Enfin la suite! Je suis vraiment, vraiment désolée pour le retard! C'est inexcusable! J'ai pas mal été distraite pour ce chapitre, mais finalement le voilà et j'espère qu'il sera à la hauteur de vos attentes. Comme d'habitude rien ne m'appartient, je ne fais que traduire. Encore une fois, quelques petites indications:
encore une fois, j'ai modifié plusieurs fois le texte original pour que ça colle aux commentaires. Je vais arrêter de les nommer à chaque fois parce que ça prend du temps et ça finirait par être saoulant. Sinon, je dois dire que c'est pas si facile de traduire des noms de balis XD^^ Vous verrez à quoi je fais référence. J'ai adapté au mieux
Sinon, je voulais remercier tous ceux qui me laisse des reviews! ça me fait vraiment plaisir! Plus que vous n'imaginez!
««Le Chemin de Traverse, » lut Lily avant de sourire, » lut Lily. « C'est vraiment bizarre de lire «lut Lily» à voix haute » marmonna t-elle à elle-même.
« Je me souviens de ma première visite sur le Chemin de Traverse. »
« C'est un endroit génial, » dit James.
« Oui, ça l'est, mais c'était différent pour moi que ça ne l'était pour toi, » dit Lily.
« Est-ce que ce n'est pas le même endroit pour tout le monde? Demanda Fred, confus.
« Pas tout à fait, » dit Rose. « Je pense que ça doit être mieux pour les Nés-Moldus, du moins, la première fois. »
« Oui, je peux voir ça, » dit Scorpius. « Ça a dû être ahurissant de voir toute cette magie pour la première fois. »
« Pourquoi? » fit James, confus.
« Parce que je n'avais jamais vu la magie comme ça avant, » sourit Lily. « C'était stupéfiant. »
« Ouais, ça l'était, » sourit Harry. Il était le seul autre qui avait été élevé comme un Moldu.
Harry se réveilla de bonne heure le lendemain matin. Il savait qu'il faisait jour, mais il garda les yeux fermés. Dans un demi-sommeil, il se demanda s'il n'avait pas rêvé,
« Ce n'était pas un rêve, » se moqua James. « Comment papa peut-il penser que c'est un rêve? »
« Parce qu'il est impossible de croire que tout ce qu'il avait toujours souhaité st réel, » dit Rose. « Je veux dire, il est enfin emmené loin des Dursley, pour la majorité de l'année en tout cas. »
« D'accord, j'ai compris, » grogna James.
si le géant nommé Hagrid existait bien, s'il n'allait pas se retrouver dans son placard lorsqu'il ouvrirait les yeux.
Il entendit alors frapper des coups.
« C'est bien ce que je pensais, marmonna t-il. Tout cela n'était qu'un rêve. Voilà la tante Pétunia qui cogne à la porte du placard pour me réveiller.
« C'est franchement triste, » dit Sirius.
« C'est plutôt dur à croire au début, » dit Lily en défense de son fils.
« Mais delà à penser que c'est un rêve... »
« Et bien c'est quelque chose dont j'avais rêvé avant, » se défendit Harry.
« Tu vois, » fit fièrement Rose.
« Pas la partie magique, mais la partie où je pouvais m'en aller, j'en ai rêvé tout le temps.»
« Mais... »
« Ferme la, Sirius, » dit Lily avant de continuer à lire.
Tap! Tap! Tap!
Résigné, il ouvrit les yeux et se redressa. Le gros manteau de Hagrid glissa de ses épaules et vit l'intérieur de la cabane illuminée de soleil. La tempête avait cessé. Hagrid dormait toujours sur le canapé écrasé et Harry aperçut un hibou qui tapait d'une patte au carreau de la fenêtre, un journal dans le bec.
« Il ferait mieux de se dépêcher, les hiboux de courrier deviennent un peu mordante quand ils ne font pas une livraison rapide, » dit Al en riant. Il se souvenait d'une fois où ils n'avaient pas payé le hibou assez vite, et ce dernier avait donné des coup de bec sur la tête de James ( cependant, c'était peut-être arrivé parce que James avait essayé de nourrir le hibou avec un des bonbons de Georges, mais ça ne rendait pas ça moins amusant).
Harry se leva en hâte. Il éprouvait une telle sensation de bonheur qu'il avait l'impression de sentir son corps flotter comme un ballon. Il se précipita sur la fenêtre et l'ouvrit.
« Tu es vraiment heureux, » dit Sirius. Harry le foudroya du regard. Pour la première fois, Sirius remarqua à quel point les yeux de Harry ressemblaient à ceux de sa mère, et cela le fit frissonner.
« Ouais, tu ferais mieux de faire attention à papa, Patmol, » rit James.
Le hibou entra aussitôt et laissa tomber son journal sur Hagrid qui ne se réveilla pas pour autant. Le hibou se posa alors sur le manteau du géant et l'attaqua à coup de bec. Harry essaya de le chasser, mais l'oiseau le menaça avec des claquement de bec féroces et continua de s'en prendre au manteau.
« Hagrid! S'écria Harry. Il y a un hibou...
« Paye-le, grommela Hagrid sans bouger de son canapé.
« Oh, c'est gentil, seulement, il ne sait pas comment, » dit Lily.
« Quoi?
« Il veut qu'on le paye pour le journal. Regarde dans les poches.
«Le manteau du géant semblait être constitué uniquement de poches – on y trouvait des trousseaux de clés, du produit contre les limaces, des pelotes de ficelle, des bonbons à la menthe, des sachets de thé... Harry finit par dénicher une poignée de pièces de monnaie qui lui semblèrent bizarres.
« Donne lui cinq Noises, dit Hagrid d'une voit ensommeillée.
« Noises?
« Les petites pièces en bronze.
L'oiseau tendit une patte et Harry déposa cinq Noises dans la petite bourse qui y était attachée. Le hibou s'envola aussitôt par la fenêtre.
« On ferait bien d'y aller, dit Hagrid qui se redressa avec un bâillement sonore. On a beaucoup de choses à aire aujourd'hui. Il faut aller à Londres et acheter tes affaires pour l'école.
« Pourquoi Hagrid n'a t-il pas payé le hibou s'il allait se lever? » s'offusqua Rose.
« Peut-être qu'il voulait que oncle Harry apprenne comment se débrouiller avec l'argent... ou les hiboux de courrier, » suggéra Hugo.
« S'il allait se réveiller, pourquoi n'a t-il pas payé ce fichu hibou, » fit Sirius.
« Ça suffit, » dit Lily, et elle réduit Sirius au silence avant qu'il ne sache ce qui se passait. « Tu retrouveras ta voix dans vingt minutes et j'espère que cela t'apprendras à ne pas jurer. »
« Fichu n'est même pas si mauvais, » dit Fred.
« Il avait été prévenu, » fit Rose en haussant les épaules.
Sirius lui fit ses meilleurs yeux de petit chiot, mais cela n'eut aucun effet sur elle. Il croisa ses bras. Il savait que Lily respecterait sa parole.
Harry retournait les pièces de monnaie entre ses mains. Il avait l'air soudain préoccupé, comme si le bonheur qu'il avait ressenti venait de crever comme un ballon.
« Oh non, pas le ballon, » haleta James, horrifié.
« Idiot, » dit Rose en secouant la tête.
« C'est une étrange description cependant, pourquoi un ballon? » demanda Lily.
« Je ne sais pas, » dit Teddy. « Mais je ne pense pas qu'à cette époque, Harry soit habitué à être heureux et ça doit être un peu écrasant pour lui. »
« Qu'est-ce qui se passe? » demanda James.
Remus leva les yeux au ciel et frappa James sur le derrière de la tête. « Juste parce que Patmol ne peut pas parler, ça ne veut pas dire que tu dois poser ses stupides questions, Cornedrue. »
« Bien sûr que si, » rit James. « Parce que c'est brillant. »
« Mais si je ne le fais pas, personne ne le fera, et elles doivent être posée, » sourit James.
« Non, elles ne le doivent pas, » fit Remus en secouant juste sa tête à son ami.
« Heu... Hagrid?
« Oui, répondit le géant en chaussant ses immenses bottes.
« Comment va-t-on faire pour acheter tout ça? Demanda t-il. Je n'ai pas d'argent et l'oncle Vernon refuse de payer mes études de sorcier.
« Mais papa a des tonnes d'argent! » dit Al, incrédule. « J'ai entendu oncle Bill dire à papa qu'il n'avait jamais vraiment eu besoin de travailler... pas plus que nous ou nos enfants. »
« Mais il ne sait pas encore ça, » fit Rose d'un ton qu'elle utilisait quand elle démontrait quelque chose d'évident et était énervée qu'Al ne comprenne pas. »
« Vrai, » fit Al avec un sourire penaud.
« Bien sûr que tu en a, » dit James. « Je ne veux pas me vanter, mais je suis plutôt aisé, et je suis sûr que je t'ai tout laissé. »
« Ouais, tu l'as fait, » dit Harry.
« Ne t'inquiète pas pour ça, répondit Hagrid en se levant. Tu crois donc que tes parents ne t'ont rien laissé?
« Mais leur maison a été détruite...
« Même les Moldus ne gardent pas leur argent à la maison, » se moqua Scorpius.
« Ah bon? » fit James.
« Pourquoi le garderions-nous à la maison? » demanda James. « Est-ce que c'est ce que Moldus font? »
« Non, ils ont aussi des banques, » dit Lily.
« Ils ne gardaient pas leur or à la maison. On va commencer par s'arrêter chez Gringotts. C'est la banque des sorciers. Mange donc une saucisse. Elles ne sont pas mauvaises quand elles sont froides. Et moi, je mangerais bien un morceau de ton gâteau d'anniversaire.
« Il y a des banques de sorciers?
« Il n'y en a qu'une seule, c'est Gringotts. Elle est dirigée par des gobelins.
« Des gobelins?
« Oui, et il faudrait être fou pour essayer de leur voler quoi que ce soit. Ne t'attire jamais d'ennuis avec les gobelins, Harry.
« Ouais Harry, ne t'attires jamais d'ennui avec les gobelins, marmonna Neville pour que seul son ami puisse l'entendre.
« La ferme, » dit Harry en rougissant un peu, ce qui amena Neville à lire silencieusement.
Teddy et Victoire riaient à ça, eux aussi, ( Bill leur avait raconté l'histoire, il y a quelques temps) mais personne d'autre ne savait ce qui était si drôle. Les gobelins avaient été capable d'empêcher cet incident de faire la Une (et vu que la bataille finale s'était déroulée quelques heures après, ça n'avait pas été trop difficile).
Gringotts est l'endroit le plus sûr du monde. À part Poudlard, peut-être. De toute façon, je dois y passer, Dumbledore m'a demandé d'aller lui chercher quelque chose là-bas. Il me fait confiance pour toutes missions importantes, assura Hagrid avec fierté. Tu es prêt? Alors, viens.
« Il n'aurait vraiment pas dû dire ça en présence de Harry, » songea Neville
« Non, il n'aurait pas dû, » rit Harry. « Mais Hagrid ne me connaissait pas encore. »
Harry suivi Hagrid hors de la cabane. Le ciel était clair à présent, et la mer étincelait sous le soleil. La barque que l'oncle Vernon avait louée était toujours là, inondée d'eau de pluie.
« Comment avez-vous fait pour arriver jusqu'ici? Demanda Harry en cherchant des yeux une autre embarcation.
« En volant, répondit Hagrid.
« En volant... Je ne savais pas qu'il pouvait voler, » dit James.
« Je ne pense pas qu'il voulait dire voler littéralement, » dit Rose.
« Moi non plus, » dit James avec un sourire narquois. « Je veux dire que je ne savais pas que quoi que ce soit pouvait supporter Hagrid... »
« Peut-être qu'il a une nouvelle fois utilisé la moto volante, » suggéra Hugo.
« Dans ce cas, pourquoi n'est-elle pas là, » contra Rose.
« Ce n'est pas important, » dit Teddy. « Nous ne saurons pas ça à partir de ce livre. »
« En volant?
« Oui, mais on va revenir en bateau. Maintenant que tu es avec moi, je ne dois plus faire de magie.
Ils s'installèrent dans la barque. Harry observait Hagrid en se demandant comme il pouvait bien s'y prendre pour voler.
« Ça semble un peu étrange, n'est ce pas, » dit James. « Je n'arrive pas à l'imaginer sur un balai. »
« Il se briserait avant de quitter le sol, » dit Frank.
Sirius pensait que peut-être, Hagrid avait pris sa moto, mais vu qu'il était incapable de parler, il ne fit pas de commentaire.
« Pauvre Patmol, » fit Fred en riant.
« C'est quand même un peu idiot de ramer, dit le géant en lançant à Harry un regard de côté. Si je m'arrange pour... accélérer un peu les choses, tu n'en parleras pas quand tu seras à Poudlard?
« Bien sûr que non, » dit Harry qui avait hâte de voir un nouveau tour de magie.
Hagrid tapota alors de la pointe de son parapluie rose le bord de la barque et le bateau fila aussitôt vers le rivage.
« Pourquoi est-ce qu'il faudrait être fou pour essayer de voler quelque chose chez Gringotts? Demanda Harry.
« Pourquoi, papa? C'est quelque chose que tu veux faire? » rit James. Teddy et Victoire eurent beaucoup de mal à cacher leur rire.
« Ils n'ont pas leur pareil pour jeter des sorts, répondit Hagrid en dépliant son journal. On dit même que ce sont des dragons qui gardent la salle des coffres.
« Cool, » fit James à voix haute et Sirius silencieusement. « Les dragons sont géniaux! »
« Il sont assez intéressant, » dit James.
« Ouais, tu te souviens quand nous sommes allés voir oncle Charlie, » fit Al, excité.
« Bien sûr, » sourit James. « Norberta était géniale. »
« Je suppose, » dit Harry. Il n'était pas sûr de ce qu'il pensait des dragons après ses nombreuses rencontres avec eux.
« Combien de dragons a t-il rencontré à ce moment? » demanda Rose. « Je suis au courant juste pour Norberta et le Magyar qu'il a dut affronter dans le Tournoi des Trois Sorciers.
« Je ne sais pas, il me semble que c'est ça, » fit Al en haussant les épaules.
« Ça ne semble pas beaucoup cependant... c'est seulement deux, » songea Rose en ratant complètement le rire silencieux de Teddy qui avait connaissance d'au moins un dragon de plus.
James donna à son fils un regard interrogatif, mais dit rien. Il savait qu'il n'allait pas obtenir de réponses alors pourquoi se fatiguer à demander.
Et en plus, ce n'est pas facile d'y retrouver son chemin – Gringotts est à des kilomètres en sous-sol, bien plus bas que le métro de Londres. En imaginant que quelqu'un parvienne à y prendre quelque chose, il finirait par mourir de faim en cherchant la sortie.
« À moins que tu ne chevauche un dragon... ça te sauve de beaucoup de temps et de problèmes, » murmura Teddy à sa femme, et ils rirent.
« Ça semble difficile, » dit Neville en essayant de ne pas regarder Harry au cas ou quelqu'un remarque. « Ça démontre une autre des choses impossibles que Harry a été capable de faire, » Neville pensa à lui même.
« Wow... Qu'est ce que ça veut dire? Demanda Rose.
« Je ne sais pas, » dit Al. « Mais on dirait... »
« Oui, » dit Rose en hochant la tête, « Mais ce n'est pas possible, n'est-ce pas? »
« Je n'essayerais pas, si j'étais toi, » dit James, amusé.
« Ne t'inquiètes pas, je n'essayerai jamais, » dit Neville tout en gardant le rictus sur son visage.
« Arrête ça, » siffla Harry dans l'oreille de Neville. « Je suis sur le point d'abandonner, là. »
Harry resta assis en silence pendant que Hagrid lisait son journal, la Gazette du Sorcier. Harry avait appris au contact de l'oncle Vernon qu'il ne fallait jamais déranger quelqu'un qui lit son journal, mais il avait tant de questions à poser qu'il était très difficile de résister.
« Le ministère de la Magie à encore fait des bêtises, comme d'habitude, marmonna Hagrid en tournant les pages.
« Il y a un ministère de la Magie? Demanda Harry.
« Bien sûr. Ils voulaient nommer Dumbledore ministre, mais il ne quitterait Poudlard pour rien au monde et c'est ce vieux gâteux de Cornelius Fudge qui a hérité du poste. Un vrai gaffeur, celui-là. Chaque matin, il envoie un hibou à Dumbledore pour lui demander conseil.
« Et ça sert à quoi, un ministère de la Magie?
« Oh, ça sert surtout à garder nos secrets. Il ne faut pas que les Moldus sachent des mages et des sorcières d'un bout à l'autre du pays. Sinon, ils essaieraient de faire appel à nous pour résoudre leur problèmes. On préfèrent qu'ils nous laissent tranquilles.
« Ils font beaucoup plus que ça au Ministère de la Magie, » se moqua Rose.
« Ça fait beaucoup plus que ça, » dit Alice.
À ce moment, le bateau heurta en douceur le quai du port. Hagrid replia son journal et ils montèrent l'escalier de pierre qui menait à la rue.
Tout au long du chemin qui conduisait à la gare, les passants se retournaient sur Hagrid: il était deux fois plus grand que la moyenne et ne cessaient de faire des commentaires à voix haute sur tout ce qu'il voyait.
« Regarde ça, disait-il en montrant les parcmètres. Les Moldus ont vraiment l'esprit tordu pour inventer des trucs pareils!
« Hagrid, » fit Rose, exaspérée, mais en même temps souriante.
« Tu en viens à adorer Hagrid, » dit Lily, affectueusement. « Pas une once de bon sens, mais c'est le type le plus sympa que tu rencontrera jamais. »
« Je n'aurais pas pu mieux dire, » rit Rose.
Il marchait si vite que Harry avait du mal à suivre.
« C'est vrai qu'il y a des dragons chez Gringotts? Demanda t-il un peu essoufflé.
« C'est ce qu'on dit, assura Hagrid. Sac à méduse, j'aimerais bien avoir un dragon! J'en rêve depuis que je suis tout petit... Ah, on est arrivé.
Ils étaient devant la gare et il y avait un train pour Londres cinq minutes plus tard. Hagrid, qui ne comprenait rien à «l'argent des Moldus» confia à Harry le soin d'acheter les billets.
« Vraiment, ce n'est pas si dur à comprendre, » dit Lily.
Dans le train, les passagers ouvraient des yeux ronds en voyant Hagrid. Il occupait deux sièges à lui tout seul et tricotait quelque chose qui ressemblait à un chapiteau de cirque jaune canari.
« Tu as toujours ta lettre, Harry? Demanda t-il en comptant les mailles. Regarde un peu la liste des fournitures.
Harry prit dans sa poche l'enveloppe en parchemin. Elle contenait une autre feuille qu'il n'avait pas remarquée auparavant. Il lut:
COLLEGE POUDLARD – ÉCOLE DE SORCELLERIE
Uniforme
Liste des vêtements dont les élèves de première année devront obligatoirement être équipés:
Trois robes de travail (noires), modèle normal
Un chapeau pointu (noir)
Une paire de gants protecteurs (en cuir de dragon, ou autre matière semblable)
Une cape d'hiver (noire avec attaches d'argent)
Chaque vêtement devra porter une étiquette indiquant le nom de l'élève.
Livres et manuels
Chaque élève devra se procurer un exemplaire des ouvrages suivants:
Le Livre des sorts et enchantements (niveau 1), de Miranda Fauconnette
Histoire de la magie, de Bathilda Tourdesac
Magie théorique, de Adalbert Lasornette
Manuel de métamorphose à l'usage des débutants, de Emeric G. Changé
Milles herbes et champignons magiques, de Phyllida Augirolle.
Potions Magiques, de Arsenius Beaulitron
Vie et habitat des animaux fantastiques, de Norbert Dragonneau
Forces Obscures: comment s'en protéger, de Quentin Jentremble.
Fournitures
1 baguette magique
1 chaudron modèle standard en étain, taille 2)
1 boite de fiole en verre ou cristal
1 télescope
1 balance en cuivre
Les élèves peuvent également apporter un hibou OU un chat OU un crapaud.
IL EST RAPPELÉ AUX PARENTS QUE LES ÉLÈVES DE PREMIÈRE ANNÉE NE SONT PAS AUTORISÉS À POSSÉDER LEUR PROPRE BALAI.
« Plusieurs de ces livres sont différents des nôtres, » dit Rose.
« Et bien, ils avaient des professeurs différents, ils doivent avoir préféré des livres différents, » dit Teddy. « Ce livre de potions magiques semble intéressant. »
« Tu penses qu'il t'aurait fait apprécier Potions, dans ce cas, » taquina Victoire.
« J'ai toujours apprécier les Potions, » dit Teddy avec raideur. « Je n'ai juste jamais été bon avec elles. »
« Désolée, » rit Victoire.
« N'a pas changé du tout, n'est ce pas, » dit Alice.
« Je ne sais pas, le livre des «Forces Obscures» semble différent, » dit Lily.
« C'est normal cependant, vu qu'il n'y a jamais eu le même professeur deux années de suite. »
« Je suppose, » admit Lily.
« Je ne sais pas comment il pouvaient supporter ça, » grogna Rose. « Je suis vraiment soulagée que nous ayons un enseignant stable. »
« Et le fait que tu pense que le professeur Connors et à faire rêver ne nuit pas, » plaisanta Al.
« Argh, » Rose grogna tout en secouant sa tête. Elle avait à faire face à celle ligne de moquerie depuis un moment maintenant, et en était vraiment ennuyée.
« Est-ce que le poste est toujours maudit? » demanda Remus. « Vous avez dit que j'avais été votre professeur pendant un an, donc... »
« Pourquoi es-tu si maussade, Ted, » demanda Victoire.
« Ça me fait juste souhaiter que ce soit le troisième livre que nous sommes en train de lire, » soupira Teddy. « Ça aurait été sympa de voir papa enseigner. Tu sais que même tante Mione dit qu'il était le meilleur professeur qu'elle ait eu en Défense. »
« Oui, le poste est toujours maudit, » dit Neville. « Nous n'avons jamais eu le même professeur de Défense deux fois de suite non plus. »
« Et on peut trouver tout ça à Londres? Se demanda Harry à haute voix.
« Oui, quand on sait où aller, assura Hagrid.
Harry n'était encore jamais allé à Londres. Hagrid semblait connaître son chemin mais, de toute évidence, il n'avait pas l'habitude de se déplacer dans les transports en commun. Il resta coincé dans le portillon automatique du métro et se plaignit d'une voix tonitruante que les sièges étaient trop petits et les rames trop lentes.
« Je ne sais pas comment font les Moldus sans la magie,
« En fait, je pense que c'est assez impressionnant, comment ils font, » dit Scorpius. « Leur techlogie... »
« Technologie, » corrigea Rose.
« C'est ça, » fit Scorpius en levant les yeux au ciel. « Leur «Technologie» est vraiment remarquable et quelque fois, presque comme de la magie. »
dit-il tandis qu'il escaladaient un escalier roulant en panne qui menait à une rue animée, bordée de magasins.
Sur les trottoirs, la foule était dense, mais Hagrid était si grand qu'il n'avait aucun mal à se frayer un chemin et Harry resta prudemment dans son sillage. Ils passèrent devant des librairies, des magasins de disques, des stands de hamburgers et des cinémas, mais aucune boutique ne semblait vendre de baguettes magiques. La rue dans laquelle ils marchaient paraissait aussi ordinaire que les passants qui les entouraient. Y avait-il vraiment des montagnes d'or magique enterrées à des kilomètres sous leurs pieds? Y avait-il vraiment des boutiques qui vendaient des grimoires et des balais volants? N'était-ce pas plutôt une farce énorme que lui avaient faite les Dursley?
« Je t'en prie, ils n'ont pas l'imagination suffisante pour arriver à quelque chose comme ça, » se moqua Fred qui avait l'air presque insulté par cette simple suggestion.
« Oui, bien sûr Harry, les Dursley n'ont pas l'imagination pour penser à quelque chose comme ça, » dit James.
Si Harry n'avait pas su que les Dursley n'avaient pas le moindre sens de l'humour, il aurait pu le penser. Mais même si tout ce que lui avait raconté Hagrid jusqu'à maintenant était incroyable, Harry ne pouvait s'empêcher de lui faire confiance. Soudain, Hagrid s'arrêta net.
« C'est là, dit-il. Le Chaudron Baveur. Un endroit célèbre.
C'était un pub minuscule et miteux, coincé entre une grande librairie et une boutique de disques. Si Hagrid ne le lui avait pas montré, Harry ne l'aurait jamais remarqué. D'ailleurs, personne d'autre n'y faisait attention, c'était comme si Hagrid et Harry avaient été les seuls à le voir.
« Et bien on dirait que oncle Harry est observateur, » dit Rose.
Lorsque le géant le fit entrer à l'intérieur, Harry fut surpris qu'un endroit célèbre paraisse aussi sombre et misérable. De vieilles femmes étaient assises dans un coin et buvaient de petits verres de xérès. L'une d'elle fumait une longue pipe. Un petit homme en chapeau haut de forme parlait à un barman chauve dont la tête ressemblait à une noix scintillante. Lorsque Harry et Hagrid entrèrent, la rumeur des conversation s'interrompit. Tout le monde semblait connaître Hagrid; on lui adressait de toute part des signes de mains et des sourires.
« Comme d'habitude, Hagrid? Demanda le barman en tendant la main vers une rangée de verres.
« Je pari que tout le monde devient silencieux quand ils réalisent que Harry est là, » dit Neville.
« Je ne prendrai pas ce pari, » dit James. « C'est trop évident que c'est ce qui va se passer. »
« Il est si célèbre que ça? » demanda Remus.
« Ouais, » dit Neville. « Sans parler du fait que personne n'a entendu un mot sur lui depuis qu'il a vaincu Voldemort. (Harry sourit fièrement à son ami devant son utilisation du nom du sorcier le plus maléfique)...
« Pourquoi? Oncle Neville l'a toujours dit, » dit James.
« Je ne pense pas que ce soit vrai, » dit Rose. « Il doit y avoir eu une époque où il ne le prononçait pas. »
disons juste qu'il n'y avait pas une personne dans le monde de la sorcellerie qui ne voulait pas rencontrer Harry Potter. »
« Pourquoi dis-tu toujours Harry Potter? » demanda Lily. Elle avait remarqué que le garçon appelait toujours son fils de cette manière et elle ne savait pas si elle appréciait ça. »
« Relax, grand-mère, » dit Al. « Il montre juste la différence entre l'homme et la légende. »
« Et bien, » fit Neville en rougissant sous le regard de Lily (bien que ça n'en soit pas un mauvais), « Je ne suis pas vraiment en train de parler de Harry, n'est-ce pas? Je parlais juste de ce que tout le monde pensait que Harry Potter était. »
« Oh, » Lily rougit. « Ça se comprend. Désolée. »
« Nan, c'est cool, » dit Neville. « Ça a prit du temps pour voir que Harry était juste comme nous, et de le traiter comme n'importe qui. »
« Je pensais que tu m'avais toujours traité normalement, » dit Harry.
« J'ai essayé, » dit Neville en haussant des épaules. « Je n'aurais pas voulu toute cette attention non plus, donc je me suis dit que c'était mieux de te laisser tranquille. »
« Et c'est pourquoi Harry l'apprécie tellement, » sourit Teddy.
« Merci, » sourit Harry.
« Peux pas, Tom. Je suis en mission pour Poudlard, dit le géant en donnant une tape sur l'épaule de Harry dont les genoux fléchirent sous le choc.
« Seigneur Dieu, dit le barman en regardant Harry. C'est... Est-ce que c'est vraiment?...
Soudain, les clients du Chaudron Baveur ne dirent plus un mot, ne firent plus un geste.
« Par le ciel, murmura le vieux barman. Harry Potter... Quel honneur!
Il se hâta de contourner le comptoir et se précipita sur Harry pour lui serrer la main. Il avait les larmes aux yeux.
« Soyez le bienvenu, Mr Potter. Bienvenue parmi nous.
Harry ne savait quoi répondre. Tous les regards étaient tournés vers lui. La vieille femme continuait de tirer sur sa pipe sans se rendre compte qu'elle s'était éteinte. Hagrid rayonnait.
Puis on entendit les chaises racler le plancher et, un instant plus tard, Harry se trouva entouré de gens qui tenaient à tout pris à lui serrer la main. Pas un seul client du bar n'était resté assis.
« Pauvre papa, » fit Lily, tandis que ses frères ricanèrent.
« Vous voyez, je vous l'avais dit, » fit Neville.
« Je crois que je peux voir où ça deviendrait agaçant, » dit James en direction de son fils.
« Dans ce cas, tu devrais voir jusqu'au ça va maintenant, » rit James.
« Mais papa le mérité maintenant, » dit Al, fièrement.
« Non pas qu'il le pense, » marmonna Teddy dans sa barbe.
« Je suis Doris Crockford, Mr Potter, c'est extraordinaire de vous voir enfin.
« Je suis très fier de faire votre connaissance, dit quelqu'un d'autre.
« J'ai toujours rêver de vous serrer la main assura un troisième. Je suis si ému.
« Je suis si honoré de faire votre connaissance, Mr Potter, dit un quatrième. Je m'appelle Diggle, Dedalus Diggle.
« Je vous ait déjà vu, répondit Harry, tandis que le chapeau haut de forme de Dedalus Diggle tombait sous le coup de l'émotion. Vous m'avez salué un jour dans un magasin.
« Il s'en souvient! S'écria Diggle en regardant tout le monde autour de lui. Vous avez entendu? Il s'en souvient!
Harry continuait à saluer tout le monde tandis que Doris Crockford ne cessait de lui tendre la main.
Un jeune homme au teint pâle s'avança, visiblement nerveux. L'une de ses paupières était agitée de tics.
« Professeur Quirrell! S'exclama Hagrid. Harry, je te présente le professeur Quirrell qui sera un des tes maîtres à Poudlard.
« Je ne pense pas que papa l'apprécie, » dit James.
« Pourquoi pas? » demanda Rose.
« Je ne sais pas, » dit James. « Je l'ai questionné sur ses professeur de Défense et... »
« Tu l'as vraiment interrogé sur les enseignant? » fit Rose, incrédule.
« Argh. » James grogna et leva les yeux au ciel mais autrement, ignora la question. « Quand il les a listés, il a eut l'air frustré à ce nom. En fait, il a eut l'air frustré à tous les nom, sauf pour Lupin, bien sûr. »
« Alors, tu ne sais vraiment rien sur lui, » fit Rose.
« Peut importe. » James grogna à nouveau.
Personne, sauf Neville, ne remarqua Harry se raidir à l'évocation de leur premier professeur de Défense: le premier Mangemort, ou du moins, partisan de Voldemort qu'il avait croisé.
« Vous voyez » fit fièrement James, avant de pâlir. « Quoi? »
« Le premier professeur de Défense de papa était un Mangemort! » s'écria Al.
« Comment diable ont-il survécu à l'école si leur premier professeur était un Mangemort? » demanda Rose, incrédule.
« Je ne sais pas, mais cette année était la plus facile. » Teddy rit, vu que tout les autres le regardait avec le même regard incrédule.
« P... P... Potter... balbutia le professeur en saisissant la main de Harry. V... V... Vous ne pou... pouvez pas savoir à... à quel point je suis heu... heureux de vous rencontrer.
Harry n'avait encore jamais compris pourquoi Quirrell insistait pour bégayer tout le temps. C'était vraiment agaçant quand il essayait d'enseigner.
« Tu veux dire que ce bégaiement est un faux, » dit James, toujours en train de récupérer du choc. « C'est nul! Il est agaçant exprès. »
« Comme si tu ne l'étais pas, » se moqua Fred en riant.
« Quelle matière enseignez-vous, professeur? Demanda Harry.
« La dé... défense contre les for... forces du Mal, marmonna le professeur Quirrell comme s'il eût préféré ne pas en parler.
« Alors, il ne sera pas là longtemps. Bien. Ce bégaiement est énervant, » dit Frank.
« Oui, ça l'était, » convint Neville.
Mais vous... vous... vous n'en avez pas be... besoin, P... P... Potter.
Il eut un rire nerveux.
« Vous... vous êtes venus chercher vos fournitures? Je... je dois moi-même a... acheter un nouveau li... livre sur les vampires.
Cette perspective semblait le terrifier.
Les autres clients du bar n'avaient pas l'intention de laisser le professeur accaparer Harry, et Hagrid eut toute les peines du monde à se faire entendre.
« Il faut y aller, dit-il. Nous avons beaucoup de choses à acheter.
Doris Crockford lui serra la main une dernière fois et Hagrid l'entraîna hors du bar, dans une petite cour entourée de murs où il n'y avait que des poubelles et quelques mauvaises herbes.
« Je t'avais prévenu que tu étais célèbre, dit le géant avec un grand sourire. Même le professeur Quirrell était tout tremblant. Remarque, il n'arrête pas de trembler. Le Pauvre. C'est un esprit remarquable. Il allait très bien tant qu'il étudiait dans les livres mais depuis qu'il est allé rencontrer des vampires et des harpies dans la Forêt Noire, il a peur de tout, même de ses élèves. Voyons, qu'est-ce que j'ai fait de mon parapluie? Ah, le voilà.
« Dans ce cas, pourquoi est-ce qu'il enseigne? » demanda Remus. « Était-il bon? »
« Lunard, nous avons dit que nous ne répondrions à aucune question, » dit Harry, faussement ennuyé.
« Pas aussi bon que vous, professeur Lupin, » dit Neville. Remus rougit.
« Oh, je vois, tu voulais juste un compliment, » sourit Harry.
« Oh, la ferme, » fit Remus, toujours aussi rouge.
Teddy eut un petit rire à ça.
Hagrid compta les briques sur le mur, au-dessus des poubelles, puis il tapota trois fois à un endroit précis avec la pointe de son parapluie.
« Il y est presque, » fit Lily, incapable de s'en empêcher. Harry sourit devant l'excitation de sa mère.
« Lily... » commença James, perplexe.
Lily rougit, puis dit d'une voix douce: « C'est juste quelque chose dont j'avais hâte: montrer à mon enfant le monde magique... »
Les Potter, qui riaient tous une seconde auparavant, eurent l'air triste à ça.
Harry continua de sourire à sa mère. C'était l'autre raison pour laquelle il savait qu'il faisait le bon choix en venant ici. S'ils ne pouvaient pas vivre à travers sa vie avec lui, dans ce cas, ils méritaient au moins la chance de la lire, de connaître certaines choses.
« C'est papa, » sourit Lily. Cela la rendait heureuse à nouveau.
La brique se mit alors à trembloter et un petit trou apparut en son milieu. Le trou s'élargit de plus en plus et se transforma bientôt en une arcade suffisamment grande pour permettre à Hagrid de passer. Au-delà, une rue pavée serpentait devant eux à perte de vue.
« Bienvenue sur le Chemin de Traverse, dit Hagrid.
La stupéfaction de Harry le fit sourire. Ils franchirent l'arcade qui disparut aussitôt sur leur passage pour ne laisser derrière eux que le mur de pierre.
Le soleil brillait sur un étalage de chaudrons, devant un magasin. Une pancarte annonçait: « Chaudrons – toute taille – cuivre, étain, argent – touillage automatique – modèles pliables. »
« Il va falloir t'en acheter un, dit Hagrid, mais on va commencer par aller chercher ton argent.
Harry voulu avoir une demi-douzaine d'yeux supplémentaire,
« Argh, » fit Rose.
« Quoi? » demanda Al en la regardant, confus.
« Ça me juste penser aux araignée, » dit Rose, toujours frissonnante.
ils regardait de tous côtés, en essayant de tout voir à la fois: les magasins, les étals, les gens qui faisaient leurs courses. Une petite femme rondelette regardait la vitrine d'un apothicaire en hochant la tête:
« Dix-sept Mornilles pour trente gramme de fois de dragon, c'est de la folie... marmonna t-elle.
« Tu sais, je pense que c'était peut-être Mrs Wea... Molly, » murmura Harry à Neville (il avait toujours du mal à dire Molly), tandis qu'il se remémorait ce jour.
Une ululement s'éleva d'une boutique dont l'enseigne indiquait: « Au Royaume du Hibou – hulottes, chouettes effraies, grands ducs, chouettes lapones. » Quelques garçons de l'âge de Harry avaient le nez collé contre une vitrine dans laquelle étaient exposés des balais volants.
« Regarde, dit l'un d'eux. Le nouveau Nimbus 2000. Encore plus rapide.
« Oui, bien sûr, » se moqua James. « Ma Flèche de Feu le battrait à plate couture. »
« C'est dans le passé, espèce d'abruti... évidemment que les balais d'aujourd'hui seraient meilleurs, » fit Rose en levant les yeux au ciel. « D'ailleurs, mon Coup de Vent est meilleur que ton balai. »
« C'est faux, » argua James.
« C'est vrai, » dit Rose.
« C'est... » commença James mais il fut interrompu.
« Pour la dernière fois, vos balais sont tous deux excellent et sont appropriés à la position à laquelle vous jouez, » fit Teddy à travers ses dents. C'était une dispute très régulière. (heureusement, Al n'était pas encore dedans.)
« J'en veux un, » firent James et Sirius.
« Argh, je frissonne à l'idée de ce qu'étaient leurs balais, » dit James.
« Hé, je croyais que Sirius avait été réduit au silence, » dit Rose.
« Le sort a dû se dissiper, » fit Teddy en haussant les épaules.
« On dirait que ton temps est terminé, » dit James en regardant son ami.
« Il était terminé depuis dix minutes, » fit Lily. « Il n'a simplement pas remarqué. »
« Grand-mère était plutôt brillante, elle aussi, » rit James avec tout le monde.
« Ce n'est pas juste Lily, pourquoi est-ce que tu ne me l'a pas dit? »
Sirius fit la moue.
« J'aime le silence, » répondit Lily en haussant les épaules, ce qui amena tout le monde à rire.
On vendait de tout dans les boutiques, des balais, des robes de sorcier, des télescopes, des fois de chauve-souris et des yeux d'anguille conservés dans des barils, des piles de grimoires, des plumes d'oie, des parchemins, des potions, des globes lunaires.
« Ah, voilà Gringotts, dit enfin Hagrid.
Ils se trouvaient devant un grand bâtiment d'une blancheur de neige, qui dominait les boutiques alentour. Debout à côté du portail en bronze étincelant, vêtu d'un uniforme écarlate, se tenait un...
« C'est un spectacle magnifique, n'est-ce pas? » fit Lily à Harry, qui hocha simplement la tête en essayant de ne pas penser à la dernière fois qu'il avait vu la banque des sorciers.
Rose plissa les yeux à ça, vraiment désireuse de savoir ce que ça voulait dire.
« Et oui, c'est un gobelin, dit Hagrid tandis qu'ils montaient les marches de pierre blanche qui menaient au portail.
Le gobelin avait environ une tête de mois que Harry. Il avait le teint sombre, le visage intelligent, une barbe en pointe, des pieds et des doigts longs et fins. Lorsqu'il pénétrèrent à l'intérieur du bâtiment, le gobelin s'inclina sur leur passage. Ils se retrouvèrent devant une autre porte, en argent cette fois, sur laquelle étaient gravés ces mots:
Entre ici étranger si tel est ton désir
Mais à l'appât du gain, renonce à obéir,
Car celui qui veut prendre et ne veut pas gagner
De sa cupidité, le prix devra payer.
Si tu veux t'emparer, en ce lieu souterrain,
D'un trésor convoité qui jamais ne fut tiens,
Voleur, tu trouveras en guise de richesse,
Le juste châtiment de ta folle hardiesse.
« J'ai toujours aimé ce poème, » fit Lily.
« Comme je te l'ait dit, il faudrait être fou pour essayer de voler quelque chose ici, dit Hagrid.
Neville dû tourner sa tête pour ne pas rire et Harry avait tout autant de mal à l'imiter. Il n'aurait jamais imaginer dans un million d'année qu'il volerait une chambre forte à Gringotts.
« Nom d'un chien, est-ce qu'il l'a vraiment fait! » Al fut le premier à s'exclamer mais tous les autres étaient tout aussi choqués.
« Je ne peux pas le croire... » fit Rose. « Pourquoi oncle Harry ferait-il ça? »
« Nous le découvrirons plus tard, j'en suis sûr, » rit Teddy.
« Tu le savais, n'est-ce pas?, » siffla Rose.
« Oui, je le savais, » rit Teddy.
« Papa nous l'as dit il y a longtemps, » dit Victoire. « Cependant, il n'a jamais dit pourquoi. »
« Je ne comprend pas, » dit Al. « Papa va toujours à Gringotts... les gobelins doivent savoir... »
« Oh, ils savent, » dit Teddy. « Ne t'es-tu jamais demandé pourquoi Harry et tante Mione travaillent si dur pour aider les gobelins à garder les sorciers éloignés de Gringotts.. et des gobelins en général? »
« Pour faire oublier tout ce qu'il à fait, » fit James qui était resté étonnamment silencieux tout ce temps. « C'est la chose la plus brillante que j'ai jamais entendue. »
« Oui, » dit Teddy. « Mais il ne l'a pas fait tout seul, bien sûr... »
« Maman et papa l'ont fait aussi! » exclama Hugo, impressionné. « Maman! »
« Ouais, » Teddy rit de nouveau.
« Maintenant je peux voir pourquoi ils n'ont jamais voulu nous dire ça, » fit Rose avec un sourire narquois. « Comment pouvons-nous les écouter quand ils disent que quelque chose n'est pas bien après ça? »
« Ils l'ont fait pour un raison, » dit Teddy, soudain sérieux. « Il était important de faire ça pour sauver notre monde. »
« Ne t'inquiètes pas Teddy, je ne faisais que plaisanter, » sourit Rose.
« Je sais, mais ces idiots pourraient le prendre sérieusement, » dit Teddy en pointant du doigt James et Al qui souriaient comme deux idiots.
Deux autres gobelins s'inclinèrent devant eux et ils entrèrent dans un vaste hall tout en marbre. Derrière un long comptoir, une centaine de gobelins étaient assis sur de hauts tabourets, écrivant dans des registres, pesant des pièces de monnaie sur des balances en cuivre, examinant des pierres précieuses à la loupe.
Il y avait tant de portes aménagées dans la hall qu'il était inutile d'essayer de les compter. Certaines d'entre elles s'ouvraient de temps en temps pour laisser passer des clients escortés par d'autres gobelins. Harry et Hagrid s'approchèrent du comptoir.
« Bonjour, dit Hagrid à un gobelin. On est venu prendre un peu d'argent dans le coffre de Mr Potter.
« Vous avez la clé, monsieur? Demanda le gobelin.
« Hagrid commença à vider ses poches, répandant quelques biscuits moisis sur le livre de compte du gobelin.
« La voilà, dit-il en montrant une minuscule clé d'or. J'ai aussi une lettre du professeur Dumbledore. C'est au sujet de Vous-Savez-Quoi, dans le coffre numéro 713.
« Il n'aurait pas dû dire ça devant papa, » dit Al en souriant.
« Oh, Hagrid, s'il est un rien comme moi, vous n'auriez pas dû dire ça en sa présence, » dit Lily. « Je me demande ce qu'est le Vous-Savez-Quoi. »
« Je suppose que tu es comme elle, dans ce cas, Harry, » dit Neville.
« Il y a des gens pire à qui ressembler, » dit Harry en haussant les épaules et Lily rayonna.
Le gobelin examina la clé et lut attentivement la lettre.
« Très bien, dit-il, je vais vous faire accompagner dans la salle des coffres. Gripsec!
Harry n'était pas sûr de savoir ce qu'il ressentait à propos de Gripsec
« Pourquoi ressentirait-il quoi que ce soit pour le gobelin? » demanda Hugo.
« Si tu laissais Lily lire, je suis sûr que tu le sauras, » dit Teddy.
maintenant que tout était terminé. Il les avait aidé. Sans le savoir du gobelin au sujet de la banque, il est impossible qu'ils auraient réussi à récupéré la coupe, mais il les avait aussi trahi, à la fin. Il ne savait toujours pas ce qu'il allait faire à propos de l'épée non plus. Une part de lui estimait que le gobelin avait prit l'épée et en était arrivé à la perdre lui-même, donc ça ne concernait plus Harry ( surtout qu'il avait vraiment eu besoin de l'épée à ce moment). Mais une autre part de lui pensait qu'il avait toujours à respecter sa parole au gobelin, de lui donner l'épée, et il se sentait mal à propos de ça.
« D'accord, donc le gobelin les a aidé à entrer à l'intérieur par effraction pour récupérer une certaine coupe, mais il a prit un épée, » résuma Hugo. « Mais qu'est-ce qui est si important à propos de l'épée? »
« Je pense qu'il parlait de l'Épée de Gryffondor, » dit Rose.
« Oh, » Les yeux de Hugo s'élargirent. Tout était parfaitement compréhensible maintenant.
Un autre gobelin apparut et les conduisit aussitôt vers l'une des portes du hall.
« Qu'est-ce que c'est, le Vous-Savez-Quoi dans le coffre numéro 713? demanda Harry.
« Ça, je ne peux pas te le dire, répondit Hagrid d'un air mystérieux. Très secret. Une affaire qui concerne Poudlard. Dumbledore m'a confié une mission mais je n'ai pas le droit d'en parler.
Gripsec leur tenait la porte. Il les avait amené dans un étroit passage éclairé par des torches. Harry fut surpris de ne pas voir de marbre. Le passage était en pente raide et une voie ferrée courait en son milieu. Le gobelin siffla. Aussitôt, un wagonnet s'approcha dans un bruit de ferraille et vint s'arrêter devant eux. Lorsqu'ils y furent tous les trois – non sans difficulté pour Hagrid -, le wagonnet les emporta.
Tout d'abord, ils parcoururent un labyrinthe de galeries tortueuses, tournant sans cesse, gauche, droite, droite, gauche, milieu, droite, gauche, sans que Gripsec ait besoin de manœuvrer le wagonnet qui semblait connaître son chemin.
« Il semble se souvenir du chemin plutôt bien, » fit Rose.
« Je te pari qu'il oublie dès qu'il y a pensé, cependant, » dit Al. « Avec tout les tournants rapides, tu ne peux pas vraiment te souvenir du chemin. »
Malgré le vent glacial, Harry ouvrait grand les yeux. Pendant un bref instant, il remarqua un jet de flamme au bout d'une galerie et il se demanda si c'était un dragon, mais le wagonnet avait déjà bifurqué dans une autre direction.
« Penses-tu que c'était réellement un dragon? » demanda Sirius, excité.
« Peut-être, » fit Harry en essayant de ne pas avoir une expression disant que c'était probable.
« Pourquoi? » fit Rose en levant un sourcil, mais personne ne répondit.
Ils s'enfoncèrent de plus en plus loin dans les profondeurs et longèrent un lac souterrain bordé de stalactites et de stalagmites.
« J'oublie toujours la différence entre stalactites et stalagmites, cira Harry pour couvrir le bruit du wagonnet.
« Les stalagmites... » commença Rose.
« On s'en fiche, » plaisanta James. « Nous n'avons pas besoin d'information inutile. »
« N'importe quoi, » souffla Rose.
« Les stalagmites sont... » commença Lily mais Harry l'interrompit.
« Je sais déjà, maintenant. »
« Dans stalagmite, il y a un «m», répondit Hagrid. Et ne me pose pas de questions maintenant, je commence à avoir mal au cœur.
« Ce n'est pas ce que j'allais dire, » dit Lily et Harry éclata de rire.
La plupart des personnes rirent à ça.
« Je ne pensais pas que allait dire ça, » dit-il, amenant tout le monde à rire. « Il n'y a que Hagrid pour s'en tirer en disant quelque chose comme ça. »
Enfin, le wagonnet s'arrêta devant une petite porte. Le teint verdâtre, Hagrid alla s'appuyer contre le mur, les genoux tremblants.
« Ça me rend malade de voyager là-dedans, dit-il d'une voix sourde.
Gripsec ouvrit la porte. Un panache de fumée verte s'échappa aussitôt. Lorsqu'il fut dissipé, Harry découvrit avec stupéfaction des monceaux d'or, d'argent et de bronze qui s'entassaient dans une chambre forte.
« Attends, et pour les meubles, les portraits et touts les autres trucs, » fit James, confus.
« C'est la chambre forte de confiance de Harry... il n'avait pas connaissance de l'autre jusqu'à la fin de la guerre, » expliqua Teddy. « En fait, jusqu'à ce qu'il lise ce livre, pour être précis. »
« Ah, la chambre forte de confiance, » sourit James. « As-tu déjà été dans la chambre forte familiale? »
Harry le regarda, incrédule. « J'ai une autre chambre forte? »
« Oui, » dit James. « Il y a toute sorte de trucs dedans, tu devrais vérifier. »
« Ça ne va pas être facile, » songea Harry à voix haute avant de s'arrêter quand il remarqua les regards curieux de tout le monde. Zut, il n'aurait pas dû dire ça.
« Allez papa, pense à quelque chose de rapide et de raisonnable, » dit James. « Je sais que tu peux le faire. »
« Je n'ai pas vraiment de temps libre en ce moment, » C'était vrai. Tout le monde dans le monde de la sorcellerie semblait penser qu'ils avaient un droit sur Harry Potter et il avait à peine le temps de penser. Ou tout du moins, il n'aurait pas le temps s'il n'était pas caché au Terrier avec le reste des Weasley (et Hermione aussi, bien sûr).
« Bien sûr, » rayonna Rose.
« Je suppose que ça passe, » dit James, un peu déçu.
« Et bien, tu devrais contrôler ça aussi vite que possible, » dit James, ne croyant pas vraiment l'excuse de son fils mais n'ayant pas autre chose à dire.
« Ok, » fit Harry, en pensant maintenant qu'il devait trouver un moyen pour que les gobelins le pardonne d'avoir pénétré par effraction dans leur banque et, plus néfaste, d'avoir heurté leur orgueil. Peut-être que s'il leur donnait l'épée...
« Non! Tu ne peux pas faire ça! » retentirent plusieurs voix.
« Pourquoi êtes-vous tous si excités? » demanda Rose. « Si vous lisiez, vous sauriez que l'Épée de Gryffondor est à l'heure actuelle, en sécurité dans le bureau de la directrice.
« Et bien aucun de nous ne lit, » souffla James.
« Brillante défense, là, » fit Fred en levant les yeux au ciel.
« D'ailleurs, vous deux avez été dans suffisamment de problèmes pour l'y avoir vu, » ajouta Teddy.
« Oh, ouais, » dit James en rougissant cette fois. Il l'y avait vu.
« Tout ça t'appartient, Hagrid avec un sourire.
C'était difficile à croire! Dire que les Dursley n'avaient pas cessé de reprocher à Harry de leur coûter trop cher! Alors que, pendant tout ce temps, une petite fortune l'attendait dans les sous-sols de Londres! Si l'oncle Vernon et la tante Pétunia l'avaient su...
Hagrid aida Harry à remplir un sac de pièces.
« Celles en or sont des Gallions, lui expliqua t-il. En argent, ce sont les Mornilles. Il ya dix-sept Mornilles d'argent dans un Gallion d'or, et vingt-neuf Noise de bronze dans une Mornille. C'est facile à retenir. Avec ça, tu auras de quoi couvrir tes frais pendant l'année scolaire. On va laisser le reste dans le coffre. Et maintenant, au numéro 713, s'il vous plait, ajouta t-il en se tournant vers Gripsec. Et si on pouvait y aller un peu moins vite...
« Désolé, monsieur, répondit le gobelin, la vitesse des wagonnets n'est pas réglable.
Ils repartirent dans le labyrinthe en s'enfonçant encore davantage dans les entrailles de Gringotts. La température devenait de plus en plus glaciale tandis que le wagonnet continuait sa course en prenant des virages à angle droit. Ils passèrent par dessus un ravin et Harry se pencha pour scruter ses profondeurs mais Hagrid le ramena en arrière par la peau du cou.
« Papa ne craint vraiment rien, n'est-ce pas? » rit Al.
« Pas dans ce sens-là, non, » Teddy rit aussi mais il pouvait penser à certaines choses dont Harry avait peur.
« Tu ne crains vraiment rien du tout, pas vrai? » dit Neville.
« Pas quelque chose comme ça, » sourit Harry.
« De quoi papa a t-il peur, alors? » demanda Al.
« Que les personnes qu'il aime soient blessés est la plus grande peur, » dit Teddy.
La chambre forte numéro 713 ne possédait pas de serrure.
« Reculez un peu, dit Gripsec d'un air important.
Il caressa alors la porte du bout des doigts et elle disparut soudain comme si elle s'était volatilisée.
« Cool, » fit James.
« Ça doit être un des coffres fort de haute sécurité, » dit Victoire.
« Si quiconque d'autre qu'un gobelin essayait d'ouvrir cette porte, il serait aspiré au travers et deviendrait prisonnier de la chambre forte.
« Et vous vérifier de temps en temps s'il n'y a pas quelqu'un à l'intérieur? Demanda Harry.
« Tous les dix ans, environ, répondit le gobelin avec un sourire mauvais.
Une chambre forte aussi bien protégée devrait contenir un trésor fabuleux, tel que des joyaux, pensa Harry,
« Mais les joyaux sont si communs, » dit Rose. « Ça doit avoir plus de valeur que ça. »
mais il fut déçu de constater qu'elle était vide. Seul un petit paquet grossièrement enveloppée dans du papier kraft était posé sur le sol.
« J'ai un mauvais pressentiment à propos de ça, » dit Lily.
« Pourquoi? Quel est le problème avec ce paquet? » demanda Fred.
« Moi non plus, » dit Remus, et il était clair que tous deux pensaient la même chose.
« Quoi, qu'est-ce qu'il y a? » demanda Sirius. Il n'aimait pas être dans le noir pour quoi que ce soit et plus ennuyé quand davantage de gens semblaient être dans le secret.
« Tu sembles penser comme ça également, Rose, » plaisanta James.
« Tu crois que ça a quelque chose à voir avec le titre du livre? » demanda Frank.
« Oh, » fit Rose. « C'est la Pierre Philosophale... C'est... Wow... »
« Ouais, » dit Teddy.
« Qu'est-ce que la Pierre Philosophale? » demanda Hugo, sans surprise. Il était seulement en première année, après tout, il n'avait pas encore appris ça.
« Tu verras, » dit Teddy avant que Rose ne puisse répondre. Elle haussa les épaules et suivit son exemple.
« C'est exactement ce à quoi je pensais, » dit Remus.
« Hum... » fit Sirius. « Quel est le titre du livre? »
Lily leva les yeux au ciel mais lui répondit quand même. « Harry Potter et la Pierre Philosophale. »
« Oh, » dit-il, puis ses yeux s'élargirent. « OH! »
« Donc, est-ce que c'est ça? » demanda Lily.
« Hmph, » fit Harry, vexé. Comment avaient-ils put trouver si rapidement? Ça leur avait prit des mois pour trouver.
« Et bien ça confirme ça, » rit James.
« Pour eux aussi, » fit Teddy en riant lui aussi.
« Je prendrai ça comme un oui, » dit Lily, triomphante.
« Ce n'est pas juste , ça nous a prit des siècles pour trouver, » gémit Harry.
« Ils ont eu de l'aide, Harry, » rit Neville devant plaintive de son ami. « C'est le titre du livre, sans parler du fait qu'ils ont sept ans de plus. »
« Je suppose, » fit Harry, toujours vexé. Il devrait vraiment laissé tomber.
Hagrid ramassa le paquet et le fourra dans une poche intérieure de son manteau. Malgré sa curiosité, Harry renonça à poser des questions: Hagrid n'était certainement pas disposé à lui révéler ce qu'il y avait dans le paquet.
« Allez, on retourne dans le wagonnet infernal, soupira le géant. Évite de me parler pendant le voyage, il vaut mieux que je garde la bouche fermée.
Après une nouvelle course endiablée dans les profondeurs de Gringotts, ils se retrouvèrent au-dehors, sous un soleil éclatant qui les fit cligner des yeux. Harry avait hâte de commencer à dépenser son argent. Peu lui importait combien valaient les Gallions en livres sterling, tout ce dont il était sûr, c'est qu'il n'avait jamais été aussi riche. Même Dudley n'avait jamais eu autant d'argent à sa disposition.
« Ça a dû faire du bien, » dit Frank.
« C'est sûr, » rit Harry.
« On va commencer par s'occuper de ton uniforme, dit Hagrid. C'est là-bas.
Il montra un magasin dont l'enseigne indiquait: « Madame Guipure, prêt-à-porter pour mages et sorciers. »
« Ça ne t'ennuies pas d'y aller tout seul? Demanda Hagrid qui semblait encore un peu pâle. Je te rejoins dans quelques minutes. J'ai besoin de prendre un petit remontant au Chaudron Baveur. J'ai horreur des wagonnets de chez Gringotts.
Un peu intimidé, Harry entra donc seul dans la boutique.
« Je pense que tu trouveras ce qui va suivre intéressant, » fit Al en souriant à Scorpius.
« Pourquoi? » demanda Scorpius.
« Nous sommes sur le point de rencontrer ton père, » dit Al.
« Argh, » Scorpius gémit, sachant par le rictus qu'arborait Al sur son visage que ça n'allait pas être la meilleure des introductions.
Madame Guipure était une petite sorcière replète et souriante, vêtue tout en mauve.
« C'est pour Poudlard, mon petit? Demanda t-elle avant même que Harry ait eu le temps de parler. J'ai tout ce qu'il faut. Il y a un autre jeune homme qui est en train d'essayer son uniforme.
« Oh, bien, peut-être que tu peux te faire un ami, » dit Lily et Harry ne fit que rire.
« Bien sûr, je suis sûr qu'ils seront ami rapidement, » se moqua Scorpius.
Au fond du magasin, un garçon au teint pâle, le nez en pointe, se tenait debout sur un tabouret
« Le nez de papa n'est pas pointu, » se moqua Scorpius.
« Je suis sûr qu'il l'était quand il avait onze ans, » fit Al avec un sourire narquois. « Je veux dire, le tien l'était, »
« N'importe quoi, » fit Scorpius en levant les yeux au ciel.
tandis qu'un autre sorcière ajustait la longue robe qu'il avait revêtue. Madame Guipure installa Harry sur un deuxième tabouret et lui fit passer une autre robe de sorcier dont elle entreprit d'épingler l'ourlet pour le mettre à la bonne longueur..
« Salut, dit le garçon. Toi aussi tu vas à Poudlard?
« Oui, répondit Harry.
« Mon père est en train de m'acheter mes livres dans le magasin d'à côté et ma mère est allée me chercher une baguette magique à l'autre bout de la rue, dit le garçon d'une voix traînante.
« Pourquoi est-ce qu'elle est allée chercher une baguette?... Tu dois tenir ta baguette toi-même pour savoir laquelle convient le mieux.
Ensuite, je compte les emmener faire un tour du côté des balais de course. Je ne vois pas pourquoi les élèves de première année n'auraient pas le droit d'avoir leur propre balai. J'arriverais bien à convaincre mon père de m'en acheter un et je m'arrangerais pour le faire passer en douce au collège.
« Papa était vraiment un sale môme, » gémit Scorpius.
« Je n'ai rien dit, Harry. Je ne pense pas que je veux que tu sois ami avec ce garçon, » dit Lily.
« Elle a parfaitement raison, » sourit narquoisement James.
« Je pense qu'elle apprécierait Scorpius, » dit Rose. « Il n'est pas du tout comme son père... heu... non, je ne voulais pas vraiment dire ça... Je veux dire il n'est pas comme son père agit en ce moment. »
« Merci, » fit Scorpius avec un petit rire. « Je crois aussi. »
« Il à l'air d'un Malfoy pour moi, » dit James. Les Potter et les Malfoy n'allaient pas ensemble.
« Ce n'est plus vrai, » déclara Al.
« Oh, tu ne sais pas ça, James, » dit Frank. « Néanmoins, je dirais qu'il est certainement un Serpentard. »
« Je te pari un Gallion qu'il est un Malfoy, » dit James.
« Pari tenu, » dit Frank.
« Et bien, Frank vient juste de perdre ce pari, » rit Al.
En l'écoutant parler, Harry ne pouvait s'empêcher de penser à Dudley.
« Là, c'est vraiment une insulte, » fit James avec un rictus.
« Et toi, tu as un balai? Poursuivit-il.
« Non, dit Harry.
« Tu joues au Quidditch?
« Non, répéta Harry en se demandant ce que pouvait bien être le «Quidditch».
« Wow... Je n'avais pas pensé à ça, » dit Al. « C'est bizarre que papa ne connaisse pas le Quidditch. »
« C'est seulement le meilleur sport au monde, Harry! » s'exclama James, excité.
« Je sais ce qu'est le Quidditch, maintenant, papa, » dit Harry, exaspéré.
« Et tu es d'accord que c'est le meilleur sport au monde! » James hurla presque d'enthousiasme.
« C'est sympa de savoir qu'il est tout aussi fanatique que nous tous, » sourit James.
« C'est bien, » fit Harry en haussant les épaules.
« Ah, papa va vraiment les faire marcher, » rit James.
« Brillant, » ajouta Fred.
Harry savait qu'il ne devrait pas se jouer de son père comme ça, mais il comprendrait. James était un Maraudeur, après tout, il comprenait les blagues.
« D'ailleurs, il va être trop soulagé que tu sois stupéfiant pour t'en vouloir, » dit Al.
« Non, c'est le meilleur, » dit James, déçu que son fils ne partage pas sa passion du Quidditch. « Donc, tu ne joues pas. »
« Je joue, » dit Harry avec un haussement d'épaule. C'était difficile de garder cette façade en place tout en donnant des réponses vraies, sans parler du fait que le regard incrédule de Neville lui donnait envie de rire.
« Mentir avec la vérité... Je n'avais jamais pensé à ça, » sourit James.
« Moi, oui. Mon père dit que ce serait un scandale si je n'étais pas sélectionné dans l'équipe. Tu sais dans quelle Maison tu seras?
« Aucune idée, répondit Harry, de plus en plus déconcerté.
« Tu n'es pas stupide, oncle Harry, tu n'es tout simplement pas informé, » dit Rose. « De toute façon, personne ne sait dans quelle Maison il va être. »
« Certains d'entre nous ont cependant un gros indice, » dit Scorpius.
« C'est vrai, » dit Rose. « Je savais où je voulais être. »
« Tu n'as même pas pensé à Serdaigle? » demanda Hugo.
« Non... Les Weasley appartiennent à Gryffondor, » dit Rose. « C'est la seule Maison dans laquelle je voulais être. »
« Pareil, » fit presque tout le monde.
« Et bien, je voulais vraiment être à Serpentard... » dit Scorpius.
« Nous ne retenons pas ça contre toi, » sourit narquoisement James.
« Mais j'avais un peu peur de comment les autres allaient réagir vis-à-vis de moi à cause de ça, » continua Scorpius comme s'il n'avait pas entendu James.
« Ça n'a pas dû aider que j'ai mal réagi vis-à-vis de toi, » soupira Al. Leurs premiers mois à l'école ensemble avaient été dur, et ils se battaient presque tout le temps.
« Pas vraiment. Et j'étais trop fier pour te laisser voir que j'étais différent, » dit Scorpius.
« Stupides idiots, » sourit Rose.
« En fait, on ne peut pas vraiment savoir avant d'être sur place. Mais moi, je suis sûr d'aller à Serpentard, toute ma famille y a toujours été. Tu imagines, se retrouver à Poufsouffle? Je préférerais m'en aller tout de suite.
Scorpius fronça les sourcils à ça. Il n'aimait le ton de préjudice présent là.
« Il n'y a rien de mal avec Poufsouffle! » crièrent Frank et Neville.
« Ils diraient ça, n'est-ce pas? » fit Teddy. « La femme qu'ils aiment chacun d'eux sont dans cette Maison. »
« C'est vrai, c'est une belle Maison, » dit Alice, y ayant été elle-même.
Neville devint rouge à son cri et Harry pensa qu'il n'était pas juste en train de défendre la Maison de sa mère.
« Oh... papa ne sait pas encore que oncle Neville aime Hannah, » gloussa Lily.
« Tu as trouvé une fille à Poufsouffle, fils? » Frank taquina son fils.
« Quoi? » Neville eut l'air terrifié. « Non... J'ai juste.. » Il était maintenant complètement rouge.
« Qui est-ce, Nev? »demanda Harry avec un sourire.
« Harry! » s'exclama Neville qui cherchait de l'aide pour sortir de cette situation.
« Et bien, ne regarde pas papa, il ne t'aideras pas, » gloussa Lily.
« Allez, est-ce que c'est Susan? » demanda Harry. « Tu l'as mentionnée plus tôt. »
« Non, ce n'est pas Susan, et je ne dirai rien de plus donc laisse tomber, » dit Neville, le visage toujours rouge, mais plus assuré.
« Je suppose que papa devra le savoir plus tard, » soupira Lily. Quand Neville utilisait ce ton, c'était fini.
« D'accord, dans ce cas, » dit Harry en commençant à se sentir mal pour ses taquineries. « Désolé. »
« C'est cool, » dit Neville, et personne d'autre ne prit la peine de continuer à l'interroger, bien que sa mère avait l'air de vouloir savoir.
« Mmm... marmonna Harry, incapable de trouver une réponse plus pertinente.
« Oh, dis donc, regarde un peu ce bonhomme! Dit soudain le garçon avec un signe de tête en direction de la vitrine du magasin.
Hagrid se tenait devant la boutique. Il adressa un sourire à Harry et lui montra les deux grosses crèmes glacées qu'il tenait à la main pour lui faire comprendre qu'il ne pouvait pas entrer.
« C'est Hagrid, dit Harry, content de savoir quelque chose que le garçon ignorait. Il travaille à Poudlard.
« Ah oui, j'en ai entendu parler. C'est une sorte de domestique, non?
« Il n'est pas un domestique, » gronda Al « Tu ne pensais pas ça, n'est-ce pas? »
« Non, » rétorqua Scorpius. « Mon père ne m'as rien dit le sorte. »
« Il n'est pas un domestique, » fit James. « Je n'aime vraiment pas ce gamin. »
Scorpius fronça les sourcils à ça. « C'est peut-être pire pour moi que ces livres comportent ça... ces gens ne vont pas aimer mon père... »
« Et ils vont sûrement le faire savoir, » dit Rose. « Mais tu n'es pas comme ça.. et il ne l'est plus non plus. »
« Il est garde-chasse, précisa Harry qui éprouvait de plus en plus d'antipathie pour le garçon.
« C'est ça. On m'a dit que c'était une espèce de sauvage. Il habite dans une cabane, dans le parc de Poudlard, et il se soûle de temps en temps. Quand il est ivre, il essaye de faire des tours de magie et il finit toujours par mettre le feu à son lit.
« Moi je le trouve très intelligent, dit Harry avec froideur.
« Vraiment? Ricana le garçon. Qu'est-ce qu'il fait avec toi? Où sont tes parents?
« Ils sont morts, dit Harry qui n'avait pas envie d'aborder ce sujet.
« Oh, désolé, dit l'autre qui n'avait pas l'air désolé du tout.
Scorpius laissa échapper un souffle. Il savait qu'il allait avoir à entendre ce genre d'attitude venant de son père et que ça allait seulement empirer.
« Tu n'es pas ton père, » dit Rose.
« Je sais, » dit Scorpius.
« Oui, » tu étais autorisé à penser pour toi-même, » dit Teddy. « Grand-mère m'a raconté qu'avant même qu'elle sache parler, ses parents répandaient leur absurde vue de notre monde. Il est difficile de ne pas écouter et répéter quand tu as à grandit comme ça. »
« Ouais, » Scorpius sourit à son cousin.
« Ça ne veut pas dire qu'il n'est pas un imbécile, cependant, » dit Teddy, le coin de sa couche se crispant.
« Argh, » Scorpius grogna en levant les yeux au ciel.
Mais ils étaient de notre monde, non?
« Et qu'est-ce que c'est supposé vouloir dire? » fit Lily, sèchement.
« Je crois que nous savons tous ce que ça veut dire, » dit Harry.
« Ils étaient sorciers, si c'est ça que tu veux dire.
« À mon avis, Poudlard devrait leur être exclusivement réservé. Ceux qui viennent d'autres familles ne sont pas comme nous, ils n'ont pas eu la même éducation. Certains d'entre eux n'avaient même jamais entendu parler de Poudlard avant de recevoir leur lettre, tu te rends compte? Je pense que l'école ne devrait accepter que les enfants issus des vieilles familles de sorciers. Au fait, comment tu t'appelles?
« Stupide idiot, » dit Sirius.
« Sirius, » fit Lily.
« Désolé, mais il pense qu'il est meilleur qu'eux juste parce qu'il est né dans une famille de sorciers. C'est vraiment stupide. Je veux dire, regarde toi: Tu étais la meilleure de notre année et tu n'as pas une once de sang magique en toi. »
Tout ce que Lily put faire, fut de rougir à ça.
« Il a raison, » soupira Scorpius.
« Mais il devrait savoir mieux que personne le défi que ton père devait traverser, » soupira Teddy. « Il les a traversées aussi. »
« Mais papa n'a jamais... » fit Scorpius, découragé.
« Il a fait du mieux qu'il pouvait, » soupira Teddy. « 'est une vie plus dure que la plupart des gens ne le pense. »
« Et voilà, c'est fait mon petit, interrompit Madame Guipure avant qu'il n'ait eu le temps de répondre.
Saisissant l'occasion pour mettre un terme à sa conversation avec le garçon, Harry sauta du tabouret.
« Nous nous reverrons à Poudlard, dit l'autre de sa voix traînante.
Harry ne dit pas grand-chose pendant qu'il mangeait la glace (chocolat-fraise aux noisettes) que Hagrid lui avait achetée.
« Quoi de neuf? Demanda le géant.
« Rien, mentit Harry.
« Papa ment, » fit Lily, faussement indignée. « Mais il dit que c'est mal de mentir... »
« Il nous a aussi dit que voler était mal, mais apparemment il fait ça aussi, » dit James avec un sourire narquois.
Ils s'arrêtèrent dans un autre boutique pour acheter du parchemin et des plumes d'oie. Harry fut ravi de découvrir qu'on pouvait acheter de l'encre qui changeait de couleur en écrivant.
« C'est quoi le Quidditch? Demanda Harry lorsqu'ils furent sortis du magasin.
James commença à rebondir d'excitation à ça, mais il ne dit rien.
« Lily, pourquoi est-ce que tu es en train de décrire ton frère? » Teddy rit et James lui fit la grimace.
« C'était dans le livre, » gloussa Lily.
« Nom d'un vampire! J'oublie toujours que tu n'es au courant de rien. Tu ne sais même pas ce qu'est le Quidditch!
« Je sais que j'ai l'air idiot, répondit Harry.
Il parla à Hagrid du garçon au teint pâle qu'il avait vu chez Madame Guipure.
« Et il a dit que les enfants de famille moldue ne devraient pas être admis à Poudlard...
« Tu ne viens pas d'une famille moldue. S'il savait qui tu es... Il a dû entendre parler de toi souvent s'il appartient à une famille de sorcier – tu t'en es rendu compte au Chaudron Baveur. D'ailleurs, qu'est-ce qu'il en sait, certains des meilleurs élèves que j'ai vus étaient les seuls sorciers d'une longue lignée de Moldus. Regarde ta mère, par exemple! Et regarde qui elle avait comme sœur!
« Tu veux dire, regarde notre mère, » fit Hugo avec fierté.
« Grand-mère était douée aussi, » défendit Lily. « Patmol l'a tout juste dit. »
« Je sais, mais maman est la meilleure, » dit Hugo et rien que quiconque puisse dire pourrait le faire change d'avis.
« Je ne pense pas que quiconque puisse argumenter avec ça, » sourit Teddy.
« Il a un excellent point, là, » dit Frank.
« Alors, c'est quoi, le Quidditch?
« C'est le sport des sorciers. Dans notre monde, on est tous passionnés de Quidditch, un peu comme les Moldus avec le football.
« Ce n'est pas comme le football, » se moqua Rose.
« Ouais, sauf pour le gardien, il n'y a rien de similaire, » dit Hugo. Ils avaient souvent vu des match avec leur grand-père Duncan.
« Je pense qu'il parle du côté passionné, » dit Teddy.
« Oh, je suppose que dans ce cas, il a raison, » dut admettre Rose.
Ça se joue avec quatre balles et les joueurs volent sur des balais. Difficile à expliquer en quelques mots.
« Non, ça ne l'est pas, c'est facile. Tu vois... » commença James.
« James, il n'y a pas le temps pour ça maintenant, » dit Lily.
« Mais il y a toujours le temps pour le Quidditch, » James fit la moue.
« Parfait, » fit James, vexé.
« Et qu'est ce que c'est que Serpentard et Poufsouffle?
« Ce sont les noms de deux Maisons de Poudlard. En tout, il y en a quatre. Tout le monde dit que les cancres sont nombreux à Poufsouffle, mais...
« Ce ne sont pas des cancres. » Hugo fronça le front. Il avait beaucoup d'amis qui était à Poufsouffle même si sa meilleure amie était Lily ( et ils étaient tous deux à Gryffondor. En fait, tout le monde dans la pièce était à Gryffondor, sauf pour Scorpius).
« Nous ne sommes pas des cancres, » dit Alice.
« Je pari que j'irai à Poufsouffle, dit Harry, résigné.
« Il n'y a aucun mal à ça, » dit Lily. « Je préférerais que tu sois là plutôt qu'à Serpentard. »
« Mieux vaut Poufsouffle que Serpentard. Tous les sorciers qui ont mal tourné sont passés par Serpentard. Tu-Sais-Qui, par exemple.
« Vous savez, vous autres... heu.. je veux dire les gens à cette époque, avaient tout autant de préjugés sur les Serpentard que les Serpentard envers les Moldus, » dit Scorpius.
« Il est faux de penser que quelqu'un serait sombre ou mauvais juste parce qu'ils étaient dans cette Maison, » dit Rose.
« C'est pourquoi la guerre était tellement révélatrice, n'est-ce pas? Fit Al. « Elle a montré à tout le monde à quel point... heu.. que de mauvaises choses existaient des deux côtés.
« Ce n'est pas vrai, » dit Remus. « Ils y a eu plein de sorcières et de sorciers qui ont mal tourné et qui venaient des autres Maison. »
« Ton père est ouvert d'esprit, au moins, » Scorpius sourit à Teddy.
« Oui, » Teddy le rendit son sourire.
« Ouais, » fit Sirius. « Mais la plupart venaient de Serpentard. »
« Je ne suis même pas sûr que ce soit vrai, » dit Remus.
« Ouais, et bien, je suis toujours soulagé de ne pas avoir été plaça là, » fit sombrement Sirius.
« Oui, moi aussi. » convint Remus.
« Vol... pardon, Vous-Savez-Qui était à Poudlard?
« Oui, il y a bien des années.
Ils entrèrent dans une librairie qui s'appelait Fleury et Bott pour acheter les manuels scolaires.
« Ma boutique préférée, » sourit Rose.
« Vraiment? » firent Al et Scorpius en riant.
Sur les étagèrent s'entassaient jusqu'au plafond des livres gros comme des pavés, reliés en cuir, d'autres pas plus gros qu'un timbre-poste et recouverts de soie, des livres remplies de symboles étranges et quelques autres encore dont les pages étaient blanches. Même Dudley, qui ne lisait jamais rien, aurait eu envie de les ouvrir. Hagrid dut presque traîner Harry pour l'arracher à Sorts et Contre-sorts (ensorcelez vos amis et stupéfiez vos ennemis avec les sortilèges de Crâne-chauve, Jambencoton, Langue de plomb et bien d'autres encore) par le professeur Vindictus Viridian.
« J'aimerais bien jeter un sort à Dudley, dit Harry. Il y a sûrement un livre qui explique comment faire?
« Ce ne serait pas une mauvaise idée, répondit Hagrid, mais il vaut mieux éviter d'utiliser la magie dans le monde des Moldus, sauf dans des cas exceptionnels. De toute façon, tu n'en sais pas encore assez pour jeter des sorts. Tu as encore beaucoup de choses à apprendre avant d'en arriver là.
« Je pari que maman aurait pu le faire, » dit Hugo.
« Je suis sûre qu'elle aurait pu, » fit Rose avec fierté.
« Je suis d'accord, vu que tu m'as jeté suffisamment de ces sort dans ta première année, » dit James.
« C'était si bien d'être enfin capable de le faire, » sourit Rose.
Harry n'eut pas non plus la permission d'acheter un gros chaudron en or («il faut qu'il soit en étain», assura Hagrid), mais il fit l'acquisition d'un télescope pliable et d'une jolie balance pour peser les ingrédients entrant dans la composition des potions. Puis ils allèrent faire un tour dans la boutique de l'apothicaire qui fascina Harry en dépit de l'odeur pestilentielle qui y régnait, un mélange d'œufs pourris et de choux avariés. Des tonneaux contenant des substances gluantes s'alignaient sur le sol. Disposés sur des étagères, on voyait des bocaux remplis d'herbes, de racines séchées et de poudres brillantes. Des plumes d'oiseaux, des crochets de serpents des serres de rapaces pendaient au plafond. Pendant que Hagrid demandait les ingrédients de base nécessaires à la fabrication des potions, Harry examina des cornes argentées de licornes à vingt et un Gallions pièce et de minuscules yeux de scarabées d'un noir brillant (cinq Noises la poignée).
Ils continuèrent leurs emplettes dans les boutiques qui s'alignaient le long de la rue et bientôt, il ne resta plus que la baguette magique à acheter.
« Il faut aussi que je t'offre un cadeau pour ton anniversaire, ajouta Hagrid.
Harry se sentit rougir.
« Mon premier cadeau, » dit Harry, tout aussi rouge que dans le livre.
« Vous n'êtes pas obligé, dit-il.
« Je le sais bien, mais je veux t'offrir un animal. Pas un crapaud, les crapauds ne sont plus à la mode, on se moquerait de toi.
« Est-ce que ça ne vous fait pas juste vous sentir triste pour oncle Neville et Trevor? » rit Al.
« Il n'y a aucun problème avec les crapaud, » fit Neville pour défendre son crapaud Trevor.
« Non, je suppose que non, » Harry sourit à son ami.
Ni un chat, les poils de chat me font éternuer. Je vais t'acheter un hibou. Tous les enfants veulent des hiboux, ils sont très utiles, on peut s'en servir pour le courrier.
Vingt minutes plus tard, Harry sortit du magasin de hibou avec une grande cage à l'intérieur de laquelle une magnifique chouette aux plumes blanches comme la neige dormait paisiblement, la tête sous l'aile. Harry bégayait de reconnaissance. On aurait cru entendre le professeur Quirrell.
« J'ai une chouette des neiges, moi aussi, » dit Lily. « C'est la meilleure. »
« Hedwige est une bonne chouette, » dit Harry en essayant d'empêcher la tristesse de se répercuter dans sa voix. Sa pauvre chouette lui manquait beaucoup.
« Ce n'est rien, répondit Hagrid d'un ton bourru. J'imagine que tu n'as jamais eu beaucoup de cadeau, chez les Dursley. Maintenant, il ne nous reste plus qu'à aller chez Ollivanders, la meilleure boutique de baguettes magiques. Il te faut ce qu'il y a de mieux.
Une baguette magique... le rêve de Harry.
« Je sais comment tu te sens, » dit Rose.
« Ha, tu parles au livre, » rit Scorpius.
« N'importe quoi, » siffla Rose.
« Je crois que c'est le rêve de tout le monde, » dit Frank.
« Je sais que je ne pouvais pas attendre, » dit Lily. « C'est ce qui a tout rendu réel. »
La dernière boutique dans laquelle ils pénétrèrent était étroite et délabrée. Au-dessus de la porte, des lettres d'or écaillées indiquaient: « Ollivanders – Fabricants de baguettes magiques depuis 382 avant J.-C. » Dans la vitrine poussiéreuse, une simple baguette de bois était exposée sur un coussin pourpre un peu râpé.
À leur entrée, une clochette retentit au fond de la boutique. L'intérieur était minuscule. Une unique chaise de bois mince était réservée aux clients et Hagrid s'y assit en attendant. Harry éprouvait une étrange sensation, comme s'il venait d'entrer dans une bibliothèque particulièrement austère. Il renonça à poser toutes les questions qui lui venaient à l'esprit et se contenta d'observer les milliers de boites étroites qui s'entassaient presque jusqu'au plafond. Il sentit un frisson dans la nuque.
« Peut-être qu'il peut sentir la magie présente là, » fit Teddy, pensif.
« Sentir la magie... des baguettes? » demanda Rose en levant un sourcil.
« Je sais, ça ne s'est pas vraiment déjà vu, n'est-ce pas? » fit Teddy avec un petit rire. « Mais j'ai vu, à plus d'une occasion, Harry sentir quelque chose quel le reste d'entre nous n'avait pas sentit.
La poussière et le silence du lieu semblaient receler une magie secrète.
« Bonjour, dit une voix douce.
Harry sursauta. La chaise sur laquelle Hagrid était assis craqua bruyamment et il se leva d'un bond.
Un vieil homme se tenait devant eux. Ses grands yeux pâles brillaient comme deux lunes dans la pénombre de la boutique.
« Bonjour, dit Harry, mal à l'aise.
« Ah, oui, oui, bien sûr, dit l'homme. Je pensais bien que j'allais vous voir bientôt. Harry Potter. Vous avez les yeux de votre mère. Je me souviens quand elle venue acheter sa première baguette, j'ai l'impression que c'était hier, 25,6 centimètres, souple et rapide, bois de saule. Excellente baguette pour les enchantements.
« Je ne sais pas comment il fait ça, » dit Scorpius. « Je lui ait demandé s'il savait ce qu'étaient les baguettes de mes arrière grands-pères du côté de ma mère, et il a été capable de me le dire en une seconde.
« Wow, comment est-ce qu'il se souvient de ça? » demanda Lily.
« C'est sa vie, » dit Harry. « Étais-tu douée en Sortilèges? »
« C'était ma matière préférée, enfin, ça et les potions, » sourit Lily.
« Personne n'est meilleur en sortilèges que Lily, » dit James, ce qui amena la sorcière à rougir.
« Je ne suis pas sûre de ça, » dit Rose en pensant à sa mère.
« Victoire pourrait aussi prétendre au titre, » dit Teddy, fier de sa jolie femme. (c'était de loin sa meilleure matière, elle aussi.)
Mr Ollivanders s'approcha de Harry. Les yeux argentés du vieil homme avait quelque chose d'angoissant.
« Votre père, en revanche, avait préféré une baguette d'acajou, 27,5 centimètres. Flexible. Un peu plus puissante et remarquablement efficace pour la métamorphose. Enfin, quand je dis que votre père l'avait préférée... en réalité, c'est bien entendu la baguette qui choisit son maître.
« La science des baguette est vraiment fascinante, » dit Teddy. « Les choses subtiles qui entrent dans la fabrication d'une bonne baguette... comment elles réagissent différemment à chaque personne.. »
« Est-ce que tu as un de ces livre? » demanda Rose d'un air excité.
« Oui, je t'en donnerait quelques uns avant que vous partiez, » rit Teddy.
Mr Ollivanders était si près de Harry à présent que leur nez se touchaient presque. Harry distinguait son reflet dans les yeux couleur de brume du vieil homme.
« Ah, c'est ici que...
D'un doigt long et blanc, Mr Ollivanders toucha la cicatrice en forme d'éclair sur le front de Harry.
« Je suis désolé, mais c'est moi qui ai vendu la baguette responsable de cette cicatrice, dit-il d'une voix douce. 33,75 centimètres. En bois d'if. Une baguette puissante, très puissante, et entre des mains maléfiques... Si j'avais su ce que cette baguette allait faire en sortant d'ici...
Il hocha la tête puis, au grand soulagement de Harry, il se tourna vers Hagrid.
« Rubeus! Rubeus Hagrid! Quel plaisir de vous revoir... C'était du chêne, 40 centimètres, plutôt flexible, n'est-ce pas?
« En effet, dit Hagrid.
« Une bonne baguette. Mais ils ont dû la casser en deux quand vous avez été exclu du collège? Demanda Mr Ollivanders d'un ton soudain grave.
« Euh... oui... oui, c'est ça... répondit Hagrid, mal à l'aise. Mais j'ai gardé les morceaux, dit-il d'une voix plus assurée.
« J'imagine que vous ne vous en servez pas? Interrogea sèchement Mr Ollivanders.
« Oh, non, bien sûr que non, monsieur, répondit précipitamment Hagrid.
Harry remarqua que ses mains s'étaient crispées sur le parapluie rose.
« Non, jamais, » rit James.
« Il a le droit maintenant, tu sais, » fis Rose.
« Oh, ouais, c'est vrai, » dit James en souriant.
« Nous l'avons vu l'utiliser deux fois déjà dans ce livre, » dit Sirius.
« Mmmmm, marmonna Mr Ollivanders en jetant à Hagrid un regard perçant. Bien, revenons à vous, Mr Potter. Voyons un peu...
Il sortit de sa poche un mètre ruban avec des marques en argent.
« De quelle main tenez-vous votre baguette? Demanda t-il.
« Euh.. je suis droitier, répondit Harry.
« Tendez le bras. Voilà.
Il mesura le bas de Harry, de l'épaule jusqu'au bout des doigts, puis du poignet jusqu'au coude, puis de la hauteur de l'épaule jusqu'au pieds, puis du genou à l'aisselle et enfin, l prit son tour de tête.
« Chaque baguette de chez Ollivanders renferme des substances magiques très puissantes, Mr Potter. Nous utilisons du poil de licorne, des plumes de phénix ou des ventricules de cœur de dragon. Et de même qu'on ne trouve pas deux licornes, deux dragons ou deux phénix exactement semblable, il n'existe pas deux baguette de chez Ollivanders qui soient identiques. J'ajoute, bien entendu, qu'aucune autre baguette magique ne vous donnera des résultats aussi satisfaisants que les nôtres.
Le vieil homme alla prendre des boites disposées sur des étagères tandis que le ruban continuait tout seul de prendre les dernières mesures nécessaires – l'écartement des narines, notamment.
« Ça ira comme ça, dit l'homme, et le ruban tomba en un petit tas sur le sol. Essayez donc celle-ci, Mr Potter. Elle est en bois de hêtre et contient du ventricule de dragon, 22,5 centimètres. Très flexible, agréable à tenir en main. Prenez-là, et agitez-la un peu.
« Non, ce n'est pas ça, » dit Al. Tout le monde savait de quoi était faite la baguette de Harry.
Harry prit la baguette et la fit tournoyer légèrement en se sentant parfaitement idiot. Mais Mr Ollivanders la lui arracha presque aussitôt des mains et lui en fit essayer un autre.
« J'ai détesté quand il a fait ça, » dit Al. Il avait fallu plusieurs fois avant qu'il ait sa baguette.
« Bois d'érable et plume de phénix, 17,5 centimètres, très flexible. Essayez...
« Plus près, mais toujours pas ça, » dit Al.
Harry l'essaya mais à peine avait-il levé la baguette que Mr Ollivanders la lui arracha également des mains.
« Non, plutôt celle-ci, bois d'ébène et crin de licorne, 21,25 centimètres, très souple. Allez-y, essayez.
« Combien de baguettes t'a t-il fait essayer? » demanda James.
« Un certain nombre » sourit Harry.
Harry l'essaya, puis une autre encore. Il ne comprenait pas ce que voulait Mr Ollivanders. Bientôt, il y eut un monceau de baguettes magiques posées sur la chaise en bois mince, mais aucune ne convenait. Cependant, plus les baguettes s'amoncelaient, plus Mr Ollivanders semblait heureux.
« Et c'est pourquoi papa et moi avons mis si longtemps pour avoir nos baguettes. Nous nous assurerions qu'il s'amusait, » rit Al.
« Un client difficile, commenta Mr Ollivanders d'un air satisfait. Mais nous finirons bien par trouver celle qui vous convient. Voyons celle-ci. Une combinaison originale: bois de houx et plume de phénix, 27,5 centimètres. Facile à manier, très souple.
« C'est ça, » sourit Al.
« Bien. Maintenant nous n'avons plus à t'entendre faire tes stupides commentaires à propos de ça, » dit Scorpius.
Harry prit la baguette et sentit aussitôt une étrange chaleur se répandre dans ses doigts.
« Ça doit être la bonne dans ce cas, » dit Lily. « Je me souviens que la mienne à fait ça aussi. »
Il la leva au-dessus de sa tête, puis l'abaissa en la faisant siffler dans l'air. Une gerbe d'étincelles rouge et or jaillit alors de l'extrémité de la baguette, projetant sur le mur des lueurs mouvantes.
« Une plutôt bonne réaction, également, » sourit Teddy. « Mais je n'aurais rien attendu de moins de la part de Harry. »
Hagrid applaudit en poussant une exclamation enthousiaste.
« Bravo! S'écria Mr Ollivanders. Très bien, vraiment très bien. Étrange... très étrange...
Il reprit la baguette et la remit dans sa boite qu'il enveloppa de papier kraft en continuant de marmonner: « Étrange... vraiment étrange... »
« Excusez-moi, dit Harry, mais qu'est-ce qui est donc si étrange?
Le vieil homme fixa Harry de ses yeux pâles.
« Je me souviens de chaque baguette que j'ai vendue, Mr Potter, répondit-il. Or, le phénix sur lequel a été prélevée la plume qui se trouve dans votre baguette a également fourni une autre plume à une autre baguette. Il est très étrange que ce soit précisément cette baguette qui vous ait convenu, car sa sœur n'est autre que celle qui... qui vous a fait cette cicatrice au front.
« QUOI ? » fit Al et tout le monde, sauf Teddy et Scorpius eurent l'air également choqués.
« Tu ne savais pas ça? » demanda Scorpius en levant un sourcil. « Je croyais que c'était de notoriété commune. »
« Non, la plupart des gens ne savent pas, bien que ce soit connus parmi les Mangemorts, » dit Teddy en baissant la tête pour s'excuser de son évocation de la famille de Scorpius.
Tout le monde en eut le souffle coupé.
« Mince, Harry, je ne savais pas ça, » dit Neville.
« Au moins, nous ne sommes pas les seuls à qui il n'a pas dit, » fit James, offusqué.
« Je ne voulais pas vraiment que ça se répande, » dit Harry.
Harry avala sa salive avec difficulté.
« L'autre faisait 33,75 centimètres. Elle était en bois d'if. Curieux, vraiment, la façon dont les choses se produisent. Souvenez-vous, c'est la baguette qui choisit son sorcier, pas le contraire... Je crois que vous avez un bel avenir, Mr Potter...
« Naturellement, il est un Potter après tout, » dit fièrement James.
Après tout, Celui-Dont-On-Ne-Voit-Pas-Prononcer-Le-Nom a fait de grandes choses, des choses terribles, certes, mais quelle envergure!
« Ugh, » fit Al. « C'est plutôt effrayant comme réflexion. »
« C'est quelque chose d'assez étrange à dire, » fit Frank. « On a presque l'impression qu'il admire Voldemort, ou quelque chose. »
« Je pense qu'il admire juste la magie, » dit Harry. « Mais oui, c'est assez bizarre. »
Harry frissonna. Il n'était pas sûr d'éprouver une grande sympathie pour Mr Ollivanders. Il paya les sept Gallions que coûtait la baguette et le vieil homme les raccompagna jusqu'à la porte de sa boutique.
Lorsque Hagrid et Harry reprirent le chemin de Traverse dans l'autre sens, le soleil descendait déjà vers l'horizon. Ils franchirent le mur en sens inverse et traversèrent à nouveau le Chaudron Baveur, vide à cette heure.
Harry ne dit pas un mot lorsqu'ils retournèrent dans la rue. Dans le métro, il ne remarqua même pas les autres passagers qui les regardaient bouche bée en voyant tous leur paquets aux formes bizarres et la chouette blanche qui somnolait sur ses genoux. Ils montèrent un autre escalier mécanique et arrivèrent à la gare de Paddington. Il fallut que Hagrid tapote l'épaule de Harry pour que celui-ci réalise enfin qu'ils étaient arrivés.
« On a le temps d'avaler quelque chose avant le départ du train, dit Hagrid.
Il offrit à Harry un hamburger et ils allèrent s'asseoir sur des sièges en plastique pour manger. Harry ne cessait de regarder autour de lui. Tout lui paraissait si étrange.
« Ça va Harry? Demanda Hagrid. Tu ne dis rien.
Harry ne savait pas très bien comment s'expliquer. Il avait eu le plus bel anniversaire de sa vie, et pourtant...
« Tout le monde pense que je suis quelqu'un d'exceptionnel,
« C'est parce que tu es exceptionnel, » dit James en levant les yeux au ciel.
dit-il enfin en mâchonnant sa viande caoutchouteuse. Tous ces gens au Chaudron Baveur, le professeur Quirrell, Mr Ollivanders... Mais moi, je sais bien que je ne connais rien à la magie. Comment peuvent-ils croire que j'ai un bel avenir? Je suis célèbre, mais je ne me rappelle pas pourquoi. Je n'ai aucune idée de ce qui s'est passé quand Vol... pardon... je veux dire le soir où mes parents sont morts.
« Ne t'inquiètes pas Harry, tout ira bien, » dit James.
« Merci papa, » fit sarcastiquement Harry.
« Te t'inquiète pas, Harry, répondit Hagrid avec un sourire bienveillant, tu apprendras très vite. À Poudlard, tout le monde commence au même niveau. Tu t'en sortiras très bien. Reste toi-même, c'est tout. Je sais que c'est difficile. Tu as été choisi et c'est toujours difficile. Mais tu seras très content à Poudlard. Moi aussi, j'étais content... Et je le suis toujours...
« Et c'est pourquoi nous aimons tous Hagrid, » dit Rose. « Ils sait toujours comment te remonter le moral. »
« Il a raison. Poudlard est super! » fit James.
« Ouais, ça l'est, » rit Harry.
« Papa dit toujours que c'est le premier endroit qui a été comme un foyer pour lui, » dit Lily.
Hagrid accompagna Harry jusqu'au train qui devait le ramener chez les Dursley, puis il lui donna une enveloppe.
« Ton billet pour Poudlard, dit-il. 1er Septembre, gare de King's Cross, tout est écrit sur le billet. Si jamais tu as un problème avec les Dursley, envoie-moi une lettre avec ta chouette. Elle saura où me trouver. À bientôt, Harry.
Le train s'ébranla. Harry voulait regarder Hagrid jusqu'à ce qu'il soit hors de vue. Il se leva de son siège et colla le nez contre la vitre, mais le temps de cligner des yeux, Hagrid avait disparu.
« C'est fini, » dit Lily.
« Super, maintenant c'est mon tour, » dit James en prenant le livre.
« Qui veut lire? » demanda Lily en levant le livre.
« Moi, » dit James en prenant le livre. Hugo fit la moue. Il voulait vraiment lire le prochain chapitre mais James avait été trop rapide pour lui.
« Tu voulais juste faire comme eux, n'est-ce pas? » fit Rose. « Lire quand ton grand-père le fait. »
« Non, je voulais lire ce chapitre, » dit James. « C'est celui où papa rencontre tout le monde. »
Alors? Encore des reviews s'il vous plait!
