La suite! J'ai mis longtemps pour celui-là mais en ce moment je lis une fic et quand je lis j'ai vraiment du mal à m'arrêter pour faire autre chose^^.
Sinon, il y a une blague qui risque de revenir assez souvent et que je dois expliquer: en anglais, Sirius, et "Serious" (sérieux) se prononcent pareils, et Sirius utilise cette blague assez souvent. J'ai traduit en gardant la blague même si ça ne rend pas aussi bien en français. Voilà.
Pour parler siriusement, (ne me regardez pas comme ça, je n'ai rien dit^^) rien ne m'appartient.. etc... et bon chapitre!
«« Le Choixpeau Magique, » lut Neville, » lut Hugo.
« Oh, je me demande dans quelle Maison ils seront, » fit Lily avec excitation.
« Est-ce qu'il y a vraiment un doute? » demanda James.
« Tu viens juste d'entendre qu'il y en avait un, » dit Al, un sourcil levé en direction de James.
« N'importe quoi, » James fit la moue.
« Harry sera à Gryffondor, » déclara fièrement Sirius.
« Je ne sais où sera Neville, » dit Alice. « Je pense qu'il conviendrait dans chacune de nos deux Maisons. Qu'en penses-tu Frank? »
« Oncle Neville est tout autant un Gryffondor que papa, » dit Lily.
« Il semble être plus comme toi, » sourit Frank. « Mais je pense qu'il sera à Gryffondor, lui aussi. »
« Pourquoi? » demanda Alice, confuse.
« C'est juste la façon dont il parle, » fit Frank en haussant les épaules.
La porte s'ouvrit immédiatement. Une grande sorcière aux cheveux noirs, vêtue d'une longue robe vert émeraude se tenait dans l'encadrement. Elle avait le visage sévère des gens qu'il vaut mieux éviter de contrarier, pensa aussitôt Harry.
« Alors, ça doit être McGonagall, » sourit Teddy.
« Crois-moi, fils, tu ne veux pas faire ça, » dit James. « Même si parfois, c'est nécessaire. »
« James, aucune des choses que tu as faites et qui ont contrarié McGonagall n'étaient nécessaires, » dit Lily.
« Je me permet de te contredire: c'était amusant et par conséquent nécessaire, » fit James avec un sourire narquois.
« J'aime vraiment ton grand-père, » rit Fred.
« Moi aussi, » dit James en riant lui aussi.
« N'importe quoi, » fit Lily en levant les yeux au ciel.
« Professeur McGonagall, voici les élèves de première année, annonça Hagrid.
« Merci, Hagrid, dit la sorcière, je m'en occupe.
Le hall d'entrée du château était si grand que la maison des Dursley aurait pu y tenir tout entière et le plafond si haut qu'on n'arrivait pas à l'apercevoir. Des torches enflammées étaient fixées aux murs de pierre, comme à Gringotts, et un somptueux escalier de marbre permettait de monter dans les étages.
Guidés par le professeur McGonagall, ils traversèrent l'immense salle au sol dallé et entrèrent dans une petite salle réservée aux élèves de première année. Harry entendait la rumeur de centaines de voix qui lui parvenaient à travers une porte située sur sa droite. Les autres élèves devaient déjà être là. L'exiguïté des lieux les obligea à se serrer les uns contre les autres et ils restèrent debout en silence, lançant autour d'eux des regards un peu inquiets.
« Aw, est-ce qu'ils ne sont pas mignons, » railla Sirius.
« C'était ce que je pensais, » dit James en faisant la moue.
« Dans ce cas, tu aurais du le dire, » dit Fred avec un sourire narquois.
« Bienvenue à Poudlard, dit le professeur McGonagall. Le banquet de début d'année va bientôt commencer mais avant que vous preniez place dans la Grande Salle, vous allez être répartis dans les différentes maisons. Cette partition constitue une cérémonie très importante. Vous devez savoir, en effet, que tout au long de votre séjour à l'école, votre maison sera pour vous comme une seconde famille.
« Et c'est vraiment vrai dans la Tour de Gryffondor à présent. Vu que la moitié d'entre eux sont de votre famille, » fit Scorpius avec un sourire narquois.
« Elle avait raison à propos de ça, » sourit Harry. Il avait trouvé ici les deux premiers membres de ce qu'il appelait maintenant sa famille ( et la plupart des autres membres étaient à Gryffondor également).
Vous y suivrez les mêmes cours, vous y dormirez dans le même dortoir et vous passerez votre temps libre dans la même salle commune. Les maisons sont au nombre de quatre. Elles ont pour nom Gryffondor, Poufsouffle, Serdaigle et Serpentard. Chaque maison a sa propre histoire, sa propre noblesse, et chacune d'elles a formé au cours des ans des sorciers et des sorcières de premier plan. Pendant votre année à Poudlard, chaque fois que vous obtiendrez de bons résultats, vous rapporterez des points à votre maison, mais chaque fois que vous enfreindrez les règles communes, votre maison perdra des points.
« Un fait que James et Fred ne semblent pas comprendre, » siffla Rose.
« Oh, nous comprenons ce fait... »dit James.
« Nous avons juste décidé de ne pas y faire attention, » ajouta Fred en riant.
« Idiots, » fit Rose en secouant la tête.
A la fin de l'année scolaire, la maison qui aura obtenu le plus de points gagnera la coupe des Quatre Maisons, ce qui constitue un très grand honneur. J'espère que chacun et chacune d'entre vous aura à coeur de bien servir sa maison, quelle qu'elle soit. La Cérémonie de la Répartition aura lieu dans quelques minutes en présence de tous les élèves de l'école. Je vous conseille de profiter du temps qui vous reste avant le début de cette cérémonie pour soigner votre tenue.
« Ça ne va pas faire beaucoup de différence, » se moqua Fred.
« Comme si le Choixpeau s'en souciait, » se moqua Sirius.
Le regard du professeur s'attarda sur Neville dont la cape était attachée de travers et sur Ron qui avait toujours une tache sur le nez.
« De toute évidence, il n'est pas très doué pour garder son nez propre, » rit Teddy.
D'un geste fébrile, Harry essaya d'aplatir ses cheveux.
« Ça ne marchera jamais, » Al gémit et James sourit.
« Je reviendrai vous chercher lorsque tout sera prêt, dit le professeur McGonagall. Attendez-moi en silence.
Elle quitta la salle. Harry avait la gorge serrée.
« Comment font-ils pour nous sélectionner ? demanda-t-il à Ron.
« Pourquoi est-ce qu'il ne sait pas? » demanda Hugo.
« Grand-père Weasley m'a dit qu'il pensait que ce serait plus drôle pour ses enfants d'avoir la surprise, » dit Teddy. « Il aimait aussi que que ce soit ce que les Nés-Moldus avaient à traverser. »
« Tu dois simplement porter un chapeau. »
« Sirius, voudrais-tu arrêter de dire ce qui est évident? »
« Désolé, Lily, »
« J'imagine qu'ils vont nous faire passer des tests. Fred m'a dit que ça faisait très mal, mais je crois que c'était pour rire.
« Ron devrait arrêter d'écouter ses frères, » rit James.
« Apparemment, ça n'arrivera jamais, » dit Rose. Son père continuait de tomber dans les pièges de George tous les jours.
« Ils sont probablement des farceurs suffisamment intelligents pour dire la vérité une fois de temps en temps. De cette façon, tu ne sais pas quand tu peux les croire ou non,» dit Remus en souriant à ses amis.
Harry eut un haut-le-corps. Des tests ? Devant tout le monde ? Alors qu'il ne savait pas faire le moindre tour de magie ? Qu'est-ce qu'il allait devoir faire? Il ne s'était pas attendu à ça quand il était arrivé.
« Oh là, du calme papa, » dit James. « On dirait que tu as hérité tes sur-réactions et tes crises de panique de papa. »
« Même si j'ai un peu tendance à regarder les choses avec scepticisme, ça ne veut pas dire que je panique, » rétorqua Al.
Il regarda autour de lui: les autres élèves avaient l'air terrifié, eux aussi. Personne ne disait grand-chose, à part Hermione Granger qui chuchotait à toute vitesse qu'elle avait appris par cœur tous les sorts possibles et qu'elle se demandait bien lequel il faudrait jeter.
« Mademoiselle Je-sais-tout, » fit Sirius.
« Je ne crois pas que je l'aime, » fit Hugo, offensé.
« Ne le juge pas de cette façon, » dit Teddy. « Il ne la connait pas, et je suis sûre que une fois que ce sera fait, il appréciera ta mère. »
« Je suppose, mais je ne peux vraiment pas supporter les gens qui disent du mal d'elle, » grommela Hugo.
« De ce point de vue là, tu es vraiment comme papa, » dit Rose en souriant à son frère. « Il n'a jamais pu le supporter si quelqu'un d'important pour lui est pris pour cible. »
« Oui mais ça ne l'a jamais empêché de les prendre pour cible lui-même, » fit Teddy en riant.
Harry s'efforça de ne pas écouter ce qu'elle disait. Jamais il n'avait ressenti une telle appréhension, même le jour où il avait dû rapporter à la maison son carnet scolaire dans lequel il était expliqué que la perruque d'un de ses professeurs avait mystérieusement pris une couleur bleu vif et qu'on le soupçonnait d'y être pour quelque chose.
« Cool, » dit James.
« Il semble que Harry ait causé beaucoup d'accidents magiques quand il était jeune, » dit Scorpius.
« C'est normal, vu la façon dont il a été forcé de vivre, » dit Teddy.
Il gardait les yeux fixés sur la porte. A tout moment, maintenant, le professeur McGonagall allait entrer et l'emmener vers son destin fatal.
« Tu es un petit peu trop dramatique, Harry, » dit James.
« Tu sais, je n'aime pas que vous puissiez tous entendre mes pensées. C'est franchement nul, » dit Harry en faisant la moue.
« Je pense que c'est génial, » rit James.
Tout à coup, des cris s'élevèrent derrière Harry. Il se retourna et resta bouche bée, comme les autres. Une vingtaine de fantômes venait d'apparaître en traversant le mur du fond. D'un blanc nacré, légèrement transparents, ils flottaient à travers la salle sans accorder un regard aux élèves rassemblés. Ils paraissaient se disputer.
« Ils sont toujours en train de se disputer, » dit James. « Et c'est toujours à propos des mêmes choses. »
L'un d'eux, qui ressemblait à un petit moine gras, lança:
« Oublions et pardonnons. Nous devrions lui donner une deuxième chance.
« Mon cher Frère, n'avons-nous pas donné à Peeves toutes les chances qu'il méritait ? répondit un autre spectre, vêtu de hauts-de-chausse et le cou entouré d'une fraise. Il nous fait une horrible réputation alors que lui-même n'est pas véritablement un fantôme. Tiens, qu'est-ce qu'ils font ici, ceux-là ?
« Ils attendent d'être répartis, évidemment, » dit Scorpius en levant les yeux au ciel.
« Ils n'ont pas le temps pour se préoccuper de se souvenir des petits détails comme ça quand ils sont en train d'avoir une importante dispute, » sourit Fred.
Il venait de remarquer la présence des première année qui se gardèrent bien de prononcer le moindre mot.
« Ce sont les nouveaux élèves, dit le gros moine en leur souriant. Vous attendez la Répartition, j'imagine ?
Quelques élèves hochèrent la tête en silence.
« J'espère vous voir à Poufsouffle, dit le moine. C'était ma maison, dans le temps.
« Vous savez, je pense savoir ça, » dit Fred. « Vu qu'il est le Fantôme de Poufsouffle... »
« Allons-y, maintenant, dit une voix brusque. La cérémonie va commencer.
Le professeur McGonagall était revenue. Un par un, les fantômes quittèrent la salle en traversant le mur opposé.
« Mettez-vous en rang et suivez-moi, dit le professeur aux élèves.
Harry éprouvait une sensation bizarre, comme si ses jambes s'étaient soudain changées en plomb. Il se glissa entre Ron et un garçon aux cheveux blonds et la file des élèves quitta la salle, traversa à nouveau le hall, puis franchit une double porte qui ouvrait sur la Grande Salle.
L'endroit était étrange et magnifique.
« J'adore la Grande Salle, » dit Lily.
« Oui, et elle est tellement mieux que simplement en lire la description, ou en entendre parler, » dit Rose. « Elle est ahurissante. »
« C'est merveilleux, n'est-ce pas? » fit Lily en souriant. « J'ai passé la plus grande partie de mon temps libre la première semaine à simplement la regarder avec émerveillement. »
« Et James à passé la plus grande partie de sa première semaine à te regarder avec émerveillement, » dit Sirius.
Tout le monde ricana à ça.
« Je pensais presque qu'il était un peu lent quand nous nous sommes rencontrés, au début, » rit Remus.
Tout le monde se mit à rire encore plus fort.
Des milliers de chandelles suspendues dans les airs éclairaient quatre longues tables autour desquelles les autres étudiants étaient déjà assis, devant des assiettes et des gobelets d'or. Au bout de la salle, les professeurs avaient pris place autour d'une autre table.
Le professeur McGonagall aligna les première année face à leurs camarades derrière lesquels se tenaient les professeurs. Dans la clarté incertaine des chandelles, les visages les observaient telles des lanternes aux lueurs pâles. Dispersés parmi les étudiants, les fantômes brillaient comme des panaches de brume argentée. Gêné par les regards fixés sur les nouveaux, Harry leva la tête vers un plafond d'un noir de velours, parsemé d'étoiles.
« C'est un plafond magique, murmura Hermione. Il a été fait exprès pour ressembler au ciel. Je l'ai lu dans L'Histoire de Poudlard.
« J'adore ce livre, » dit Rose et Hugo hocha la tête, d'accord avec elle.
« Je ne peux pas croire que vous ayez vraiment lut ce livre, » se moqua Scorpius. Et bien que personne ne dit rien, la plupart d'entre d'eux n'avaient jamais lu le livre non plus. »
« Combien de satanés livres a-t-elle lu? » demanda Sirius.
« Un certain nombre, il me semble, » répondit Remus. Cette Hermione était mentionnée un peu trop pour être un personnage mineur. Ce qui voulait dire que Lily avait probablement raison: elle était à Gryffondor.
« Papa à de bon instincts, » sourit Teddy.
« Et il est très observateur, » ajouta Victoire. « Ça doit être d'où tu tiens ça. »
« Oui. » Le sourire de Teddy s'élargit.
On avait du mal à croire qu'il existait un plafond. On avait plutôt l'impression que la salle était à ciel ouvert.
Harry regarda à nouveau ce qui se passait devant lui lorsque le professeur McGonagall installa un tabouret à quatre pieds devant les nouveaux élèves. Sur le tabouret, elle posa un chapeau pointu de sorcier. Le chapeau était râpé, sale, rapiécé. La tante Pétunia n'en aurait jamais voulu chez elle.
« Pétunia se serait probablement enfuie loin du Choixpeau en hurlant dès qu'il aurait ouvert la bouche, » dit Fred.
Peut-être allait-on leur demander d'en faire sortir un lapin ? pensa Harry.
« Tu penses au mauvais type de sorciers, oncle Harry, » rigola Rose.
« De quoi est-ce que tu parles? » demanda Scorpius.
« C'est le concept que les Moldus ont de la magie, » répondit Rose en haussant les épaules.
« Pourquoi diable ferions-nous ça? » demanda Frank.
« C'est ce que les magiciens moldus font, » dit Lily.
« Oh... Je suppose que ça va dans ce cas. »
Tout le monde, à présent, avait les yeux fixés sur le chapeau pointu. Pendant quelques instants, il régna un silence total. Puis, tout à coup. le chapeau remua. Une déchirure, tout près du bord, s'ouvrit en grand, comme une bouche, et le chapeau se mit à chanter:
Je n'suis pas d'une beauté suprême
« Allez Neville, tu dois chanter, » dit Sirius.
« Non, » fut tout ce que répondit Neville avant de continuer à lire.
« Ah... Neville ne chante pas, » James fit la moue.
« Mais au moins, Hugo chante, » ajouta Fred.
« Pourquoi ne chanterais-je pas?... C'est la façon dont ça doit être lut, » dit Hugo.
Mais faut pas s'fier à ce qu'on voit
Je veux bien me manger moi-même
Si vous trouvez plus malin qu'moi
« Crois-tu qu'il ferais toujours ça? » demanda Fred en se tournant vers James.
« Je en sais pas, » rit James. « Mais ça vaut peut-être le coût d'essayer de trouver un chapeau plus intelligent. »
« Oui, faites ça, » fit Rose à voix haute avant d'ajouter pour elle-même: « Ça peut les garder occupés pour un moment et ils auront moins de temps pour faire des blagues. »
Les hauts-d'forme, les chapeaux splendides
Font pâl'figure auprès de moi
Car à Poudlard, quand je décide,
Chacun se soumet à mon choix.
Rien ne m'échapp'rien ne m'arrête
Le Choixpeau a toujours raison
Mettez-moi donc sur votre tête
Pour connaître votre maison.
Si vous allez à Gryffondor
Vous rejoindrez les courageux,
Les plus hardis et les plus forts
Sont rassemblés en ce haut lieu.
Si à Poufsouffle vous allez,
Comme eux vous s'rez juste et loyal
Ceux de Poufsouffle aiment travailler
Et leur patience est proverbiale.
« J'ai toujours pensé que papa ferait un bon Poufsouffle, » dit Rose, pensive. « La façon dont il agit envers notre famille et oncle Harry... mais Gryffondor est vraiment faite pour lui aussi. »
Si vous êtes sage et réfléchi
Serdaigle vous accueillera peut-être
Là-bas, ce sont des érudits
Qui ont envie de tout connaître.
Vous finirez à Serpentard
Si vous êtes plutôt malin,
Car ceux-là sont de vrais roublards
Qui parviennent toujours à leurs fins.
« Argh, même le Choixpeau Magique donne une mauvaise impression, » s'offusqua Scorpius.
« Ce n'était pas si mauvais, » le contredit Rose.
« Sont des vrais roublard qui parviennent toujours à leurs fins, » dit Scorpius. « Ce n'est pas forcément mauvais mais c'est comme s'ils se fichaient de tout sauf d'atteindre leur but, et ce n'est tout simplement pas vrai. »
« Je ne pense pas que c'est ce que ça veut dire, » soupira Rose. Mais elle n'avait rien d'autre dire.
Sur ta tête pose-moi un instant
Et n'aie pas peur, reste serein
Tu seras en de bonnes mains
Car je suis un chapeau pensant !
Lorsqu'il eut terminé sa chanson, des applaudissements éclatèrent dans toute la salle. Le chapeau s'inclina pour saluer les quatre tables, puis il s'immobilisa à nouveau.
« C'en était une plutôt bonne, » dit James.
« Pas aussi sombres que celles que nous avons eu, » ajouta Remus.
« Pourquoi est-ce que leurs chansons étaient sombres? » demanda Al.
« Ils étaient à l'école au milieu de la guerre, » dit Teddy. « Le Choixpeau a dû mettre en garde contre cela. »
« Alors, il suffit de porter le chapeau ! murmura Ron à l'oreille de Harry. Fred m'avait parlé d'un combat avec un troll... J'ai bien envie d'aller lui casser la figure!
Harry cligna des yeux à ça, en se souvenant du troll qu'il allait affronter dans quelques mois.
« Ils... vont affronter un troll.. en première année! » s'exclama Scorpius.
« Tu ne crois pas que nous aurions pu y faire face, » dit Rose en faisant la moue.
« Je ne veux même pas y penser, » dit Scorpius.
« Il prédit toute sortes de choses quand il plaisante, n'est-ce pas? » murmura Neville.
« Oui, nous devrions faire plus attention à ce qu'il dit, » sourit Harry.
« Oh! C'est pour ça que maman écrit toutes les choses bizarres que papa raconte? » fit Rose.
« Et peut-être que celles qu'elle a barré sont celles qui sont devenues vraies, » dit Hugo.
Harry eut un faible sourire. Essayer un chapeau valait beaucoup mieux que d'être obligé de jeter un sort, mais il aurait préféré ne pas avoir à le faire devant tout le monde.
« Il ne peut vraiment pas supporter aucune attention, » fit James, incrédule.
Le chapeau l'impressionnait et Harry ne se sentait plus le moindre courage.
« Ça n'a pas d'importance comment tu te sens sur le moment. C'est ce que tu es, » dit Rose.
S'il avait existé une maison pour les élèves au bord de la nausée, il y serait allé tout de suite.
« La plupart des gens se sentent un peu nauséeux avant d'être répartit, » dit Teddy. « Je l'étais, »
« Oh, relax Harry, ce n'est pas si mauvais, » dit Sirius.
« Dit le gars qui était probablement le plus nerveux d'entre tous, » fit Teddy avec un sourire narquois.
« Pourquoi aurait-il été nerveux? » demanda Al.
« Parce qu'il ne voulait pas être à Serpentard mais savait qu'il avait de grandes chances d'y être à cause de la famille d'où il venait, » dit Scorpius.
Le professeur McGonagall s'avança en tenant à la main un long rouleau de parchemin.
« Quand j'appellerai votre nom, vous mettrez le chapeau sur votre tête et vous vous assiérez sur le tabouret. Je commence: Abbot, Hannah !
Neville rougit mais seule sa mère remarqua.
Une fille au teint rose avec des nattes blondes sortit du rang d'un pas mal assuré. Elle alla mettre le chapeau qui lui tomba devant les yeux et s'assit sur le tabouret.
« POUFSOUFFLE ! cria le chapeau après un instant de silence.
Des acclamations et des applaudissements s'élevèrent de la table située à droite et Hannah alla s'y asseoir, parmi les autres étudiants de Poufsouffle. Harry vit le fantôme du moine gras lui faire de grands signes enthousiastes.
« Bones, Susan !
« Poufsouffle! » cria James.
« Tu ne vas pas faire ça à chaque fois, j'espère, » demanda Victoire, agacée.
« Tant que je sais où ils vont, » dit James en haussant les épaules.
« POUFSOUFFLE ! cria à nouveau le chapeau.
Susan se hâta d'aller s'asseoir à côté d'Hannah.
« Boot, Terry ! appela le professeur McGonagall.
« SERDAIGLE ! cria le chapeau.
Cette fois, les applaudissements s'élevèrent de la deuxième table à gauche. Des élèves de Serdaigle accueillirent Terry en lui serrant la main.
Brocklehurst, Mandy fut également envoyée à Serdaigle. Brown, Lavande
« Gryffondor! » cria James.
fut la première à se retrouver à Gryffondor.
« Ouais! » Sirius et James l'acclamèrent. « Quoi? Elle est à Gryffondor. »
« Je suppose que nous savons d'où tu tiens tes agaçantes qualités, » soupira Victoire.
Une ovation monta de la table située à l'extrême gauche. Les jumeaux se mirent à siffler d'un air joyeux pour saluer son arrivée.
Bulstrode, Millicent fut envoyée à Serpentard. Peut-être était-ce dû à son imagination, après tout ce qu'on lui avait dit sur eux, mais Harry éprouva une impression désagréable en regardant les élèves de Serpentard.
« Nan, ce n'est pas ton imagination, » sourit narquoisement James. « C'est un groupe hargneux. »
« N'importe quoi, » Scorpius leva les yeux au ciel.
Il commençait vraiment à avoir la nausée, maintenant. Il se souvenait des séances pendant lesquelles on composait les équipes sportives dans son ancienne école. Il était toujours le dernier à être choisi, non parce qu'il était le plus mauvais, mais parce que personne ne voulait prendre le risque de lui manifester la moindre sympathie en présence de Dudley.
« Finch-Fletchey, Justin !
« POUFSOUFFLE !
« Poufsouffle! » cria James.
Plusieurs élèves furent ainsi répartis dans les différentes maisons. Harry remarqua que le chapeau prenait parfois le temps de la réflexion avant de se décider. Finnigan Seamus,
James essaya de crier «Gryffondor» mais Victoire lui avait jeté le sortilège de Mutisme. James la foudroya du regard mais elle lui répondit avec un doux sourire.
le garçon aux cheveux blonds à côté de Harry resta assis pendant presque une minute avant que le Choixpeau ne l'envoie finalement à Gryffondor.
« Ouais! » tous les Maraudeurs acclamèrent.
« Granger, Hermione !
« Gryffondor! » cria joyeusement Hugo.
Victoire fronça les sourcils mais laissa passer pour cette fois parce que c'était sa mère.
Hermione courut presque jusqu'au tabouret et enfonça frénétiquement le chapeau sur sa tête.
« Le moment de vérité, » dit Sirius qui tendait déjà la main pour ses gains.
« Dommage qu'il perde, » fit Rose avec un sourire narquois.
« GRYFFONDOR ! cria le chapeau.
Ron émit un grognement.
« Une autre chose que papa ne voudrait pas que maman sache, » ricana Hugo.
« Quoi! C'est pas possible! » s'exclama Sirius avec incrédulité.
« Paye, perdant, » rit Lily.
« Ne te mets pas à trop gagner Lily, » dit James. Mais il souriait.
« Mais... ce n'est pas possible... elle a lut tout les livres..., » fit Sirius, toujours en état de choc.
« Argh, elle est une Gryffondor, habitues-toi à ça, » dit Rose en levant les yeux au ciel.
« Désolé, mais elle est à Gryffondor et une de mes amies donc, j'apprécierais si tu arrêtais de la dénigrer tout le temps, » dit Neville en souriant.
« Merci oncle Neville. Je ne crois pas que j'aurais put supporter ça encore longtemps, » dit Hugo.
Harry était vraiment heureux, maintenant, d'avoir emmené Neville avec lui. Il pouvait servir de tampon vu que Harry était incapable de défendre son amie pour l'instant.
Harry eut soudain une de ces horribles pensées qui accompagnent généralement les états de panique. Et s'il n'était pas choisi du tout ?
« Oui, bien sûr papa, comme si ça allait arriver, » dit James en levant les yeux au ciel.
S'il restait là avec le Choixpeau sur la tête sans que rien ne se passe et que le professeur McGonagall finisse par lui annoncer qu'il y avait une erreur et qu'il devait rentrer chez lui par le prochain train ?
« Et ça c'est encore plus absurde, » dit Al. « Elle annoncerait tout simplement une Maison pour toi elle-même avant de te laisser partir. »
Lorsque Neville Londubat, le garçon qui ne cessait de perdre son crapaud, fut appelé, il trébucha et tomba en s'approchant du tabouret.
« Fais attention mon chéri, » roucoula Alice.
« Maman, ça ne sert à rien, » dit Neville. « Je suis assez maladroit et je tombe beaucoup. »
Le Choixpeau mit longtemps à se décider.
« Je me demande ce qu'il pensait, » songea Rose.
Enfin, il cria: « GRYFFONDOR. » Neville se précipita aussitôt vers ses camarades sans enlever le chapeau de sa tête et dut revenir le donner à MacDougal, Morag, sous les éclats de rire.
« Je suis fière de toi, » dit Alice.
« Oui, bien joué, fils, » dit Frank.
« Bravo, » acclama Sirius.
Lorsque son nom fut appelé, Malefoy s'avança d'un pas conquérant vers le tabouret. Dès qu'il lui eut frôlé la tête, le chapeau s'écria:
« SERPENTARD !
« Il a mit plus de temps avec toi, » dit Rose.
« Je sais. Comme je l'ai dit, je n'étais pas sûr si je voulais être à Serpentard à cause de la réputation qu'elle avait, mais je savais que c'était la meilleure Maison pour moi, » dit Scorpius. « Le Choixpeau m'a simplement aidé à voir ça. »
La mine satisfaite, Malefoy alla rejoindre ses amis Crabbe et Goyle qui avaient été envoyés à Serpentard, eux aussi. Harry ne savait pas si c'était un effet de son imagination, mais en tout cas, il trouva que les élèves de Serpentard n'avait pas l'air très sympathique.
Il ne restait plus grand monde dans la file des nouveaux.
« Moon... Nott... Le professeur McGonagall appela les noms qui commençaient par « P ». Parkinson... les jumelles Patil... Perks, Sally-Anne... et, enfin...
« Potter, Harry !
« Gryffondor! » crièrent Al et Lily en souriant. James fit encore plus la moue qu'avant parce qu'il était incapable de dire quoique ce soit.
Lorsque Harry sortit du rang, des murmures s'élevèrent dans toute la salle.
« Elle a bien dit Potter ?
« Le Harry Potter ?
Avant que le chapeau lui tombe devant les yeux en le plongeant dans le noir absolu, Harry eut le temps de voir les têtes qui se tendaient pour mieux le regarder.
« Hum, ce n'est pas facile, dit une petite voix à son oreille. C'est même très difficile.
« Non, ce n'est pas difficile, il est un Gryffondor, » fit Sirius.
Je vois beaucoup de courage. Des qualités intellectuelles, également, Il y a du talent et... ho ! ho ! mon garçon, tu es avide de faire tes preuves, voilà qui est intéressant... Voyons, où vais-je te mettre ?
« Donc, théoriquement, Harry aurait put aller n'importe où, » dit Scorpius.
« Mais il a dit le courage en premier, » dit Al. « Je pense que ça veut dire qu'il était vraiment supposé être à Gryffondor. »
« Mais ensuite il a mentionné une avidité à faire ses preuves, » Scorpius. « Donc Serpentard viendrait en second. »
« Gryffondor, » dit Sirius.
Harry crispa les doigts sur les bords du tabouret. «Pas à Serpentard, pas à Serpentard», pensa-t-il avec force.
« Pas à Serpentard ? dit la petite voix. Tu es sûr ? Tu as d'immenses qualités, sais-tu ? Je le vois dans ta tête et Serpentard t'aiderait singulièrement sur le chemin de la grandeur, ça ne fait aucun doute. Alors ? Non ? Vraiment ?
« Est-ce que tu penses que s'il n'avait pas dit qu'il ne voulait pas être à Serpentard, il aurait été placé là? » demanda James.
« Non, » répondit Scorpius. « Je crois que le Choixpeau n'aime pas qu'on lui dise ce qu'il doit faire et que c'est pour ça qu'il a dit ça. »
« Non, il ne veut pas être à Serpentard! » fit Sirius en criant cette fois.
Très bien, si tu es sûr de toi, il vaut mieux t'envoyer à... GRYFFONDOR !
« Merlin Harry, tu m'a fait peur pendant une minute, là, » dit Sirius.
« Je dois admettre que j'étais inquiet pendant une minute ou deux aussi, » dit James.
« Est-ce que ça aurait vraiment été aussi mal? » demanda Harry.
« En général non, mais pour toi je pense que ça aurait été désastreux pour notre monde, » répondit Teddy. « Il y aurait eu beaucoup de doutes si Harry avait été à Serpentard et je ne pense pas qu'il aurait eu un seul ami, que ce soit à l'intérieur ou à l'extérieur de la Maison. »
D'aucune façon il n'avait envie d'être à Serpentard, mais il commençait à se demander si sa famille l'aurait accepté quoi qu'il arrive, ou seulement s'il était Gryffondor (ou du moins, pas à Serpentard).
« Personnellement, j'aurais préféré si tu n'étais pas à Serpentard, » dit James. « Cependant, si tu l'avais été, ça n'aurait pas changé qui tu es... tous les Serpentard ne sont pas mauvais. »
« Je suppose, » dit Sirius. « Ça aurait été plus dur pour moi... Je n'aime vraiment pas les Serpentard mais tu es mon filleul... C'est tout ce qui importe. »
« Tu sais que je m'en moquerais, » fit Lily en souriant à son petit ami et son ami.
« Oh, tu veux que je réponde aussi? » fit Remus quand il remarqua que Harry le fixait.
« Bien sûr papa. Harry te considère comme une figure paternelle tout autant que Sirius, » sourit Teddy.
« Je n'ai jamais vraiment regardé les gens en me préoccupant de quelle Maison ils venaient... Je veux dire, je suis l'une des créatures les plus sombres qui existent... Quel droit ais-je de les juger en me basant sur la Maison d'où ils viennent. »
« La meilleure réponse du lot, » dit Scorpius. « Ça n'a pas d'importance si c'est une personne qu'ils aiment déjà ou non, il est suffisamment ouvert d'esprit pour leur donner une chance. »
« C'est bien, » dit Harry. « Mais dieu merci, je ne suis pas à Serpentard. »
« Harry! » s'exclama Teddy en riant avec tout le monde.
Harry entendit le dernier mot résonner dans la Grande Salle. Il ôta le chapeau et se dirigea, les jambes tremblantes, vers la table des Gryffondor. Soulagé d'avoir échappé à Serpentard, il remarqua à peine qu'on lui réservait la plus longue et la plus bruyante ovation de la soirée. Percy le Préfet se leva et lui serra vigoureusement la main tandis que les jumeaux Weasley scandaient:
« Potter avec nous ! Potter avec nous !
James ouvrit la bouche pour faire un commentaire mais il ne pouvait toujours pas parler.
« Je pense que ça a duré suffisamment longtemps, mon amour, » fit Teddy à Victoire.
« Une fois que le Choixpeau Magique a été emmené, je lèverai le sort, » promit Victoire.
Harry s'assit face au fantôme qui portait une fraise autour du cou. Le spectre lui tapota amicalement le bras et Harry eut soudain l'horrible impression d'avoir plongé la main jusqu'au coude dans un seau d'eau glacée.
A présent, il voyait distinctement la Grande Table des professeurs. Hagrid, qui était assis à l'une des extrémités, lui fit un clin d'oeil en levant le pouce. Harry lui sourit. Au centre de la table, trônait dans un large fauteuil d'or massif Albus Dumbledore en personne. Harry le reconnut immédiatement, grâce à la carte qu'il avait trouvée dans le Chocogrenouille. La chevelure argentée de Dumbledore brillait avec autant d'éclat que les fantômes. Harry reconnut également le professeur Quirrell, le jeune homme émotif qu'il avait rencontré au Chaudron Baveur. Il portait un grand turban violet qui lui donnait un air bizarre.
Il ne restait plus que quatre élèves à répartir. Thomas, Dean, un garçon noir encore plus grand que Ron rejoignit Harry à la table des Gryffondor.
« Bravo! » acclama Sirius.
Turpin, Lisa fut envoyée à Serdaigle, puis ce fut le tour de Ron. Il avait le teint verdâtre
« Je t'en pris papa, tu sais que tu es à Gryffondor, » dit Hugo. « Je n'aurais jamais pensé qu'il serait tout aussi nerveux que moi. »
« Je sais, j'ai toujours pensé qu'il était si sûr de lui... c'est bizarre de le voir comme ça, » dit Rose.
et Harry croisa les doigts sous la table. Un instant plus tard, le chapeau annonça:
« GRYFFONDOR !
Harry applaudit bruyamment avec les autres tandis que Ron se laissait tomber sur une chaise à côté de lui.
« Bravo! » fit Sirius.
« Alors, lesquels de ses personnes sont les amis qui vont venir? » demanda James.
« Et tu crois que je vais te répondre parce que...?
« Papa est vraiment mesquin, » dit Lily en riant.
« D'accord, donne moi un indice, » dit James en faisant la moue.
« Heu... » fit Harry. Il ne pouvait pas résister au visage pathétique de son père. « Deux personnes de ce lot vont venir et c'est tout ce que je vais révéler, donc, arrêtez de demander. »
« Maman et papa, » acclama Hugo.
« Bravo, Ron, très bien vraiment, dit Percy d'un ton pompeux
Tout le monde ricana à ça.
tandis que Zabini, Blaise, était envoyé à Serpentard.
Lorsque tous les élèves eurent été répartis, le professeur McGonagall roula son parchemin et emporta le Choixpeau.
« Argh, » grogna James dès qu'il eut retrouvé sa voix. « C'était pas juste.. les autres ont applaudit aussi. »
« Pas à chaque fois, » dit Victoire, et il y avait quelque chose dans son regard froid qui disait à James qu'il ne devrait pas la défier comme ça.
Harry contempla alors son assiette d'or désespérément vide et se rendit compte à quel point il était affamé.
« J'ai faim, » dit Hugo.
« Tu viens juste de réaliser ça? » demanda Rose, amusée.
« Peut-être, » admit Hugo en rougissant. « Mais ça ne change pas le fait que je soit affamé maintenant. »
« Nous mangerons quand ce chapitre sera fini, » dit Teddy en regardant sa montre. « C'est presque l'heure du déjeuner de toute façon. »
Albus Dumbledore s'était levé, le visage rayonnant, les bras largement ouverts. On aurait dit que rien ne pouvait lui faire davantage plaisir que de voir tous les élèves rassemblés devant lui.
« Bienvenue, dit-il. Bienvenue à tous pour cette nouvelle année à Poudlard. Avant que le banquet ne commence, je voudrais vous dire quelques mots. Les voici: Nigaud ! Grasdouble ! Bizarre ! Pinçon ! Je vous remercie !
« Quel cinglé, » fit James.
« Ça ne l'empêche pas d'être brillant, » le défendit Al.
Et il se rassit tandis que tout le monde applaudissait avec des cris de joie. Harry se demanda s'il fallait rire ou pas.
« Il est... un peu fou, non ? demanda-t-il timidement à Percy.
« Oui, il l'est, » dit Sirius en riant.
« Il a définitivement son propre style, » sourit Remus.
« Fou ? dit Percy d'un ton léger. C'est un génie ! Le plus grand sorcier du monde ! Mais c'est vrai, il est un peu fou. Tu veux des pommes de terre ?
Harry resta bouche bée.
Je suppose qu'il n'a pas réalisé que la nourriture était apparue, » dit Al.
Les plats disposés sur la table débordaient à présent de victuailles: roast-beef, poulet, côtelettes de porc et d'agneau, saucisses, lard, steaks, gratin, pommes de terres sautées, frites, légumes divers, sauces onctueuses, ketchup et, il ne savait pour quelle raison, des bonbons à la menthe.
« Argh, je ne peux pas supporter ça, » grogna Hugo.
« Alors lis plus vite pour que nous puissions aller manger, » dit Fred. Lui aussi avait l'air d'avoir faim.
Les Dursley n'avaient jamais privé Harry de nourriture, mais il n'avait pas vraiment le droit de manger à sa faim. Dudley se précipitait toujours le premier sur ce que Harry aimait le mieux, même si cela le rendait malade. Harry remplit son assiette d'un peu de tout, sauf de bonbons à la menthe, et se mit à manger avec appétit. Tout était délicieux.
« Tout ça me paraît bien appétissant, soupira le fantôme à fraise en regardant Harry trancher son steak. Il y a presque quatre cents ans maintenant que je n'ai plus rien mangé. Je n'en ai pas besoin, bien sûr, mais ça me manque...
« Et c'est pourquoi Hugo ne sera jamais un fantôme, » fit Rose avec un sourire narquois. Hugo ne se soucia même pas de la foudroyer de regard... il essayait de lire le plus vite possible.
Au fait, je ne me suis pas présenté: Sir Nicholas de Mimsy Porpington, pour vous servir. Fantôme résident à la tour de Gryffondor.
« Je vous connais, s'exclama Ron. Mes frères m'ont parlé de vous. C'est bien vous, Nick Quasi-Sans-Tête ?
« Il déteste être appelé comme ça, » sourit Al.
« Je préfère que l'on m'appelle Sir Nicholas de Mimsy, dit le fantôme d'un air pincé.
« Quasi-Sans-Tête ? l'interrompit Seamus Finnigan, le garçon aux cheveux blonds. Comment peut-on être quasi sans tête ?
« Je pense que Nick aime secrètement cette question, » rit James. « De cette façon il peut choquer tout le monde. »
« Tu es en train de parler de Nick, pas de toi James, » sourit narquoisement Victoire. « Tout le monde n'essaie pas de choquer les gens. »
« Il n'aurait pas dû demander ça, je déteste quand Nick détache sa tête, » dit Lily.
Sir Nicholas sembla offensé. Visiblement, la conversation ne se déroulait pas selon ses voeux.
« Comme ceci, dit-il d'une voix agacée.
Il prit son oreille gauche entre deux doigts et la tira vers le haut. Sa tête bascula alors vers la droite et tomba sur son épaule comme si elle était rattachée à son cou par une charnière. Apparemment, quelqu'un avait essayé de le décapiter, sans réussir à terminer le travail. Satisfait de voir les regards ébahis des nouveaux élèves,
« Tu vois, » dit James avec suffisance.
« N'importe quoi, » fit Victoire en levant les yeux au ciel.
Quasi-Sans-Tête remit son chef en place.
« Alors, les nouveaux Gryffondor, dit-il, j'espère que vous allez nous aider à gagner la coupe des Quatre Maisons, cette année ? Il y a tellement longtemps que Gryffondor ne l'a pas obtenue ! Les Serpentard l'ont remportée six fois de suite ! Le Baron Sanglant en est devenu insupportable de prétention. C'est lui, le fantôme des Serpentard.
Harry jeta un coup d'œil à la table des Serpentard et aperçut un horrible fantôme, les yeux vides, le visage émacié, les vêtements maculés de taches de sang aux reflets d'argent.
« Il est assez effrayant, » fit Lily.
« Mais il ne fait pas vraiment quoi que ce soit... tu ne devrait pas avoir peur de lui, » dit gentiment Scorpius.
Il était assis à côté de Malefoy qui, à la grande satisfaction de Harry, n'avait pas l'air enchanté d'occuper cette place.
« Comment a-t-il fait pour être couvert de sang ? demanda avec grand intérêt Seamus Finnigan, le garçon blond.
« Je ne le lui ai jamais demandé, répondit Quasi-Sans-Tête avec délicatesse.
« Moi oui, mais il ne m'a jamais dit, » dit Sirius, déçu.
« Il ne m'a pas dit non plus, » dit Fred en faisant la moue.
« Hum, » fit Harry avec un sourire narquois en direction de Sirius.
« Papa sait... comment? » demanda James, incrédule.
« Ne me le demanda pas, » dit Teddy en haussant les épaules.
« Tu sais, » fit Sirius.
« Peut-être, » rit Harry.
« Non, tu ne sais pas, tu essaies juste de me rendre fou, » fit Sirius.
« Peut-être que je fais ça aussi. »
« Diabolique, » rit Lily.
« Hmph, » Sirius souffla et croisa ses bras.
« Est-ce que tu sais? » demanda Lily.
« Peut-être, » dit Harry de la même façon qu'avec Sirius.
« Au moins, tu as la même opportunité, » fit Sirius.
Tout le monde rit.
« Donc, est-ce qu'il sait, ou non? » demanda Scorpius en riant
« Il sait, » firent tous les Potter et Teddy.
Lorsque tout le monde se fut bien rempli l'estomac, ce qui restait dans les plats disparut peu à peu et la vaisselle devint étincelante de propreté. Ce fut alors le moment du dessert: crèmes glacées à tous les parfums possibles, tartes aux pommes, éclairs au chocolat, beignets, babas, fraises, gâteau de riz.
Hugo lut tout ça très vite entre ses dents.
Harry se servit. Tandis qu'il prenait un morceau de tarte à la mélasse,
« C'est la préférée de papa, » dit Lily. « La mienne aussi. »
« C'est la mienne aussi, » dit James.
les autres se mirent à parler de leurs familles.
« Les tartes à la mélasse sont mes préférées aussi, » sourit Lily.
« Moi, je suis moitié-moitié, expliqua Seamus. Mon père est un Moldu et ma mère a attendu qu'ils soient mariés pour lui dire qu'elle était une sorcière. Ça lui a fait un choc.
« Ce n'était pas vraiment intelligent. Il a de la chance que son père l'ait bien prit, » dit Lily en sachant que son ex-meilleur ami avait été pris dans une situation identique mais que son père lui en avait voulu pour ça. »
« Qui était son ex-meilleur ami? » demanda Al.
« Tu verras, » soupira Teddy.
« Ouais, c'est vrai, » dit Harry. Il regarda sa mère d'une façon qui fit penser à cette dernière qu'il savait ce qu'elle avait juste penser.
Tout le monde éclata de rire.
« Et toi, Neville ? demanda Ron.
« C'est ma grand-mère qui m'a élevé et c'est une sorcière, répondit Neville. Mais pendant des années, la famille a cru que j'étais un Moldu.
« Est-ce qu'il ne veut pas dire un Cracmol? » demanda Rose.
Algie, mon grand-oncle, essayait toujours de me prendre par surprise pour voir s'il y avait un peu de magie en moi. Un jour, il m'a poussé dans l'eau, au bout de la jetée de Blackpool et j'ai failli me noyer.
« C'est horrible, il n'aurait pas dû faire ça, » dit Lily, indignée.
Jusqu'à l'âge de huit ans, je n'avais montré aucun don pour la magie. Et puis, un jour, mon grand-oncle qui était venu prendre le thé à la maison m'a pris par les chevilles et s'est amusé à me pendre par une fenêtre du premier étage. Ma grand-tante Enid est venue lui apporter une meringue et il m'a lâché sans le faire exprès. Mais au lieu de tomber normalement, j'ai rebondi dans le jardin jusque sur la route et tout le monde était ravi. Ma grand-mère pleurait de joie.
« Je peux comprendre pourquoi elle serait heureuse, mais quand même... ce n'est pas une façon de traiter un enfant, » fit Lily offensée.
Et je ne les avais jamais vus aussi heureux quand j'ai été appelé à Poudlard. Ils avaient eu peur que je ne sois pas assez doué pour qu'on m'accepte à l'école. Mon grand-oncle Algie était tellement content qu'il m'a acheté un crapaud.
« Ça n'a pas l'air si bien, » dit Alice.
« Ce n'était pas si mauvais, » fit Neville en haussant les épaules.
« Je suis désolée Neville, » dit Alice. « La magie arrive lentement dans ma famille... elle devient plus forte plus tard dans la vie. »
« Maman, » dit Neville en lui souriant. « Tout va très bien. J'ai peut être eu beaucoup de difficulté avec ça, mais j'ai trouvé qui j'étais et je suis heureux tel que je suis. »
« N'importe qui le serait. Oncle Neville est formidable, » dit Teddy.
« D'accord, » sourit Alice.
Assis de l'autre côté de Harry, Percy Weasley et Hermione parlaient des cours.
« Mon dieu, quel choc, » rit Al et Rose le foudroya du regard.
« J'espère qu'ils vont tout de suite commencer, dit Hermione, il y a tellement de choses à apprendre. Ce qui m'intéresse le plus, c'est la métamorphose.
« Je croyais que les Sortilèges étaient ce que maman préférait, » dit Hugo.
« Je ne suis pas sûre de ce que maman préférait mais les Sortilèges étaient son point fort, » déclara Rose.
« Peut-être qu'elle n'est pas si mauvaise, » dit James. « Quiconque aimant la Métamorphose... »
« Là, je vais m'avancer et dire qu'il est possible qu'il soit bon en Métamorphose, » rit Fred.
« James, juste parce que c'est ce à quoi tu es le plus doué, ça ne veut pas dire que tu devrais aimer ou non quelqu'un parce que c'est ce qui les intéresse, » dit Lily.
« Et elle a toujours l'air un peu trop obsédée par le travaille, tu ne crois pas? » fit Sirius.
« Peut-être, » dit James.
Ça doit être passionnant de transformer quelque chose en quelque chose d'autre. Bien sûr, il parait que c'est très difficile.
« Il faudra commencer avec de petits objets, par exemple changer une allumette en aiguille... expliqua Percy.
Harry se sentait parfaitement à l'aise, à présent. Il jeta à nouveau un coup d'œil à la Grande Table. Hagrid vidait son gobelet, le professeur McGonagall bavardait avec Albus Dumbledore et le professeur Quirrell, avec son turban ridicule, parlait à l'un de ses collègues, un homme aux cheveux noirs et gras, le nez crochu, le teint cireux.
« Et ça devrait être mon autre homonyme, » dit Al. Mais il était un petit peu appréhensif à propos de celui-là.
« Je ne sais pas si tu va l'apprécier dans ces livres, » dit Teddy.
« Mais Severus Rogue n'était pas un homme mauvais, » dit Scorpius. Son père lui avait beaucoup parlé de Rogue en grandissant.
« Non, ça ne peut pas...! » cria Sirius.
« Non, c'est impossible, » fit James en pâlissant. Si c'était qui il pensait que c'était, Harry avait de sérieux ennuis.
« Mais je ne pense pas que Patmol et Cornedrue vont l'aimer, » sourit Teddy.
Tout se passa en un éclair. Le professeur au nez crochu regarda Harry dans les yeux et celui-ci ressentit aussitôt une douleur aiguë, fulgurante, à l'endroit de sa cicatrice.
« Je ne savais pas que la cicatrice de papa lui faisait mal, » fit Lily, inquiète.
« Attends, qu'est-ce que c'était? » demanda Lily, inquiète.
« Aie ! s'écria Harry en se plaquant une main sur le front.
« Qu'est-ce qu'il y a ? s'inquiéta Percy.
« R... rien...
La douleur avait disparu aussi vite qu'elle était venue. En revanche, Harry n'arrivait pas à chasser la sensation qu'il avait éprouvée en croisant le regard du professeur—la sensation que cet homme ne l'aimait vraiment pas.
« Nom d'un chien, c'est lui! » fit Sirius.
« Sirius! » hurla Lily, mais Sirius ne tressaillit même pas. Il était trop inquiet pour son filleul.
« Qui c'est, le prof qui parle avec Quirrell ? demanda-t-il à Percy.
« Tu connais déjà Quirrell ? Pas étonnant qu'il ait l'air si nerveux, l'autre, c'est le professeur Rogue.
« Non... » gémit James.
« Ce n'est définitivement pas bon, » dit Remus.
« Vous n'en savez rien, il est peut-être supportable, » dit Lily tristement. Elle allait devoir entendre combien cruel son ex-ami allait devenir.
« Grand-mère était amie avec Severus? » demanda Al.
« Oui... jusqu'à ce qu'ils se brouillent en quelque sorte, » dit Teddy. « Je ne suis pas vraiment sûr de ce qui est arrivé. »
« Il est impossible que Rogue soit civil envers mon fils.. surtout un qui me ressemble autant, » dit James amèrement.
« Pourquoi? » soupira Al.
« Parce qu'ils étaient tout autant ennemis que mon père et le tien ne l'étaient, » dit Scorpius. « Probablement encore pire. »
Il est chargé des cours de potions, mais ça ne lui plaît pas. Tout le monde sait qu'il essaye de prendre la place de Quirrell. Il en connaît un rayon en magie noire, ce Rogue.
Harry observa longuement le professeur Rogue, mais celui-ci ne tourna plus les yeux vers lui.
Lorsque les desserts eurent à leur tour disparu, Albus Dumbledore se leva à nouveau et le silence se fit dans la salle.
« Maintenant que nous avons rassasié notre appétit et étanché notre soif,
« Rassasiés et étanchés, » rit James. « Est-ce qu'ils sont des animaux? »
je voudrais encore dire quelques mots en ce qui concerne le règlement intérieur de l'école. Les première année doivent savoir qu'il est interdit à tous les élèves sans exception de pénétrer dans la forêt qui entoure le collège. Certains de nos élèves les plus anciens feraient bien de s'en souvenir.
« Qu'est-ce que c'était? » demanda Fred? « Qu'est-ce qu'il vient juste de dire? »
« Je n'en ait aucune idée, » fit James avec sourire narquois. « Ça ne doit pas être important si aucun d'entre nous n'a entendu. »
« Idiots, » fit Rose en levant les yeux au ciel.
Dumbledore tourna ses yeux étincelants vers les jumeaux Weasley.
« Pour quelque raison, il nous regardait toujours quand nous étions là, » dit Sirius avec un grand sourire.
« Peut-être parce qu'il savait que vous étiez toujours en train de roder pour aller là-bas, » suggéra Lily.
« Mr Rusard, le concierge, m'a également demandé de vous rappeler qu'il est interdit de faire des tours de magie dans les couloirs entre les cours.
« Personne n'écouteras jamais cette règle, » se moqua Fred.
La sélection des joueurs de Quidditch se fera au cours de la deuxième semaine. Ceux qui souhaitent faire partie de l'équipe de leur maison devront prendre contact avec Madame Bibine. Enfin, je dois vous avertir que cette année, l'accès au couloir du deuxième étage de l'aile droite est formellement interdit, à moins que vous teniez absolument à mourir dans d'atroces souffrances.
« Quelle joyeuse chose à dire, » rit James.
« Mais ça doit être sérieux, » dit Teddy d'un air sinistre. Et si c'était aussi sérieux et dangereux que ça semblait l'être, il savait que Harry et les autres allaient être impliqués d'une façon ou d'une autre.
« C'est nouveau, » dit Frank.
« Pourquoi est-ce interdit? » demanda Sirius.
« Je ne suis pas sûr, mais ça a peut-être quelque chose à voir avec la pierre, » songea Remus, et Harry fit à nouveau la moue.
« Oh, c'est logique, » fit Rose. « J'aurais dû y songer. »
« On dirait que j'ai raison. »
« Ce n'est pas juste que vous ayez put trouver aussi facilement »
« C'est ce que tu reçoit pour être aussi mesquin, papa, » sourit Lily.
Harry éclata de rire, mais il ne fut guère imité.
« Il n'est pas sérieux ? murmura-t-il à Percy.
« Non, il est Dumbledore. Je suis Sirius. »
« Argh, est-ce qu'il fait ça souvent? » demanda James à Teddy.
« Pourquoi est-ce que tu me le demanda? Je ne l'ai jamais vraiment rencontré avant, » fit Teddy en haussant les épaules.
« Je crois que si, répondit Percy en fronçant les sourcils. C'est bizarre, d'habitude, il nous explique pourquoi on n'a pas le droit d'aller dans certains endroits. La forêt, par exemple, est remplie de bêtes féroces, tout le monde le sait. Il aurait au moins pu nous le dire à nous, les préfets.
« Et maintenant, avant d'aller nous coucher, chantons tous ensemble l'hymne du collège ! s'écria Dumbledore,
Harry remarqua que le sourire des autres professeurs s'était soudain figé. Dumbledore donna un petit coup de baguette magique, comme s'il avait voulu faire partir une mouche posée à son extrémité, et il s'en échappa un long ruban d'or qui s'éleva au-dessus des tables en se tortillant pour former les paroles de la chanson.
« Chacun chantera sur son air préféré, dit Dumbledore. Allons-y !
Et toute l'école se mit à hurler:
Poudlard, Poudlard, Pou du Lard du Poudlard,
Hugo n'était plus le seul à chanter la chanson, maintenant. James et Fred le faisant en un rythme extrêmement lent.
Apprends-nous ce qu'il faut savoir,
Que l'on soit jeune ou vieux ou chauve
Ou qu'on ait les jambes en guimauve,
On veut avoir la tête bien pleine
Jusqu'à en avoir la migraine
Car pour l'instant c'est du jus d'âne,
Qui mijote dans nos crânes,
Oblige-nous à tout étudier,
Répète-nous c'qu'on a oublié,
Fais de ton mieux, qu'on se surpasse
Jusqu'à c'que nos cerveaux crient grâce.
Tout le monde termina la chanson à des moments différents. Les jumeaux Weasley furent les derniers à chanter, au rythme de la marche funèbre qu'ils avaient choisie.
« Ah, la musique, dit-il en s'essuyant les yeux. Elle est plus magique que tout ce que nous pourrons jamais faire dans cette école. Et maintenant, au lit. Allez, au trot.
« Je suppose que des chevaux sont les animaux qu'il pense qu'ils sont, » fit James avec un grand sourire.
Les nouveaux de Gryffondor suivirent Percy hors de la Grande Salle puis montèrent derrière lui le grand escalier de marbre. Harry eut à nouveau l'impression d'avoir des jambes de plomb, mais cette fois, seuls la fatigue et le plantureux repas en étaient la cause. Il avait tellement sommeil qu'il ne fut même pas surpris de voir les personnages des tableaux accrochés aux murs des couloirs chuchoter et montrer les élèves du doigt sur leur passage. Il ne fut pas davantage étonné de voir que Percy les faisait passer par des portes cachées derrière des tapisseries ou des panneaux coulissants.
« Papa va être perdu le lendemain, » sourit James.
« Je pari que tu aurais été perdu aussi si papa ne t'avait pas donné la carte, » souffla Al.
« Papa ne me l'a pas donné, » se moqua James. « C'est Teddy. »
« Oui, et il a dû se montrer digne de l'avoir, » sourit narquoisement Teddy.
« Pourquoi est-ce que je n'ai pas eu ma chance? » s'offusqua Al.
« Désolé, James était plus âgé et il a eu sa chance en premier, » fit Teddy en haussant les épaules. « Mais n'ai pas l'air aussi sombre: Harry avait dit qu'il donnerait la cape à celui qui n'avait pas la carte, donc tout à marché, non? »
« Oui, » sourit Al. « Je préfère la cape de toute façon. »
« Et bien, j'aime la carte, » fit James avec suffisance.
« Et qu'est-ce que j'ai, moi? » s'offusqua Lily, indignée.
« Tu auras la carte et la cape dès que tes frères partent, » dit Teddy.
« Super, donc je vais encore devoir attendre trois ans et demi avant d'avoir quoique ce soit, » souffla à nouveau Lily.
« Oui, mais tu auras les deux pendant deux ans. Pense à tout ce que tu pourras faire avec, à ce moment, » dit Al.
« Oui, » fit Lily un peu plus heureuse.
« Au moins, tu as quelque chose, » Hugo fit la moue. « Je n'aurais jamais rien. »
« C'est vrai, » dit Lily, souriante à présent (tout comme Hugo).
Ils parcoururent ainsi une distance interminable avant de s'arrêter brusquement. Des cannes apparurent soudain devant eux, flottant dans les airs, et se ruèrent sur Percy qui dut faire un pas de côté pour les éviter.
« Bon vieux Peeves, » sourit James.
« Peeves, » dit Sirius. « Il n'est pas si mauvais une fois que tu es de son côté. »
« Oui, mais il se retournera contre toi si ça l'amuse, » fit remarquer Remus.
« C'est Peeves, murmura Percy. Un esprit frappeur. Peeves, montre-toi, dit-il en élevant la voix.
Pour toute réponse, un bruit grossier résonna dans le couloir.
« Tu veux que j'aille prévenir le Baron Sanglant ? menaça Percy.
« Les Préfets! Amener la carte du Baron dès le début! » souffla Sirius.
Il y eut alors un bruit sec et un petit homme au regard noir et méchant, avec une grande bouche, se dessina dans les airs. Il avait les jambes croisées et se cramponnait aux cannes.
« Ooooooooh ! lança-t-il en accompagnant son cri d'une sorte de caquètement. Voilà les petits nouveaux ! On va bien s'amuser !
Il fondit alors sur eux, obligeant les élèves à se baisser.
« Va-t'en, Peeves, sinon, le Baron sera prévenu. Et je ne plaisante pas ! s'exclama Percy.
« Idiot, » fit James. C'était l'oncle qu'il aimait le moins parce que Percy lui faisait toujours la leçon à chaque fois qu'il était prit à faire quelque chose de mal.
Peeves tira la langue et disparut en laissant tomber les cannes sur la tête de Neville. Des armures cliquetèrent sur son passage.
« Il faut faire attention à Peeves, dit Percy en poursuivant son chemin. Le Baron Sanglant est le seul à qui il obéisse. Même nous, les préfets, il ne nous écoute pas. Voilà, on y est.
Tout au bout du couloir était accroché un tableau qui représentait une très grosse dame vêtue d'une robe de soie rose.
« Le mot de passe ? demanda-t-elle.
« Caput Draconis, dit Percy et le tableau pivota aussitôt, laissant voir un trou rond découpé dans le mur.
Ils s'y engouffrèrent un par un et se retrouvèrent dans la salle commune de Gryffondor, une salle ronde, confortable et accueillante, remplie de gros fauteuils moelleux.
« J'adore notre Salle Commune, » s'exclama Sirius.
« C'est la meilleure de celles que j'ai vue, » dit Harry.
« Tu as vu d'autres Salles Communes? » interrogea Sirius et Harry lui sourit en retour. « Je ne crois pas que j'aime ton fils, Cornedrue. Il est vraiment mesquin. »
« Allez, il est drôle, » rit James.
« Beaucoup plus drôle que je ne pensais qu'il était, » ajouta Fred en riant lui aussi.
« Je pense qu'il est drôle, » rit James.
« Tu peux ne pas penser qu'il est si drôle quand tu es victime de ses blagues, » souffla Sirius, vexé.
Percy montra aux nouveaux les deux dortoirs qui leur étaient réservés, celui des filles et celui des garçons. Les garçons montèrent l'escalier en colimaçon qui menait au sommet d'une tour et trouvèrent des lits à baldaquin avec des rideaux de velours rouge. Leurs valises avaient déjà été amenées. Trop fatigués pour parler longtemps, ils enfilèrent leur pyjama et se mirent au lit.
« On mange bien ici, hein ? chuchota Ron à Harry à travers les rideaux. Hé, laisse-moi tranquille, Croûtard ! Il est en train de ronger mes draps.
Les Maraudeurs rirent et Harry supposa que ça voulait dire que Queudver devait ronger ses draps quand il était humain aussi.
« Queudver? Fit James. « Comme celui des Maraudeurs? »
« Je pense que oui, » dit Al.
« Qu'est-ce que tu pense qu'il se passe, là? » demanda James.
« Je ne sais pas, mais je crois que nous allons peut-être découvrir pourquoi personne ne mentionne jamais Queudver, » répondit Al.
Harry voulut répondre, mais il tomba endormi. Peut-être était-ce à cause de son trop copieux repas qu'il fit un rêve étrange.
Il portait le turban du professeur Quirrell et le turban ne cessait de lui répéter qu'il ferait mieux de se faire transférer à Serpentard, car telle était sa destinée. Harry répondait qu'il ne voulait pas aller à Serpentard. Le turban devenait alors de plus en plus lourd. Harry essayait de l'enlever mais il lui serrait douloureusement la tête et il voyait Malefoy qui riait en le regardant s'escrimer en vain, puis Malefoy prenait l'apparence de Rogue, le professeur au nez crochu, et son rire devenait de plus en plus sonore, de plus en plus glacé. Un éclair de lumière verte avait alors jailli et Harry s'était réveille, le corps tremblant, baigné de sueur.
« C'était un rêve bizarre, Harry, » dit Frank.
« Tu ne devrais probablement pas manger autant avant d'aller au lit, » roucoula Lily.
« Ouais, » fit Harry en pensant à ce rêve et combien, en un sens tordu, c'était logique.
« Ça n'avait aucun sens pour moi, » dit James.
« Peut-être que ça en aura après ce livre, » dit Teddy en haussant les épaules.
Il s'était tourné de l'autre côté et s'était rendormi. Le lendemain, lorsqu'il se réveilla, il n'avait plus aucun souvenir du rêve.
« C'est fini, » fit Neville avec un air soulagé. « Allez Harry, tu va devoir lire à propos de notre professeur préféré. »
« Ok, allons manger, » dit Hugo en posant et le livre et en se dirigeant immédiatement vers la cuisine.
« D'accord, mais je lirai après, » dit Fred en suivant son plus jeune cousin.
Voilà! Alors?
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