère que ça vous a plu et surtout que vous aimez la réaction de James face à toutes ces révélations…J'espère que ce que j'ai écrit est compréhensible…

Si vous avez des questions sur quoi que ce soit SURTOUT POSEZ LES MOI !!! Je serais ravie d'y répondre…vraiment !

En tout cas, j'attends vos reviews avec impatience et anxiété parce que ce chapitre est de loin le plus important, il est la base de la suite…

Ah la la la la la la…je suis stressée !!!

Dans tout les cas, merci d'être arrivé jusqu'ici, merci de me lire !!!!

Maintenant place aux RAR'S anonymes :

Ariane : Merciiiiiiii beaucoup pour ta review, je suis très très très flattée de savoir que cette fic est ta préférée…je suis contente que le couple James Lily te plaise…et tu as vu j'ai posté en pile deux semaines !!! Tu ne vas pas tombée en dépression !!! Supeeeeeeer ! lol

Isabelle ou Maman Weasley (tu préfères quoi ? lol) : Je suis heureuse de voir que cette fic te plait toujours, merci beaucoup beaucoup pour ta review…bisous !!!

Sheryne : Aaaaaaaaaaah je suis trop contente d'avoir encore une de tes super review !!! Je les adore !! Je suis désolée de ne pas participer à la paix dans les ménages, ce n'est pas mon but premier de mettre la discorde !!! lol, mdr ! Voici donc ce nouveau chapitre, j'espère qu'il va te plaire ! Et surtout que tu ne contacteras pas cette association mystérieusement mystérieuse !!!Lol…Gros gros bisous à toi !

Eliz' : Je suis contente que ma fic te plaise, et encore plus heureuse de voir que laisse un commentaire !!! J'espère que ce chapitre à répondu à tes questions, comme tu peux le voir, Lily/Ginny se donne effectivement le collier à elle-même…tu as bien deviner !!! Je crois bien que tu es la seule d'ailleurs car personne ne m'a fait cette remarque à part toi !!! Donc je te félicite ! J'espère que tu me laisseras encore une review…lol ! Bisous !!!

Aurélie : Merci pour tes félicitations !!! Si tu veux tout savoir je viens de m'inscrire en fac d'histoire (je sais rien avoir avec les sciences, mais j'en pouvais plus de toutes ces expériences complexes qui me foutaient un mal de tête pas possible !!! lol) ! J'espère que tu passes de bonnes vacances à la mer, chanceuse !! Moi je bouge pas !!! Je te remercies pour ta review et espère que ce chapitre t'ait plu ! Bisous !

Farah : Bienvenue à toi sur ma fic !!! Je suis heureuse que ça te plaise, et je rougis encore sous ton compliment !!lol ! Tu as de la chance car avec les vacances je poste plus vite alors que d'habitude je mets des mois !!!mdr… J'espère que la suite t'a plu !!! Pour te répondre, je ne sais pas vraiment comment cette idée m'est venue…un jour je me suis réveillée et je me suis mise à écrire et voilà…lol…En tout cas FELICITATION pour ton bac ! Ca me fait toujours plaisir de voir des gens qui l'ont aussi…et de se dire qu'on est enfin étudiantes ! lol… Gros bisous !

Voilà !!!

Bisous à tout le monde et à bientôt j'espère !

Eléonore.