George frappa à la porte, qui s'ouvrit quelques secondes plus tard sur... Sur rien, d'après Hermione. Puis, elle baissa la tête et découvrit un petit garçon dont les cheveux ne faisaient que changer de couleur. Elle se baissa à sa hauteur.
« Bonjour petit. Tu dois être Ted non?
- Comment tu connais mon nom? Questionna le petit, surpris.
- Je te connais. Et tes oncles et tantes aussi. En particulier... Elle jeta un coup d'œil au jumeau, et se reprit, elle n'allait pas dire qu'elle les connaissait surtout eux... Ça paraîtrait bizarre. Non, pas de particulier.
- Bah ouais, mais moi z'te connaît pas.
- Alors laisse moi me présenter. Hermione Granger. Elle tendit la main au petit, qui s'en saisit.
- Et pourquoi y'a Tonton Gred et Forge 'vec toi madame?
- Gred et Forge?
- Fred et George. Lui fit comprendre le premier.
- Ha, d'accord. Je t'ai dit Ted, je connais tout le monde. Elle lui fit un clin d'œil.
- Teddy, qui c'est? Demanda une voix venant de l'intérieur.
- Je sais pas. C'est une madame et elle dit qu'elle me connaît et qu'elle connaît tout le monde. Mais je la crois pas. Il la regarda en fronçant les sourcils. Et elle est avec Gred et Forge la madame. Mais moi ze la connais pas la madame.
- Une dame qui connaît tout le monde? La porte se poussa, et la tête qui apparut ne fût autre que celle du survivant, lui même. Hermione?! Demanda-t-il, lui aussi, surpris. Qu'est ce que... »
Hermione ne laissa pas le temps à Harry de finir sa phrase qu'elle se précipita dans ses bras. Elle se décida à le lâcher, lorsqu'une masse rousse apparu, de dos, transportant quelque chose d'apparemment lourd. La-dite personne ne jeta pas un seul coup d'œil au 5 personnes restés au pas de la porte.
« Pardon, vous pouvez vous pousser...Merci. Par Merlin! Fred et George, Maman ne vous avez pas dit de ne pas amener de conquête au terrier? En plus si vous vous la partagez, c'est franchement...Yurk. Donc je serais vous je...»
Elle se stoppa net dans son discours en apercevant la-dite conquête. Sur le choc, elle lâcha ce qu'elle portait dans les bras - qui atterrit sur le pied de Fred, qui ne put s'empêcher de crier un 'Bordel de goule en slip de bain!' - et elle se précipita vers Hermione, le doigt pointé vers elle. Elle paraissait encore plus énervée qu'un hippogriffe qu'on aurait insulté.
« Hermione Jane Granger! Comment oses tu! Deux ans! Deux ans que tu es partie! Et en deux ans, seulement deux lettres pour savoir si tu étais vivante ou non! Deux ans! Tu te rends compte du soucis que je me suis fait, que tout le monde s'est fait pour toi?!
Non mais ça va pas la tête?! Tu n'es qu'un sale gnome de jardin Hermione! Et qu'est-ce que tu fais toujours à l'entrée?! Rentres tout de suite dans cette maison! Je ne veux pas te voir mettre un pied dehors avant que tu m'aie expliqué! Elle se calma pendant deux secondes, puis reprit, en se jetant dans les bras de la brune. Oh Hermione! Si tu savais combien tu m'as manqué!»
Elles restèrent ainsi, dans les bras l'une de l'autre, pendant plus de deux minutes. Hermione s'était attendue à ce genre de réaction de la part de Ginny Weasley. Et son caractère n'avait pas changé d'une plume de phœnix.
Elle était tellement contente que ses amis l'accueillent à baguettes abaissées. Il restait maintenant Ron, ainsi que Monsieur et Madame Weasley, et d'autres. Et ce qui la stressait le plus, c'était la réaction de Ron. Elle ne savait toujours pas comment il allait réagir. Non pas parce qu'elle était partie en laissant derrière elle un petit-copain désespéré. Ils étaient bien sortis ensemble, oui. Mais Ron s'était rendu compte qu'il était intéressé par quelqu'un d'autre, et Hermione avait réalisé que ce qu'elle éprouvait pour lui n'était rien d'autre que de l'amitié. Ils avaient donc rompu, restant amis. Le fait était qu'elle était partie sans prévenir personne, et que Ron ne l'avait sûrement pas bien pris, lui et son caractère de véracrasse.
Tout le monde entra dans la maison, découvrant le concerné assis à table devant un verre de whisky pure feu. Il paraissait en pleine réflexion, fixant son verre, et personne n'osa le déranger, avant qu'il ne lève la tête de son plein grès. Lorsqu'il aperçut Hermione, il se déplaça... Au ralenti, en quelque sorte. Il se leva, et se dirigea vers la jeune brune, qui n'osait plus bouger, de peur de la réaction du roux.
Lorsqu'il arriva à quelques centimètres d'elle, il s'immobilisa, fixa ses yeux chocolats durant ce qui parût des heures à leur propriétaire, et, surprenant tout le monde, il prit Hermione dans ses bras, la serrant du plus fort qu'il pouvait.
Après quelques secondes, Hermione, bien qu'heureuse, commençait à avoir un peu mal.
« Ron, je... Tu me fais mal.
- Oups. Pardon 'Mione. Dit-il en se détachant d'elle. Je...Comment vas tu?
- Je vais bien. Merci. Et toi?
- Comme tu peux le voir, ça va plutôt bien. Qu'est-ce que...Enfin, qu'est ce qui t'amène?»
Ils furent interrompus par l'arrivée du reste de la famille Weasley, qui n'en revenait pas du retour de la pièce manquante du trio héroïque. Monsieur Weasley serra Hermione dans ses bras en lui souhaitant la bienvenue. Bill lui souhaita la bienvenue en lui demandant comment s'était passé son voyage, Fleur la serra elle aussi dans ses bras et lui souhaita elle aussi la bienvenue, Charlie lui fit un vague signe de la main, la voyant occupée, et madame Weasley ne voulut plus lâcher sa « deuxième fille » de peur qu'elle ne reparte.
Toute la famille était donc là, sauf Percy. Percy faisait partie des victimes de la bataille. Et elle ne le savait que trop bien... Après la mort de son troisième fils, Molly Weasley avait été dévastée. Mais elle pensait, comme toute sa famille, que Percy était décédé pour une bonne cause, et que, merci Merlin, il était la seule et unique victime de la famille Weasley. Si seulement ils savaient, pensait Hermione...
Hermione ne pouvait être qu'heureuse en voyant que personne ne lui en voulait pour son départ et son absence. La soirée se passa dans la joie et la bonne humeur, personne n'osant trop lui poser de questions sur ces deux dernières années. Hermione fût félicitée pour son retour et elle fût prise dans les bras des Weasley, parents, comme enfants, - enfin, surtout Harry, Ginny, Ron et Madame Weasley - un nombre incalculable de fois.
La maîtresse de maison lui proposa de dormir au Terrier autant qu'elle le voulait, et Hermione accepta, précisant qu'elle avait déjà commencé à chercher un appartement.
Le lendemain, Hermione fût la première levée. Elle était habituée. Quand elle venait passer ses étés au Terrier lorsqu'ils étaient encore à Poudlard, elle passait toujours les premières heures de la journée seule, vagabondant entre la maison, et le jardin.
Elle s'assit dans un des fauteuils, saisit la gazette, et alla directement à la page des petites annonces sorcières, cherchant un appartement. Elle réussit à en trouver une parmi les chaudrons, les balais... Deux personnes cherchaient quelqu'un pour partager leur appartement sur le chemin de traverse. Parfait, pensa-t-elle. Elle prit un parchemin,et écrivit qu'elle était intéressée par l'annonce, et que, s'il fallait, elle pouvait venir rencontrer les personnes le jour même.
Elle fût étonnée de recevoir la réponse quelques minutes plus tard, alors que le terrier commençait à se lever. Cette réponse était encore plus étonnante. La personne, un jeune homme, d'après elle, acceptait son « offre » et lui proposait de venir s'installer le soir même, afin qu'ils fassent tous trois plus ample connaissance, et lui demandait si ça ne la gênait pas de ne pas avoir visité l'appartement. Hermione répondit que non, du moment qu'elle avait un endroit où dormir. Elle accepta la proposition. Elle ne supporterait pas de rester ici trop longtemps, et plus vite elle partirait, mieux elle se sentirait. Elle envoya le hibou, et remarqua que tout le monde était debout.
Elle monta s'habiller, et tomba sur Ginny.
Ouille.
Elle ne voulait pas se retrouver seule à seule avec elle. Elle savait que Ginny lui poserait bien trop de question. Elle prétexta qu'elle devait aller faire un tour sur le chemin de traverse pour trouver un appartement, et s'y en alla avant même que Ginny n'ait le temps de protester. Elle n'aimait pas faire ça. Mentir, Cacher des choses. Surtout pas à Ginny.
Mais si elle ne voulait pas en parler pour le moment, elle ne se sentait pas prête.
Il n'y avait pas beaucoup de monde sur le chemin de traverse. C'était dimanche, et les magasins étaient pour la plupart fermés. Lorsqu'elle s'aperçut que la librairie de Fleury And Bott était ouverte, elle décida de s'y rendre. Quelle ne fût pas sa surprise d'y trouver un de ses anciens ''camarades'' de Poudlard, Monsieur Blaise Zabini en personne. Il ne dût pas la reconnaître, car il ne lui adressa pas la parole. A moins qu'il ne l'ai fait exprès.
Quand fût venue l'heure du déjeuner, elle se décida à repartir au Terrier, afin de récupérer ses affaires. Elle déjeuna donc là bas, en compagnie de Ginny qui se trouvait être fiancée à Harry depuis moins de trois semaines, de ce fiancé, du petit Ted, qu'elle trouvait adorable, et de Monsieur et Madame Weasley. Cette dernière insista pour qu'elle reste loger au terrier, mais Hermione ne pouvait accepter, la famille Weasley avait déjà fait beaucoup pour elle, et elle ne voulait pas abuser, surtout avec ce qu'il s'était passé.
Elle partit en précisant à Harry et Ginny qu'elle leur enverrait un hibou pour leur donner des nouvelles, et qu'elle passerait sûrement le lendemain.
