Un hibou vint une fois de plus les déranger alors qu'ils étaient à table. Cette fois-ci, le hibou déposa le parchemin au milieu de la table. George fût le premier à réagir et prit le parchemin. Il fronça les sourcils lorsqu'il reconnut l'écriture petite et serrée de sa mère. Ses deux colocataires le regardaient, intrigués.

«Qu'est-ce qu'il se passe? Demanda Fred, impatient.

- C'est Maman. Répondit simplement George.

- Qu'est-ce qu'elle veut? S'inquiéta Hermione.

- Tiens.»

George tendit la lettre à Hermione, qui la saisit sans se poser de question. Elle vit que Fred attendait avec impatience de voir ce parchemin, et se rapprocha de lui, pour qu'ils puissent lire en même temps.

George Oliver Weasley! Frederick James Weasley!

Comment osez-vous ignorer votre famille ainsi! Comment osez-vous ne pas nous donner de nouvelles! Depuis plus de quatre jours que vous ne donnez pas signe de vie! Saviez que nous avons était informé par Ginny, qui avait était informée par Harry, qui avait était informé par Remus, qui lui l'a su de Minerva, qui l'a su d'on ne sait qui, que Skeeter vous a interviewé! Comment osez-vous omettre de nous dire ce genre de chose?! Sachez que ça ne se passera pas ainsi la prochaine fois!

Oh, et, bonjour ma chère Hermione!

Comment vas-tu? J'espère que mes deux gnomes de fils ne te posent pas de problèmes. Ginny m'a dit qu'elle t'avait trouvé une superbe robe pour le mariage.

Bon, je vais en revenir au point pour lequel je vous ai écrit ce parchemin. Comme vous le savez tous les trois, du moins, je l'espère, le mariage de Ginny et Harry se fait le week-end prochain. Et il est hors de question que ces deux-là restent seuls au Terrier pendant une semaine. En plus, nous aurons besoin de votre aide. Alors, et n'essayez pas de discuter, vous n'avez pas le choix, vous fermerez le magasin la semaine prochaine, et dormirez au Terrier. Et ne soupire pas de soulagement Hermione, toi aussi.

Alors nous vous attendons demain soir, pour le dîner. Les garçons, votre chambre sera prête. Hermione, je n'ai pas encore eu le temps d'y réfléchir, mais ta chambre sera prête demain aussi.

Sur ce, mes enfants, je vous souhaite une bonne nuit, et nous nous voyons demain.

Molly.

Hermione posa le parchemin après s'être assura que Fred avait lui aussi finis de lire.

« Donc, on ferme la boutique dès demain? Demanda-t-elle aux jumeaux.

- Il faut croire que oui. Répondit Fred.

- Tu connais maman, quand elle dit quelque chose, on ne discute pas. Rigola George.

- Par contre, on va se prendre un savon. Ajouta le premier.

- Pourquoi? Demanda Hermione.

- T'as bien lu, elle n'aime pas quand on ne lui donne pas de nouvelle.

- Une vraie maman Phénix. Ajouta Fred en rigolant.

- Mais on va quand même essayer de négocier. Fit George.

- On ne peut pas fermer pendant une semaine comme ça. Ajouta son jumeau.

- Mais votre mère ne va jamais vouloir. Fit remarquer la brune.

- On peut toujours essayer. Fit joyeusement Fred.

- En attendant, demain, la boutique est ouverte. Et il se fait tard. J'vous souhaite une bonne nuit. Finit George en se levant.

- Bonne nuit. Lui répondirent ses deux colocataires en cœur

Il leur fit un petit signe, et partit se coucher, laissant dans la cuisine son frère et leur colocataire. Ceux-ci restèrent un petit moment dans le silence, réfléchissant chacun à un moyen de convaincre Molly. Hermione fut la première à couper ce silence.

« Je crois que ça ne va pas être possible.

- De quoi? L'interrogea Fred.

- D'ouvrir la boutique si votre mère vous veut au Terrier. Expliqua la brune.

- C'est ce que j'étais en train de me dire. Acquiesça le rouquin. Mais à nous trois, on arrivera bien à trouver un moyen. Si on s'absente chacun notre tour, un par un, on y arrivera peut-être. Proposa-t-il.

- Mouais. Répondit Hermione, non convaincue. En attendant, elle n'avait pas l'air contente.

- Je crois que c'est parce qu'on a oublié de lui envoyer un hibou. Expliqua Fred, grimaçant face à leur bêtise

Le silence reprit place, et Hermione desservit la table en un coup de baguette.

« Tu n'as qu'à lui envoyer un hibou pour lui demander. Proposa Hermione.

- Demander quoi?

- Bah, si vous pouvez ouvrir la boutique la semaine prochaine!

- Je ne sais pas si c'est une bonne idée. Grimaça une nouvelle fois le rouquin

Hermione soupira, fit venir un parchemin et une plume et commença à écrire. Une fois finit, elle leva la tête vers Fred, qui l'observait avec un air inquiet. Elle lui tendit le parchemin avec un sourire. Le rouquin le prit et commença à lire.

Madame Weasley.

Ne vous inquiétez surtout pas, vous avez fait du bon travail, vos fils sont bien élevés, et ils font de très bon colocataires. Quant au fait qu'il ne vous ait pas de donné de nouvelles, croyez-moi, ils s'en veulent terriblement.

Je suis désolée de vous envoyer un hibou à cette heure, mais il y a quelque chose qui est assez embêtant. Ça ne me dérange en aucun cas de venir passer la semaine prochaine au Terrier, bien au contraire, si je peux vous aider. Et je pense que les jumeaux sont pareils. Mais il ne va pas vraiment être possible de fermer le magasin durant toute la semaine. Alors, nous nous disions que, vous seriez peut-être d'accord pour nous laisser y aller seulement trois jours, et s'il le faut, un par un.

J'espère ne pas vous avoir dérangé.

Bonne nuit à Monsieur Weasley ainsi qu'à Harry et Ginny.

Hermione.

Fred leva la tête, offrit un grand sourire à Hermione.

« Tu penses que ça va marcher? Lui demanda-t-il.

- J'espère. Lui répondit-elle

Elle se leva, et se dirigea vers le hibou des jumeaux, perché dans un coin du salon. Elle lui attacha le parchemin à la patte, et lui ouvrit la fenêtre. Elle l'observa partir, et vint s'asseoir dans le canapé, où Fred venait de s'installer.

« Fred? Demanda-t-elle après quelques minutes.

- Mmh? Répondit celui-ci, sans quitter son magasine des yeux.

- Est-ce que... Est-ce que tu crois que Ron va m'en vouloir encore? Demanda-t-elle, peu sure d'elle.

- Que... Hermione, ça serait plus à lui de s'inquiéter de savoir si tu veux bien le pardonner ou pas. La rassura-t-il.

- Mais je ne comprends pas pourquoi il m'en veut... J'veux dire, j'ai rien fait de mal, si?

- Non. Rigola doucement Fred. Tu sais, Hermione, il ne faut pas te torturer l'esprit pour Ron. Il est assez...

- Imbécile sur les bords? Finit-elle la phrase.

- C'est ça. Rigola-t-il.

- Alors tu penses que c'est moi qui devrais lui en vouloir? Lui demanda-t-elle.

- En fait, je ne sais pas si tu devrais lui en vouloir. Je sais que lui n'a aucune vraie raison, il n'a rien contre toi. Alors que toi, vu la façon dont il t'a parlé l'autre jour, et pour rien, tu as un vrai argument pour lui en vouloir. Expliqua Fred. Le silence pris place pendant quelques minutes, avant que Hermione ne reprenne la parole.

- Merci pour tes conseils Fred. Je verrais bien demain ce que je vais faire.

- J'ai hâte de voir ça. Sourit-il.

- Bonne nuit. Lui dit-elle

Elle se leva, et déposa un baiser tout près des lèvres du rouquin. Elle se releva brusquement, se rendant compte de son geste, et partit se réfugier, presque en courant, dans sa chambre.

Fred, qui avait été lui aussi étonné du geste de la brune resta immobile pendant quelques minutes.

Venait-elle vraiment de l'embrasser juste à côté des lèvres? Il devait rêver! Il secoua la tête, comme pour en faire sortir ses pensées, et partit se coucher lui aussi.

« Hermione! Les garçons! Que faites-vous encore dehors? Entrez, vous allez finir par attraper un rhume!»

Ils venaient à peine de transplaner dans le jardin du Terrier, et Molly leur avait sauté dessus. Elle n'avait pas répondu au hibou qu'Hermione avait envoyé la veille, et les trois colocataires avaient pris ça pour un mauvais signe. Peut-être même très mauvais. Mais ils essayaient de ne plus y penser. Avant de partir, ils avaient laissé, à contrecœur, des pancartes animées dans la vitrine, annonçant la fermeture de la boutique pour la semaine.

Ils venaient donc d'arriver tous les trois au Terrier, et avaient à peine eu le temps de poser un pied devant l'autre que Madame Weasley leur avait sauté dessus, leur ordonnant presque de rentrer. Ils la suivirent donc jusqu'à l'intérieur, la pluie les faisant courir.

Fred et George se lancèrent un regard étonné en voyant la pièce presque remplie de têtes rousses, mais laissèrent tomber. Ils savaient très bien que leur mère avait sûrement invité tous les Weasley pour préparer la semaine qui arrivait. Ils firent un simple signe à leur famille, et préférèrent s'asseoir directement, tandis qu'Hermione avait déjà dit bonjour à presque tout le monde.

Une fois qu'elle eût fait le tour de la table, elle s'assit à la seule place libre, entre Fred et George. Il restait encore deux places, à l'autre bout de la table, mais Molly les avait prévenus que la place était gardée pour Ron et qu'il allait peut-être emmener quelqu'un. D'où son excitation.

Tout le monde avait bien remarqué que Molly était un peu plus en forme que d'habitude. Elle n'arrêtait presque jamais de courir, un grand sourire aux lèvres. Elle devait sûrement penser que Ron allait enfin leur présenter sa petite-amie.

Hermione aurait bien sûr préféré qu'il ne vienne pas du tout. Elle ne savait pas encore quel comportement avoir avec lui. Elle y avait réfléchi, et, malgré les conseils de Fred, elle n'arrivait pas à se décider.

Ils durent attendre plus d'une demie-heure, et, alors qu'ils allaient commencer à manger, Ron entra. Molly fit un bond pour se lever, et se dirigea vers son dernier fils.

«Ronnie! Comment tu vas? Lui demanda-t-elle en le serrant dans ses bras.

- Heu... Fit Ron. Bonjour Maman. Je vais bien. Répondit-il, étonné du comportement de sa mère. Je suis désolé pour mon retard. S'excusa-t-il. Et combien de fois t'ai-je dit de ne plus m'appeler Ronnie! Rappela-t-il à sa mère.

- Voyons, ne t'énerve pas! Alors, tu es venu seul? Lui demanda-t-elle soudainement, se plaçant sur la pointe des pieds pour essayer de voir derrière son fils.

- Maman, calme toi. Souffla le jeune homme.

- Mon garçon! Grogna Molly. Depuis quand me parle-tu ainsi?!

- Maman, arrête un peu. J'avais invité Neville mais il a prétexté qu'il avait trop de copies à corriger. Lança-t-il.

- Ah. Fit Molly, presque vexée

- Ce n'est pas grave Ron. Viens plutôt t'asseoir. Intervint Arthur

Ron acquiesça d'un mouvement de la tête, et vint prendre place en face d'Hermione, à l'autre bout de la table, entre Harry et Bill.

Il ne posa même pas les yeux sur elle, alors que celle-ci ne pouvait s'empêcher de le fixer. Elle voulait savoir comment il réagirait lui, avant de faire des conclusions hâtives.

Elle fut sortie de sa torpeur par un léger coup qu'elle reçut dans le ventre. Elle secoua la tête, comme si ça allait la vider, et se renseigna sur la personne qui venait de lui donner un coup de coude dans les côtes. Fred, assis à côté d'elle, lui offrit un grand sourire.

« Quoi? Lui demanda Hermione en soufflant.

- Tu devrais arrêter de le fixer comme ça, il va finir par disparaître à force. Lui répondit-il, sans se départir de son sourire.

- Quoi? Non, je... rougit-elle.

- Je rigolais Hermione. La coupa Fred. Mais en attendant, arrête un peu de stresser pour lui. La conseilla-t-il, toujours en chuchotant

Elle lui tira la langue pour réponse, et reprit une place plus confortable sur sa chaise. Elle remarqua alors que cette fois, c'était Ron qui la fixait. Elle essaya de ne pas y faire attention, et prit part à la conversation que venaient de commencer les jumeaux à propos de leurs magasins.

Le dessert passé, Molly et les jumeaux s'étaient mis d'accord pour qu'ils ne viennent que deux jours plus tard, et Hermione n'avait toujours pas adressé la parole à Ron. Elle avait seulement remarqué qu'il posait souvent les yeux sur elle. C'est vrai que cette histoire la gênait beaucoup.

Après tout, même si Ronald Weasley était parfois un crétin finis, il était tout de même son meilleur ami. Ils avaient vécu beaucoup de choses ensembles.

Hermione trouvait que cette petite dispute était vraiment stupide. Et Ron qui n'arrêtait pas de poser ses yeux sur elle. Enfin quoi, ils étaient assis l'un en face de l'autre, et s'il ne comptait pas lui adresser la parole un jour, il n'avait qu'à arrêter de la fixer ainsi!

Pendant que Molly servait un digestif à ceux qui en voulaient, Hermione en eût marre. Elle soupira bruyamment, se leva en faisant glisser sa chaise tout aussi bruyamment.

« Je suis désolée, je ne me sens pas bien. Je vais prendre l'air. Annonça-t-elle sans même regarder la réaction des autres assis autour de la table

Harry regarda sa fiancée, qui le regardait elle aussi les sourcils froncés. Molly fronça elle aussi les sourcils, mais haussa les épaules, se disant que la jeune fille avait sûrement trop mangé. Arthur observa la réaction de sa femme. Fleur, Bill, ainsi que Charlie et George avaient les yeux grands ouverts, surpris par le brusque changement d'humeur de la brune. Ron la regarda sortir, et baissa la tête, observant en détail sa tasse.

Fred soupira aussi bruyamment que la jeune fille en faisant rouler ses yeux, attirant cette fois-ci l'attention des personnes présentes sur lui.

« Pourquoi tu soupire comme ça? Demanda Charlie, étonné.

- Oui, tu sais quelque chose à propos d'Hermione? Se précipita Ginny.

- Je sais simplement que notre frère est un véracrasse. Répondit Fred en désignant le-dit frère d'un geste de la tête

Celui-ci, qui avait fait comme s'il n'avait rien entendu jusque-là, releva la tête lorsqu'il eût remarqué que tous les regards étaient posé sur lui, dans un des plus profonds silences. Il soupira à son tour, et se laissa tomber sur le dossier de sa chaise.

« Quoi encore?! Soupira-t-il.

- Bah ouais, il a rien fait. Ajouta George.

- Véracrasses. Les insulta Ginny.

- Je suis on ne peut plus d'accord avec notre très chère sœur. Ajouta Fred.

- Mais bon sang, qu'est-ce qu'il y a! S'énerva Ron.

- Tu ne vois vraiment pas qu'elle est en train de stresser comme si elle allait devoir repasser ses ASPICS une nouvelle fois? Lui reprocha Fred.

- Et en quoi ce serait de ma faute? Fit son frère cadet.

- En quoi c'est de ta faute. Mais merde Ron! S'énerva Fred. Il posa ses coudes sur la table, et commença à faire de grands gestes. Tu ne vois pas qu'elle stresse parce qu'elle se demande si tu vas lui reparler un jour?!

-Quoi? Mais qu'est-ce que tu...

- Et t'aurais arrêté de la fixer un peu pendant tout le repas comme tu l'as fait, elle se serait sûrement sentie mieux. Se calma le jumeau.

- Et d'où tu sais des choses comme ça toi? Changea Ron.

- Ron, il suffit de voir comment elle se comporte quand t'es là! Répondit Fred sur un ton évident.

- Tu ferais mieux de t'occuper de ce qui te regarde! S'énerva Ron, en se levant, faisant presque tomber sa chaise.

- Je n'ai aucun ordre à recevoir d'un imbécile comme toi! S'énerva à son tour Fred, faisant le même geste que son cadet.

- Parce que tu crois que j'en ai à recevoir de ta part? Ron montra son frère du doigt.

- Au moins, je...»

Il fut coupé dans sa phrase par le bruit de la porte qui s'ouvrait. Fred se retourna, et fit face à Hermione, qui regardait la scène, les yeux remplis de larmes.

« Hermione, je... Commença-t-il»

Il n'eût pas le temps de finir sa phrase, Hermione fit demi-tour et sortit de la maison. Il poussa sa chaise, et suivit les pas de la jeune fille.


* George Oliver Weasley! Frederick James Weasley! - Je ne connais pas vraiment les deuxièmes noms, j'ai juste pris le prénom des acteurs... :)

Aussi, je n'arrive pas à trouver de titre pour le chapitre... Donc si jamais vous avez une idée, je suis preneuse!

Thank you~