Il était environ 11h30, et Hermione mourrait déjà de faim. Elle n'avait pas déjeuné ce matin, n'osant pas sortir de sa chambre, de peur de voir le regard assassin de Fred.
Elle avait fait bien attention à la date. Samedi 12 avril. Elle détestait ce jour depuis... 2 ans. Il faisait remonter trop de souvenirs.
Elle avait évité Fred toute la matinée, et ne savait pas si elle y arriverait encore longtemps.
Elle était en train de ranger les philtres d'amour, ruminant ses pensées, quand quelqu'un l'interpella. Elle se retourna, puis se rendit vers l'endroit d'où venait la voix, près de la mangeuse de monnaie, sur le comptoir. Et elle aperçu deux visiteurs, qui, à cause de ce jour maudit, pensa-t-elle, lui étaient totallement sortis de la tête.
«Harry! Ginny! Comment allez-vous? Dit-elle en s'approchant.
- Oh Hermione! Tu ne peux pas savoir combien je suis désolée! Lui apprit Ginny en se jetant dans ses bras.
- Ce n'est pas à toi, c'est à moi d'être désolée.
- Non, je t'ai crié dessus sans raison!
- Harry m'a expliqué... D'ailleurs je ne sais pas comment j'ai fais pour ne pas comprendre. Je suis désolée de ne pas t'avoir dit.
- Je comprends que tu n'ai pas envie d'en parler, et je ne te forcerais pas.
- Et tu ne t'excuses pas pour ce que tu nous as dit à nous, tes propres frères. Les interrompis George, s'approchant de sa sœur, suivit de Fred.
- Bien sûr que si! Ginny se sépara de sa meilleure amie, et se jeta dans les bras de ses deux frères. Je suis désolée d'avoir... Sous entendue que votre boutique était nulle.
- On t'en veux pas, t'inquiète, la rassura Fred, lui frottant les cheveux.
- Bon, les interrompit Harry, ça vous dit de manger avec nous?»
Les jumeaux répondirent positif à cette question, et Hermione ne put qu'acquiescer aussi. Ils mangèrent donc tous les cinq au chaudron baveur, puis retournèrent au magasin, sans Harry, qui avait dût partir a cause d'une affaire importante pour le ministère.
Harry voulait devenir auror, et était souvent demandé, d'après Ginny. Celle-ci espérait d'ailleurs qu'après leur mariage, il passerait plus de temps avec elle. Pour l'instant, il n'était encore que ce que les moldus appellent un stagiaire, mais son statut devrait bientôt changer.
Hermione travailla tout l'après midi en compagnie de Ginny, qui avait décidé de rester avec elle, pour parler un peu. De toute façon, elle ne la gênait pas dans son travail.
Vers 17h, Harry revint pour emmener Ginny au restaurant, une surprise à laquelle celle-ci ne s'attendait pas. Hermione finit son travail vers 18h, et retourna dans sa chambre, lire, converser par hibou avec Draco, qui s'excusa de son comportement du matin, et qui essaya de remonter le morale de son amie.
Fred et George montèrent quelques minutes après leur colocataire, et peu de temps plus tard, George apprit à son frère qu'il avait décidé de sortir. Avec le retour d'Hermione, ils n'étaient pas sortis depuis l'arrivée de la brune, mais il comptait bien en profiter aujourd'hui. Fred, quant à lui, préféra rester dans l'appartement, lire un peu, et faire marcher ses méninges.
Lorsque Hermione se décida enfin à sortir de sa chambre, elle retrouva Fred assit dans un fauteuil, plongé dans un livre. Sur la table basse, deux assiettes étaient disposées, remplit.
Il l'avait attendu pour manger! Il ne lui en voulait peut-être pas tant que ça après tout.
«Tu...Il ne fallait pas m'attendre Fred. Dit elle, sortant Fred de son livre.
- Nous n'allions quand même pas passer la soirée chacun de notre côté, si?
- Non, tu as raison. Dit elle, s'asseyant.
- Toujours, ajouta-t-il, avec un petit sourire. Il vit que Hermione allait manger. Attends! Ça doit être froid maintenant. Il récupéra sa baguette non loin, et réchauffa le tout. Voilà, ça va être mieux.»
Ils commencèrent à manger, sans parler. Hermione était un peu mal à l'aise. Elle l'avait évité toute la journée, et lui, il lui préparait à manger. Et, elle ne savait pas vraiment quoi dire.
Fred était assez mal à l'aise aussi. Après ce qu'il s'était passé le matin, il s'était posé des questions - un tas! - et s'était dit que, de toute façon, si Malfoy était un des amis de la jeune fille, il n'allait pas non plus arrêter de lui parler. Il n'en serait pas capable. Mais il se demandait tout de même ce qui avait poussé Hermione à l'éviter ainsi toute la journée. Car oui, il l'avait remarqué. Elle qui, avant, le regardait dès qu'il ouvrait la bouche, lui parlait dès qu'elle en avait l'occasion, ne lui avait pas adressé un regard de la journée, ni même un mot. Et puis, elle paraissait assez triste. Il se décida.
«Hermione?
- Mmmh? Répondit elle, levant la tête de son assiette.
- Pourquoi m'as tu évité aujourd'hui? »
Il lui avait lancé ça comme ça, et elle ne s'y attendait pas du tout. Elle rougit.
«Je...
- Tu pensais franchement que j'allais t'en vouloir pour "l'incident Malfoy"? Lui dit-il, mimant les guillemets à l'aide de ses doigts.»
Il lisait dans ses pensées? C'est exactement ce qu'elle avait pensé.
«Pour tout te dire... Je ne savais pas comment tu allais réagir. Lui dit-elle, se sentant rougir un peu plus, dû au fait qu'elle venait de dire le fond de sa pensée.
- Qu'aurais tu voulu que je fasses? Que je te jette un sort impardonnable? Lui répondit-il rigolant un peu.
- Non mais je...
- Écoutes, j'ai compris, la fouine... voyant son amie faire une grimace en entendant le surnom, Draco, dit il, difficilement, a l'air de compter beaucoup pour toi. Je ne te demanderais pas d'explication, je sais que tu n'as pas envie d'en parler.
- Je... Merci Fred.
- Mais... Évites seulement de le faire venir ici. Il ne nous supporte pas, et tant qu'il sera ainsi, ça sera réciproque. Lui apprit-il.
- Je... D'accord. Mais je ne sais pas ce qu'il lui a prit. Je ne l'avais pas vu parler ainsi à quelqu'un depuis... Depuis longtemps. Ajouta Hermione.
- Je ne peux pas t'aider sur ce point là! Dit il, un sourire sur les lèvres.»
Ce sourire... Hermione avait bien du mal à résister. Il était adorable avec elle, et en plus, il était beau. Merlin, pourquoi lui imposait-il une telle torture? Elle n'osa parler durant les minutes qui suivirent, et lui non plus. Un silence gênant s'installa, le temps qu'ils finissent leurs assiettes. Puis, voyant que son amie avait finit, il envoya magiquement les assiettes dans l'évier. En ayant marre de ce silence, il se lanca.
« Écoutes Hermione. Je sais qu'il y a des sujets que tu ne veux pas aborder. Mais...Si jamais tu as besoin de parler à quelqu'un... Saches que je suis là. Finit-il.
- Je... Elle ne savait pas comment répondre à ça. Merci. Merci Fred.
- De rien. Tu sais, je... J'ai remarqué qu'aujourd'hui tu n'avais pas vraiment le moral. Je ne sais pas à quoi c'est dû, mais... Tu es revenue Hermione. Saches que désormais, tout tes amis sont là si tu en as besoin.»
Les yeux d'Hermione étaient humides.
Il avait remarqué. Elle avait pourtant tout fait pour cacher sa tristesse. Elle n'allait plus pouvoir retenir les larmes pendant très longtemps. Mais ci celles-ci partaient, tout allait partir. Elle ne put empêcher quelques larmes de couler le long de sa joue, s'efforçant de les cacher au roux. Mais sans résultats.
«Hermione? Tu pleures? S'inquiéta-t-il. »
Et elle ne put s'en empêcher. Elle éclata en pleures, secouant son corps de sanglots. Fred se déplaça le plus vite possible, la prit dans ses bras, et l'emmena avec lui sur le canapé.
«'Mione... Chuut. Calmes toi, ça va... Essaya-t-il de la réconforter.
- Non! Non ça ne va pas! S'énerva-t-elle. Je... Je suis désolée. Elle se rendit compte de ce qu'elle faisait, puis commença à se lever.
- Ne t'excuses pas 'Mione. Lui dit-il, la faisant se rasseoir à ses côtés.
- Je n'en peux plus Fred... Je... Les sanglots reprirent de plus belle.
- Ssshhut... Si tu m'expliquais ce qui n'allait pas, hein? Lui dit-il doucement.»
Elle hésita. Si elle lui disait une chose, elle devrait tout lui raconter... Elle ne savait que faire. Mais elle prit une décision. La décision qui, pour elle, encore aujourd'hui, changea tout.
«Je... D'accord. Je vais te dire. Mais promets moi de ne pas m'interrompre, de ne pas t'énerver... D'accord? Lui dit-elle, levant la tête et le regardant droit dans les yeux.
- Je t'écoutes 'Mione. Lui répondit-il sur un ton doux.
- Tout ça, c'est... C'est à cause de lui. De Voldemort, de ses mangemorts... Je... Elle cherchait ses mots, ne savait pas comment expliquer.
Bon. Elle ferma les yeux, prit une grande inspiration, et commença. Si je dois te raconter, autant commencer au début. Enfin, début... Bref. Je... Si je suis partie, c'est en partie à cause... A cause de cette bataille, la bataille de Poudlard. Je... J'ai tué plus d'une quinzaine de personnes!
Au début, durant la bataille, je ne voulais, je ne pouvais pas tuer quelqu'un, je ne m'en sentais pas capable. Je lançais seulement des stupéfix, ou autre. Et... alors que je venais de stupéfixer un mangemort, j'ai aperçu une personne à qui je tenais beaucoup, non loin de moi, qui se battait seul contre deux mangemorts. Un troisième arrivait derrière... Et... La personne... Je ne pouvais pas me permettre de la voir mourir. Alors je l'ai lancé.. Elle hésita.
Mon premier sort impardonnable. Sur le troisième mangemort. Je ne me suis pas sentie coupable, je venais d'aider un ... Un ami. Puis, j'ai lancé mon deuxième sort impardonnable sur le deuxième mangemort, évitant ainsi la mort de mon ami. Qui en profita pour tuer le dernier mangemort. J'étais tellement heureuse! Je venais de sauver quelqu'un! Et pas n'importe qui! J'ai courus dans ses bras et...
- Et tu m'as embrassé. Dit-il songeur, même si un peu surpris.
- Je... Oui. Admit-elle, rougissant. Mais laisses moi finir s'il te plait. Malgré ce que je venais de faire, la guerre n'était pas finit pour autant, et je devais continuer de me battre. Grâce à toi, j'ai pris conscience du fait que mes stupéfixes ne servaient à rien. Alors j'ai continué. Des Avadakedavra durant toute la bataille.
Mais le pire, le... Elle recommençait, les larmes lui montaient aux yeux. A un moment, je me suis retrouvée seule face à deux mangemorts. Je savais que je n'avais aucune chance. J'ai fais de mon mieux, et j'ai réussi à tuer un des deux. Au moment où le deuxième m'a lancé son sort, je... Une... Elle éclata encore en sanglots. Une tête rousse est passée devant moi, s'est pris le jet vert à ma place, et s'est écroulé à terre. Je... Je ne savais pas quoi faire!
J'étais complètement paniquée. Je ne sais pas comment j'ai fait, mais j'ai envoyé un Avadakedavra sur Greyback, et j'ai pu voir qui était mon "sauveur".
Et je l'ai regretté. Les sanglots reprirent une nouvelle fois. Je... Percy s'était jeté devant moi, c'était Percy mon sauveur! Il s'était jeté entre moi et Greyback afin de me sauver. Et je n'ai jamais pu me le pardonner. Si tu savais comme je m'en veux! Encore aujourd'hui je, je... Les sanglots devinrent plus forts, s'était la deuxième fois qu'elle parlait de ça à quelqu'un, la première étant Draco. Mais voyant que Fred ne réagissait pas, elle se reprit, et continua son récit.
Suite à la bataille, nous avons du identifier les morts. Je ne supportais pas de voir tout ces gens morts. Je ne pouvait pas tenir... J'ai préféré ne pas aller avec vous pour... Pour ça. Après trois mois, tout le monde se remettait petit à petit de cette bataille, de ce massacre.
Mais pas moi. La vision de Percy se jetant devant moi hantait mes nuits, et les morts qu'avait causé cette bataille, la mort de centaines de personnes, d'amis, elles aussi. Percy, Hagrid, Seamus, Katie Bell, Colin Crivey... Je n'arrivais pas à... A comprendre pourquoi eux, eux qui avaient des amis, une famille, des innocents en somme, étaient mort, alors que moi, moi qui n'avait aucune raison valable de rester vivante, j'avais survécu. Elle prit une petite pause, poussa un soupir, et reprit.
Au bout de trois mois, je me suis décidée à aller "redonner leur mémoire" à mes parents. Ils me manquaient, et presque tous les mangemorts restant avaient été arrêtés. Je n'avais plus aucune raison de m'empêcher d'aller chercher mes parents. Je suis donc retournée dans ma maison. La maison dans laquelle j'ai passé toute mon enfance. Mais je ne savais pas qu'une... Mauvaise surprise m'attendais.
J'ai redonné leur souvenirs à mes parents. Je retrouvais enfin mes parents, ce qui, était, à mes yeux, la chose la plus précieuse au monde.
Et... ILS sont passé. Je... Héroine de guerre, et meilleure amie du sauveur, j'étais une très bonne cible. Ils... Ils ont torturé mes parents, jusqu'à la mort, devant moi. Avec des doloris, et... façon moldu. Devant mes yeux. Les sanglots reprirent, elle n'arrivait plus à parler. Au bout de plusieurs minutes, Fred passa sa main dans le dos de la jeune fille, et fit des vas-et-viens, la calmant et l'encourageant à continuer. Le ministère est arrivé avant qu'ils ne me fassent plus de mal. D'un geste devenu presque automatique à chaque fois qu'elle pensait à ses parents, Hermione remonta la manche de son gilet et vint caresser la cicatrice qui lui avait était faite.
Et, c'est après ça que je suis partie. Ce jour, c'était le... Le douze Avril. Depuis, je... Je ne peux m'empêcher de penser à tout ça lors du 12. Un peu comme Harry et ses parents le jour d'Halloween. Je sais que ce n'est pas pareil, mais, pour moi, c'était aussi grave.
En partant, j'ai voulu disparaître de la circulation, pour ne plus vous parler, vous protéger. Ces mains devinrent soudain très intéressantes, et elle se mit à les fixer de ses yeux rouges. C'était idiot, je sais, mais à ce moment, ça me paraissait logique. Et je ne pouvais plus venir voir mes amis sans penser à mes parents. Tout me faisait penser à eux, et à l'horreur que j'avais vécu durant la bataille, et la scène de torture qui s'était déroulé devant mes yeux. Il fallait aussi que j'oublie tout ça, mes parents, la bataille et... Et une certaine personne...Elle reprit une petite pause, et ses yeux se dirigèrent vers le feu, crépitant dans la cheminée.
J'ai passé les deux premiers mois en France, dans le Paris Moldu. J'allais repartir, dans un autre pays, comme je n'arrivait pas à oublier, n'allant pas mieux. Puis c'est là bas que j'ai rencontré Draco. Lui aussi fuyait toute cette période après guerre... Nous sommes devenus amis, puis... Au bout de deux mois, un peu plus, nous sommes sortis ensemble durant environ 9 mois. Ses sourcils se froncèrent. Mais maintenant que j'y repense, au bout du troisième, nous avions plus une relation amicale qu'une relation de couple. Pas de baisers, pas de... Enfin bref. Nous avons décidé de "rompre", sans couper les ponts, nous sommes restés amis, et partis chacun de notre côté.
C'est pour ça qu'il compte beaucoup pour moi. Essaya-t-elle un sourire. Il a était là durant une période difficile de ma vie. Il m'a permis d'oublier un petit peu ce qui m'était arrivé.
Je suis allée à Madrid, Rome, Moscou, Berlin, au Caire, à Tokyo, Shangai, New York, Los Angeles, Mexico, Lima... Et j'en passe. Puis, à San Fransisco, je me suis rendue compte que je ne pensais presque plus à la guerre, ni à mes parents, ou encore à... Elle leva les yeux vers Fred, rougit, et les rabaissa. Et que Harry, Ron, Ginny... Tous, me manquaient. Alors j'ai décidé de rentrer. Et me voilà. »
Voilà, elle lui avait dit. Elle lui avait tout dit. Enfin, pas tout. Elle reprit sa respiration, s'essuya les yeux, et allait reprendre son discours.
«Mais? Lui demanda Fred. Parce qu'il y a un mais. Je le vois. Je le sens.
- Mais... Je, elle hésitait. Je... Comment dire. Il s'avère que je me suis... Trompée. Pas à propos de la guerre. Je fais toujours des cauhemars, mais j'ai finis par oublier un peu. Mes parents, eux.. Ils me manquent. Je n'aime pas retourner dans les endroits où j'ai des souvenirs avec eux. Je ne supporte pas ça. Je... Je ne peux pas oublier mes parents comme ça. Je ne fais presque plus de cauchemars d'eux. Mais je sais que cette nuit je vais en faire. Comme souvent. C'est surtout leurs morts, le sujet de mes cauchemars. »
Et elle s'était tropmée à propos de la personne aussi, elle pensait l'avoir oublié. Mais non, elle ne n'avait pas oublié. Mais ça, elle ne lui dirait pas. Ce n'était pas une chose qu'elle souhaitait qu'il sache.
Il ne savait pas quoi dire. Ce qu'elle venait de lui dire, ce qu'elle avait vécu était... Horrible. Il n'aurait jamais cru ça. Et il ne savait comment réagir.
Hermione, elle, attendait une réaction du jeune homme. Il n'avait presque pas bougé depuis qu'elle avait commencé. Et ce n'était pas dans ses habitudes de rester ainsi, sans bouger, sans dire un mot. Il allait lui en vouloir. Pour Percy.
Elle repensa alors à ses parents. Et les revit. Les dernières vacances qu'elle avait passé avec eux en Irlande... Puis, l'image de... De ces sales mangemorts, de cette atroce journée lui revint à l'esprit. Elle poussa un cri, puis se réfugia à côté de Fred. Elle posa sa tête sur son épaule, et il la rapprocha, à l'aide de son bras qui entourait la taille de la jeune fille.
Il ne prononcèrent pas un mot durant plus d'une heure, puis, Hermione se lanca.
«Fred? Est ce que... Tu pourrais me parler? Demanda-t-elle doucement.»
Elle avait besoin de quelqu'un pour se changer les idées. Et esperait que Fred l'aiderait.
«Je, oui, pardon. Se réveilla le roux. Ecoute Hermione, je ne vais pas...
- Juste, le coupa-t-elle, est-ce qu'on pourrais parler d'autre chose s'il te plait?
- Oui, oui, bien sûr. Accepta-t-il. Il ne savait simplement pas de quoi parler.
- Si tu... si tu me racontais ce que tu a fais toi, durant ces deux ans? Demanda-t-elle, se redressant. Il acquiessa, et elle s'assit en tailleur, à côté de lui.
- Allonges toi 'Mione. Tu seras mieux. Lui proposa-t-il avant de commencer, tapotant sur ses genoux, signe pour Hermione qu'elle pouvait poser sa tête dessus. Ce qu'elle fit. Et il commenca. Tu sais Hermione... On... Enfin, je, n'ai pas fais grand chose durant ces deux ans. Je me suis remis petit à petit de cette guerre, de la mort d'ami, et de... Enfin, voilà. Et... Une fois que je m'étais mis dans la tête que je ne reverrais plus jamais ces personnes, quelqu'un d'autre m'a laissé,et je ne me suis pas senti très bien. Tu demanderas à George, je devais être invivable! Rigola-t-il. Il racontait tout ça tout en jouant avec les mèches de la jeune fille. Mais j'ai aussi réussi à m'en remettre. J'ai travaillé beaucoup, au début. Puis George m'a forcé à sortir, et nous voilà. Finit-il simplement. »
Il baissa les yeux vers Hermione, et s'aperçut qu'elle s'était endormie. Il attendit encore quelques minutes avant de se lever, pour être sûre qu'elle dormait réellement. Il se leva doucement, mit un bras sous la nuque de la brune, et un autre derrière ses genous, la souleva le plus délicatement possible, et se dirigea vers la chambre de la jeune fille. C'est au moment d'ouvrir la porte de cette chambre, qu'il l'entendit.
«Fred? Je... Qu'est ce qu'on fait là? Demanda-t-elle d'une voix endormie
- Tu t'es endormie sur mes genoux, alors je te ramène dans ton lit.
- Je... Merci. Mais tu peux me reposer tu sais. Elle stoppa ses paroles, attendit qu'il la lache. Fred... Tu es... Merci. Dit-elle, pas vraiment sûre d'elle. »
Il la déposa sur son lit, s'écarta, et commenca à partir. Il allait fermer la porte, lorsqu'elle l'appella.
«Fred... Attends! Je... Tu voudrais pas dormir avec moi? Demanda-t-elle timidement.
- Si tu veux. Je reviens, je vais juste mettre mon pyjama, et j'arrive.Répondit-il, surpris.
- Merci. Je me met en pyjama aussi.»
Elle se releva, et enfila le short et le marcel qui lui servaient de pyjama, et finit par se recoucher, se faufilant sous les couvertures. La porte s'ouvrit, sur un Fred, lui aussi en short. Mais Hermione remarqua qu'il ne portait pas de tee-shirt.
«Je... George m'a pris tout mes tee-shirt, et il a fermé sa porte. Pas moyen d'en trouver. Désolé. Se justifia-t-il.
- Ne... Non, c'est pas grave.»
Sur ce, il se faufila lui aussi sous les draps, évitant de se rapprocher trop de son amie.
«Merci Fred. Je sais que tu vas penser que je me répete, mais merci, beaucoup.»
Fred s'était placé assez loin d'Hermione, mais elle n'était apparement pas du même avis. Elle s'approcha de lui, se collant carrément, et déposa sa tête sur son épaule, au creux de son cou. Elle profita de cette proximité pour sentir l'odeur magnifique du jeune homme. Elle s'endormit facilement. Fred, quant à lui, mit plus de temps à s'endormir, un peu géné par la proximité de la brune. Mais il y arriva, bien avant que son jumeau ne rentre avec une nouvelle conquête.
