Bonjour!!
Oh non, ne me regardez pas comme ça…pitié!
Je me sens déjà bien assez coupable pour cette attente interminable!
Mais vous devez me comprendre entre les exams, les vacances (où j'ai enfin pu me rendre dans mon pays voir ma famille que je n'avais plus vu depuis trois ans), le boulot, la reprise des cours et tout ça…je n'ai plus eu une minute à moi depuis un bout de temps!
En ce qui concerne ce chapitre, je suis au regret de vous dire que non seulement il est plus court que d'habitude (23 pages en tout), mais qu'à mes yeux c'est un échec! Je me suis acharnée dessus, je l'ai remanié mais rien à faire! Je vous le mets quand même parce que bon, vous méritez d'avoir une suite sans attendre 100 ans à chaque fois…J'ai juste l'impression que mon écriture est moins bonne de chapitre en chapitre et ça me chagrine…
Sinon, j'aimerai répondre à trois des questions qui sont revenues le plus souvent dans vos reviews:
- Pour Beth d'abord, je ne sais pas pourquoi, mais tout le monde à pensé qu'elle allait mourir prochainement, mais je vous rassure ça ne sera pas le cas…par contre je ne peux pas vous dire ce qui lui arrivera…je ne vais pas gâcher le suspense!lol
- Pour Harry, il finira bien par savoir que Ginny est sa mère, d'ailleurs ça ne saurait tarder, dans trois ou quatre chapitres je dirais, puisque la fin approche.
- Pour James et Ginny, non ils ne combattrons pas le destin, ils mourront bien, je suis désolée mais je n'imagine pas d'autre fin. Par contre, je vous promets une petite surprise avant ça…
Voilà, il ne me reste plus qu'à vous souhaiter une…BONNE LECTURE!!
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Titre: Parce que la vie continue…
Auteur: Eléonore-dem
Résumé du chapitre précédent:
Beth reçoit une lettre de son père lui sommant d'arrêter de fréquenter Sirius, elle refuse et perd l'appui de sa famille. Gordon quant à lui est de retour chez lui afin d'annoncer à sa famille sa relation avec Remus. Enfin, James demande Ginny en mariage et elle accepte, cependant une triste nouvelle gâche leur bonheur: les parents Evans viennent de mourir dans un accident de voiture.
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Dédicace: A ma Marion et à vous tous!!
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Chapitre 36: Le commencement…
Il était tard.
Aucun nuage ne venait obscurcir le ciel étoilé. Le croissant de lune luisait et semblait lui sourire.
Mais Ginny n'avait pas envie de lui sourire en retour.
Tout allait mal. Tout.
Elle arrivait à peine à croire que quelques semaines seulement auparavant les maraudeurs, Gordon, Beth et elle riaient du pari stupide de Sirius.
Le monde avait basculé si vite, les évènements s'étaient enchaînés et elle n'avait rien vu venir.
Ginny soupira. Assise sur le rebord de la fenêtre du dortoir des garçons Griffondor septième année, elle entendait les douces respirations (et les bruyants ronflements) de ses amis. Leur petit groupe n'avait plus le cœur à se séparer, même pour la nuit…
La mort des Evans avait été un choc.
Plus que cela, leur disparition avait ramené Ginny à la réalité et au temps qui passait, passait, passait…
Au temps qui faisait s'approcher inexorablement le moment fatidique, encore et encore…
La mort des Evans avait été un choc.
Plus que cela, la rousse avait senti une violente tristesse l'envahir, les larmes avaient roulé sur ses joues durant des jours.
Elle ne se souvenait que vaguement de l'enterrement de ses parents. Elle avait passé le journée entière dans un état second, se rappelant de Rose et Henry, de leurs sourires chaleureux, leurs regards bienveillants, de leur amour inconditionnel…
Elle ne savait pas ce qui lui avait prit le matin suivant de faire promettre à Pétunia la protection de Harry…elle ne savait pas pourquoi elle s'était ainsi laissée aller, faisant jurer à sa sœur quelque chose que la jeune épouse Dursley ne respecterait jamais…Tout ceci n'était qu'une vaine promesse, et cela brisait Ginny lorsqu'elle y repensait.
Pourquoi…pourquoi lui avait-elle dit cela ?
De nouveau, elle soupira. Elle connaissait la réponse…bien sur qu'elle la connaissait.
Ginny avait seulement prit conscience que chaque minute, chaque seconde s'envolait pour ne jamais revenir.
Et c'était cette constatation plus que tout autre chose qui l'avait fait accepter la mort de ses parents, qui l'avait fait chasser sa tristesse…seule l'amertume était restée.
L'amertume face au destin.
L'amertume face aux personnes qui ne comprenaient pas que le temps passait, passait, passait…
Gordon était revenu des vacances, le visage sombre, le regard blessé et ce pour une tout autre raison que la mort des Evans…
Il avait fallu une seule conversation pour briser la famille Prewett.
Dire que les parents de Gordon avaient mal prit la nouvelle de l'homosexualité de leur fils, était un euphémisme. Ginny ne savait pas exactement quels avaient été leurs mots, mais l'effet destructeur qu'ils avaient eu sur son ami était très révélateur.
Le roux était complètement anéanti. Ses parents lui avaient posé un ultimatum : c'était soit eux, soit Remus. Et dans le cas où leur fils choisirait le jeune Lupin, ce serait une rupture totale.
Gordon n'avait pas réfléchit bien longtemps. Il avait besoin de Remus. Son petit ami était toute sa vie.
Résultat, les parents Prewett avaient jeté leur cadet dehors avec ordre de ne jamais revenir. Plus que ça, avec horreur, Ginny apprit qu'ils l'avaient tout bonnement renié.
Renié.
Tout comme Sirius l'avait été.
Les Prewett n'avaient pas seulement rompu tout lien avec Gordon, ils avaient décidé de tirer un trait définitif sur son passé dans leur famille…comme si Gordon Frédéric Prewett n'avait jamais existé.
Une violente dispute avait alors éclaté entre Gidéon et ses parents. Le frère aîné de Gordon s'était révolté, indigné, avait crié, hurlé…et s'en était allé. Il avait prit ses affaires et avait déménagé emmenant son frère avec lui.
D'après ce que Ginny avait compris, Gidéon était depuis quelques temps à la recherche d'un appartement dans lequel il voulait s'installer avec sa petite amie, une certaine Francesca. Aussi, les jeunes Prewett n'eurent pas de mal à trouver où loger, Francesca les avait accueilli à bras ouvert.
Mais le mal était fait.
La famille des deux roux était déchirée et rien ne pourrait guérir la profonde blessure qui entaillait le cœur du meilleur ami de Ginny.
De plus, Gordon se retrouvait sans revenus, sa carrière de médicomage, si bien avancée par le programme accéléré, était compromise.
Inutile d'ajouter que Remus se sentait coupable de tout ce qui était arrivé.
Remus, qui leur avait d'ailleurs caché à tous que lui aussi se retrouvait sans revenus et ce depuis presque trois mois.
Ginny l'avait découvert par pur hasard, alors que le lycanthrope et elle tenaient une de leurs nombreuses discussions matinales, peu avant le retour de Gordon.
Apparemment John Lupin avait estimé qu'une fois sa majorité atteinte, il n'avait aucune raison de rester en contact avec son fils, encore moins pour lui reverser de l'argent nécessaire à sa subsistance.
La rousse avait été en colère contre le loup garou…pourquoi ne lui avait-il rien dit ? Pourquoi garder tout cela pour lui ?
Mais elle était surtout en colère contre elle-même, pour ne rien avoir vu.
Ginny passa une main sur son visage avec lassitude.
Ce n'était pas tout…Beth, elle aussi était sans revenus. Depuis qu'elle avait annoncé à son père son intention ferme et définitive de rester avec Sirius et de ne surtout pas se marier avec ce Goyle, Monsieur Smith ne voulait plus entendre parler d'elle.
Il n'avait cependant pas été jusque la renier. Mais ce n'était pas en soi, un très grand soulagement.
Ginny était désabusée. Complètement désabusée.
Mais qu'avaient donc toutes ces personnes à ne pas comprendre ? Pourquoi ne saisissaient-elles pas que le temps passait, passait, passait…que bientôt, bientôt tout serait perdu.
Qu'il n'y avait plus de minute à perdre.
Que le moment n'était plus aux disputes, qu'il fallait à tout prix profiter…que la vie était courte, si courte.
Qu'elle l'était plus pour certaines personnes que pour d'autres. Que c'était le cas pour elle.
Que c'était le cas pour James. Pour Gordon. Pour Gidéon.
Pour Sirius, dont la vie ne pourrait plus être qualifier comme telle.
Pourquoi ? Pourquoi les gens ne comprenaient-ils pas ?
Ginny aurait voulu leur hurler de se réveiller, de vivre maintenant, de pardonner, d'être heureux…avant qu'il ne soit trop tard.
Pour la énième fois, la rousse soupira.
Tout allait mal. Tout.
Et c'est n'est que le commencement…, pensa Ginny amèrement.
Deux bras entourèrent sa taille alors qu'une larme se perdait sur sa joue.
Une chaleur rassurante l'enveloppa.
James était là.
Il enfoui sa tête dans le cou de Ginny qui se tourna et le serra contre elle.
Ils restèrent un long moment ainsi blottis l'un contre l'autre.
A deux, ils trouveraient une solution, Ginny en était persuadée.
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L'atmosphère était morose.
Même le soleil éclatant, et l'ambiance de fin d'examen n'y changeaient rien.
L'atmosphère était morose.
Ginny soupira et jeta un coup d'œil autour d'elle.
Beth, Gordon, Remus et Peter s'étaient affalés sur les canapés de la salle commune (aucun d'entre eux n'avaient émis le souhait de sortir dehors pour profiter du beau temps), Sirius lui était debout près de la fenêtre semblant plongé dans un intense réflexion que personne ne semblait vouloir déranger et James, lui, était absent.
Ginny ne s'inquiétait pas trop, elle savait exactement où son fiancé se trouvait, d'ailleurs elle attendait anxieusement son retour…
Les examens s'étaient bien déroulés. Bien sur, certaines épreuves avaient été plus dures que d'autres (comme la Métamorphose pour ne citer qu'elle…inutile de dire que Sirius et James y avaient briller n'est ce pas ?), mais dans l'ensemble la rousse était assez contente d'elle-même.
Des examinateurs de Saint Mangouste étaient venus spécialement pour les tester Gordon et elle sous l'œil averti de Madame Pomfresh. Ces deux médicomages, Thomas Anderson et Violetta Brown, avaient été plus que satisfaits de leurs savoirs. Les deux roux avaient d'ors et déjà une place à l'hôpital sorcier…ils subiraient une année de formation avant d'être définitivement diplômés.
Le portrait de la Grosse Dame coulissa laissant entrer James.
Il s'approcha de Ginny, déposa un baiser sur son front et s'assit à côté d'elle en lui chuchotant un « tout est réglé » qui la fit sourire.
Les deux fiancés se regardèrent pendant quelques secondes.
James se gratta la gorge, attirant l'attention de leurs amis (la salle commune était vide, car les autres Griffondor, avaient eux, eu le bon sens d'aller dans le parc).
- Votre attention s'il vous plait…, commença-t-il un sourire malicieux étirant ses lèvres. Je dois faire une annonce de première importance.
- On t'écoute, murmura Remus. Des cernes ornaient ses yeux et il semblait avoir vieilli du seul fait de la ride de soucis qui creusait son front.
James fut un instant déstabilisé par cette vision de son ami, et un regard supplémentaire sur le reste de la petite trouppe lui rappela qu'en quelques semaines ses amis étaient passés du statut d'adolescents rêveurs et certains d'un avenir radieux à celui d'adultes conscients de la dureté de la vie.
Le jeune Potter perdit son sourire et prit un air sérieux que peu de personnes lui connaissaient.
- James?
Sirius avait un sourcil de haussé et semblait attendre que son meilleur ami reprenne la parole.
Le brun à lunettes plongea son regard dans celui de son meilleur ami. Il savait qu'il prenait la bonne décision en faisant ce qu'il s'apprêtait à faire.
- Ecoutez, dit-il en se détournant de Sirius pour scruter les autres. Lily et moi avons longuement réfléchi durant ces derniers jours. Nous vivons une période sombre entre l'émergence de Voldemort (Peter, Beth et Gordon frissonnèrent), et nos problèmes respectifs avec nos familles. Sirius, Beth, Gordon et Remus, vous serez tous les quatre à la rue à peine sortis de l'école, sans aucuns moyens de subsistances. Peter,ta mère refuse obstinément ton choix de carrière et tente de t'empêcher de faire ce que tu souhaites. Et vous connaissez tous le drame qui a touché Lily (il serra fort la main de sa fiancée à ces mots).
James marqua une pause, remarquant l'air consterné, voir abattu de ses amis. Il se tourna vers Ginny et reprit courage en voyant le doux sourire de cette dernière.
- Mais malgré tout ça, je ne crois pas que tout soit perdu. Nous sommes jeunes, nous nous devons de nous battre pour la vie que nous voulons vivre, nous nous devons de nous entraider parce que au fond nous formons depuis le début une famille. Alors j'ai une solution simple et indiscutable pour que notre famille reste debout et fasse face à ses problèmes.
Il s'arrêta quelques secondes.
- Dans une semaine nous prendrons le Poudlard Express avec nos diplômes en poche. Arrivés à la gare, il sera hors de question que l'on se sépare. Vous allez tous venir au Manoir. Une chambre est prête pour chacun de vous. Et chacun de vous s'est vu financé ses études par la famille Potter, un compte à Gringott vous est destiné.
James avaient à peine achever sa dernière phrase que ses amis bondissaient, hurlant presque leur désaccord, manifestant leur protestation avec indignation.
- C'est hors de question James! Grogna Sirius. Je ne serais pas de ceux qui prennent ce qu'ils ne méritent pas. Je ne serais pas de ceux qui font pitié au point de se faire payer!
- Sirius a raison. C'est généreux de ta part, fit Beth, bien sur que c'est généreux mais c'est juste trop. Tu n'as pas à nous avoir comme charge. Et que dira ta famille? Nous voir tous débarquer chez toi comme des malotrus?
- Il est évident que pour Lily cela a un autre sens, elle est ta future femme, mais nous n'avons pas à un être un poids pour toi. James sois sérieux. Tu ne peux pas juste nous prendre chez toi, nous loger, nous blanchir, nous nourrir et en plus nous payer nos études comme ça! D'un claquement de doigts! En tant qu'amis, il serait vraiment incorrect d'acceper. Expliqua Remus, d'un ton calme, d'un ton qu'on emploirait pour démontrer quelque chose de particulièrement simple à un enfant un peu bête.
Gordon et Peter se contentèrent de hocher la tête en accord avec les trois autres.
James et Ginny se regardèrent et soupirèrent. Lorsque l'idée leur était venue, ils avaient tout de suite su que cela poserait un problème de conscience à leurs amis.
Mais le temps manquait. Et ça, ils étaient les seuls à le savoir.
Le temps manquait.
Ginny prit une grande inspiration et parla de sa voix la plus douce et la plus persuasive. De cette voix que jadis elle avait utilisé pour consoler Harry.
- Il n'est ni question de pitié, ni question de quelque chose d'incorrect dans ce que nous vous proposons James et moi. Dans un premier lieu, Léonora et Harry sont tous deux plus que ravis de vous accueillir et ils estiment comme nous que c'est la meilleure solution. Ensuite, je ne veux pas entendre de votre bouche que vous ne le mériter pas (son regard se planta dans celui obstiné de Sirius et s'adoucit en voyant l'insécurité, la peur et l'espoir qui s'y mélangeaient). Vous le méritez. Quand James était inquiet lors de la capture de son grand père, vous l'avez relevé, épaulé et remis sur pieds. Lorsque je suis arrivée, chacun de vous m'a accueilli en m'offrant une place. Sirius, tu as été le premier à dire que nous étions une vraie famille, or dans une vraie famille l'entre-aide n'est pas considérée comme incorrecte ou acte de pitié.
Elle se tue et James poursuivit par un:
- De toutes façons vous pourrez protester comme vous le voulez, mais vous n'avez pas le choix.
- James Christopher Potter a parlé mes amis, que sa volonté soit faite, plaisanta Ginny.
Elle eut le mérite de leur arracher un sourire malgré eux.
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Deux jours plus tard et après mille et unes discussions sur la proposition (qui n'en était pas une) de James, les choses s'étaient améliorées dans le sens ou la bonne humeur avait regagné le groupe.
Sirius, Beth, Remus, Gordon et Peter avaient beau répéter encore et encore que ce n'était pas la bonne solution, que James se trompait, que Lily devrait le raisonner, il n'en restait pas moins qu'ils avaient tous fini par accepter le fait accompli, non sans jurer de rembourser au centime près les Potter.
Ginny était plus que satisfaite de voir que les choses s'éclaircicaient bien que la guerre qui grondait en dehors des murs de l'école lui fasse une peur bleue.
En parlant de guerre, le petit groupe de Gryffondor se dirigeait à cet instant vers le bureau de Dumbledore ou Ginny était persuadée que le directeur leur parlerait de l'Ordre du Phénix, tout fraîchement crée.
Elle ne savait que trop bien ce qui se dirait dans quelques instants, elle connaissait déjà les réactions que ses amis auraient en écoutant Dumbledore. Et elle n'aimait pas ça. Elle n'amait pas le fait que ses amis, ces personnes qu'elle aimait bien au-delà de l'imaginable, s'engagent dans une bataille sans merci sans connaître vraiment les conséquences de cette décision.
Ils n'avaient que dix sept ans!
Dix sept ans.
Et on leur demandait de participer activement à une guerre.
Elle était persuadée qu'aucun d'eux ne savait vraiment tout ce qu'impliquait cette lutte incessante contre le mal: la peur, l'inquiétude, le désespoir…la mort.
Aucun d'eux ne savait.
Sauf elle.
Sauf James.
Eux savaient. Il connaissaient les détails les plus noirs de ce que réservaient les prochaines années.
Ginny frissonna.
Comme s'il avait compris le cheminement de ses pensées, James lui serra doucement la main qu'il tenait depuis qu'ils avaient tous quitté la salle commune en direction du bureau directorial.
Le brun à lunettes avait lui aussi conscience que l'avenir s'enclenchait aujourd'hui, que la roue du destin se tournait à l'instant même et qu'il lui suffirait…qu'il lui suffirait d'un geste, d'un mot, pour que tout change. Tout.
Il savait que Ginny y pensait elle aussi. Il savait que son sommeil, tout comme le sien, était rongé par cette connaissance du futur.
Mais il leur était interdit de faire quoique ce soit.
De dire quoique ce soit.
Car ainsi devaient se dérouler les événements.
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Le bureau était silencieux.
Ginny regarda le directeur: il semblait accablé par ce qu'il venait de faire.
Elle savait que pour lui, enroler ses étudiants dans la bataille était la pire des choses qu'il eut faite.
Beth, Gordon, Sirius, Remus et Peter avaient tout de suite accepter d'entrer dans l'Ordre du Phénix, rejoignant, avec un enthousiasme dérangeant pour James comme pour Ginny, une poignée d'opposants à Voldemort. Après ça, ils étaient retourner aux dortoirs pour préparer leur départ du lendemain, saluant respectueusement le directeur.
Le couple, lui, était resté.
Ginny avait compris depuis quelques semaines que Dumbledore avait tendance à se laisser aller devant elle et James. Qu'il faisant tomber son masque d'homme fort durant quelques instants, puisant un certain courage dans le fait qu'il n'était pas seul, qu'il n'était plus seul, à porter le fardeau d'une connaissance funeste de l'avenir.
Car il ne faisait aucun doute que si il ne connaissait pas les détails, il savait que la guerre ne se ferait pas sans pertes. Et il savait aussi que seuls James et Ginny en avait réellement conscience.
La rousse laissa le temps au directeur pour se reprendre et lorsque ce fut fait, se força à ne penser qu'aux futurs évènements heureux.
Le mariage par exemple.
- Professeur?
- Oui, Lily?
- Il y a…il y a quelque chose que nous aimerions vous demander.
- Bien sur, bien sur.
- Voilà, hum…nous aimerions que vous célébriez notre mariage.
Il y eut un long silence, durant lequel les fiancés virent avec un certain amusement une lueur de surprise passer au travers des prunelles bleues de leur directeur.
- Je n'ai jamais fait ce genre de chose…mais cela sera un plaisir pour moi de vous marier.
Ginny lui sourit avec reconnaissance. Elle n'avait jamais imaginé son mariage autrement que célébrer par Dumbledore.
- Merci professeur. C'est vraiment important pour moi de savoir que vous serez là et que vous nous unirez…vous, vous m'êtes très cher, souffla-t-elle en rougissant quelque peu.
Les yeux de Dumbledore pétillèrent.
- C'est réciproque, répondit-il doucement.
Elle lui offrit un sourire éblouissant, et vit James en faire de même.
Lorsque quelques minutes plus tard, ils sortirent du bureau, le directeur les rappela:
- Oh maintenant que j'y pense…je crois qu'il n'est plus utile de m'appeler professeur n'est-ce pas? Appelez moi simplement Albus.
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Ginny courait dans un couloir du troisième étage, atterrée d'avoir oublié de rendre ses livres de médicomagie à la bibliothèque à temps.
Ils quittaient l'école demain au nom de Merlin! Rendre ses livres étaient bien la dernière chose qu'elle avait envie de faire.
C'est pour cela qu'elle courait. Plus vite elle aurait fini, plus vite elle retournerait à sa salle commune où une fête d'adieu battait son plein.
Arrivée à destination, elle tendit ses livres à Madame Pince qui lui lança un regard venimeux.
Elle sourit et se remit à courir dès la sortie de la bibliothèque.
Seulement le hasard, ou bien le destin, voulut qu'elle rentre dans quelqu'un.
La personne qu'elle venait de percuter grogna et Ginny la reconnut entre mille.
Elle ne lui avait pas parlé depuis la fin des examens. Pas que leurs discutions puissent être qualifiées en tant que telles ces derniers mois.
La rousse avait finit par se désespérer.
Mais le voilà, debout devant elle, la regardant sans froideur ni animosité pour la première en plus depuis six mois.
Sévérus Rogue.
Aussi austère, aussi acariâtre et aussi triste que son futur lui.
Ni ses yeux noirs, ni son visage pâle ne laissaient paraître la moindre émotion.
Pourtant…pourtant Ginny réussit à cet instant, à capter un éclat particulier dans les prunelles de son vis-à-vis.
Quelque chose qui la poussa à croire que c'était maintenant ou jamais.
Que si elle devait dire à Sévérus quelque chose, elle devait le dire là, tout de suite.
Et Ginny savait qu'elle ne devait pas le faire. Elle savait que la règle de l'espace et du temps le lui interdisait.
Pourtant…pourtant elle le fit.
- Sévérus, le salua-t-elle.
- Evans, répondit-il en retour.
Sans froideur, sans haine.
Il y eut un instant de silence.
- Alors tu es prêt à partir?
Il acquiesça lentement, en la fixant intensément, comme s'il souhaitait retenir le souvenir le plus précis de son visage.
- Sévérus, je…il faut que je te dise quelque chose. Il faut que tu saches…qu'il n'est jamais trop tard.
Il la regarda avec surprise et voulu l'interrompre mais elle l'en empêcha en lui mettant sa main devant la bouche le rendant muet de stupeur.
- Ecoute…je, ce n'est pas facile à dire. Tu es quelqu'un de bien Sévérus, je le sais et tu le sais aussi. Tu as été et tu restes un ami précieux à mon cœur malgré ton comportement odieux ces derniers temps. La réciproque n'est sans doute pas vrai, mais tant pis. Je veux juste que tu saches que je serais toujours là pour toi. Je veux que tu saches que quelles que soient tes décisions, il y a quelqu'un pour qui tu comptes vraiment, qui s'inquiète pour toi…
Elle se tue quelques instants, retirant sa main de sur la bouche de Rogue (elle n'était plus utile, Sévérus était juste statufié de surprise), se demandant si elle pouvait aller plus loin encore.
- Chaque acte a ses conséquences parfois plus graves que ce que l'on croyait. Mais il n'est jamais trop tard pour se rétracter. Jamais. Je…je ne sais pas ce qui va se passer maintenant. Je ne sais pas si on se reverra, qui sait de quoi est fait demain?
Ginny ne se sentit pas honteuse de mentir effrontément à ce propos.
-Mais il est une chose qu'il faut je te dise avant tout: quoiqu'il se passe, quelques soient les circonstances, il y aura toujours quelqu'un pour toi, prêt à t'accueillir et à t'écouter. Parce que tu en vaux la peine Sévérus, vraiment.
Sur ces dernières paroles, elle se dressa sur la pointe des pieds et embrassa doucement la joue du jeune Rogue, avant de s'en aller d'un pas ferme le laissant plus silencieux que jamais, se demandant si elle avait bien fait.
Elle ne vit jamais le serpentard lever lentement sa main pour caresser sa joue d'un air à la fois rêveur et terriblement triste.
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Ginny regarda une dernière fois le château.
Elle ne savait pas quand elle reviendrait. Ni si elle reviendrait au fond.
Elle se sentait à la fois mélancolique et heureuse.
Mélancolique d'abandonner une partie de sa vie, et pas la moindre puisqu'elle avait voyagé dans le temps et était arrivée à cette époque dans ce château. Qu'elle y avait sourie, rie, pleuré. Que les évènements fondateurs de ce qu'elle était aujourd'hui s'étaient déroulés entre ces murs. Mélancolique, parce qu'elle laissait là définitivement ce passé qui pour elle était futur à présent.
Heureuse car elle s'en allait vivre avec celui qu'elle aimait pour former cette famille dont elle avait rêvé de si nombreuses fois. Heureuse parce que malgré tout, la guerre et ses malheurs, et ce temps qui passait et passait, elle vivait. Elle vivait vraiment. Et ça c'était inestimable.
Son regard passa du parc gigantesque, à la cabane en bois d'Hagrid (auquel elle avait dit au revoir en l'invitant au mariage), au lac brillant sous le soleil de juin, aux serres multicolores pour revenir enfin vers le château.
Cette illustre batisse qui avait accueilli mille souvenirs, toutes époques confondues. Qui avait été le spectateur muet de sa vie durant sept années.
Ce fut avec peine qu'elle murmura un « adieu » à Poudlard.
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Le train siffla et entra en gare.
Ça y était.
C'était vraiment fini. Ils n'étaient plus étudiants.
Un frisson parcouru le petit groupe d'amis. En descendant du train, ils se confronteraient à la vraie vie.
C'en était fini de leurs vies de Poudlardiens.
Ce fut l'étreinte étouffante de Léonora qui les accueillie sur le quai.
Madame Potter s'attarda particulièrement sur Ginny à qui elle souhaita une bonne entrée dans la famille.
En soi, le trajet vers Godric Hollow se fit à la vitesse de l'éclair. Henry les attendait dans le salon et eu un sourire lumineux en les voyants arriver.
Beth, Sirius, Gordon, Remus et Peter commencèrent dès lors à se répandre en remerciements ce qui ne tarda pas énerver la famille Potter.
- Ca suffit, intima Henry d'une voix ferme. Je ne veux plus entendre de merci, je veux juste que vous soyez heureux et en sécurité et si cela doit vous faire vivre ici sous notre responsabilité alors tant mieux. Plus de discussions ou je vous avakédévrise.
Ginny sourit.
- Qu'il est bon de rentrer chez soi, lui chuchota James.
Elle ne pu qu'acquiescer.
Car avant qu'elle ne puisse lui répondre elle fut accaparer par Léonora.
- Le mariage est dans deux semaines! Il faut tout organiser dès maintenant…viens avec moi…et James, ça sera chambre séparée jusqu'aux noces…
Ginny rougit sous les rires de l'assistance, tandis que James regardait le bout de ses chaussures avec gêne sans toute fois cacher le sourire qu'il avait sur les lèvres.
Ils n'avaient jamais passé la cap et avaient décidé d'attendre, mais après tout le mariage n'était que dans deux semaines…
Lorsque Léonora commença à édicter ce qui devait être fait pour l'occasion dans le manoir (le mariage aurait lieu à Godric Hollow pour plus de sécurité, ainsi seules les personnes déjà au courant du fidelitas seraient présentes, réduisant de fait le nombre d'invités), Ginny comprit que les deux semaines à venir seraient rudes, très rudes.
Et que les migraines allaient s'accumuler…
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Beth éclata de rire en voyant la mine désespérée de Ginny.
- Amie indigne! Lui lança la rousse.
Mais la jeune Smith n'y fit pas attention.
Cela faisait seulement quatre jours qu'ils étaient rentrés, et Ginny avait l'impression d'avoir une citrouille bouillie à la place du cerveau.
Léonora allait la rendre folle.
Elle n'avait plus une minute pour respirer, si ce n'était pas avec la robe de mariée que sa future belle mère l'assiégeait, c'était avec les invités, le buffet, le bouquet, les témoins, la coiffure idéale, les chaussures, le trousseau…
Tout y passait et Ginny allait devenir dingue.
Et Beth, sa meilleure amie, riait.
Cherchez l'erreur.
- Beth! Arrête! Ce n'est pas drôle! Je n'en peux plus! Elle va me tuer! Mais arrêtes…oh je te jure que quand ça sera ton tour je m'y donnerai à cœur joie!
Beth hoqueta.
- Et bien, et bien, ça rie bien par ici…
Les maraudeurs, accompagnés de Gordon, entrèrent dans la chambre de Ginny (la rousse était venue s'y réfugier quelques minutes plus tôt).
Sirius s'affala élégamment sur le lit près de Beth, tandis que Gordon et Remus faisaient apparaître des chaises en bois, (Peter les imita aussitôt), James quant à lui vint s'asseoir sur le canapé, à côté de Ginny qui se blottit dans ses bras.
- Ma mère t'en fait voir de toutes les couleurs, hein?
- Ne m'en parle pas, pitié…
Il rie et elle lui tapa gentiment le bras.
Un toussotement fit se tourner James et Ginny vers les autres.
Sirius avait apparemment quelque chose à dire.
- Voilà, commença-t-il quelque peu gêné, on se demandait tous…hum…en fait…vous savez les témoins et tout ça…Est-ce que…vous avez fait un choix?
Il y eut un silence.
James et Ginny savaient exactement le rôle que chacun jouerait lors de la cérémonie, ils auraient seulement souhaité pouvoir leur faire part individuellement.
Mais puisque le sujet était si…maladroitement abordé, de façon touchante au fond, ils se décidèrent à leur annoncer dès à présent.
- Et bien…en ce qui concerne mes témoins…Patmol, tu sais bien que tu es mon frère en tout sauf en sang, je ne pourrai pas songer à quelqu'un d'autre pour être mon témoin magique principal.
Sirius eut un sourire faisant deux fois le tour de sa tête.
- Quant à mon second témoin, je pensais demander à Peter…
Le jeune Pettigrew sembla surprit mais s'empressa de signifier son accord.
Tous les regards se tournèrent vers Ginny.
- Pour mon témoin principal je…j'ai choisi Beth, si tu acceptes.
- Bien sur! Dit la jeune Smith avec enthousiasme.
- Très bien, alors dès maintenant tu m'accompagnes à chaque fois que Léonora veut parler du mariage!
Devant la mine déconfite de Beth, ils rirent tous un long moment.
- Et en second, vient Gordon…tu, tu veux bien?
- Oui, bien sur.
Il y eut cependant un moment de silence quand ils s'aperçurent que seul Remus n'avait aucun rôle pour la cérémonie…enfin, ça c'Est-ce que les autres pensaient.
Ginny se leva et s'assit près de Remus (sur une chaise qu'elle avait fait apparaître négligemment) et lui prit les mains.
Le lycanthrope leva son regard mordoré et le planta dans les yeux émeraudes de la rousse.
- Remus, ce que je vais te demander va te sembler bizarre et tu auras le droit de refuser, je ne t'en voudrais pas.
Elle marqua une pause.
- Tu…tu sais que j'ai perdu mon père, il - il ne pourra pas m'amener à l'autel comme le veut la tradition…je…j'aimerai que tu prennes sa place, je voudrais que tu me mènes à l'autel, que tu sois celui qui représentera ma famille le jour de la cérémonie.
Ginny lu clairement la surprise, la joie et l'affection dans les yeux de Remus. Mais elle lu surtout le bonheur d'être accepté complètement comme un membre à part entière de sa famille.
La rousse n'avait pensé à personne d'autre pour tenir ce rôle. Remus était celui qui l'amènerait à James, cela lui était apparu comme une évidence.
- Tu acceptes? Lui demanda-t-elle.
- Si j'accepte? Oui, sans aucun doute, souffla-t-il doucement, la voix pleines d'émotions contenues. Je suis plus qu'honoré Lily. Je tacherai d'être à la hauteur, petite fleur.
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James s'observa dans la glace et sourit à son reflet.
Le grand jour était enfin arrivé et il sentait qu'une flopé de papillons ou de il-ne-savait-quoi avait élu domicile dans son ventre.
Habillé d'une robe de cérémonie sorcière noire, aux broderies blanche, argent et or, il se trouvait beau.
James n'avait jamais eu une faible estime de lui-même, loin de là.
Mais Lily l'aimait comme ça après tout, non?
Il avait attendu ce jour avec tant d'ardeur qu'il avait du mal à croire qu'enfin il allait se marier avec sa douce et explosive rousse.
Il se souvenait très bien du premier regard qu'ils avaient échangé, des premières colères, des premiers éclats, des premiers baisers…et aujourd'hui, James se sentait serein face au passé mais plus encore face au futur, malgré son côté funeste.
Il aimait Lily plus que la vie et il adorait déjà leur futur bébé. Il savait, oui il ne savait que trop bien, que le bonheur serait pour eux bien éphémère, mais James ne pouvait s'empêcher d'être heureux, de profiter de la félicité que lui procurait ce mariage et d'être serein.
Parce qu'il sentait, non, il savait qu'au bout du compte tout irait bien.
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Léonora Potter était stressée.
Elle se demandait toutes les cinq secondes si tout était parfait, si les invités étaient bien placés, si les fleurs magiques étaient bien positionnées, si le mage sorcier -Dumbledore en l'occurrence- était bien arrivé, si le buffet était bien sous sort de conservation, si Lily et James étaient prêts, si…
Léonora Potter était donc stressée.
Mais même le stress ne suffisait pas à chasser ce sentiment étrange dans sa poitrine.
Un sentiment melant peur et bonheur, angoisse et félicité.
Elle aurait tant aimé que Chris, son mari, fut à ses côtés pour le mariage de leur fils.
Oui, elle aurait aimé le voir se moquer de son stress tout en s'assurant que tout soit parfait, ou encore faire le mariole pour la détendre.
Mais Chris n'était pas là.
Il n'était plus là depuis longtemps et Léonora avait finit par accepter.
Il avait été dur de vivre la mort de son mari et d'élever leur fils seule, mais Harry avait été présent.
Toujours présent.
Et Léonora savait bien au fond, que si James était devenu ce beau jeune homme au caractère fort, respectueux et aimable, cela ne venait pas seulement d'elle.
- Alors? Stressée Léa?
Léonora reconnut tout de suite Harry, son beau père au regard présentement plus que moqueur. Chris n'était pas là, mais il fallait toujours compter sur un autre membre de la famille Potter lorsqu'il s'agissait de la rendre folle…
- Oui, figure toi que je marie mon fils…n'importe quelle mère serait stressée à ma place!
- Tout doux…, fit-il en levant les mains en signe de paix.
- Harry…tu crois que c'est la bonne chose à faire? J'adore littéralement Lily, tu le sais mais…Ils sont…ils sont si jeunes…
Léa vit Harry passer une main dans le nid d'oiseau qui lui servait de cheveux (caractéristique Pottérienne qui l'avait souvent exaspérée) avec appréhension.
- Oui, c'est la bonne décision. Ils s'aiment Léa. Je n'avais jamais vu cela auparavant. Ils s'aiment et ont totalement conscience que la guerre ne se passera pas sans dégâts.
Léa acquiesça tristement, elle souhaitait de tout son cœur que le monstre comme elle l'appelait, périsse au plus vite, pour que son fils et sa future femme vivent un bonheur à la hauteur de l'amour qu'elle lisait dans leurs yeux.
- Oui, tu as raison, je suis juste…
- Stressée?
Et Harry partit dans un grand éclat de rire tandis que Léonora levait les yeux au ciel en tentant de cacher son sourire.
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Beth était angoissée.
Plus que ça même, mais elle ne l'aurait jamais avoué.
Il était précisément quatorze heures quarante cinq, la cérémonie commençait dans un quart d'heures…
Mentalement, elle récapitula toutes les tâches qui lui avaient été assignés en tant que Demoiselle d'Honneur et témoin de la mariée : les bagues, la robe, placer les invités…et l'immense responsabilité de rassurer la future Madame Potter sur son avenir.
Pour les bagues, tout était ok.
De même pour la robe.
Vu l'heure tous les invités étaient placés.
Par contre, Beth se demandait comment, par merlin tout puissant, elle était censée rassurer Lily alors qu'elle-même était au bord de la crise de nerf.
En prenant une grande inspiration elle entra dans la chambre de sa meilleure amie, prête à révéler ses talents pour l'improvisation. Léonora l'avait prévenu que Lily aurait sans doute un moment de panique quelques minutes avant la cérémonie, aussi Beth s'attendait-elle à voir la future mariée dans un état d'hystérie.
Quelle ne fut pas sa surprise lorsqu'elle trouva la rousse debout, devant le miroir à pieds qui avait été installé le matin même au centre de la pièce, s'observant distraitement et prête selon toute vraisemblance à être conduite à l'autel. Et surtout, Lily était calme.
Sereine.
Aucune inquiétude ne venait luire dans ses yeux émeraude.
Beth la scruta attentivement et la trouva magnifique dans sa robe blanche, avec ses cheveux élevés en un chignon d'où ressortaient de nombreuses boucles de feu…elle la trouva magnifique avec son sourire lumineux quoique légèrement triste, avec son regard à la fois pétillant de bonheur et de mélancolie.
Simplement, Beth trouva Lily magnifique parce qu'elle était elle.
Et la jeune Smith durant plusieurs secondes détailla sa meilleure amie, gravant ses traits doux et sereins dans sa mémoire, comme une image rassurante qu'elle conserverait précieusement…car en voyant Lily comme ça, on ne pouvait que croire que l'avenir serait beau, magnifique comme l'était la rousse en cet instant…n'est ce pas ?
Beth savait que cette image serait dans les moments de peur si fréquents ces derniers temps, une source d'espoir inépuisable.
- Alors, tout est prêt ?
La voix douce de Lily la tira de sa contemplation, et elle sourit.
- Oui, Remus t'attend déjà en bas pour te conduire auprès de James…
La rousse sourit et jeta un dernier coup d'œil à son reflet. Elle toucha du bout des doigts son pendentif en forme de cerf…Beth eut l'impression que son amie adressait un message silencieux, une prière muette et pendant une fraction de seconde son cœur se serra…Lily avait perdu toute sa famille.
- Allons-y, dit finalement la future mariée.
Beth acquiesça et ensemble elles franchirent le pas de la porte.
- Tu…, commença la Demoiselle d'Honneur, tu n'es pas anxieuse ?
Lily cligna des yeux avec surprise…
- Anxieuse ? Pourquoi veux tu que je sois anxieuse ?
Beth la regarda comme s'il lui était poussé une deuxième tête.
- Tu es au courant que tu te maries dans cinq minutes, n'est ce pas Lily ?
La rousse eut un rire.
- Merci, avec le temps qu'on n'a prit et le nombre de migraines qu'on a eut pour organisé ce mariage, je crois savoir qu'en effet je me marie dans cinq minutes…
- Et…
- Et… ? Enfin Beth ! Lily rit encore et ses yeux verts pétillaient. Je me marie oui, mais je me marie avec James…pourquoi veux tu que je sois anxieuse alors que je me marie avec l'homme de ma vie, l'homme qui depuis le premier regard m'a volé mon cœur…pourquoi veux tu que je sois anxieuse alors qu'aujourd'hui est la célébration de mon amour pour James ?
Beth ouvrit la bouche…et le referma aussitôt, ce qui fit rire encore plus son amie.
Elles arrivèrent à destination dans un silence paisible.
Remus les accueillit avec un énorme sourire.
Il déposa un baiser sur la joue de Lily en la complimentant…
- Tu…tu es vraiment magnifique, Lil' ! L'émotion contenue dans sa voix était touchante et Beth ne se sentit même pas vexée d'être ignorée par le lycanthrope.
Bientôt, le temps vint pour la jeune Smith de rejoindre l'autel pour se placer auprès de Gordon, l'autre témoin de la mariée.
Beth fixa le bout de l'allée avec impatience et, lorsque la marche nuptiale débuta et que tous les invités se levèrent, un sentiment indescriptible l'envahit.
Et elle se demanda, si elle aussi, un jour, elle s'avancerait jusqu'à l'autel, jusqu'à Sirius, sans qu'aucune anxiété ne la touche…
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Remus était nerveux.
Qui ne le serait pas à sa place ?
Il allait conduire Lily à l'autel, il jouait le rôle qu'aurait du jouer le père de Lily…il se devait d'être irréprochable.
Il chassa pour la énième fois des poussières invisibles de sur son costume, ajusta sa cravate, et prit une grande inspiration.
Il dirigea son regard vers les escaliers en entendant le son des talons aiguilles et son cœur rata un battement alors que ses yeux se posaient sur Lily.
Des boucles rousses entouraient son visage à peine maquillé, sa robe blanche faisait ressortir son teint pêche et ses yeux…ses yeux si verts pétillaient comme jamais.
Elle était belle. Plus que ça, elle était magnifique.
Un immense sentiment de fierté l'envahit en sachant que Lily l'avait choisi lui, lui et pas un autre, pour la conduire vers James.
Il se demandait encore pourquoi la future mariée avait prit soin de lui confier ce rôle si particulier, mais peu importait au fond.
Il avait beau être nerveux, il n'en était pas moins tellement heureux pour ses meilleurs amis.
Lorsqu'une Lily au sourire plus lumineux que le soleil lui prit le bras, il sentit un bien être fabuleux l'envahir.
Lorsque la musique retentit, que les invités se levèrent, et qu'ils avancèrent dans l'allée ornée de fleurs magiques, il sentit qu'à cet instant rien ne pouvait l'atteindre.
Lorsqu'il aperçut James debout, droit et fier, le regard fixé sur sa bien aimée un sourire faisant deux fois le tour de sa tête collé aux lèvres, qu'il sentit le bonheur qui émanait des personnes présentes, il se dit que l'avenir allait être merveilleux, que malgré tout, sa lycanthropie, la guerre et le reste, sa vie serait belle.
Il s'arrêta à quelques pas de l'autel et se tourna vers Lily, il déposa un tendre baiser sur son front et lui chuchota un « je t'aime petite fleur » avant d'aller s'asseoir à la première rangée des invités, du côté de la mariée, parce que c'était la sa place.
Remus leva les yeux et croisa finalement le regard de Gordon. Ils se sourirent et eurent sans le savoir la même pensée.
Eux ne pourraient jamais se marier, mais ils n'en avaient ni le besoin, ni l'envie.
Parce qu'ils étaient ensemble et qu'il n'y avait que ça qui comptait au fond.
Peter était en colère.
Si en colère.
Il regardait tous ces gens réunis dans la joie et la bonne humeur pour un évènement qui signait à ses yeux le début d'une vie de désespoir. Une haine sans nom grandissait dans son cœur.
Il vit Lily, si belle, si magnifique dans sa robe blanche, remonter l'allée au bras de Remus et un étau enserra sa poitrine.
Les yeux verts de la rousse brillaient, semblant illuminer le jardin, semblant même éclipser la lumière du soleil par le bonheur qu'ils reflétaient.
Le sourire de Lily était lui aussi lumineux, étirant le beau visage de la mariée de façon exquise, la rendant radieuse.
Et Peter était en colère.
Tellement, tellement en colère.
Parce que ce regard brillant, il n'était pas pour lui.
Parce que ce sourire radieux, il ne lui était pas destiné.
Le jeune Pettegrew observa James du coin de l'œil. Le jeune Potter semblait ne pas pouvoir être plus heureux.
Peter le haït pour cela.
Il le haït de tout son cœur, de toute son âme.
Parce qu'il aurait voulu être à sa place. Parce qu'à partir d'aujourd'hui, plus jamais il ne pourrait espérer voir Lily à ses côtés.
Peter ferma les yeux un instant, tentant de chasser les larmes de rage qui se bousculaient sous ses paupières.
Et soudain, la solution le frappa de plein fouet.
Il rouvrit les yeux et les posa de nouveau sur Lily.
Bien sur, pourquoi n'y avait-il pas pensé plus tôt? S'il voulait qu'un jour, elle soit à lui, qu'un jour son regard, son sourire ne soient qu'à lui, il lui faudrait éliminer les obstacles qui l'empêchaient d'obtenir ce que son cœur réclamait depuis des mois.
Son regard s'orienta vers James une nouvelle fois.
Il lui faudrait trahir.
Trahir pour elle.
Trahir.
Peter fut surpris de ne pas éprouver de répugnance à cette idée. De même il fut étonné de voir que sa décision était prise sans trop de réflexion.
C'était simplement une évidence.
Trahir.
Pour elle.
Un sourire hypocrite étira ses lèvres.
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- Oui.
Ginny était dans un état second et ce ne fut que quand des dizaines de milliers de particules de magie explosèrent autour d'elle et James qu'elle réalisa qu'elle était mariée.
- Vous pouvez embrasser la mariée, glissa Dumbledore les yeux plus pétillant que jamais.
Et James l'embrassa.
C'était comme dans un rêve. Toute la cérémonie avait été floue, elle ne pourrait en aucun cas se souvenir exactement de ce qui s'était dit, des paroles qu'elle avait prononcé, tout ce qui lui restait en mémoire était le regard de James.
Ce regard chocolat qu'elle avait aimé depuis le début et qui la fascinait.
Ginny l'avait fixé et James l'avait fixé en retour.
Et puis c'était tout.
Les gens autour d'eux semblaient avoir d'un coup disparu.
Il ne restait qu'eux, et eux seuls.
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Au final, la cérémonie avait été brève mais intense.
La fête qui l'avait suivie avait été par contre, d'une longueur à peine nommable. Sirius, plus déjanté qu'à l'ordinaire (au plus grand désarroi de Beth qui avait manqué d'imagination pour le refréner), avait tenu à prendre des dizaines, (aux yeux de Ginny cela relevait plus de l'ordre de la centaine) de photos des mariés et de leurs témoins (lui, principalement).
James était dans un état si euphorique qu'il avait laissé son meilleur ami faire ce qu'il voulait.
Les mariés, comme de coutume, avaient ouverts le bal (James avait avoué à Ginny qu'il avait appris à danser spécialement pour l'occasion) très vite rejoint par d'autres couples.
Gordon, Gidéon et Remus avait chacun insisté pour avoir une danse avec la rousse, qui leur avait gracieusement accordé.
Sirius, faussement jaloux, avait crié au scandale dans un plaidoyer dramatique qui avait fait rire toute l'assemblée. Il avait donc, lui aussi, eut le droit a une danse.
Les heures avaient défilés sans que personne ne s'en rende réellement compte et lorsque le dernier invité reparti en répandant encore une fois des félicitations il sembla à Ginny que la journée avait été incroyablement longue et à la fois irrémédiablement courte.
Elle était épuisée et songea qu'une bonne nuit de sommeil ne serait pas de trop…James enroula ses bras autour de sa taille, et nicha sa tête dans son cou la faisant sourire.
- Et si nous montions dans notre chambre Madame Potter? Chuchota-t-il à son oreille.
Elle frissonna.
- Je crois que c'est une bonne idée Monsieur Potter, répondit-elle dans un murmure.
Ils ne virent pas le regard mi-attendri, mi-moqueur de leurs amis, assis un peu plus loin, lorsqu'ils s'éclipsèrent.
La seule chose que Ginny retint véritablement par la suite fut que cette nuit là avait été loin d'être la nuit de sommeil réparateur qu'elle avait souhaité à la fin de la fête…pas qu'elle ne s'en plaignit, tout au contraire.
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A suivre…
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PLACE AU RARs:
Comme je ne me souviens plus à qui j'ai répondu ou non, cela concerne tout le monde…pas que les anonymes!!
Rars:
Violaine: Ravie que ça te plaise!
Myganne: Merci beaucoup pour ta review, je suis contente que ça te plaise…voilà la suite, désolée pour l'attente.
Doriane: LOL, je t'ai fait pleurer? Faut pas!!Ce n'était pas le but…mais bon, si ça te plait toujours alors moi je n'en demande pas plus!
Tania: Contente que ça te plaise toujours!!Merci pour ta review!
Kmille28: Alors là, tu mérites la palme d'or pour avoir réussi à me motiver!! Toutes tes reviews m'ont tellement fait chaud au cœur et ton message m'a tellement fait plaisir que je me suis dit qu'il fallait que je continue! Alors merci beaucoup à toi de prendre le temps de me lire et de me laisser tes impressions à chaque fois comme ça!! Je suis désolée de ne pas t'avoir répondu, c'était pas vraiment sympa hein? Mais comme je l'ai dit j'ai été vraiment occupée ces derniers temps, je n'ai plus une minute à moi!! En tout cas, encore merci c'est tout ce que je peux dire!
Sheryne: je crois que je t'ai déjà répondu mais c'est pas grave! Merci pour ta review je suis contente que tu sois encore là, ça aussi ça ne change pas!
Chaton Weasley: Merci beaucoup! Qu'Est-ce que je vous réserve? Oh mais bien des choses!!lol
Lily A.Black: Lol! Oui je crois que j'ai compris, je suis juste ravie que tu adores! Merci à toi!
Marisa: Merci pour toutes tes reviews, une review par chapitre, ça c'est du compliment!lol
Aurélie: Merci!! Désolée pour l'attente…j'ai pas d'excuses mais bon…juste merci!
Mina Murrey: Tu sais que je t'adore! Comme tu l'as si bien dit c'est bizarre de dire ça alors qu'on ne se connaît pas mais tes reviews sont toujours les bienvenues, elles ont toujours une touche particulière…bref, merci d'être (encore) là!
Lisiane Black: Merci beaucoup et désolée pour l'attente…je suis contente que tu aimes mon Dumbledore, j'en ais assez des gens qui le diabolisent, il est juste humain à mon avis…
Lisou52: Merci pour ta review!
Raphou: Sache que les questions ne m'importunent jamais, ça me fait même plaisir parce que ça veut dire que mon histoire fait réfléchir!lol! Donc pour te répondre, Harry ne sait pas ou plutôt pas encore que Ginny est en fait sa mère, James et Ginny ne combattrons pas le destin même s'ils feront en sorte de…l'améliorer, mais ils mourront quand même. Quand à ta question avec Pétunia…la réponse viendra plus tard, désolée! Merci beaucoup pour ta review en tout cas et bienvenue sur ma fic!
Roronoa Zorro: Merci beaucoup pour la reviews!
Pocabie: Bon, je n'ai pas été aussi rapide que ce que j'aurais souhaité, mais le voilà enfin ce chapitre! Merci à toi pour ta review et tes encouragements!!
Voilà! Comme vous l'aurez constaté ce chapitre en plus d'être plus court que d'habitude est aussi beaucoup moins bien écrit…je suis vraiment, vraiment désolée!
J'espère qu'il vous aura quand même plu…un peu!
Donnez moi votre avis!!
Gros bisous à tous et à bientôt!
Eléonore
