Chapitre 8! J'espère qu'il vous plaira. Comme toujours, rien ne m'appartient, je ne suis que la traductrice, et je fais de mon mieux. (le professeur Deauclaire est Pénélope Deauclaire, l'ex-petite amie de Percy)


Tout le monde mangea rapidement. Ils voulaient tous revenir au livre, et seulement une demi-heure plus tard, Fred prit le livre et lut, «« Le Maître des Potions, » lut Harry. »

« Cet idiot à son propre chapitre, » se moqua Sirius.

« Il a intérêt à ne pas être horrible avec toi, » fit Lily.

« Je ne crois pas que ça va marcher, » soupira Teddy.

« Là, regarde.

« Où ?

« A côté du grand type roux.

« Avec les lunettes ?

« Tu as vu sa cicatrice ?

« Est-ce qu'ils te suivaient toujours partout? » demanda Frank. Il n'avait jamais aimé les admirateurs.

« Ouais, pas mal, » grogna Al.

« Ça va, ça vient, » répondit Harry.

« Ça dépend des choses folles dans lesquelles Harry est impliqué, » plaisanta Neville.

Le lendemain, dès qu'il eut quitté le dortoir, Harry entendait murmurer sur son passage. Les élèves qui attendaient à la porte des salles de classe se levaient sur la pointe des pieds pour le voir ou revenaient sur leurs pas pour le croiser à nouveau.

« Allez James, même toi, tu dois admettre que ce serait agaçant, » dit Rose.

« Peut-être un peu, » dit James en haussant les épaules.

Harry, pendant ce temps, essayait de trouver son chemin dans le labyrinthe du château. Il y avait cent quarante-deux escaliers à Poudlard,

« Est-ce qu'il les a comptés? » demanda Fred avec scepticisme.

« J'en doute, » répondit Teddy avec un sourire narquois. « Mais je pari que tante Mione, elle, l'a fait. »

des larges, des étroits, des courbes, des carrés, des délabrés, certains avec une ou deux marches escamotables qu'il fallait se souvenir d'enjamber pour ne pas tomber. Il y avait aussi les portes qui refusaient de s'ouvrir si on ne le leur demandait pas poliment, ou si on ne les chatouillait pas au bon endroit, et d'autres qui n'étaient que des pans de mur déguisés en portes. Il était aussi très difficile de se souvenir où les choses se trouvaient car tout bougeait sans cesse.

« Dans ce cas, peut-être que tu devrais trouver une carte, » rit James.

« Quelqu'un devrait vraiment créer une carte de Poudlard, » dit Alice, ce qui amena les Maraudeurs et Harry à rire.

Tout comme la plupart des personnes dans la pièce.

« Qu'est-ce qui est si drôle? »

« Oh, ils ont juste créer une carte, » dit Lily. « Ce n'est pas vraiment drôle. Même si c'est une carte remarquable. »

« Venant de toi, ça veut dire beaucoup, » sourit Sirius.

« D'après ce qu'à dit James, c'est Remus qui a fait le plus gros du travail, donc je ne te complimentait pas vraiment. » dit Lily.

« Je ne savais pas ça, » dit Teddy en souriant.

« Hmph, » Sirius fit la moue.

Les gens représentés sur les tableaux accrochés aux murs passaient leur temps à se rendre visite les uns aux autres et Harry était persuadé que les armures se promenaient parfois dans les couloirs.

Quant aux fantômes, ils ne facilitaient pas la tâche. C'était toujours un choc désagréable lorsque l'un d'eux traversait une porte au moment où on essayait de l'ouvrir. Quasi-Sans-Tête était toujours heureux d'aider les nouveaux de Gryffondor à trouver leur chemin, mais Peeves, l'esprit frappeur, bombardait les nouveaux de morceaux de craie, tirait les tapis sous leurs pieds, renversait des corbeilles à papier sur leur tête ou se glissait silencieusement derrière eux et leur attrapait le nez en hurlant: « JE T'AI EU ! » d'une voix perçante.

« Ouais, mais ça ne l'empêche pas d'être brillant, » rit Fred.

Mais pire encore que Peeves, si toutefois c'était possible, il y avait Argus Rusard, le concierge. Harry et Ron avaient réussi à se le mettre à dos dès le premier jour,

« Excellent, » dit James. « Papa beaucoup plus un fauteur de trouble que je ne le pensais.»

« Papa n'était pas un fauteur de troubles, James, » gémit Lily. « Du moins, pas comme tu l'es. »

« C'était rapide. Est-ce que nous avons davantage de futurs Maraudeurs? » demanda James.

« Malheureusement, je n'ai jamais eu le temps pour causer des ennuis, du moins, intentionnellement, » dit Harry.

« Tu vois? » fit Lily avec suffisance.

Rusard les avait surpris alors qu'ils essayaient d'ouvrir une porte qui, par malchance, s'était révélée être l'entrée du couloir interdit du troisième étage.

« Oui, ça leur attirerait des ennuis, » rit Teddy.

Il avait refusé de les croire lorsqu'ils lui avaient expliqué qu'ils s'étaient perdus. Il était convaincu qu'ils avaient tenté de la forcer exprès et il les avait menacés de les enfermer au cachot. Heureusement, le professeur Quirrell qui passait par là était venu à leur secours.

Rusard avait une chatte qui s'appelait Miss Teigne, une créature grisâtre et décharnée avec des yeux globuleux qui brillaient comme des lampes, à l'image de ceux de son maître. Elle sillonnait les couloirs toute seule et dès qu'elle voyait quelqu'un commettre la moindre faute, ne serait-ce que poser un orteil au-delà d'une ligne interdite, elle filait prévenir son maître qui accourait aussitôt en soufflant comme un bœuf.

« Ce gars, Rusard à l'air encore pire que notre concierge, » dit James.

« Nous, au moins, nous n'avons pas à nous inquiéter d'un chat espion, » renchérit Fred.

Rusard connaissait les passages secrets de l'école mieux que personne (à part peut-être les jumeaux Weasley)

« Naturellement, » sourit Fred.

et pouvait apparaître aussi soudainement que l'un des fantômes. Tous les élèves le détestaient et nombre d'entre eux auraient été ravis de donner un bon coup de pied à Miss Teigne. Lorsqu'on avait enfin réussi à trouver la salle de classe, il fallait arriver à suivre les cours et Harry découvrit très vite que l'exercice de la magie ne consistait pas seulement à brandir une baguette magique en marmonnant quelques paroles un peu bizarres.

« Est-ce qu'il pensait vraiment que ce serait aussi facile? » se moqua Scorpius.

« C'est vraiment dommage, n'est-ce pas? » fit Sirius.

« Tu es juste paresseux, » dit Remus.

Chaque mercredi soir, ils observaient le ciel au télescope et apprenaient les noms des étoiles ainsi que le mouvement des planètes. Trois fois par semaine, ils étudiaient les plantes dans les serres situées à l'arrière du château, sous la direction d'une petite sorcière joliment potelée qui s'appelait le professeur Chourave.

« Oh, elle est nouvelle, » fit tristement Alice. Elle était vraiment proche de son professeur de Botanique, vu que c'était la matière où est était la plus douée. « Est-elle bien? »

« Pas aussi bien que oncle Neville, » fit tout le monde.

« Elle est vraiment bien, et gentille aussi, » répondit Neville en souriant.

Les cours les plus ennuyeux étaient ceux d'Histoire de la Magie

« J'aime les cours d'Histoire de la Magie, » dit Rose en faisant la moue.

« Je ne pense pas que même toi, tu aurais aimé si tu avais dû avoir le professeur Binns, » dit Teddy.

« C'est vrai. Maman dit qu'il était horrible, » admit Rose.

qui était enseignée par le seul professeur fantôme du collège. Alors qu'il était déjà très vieux, le professeur Binns s'était endormi devant la cheminée et quand il s'était levé le lendemain matin pour aller faire sa classe, il avait laissé son corps derrière lui. Binns parlait sans cesse d'une voix monocorde tandis que les élèves griffonnaient des noms de sorciers célèbres en confondant Émeric le Hargneux et Ulric le Follingue.

Flitwick, le professeur d'enchantements, était un minuscule sorcier qui devait monter sur une pile de livres pour voir par-dessus son bureau.

« Aw, il a l'air adorable. J'aimerais qu'il soit notre professeur, » roucoula Lily.

« Maman dit que c'était un excellent enseignant, mais elle a aussi un grand respect pour le professeur Deauclaire, » dit Rose.

Au début de leur premier cours, pendant qu'il faisait l'appel, il poussa un petit cri aigu en voyant le nom de Harry et tomba à la renverse.

« Bon vieux Flitwick, » rit Sirius.

« Il est vraiment un bon professeur, » rayonna Lily.

Le professeur McGonagall était très différente. Harry avait vu juste en pensant qu'il valait mieux éviter de la contrarier. Elle était stricte, intelligente et leur parla très directement dès le début du premier cours.

« Vous savez, je suis soulagé qu'elle soit soit juste notre Directrice et pas un des nos professeurs, » dit James.

« Mais je pari que ça aurait été génial d'être enseigné par McGonagall..., » sourit Rose.

« Peu importe. Je pari que j'aurais probablement été en retenue tous les jours si elle était notre professeur, » fit James en haussant les épaules.

« La métamorphose est une des formes de magie les plus dangereuses et les plus complexes que vous aurez à étudier, avait-elle dit. Quiconque fera du chahut pendant mes cours sera immédiatement renvoyé avec interdiction de revenir. Vous êtes prévenus.

Elle avait alors changé son bureau en cochon puis lui avait redonné sa forme d'origine. La démonstration était impressionnante et les élèves avaient hâte de commencer les cours au plus vite, mais ils s'étaient bientôt rendu compte qu'ils n'étaient pas près d'en faire autant.

« C'est mesquin de leur donner de faux espoirs comme ça, » fit James en fronçant le front.

« Mais ça les rends intéressés, » sourit Teddy. « Ça les fait travailler plus dur. »

Après avoir suivi des explications très compliquées, ils avaient commencé à s'exercer en essayant de changer une allumette en aiguille, mais seule Hermione Granger avait obtenu un résultat.

« Pas de surprise, là, » sourit Hugo.

« J'ai pas mal réussi avec mon aiguille, moi aussi. Je l'ai presque changée complètement, » sourit Teddy.

Le professeur McGonagall avait montré à toute la classe l'allumette qui avait pris une couleur argentée et dont l'extrémité était devenue pointue et elle avait même accordé à Hermione un de ses rares sourires.

« J'en déduit que tu n'as pas hérité de mes dons en Métamorphose? » demanda James.

« Pas vraiment, je suis juste moyen, » répondit Harry en haussant les épaules.

« J'étais capable de changer cette allumette pratiquement en aiguille du premier coup, » songea James.

Le cours que tout le monde attendait avec impatience, c'était celui de la défense contre les forces du Mal,

« Dommage que ce ne soit pas tellement intéressant la première année, » soupira AL. C'était sa matière préférée, lui aussi.

mais l'enseignement de Quirrell tournait plutôt à la farce. La salle de classe était imprégnée d'une forte odeur d'ail destiné à éloigner le vampire que le professeur avait rencontré en Roumanie et qu'il craignait de voir arriver un jour à Poudlard. Son turban, avait-il expliqué à ses élèves, lui avait été offert par un prince africain pour le remercier de l'avoir débarrassé d'un zombie, mais son histoire sonnait faux. Quirrell, en effet, avait été incapable de raconter comment il avait combattu le zombie. En plus, le turban dégageait la même odeur que la salle de classe, ce qui avait fait dire aux jumeaux Weasley que le professeur l'avait rempli d'ail pour se protéger en permanence des vampires.

« Je me demande quel est le vrai problème avec ce turban, » songea Teddy.

Remus fronça les sourcils à ça. Il ne savait pas pourquoi mais il n'aimait pas Quirrell et son turban qui semblait être mentionné un peu trop à son goût.

« Je suppose que papa se demande la même chose, » sourit Teddy.

Harry constata avec un grand soulagement qu'il n'avait guère de retard sur ses camarades. Nombre d'entre eux avaient également été élevés dans des familles de Moldus et, tout comme lui, ne s'étaient jamais doutés qu'ils appartenaient au monde de la sorcellerie. Il y avait tant de choses à apprendre que même quelqu'un comme Ron ne tirait pas grand avantage de son appartenance à une vieille famille de sorciers.

« Surtout vu qu'il est paresseux, » dit Teddy.

« Hé! » s'offusqua Hugo.

« Désolé, » s'excusa Teddy avec un petit rire.

Le vendredi, Harry et Ron avaient trouvé tout seuls le chemin de la Grande Salle où était servi le petit déjeuner.

« Pathétique, » se moqua James. « Je l'ai parfaitement trouvé le premier jour. »

« Il n'a eu aucune aide, » grogna Al. Il s'était perdu seulement le premier jour jusqu'à ce qu'il décide de suivre James afin de connaître la meilleure façon d'y descendre ( Rose et lui s'était dissimulés sous la cape pour s'assurer que James ne les remarque pas et ne prenne un très long chemin pour atteindre la Grande Salle). « Tu avais la Carte. »

« Qu'est-ce qu'on a, aujourd'hui ? demanda Harry.

« Un cours commun de potions magiques avec les Serpentard, dit Ron. C'est Rogue qui est leur directeur. On dit qu'il essaye toujours de les avantager, on verra bien si c'est vrai.

« C'est vrai, » dit Scorpius. « Mais à l'époque c'était nécessaire. »

« Pourquoi? » demanda Al.

« Parce que tout le monde haïssait Serpentard, » répondit Scorpius. « Je veux dire, les professeurs essayaient de rester neutres, mais c'était dur de faire ça, donc tout ce que les Serpentard avaient, c'était les uns les autres... Rogue était obligé de les favoriser. »

« Comment est-ce que tu sais ça? » demanda James.

« Mon père, évidemment, » fit Scorpius en levant les yeux au ciel. « Je ne sais pas vraiment si c'est vrai mais ça correspond à comment les choses étaient alors. »

« Merlin, comme si ça ne suffisait pas d'avoir Rogue en train d'enseigner, vous êtes obligés d'être dans la même classe que les Serpentard, » dit Sirius.

« Argh, » gémit Scorpius.

« Je n'avais pas pensé à ça, » fit Al en gémissant lui aussi.

« Tu n'as vraiment pas beaucoup de chance, Harry, n'est-ce pas? »

« Je crois que j'ai les deux extrêmes de chance à la fois, » dit Harry ce qui confondit tout le monde.

« Quoi? » demanda Fred.

« Il est à la fois très chanceux et très malchanceux, » répondit Rose.

« Il a eu beaucoup de hauts et de bas, » dit Teddy. « Mais je pense qu'il est plus chanceux que malchanceux. »

« Pourquoi? » demanda James.

« Il a survécut, » répondit Teddy en fronçant le front.

« J'aimerais bien que McGonagall ait envie de nous avantager, dit Harry.

« Aucune chance que ça arrive, » rit Sirius. « Elle aime beaucoup trop les règles. »

« Elle n'a pas beaucoup changé, n'est-ce pas? sourit Fred.

Le professeur McGonagall était la directrice des Gryffondor, ce qui ne l'avait pas empêchée de leur donner une montagne de devoirs à faire.

Au même moment, le courrier arriva. Harry s'était habitué à voir entrer chaque matin dans la Grande Salle, au moment du petit déjeuner, une centaine de hiboux qui tournoyaient au-dessus des tables en laissant tomber lettres et paquets sur les genoux de leur propriétaire. Même si ça lui avait fait un choc le premier matin.

« C'est trop bizarre, » dit Al en secouant la tête.

Jusqu'à présent, Hedwige n'avait rien apporté à Harry. Parfois, elle venait le voir pour lui mordiller l'oreille et grignoter un morceau de toast avant de retourner dans la volière réservée aux hiboux.

« Aw, ta chouette semble vouloir te remonter le moral, » roucoula Lily.

« Oui, elle est géniale, » sourit Harry. Hedwige lui manquait vraiment.

« Qu'est-ce qui lui est arrivé? » demanda Rose.

« Elle a été tué dans l'une des attaques contre papa, » répondit tristement Al, tandis que Lily soupirait, très triste elle aussi.

Ce matin-là, cependant, elle vint voleter entre la confiture et le sucrier et déposa une lettre dans l'assiette de Harry.

« C'est vrai, papa va aller chez Hagrid pour son premier vendredi là-bas, » dit Al.

« Ouais, comme il nous l'a fait faire, » dit James.

« Fait faire.. tu ne voulais pas voir Hagrid? » demanda Al.

« Bien sûr que je voulais voir Hagrid, » s'offusqua James « Je n'aime simplement pas qu'on me dise ce que je dois faire. »

« Oh... ouais, je le savais, » rit Al.

Il déchira aussitôt l'enveloppe et en sortit un mot griffonné à la hâte:

Cher Harry,

Je sais que tu es libre le vendredi après-midi. Est-ce que tu aurais envie de venir prendre une tasse de thé avec moi aux alentours de trois heures ? Je voudrais bien savoir comment s'est passée ta première semaine. Réponds-moi en m'envoyant Hedwige.

Hagrid

« C'est bien, je suis soulagée qu'il soit là pour toi, » sourit Lily.

Harry emprunta la plume de Ron et écrivit rapidement au dos du morceau de papier: « D'accord, à tout à l'heure. » Puis il confia le message à Hedwige qui l'emporta vers son destinataire.

La perspective de prendre le thé avec Hagrid mit un peu de baume au cœur de Harry. Car le cours de potions magiques fut sans nul doute la pire épreuve qu'il ait eu à subir depuis son arrivée au collège.

« Oh, super, » firent à la fois Al et Scorpius.

Lors du banquet de début d'année, Harry avait senti que le professeur Rogue ne l'aimait pas beaucoup. A la fin du premier cours de potions, il se rendit compte qu'il s'était trompé: en réalité, Rogue le haïssait.

« Pourquoi est-ce que papa m'a donné le nom de quelqu'un qui le haïssait? » demanda Al, confus.

« Je ne crois pas que Rogue le haïssait, » dit Teddy. « C'était juste plus facile d'agir comme si c'était le cas. »

« Quand même, » dit Al en faisant la moue.

« Parce que notre monde n'est pas soit noir, soit blanc, Al, » dit Teddy. « Il y a beaucoup de gris à l'intérieur et je crois que Harry doit avoir vu l'énergie que cela prenait à Rogue d'avancer dans ça.

« D'accord, » dit Al. « Papa m'a dit qu'il était peut-être l'homme le plus courageux qu'il ait jamais connu... »

« Oui, bien sûr, » se moqua James.

« Il a dû faire quelque chose de vraiment important pour que papa dise quelque chose comme ça, » dit Al plus gaiement.

« Ouais, souviens-toi juste de ça pour les prochains chapitres... ou le livre entier, plutôt, » dit Teddy.

« Pourquoi? » demanda Al, confus.

« Parce qu'il va agir comme un vrai salaud, et que pire il deviendra, plus gros le changement devra être, » répondit Teddy.

« Est-ce que tu sais ce qu'il a fait? » demanda Al.

« Non, » fit Teddy en secouant la tête.

Scorpius fronça les sourcils. Il savait ce que Severus avait fait, le bon comme le mauvais ( les gros trucs, du moins,) mais il n'allait pas leur dire.

« Oh, Sev, pourquoi dois-tu le haïr? » fit tristement Lily.

« Je ne savais pas que tu étais proche de Rogue, » dit Frank. « Je veux dire, tout le monde sait à quel point ceux-là et Rogue et battaient mais... »

« Nous étions amis... mais nous nous sommes séparés, » fit tristement Lily.

« C'est un peu étrange, » dit Frank. « Je veux dire, il était à Serpentard et semblait suivre les croyances de Voldemort, et tu es Née-Moldue... »

« C'est pourquoi notre amitié est tombée, » dit Lily, et James la prit dans ses bras. Il savait qu'il avait joué un rôle dans la séparation de Lily avec son ami, et même s'il détestait l'idiot graisseux et pensait qu'elle était mieux sans lui, il se sentait toujours mal pour ça (vu que ça la blessait autant).

Le cours avait lieu dans l'un des cachots. Il y faisait plus froid que dans le reste du château et les animaux qui flottaient dans des bocaux de formol alignés le long des murs rendaient l'endroit encore plus effrayant.

Rogue commença par faire l'appel. Lorsqu'il fut arrivé au nom de Harry, il marqua une pause.

« Ah oui, dit-il. Harry Potter. Notre nouvelle... célébrité.

« Et bien... C'est vrai, » sourit James.

« Tu sais que papa ne va pas aimer, » grommela Al.

« Et ici commence ma torture, » grimaça Harry.

« C'était si mauvais? » demanda Alice.

« C'était pire, » fit sinistrement Neville. « Une torture quotidienne. »

Drago Malefoy et ses amis Crabbe et Goyle ricanèrent en se cachant derrière leurs mains. Rogue acheva de faire l'appel et releva la tête. Ses yeux étaient aussi noirs que ceux de Hagrid mais ils n'avaient pas la même chaleur. Ils étaient vides et froids comme l'entrée d'un tunnel.

« Argh, ça flanque la chair de poule, » dit Victoire. « Pourquoi est-ce qu'il regardait autant les yeux de Rogue, de toute façon? »

« Vous êtes ici pour apprendre la science subtile et l'art rigoureux de la préparation des potions, dit-il.

Sa voix était à peine plus élevée qu'un murmure, mais on entendait distinctement chaque mot. Tout comme le professeur McGonagall, Rogue avait le don de maintenir sans effort le silence dans une classe.

« Arrête de le comparer aux personnes que nous aimons, Harry, » cria Sirius ce qui entraîna tout le monde à rire.

« Je ne savais pas que tu aimais McGonagall, » dit Frank.

« Bien sûr qu'il aime McGonagall. Tu es obligé d'avoir un bon adversaire pour jouer des tours et essayer de l'éviter, » dit James.

« Tu plaisantes? » rit Sirius. « C'est la meilleure! C'est super de voir jusqu'où tu peux la pousser avant qu'elle ne se lâche. »

« D'ailleurs, au bout d'un moment, nous avons découvert que la plupart du temps où nous avons les plus gros ennuis, c'est quand elle trouve, en fait, que ce que nous avons fait était drôle, » sourit James.

« Vraiment? » fit James.

« Dans ce cas, je crois qu'elle nous a trouvé drôle plus d'une fois, » rit Fred.

« Ici, on ne s'amuse pas à agiter des baguettes magiques, je m'attends donc à ce que vous ne compreniez pas grand-chose à la beauté d'un chaudron qui bouillonne doucement en laissant échapper des volutes scintillantes, ni à la délicatesse d'un liquide qui s'insinue dans les veines d'un homme pour ensorceler peu à peu son esprit et lui emprisonner les sens... Je pourrais vous apprendre à mettre la gloire en bouteille, à distiller la grandeur, et même à enfermer la mort dans un flacon

« Wow, je pense que j'aurais peut-être aimé qu'il soit mon professeur. Ça a l'air cool, » dit Teddy.

« Désolée de te dire ceci mon amour, mais je ne crois pas qu'il t'aurais apprécier plus qu'il n'aurait apprécié Harry, » sourit Victoire. « Surtout étant donné que tu es nul en potions. »

« Tu as raison... et je suis a Gryffondor et le fils d'un Maraudeur, » sourit Teddy.

si vous étiez autre chose qu'une de ces bandes de cornichons à qui je dispense habituellement mes cours.

« Ce n'était pas un si mauvais discours jusqu'à ce qu'il vous traite de bande de cornichons, » dit Frank.

Cette entrée en matière fut suivie d'un long silence. Harry et Ron échangèrent un regard en levant les sourcils. Hermione Granger était assise tout au bord de sa chaise et avait visiblement hâte de prouver qu'elle n'avait rien d'un cornichon.

« Naturellement, » rit Hugo.

« Bien sûr, petite Miss Parfaite, » fit Sirius.

« Hé, la ferme, » grogna Hugo.

« Hugo, tu as pratiquement dit ce qu'il a dit, » fit Rose en secouant la tête.

« C'est faux, » s'offusqua Hugo. « Du moins, pas de la façon dont il l'a dit. »

« Hé! » s'exclama Neville.

« Potter ! dit soudain Rogue. Qu'est-ce que j'obtiens quand j'ajoute de la racine d'asphodèle en poudre à une infusion d'armoise ?

« Nous venons tout juste d'apprendre ça! » s'exclama Rose. « D'accord, je le savais en première année, au bout d'un certain temps, mais il est impossible que oncle Harry le sache! »

« Mais je pari que tante Mione le sait, » sourit Teddy.

« La Goutte du Mort Vivant, » répondit immédiatement Lily. « Mais ce n'est pas une potion de première année, Sev. »

Poudre de quoi, infusion de quoi ? Harry jeta un coup d'œil à Ron qui parut aussi décontenancé que lui. La main d'Hermione s'était levée à la vitesse d'un boulet de canon.

Lily leva les écarquilla les yeux à ça. Cette fille devait avoir mit la main sur des livres avancés si elle savait ça.

« Ouais, maman s'est procurée des livres avancés dans toutes les matières parce qu'elle ne voulait pas être derrière, » sourit Rose.

« Je ne sais pas, Monsieur, répondit Harry.

Rogue eut un rictus méprisant.

« Apparemment, la célébrité n'est pas tout dans la vie,

« Hmph, » firent tous les Potter.

dit-il sans prêter la moindre attention à la main levée d'Hermione.

« Essayons encore une fois, Potter, reprit Rogue. Où iriez-vous si je vous demandais de me rapporter un bézoard ?

« Dans l'estomac d'une chèvre, » répondit Rose. « C'est un peu plus raisonnable. »

« Dans l'estomac d'une chèvre. Au moins, ça c'est enseigné en première année, » fit Lily.

« Oui, mais pas avant le dernier trimestre, » dit Remus.

Hermione leva à nouveau la main comme si elle essayait de toucher le plafond, mais Harry n'avait pas la moindre idée de ce que pouvait bien être un bézoard. Il essaya de ne pas regarder Malefoy, Crabbe et Goyle qui étaient secoués d'un fou rire.

« Comme s'ils savaient! » se moqua James.

« Je doute que Crabbe et Goyle le saurait, ils ont l'air d'idiot, » dit Scorpius. « Mais papa était très bon en potions, il devait savoir ça. »

« Je ne sais pas, Monsieur, dit-il.

« Vous n'alliez quand même pas vous donner la peine d'ouvrir un de vos livres avant d'arriver ici, n'est-ce pas, Potter ?

« Il le raille en plus des insultes, » fit James avec un regard noir en direction du livre.

Harry se força à ne pas baisser les yeux devant le regard glacé du professeur. En fait, il avait bel et bien ouvert ses livres quand il était encore chez les Dursley, mais Rogue ne pouvait pas exiger de lui qu'il ait retenu tout ce que contenait le manuel intitulé Mille herbes et champignons magiques. Rogue ne faisait toujours pas attention à la main frémissante d'Hermione.

« Potter, reprit le professeur, quelle est la différence entre le napel et le tue-loup ?

« Est-ce qu'ils ne sont pas la même chose? » demanda Rose.

« Ce n'est pas juste, c'est une question piège, » dit Lily. « C'est la même plante connue aussi sous le nom d'aconit. »

Cette fois, Hermione se leva, la main toujours tendue au-dessus de sa tête.

« Mon dieu, elle est vraiment pressée, » rit Sirius. « Lily, tu savais ces réponses en première année? »

« Oui, mais probablement pas le premier cours. »

« Alors cette fille est pire que toi et Remus combinés. »

« Ce n'est pas pire... » siffla Rose.

« Je ne sais pas, répondit Harry avec calme. Mais je crois qu'Hermione le sait. Vous aurez peut-être plus de chance avec elle.

« C'est bien papa, ne laisse pas ça te démoraliser! » applaudit James.

« Désolé Cornedrue, mais il a définitivement hérité de l'impertinence de Lily, » rit Sirius.

Il y eut quelques rires. Rogue, en revanche, n'avait pas l'air content.

« Asseyez-vous ! lança-t-il à Hermione. Pour votre information, Potter, sachez que le mélange d'asphodèle et d'armoise donne un somnifère si puissant qu'on l'appelle la Goutte du Mort vivant. Un bézoard est une pierre qu'on trouve dans l'estomac des chèvres et qui constitue un antidote à la plupart des poisons. Quant au napel et au tue-loup, il s'agit de la même plante que l'on connaît aussi sous le nom d'aconit. Alors ? Qu'est-ce que vous attendez pour prendre note ?

« Tu ne leur a pas dit de le faire, » rétorqua Fred.

Il y eut un soudain bruissement de plumes et de parchemins.

« Et votre impertinence coûtera un point à Gryffondor, Potter, ajouta Rogue.

« Ce n'est pas juste, » dit Sirius en faisant la moue.

« En fait, ce n'était pas si mauvais, » fit Harry en haussant les épaules. « J'ai répondu en quelque sorte. »

« Mais il t'a complètement incité à le faire, » s'indigna Al.

« Mais... »

Il répartit alors les élèves deux par deux et leur fit préparer une potion destinée à soigner les furoncles. Il passait et repassait parmi les élèves, sa longue cape noire flottant derrière lui, en les regardant peser des orties séchées et écraser des crochets de serpent. Chacun eut droit à de sévères critiques, sauf Malefoy pour qui il semblait éprouver de la sympathie.

« Papa dit qu'il venait au Manoir de temps en s'entendait bien avec grand-père, » dit Scorpius ( le dernier mot sortit amèrement. Il haïssait vraiment son grand-père, même s'il aimait chèrement sa grand-mère ).

Brusquement, un nuage de fumée verte accompagné d'un sifflement sonore emplit le cachot. Neville Londubat s'était débrouillé pour faire fondre le chaudron de Seamus et leur potion se répandait sur le carrelage en rongeant les chaussures des élèves. Un instant plus tard, toute la classe était debout sur les tabourets et Neville, aspergé de potion lorsque le chaudron avait fondu, gémissait de douleur tandis que des furoncles lui poussaient sur les bras et les jambes.

« Pauvre oncle Neville, » soupira Lily.

« Imbécile !

« Hé! Ne t'avises pas de dire ça! » cria Alice.

« Je pense que Slughorn était un meilleur enseignant. Il avait peut-être ses favoris, mais au moins il était assez sympathique avec le reste d'entre nous, » dit Remus.

« Je n'ai jamais compris pourquoi tu n'étais pas un de ses favoris, Remus, » fit gentiment Lily. Il avait toujours été le Maraudeur avec lequel elle s'entendait le mieux. En fait, elle pouvait dire qu'elle le considérait comme son ami depuis leur troisième année.

« Ce n'est vraiment pas si dur à deviner: J'étais un loup-garou, donc je n'avais pas vraiment d'avenir, » dit Remus tandis que les deux autres Maraudeurs s'offusquaient.

Teddy fronça les sourcils à ça. Il n'aimait vraiment pas les préjugés qu'il entendait sur les loup-garous (et même certains étaient dirigés contre lui).

« C'est pourquoi tu avais autant d'antipathie envers Slughorn, » Lily sourit à James. « À défaut d'autre chose, James, tu es un bon ami. »

gronda Rogue en faisant disparaître d'un geste de la main la potion répandue sur le sol. J'imagine que vous avez ajouté les épines de porc-épic avant de retirer le chaudron du feu ?

Neville pleurnichait et des furoncles lui poussaient à présent sur le nez.

« Emmenez-le à l'infirmerie, ordonna Rogue à Seamus.

Puis il se tourna vers Harry et Ron qui avaient préparé leur potion à côté de Neville.

« Potter, pourquoi ne lui avez-vous pas dit qu'il ne fallait pas ajouter les épines tout de suite ?

« Parce qu'il était trop occupé à sa propre potion, » se moqua Rose.

Vous pensiez que s'il ratait sa potion, vous auriez l'air plus brillant ? Voilà qui va coûter un point de plus à Gryffondor.

« Là, c'était complètement injuste! » cria Sirius.

« Je ne peux qu'être d'accord avec toi, » fit James, d'une voix pleine de venin.

« C'est horrible, » dit Alice.

C'était tellement injuste que Harry ouvrit la bouche pour répliquer, mais Ron lui donna un petit coup de pied pour l'en dissuader.

« Laisse tomber, chuchota-t-il. Il paraît qu'il peut devenir très méchant quand il s'y met.

« Il le peut vraiment, » dit Scorpius. « C'était intelligent de la part de Mr Weasley. »

« Appelle le Ron, » dit Rose.

« Je ne suis pas sûr qu'il le voudrait, » dit Scorpius. Ron l'acceptait beaucoup moins que Harry.

« Ça lui passera, » fit Rose en haussant les épaules. « D'ailleurs, il ne peut pas t'entendre. »

« D'accord, » soupira Scorpius.

Lorsqu'ils remontèrent du cachot, une heure plus tard, Harry remuait de sombres pensées et son moral était au plus bas. Il avait fait perdre deux points à Gryffondor dès la première semaine.

« Deux points, » se moqua James. « C'est rien. »

Pourquoi Rogue le haïssait-il ainsi ?

« Désolé, » dit James. « C'est ma faute. »

« Il devrait pourtant être suffisamment adulte pour ne pas s'en prendre à ton enfant, » fit Alice avec colère. « Et qu'est-ce que Neville a fait pour mériter sa colère? »

« C'est juste son attitude anti-Gryffondors et toutes les autres Maisons qui sort, » soupira Scorpius.

« Ne t'en fais pas, dit Ron. Rogue enlevait aussi des points à Gryffondor à cause de Fred et George. Est-ce que je peux venir avec toi chez Hagrid ?

« Peut-être que Ron n'est pas aussi aveugle que Sirius, » plaisanta Lily.

« Pas nécessairement, Sirius est doué pour te remonter le moral quand tu es bouleversé, » dit Remus.

« Papa est doué pour ça, lui aussi, » sourit Rose.

A trois heures moins cinq, ils quittèrent le château et traversèrent le parc. Hagrid habitait une petite maison de bois en bordure de la Forêt interdite. Une arbalète et une paire de bottes en caoutchouc étaient posées à côté de la porte.

Lorsque Harry frappa, un grand fracas retentit à l'intérieur de la maison, accompagné d'aboiements sonores. Puis, la voix de Hagrid domina le vacarme:

« Ça suffit, Crockdur ! dit-il. Va-t'en de là.

« Wow, tu veux dire que Crockdur aboyait, » fit Fred d'une voix incrédule. Tout ce que faisait ce chien, c'était rester étendu sur son lit en se levant uniquement pour manger.

Le visage hirsute de Hagrid apparut dans l'entrebâillement de la porte.

« Du calme, Crockdur !

Il fit entrer Harry et Ron en s'efforçant de retenir par son collier un énorme molosse noir.

La maison ne comportait qu'une seule pièce. Des jambons et des faisans étaient suspendus au plafond, et une bouilloire en cuivre était posée sur le feu. Un coin de la pièce était occupé par un lit massif recouvert d'une courtepointe en patchwork.

« Faites comme chez vous, dit Hagrid en lâchant Crockdur qui bondit aussitôt sur Ron et entreprit de lui lécher consciencieusement les oreilles. A l'image de son maître, Crockdur était beaucoup moins féroce qu'il ne le paraissait.

« Oui, son nom sonne dangereux mais il est inoffensif. Ce sont les... créatures avec des noms mignons ou normaux dont il faut s'inquiéter, » rit Remus.

« Ne m'en parle pas, » fit Teddy. Il avait eu affaire avec plus d'un des animaux dingues de Hagrid, surtout vu qu'il était doué avec eux.

« Je vous présente Ron, dit Harry à Hagrid qui versait de l'eau chaude dans une grande théière et disposait des biscuits maison sur une assiette.

« Encore un Weasley, à ce que je vois, remarqua Hagrid en regardant les taches de rousseur de Ron.

« Oh, belle façon de le faire se sentir spécial, Hagrid, » fit sarcastiquement Lily.

J'ai passé la moitié de ma vie à poursuivre tes frères jumeaux quand il leur prenait l'envie d'aller faire un tour dans la forêt.

Les biscuits faillirent leur casser les dents, mais Ron et Harry firent semblant de les trouver délicieux.

« Ce qu'il y a de mieux à connaître Hagrid toute sa vie, c'est que tu n'as jamais à essayer sa cuisine, » dit Al.

« Une information que vous auriez pu partager avec moi avant que j'aille manger là-bas, » s'offusqua Scorpius.

« Mais c'était drôle, » rit Rose. « Surtout quand tu essayais d'être poli avec lui. »

« Quels supers ami, j'ai hérité, » gémit Scorpius.

Ils lui racontèrent leur première semaine de classe pendant que Crockdur, la tête posée sur les genoux de Harry, bavait abondamment sur sa robe de sorcier.

Harry et Ron furent enchantés d'entendre Hagrid qualifier Rusard de « vieille ganache ».

« Et un de ces jours, j'aimerais bien présenter son horrible Miss Teigne à Crockdur. A chaque fois que j'entre dans l'école, elle me suit partout. Impossible de se débarrasser d'elle. C'est Rusard qui me l'envoie.

Lorsque Harry lui raconta ce qui s'était passé pendant le cours de Rogue, Hagrid lui fit la même réponse que Ron: il ne fallait pas y prêter attention, Rogue n'avait jamais aimé grand monde parmi ses élèves.

« Mais moi, on dirait vraiment qu'il me hait, insista Harry.

« Tu dis des bêtises, assura Hagrid. Pourquoi donc te haïrait-il ?

Mais Harry remarqua que Hagrid avait détourné les yeux en disant cela.

« Hagrid n'a jamais été un très bon menteur, » sourit Al

« Ouais, Hagrid serait au courant de sa haine envers moi, » rit James d'une voix douloureuse.

« Comment va ton frère Charlie ? demanda Hagrid à Ron. Je l'aimais beaucoup. Il savait très bien s'y prendre avec les animaux.

« Il n'est pas très subtile dans ses tactiques de diversion, » rit Remus.

Pendant que Ron lui parlait de Charlie, Harry prit un morceau de journal posé sur la table, C'était un article découpé dans La Gazette du sorcier:

« LE CAMBRIOLAGE DE GRINGOTT'S »

L'enquête sur le cambriolage qui s'est produit le 31 juillet dans les locaux de la banque Gringotts se poursuit. La piste suivie par les enquêteurs devrait les mener dans les milieux de la magie noire.

Les gobelins de Gringotts ont répété que rien n'avait été volé. La chambre forte fracturée avait en effet été vidée le même jour.

« Mais nous ne vous révélerons pas ce qu'elle contenait et, dans votre propre intérêt, nous vous conseillons vivement de ne pas vous mêler de cette affaire », a déclaré le porte-parole des gobelins.

« Oui, les gobelins sont vraiment charmants, n'est-ce pas? » rit Fred.

Harry se souvenait de ce que Ron lui avait dit dans le train: il y avait eu une tentative de cambriolage à Gringotts. Mais il ne lui avait pas précisé la date à laquelle elle avait eu lieu.

« Hagrid ! s'exclama Harry. Ce cambriolage à Gringotts s'est passé le jour de mon anniversaire ! Ça aurait pu arriver pendant qu'on y était !

« Ton anniversaire est le 31 Juillet, » sourit Lily.

« Hé! Attends! Ce n'est pas le 31 Juillet, aujourd'hui! Je veux mon argent! » fit Sirius sans vraiment se soucier de l'argent.

« Et bien, c'est de mon point de vue, » dit Harry. « J'ai quitté mon époque à mon anniversaire. »

« Ok, » convint Sirius.

Cette fois, il n'y avait vraiment aucun doute: Hagrid fuyait le regard de Harry. Il poussa un grognement et lui offrit un autre biscuit. Harry relut l'article. La chambre forte fracturée avait été vidée le même jour. Hagrid avait vidé la chambre forte numéro 713, si on pouvait appeler ça vider. Il n'avait pris qu'un petit paquet enveloppé de papier kraft. Était-ce donc cela que les voleurs avaient voulu dérober ?

« Il semble que l'esprit de Harry fonctionnait déjà comme celui d'un Auror, » sourit Teddy.

« Je vois que tu mets les pièces ensembles rapidement, toi aussi, » sourit Remus.

« Mais pas aussi vite que vous, » fit Harry en faisant la moue.

Lorsqu'il revint au château avec Ron, leurs poches pleines de biscuits qu'ils avaient été trop polis pour refuser, Harry estima qu'aucun des cours qu'il avait suivis jusqu'à présent ne lui avait donné autant à penser que cette visite chez Hagrid. Il se demanda où pouvait bien se trouver le fameux paquet, à présent. Si c'était bien ce que cherchaient les voleurs, Hagrid l'avait emporté juste à temps ! Harry se posait aussi une autre question: Hagrid avait-il quelque chose à lui cacher au sujet de Rogue et de l'antipathie qu'il lui avait manifestée ?

« C'est fini, » dit Harry. « Est-ce que ça veut dire que c'est à nouveau ton tour, Lunard, ou est-ce que nous commençons un nouvel ordre? »

« Peu importe, » dit Remus en prenant le livre. « Mais je lis la suite. »

« De toute évidence, papa est un grand lecteur, lui aussi. » souri Teddy.

« C'était la fin du chapitre, » dit Fred en tendant le livre à Scorpius. « Tu es le seul qui reste. »


Alors?

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