Alors voilà le chapitre 3! Je suis allée beaucoup plus vite et j'espère aller aussi vite pour la suite, mais j'en doute sincèrement. Cepedant, maintenant il y a le monde de la sorcelerie qui entre vraiment dans l'histoire, par conséquent, ça me plaira beaucoup plus à écrire.^^ Donc comme d'habitude, j'ai essayé de traduire de mon mieux. Rien ne m'appartient. Les personnages sont à J.K Rowling et l'histoire à Choices HP et jlmill9.
Les insultes qui sortrent son parfois hasadeuses, mais c'est assez compliqué à traduire vu qu'il n'y a pas toujours d'équivalent. Pour cette raison, j'aimrais que Sirius jure le moins possible mais je suis sûre que c'est trop demander XD^^. Sinon, j'ai du modifier légèrement le texte du livre en français pour que ça colle avec certaines paroles des personnages le lisant: Après l'arrivée de la première lettre, où Vernon et Pétunia parle "de rejeter ces dangereuses absurdités" et dans la cabane en plaine mer: "Il espérait que le toit n'allait pas s'éffondrer, bien qu'il aurait sûrement plus chaud". la deuxième partie était dans la version du livre en anglais pas en français, alors je l'ai rajouté.
Bon, je m'arrête, et vous laisse profiter.
« Sirius prit le livre avant que Frank, avant que quiconque ait le temps de protester. «« Les Lettres de Nulle Part, »», il lut. « Qu'est ce que c'est supposé vouloir dire? » lut Al.
« Je ne sais pas mais je réalise juste que Harry a bientôt onze ans et est sur le point d'aller à Poudlard cette année, n'est ce pas? Demanda Remus.
« Ouais, » fit joyeusement Harry.
La fuite du boa brésilien valut à Harry la plus longue punition qu'il eût jamais reçue. Lorsqu'il fut enfin autorisé à ressortir de son placard, les vacances d'été avaient déjà commencé et Dudley avait eu le temps de casser son nouveau caméscope, d'écraser au sol son avion radio-commandé et d'étrenner son vélo de course en renversant Mrs Figg qui traverser Privet Drive avec ses béquilles.
« Je pense que ça veut dire que j'ai gagné, » dit Al en regardant James.
« Ça ne dit pas qu'il a abandonné en le montant... juste qu'il à heurter Mrs Figg, » argua James.
« Je pense que je dois être d'accord avec Al sur cela, » dit Teddy, pensif. « Même s'il l'utilise encore, je doute que le livre le mentionnera.. donc c'était le plus près. »
« Parfait, » dit James en donnant ses gains à Al. (Teddy avait depuis longtemps été désigné juge pour quand ils avaient une dispute comme ça).
Harry était content que l'école ait pris fin, mais il n'arrivait pas à échapper à la bande de Dudley qui venait tous les jours à la maison. Piers, Dennis, Malcom et Gordon étaient tous grand et stupides, mais comme Dudley était encore plus grand et plus bête qu'eux, c'était lui le chef.
« Comme si ça avait du sens, » dit Scorpius en leva les yeux au ciel.
« Ça en a en quelque sorte, de leur point de vue, » dit Rose. « Ils font avec leurs forces et ils se trouve que c'est la force... c'est ce avec quoi ils doivent marcher.
« C'est vraiment brillant, » dit Frank.
« Vraiment, je pensais que c'était une idée stupide, » dit Sirius tout en recevant de drôles de regards de la part de tous.
Et les autres étaient ravis de pratiquer le sport préféré de Dudley: la chasse au Harry.
C'est pourquoi Harry passait le plus de temps possible hors de la maison, à se promener dans les environs en pensant à la fin des vacances qui représentait pour lui une minuscule lueur d'espoir. Car en septembre, il entrerait au collège et, pour la première fois de sa vie, il ne serait plus dans la même école que Dudley. Dudley irai à Smelting, un collège privé où l'oncle Vernon avait fait ses études. Piers Polkiss y était inscrit lui aussi. Harry, pour sa part, devrait se contenter du collège du quartier. Dudley en était ravi.
« Je n'aurais pas pu me soucier moins de là où j'allais du moment que j'étais loin de cet imbécile, » déclara Harry. « Je pensais que je pourrais avoir la chance de me faire quelques amis,
« Et bien, il l'a fait, il s'est fait les meilleurs amis possibles, » dit Rose
« Papa serait d'accord avec toi su ça, » fit Al en souriant.
et j'aurais été en mesure d'arrêter d'échouer exprès dans toutes mes classes. »
« Il échouait exprès! » s'exclama Rose, indignée.
« Pourquoi échouais-tu exprès? Demanda Lily, bien qu'elle ait ses soupçons.
« Je ne pouvais pas faire mieux que Dudley, et il n'est pas vraiment un gars très intelligent, » répondit Harry, confirmant la théorie de Lily.
« C'est horrible, » dit Rose.
« Je doute que tu aurais survécut ici, » dit Al. « Pas de question et n'être pas autorisé à étudier ».
« Là où tu vas, on met la tête des nouveaux dans le trou des toilettes, dit-il à Harry. Si tu veux t'entraîner, monte avec moi dans la salle de bain.
« Non, merci, répondit Harry, ces pauvres toilettes n'ont jamais vu quelque chose d'aussi atroce que ta tête, ça les rendrait malades.
Et il prit aussitôt la fuite avant que Dudley ait compris ce qu'il avait dit.
« Elle est bonne papa, » rit James de même que tout le monde dans la pièce.
« Peut-être que mon esprit vif n'est pas seulement de maman, » ajouta Lily après avoir finit de rire.
« Bonne blague, » dit Sirius tandis que tout le monde riait. « On dirait que tu as hérité des aptitudes d'insultes de ton père.
« Je ne sais pas Patmol, » dit Remus. « Lily peut être assez insolente quand elle veut. »
« Ouais, Lily est vraiment insolente, » dit James avec un sourire narquois à sa sœur qui sembla prendre ça comme un compliment et lui rendit son sourire.
« C'est vrai, je suppose que nous devons attendre pour rendre un jugement sur ça, » admit Sirius.
Un jour de Juillet, la tante Pétunia emmena Dudley à Londres pour lui acheter l'uniforme de sa nouvelle école. Elle déposa Harry chez Mrs Figg
« Alors je suppose que t'as pas échappé à celle là après tout, n'est ce pas Harry, » plaisanta Sirius.
qui fut moins pénible qu'à l'ordinaire car elle s'était cassé la jambe en trébuchant sur l'un de ses chats, ce qui avait quelque peu refroidi la passion qu'elle leur portait habituellement. Harry fut même autorisé à regarder la télévision en mangeant un gâteau au chocolat qui avait du séjourner quelques années au fond d'un placard. Le soir, Dudley parada dans le salon pour montrer à toute la famille ses habits flambant neuf: un frac marron à queue de pie, un pantalon de golfe orange et un canotier. Les élèves de Smelting avaient également une canne dont ils se servaient pour se taper dessus quand les professeurs ne les voyaient pas. C'était, paraît-il, une façon de se forger le caractère.
« Heu... comment est-ce que ça marche? Demanda Scorpius.
« Je ne sais pas mais ça à l'air marrant, » rit James.
« Dans ce cas, je suis soulagé que nous n'allons pas là, » dit Al, imaginant combien pire son frère serait si on lui donnait une canne avec laquelle le frapper.
« Comment diable est-ce que ça pourrait aider? fit Sirius.
« Si tu jures une fois de plus Sirius, je le ferais regretter, » annonça Lily.
En contemplant son fils ainsi accoutré, l'oncle Vernon déclara que c'était le plus beau jour de sa vie et la tante Pétunia éclata en sanglot en disant qu'elle n'arrivait pas à croire que ce garçon si grand, si élégant était son petit Dudlinouchet adoré. Harry préféra ne rien dire. Il avait l'impression de s'être déjà fêlé deux côtes à force de réprimer son fou rire.
Le lendemain matin, au petit déjeuner, une odeur pestilentielle se dégageait d'une grande bassine posée dans l'évier de la cuisine. Harry s'approcha et vit de vieux vêtements qui flottaient dans une eaux grisâtre.
« Pourquoi est-ce que des vêtements seraient dans une bassine? » Demanda Scorpius. « Les Moldus sont bizarres. »
« Ce n'est pas un comportement Moldu normal, » dit Hugo. « Tout du moins, je n'ai jamais vu grand-père ou grand-mère faire ça. »
« Qu'est-ce que c'est? Demanda t-il à la tante Pétunia.
Elle pinça les lèvres, choquée qu'il ait eu l'audace de poser la question.
« C'est ton nouvel uniforme, dit elle.
« Il va devoir porter des vêtements trempés pour aller à l'école, » dit Al.
« Pauvre papa, » renchérit Lily.
« Premièrement, ils ne seront pas trempés quand il les mettra... » dit Rose en secouant la tête.
«Je sais ça, » firent tous deux Al et Lily.
« Et deuxièmement, » continua Rose comme si elle n'avait pas entendu leur interruption, « Il ne pas aller dans ce collège du quartier de toute façon, donc ça n'a pas d'importance.»
« Mais papa pense toujours qu'il le doit, » soupira Lily. « Il va devoir s'inquiéter pour ça jusqu'à ce qu'il sache pour Poudlard. »
« Ce qui devrait arriver à tout moment maintenant, » pointa Rose.
« Ah bon? S'étonna Harry en regardant à nouveau la bassine. Je ne savais pas qu'il fallait le tremper dans l'eau.
« On dirait que tu as le cerveau de ton père Al, » plaisanta Scorpius.
« Merci, » fit Al avec plaisir.
« Le sarcasme ne fonctionne pas sur elle, » dit Lily.
« Ne fait pas l'idiot, répondit sèchement la tante Pétunia. J'ai teint en gris de vieilles affaires de Dudley. Ça te suffira très bien comme uniforme, il ne sera guère différent des autres.
« Oui... bien sûr, » fit Lily en levant lentement les yeux au ciel. « Parfois je ne sais pas si elle est vraiment obtus ou aime juste agir exprès comme une idiote.
Harry en doutait, mais il était inutile de discuter.
« Ouais, parce que discuter lui vaudra juste plus de temps dans le placard, » fit Lily en colère.
Il se demanda à quoi il ressemblerait, là-dedans le jour de la rentrée. On aurait dit des morceaux de peau arrachés à un vieil éléphant.
« Charmant, » fit James en riant.
Dudley et l'oncle Vernon entrèrent dans la cuisine et fronçant le nez à cause de l'odeur que répandait la bassine. L'oncle Vernon ouvrit son journal comme à l'ordinaire et Dudley donna sur la table un coup de sa canne dont il ne se séparait plus.
Ils entendirent alors le facteur glisser le courrier dans la boîte aux lettres de la porte d'entrée.
« Va chercher le courrier, Dudley, dit l'oncle Vernon sans lever le nez de son journal.
« Wah, je ne pensais pas qu'il ferait faire à son fils quoi que ce soit d'à moitié productif,» dit Scorpius.
« Comme si tu ne... » commença James.
« J'ai beaucoup à faire dans la maison, » dit Scorpius. « Maman dit que ça forge le caractère... c'est en fait pas si mauvais.
« N'importe quoi, »grommela James.
« Harry n'a qu'à y aller, dit Dudley.
« Et tiens prend ça, » dit Teddy en secouant la tête.
« Va chercher le courrier Harry.
« Dudley n'a qu'à y aller, dit Harry.
« Donne lui un coup de canne, Dudley.
Harry évita la canne et alla chercher le courrier. Il y avait trois lettres: une carte postale de Marge, la sœur de l'oncle Vernon, qui était en vacance sur l'île de Wight, une enveloppe de papier kraft qui devait être une facture, et... une lettre pour Harry!
« Sa lettre de Poudlard! » firent plusieurs personne excitées.
« Pourquoi es-tu si heureux Scorp? » demanda Rose.
« J'en ai eu assez de ces Moldus... Je parle des Dursley, pas des Moldus en général, » dit Scorpius en faisant en marche arrière quand Rose le foudroya du regard. « J'ai hâte que Mr Potter s'éloigne d'eux. »
« Je t'ai dit de juste l'appeler Harry, » dit Teddy.
« J'essayerais, » fit Scorpius légèrement frustré.
« La lettre de Poudlard peut-être, » dit Sirius et tout le monde leva les yeux au ciel.
Harry la contempla bouche bée. Son cœur faisait de grands bonds dans sa poitrine, comme une balle en caoutchouc. De sa vie, personne, jamais, ne lui avait écrit. D'ailleurs, qui aurait pu le faire? Il n'avait pas d'amis, pas de parents, autres que son oncle et sa tante, il n'était même pas inscrit à la bibliothèque, qui lui évitait de recevoir des mots désagréables exigeant le retour de livres empruntés. Et pourtant, il avait entre les mains une lettre dont l'adresse ne pouvait prêter à confusion:
Mr Harry Potter
Dans le placard sous l'escalier
4, Privet Drive
Little Whinging
Surrey
Lily pressa ses lèvres l'une contre l'autre à la mention du placard. Elle ne pouvait pas croire que son fils avait du endurer presque dix ans de vivre dans un endroit noir et froid comme ça. Elle avait de la chance qu'il ait été capable de tourner si bien.
« Elle à raison, là, » dit Teddy. « Il aurait pu facilement devenir un monstre après avoir été élevé comme ça. »
L'enveloppe, lourde et épaisse, était faite d'un parchemin jauni et l'adresse était écrite à l'encre verte émeraude. Il n'y avait pas de timbre.
« Les nôtres ne sont pas faites en vertes, » dit Al.
« Ouais, c'est bleu, » dit Rose. « Je suppose que ça change en fonction de qui envoie la lettre ».
« Si tu le dis, » fit Al en haussant les épaules.
En retournant l'enveloppe, les mains tremblantes, Harry vit un sceau de cire frappé d'un écusson qui représentait un aigle, un lion, un blaireau et un serpent en tournant la lettre «P».
« Oui, Poudlard! » cria Sirius.
« Dépêche toi mon garçon, cria l'oncle Vernon dans la cuisine. Qu'est ce que tu fais? Tu regardes s'il n'y a pas de lettre piégée?
Sa plaisanterie le fit éclater de rire.
« Oh, c'est très drôle, » fit Rose sarcastiquement.
Harry reprit le chemin de la cuisine sans quitter l'enveloppe des yeux. Il donna à l'oncle Vernon la carte postale et la facture puis s'assit et entreprit de décacheter l'enveloppe jaune.
L'oncle Vernon poussa un grognement dégouté en ouvrant l'enveloppe de la facture et lut ce qui était écrit au dos de la carte postale.
« Marge
« Marge! Fit James en souriant narquoisement avec Al et Teddy.
« Qu'est-ce qu'il y a? » demanda Rose.
« Oh, je pensais juste à propos d'une des histoires que papa nous a racontées, » rit James.
« Vas-tu élaborer sur ça? » demanda Rose en donnant le change.
« Non, je ne crois pas que je vais le faire, » répondit James avec un grand sourire narquois vers elle.
« N'importe quoi, » souffla Rose. Elle détestait quand les gens lui cachait des choses, particulièrement James. Il adorait l'ennuyer comme ça.
est malade, dit-il à la tante Pétunia. Elle a mangé un drôle de coquillage.
« Papa! S'écria soudain Dudley. Papa, regarde! Harry a reçu quelque chose!
« La ferme, » siffla Al.
Harry était sur le point de déplier sa lettre,
« Pourquoi a-t-il ouvert la lettre devant eux de toute façon? » demanda Rose.
« Comment était-il supposé savoir qu'ils réagiraient comme ça? » rétorqua Al.
« Il a vécu avec eux pendant des années il sait qu'ils font n'importe quoi pour l'empêcher d'avoir quelque chose qu'il voudrait ou pourrait aimer, » dit Rose. « Il aurait dû réaliser qu'ils lui prendraient la lettre. »
« Et bien désolé, la plupart d'entre nous ne pense pas à tout comme ça, » souffla Al.
« Non Harry, tu aurais dû ouvrir ça quelque part en privé, » dit Lily.
« Je sais ça maintenant, » dit Harry. « Je n'avait pas réalisé qu'ils s'en soucieraient si j'avais une lettre. »
écrite sur un parchemin semblable à celui de l'enveloppe, lorsque l'oncle Vernon la lui arracha des mains.
« C'est à moi! Protesta Harry en essayant de la reprendre.
« Qui donc t'écrirait? Dit l'oncle Vernon d'un ton plein de mépris.
D'une main, il secoua la lettre pour la déplier, puis il y jeta un coup d'œil. Son teint passa alors du rouge au vert plus vite qu'un feu de signalisation. Il n'en resta pas là. En quelques secondes, il était devenu d'un gris pâle de vieux porridge.
« Joli, » ricana Fred.
« Apparemment, ils ont entendu parler de Poudlard, » fit remarquer Rose.
« Bien sûr qu'ils en ont entendu parler. Grand-mère Lily est allée à Poudlard aussi, » dit Lily.
« P...P...Pétunia! Balbutia l'oncle Vernon.
Dudley essaya de s'emparer de la lettre, mais l'oncle Vernon la tenait hors de portée. Il la donna à la tante Pétunia qui en lut la première ligne d'une air intrigué. Pendant un instant, elle sembla sur le point de s'évanouir et porta la main à sa gorge d'où s'échappa un borborygme étouffé.
« Vernon! Oh mon dieu, Vernon!
« Ils n'ont pas l'air très heureux à propos de la lettre, » fit Frank avec un petit rire.
« Non, et cela m'a seulement donner encore plus envie de la lire, » dit Harry.
« Je sais ce que tu ressens, » dit Rose.
Ils se regardèrent comme s'ils avaient oublié que Harry et Dudley étaient eux aussi dans la cuisine. Dudley n'avait pas l'habitude qu'on manifeste une telle indifférence et il donna un coup sec de sa canne sur la tête de son père.
« Et son père le laisse le laisse juste le frapper comme ça, » fit Rose en secouant la tête.
« Je t'ai vu frapper oncle Ron plusieurs fois, » dit Al en riant.
« C'est différent, » répliqua Rose en rougissant légèrement.
« Comment? » demanda Al en riant encore plus fort.
« Parce que si maman le voit, j'ai des ennuis, » répondit Rose. « Par ailleurs, c'est quand papa me pousse à bout... je ne peux pas m'en empêcher. »
« Je veux lire cette lettre, dit-il d'une voix forte.
« Et qu'est-ce qui, je t'en prie, te donne le droit de lire cette lettre? » demanda Sirius.
« Rien, mais il à toutes les autres choses qu'il veut, donc pourquoi pas ça, » fit amèrement Harry.
« C'est moi qui veut la lire! Intervint Harry. Elle est à moi!
« Sortez d'ici, tous les deux, dit l'oncle Vernon d'une voix grinçante en remettant la lettre dans l'enveloppe.
Harry ne bougea pas.
« JE VEUX MA LETTRE! Hurla t-il.
« Ah, le tempérament de papa, » rit James.
« Il faut mieux faire attention quand ça arrive, » ajouta Al en riant aussi.
« Vous voyez, le tempérament de sa mère, » sourit Neville. Harry rendit son sourire à son ami même s'il se sentait indigné d'être comparé à sa mère.
« Quel est le problème à être comparé avec sa mère? Souffla Lily.
« Vous savez, nous n'avons toujours pas entendu un seul commentaire de maman, papa, tante Ginny ou tante Luna... Teddy, n'as-tu pas dit qu'ils étaient là? » demanda Rose. Elle était quasiment sûre que son père au moins , aurait dit quelque chose maintenant.
« Autant que je le sache, ils sont là, » répondit Teddy, réalisant qu'elle avait raison. « Peut-être qu'ils ne le sont pas encore. »
« Oh... d'accord dans ce cas, » soupira Rose.
Même un an plus tôt, Neville ne se serait pas sentit suffisamment confortable pour dire ça à Harry, sans compter avec toutes ces autres personnes dans la pièce.
« Laissez moi voir, exigea Dudley.
« DEHORS! Rugit l'oncle Vernon.
Il prit Harry et Dudley par la peau du cou et les poussa dans le couloir en claquant la porte de la cuisine sur eux. Harry et Dudley engagèrent aussitôt un combat féroce mais silencieux pour savoir qui écouterait au trou de la serrure ce qui allait se dire dans la cuisine. Ce fut Dudley qui l'emporta.
« Oh, allons Harry, tu peux le battre, » dit Sirius.
« Ce n'est pas probable, » se moqua Al.
« Ouais, même si Harry n'était pas un maigre idiot, Dudley est une baleine, » rit Teddy.
« J'aimerais bien te voir te charger de quelqu'un qui fait plus que deux fois ton poids, » dit Harry. « J'ai de la chance qu'il n'ait jamais choisi de s'assoir sur moi au lieu de me frapper. »
Harry, les lunettes en bataille, s'allongea alors à plat ventre pour écouter par l'interstice entre le bas de la porte et le sol.
« Vernon, dit la tante Pétunia d'une voix tremblante, regarde l'adresse. Comment ont-ils pu savoir où il couche? Tu crois qu'ils surveillent la maison?
« Est-ce qu'ils savaient vraiment qu'il dormait dans un placard? Demanda Lily.
« Pas nécessairement, » répondit Rose. « Les lettres sont adressées par un sortilège automatique... ils n'ont peut-être pas réalisé où il dormait. »
« Il nous surveillent, ils nous espionnent, peut-être même qu'ils nos suivent, marmonna furieusement l'oncle Vernon.
« Comme si nous nous préoccupions de vous, » fit Sirius.
« Non, mais nous nous préoccupons de Harry, par ailleurs, Dumbledore a, au moins, quelqu'un pour garder un œil sur lui. » dit Frank.
« C'est vrai, » dit Rose. « Et c'est cette dame aux chats. »
« Je suppose, » Sirius fit la moue.
« Qu'allons nous faire, Vernon? Est-ce qu'il faut leur répondre? Leur dire que nous ne voulons pas...
Harry apercevait les chaussures noires bien cirées de l'oncle Vernon qui faisait les cent pas dans la cuisine.
« Non, dit-il enfin. On ne va pas y faire attention. S'ils ne reçoivent pas de réponses... Oui, c'est ce qu'il y a de mieux... Nous n'allons rien faire du tout...
« Ça ne va pas marcher, » dit Sirius.
« Ça peut, s'il ne répondit pas... » s'inquiéta Lily.
« Ouais, bien sûr, il est Harry Potter, ils ne vont pas abandonner si facilement, » se moqua Scorpius.
« Ne t'inquiète pas, nous savons qu'il est allé à Poudlard, » fit James.
« De plus, il est impossible qu'ils laissent Harry Potter ne pas venir à Poudlard, » ajouta Neville.
« Hé, Nev, » fit Harry soudain curieux. Il n'avait vraiment aucune idée à quel point il était célèbre.
« Il le sait maintenant, » dit Al, « Et il déteste ça. »
« Étais-je vraiment si grand?
« Oui Harry, » fit Neville en riant. « Comme Dumbledore l'a dit avant, tout le monde avait entendu ton histoire. Tu es en quelque sorte devenu la personne que les parents pointent comme modèle. Je ne peux pas me souvenir combien de fois ma grand-mère t'amenais sur le tapis quand elle me réprimandait. «Harry Potter ne ferait jamais ça» ou «si tu continues à travailler dur, tu seras comme Harry Potter». Maintenant que je te connais, je sais que ce n'est pas quelque chose pour laquelle je devrais clamer. Tu es complètement dingue. »
Tout le monde riait à cela, qui était encore plus drôle à cause du fait que ça venait de Neville.
« Comme si tu étais sain d'esprit, » rit Harry avec con ami. « Tu as fait des choses plus tôt dingues toi-même. »
« Oui, comme te suivre, » rit Neville.
« Ouais, ça serait ça, » ricana Harry.
Les parents des deux garçons regardèrent simplement leur fils, sans comprendre vraiment ce qui se passait, mais comprenant au moins, qu'ils étaient vraiment de bons amis.
« Bien sûr qu'ils sont amis, oncle Neville est génial, » dit Lily.
« Mais...
« Je ne veux pas de ça dans la maison, Pétunia! Souviens-toi, quand nous l'avons pris avec nous, nous nous sommes jurés de rejeter ces dangereuses absurdités.
« Rejeter ces dangereuses absurdités? » fit Lily en grinçant des dents. « Tu ne peux pas rejeter la magie. »
« Cela la rend probablement juste plus forte, » dit Scorpius. « Les accidents de magie sont causés par des émotions fortes, et la colère ou la peur sont de puissantes sources pour ça. »
Le soir, en revenant du travail, l'oncle Vernon fit quelque chose qu'il n'avait encore jamais fait: il alla voir Harry dans son placard.
« Je pari qu'il essaye de mieux l'accommoder maintenant, » dit Teddy en fronçant les sourcils. « Pour que les espions sorciers pensent qu'ils traitent Harry comme un humain.
« Où est ma lettre? Demanda Harry au moment même où l'oncle Vernon se faufilait dans le placard. Qui est-ce que qui m'a écrit?
« Personne. La lettre t'a été adressée par erreur, répondit l'oncle Vernon.
« Même Fred ne croirait pas celle là, » dit Rose.
« Hé! » fit Fred
Je l'ai brûlée.
« Pourquoi espèce de vermine? » fit Lily.
« Ce n'était pas une erreur, protesta Harry avec colère. Il y avait l'adresse de mon placard su l'enveloppe.
« SILENCE! Cria l'oncle Vernon.
Deux araignées tombèrent du plafond.
Rose tressaillit à ça.
Il respira profondément à plusieurs reprises, puis il se força à sourire, d'un sourire qui avait l'air singulièrement douloureux.
« Justement, Harry... au sujet de ce placard. Ta tante et moi, nous avons réfléchi... Tu commence à devenir un peu grand pour rester ici... Nous avons pensé qu'il serait peut-être préférable que tu déménage dans la deuxième chambre de Dudley.
« Deuxième chambre! » hurlèrent plusieurs personnes outragées.
« Fred, je pense vraiment que nous avons besoin d'aller chez ma grande-tante et oncle dans un futur proche, » dit James.
« Vous ne ferez pas une telle chose, » intervint Teddy. « Ils le méritent bien sûr, mais vous ne briserez pas la loi. »
James foudroya son «frère» du regard mais ne répondit rien.
« Quoi? » fit Lily, hors d'elle maintenant tandis qu'elle se tournait vers Harry. « Tu devais dormir dans un placard et ils... cet... il avait deux chambres! »
« Oui, » dit Harry réellement effrayé par sa mère pour la première fois. Il pouvait sentir l'énergie qui émanait d'elle.
« Allons, relax papa, elle n'est pas en colère contre toi, » dit James en levant les yeux au ciel.
« Il y a aussi une chambre d'amis, » fit-il d'une voix basse.
« Est-ce qu'il est en train d'essayer de la pousser à bout? » rit Fred.
Les yeux de Lily se rétrécirent. Elle se leva et alla quelque part ou personne ne pourrait la voir pour qu'elle puisse rager en paix.
« Pourquoi lui as-tu dit la dernière partie? » demanda James en regardant sa petite amie avec inquiétude.
« J'imaginais qu'elle aurait découvert de toute façon. Je pouvais tout aussi bien lui dire maintenant, » répondit Harry. Lui aussi était inquiet.
« Alors, il était raisonnable, » dit Rose.
« Pourquoi? Demanda Harry.
« Pourquoi est-ce que tu demande ça? Demanda James.
« Il faisait quelque chose de bien pour moi, » dit Harry. « Il y avait quelque chose de bizarre. »
« Hmph, » fit James. Il avait lui aussi l'air de vouloir sortir les choses de sa poitrine.
« Papa questionne toujours les choses un peu trop, » sourit James.
« Je suppose que cela provient de grandir avec ces horribles gens où il a apprit à s'attendre le pire, » fit Al sombrement.
« Ne pose pas de question! Répliqua sèchement son oncle. Prends tes affaires et monte là-haut.
Il y avait quatre chambre dans la maison des Dursley: une pour l'oncle Vernon et la tante Pétunia, une chambre d'amis (qui servait généralement à Marge, la sœur de Vernon), une où Dudley dormait et une autre où Dudley mettait tous ses jouets et tout ce qui ne rentrait pas dans la première.
Un seul voyage suffit à Harry pour transporter toutes ses affaires dans la chambre. Il s'assit sur le lit et regarda autour de lui. Presque tous les objets qu'il voyait étaient cassés. Le caméscope était posé sur un char d'assaut à pédales avec lequel Dudley avait écrasé le chien du voisin; dans un coin, il y avait la première télévision de Dudley qu'il avait éventré d'un coup de pied un jour où son émission préférée avait été annulée; il y avait aussi une grande cage dans laquelle avait vécu autrefois un perroquet que Dudley avait échangé contre une carabine à air comprimé. La carabine, posée sur une étagère, était complètement tordue depuis je jour où Dudley s'était assit dessus. Les autres étagères étaient remplies de livres. C'était les seules choses auxquelles il semblait ne jamais avoir touché.
« C'est vraiment choquant, » se moqua Rose.
Du rez-de-chaussée montaient les hurlements de Dudley qui s'adressait à sa mère.
« Je ne veux pas de lui là-dedans, criait-il. J'ai besoin de cette chambre... Fais le sortir...
« Besoin de cette chambre, » fit Rose en levant un sourcil. « Tout ce qui était dedans était du bric-à-brac qu'il n'utilisait jamais! »
« Mais tu oublies le principe du problème, » fit Teddy à travers ses dents. « Il ne veut pas que Harry ait quoi que ce soit... alors bien sûr il à besoin de cette chambre. »
« C'était la première fois qu'il n'avait pas ce qu'il voulait, » déclara Harry.
« Wow, ils peuvent réellement lui dire non, » dit Rose, incrédule.
« Ça montre juste à quel point ils ont peur des sorciers, » dit Scorpius
Harry soupira et s'étendit sur le lit. La veille, il aurait donné n'importe quoi pour avoir cette chambre. Aujourd'hui, il aurait mieux rester dans son placard avec sa lettre, plutôt que d'être ici sans avoir le droit de la lire.
Pendant le petit déjeuner du lendemain, tout le monde resta silencieux. Dudley était un état de choc. Il s'était égosillé, avait frappé son père avec sa canne, s'était fait vomir exprès, avait donné des coups de pied à sa mère et jeté sa tortue à travers le toit de la serre, sans parvenir à récupérer sa chambre. Harry repensait à ce qui s'était passé la veille à la même heure et il regrettait amèrement de n'avoir pas ouvert sa lettre pendant qu'il était encore dans le hall d'entrée. L'oncle Vernon et la tante Pétunia échangeaient de sombres regards.
Lorsque le courrier arriva, l'oncle Vernon, qui s'était efforcé de se montrer aimable avec Harry, envoya Dudley le chercher.
« Je pari que ça aurait été mieux si oncle Harry avait eu la lettre, » dit Hugo.
« Tu penses qu'ils ont envoyé une autre lettre à papa si tôt? » demanda Lily?
« Ouais, il est Harry Potter, après tout. Ils utiliseraient n'importe quel moyen pour l'avoir, n'est ce pas? » dit Hugo.
« C'est vrai, » convint Rose. « Il aurait été mieux que oncle Harry ait la lettre. »
« J'aimerais vraiment qu'il ne l'ait pas fait, » fit lugubrement Harry. Puis il se souvint de sa rencontre avec Hagrid et pensa que peut-être , les choses avaient fonctionné pour le mieux.
« Si c'est un temps soit peu comme ce qu'il nous à décrit, il a raison, » sourit James.
Ils l'entendirent donner des coups de conne un peu partout sur son chemin, puis il se mit à hurler.
« Il y en a une autre! Mr Harry Potter, dans la plus petit chambre du 4, Privet Drive...
« Quel idiot, » dit Rose. « Il voulait lire cette lettre autant que oncle Harry. Il aurait du garder sa bouche fermée. »
« C'est vrai, mais je ne suis pas sûr qu'il sait lire encore, donc il à peut-être besoin de sa chère maman pour le faire pour lui, » fit Scorpius avec un sourire narquois.
L'oncle Vernon poussa un cri étranglé et se précipita dans le hall d'entrée, Harry sur ses talons. L'oncle Vernon dut se battre avec Dudley et le faire tomber par terre pour essayer de lui arracher la lettre, ce qui était d'autant plus difficile que Harry avait attrapé l'oncle Vernon par derrière en lui serrant le cou. Après quelques instant d'un furieux combat au cours duquel chacun prit de nombreux coups de canne, l'oncle Vernon se releva, le souffle court, la main crispée sur la lettre destinée à Harry.
« Va dans ton placard... je veux dire, dans ta chambre. Dit-il à Harry d'une voix rauque. Et toi Dudley,va-t'en, file!
Inlassablement, Harry faisait les cent pas autour de sa chambre. Quelqu'un savait qu'il avait déménagé de son placard et semblait également savoir qu'il n'avait pas reçu la première lettre. Cela signifiait sûrement qu'il essaierait encore. Et cette fois, il s'arrangerait pour que la lettre lui parvienne. Il avait un plan.
« Argh,» dit Rose. « J'ai entendu ça avant. »
« Ouais, en général avant que quelque chose brillant n'arrive, » ajouta James en souriant.
« Non, en général avant que quelque chose de catastrophique n'arrive, » le corrigea Rose.
« Comme je l'ai dit, brillant, » sourit narquoisement James.
« Je n'aime pas le son de ça, » dit Lily en rentrant à nouveau dans la pièce. « Ça ressemble à quelque chose que ton père ferait. »
« Évidemment, » sourit James.
« Et bien, qu'est ce que j'étais supposé faire? » demanda Harry. « Rester juste assis là et tant pis? »
« Jamais, » fit tout le monde.
« Non, je suppose que je ne voudrais pas que tu fasses ça, » lui sourit Lily.
Le lendemain matin, le vieux réveil rafistolé sonna à six heures. Harry arrêta aussitôt la sonnerie et s'habilla en silence pour ne pas réveiller les Dursley. Puis il descendit l'escalier sans faire le moindre bruit et sans allumer les lumières.
« Pas un mauvais plan, » dit James.
« Mais je suis sûr que les Dursleys seraient arrivés à la même conclusion, » dit Teddy. « Ils ne sont pas aussi stupides. »
« Pas un mauvais plan, » dit Sirius.
« Je suis heureux qu'il ait eu le sceau d'approbation des Maraudeurs, » dit Harry.
« C'était vraiment du compliment, » fit Fred, d'accord avec Harry.
« Je pense qu'il était sarcastique, » dit Rose.
« N'importe quoi, » répliqua Fred en haussant les épaules.
« Aucun plan ne devrait être mis à exécution sans lui, » fit Sirius sérieusement.
Il allait attendre que le facteur arrive au coin de Privet Drive et lui demander de lui donner les lettres du numéro 4 en premier. Le cœur battant, il traverse la hall d'entrée en direction de la porte...
« AAAAAARRRGH!
Harry fit un bond. Il venait de marcher sur une grosse chose molle étalée devant la porte, une chose vivante!
« Et bien, ça n'a pas marché, » dit James.
« Mais il a put marcher sur Vermine au moins, » ajouta Fred, et tous deux rirent.
« Oh nom de nom, le lourdaud y à pensé aussi, » dit Sirius. « Au moins tu as pu marcher sur lui. »
« Je me demande si tous les farceurs pensent de la même façon, » marmonna Rose pour elle-même.
Des lumières s'allumèrent au premier étage et il se rendit compte avec horreur que la grosse chose molle était en réalité la tête de son oncle. L'oncle Vernon avait passé la nuit devant la porte, dans un sac de couchage, pour empêcher Harry de réussir ce qu'il avait tenté de faire. Après l'avoir traité de tous les noms pendant près d'une demi-heure, l'oncle Vernon ordonna à Harry d'aller lui préparer une tasse de thé. Découragé, Harry s'en alla dans la cuisine en traînant des pieds, et lorsqu'il revint, le courrier était déjà entre les mains de son oncle. Il aperçut trois lettres à l'entre verte qui lui était adressées.
« Je veux mes... commença t-il.
Mais l'oncle Vernon était déjà en train de déchirer les lettres sous ses yeux.
Ce jour-là, l'oncle Vernon n'alla pas travailler.
«Tu veux dire qu'il n'est pas aller travailler avec ses ennuyeuses perceuses... quelle honte, » fit Fred.
Il resta à la maison et cloua une planche devant la boîte aux lettres.
« S'ils n'arrivent pas à nous les faire parvenir, ils finiront par laisser tomber, dit-il à la tante Pétunia, la bouche pleine de clous.
« Heu... est-ce que le facteur ne frapperait pas simplement à la porte, » dit Hugo.
« Je ne suis pas sûr que le facteur est celui qui distribue les lettres, » répondit Rose. « Les lettres n'ont pas de timbres, tu te souviens? »
« Oh, c'est vrai, » Hugo rougit. « Mais celui qui envoyait ces lettres ne va pas être stoppé par ça de toute façon. »
« Je ne sais pas si ça servira à grand chose, Vernon.
« Pétunia, ces gens-là sont très différents de nous, ils ne raisonnent pas comme toi et moi, répliqua t-il en essayant de planter un clou avec le morceau de cake que la tante Pétunia venant de lui apporter.
« Merci Merlin, » dit Scorpius. « Nous ne voudrions pas être comme vous. »
« Hmph, » fit Rose en le foudroyant du regard.
« Je veux dire, eux... » souffla Scorpius.
« Elle sait ça, elle aime juste t'embêter à propos du préjudice des Sang-Pur, » dit Al ennuyé.
« Al... comment oses-tu dire ça! » fit Rose.
« C'est vrai, » répliqua Al.
« Et alors, » firent tous deux Rose et Scorpius, puis Scorpius ajouta, « C'est juste la façon dont nous communiquons. »
« Et bien, c'est sacrément ennuyant, » grogna Al.
« Merci pour nous dire ça, » rit Rose. « Et bien, nous avons juste à le faire plus souvent maintenant. »
« Et c'est quelque chose dont nous sommes tous fiers, » dit Frank.
« Sirius fit simplement la moue
« Pourquoi est-ce qu'il fait la moue? » demanda Fred. « Il ne veut pas être comme les Dursley, n'est ce pas? »
pendant un minute jusqu'à ce que Remus disent, « Pour l'amour de Merlin, continue de lire et arrête de faire la moue... juste parce que Frank à dit ce que tu voulais dire. »
« Oh, » rit Fred.
Le vendredi, douze lettres pour Harry arrivèrent. Comme la boîte aux lettres était inutilisable, elles avaient été glissées tout autour de la porte et l'une d'elle avait même été introduite à travers un vasistas dans les toilettes du rez-de-chaussée.
Ce jour-là également, l'oncle Vernon resta à la maison. Après avoir brûlé toutes les lettres, il reprit son marteau et ses clous et boucha à l'aide de planches tous les interstices autour des portes de devant et de derrière, si bien que personnes ne pouvait plus entrer ni sortir.
« On dirait qu'il craque vraiment cette fois, » rit Teddy.
« Vous savez, les choses sont beaucoup plus drôle maintenant, » rit Harry aux singeries de son oncle.
« Je pari, » fit Teddy.
Le samedi, la situation devint incontrôlable. Vingt-quatre lettres destinées à Harry furent introduites à l'intérieur de la maison: elle avaient été roulées et dissimulées à l'intérieur des deux douzaines d'œufs que le livreur, passablement déconcerté, leur avait passées par la fenêtre du salon. Pendant que l'oncle Vernon donnait des coups de téléphone furieux au bureau de poste et au crémier pour essayer de trouver un responsable auprès de qui protester, la tante Pétunia réduisit les lettres en bouillie dans son mixer.
« Mais qui peut bien avoir envie de t'écrire à ce point? Demanda Dudley abasourdi.
« Beaucoup de gens, » dit Al. « Papa a une boite aux lettres en plus pour toutes les lettres de fans qu'il reçoit. »
« Mais il n'avait aucune lettre quand il était enfant, » fit remarquer Rose.
« Le Département des Aurors s'est assuré qu'aucune de ces lettres ne lui arrivait jusqu'à ce qu'il soit majeur... heu, du moins son courrier des fans. J'ai vérifié, » dit Teddy. Et il aurait l'opportunité de le faire vu qu'il était un Auror aussi maintenant.
« Beaucoup de monde en fait, » dit Neville avant de rougir.
« Qu'est ce qu'il y a? » demanda Alice, remarquant son inconfort.
« Oh, c'est juste... Et bien, je me souviens avoir écrit à Harry Potter une fois, » dit Neville d'une voix à peine plus audible qu'un murmure.
Tout le monde éclata de rire à ça. C'était si dur d'imaginer Neville (qui était maintenant presque aussi célèbre que Harry) écrire une lettre comme ça.
« Vraiment? » fit Harry, choqué.
« Je suppose que tu ne l'as jamais eu, » dit Neville.
« Non, je suppose que le Ministère ou Dumbledore doivent avoir arrêter mon courrier de fans, » dit Harry avant de sourire. « Il devrait se souvenir de demander à Ginny s'il elle lui avait jamais écrit étant enfant.
Tout le monde redoubla de rire à ça.
« Je me demande ce qui lui est arrivé, » fit Neville.
« Qui sait, » fit Harry en haussant les épaules.
« Elle est dans une des nombreux sacs au fond du Département de Régulation des Postes, » dit Teddy.
Le dimanche matin, l'oncle Vernon avait l'air fatigué et malade lorsqu'il s'assit à la table du petit déjeuner, mais il paraissait heureux malgré tout.
« La poste ne fonctionne pas le dimanche,
« C'est ce qu'il croit, » dit Scorpius. « Pourquoi les Moldus n'ont-il pas de poste le dimanche? »
« Le dimanche est supposé être un jour pour dieu... heu.. enfin c'est que j'ai entendu, » expliqua Rose.
dit-il d'un ton joyeux en étalant consciencieusement de la marmelade sur son journal. Aujourd'hui, pas de lettres.
Au même moment, quelque chose tomba dans le conduit de la cheminée avec un sifflement sonore et il sentit un coup derrière la tête. Un paquet venait d'exploser dans le foyer de la cheminée en projetant une quarantaine de lettre qui volaient dans la cuisine comme des boulets de canon. Les Dursley se baissèrent pour éviter les projectiles tandis que Harry essayait d'en attraper un au vol.
« Pourquoi n'en a t-il pas simplement prit une sur le sol? » demanda Rose.
« Est-ce que tu plaisantes? Papa pourrait en rafler une dans les airs plus vites qu'en ramasser une, » sourit James fièrement.
« Tu as raison, là, » rit Rose.
« Pourquoi est-ce que tu n'en a pas juste ramassée une sur le sol? » demanda Frank.
Harry rougit. Il n'y avait jamais pensé.
« Parce que ses instincts sont d'attraper des objets volants, » fit fièrement Al.
« Frank, soit gentil, » dit Alice.
« Désolé. »
« Dehors! DEHORS!
L'oncle Vernon saisit Harry par la taille et le projeta dans le hall d'entrée, puis, dès que Dudley et la tante Pétunia eurent pris la fuite en se protégeant le visage de leurs bras, il claqua la porte de la cuisine. Derrière le panneau, on entendait les lettres qui continuaient de voler en rebondissant contre les murs et sur le carrelage.
« Cette fois ci, ça suffit, déclara l'oncle Vernon qui s'efforçait de parler d'une voix calme tout en arrachant des touffes de poils de sa moustache. Je veux tout le monde prêt à partir dans cinq minutes. On s'en va. Emportez simplement quelques vêtements, et pas de discussion!
Il paraissait tellement menaçant, avec sa moustache dégarnie, que personne n'osa plus faire un geste. Dix minutes plus tard, après avoir arraché les planches qui condamnaient la porte, ils montèrent dans la voiture qui fonça vers l'autoroute. Dudley pleurnichait à l'arrière, à cause du coup que son père lui avait donné sur la tête pour les avoir retardé en voulant à tout prix emporter sa télévision, son magnétoscope, et son ordinateur dans son sac de sport. Ils roulèrent, roulèrent, roulèrent. La tante Pétunia elle-même n'osait pas demander à son mari où il comptait les emmener. De temps à autre, l'oncle Vernon faisait demi-tour et repartait dans la direction opposée.
« On va les semer, on va les semer, marmonnait-il.
« Comme si ça allait aider, » dit Teddy. « Les lettres sont envoyées là où est Harry. Tu ne peux pas les fuir. »
« Je n'arrive pas à le croire, mais il est devenu encore plus fou qu'il ne l'était avant, » dit Sirius, s'attirant les rires de tout le monde.
Ils roulèrent ainsi toute la journée sans prendre le temps de s'arrêter pour boire ou manger quelque chose. À la tombée d jour, Dudley poussa de longs hurlements. Il avait faim, il avait raté cinq émissions de télévision qu'il tenait absolument à voir et il n'avait jamais passé autant de temps sans pulvériser un extraterrestre sur son ordinateur.
« Bienvenue dans la vie Dud, » dit Harry.
L'oncle Vernon arrêta enfin la voiture devant un hôtel sinistre, dans la banlieue d'une grande ville. Dudley et Harry partagèrent une chambre avec des lits jumeaux et des draps humides qui sentaient le moisi. Dudley passa la nuit à ronfler, tandis que Harry, assis sur le rebord de la fenêtre, regardait les phares des voitures qui passaient dans la rue. Il se posait des questions.
« À quoi pensais-tu? Demanda Lily.
« Je ne suis pas vraiment sûr, probablement à qui m'écrivait, et si quelqu'un allait venir m'emmener loin de la vie terne que je vivais.
« Et bien, est-ce que ça ne vous remonte pas le moral, » renifla Fred.
Au matin, on leur servit des corn flakes rassis et des toasts froids recouverts de vieilles tomates en boîte. La patronne de l'hôtel s'approcha alors de leur table.
« 'Mande pardon, est-ce qu'il y aurait un Mr Potter parmi vous? Parce que j'en ai une centaine comme ça à la réception.
Elle tenait à la main une enveloppe sur laquelle on pouvait lire cette adresse écrite à l'encre verte:
Mr Harry Potter
Chambre 17
Hôtel du Rail
Carbone-les-Mines
Harry essaya de s'emparer de la lettre, mais l'oncle Vernon l'en empêcha d'un geste de la main. La patronne les regardait d'un air ahuri.
« Je m'en occupe, dit l'oncle Vernon en se levant et en suivant l'hôtelière hors de la salle à manger.
« C'est illégal de prendre.. heu... d'ouvrir le courrier de quelqu'un d'autre, » dit Rose.
« Et si nous rentrions à la maison? Suggéra timidement la tante Pétunia, quelques heures plus tard.
« Elle doit avoir réalisé que c'était inutile de courir, » dit Teddy.
« Il devrait l'écouter. Elle, au moins en connait un peu sur notre monde, peu importe combien elle essai d'oublier, » fit tristement Lily.
Mais l'oncle Vernon ne semblait pas l'avoir entendu. Personne ne comprenait ce qu'il cherchait. Il les conduisit au milieu d'une forêt, sortit de la voiture, inspecta les alentours, hocha la tête, puis remonta dans la voiture et ils repartirent. Il recommença ensuite le même manège au beau milieu d'un champ, entre un pont suspendu et un parking à étage.
« Il est en train d'essayer de trouver un endroit où les sorciers n'iront pas, » dit Teddy. « Bonne chance avec ça. »
Vers la fin de l'après midi, l'oncle Vernon s'arrêta dans un village du bord de mer, enferma tout le monde dans la voiture et s'en alla.
« Papa est devenu fou? Demanda Dudley, effaré, à la tante Pétunia.
« Wow, il est allé si loin que même son fils s'en rend compte, » fit Frank.
La pluie commença à tomber. De grosses gouttes martelaient le toit de la voiture. Dudley pleurnichait bruyamment.
« C'est Lundi, dit-il à sa mère. Le jour de mon émission préférée. Je veux qu'on aille quelque part où il y aura une télévision.
Lundi! - on pouvait faire confiance à Dudley, il ne se trompait jamais dans les dates, à cause des programmes de télévision. Harry se souvint tout à coup que le mardi suivant, c'est à dire le lendemain, serait le jour de son onzième anniversaire!
« Joyeux presque anniversaire papa, » sourit Lily.
« Vraiment? Joyeux anniversaire, » fit Lily en regardant son fils qui rougit.
« Lily, c'est son anniversaire dans le livre, pas dans la vie réelle, » dit Sirius exaspéré. « Même moi, je sais ça. »
« Ce serait drôle si c'était vraiment son anniversaire, » rit James.
« Non, c'est son anniversaire aujourd'hui, une mère sait, » fit-elle. Elle remarqua que son fils n'avait toujours rien dit et elle était sûre qu'elle avait raison. « Je te pari deux Gallions que ça l'est. »
« Wow, grand-mère joue de l'argent, » fit James. « Je ne m'attendais pas à celle-là. »
« Lily, tu ne paris jamais, » dit James. « Toutes ces fois où tu as brisé notre... »
« C'était à l'école James, c'était contre les règles, » répliqua Lily, et Harry lui sourit. C'était la mère qu'il s'était attendu à rencontrer, celle tout juste comme Mione. »
Tout le monde rit à ça.
« Oh, allons Lily, » dit Sirius.
« As-tu peur? » demanda Lily, piquant sa curiosité.
« Bien, pari tenu, » fit Sirius, et tous deux se tournèrent vers Harry.
« Elle a raison » sourit Harry. Aujourd'hui est mon deuxième anniversaire. »
« Merde, » jura Sirius.
Fred, et tous les autres rirent plus fort à ça.
« Je le savais, » couina Lily avant d'étreindre son fils. « Joyeux anniversaire Harry, »
« Ouais, joyeux anniversaire, » fit Sirius amèrement en donnant ses gains à Lily. « Tu aurais pu dire quelque chose avant que je ne pari, cependant. »
« Où serais le fun dans ce cas? » dit Harry. « Oh ouais, et c'était l'anniversaire de Neville hier, »
« Vraiment, » fit Alice en se tournant vers son propre fils et en l'étreignant. C'était la première fois qu'elle le faisait et cela rendit Neville plus en paix. Toutes ces fois à visiter ses parents à l'hôpital et c'était ce qu'il voulait vraiment d'eux.
« Pauvre oncle Neville, » dit Lily.
« Je dis que nous faisons une pause et célébrons, » dit Sirius.
« Cool, » dit James et tout le monde sembla être d'accord. Après cinq minutes de félicitations et de légères discussions, un gâteau apparut dans la pièce.
« D'où est-ce que ça vient? Demanda Remus.
« Il doivent être dans la Salle sur Demande, » dit James.
« Ça n'expliquerait pas comment un gâteau est sorti de nulle part comme ça, » dit Teddy. « La nourriture est une exception pour la salle. »
« Cette pièce doit être comme la Salle sur Demande, Lunard, elle nous donne ce que nous voulons, » dit Sirius.
« Non, ça ne peut pas. La Salle sur Demande ne donne pas de nourriture, » dit Neville se souvenant trop bien du temps qu'il à passé dans cette pièce, les premiers jours sans être capable d'obtenir de la nourriture.
« Heu. Quoi? » fit Al.
« Ils sont dans une pièce qui leur donne des choses, et c'est tout ce qui importe, » dit Rose.
« Comme j'ai dit, peut-importe, et mangeons. »
Ils chantèrent tous Joyeux anniversaire à Harry et Neville et procédèrent à manger le gâteau et tous les autres aliment qui apparurent quelques minutes plus tard. Cela prit environ une heure pour le groupe de se rassoir et de lire à nouveau.
Oh, bien sûr, ses anniversaires n'avaient rien de bien réjouissant – l'année précédente, les Dursley lui avaient offert un cintre et une paire de vieilles chaussettes qui avaient appartenu à l'oncle Vernon-,
« C'est horrible, tu n'as jamais eu de cadeau avant? » demanda Lily.
« Pas encore, » dit Harry en pensant à quand Hagrid lui à offert Hedwige.
« Papa aime toujours aime Hedwige.. il dit qu'elle était la meilleure chouette qu'il ait jamais eu.,» dit Lily.
mais quand même: on n'avait pas onze ans tous les jours!
L'oncle Vernon revint en portant sous le bras un paquet long et fin. Il souriait,
« Ce n'est pas bon s'il sourit, » déclara Frank.
mais il refusa de répondre à la tante Pétunia lorsqu'elle lui demanda ce qu'il avait acheté.
« J'ai trouva l'endroit idéal, dit-il. Allez, venez! Tout le monde dehors!
Dehors, il faisait très froid. L'oncle Vernon montra du doigt un gros rocher qui émergeait à bonne distance de la côte. Au sommet du rocher, on distinguait une cabane misérable, à moitié en ruine. Une chose était certaine: il ne pouvait pas y avoir de télévision là-dedans!
« On prévoit une tempête pour cette nuit, dit l'oncle Vernon d'un ton joyeux. Et monsieur à été assez aimable pour nous prêter son bateau!
Un vieil homme édenté s'approcha d'eux d'un pas raide. Avec un sourire à faire froid dans le dos, il montra d'un geste de la main une vieille barque qui se balançait à la surface de la mer d'un gris métallique.
« J'ai déjà acheté des provisions, dit l'oncle Vernon. Il ne reste plus qu'à embarquer.
Il faisait un froid polaire à l'intérieur de la barque. La pluie et les embruns s'insinuaient dans leur cou et un vent glacé leur fouettait le visage. Il sembla s'écouler des heures avant qu'ils atteignent enfin le rocher. Glissant à chaque pas sur la pierre humide, l'oncle Vernon les conduisit à la masure.
L'endroit était épouvantable: il régnait une terrible odeur d'algues, le vent sifflait à travers les fissures des murs en planches et la cheminée humide ne comportait pas la moindre bûche. Il n'y avait que deux pièces.
« Est-ce qu'il avait besoin de les amener ici? » demanda Victoire en remuant son nez.
« Il était en train d'essayer de se cacher des sorciers, » dit Teddy.
« Je sais mais quand même... argh, cet endroit me donne la chair de poule, » grogna Victoire.
« Je devrai me souvenir de ça quand je choisirais nos emplacement de vacance, » rit Teddy.
Les provisions de l'oncle Vernon étaient plutôt maigre: un paquet de chips pour chacun et quatre bananes.
« Oh, quelles brillantes ration, » se moqua Scorpius.
« Comment peuvent-il se débrouiller avec ça, » fit Hugo. Al, James et Fred eurent l'air pareillement altérés, mais Hugo était définitivement le plus gros mangeur du groupe.
Il essaya de faire un feu, mais les emballages de chips vides se consumèrent en ne parvenant à produire qu'un peu de fumée.
« Ce ne sont pas des rations, » souffla Lily.
« C'est maintenant qu'on aimerait bien avoir quelques unes de ces lettres pour faire un bon feu! Dit joyeusement l'oncle Vernon.
« Oh, attend toi, » marmonna Lily dans sa barbe.
Il était de très bonne humeur. De toute évidence, il était convaincu que personne ne parviendrait à braver la tempête pour leur apporter du courrier dans cet endroit.
« Ça montre juste qu'il sait rien, » dit Rose.
Harry songea qu'il avait raison, mais cette pensée ne le réjouissait guère.
« Et à propos de papa? » demanda Al amusé.
« Qu'il ne connaît rien à propos de notre monde, fit tristement Rose.
« Tu es plutôt pessimiste Harry, » dit Remus.
« Sans rire, » dit James et tout le monde rit.
« Tu le serais aussi si tu avait vécu ma vie, » dit Harry. « Rien de bien ne m'est jamais vraiment arriver, en tout cas, pas jusqu'à ça. »
« Et maintenant, je suis à nouveau déprimée, » fit Lily.
Lorsque la nuit tomba, la tempête annoncée se mit à souffler autour d'eux. L'écume des vagues qui se fracassaient contre le rocher inondait les murs de la cabane et un vent féroce faisait trembler les fenêtres crasseuses. La tante Pétunia dénicha quelques couvertures moisies dans l'autre pièce et fit un lit à Dudley sur le canapé rouge aux mites. Elle s'installa avec l'oncle Vernon dans un lit défoncé de la pièce voisine et Harry du s'efforcer de trouver un endroit où le sol n'était pas trop dur. Il s'enroula alors dans la dernière couverture qui restait, la moins épaisse, la plus déchirée.
La tempête devenait de plus en plus violente à mesure que la nuit avançait. Harry, couché par terre, ne parvenait pas à s'endormir. Il frissonnait en se tournant et se retournant pour essayer de trouver une position qui ne soit pas trop inconfortable. Son ventre vide criait famine. Les coups de tonnerre qui avaient commencé à retentir autour de minuit étouffaient les ronflements de Dudley dans le canapé. Son bras pendait par-dessus l'accoudoir et Harry apercevait le cadran phosphorescent de sa montre sur son poignet gras. Dans dix minutes exactement, Harry allait avoir onze ans. Il garda les yeux fixés sur le cadran en se demandant si les Dursley allaient se souvenir de son anniversaire. Il se demandait également où se trouvait l'auteur des lettres en cet instant.
Plus que cinq minutes. Harry entendit quelque chose grincer au dehors. Il espérait que le toit n'allait pas s'effondrer, bien qu'il aurait sans doute plus chaud.
« Non, pas du tout.. il serait tout trempé dans ce cas, » rit Fred.
« Et complètement écrasé par le bois, » ajouta James en riant également.
Plus que quatre minutes. À leur retour, il y aurait peut-être tellement de lettres dans la maison de Privet Drive qu'il arriverait à en attraper une. Trois minutes. Était-ce la mer qui cognait ainsi contre le rocher? Plus que deux minutes. Et ce craquement, qu'est ce que c'était? Le rocher menaçait-il de s'effondrer?
Plus qu'une minutes et il aurait onze ans. Trente seconde... vingt... dix... neuf... Et s'il réveillait Dudley rien que pour l'énerver?
« Oui, fais-le, » encouragea James.
Trois... deux...un...
BOUM ! BOUM!
Sirius cria, excité, et Harry fut soulagé qu'il ne se soit pas porté volontaire pour le chapitre suivant.
James eut un très grand sourire à ce commentaire.
La cabane se mit à trembler. Harry se redressa brusquement, le regard fixé sur la porte. Dehors, quelqu'un frappait contre le panneau.
« Je me demande qui ça peut-être, » dit Sirius. « C'est fini pour ce chapitre. »
« Je lit le prochain, » annonça Alice.
« Alors, qui veut lire? » demanda Al en tendant le livre.
« Je lit, » dit James en tendant le bras.
« Non, je pense que je devrais lire, » intervint Victoire. Elle n'aimait pas le sourire sur le visage de James.
« Désolé, mais c'est sa maison, elle à le droit de choisir, » dit Teddy, tandis que James commençait à faire la moue.
Reviews s'il vous plait!
