Chapitre 9! J'espère que vous l'aimerez parce qu'il est vraiment long celui-là! Je m'efforce de continuer à poster à interval régulier et je suis vraiment désolée si parfois, ça met plus de temps que prévu.
Comme toujours, rien n'est à moi.. blabla bla...
«« Duel à minuit, » lut Remus. Ça semble intéressant, » lut Scorpius.
« On dirait que nos pères vont se battre, » dit Al.
« Et bien, s'ils sont comme nous, ils ne peuvent pas encore faire grand-chose à l'autre, » dit Scorpius. Ils s'étaient rencontrés lors d'un duel et aucun d'eux n'avait put jeter un sort capable de blesser l'autre.
« Je suppose, » rit Al. « Je pense toujours que tu as de la chance de ne pas avoir défier Rose... tu aurais eu ton... »
« Ça n'arrivera jamais alors de ramener ça sur le tapis, » s'offusqua Rose. « Je n'arrive pas à croire que tu l'ais affronté. »
« Ça semble stupide, » fit Lily en foudroyant son fils du regard.
« C'est exactement mon sentiment, » souffla à nouveau Rose.
Harry avait toujours cru qu'il était impossible de rencontrer quelqu'un d'aussi détestable que Dudley, mais c'était avant de faire la connaissance de Drago Malefoy. Les Gryffondor pensaient n'avoir que le cours de potions en commun avec les Serpentard.
« La plupart de nos cours à nous sont communs, » dit Al.
« Ça change tous les ans, Al, » fit Rose en levant les yeux au ciel. « James et Lily n'ont pratiquement pas de classes en commun avec les Serpentard. »
« Je sais, je me demandais juste pourquoi nous en avions autant avec eux, » dit Al, pensif. « Tu crois que McGonagall voulait voir si nous pouvions nous entendre? »
« Peut-être, » fit Rose, elle aussi pensive. « Elle semblait particulièrement intéressée à ce que Scorp et toi fassiez la paix. »
« C'était juste parce qu'elle n'aimait pas le chaos que vous causiez tous les deux, » dit Victoire qui avait été Préfète-en-Chef cette année-là. « Mais ça ne me surprendrait pas de McGonagall d'avoir voulu que vous vous entendiez... cela à conduit, d'avoir deux personnes aussi prestigieuses s'appréciant, à ce que l'animosité entre les deux Maisons baisse dramatiquement. »
« Et bien, ça donne à notre amitié une sonorité charmante, » fit sarcastiquement Scorpius.
« Ce n'est pas vraiment important pour nous de toute façon, » dit Al en haussant les épaules. « Si je ne t'aimais je n'aurais jamais été ton ami. »
« C'est vrai, » sourit Scorpius.
Hélas, une note au tableau d'affichage les informa que les cours de vol sur balai seraient également communs entre les deux maisons.
« On ne pouvait pas rêver mieux, marmonna Harry. Je n'attendais que ça: me ridiculiser devant Malefoy en essayant de manier un manche à balai.
« Comme si papa pouvait se ridiculiser quand il est sur un balai, » se moqua James.
« Es-tu doué sur un balai? » demanda James toujours déçu que son fils ne partage pas son obsession du Quidditch. »
« Ouais, je suis plutôt doué, » fit Harry en haussant les épaules.
Les leçons de vol étaient celles qu'il attendait avec le plus d'impatience.
« Qui te dit que tu vas te ridiculiser ? répondit Ron. Je sais que Malefoy se vante toujours d'être un grand joueur de Quidditch, mais ça ne coûte rien de le dire. Il faudra voir sur le terrain.
« Ce n'est pas que de la vantardise, » fit Scorpius en levant les yeux au ciel. « Papa est vraiment bon au Quidditch, lui aussi. »
« Il a probablement raison, Harry, » dit Sirius.
Il est vrai que Malefoy parlait beaucoup de balais volants. Il se plaignait à haute voix du fait que les premières années n'étaient jamais dans l'équipe de leur Maison
« Dans ce cas, il ne va pas aimer ce qui va arrive ensuite, » ricana James.
et il racontait sans cesse des histoires dont il était le héros et qui se terminaient invariablement par une poursuite haletante à l'issue de laquelle il échappait de justesse à un hélicoptère piloté par des Moldus.
« Comment est-ce qu'il sait, pour les hélicoptères? » demanda Rose.
« Heu... c'est une longue histoire. Disons juste que grand-père Malfoy a eu... quelques ennuis avec les plissés Moldus une fois, » fit Scorpius avec un sourire narquois.
« Policiers, » corrigea Rose, un peu ennuyée par le manque de réelles informations.
Il n'était d'ailleurs pas le seul à se vanter, A l'en croire, Seamus Finnigan avait également passé le plus clair de son enfance à faire des acrobaties aériennes en pleine campagne. Même Ron racontait à qui voulait l'entendre qu'il avait failli, entrer en collision avec un deltaplane alors qu'il pilotait le vieux balai de Charlie. Tous les élèves issus de familles de sorciers parlaient sans cesse de Quidditch.
« Le Quidditch. C'est tout ce à quoi vous, les garçons, pouvez pensez? » renifla Lily. « Et vous vous demandez pourquoi je ne vous ait jamais fait savoir que je n'y était pas complètement inutile? Qui voudrait parler du Quidditch toute la journée? »
« Moi, » dit James et tout le monde sembla être d'accord avec lui, sauf Victoire ( qui n'avait jamais beaucoup joué) et Rose ( qui était une excellente joueuse et adorait ce sport mais qui pouvait penser à beaucoup de chose dont elle préfèrerait faire plutôt que «parler» de Quidditch).
Ron avait déjà eu une longue dispute avec Dean Thomas, qui partageait leur dortoir, à propos du football. Ron ne voyait pas ce qu'on pouvait bien trouver d'intéressant à un jeu qui ne comportait qu'une seule balle et où il était interdit de voler.
« Mais papa aime le football, maintenant, » dit Hugo.
« Oui, après que grand-père Duncan lui ait appris les subtilités du jeu, » dit Rose. Elle avait entendu son père le dire assez souvent pour savoir que c'était vrai. « Mais il pense toujours que le Quidditch est beaucoup mieux. »
« C'est parce que ça l'est! » firent Hugo et James.
Un soir Harry avait surpris Ron en train de tapoter une affiche de Dean représentant l'équipe de football de West Ham pour essayer, en vain, de faire bouger les joueurs.
Rose leva les yeux au ciel tandis que tout le monde riait à ça.
Tout le monde rit à ça.
Neville, en revanche, n'était jamais monté sur un balai. Sa grand-mère s'y était toujours opposée. Harry songeait en son for intérieur que c'était une sage décision, étant donné le nombre incroyable d'accidents que Neville avait déjà eu dans sa vie en restant les deux pieds sur terre.
« Ce n'est pas très gentil, » firent Alice et Lily.
« Ne vous inquiétez pas pour ça, c'est plutôt vrai, » dit Neville en se souvenant de sa première leçon de vol.
« Ça sonne prometteur, » sourit narquoisement Fred.
Quant à Hermione, elle redoutait autant que Neville la première leçon de vol,
« Oui, parce que ce n'est pas quelque chose que tu peux apprendre à partir d'un livre, » rit Sirius.
« Non, mais papa dit qu'elle a beaucoup essayer, » rit Hugo.
« Ça n'a pas beaucoup aidé, » sourit Rose.
« Elle n'est pas heu... horrible, » dit Hugo.
car c'était quelque chose qu'on ne pouvait pas apprendre par cœur dans un livre — et pourtant elle avait essayé !
Le premier cours de balai volant devait avoir lieu le jeudi. Au petit déjeuner, elle leur infligea les stupides conseils en matière de vol qu'elle avait trouvés à la bibliothèque dans un livre intitulé Le Quidditch à travers les âges.
« C'est un livre génial, » dit James. « Il te dit tout sur les jeux et les règles et te donne des conseils pour commettre des fautes. »
« Il ne te donne pas des conseil sur comment commettre des fautes, » siffla Rose. « Il y a la liste de toutes les fautes qui ont été commises, mais... »
« Comme je disais... il te dit comment commettre des fautes, » fit James avec un sourire narquois.
« N'importe quoi, » souffla Rose.
« Oh, fiche leur un peu la paix, » dit Sirius.
« Et pourquoi pas toi, » fit froidement Neville, ce que Harry apprécia. Peu importe combien il aimait son parrain, s'il ne laissait pas Hermione tranquille bientôt, Harry allait mordre.
« Il devrait mordre maintenant, » marmonna Hugo.
Neville buvait ses paroles, dans l'espoir d'apprendre quelque chose qui pourrait l'aider à tenir sur un balai mais tous les autres furent ravis que l'arrivée du courrier interrompe la conférence d'Hermione.
Harry n'avait pas reçu la moindre lettre depuis le petit mot de Hagrid, ce que Malefoy avait tout de suite remarqué. Le hibou grand duc de celui-ci lui apportait sans cesse des colis de bonbons qu'il ouvrait avec jubilation à la table des Serpentard.
« Abruti, » marmonna James.
« Est-ce que tu vas faire ça souvent? » gémit Scorpius.
« Aussi souvent qu'il sera un abruti, » sourit narquoisement James.
Ce matin-là, un hibou apporta à Neville un paquet que lui envoyait sa grand-mère. Il l'ouvrit fébrilement et montra à tout le monde une boule de verre de la taille d'une grosse bille qui semblait remplie de fumée.
« C'est un Rapeltout, » dit Teddy. « Je ne sais pas pourquoi les gens pensent que c'est une si bonne invention. Tout ce que ça fait, c'est te dire que tu as oublié quelque chose, ça ne t'aides pas à te souvenir de ce que t'as oublié. »
« Je suis tout à fait d'accord avec toi, » dit Rose.
« C'est un Rapeltout ! expliqua-t-il. Ça sert à se souvenir de ce qu'on a oublié de faire. Ma grand-mère me l'a envoyé parce qu'elle trouve que je suis étourdi. Regardez, il suffit de la tenir dans sa main, comme ça et si on a oublié quelque chose, elle devient rouge.
« Je n'ai jamais vu l'utilité d'un Rapeltout, » dit Remus. « Ça te dit que tu as oublié quelque chose, pas ce que tu as oublié. »
Teddy sourit à ça, mais ne dit rien.
Neville fronça les sourcils: dans sa main, la boule était devenue écarlate. Pendant qu'il essayait de se rappeler ce qu'il avait oublié, Drago Malefoy passa près de la table des Gryffondor et prit le Rapeltout des mains de Neville.
« Abruti, » répéta James avec un sourire narquois en direction de Scorpius, qui, cette fois, ne gémit pas ou ne donna quelconque réaction que James recherchais ( c'était la meilleure façon de traiter avec lui dans cette situation).
Harry et Ron se levèrent d'un bond. Ils n'auraient pas été mécontents d'avoir un prétexte pour se battre avec Malefoy,
« Idiots, vous êtes dans la Grande Salle, » gémit Rose.
mais le professeur McGonagall accourut aussitôt.
« C'est bien, vous n'avez pas besoin de vous battre, les garçons, » dit Lily.
« Je sais maman, mais Malfoy me tape vraiment sur les nerfs parfois, » sourit Harry.
« Je ne te le fais pas dire, » fit Al avec un sourire narquois tandis que Scorpius émettait un petit rire.
« Oui, je vois ce que tu veux dire, mais quand même, » fit Lily en haussant les épaules.
« Que se passe-t-il ? demanda-t-elle.
« C'est Malefoy qui m'a pris mon Rapeltout, gémit Neville.
Malefoy fit une grimace et laissa retomber la boule de verre sur la table.
« C'était simplement pour jeter un coup d'œil, dit-il avant de s'éloigner en compagnie de Crabbe et de Goyle.
A trois heures et demie, cet après-midi-là, les élèves de Gryffondor sortirent dans le parc pour se rendre sur le lieu de leur première leçon de vol. Le ciel était clair et les vastes pelouses ondulaient sous une faible brise. Le terrain se trouvait du côté opposé à la Forêt interdite dont on voyait les arbres se balancer au loin.
Les Serpentard étaient déjà là, ainsi qu'une vingtaine de balais soigneusement alignés sur le sol. Harry avait entendu Fred et George se plaindre de la qualité des balais de l'école
« Ouais, c'est parce qu'ils sont horribles, » dit James. « J'ai même eu un peu de mal à voler avec eux pendant la première leçon. »
« Et bien, c'est parce que tu ne sais pas voler, » sourit narquoisement Al.
« La ferme, » fit James. Il essaya de lui lancer un oreiller mais se rendit compte qu'il ne pouvait pas bouger (Teddy, en voyant les signes de dangers, avait produit un sortilèges pour empêcher James de riposter).
qui se mettaient à vibrer quand on volait trop haut ou qui tiraient un peu trop à gauche.
Madame Bibine, le professeur de vol, arriva bientôt. Elle avait des cheveux courts et gris et des yeux jaunes comme ceux d'un faucon.
« Je me suis toujours demandée pourquoi ils étaient comme ça, » songea Rose.
« Elle ne te le dira pas si tu lui demandes, » dit James en faisant la moue.
« Alors, qu'est-ce que vous attendez ? aboya-t-elle. Mettez-vous chacun devant un balai. Allez, dépêchez-vous !
Harry jeta un coup d'œil à son balai: il était vieux et pas en très bon état.
« Tendez la main droite au-dessus du balai, ordonna Madame Bibine, et dites : « Debout ! »
« Debout ! crièrent les élèves à l'unisson.
Le balai de Harry lui sauta aussitôt dans la main, mais ce fut un des rares à le faire.
« Tu l'as fait faire sauter directement. Ça veut dire que tu as un don, » dit James en devenant encore plus triste par le fait que son fils n'aimait pas le Quidditch. Il aurait probablement été bon.
« Aw, pauvre grand-père, » fit Lily avec un sourire narquois tandis que James riait à gorge déployée.
Celui d'Hermione Granger fit simplement un tour sur lui-même et celui de Neville ne bougea pas. Les balais étaient peut-être comme les chevaux, songea Harry, quand on avait peur, ils le sentaient
« C'est une intéressante théorie, » dit Teddy. « Peut-être que je ferais quelques recherches. »
et le tremblement dans la voix de Neville indiquait clairement qu'il aurait préféré garder les deux pieds sur terre.
« J'ai toujours pensé ça moi aussi, » dit Remus.
Madame Bibine leur montra ensuite comment enfourcher le manche sans glisser. Elle passa devant chacun pour corriger la position et Harry et Ron furent enchantés de l'entendre dire à Malefoy qu'il tenait très mal son balai.
« Les Malfoys ont juste une différente façon de faire les choses, » dit Scorpius. « Ce n'est peut-être pas la façon standard, mais ça ne veut pas dire qu'elle est fausse. »
« D'ailleurs, pour chacune des différentes positions, la prise est un peu différente, » dit Rose. « Peut-être qu'il a prit cette prise pour correspondre à la position qu'il sait il jouera. »
« Tous les Malfoys sont des Attrapeurs, » fit fièrement Scorpius. « Ça peut expliquer la prise que nous apprenons. »
« Bon à savoir, » rit Sirius.
« Et maintenant, dit le professeur, à mon coup de sifflet, vous donnez un coup de pied par terre pour vous lancer. Frappez fort. Vous tiendrez vos balais bien droits, vous vous élèverez d'un ou deux mètres et vous reviendrez immédiatement au sol en vous penchant légèrement en avant. Attention au coup de sifflet. Trois, deux...
Mais Neville était si nerveux et il avait si peur de ne pas réussir à décoller qu'il se lança avant que Madame Bibine ait eu le temps de porter le sifflet à ses lèvres.
« Oh non, je n'aime pas ça, je n'aime pas ça du tout, » dit Alice, inquiète.
« Redescends, mon garçon ! Ordonna-t-elle.
Mais Neville s'éleva dans les airs comme un bouchon de champagne. Il était déjà à trois mètres. Il monta jusqu'à six mètres. Harry vit son visage se décomposer tandis qu'il regardait le sol s'éloigner. Il eut un haut-le-corps, glissa du balai et...
BAM !
Il y eut un bruit sourd, puis un horrible craquement et Neville se retrouva face contre terre, le nez dans le gazon.
« Pauvre oncle Neville, » dit Neville.
« Est-ce que ça va? » demanda Alice en étreignant son fils.
« C'est arrivé il y des années... heu.. pour le Neville dans la pièce, du moins. Bien sûr qu'il va bien, » dit Fred.
« Je vais bien, maman, » dit Neville, le visage rouge. « Je me suis juste blessé au bras. »
Son balai continua de s'élever de plus en plus haut, puis dériva lentement vers la Forêt interdite avant de disparaître à l'horizon.
Madame Bibine était penchée sur Neville, le teint aussi pâle que lui.
« Poignet cassé, murmura-t-elle. Allez, viens mon garçon, lève-toi, ce n'est pas grave.
Elle se tourna alors vers les autres élèves.
« Personne ne bouge pendant que j'emmène ce garçon à l'infirmerie, dit-elle. Et vous laissez les balais par terre, sinon, je vous garantis que vous ne resterez pas longtemps à Poudlard.
Neville, le visage ruisselant de larmes, la main crispée sur son poignet, clopina à côté de Madame Bibine qui le tenait par l'épaule. Dès qu'ils se furent suffisamment éloignés, Malefoy éclata de rire.
« Vous avez vu sa tête, à ce mollasson ? S'exclama-t-il.
« Abruti, » marmonna à nouveau James.
« La ferme, idiot! » hurla Sirius qui semblait vraiment furieux.
« Sirius, je ne savais pas que c'était important pour toi, » dit Alice à moitié en plaisantant et à moitié sérieuse.
« C'est un type bien, et un ami de Harry, » dit Sirius comme si c'était la seule raison dont il avait besoin.
« Ou plutôt la seule raison dont il avait besoin, c'est qu'il s'agissait d'un Malfoy, » fit James avec un sourire narquois.
« Bien que la plupart des gens pensent que la principale qualité des Maraudeurs est de semer la pagaille, c'est en réalité leur amitié, » dit Lily en s'appuyant contre son petit ami.
« Tu peux parler, tu étais une des plus venimeuses partisanes pour haïr les Maraudeurs, » plaisanta Sirius.
« Jusqu'à ce que je découvre la chose sur l'amitié et réalise que vous n'étiez pas les idiots que faisiez croire à tout le monde que vous étiez, » dit Lily.
Les Serpentard éclatèrent de rire à leur tour.
« Tais-toi, Malefoy, lança sèchement Parvati Patil.
« Tu prends la défense de Londubat, Parvati ? s'exclama Pansy Parkinson, une fille de Serpentard au visage dur. Je ne savais pas que tu aimais les gros pleurnichards.
« Regardez ! s'écria Malefoy.
Il se précipita soudain à l'endroit où Neville était tombé et ramassa quelque chose dans l'herbe.
« C'est ce truc idiot que sa grand-mère lui a envoyé, dit-il en montrant le Rapeltout qui étincelait dans sa main.
« Donne-moi ça, Malefoy, lança Harry d'une voix très calme.
Tout le monde cessa de parler pour regarder la suite des événements.
« Oh, je sens une bagarre qui arrive, » sourit James.
Malefoy eut un sourire mauvais.
« Hm, quelle genre de problème va arriver? » sourit Sirius.
« Je vais le laisser quelque part pour que ce pauvre Neville puisse le retrouver. Au sommet d'un arbre, par exemple.
« Donne ça ! s'écria Harry.
Mais Malefoy avait déjà enfourché son balai et décolla aussitôt. Il n'avait pas menti en disant qu'il savait voler.
« Naturellement, » fit Scorpius avec un sourire narquois.
« Si tu y tiens tellement, viens le chercher, Potter, cria-t-il en volant autour de la cime d'un chêne.
Harry empoigna son balai.
« Non ! cria Hermione Granger. Madame Bibine nous a dit de ne pas bouger. Tu vas nous attirer des ennuis.
« Comme si ça comptait, » dit Al.
« Argh, on dirait que oncle Harry écoutait maman tout autant que vous m'écoutez, » souffla Rose tandis que Al et Scorpius lui rendait un sourire narquois.
« Oh, reste en dehors de ça, » fit Sirius. « Vas-y Harry et récupère le Rapeltout! »
« Non Harry, c'est juste stupide, » le réprimanda Lily.
Mais Harry ne fit pas attention à elle. Il enfourcha le balai, donna un grand coup de pied par terre et s'éleva à toute vitesse. L'air lui sifflait aux oreilles et sa robe de sorcier flottait derrière lui.
Il ressentit une joie intense en découvrant soudain qu'il savait faire voler un balai sans avoir eu besoin d'apprendre. C'était quelque chose qui lui paraissait très naturel, très facile, et qui lui donnait une sensation merveilleuse.
« Alors pourquoi est-ce que tu n'aimes pas le Quidditch! » hurla James, incapable de s'en empêcher.
« Neville rit à ça et tout le monde fixa Harry.
« Harry, est-ce que tu joues au Quidditch? » demanda James, soudain suspicieux.
« J'ai dit que je jouais, non? » se défendit Harry, sans regarder son père dans les yeux.
« Et il continue, » fit James en riant plus fort que jamais. « Papa est diabolique. »
Lorsqu'il tira sur le manche pour monter encore un peu plus haut, il entendit s'élever de la pelouse les hurlements des filles qui le suivaient des yeux et une exclamation admirative de Ron.
Harry prit alors un virage serré pour faire face à Malefoy qui paraissait stupéfait.
« Donne-moi ça, s'écria Harry, ou je te fais tomber de ton balai !
« Vraiment ? répliqua Malefoy qui essayait d'avoir l'air méprisant mais semblait plutôt inquiet.
« Il ne s'attendait pas à ce que Harry sache voler, » dit Scorpius.
D'instinct, Harry savait parfaitement ce qu'il fallait faire. Il se pencha en avant, serra les mains sur le manche et son balai fonça sur Malefoy comme un javelot. Malefoy parvint de justesse à éviter Harry qui prit un virage en épingle à cheveux et fondit à nouveau sur son adversaire. En bas, des élèves applaudirent.
« Harry a un don, » dit Sirius en fixant son filleul d'un œil critique. Peut-être qu'il mentait pour son appréciation du Quidditch.
« Tu crois? » ricana Fred et tout les autres rirent.
« Alors, Malefoy ! Crabbe et Goyle ne sont plus là pour te sauver la mise ? lança Harry.
Il sembla que Malefoy avait eu la même pensée.
« Attrape, si tu en es capable, cria-t-il.
Et il lança la boule de verre le plus haut possible.
Comme dans un film au ralenti, Harry vit la boule s'élever dans les airs puis amorcer sa chute. Il se pencha aussitôt en avant, abaissa le manche à balai et poursuivit la boule en fonçant vers le sol. Des cris se mêlaient au sifflement du vent dans ses oreilles, tandis qu'il fendait l'air à une vitesse vertigineuse. Soudain, il tendit la main et réussit à attraper la boule à une cinquantaine de centimètres du sol, juste à temps pour pouvoir redresser le manche de son balai et atterrir en douceur sur la pelouse, en tenant le Rapeltout au creux de son poing.
« Wow, c'était stupéfiant, » fit James et tout le monde eut l'air tout autant impressionné. « Je ne savais pas qu'il était aussi doué... et il était sur un balai de l'école, nom d'un chien! »
« C'est plus impressionnant que je ne le pensais, » fit Al avec respect. « Pas étonnant qu'il soit entré dans l'équipe en première année. »
« Mon dieu Merlin, cette prise était incroyable, » haleta James. « Dis moi que tu joues pour l'équipe de la Maison. »
« Harry est le meilleur Attrapeur que j'ai jamais vu, » rit Neville.
« J'adore le Quidditch, papa, » dit Harry, en riant lui aussi devant l'expression de tout le monde.
« HARRY JAMES POTTER ! » hurla Lily après avoir surmonté son choc. « Ne fais plus jamais quelque chose aussi... aussi stupide à nouveau! Tu aurais pu te rompre le cou, tout ça pour un stupide Rapeltout...! »
« C'était assez dangereux, » dit Rose. Mais elle était tellement habitué à ce que Harry soit si bon que ça ne la dérangeait pas vraiment.
« On s'en fiche Lily! Harry aime le Quidditch! » cria James en sautant sur place avant d'étreindre son fils.
« Pas une mauvaise blague non plus, » rit Remus. « Tout le monde s'y est prit, Harry. »
« C'était sacrément brillant, n'est-ce pas? » rit James.
« C'était brillant, » fit Sirius en ébouriffant les cheveux de Harry (non que ça fasse une différence).
« Garçons stupides, » souffla Lily. Mais si elle était honnête avec elle-même, elle état heureuse du jeu de Harry. Elle n'avait pas vu son fils aussi heureux que maintenant, recevant les compliment des autres garçons.
« HARRY POTTER !
Cette fois, ce fut son coeur qui sembla plonger dans sa poitrine à la même vitesse que le balai. Le professeur McGonagall courait vers lui.
« Heureusement que c'était à propos du Quidditch, ou papa aurait été condamné, » dit Al. Tout le monde savait que le Professeur McGonagall était une grande fan de Quidditch.
Harry se releva, les jambes tremblantes.
« Jamais depuis que je suis à Poudlard...
Elle étant dans un tel état de choc qu'elle n'arrivait presque plus à parler et ses lunettes lançaient des éclairs furieux.
« Comment avez-vous pu oser... ? Vous auriez pu vous rompre le cou...
« Et voilà, tu ressemble à nouveau à McGonagall, » fit Sirius en taquinant Lily.
« Ce n'est pas sa faute, professeur, intervint Ron, c'est Malefoy qui...
« Taisez-vous, Weasley. Venez avec moi, Potter.
Harry aperçut Malefoy, Crabbe et Goyle qui arboraient un air triomphant en le regardant partir sur les talons du professeur McGonagall. Harry savait qu'il allait être renvoyé.
« Non, tu vas être mis dans l'équipe de Quidditch, » fit Al avec un sourire narquois.
« Pas la meilleure façon de le décourage de faire quelque chose comme ça à nouveau, » souffla Rose.
« Du calme Harry, elle ne va pas te renvoyer pour ça, » dit James en connaissance de cause. « Tu auras juste une retenue. »
« Non, » fit Harry en souriant et James se demanda ce que ça voulait dire.
Il aurait voulu dire quelque chose pour se défendre, mais il avait l'impression que sa voix refusait de lui obéir. Le professeur McGonagall avançait à grands pas sans même le regarder et il lui fallait courir pour la suivre. Il n'avait pas tenu deux semaines. Dans dix minutes, il devrait faire sa valise. Que diraient les Dursley quand ils le verraient sur le pas de la porte ?
« Oh, bougre, que diable fais-tu ici? » se moqua Fred.
Il monta les marches de pierre, puis l'escalier de marbre. Le professeur McGonagall ne disait toujours rien.
« C'était probablement sa façon de le punir... vu qu'elle allait le laisser s'en tirer facilement, elle était obligée de le torturer un peu, » fit James.
Elle ouvrait les portes à la volée et arpentait les couloirs, Harry sur ses talons. Peut-être l'emmenait-elle dans le bureau de Dumbledore. Il pensa à Hagrid qui s'était fait renvoyer mais qui avait pu rester à Poudlard comme garde-chasse. Peut-être pourrait-il devenir son assistant ? Il sentit son estomac se nouer à l'idée de voir Ron et les autres devenir sorciers tandis qu'il serait condamné à suivre Hagrid en portant son sac.
« Ça serait horrible, » dit Lily.
« Je ne peux vraiment pas voir Harry Potter faire ça, » rit Scorpius.
Le professeur s'arrêta soudain devant une salle de classe. Elle ouvrit la porte et jeta un coup d'œil par l'entrebâillement.
« Excusez-moi, dit-elle au professeur qui donnait son cours dans la salle.
C'était Flitwick, le professeur d'enchantements.
« Puis-je vous emprunter du bois quelques instants ?
Du bois ? Avait-elle l'intention de lui donner des coups de bâton ? se demanda Harry, déconcerté.
« Ils n'utilisent pas la cane à Poudlard, » se moqua Fred.
« Et tu le saurais, » sourit narquoisement Teddy.
« Non, c'est impossible, » s'exclama James.
Harry se contenta de rayonner.
Mais Dubois était en fait un élève de cinquième année, un garçon solide qui avait l'air très étonné d'être ainsi arraché à son cours.
« Venez avec moi, tous les deux, dit le professeur McGonagall.
Ils la suivirent le long du couloir. Dubois lançait à Harry des regards surpris.
« Entrez là, ordonna le professeur.
Elle les fit entrer dans une classe vide où Peeves était occupé à écrire des gros mots au tableau.
« Dehors, Peeves ! Aboya-t-elle.
Peeves lança la craie dans une corbeille et fila dans le couloir en poussant des jurons. Le professeur McGonagall claqua la porte derrière lui et se planta devant les deux garçons.
« Allez, faites vite, » fit James, en bondissant.
« Potter, je vous présente Olivier Dubois. Dubois, je vous ai trouvé un attrapeur.
« Oui! Tu es dans l'équipe en première année! » cria James tout excité.
« Ouais, » sourit Harry.
« C'est incroyable, » fit Frank, impressionné.
« Tu es le meilleur! » cria James en étreignant son fils.
Il fallut dix minute à James pour se calmer.
« Tu crois qu'il sera plus fier de moi pour vaincre Voldemort ou entrer dans l'équipe de Quidditch? » murmura Harry à Neville.
« C'est une question difficile, » dit James.
« Bien sûr que non, idiot... c'est évidemment entrer dans l'équipe de Quidditch, » fit Fred avec un visage impassible avant d'éclater de rire.
« Je ne sais pas, » dit Neville, « mais je ne le vois pas être encore plus excité que ça. »
L'expression de Dubois passa de la surprise au ravissement.
« Vous parlez sérieusement, professeur ?
« Très sérieusement, répliqua sèchement le professeur McGonagall. Ce garçon a un don. Je n'ai jamais rien vu de semblable. C'était la première fois que vous montiez sur un balai, Potter ?
Harry approuva d'un signe de tête. Il n'avait pas la moindre idée de ce qui se passait, mais apparemment, on n'avait pas l'intention de l'exclure.
« Comment ne peut-il pas comprendre ce qui se passe? » fit James, presque indigné.
« Il a attrapé cette boule de verre après une descente en piqué de quinze mètres, dit le professeur McGonagall. Et il s'en est tiré sans la moindre égratignure. Même Charlie Weasley n'aurait pas été capable d'en faire autant.
Dubois avait à présent la tête de quelqu'un dont le rêve le plus cher vient de se réaliser.
« Tu as déjà assisté à un match de Quidditch, Potter ? demanda-t-il d'une voix enthousiaste.
« Dubois est le capitaine de l'équipe de Gryffondor, précisa le professeur McGonagall.
« Il a le physique parfait pour un attrapeur, dit Dubois qui tournait tout autour de Harry pour l'examiner en détail. Léger, rapide... Il va falloir lui trouver un bon balai. Peut-être un Nimbus 2000 ou un Astiqueur 7.
« Prenez lui le Nimbus, il avait l'air super, » dit James.
« Il l'était... autrefois, » fit James en levant les yeux au ciel.
« Je vais aller voir le professeur Dumbledore pour lui demander si on peut faire une entorse au règlement et fournir un balai à un élève de première année.
« Le Quidditch est la seule chose pour laquelle McGonagall est prête à enfreindre les règles, » dit James avec un grand sourire. « C'est une vraie fan. »
Dieu sait que nous avons besoin d'une meilleure équipe que celle de l'année dernière. Nous avons été littéralement écrasés par les Serpentard. Pendant des semaines, je n'ai plus osé regarder Severus Rogue en face...
« C'est pas vrai, Harry tu dois battre les Serpentard, » s'indigna Sirius.
« Il n'aurait pas pu affirmer quelque chose de plus vrai, » dit James avec un sourire narquois en direction de Scorpius.
« Et au Quidditch, c'est quelque chose qui ne changera jamais, » dit Al, en souriant lui aussi.
« C'est vrai, il n'y a pas de retenue au Quidditch, » fit Scorpius en regardant Al, vu qu'ils jouaient tous les deux à la même position. Ils s'étaient mis d'accord lorsqu'ils avaient découvert qu'ils avaient tous les deux été admis dans l'équipe de leur Maison en tant qu'Attrapeurs qu'ils joueraient au maximum de leurs capacités l'un contre l'autre, mais laisserait leur animosité sur le terrain, là où était sa place. Dans les deux matchs qu'ils avaient joué contre l'autre, ils avaient chacun attrapé le Vif d'Or une fois, même si Gryffondor avait gagné les deux matchs ( La première année, les Poursuiveurs de Serpentard étaient nuls et le temps que Scorpius attrape le Vif (Al l'avait bloqué plus d'une fois) le match était hors de leur possibilité de gagner). Rose était elle aussi entrée dans l'équipe, en tant que Gardien, comme son père, tandis que Hugo, quand il pourrait jouer bien sûr, avait hâte d'être Batteur, comme Fred. James et Lily, même si elle n'était pas encore dans l'équipe non plus, était tous deux Poursuiveurs (bien que Lily aimât être Attrapeur également).
Le professeur McGonagall observa Harry d'un air grave par-dessus ses lunettes.
« Je veux que vous suiviez un entraînement intensif, Potter. Vous avez intérêt à vous donner du mal, sinon, je pourrais revenir sur ma décision de ne pas vous punir pour ce que vous venez de faire.
Puis elle eut soudain un sourire.
« Votre père aurait été fier de vous, ajouta-t-elle. Lui aussi était un excellent joueur de Quidditch.
« Tu plaisantes ou quoi ?
« Non, je doué, » s'indigna James.
« James, je ne crois pas qu'ils étaient en train de parler de ça chéri, » fit doucement Lily.
Tous les Potter ricanèrent à ça.
C'était l'heure du dîner et Harry venait de raconter à Ron ce qui s'était passé avec le professeur McGonagall.
« Attrapeur ? s'exclama Ron. Mais les première année ne jouent jamais... Tu vas être le plus jeune joueur depuis...
« Un siècle, acheva Harry. C'est Dubois qui me l'a dit.
Ron était tellement stupéfait qu'il en oublia de manger ce qu'il avait dans son assiette.
« Seul le Quidditch est capable d'enlever la nourriture de l'esprit d'oncle Ron, » sourit Teddy.
« Je commence l'entraînement la semaine prochaine, dit Harry. Mais ne le dis à personne. Dubois tient à garder le secret.
« Je doute qu'une nouvelle aussi importante restera secrète très longtemps, » se moqua James.
Fred et George Weasley venaient d'entrer dans la salle. Ils se précipitèrent sur Harry.
« Bravo, dit George à voix basse. Dubois nous a raconté. Nous aussi, on est dans l'équipe. Comme batteurs.
« Je pari qu'ils sont doués à ça, » dit Sirius. Lui aussi était Batteur.
« Naturellement, » rayonna Fred.
« Cette année, on gagne la coupe, c'est sûr, dit Fred. On n'avait plus jamais gagné depuis le départ de Charlie, mais cette fois, on a une équipe formidable. Tu dois être vraiment très bon, Harry ! Dubois en sautait de joie.
« Il faut qu'on y aille, dit George. Il paraît que Lee Jordan a trouvé un nouveau passage secret pour sortir de l'école.
« Comme s'il pouvait surprendre quelqu'un qui a la Carte du Maraudeur, » se moqua encore James.
« Hé, ça montre toujours qu'il est prometteur s'il peut trouver des passages secret par lui-même, » raisonna Teddy. « Ce qui est plus que ce que je peux dire pour toi. »
« Je parie que c'est celui qui se trouve derrière la statue de Gregory le Hautain. On l'avait déjà repéré dès la première semaine. A tout à l'heure.
« Première semaine. Ils sont doués, » fit Sirius, réellement surpris.
« Mais c'est tout grâce à votre aide, Patmol, » sourit Fred
Fred et George étaient à peine partis que quelqu'un de beaucoup moins sympathique apparut: c'était Malefoy, accompagné de Crabbe et Goyle.
« Alors, c'est ton dernier repas, Potter ? Quand est-ce que tu retournes chez les Moldus ?
« Abruti, » fit James.
« D'accord, arrête de faire ça, » dit Victoire. « Ou je devrais te réduire au silence encore une fois. »
« Argh, » James fit la moue.
« Tu faisais moins le fier quand tu n'avais pas tes petits copains avec toi, répliqua Harry avec froideur.
Le qualificatif de « petit » ne convenait guère à Crabbe et à Goyle, mais les professeurs étaient nombreux autour de la Grande Table et ni l'un ni l'autre ne put faire grand-chose à part froncer les sourcils.
« Je te prends quand tu veux, dit Malefoy, vexé. Cette nuit si ça te convient. Duel de sorciers. Baguettes magiques uniquement, pas de contact physique.
« Quoi? On a peur de se faire frapper? » rit James.
« Scorpius n'avait pas peur, » fit Al. Il souriait, mais il avait l'air un peu honteux de leur bagarre aussi.
« Je ne crois pas que mon père prévoit de se battre avec Harry du tout, » dit Scorpius en fronçant les sourcils.
« Quoi? » fit James. « Qu'est-ce qui te fait dire ça? »
« Il attend que ce soit la nuit... s'il voulait vraiment avoir un duel, il le ferait maintenant, » dit Scorpius.
« Donc, qu'est-ce qu'il prévoit? » demanda James avec dureté.
« Si je dois deviner... c'est un piège pour attirer des ennuis à Harry, » gémit Scorpius. « Écarter ton ennemi sans poser un doigt sur lui. »
« C'est méprisable, » siffla James. « Satané Serpentard. »
« As-tu même pensé à me faire ça à moi? » demanda Al.
« Non, » Scorpius secoua la tête. « Je ne suis pas aussi sournois que mon père... d'ailleurs, j'ai toujours su que nous étions de force égale. »
« Est-ce que tu crois que papa est meilleur que Mr Malfoy... heu.. d'accord, Drago? » fit Al ( Scorpius avait levé un sourcil dans sa direction quand il avait essayé de l'appelé Mr Malfoy. Il était obligé d'appeler leurs parents par leur prénom, donc eux aussi).
« Après tantôt aujourd'hui, quand Harry a prouvé qu'il était plus doué sur un balai que quiconque aurait pensé, je pense que papa aurait été prudent, » fit Scorpius en haussant les épaules.
Qu'est-ce qu'il y a ? Tu ne sais pas ce que c'est qu'un duel de sorciers ?
« Non Harry, ne fais pas ça, » dit Lily.
« Bien sûr que si, intervint Ron. Et je veux bien être son second. Et toi, qui tu prends comme second ?
Malefoy se tourna vers Crabbe et Goyle et les évalua du regard.
« Crabbe, dit-il. A minuit, d'accord ? On se retrouve dans la salle des trophées, elle n'est jamais fermée.
Lorsque Malefoy et ses amis furent partis, Ron et Harry se tournèrent l'un vers l'autre.
« Qu'est-ce que c'est que ça, un duel de sorciers ? demanda Harry. Et qu'est-ce que tu entends par second ?
« Le second est là pour prendre ta place si tu es tué, répondit Ron d'un ton dégagé.
« Et bien, c'est une super et relaxante façon d'annoncer ça, » fit Rose en secouant la tête.
Mais on ne meurt que dans les vrais duels, avec de vrais sorciers. Tout ce que vous arriverez à faire, Malefoy et toi, c'est à vous envoyer des étincelles. Vous ne vous y connaissez pas suffisamment en magie pour vous faire du mal. Je suis sur qu'il s'attendait à ce que tu refuses.
« Non, il savait que Harry accepterait, » fit Scorpius d'un air maussade.
« Ne t'inquiète pas... papa est excellent pour se sortir de situations compliquées comme ça. Tout ira bien, » dit Al.
« Je ne suis pas sûr de ça, » fit sombrement Remus.
« Et si rien ne se passe quand j'agiterai ma baguette ?
« Jette-la par terre et donne un coup de poing sur le nez de Malefoy, suggéra Ron.
« Et bien, ça marche toujours, » rit Frank.
« Ça a semblé être la réponse de Al, en tout cas, » rit Scorpius.
« Tu as fait la même chose, » dit Al en faisant la moue.
« Excusez-moi, dit une voix.
Harry et Ron levèrent la tête. C'était Hermione Granger.
« Argh, » grogna Sirius. « Pourquoi est-ce qu'elle ne vous laisse pas juste tranquille? »
« Parce qu'elle s'inquiète pour eux, abruti, » fit Hugo d'une voix pleine de colère.
Harry haussa les épaules, ne se faisant pas confiance pour garder la colère dans sa voix.
« On ne peut pas dîner en paix ? grommela Ron.
Hermione ne fit pas attention à lui et s'adressa à Harry:
« J'ai entendu ce que vous vous disiez avec Malefoy. Il n'est pas question que vous vous promeniez la nuit dans le château. Vous avez pensé aux points que vous ferez perdre aux Gryffondor si jamais vous êtes pris ? Et vous serez forcément pris. C'est vraiment très égoïste de votre part.
« Et de toi aussi de toute façon, » dit James.
« Et ça ne te regarde vraiment pas, ajouta Harry.
« Au revoir, bonne soirée, dit Ron.
La nuit promettait de ne pas être de tout repos, pensa Harry tandis qu'il attendait, allongé sur son lit, l'heure d'aller au rendez-vous. Ron avait passé la soirée à lui donner des conseils.
« S'il essaye de te jeter un sort, arrange-toi pour esquiver. Je ne me souviens plus de ce qu'il faut faire pour les neutraliser.
« Ouais, c'est utile, » se moqua James.
« C'est vraiment un bon conseil, » fit sarcastiquement Sirius.
« Et bien, ce n'est pas si mauvais. Au moins, il lui a dit d'esquiver au lieu d'essayer de faire quelque chose, » dit Remus en fixant délibérément Sirius qui se contenta de sourire honteusement.
« C'est vrai, » sourit Rose. « Au moins, papa était en quelque sorte utile. »
Il y avait de grands risques qu'ils se fassent prendre par Rusard ou Miss Teigne et Harry pensa qu'il tentait un peu trop la chance, mais il avait enfin l'occasion de battre Malefoy une bonne fois pour toutes et il ne fallait pas la laisser échapper.
« Juste ce à quoi mon père s'attendait, » gémit Scorpius.
« Non, il est probablement juste en train de te piéger, » dit Lily.
« Onze heures et demie, murmura Ron. Il est temps d'y aller.
Ils enfilèrent leur robe de chambre, prirent leurs baguettes magiques et descendirent l'escalier en colimaçon qui menait à la salle commune. Quelques braises rougeoyaient encore dans l'âtre et les fauteuils avaient l'air de créatures informes, tapies dans la pénombre. Ils avaient presque atteint le trou qui permettait de sortir de la pièce lorsqu'une voix s'éleva derrière eux.
« Je n'arrive pas à croire que tu puisses faire une chose pareille, Harry.
« Oh, bon sang, laisse les tranquille! » fit Sirius.
« Est-ce qu'il était vraiment surpris qu'elle soit là? » fit James avant que Hugo ne puisse grommeler de trop. « Elle savait ce qu'ils projetaient et elle est tenace, donc bien sûr qu'elle est là. »
« Elle essaye juste de leur éviter les ennuis, » répliqua Lily.
« Elle est juste énervante, » contra Sirius.
La lueur d'une lampe tremblota dans l'obscurité et Hermione Granger apparut, vêtue d'une robe de chambre rose, les sourcils froncés.
« Retourne te coucher, toi ! lança Ron avec fureur.
« J'ai failli tout raconter à ton frère, répliqua Hermione. Percy est préfet, il pourrait empêcher ça.
« Tu vois, ça va trop loin, » fit remarquer Sirius.
« Elle ne lui a pas vraiment dit, n'est-ce pas? » fit Lily.
« Écoutes, personne n'aime avoir une insupportable je-sais-tout leur tourner autour, » souffla Sirius.
Hugo et Rose était furieux, et tout le monde assez en colère également.
« Hé! » cria Neville en foudroyant Sirius du regard. « Arrête ça. »
« C'est vrai, c'est ton amie. »
Harry n'avait jamais vu quelqu'un montrer une telle obstination à se mêler des affaires d'autrui.
« Tu vois, Harry est d'accord avec moi, » marmonna Sirius. Si quiconque avait regardé Harry, ils aurait vu à quel point il n'était pas d'accord avec ce que disait Sirius.
« Je suis surpris que Harry ait pu garder son calme après ça, » dit Teddy.
« Viens, dit-il à Ron.
Il fit pivoter le portrait de la grosse dame et passa par le trou. Mais Hermione n'était pas décidée à abandonner la partie aussi facilement et elle franchit le trou à la suite de Ron en émettant des sifflements d'oie furieuse.
« Laisse les tranquille, » fit Sirius.
« Je suis en quelque sorte d'accord avec lui, là. À présent, il est impossible que tu leur fasse changer d'avis. Tu devrais abandonner le mauvais rôle, » dit Lily.
« Je n'aime pas abandonner, » dit une fille aux cheveux ondulés
« Maman, » acclamèrent Rose et Hugo.
« Maintenant, elle va les remettre à leur place pour ça, » souffla Hugo.
tandis qu'elle entrait dans la pièce avec un garçon aux cheveux roux la suivant. Tous deux avaient l'air ennuyés.
« Bien sûr qu'ils le sont. Ils étaient en train de se moquer de maman, » s'indigna à nouveau Hugo.
Tout le monde sursauta, ne s'étant pas rendus compte qu'ils étaient là. Le visage de Sirius devint rouge et il eut l'air plus que choqué que la fille ( il supposait) de qui il avait dit du mal se tenait maintenant dans la pièce. Si quiconque regardait Harry ou Neville, ils auraient vu qu'ils tenaient leur main devant leur bouche pour s'empêcher de rire.
« Qu'est-ce que tu fais là? » demanda Harry
« Je croyais que ça faisait partie de leur plan qu'ils viennent, » fit Rose.
« Je suppose que c'était plus tôt qu'il ne le pensait, » dit Teddy en haussant les épaules.
et sa voix sonna plus dure qu'il ne le voulait parce qu'il essayait de ne pas rire.
« Je suis là pour soutenir mon ami, comme nous en avions discuté, Potter, » fit la fille, toujours ennuyée.
« Je n'ai jamais entendu maman appeler oncle Harry, Potter avant, » dit Rose d'un air incrédule.
« Il les laissait se moquer d'elle, » dit Hugo.
« Je crois que c'est une des quelques fois ou votre mère plaisante, » sourit Teddy.
« Oh, » fit tout le monde dans la pièce avant de commencer à sourire.
Mais Harry pouvait voir l'amusement dans ses yeux. Elle était plutôt contente que Harry ait posé la question comme ça. Après tout, ça allait avec son plan, celui sur lequel le garçon et elle avait travaillé pendant les dix dernière minutes.
Dix minutes tôt:
À l'insu des huit personnes en train de lire dans la plus grande pièce, une autre pièce avait soudainement apparut. Le but de cette salle était de donner aux nouveaux arrivant quelque intimité avant de rejoindre les autres. Les deux adolescent apparurent de nulle part, tout comme leurs amis avant eux, et regardèrent autour d'eux.
« Tu sais, je pensais que la pièce serait plus grande, » fit le garçon aux cheveux roux.
« Papa, » dit Rose, exaspérée, mais avec un sourire.
« Ce n'est de toute évidence pas la pièce où tout le monde est en train de lire, Ron. Autrement, ils seraient là aussi, » dit la fille aux cheveux ondulés.
« Où sont-ils, alors, Hermione? » demanda Ron.
« Je pense qu'ils sont de l'autre côté de cette porte. Tais-toi une minute et nous pourrons peut-être les entendre.
« Dubois est le capitaine de l'équipe de Gryffondor, précisa le professeur McGonagall.
« Il a le physique parfait pour un attrapeur, dit Dubois qui tournait tout autour de Harry pour l'examiner en détail., » ils écoutèrent lire Remus.
« Oh non, je crois que nous sommes là trop tôt, » dit Hermione.
« Super. Alors qu'est-ce qu'on fais maintenant? »
« Je ne sais pas. Harry ne voulait pas que je sois là jusqu'à ce que qu'on soit amis.
« Oh. Donc ça va si je vais là bas, » dit Ron en se dirigeant vers la porte.
Rose et Hugo ricanèrent à ça.
« Je ne crois pas. Si je dois attendre, alors toi aussi, » dit Hermione en se mettant devant la porte.
« Ça ne me dérange pas, je suppose, » dit-il en la prenant contre lui. « Nous n'avons pas beaucoup de temps seuls en ce moment, » Il entreprit ensuite de l'embrasser.
« Beurk, » fit Hugo et Rose leva les yeux au ciel.
« Ils sont mariés Hugo, et ils s'embrassent tout le temps à la maison. » dit Rose.
« Et c'est toujours dégoûtant, » affirma Hugo.
« Grandis un peu, » fit Rose.
« Ron, » fit-elle après quelques minutes, « je crois que nous devrions aller là-bas. »
« Quoi? Tu n'aimes pas m'embrasser? » fit-il avec un sourire arrogant, sachant que sa petite amie adorait l'embrasser.
Hugo fit une grimace. Vous savez, s'ils vont faire ça souvent, je crois que je préfèrerait qu'ils ne soient pas là. »
« Bien sûr que ce n'est pas ça, espèce d'andouille. Je ne veux juste pas m'emporter. D'ailleurs, nous sommes venus ici pour soutenir Harry, nous devrions vraiment aller là-bas. »
« Mais comme tu l'as dit, Harry ne voulait pas que tu... » essaya Ron sans résultat.
« Et bien dans ce cas, Harry vas juste être déçu, » dit-elle en ouvrant la porte.
« Elle ne peut pas rester loin d'un livre ouvert pendant trop longtemps, n'est-ce pas? » sourit Teddy.
« J'ai failli tout raconter à ton frère, répliqua Hermione. Percy est préfet, il pourrait empêcher ça.
«« Tu vois, ça va trop loin, » fit remarquer Sirius.»
«« Elle ne lui a pas vraiment dit, n'est-ce pas? » fit Lily.»
«« Écoute, personne n'aime avoir une insupportable je-sais-tout leur tourner, »» ils entendirent lorsqu'elle ouvrit la porte.
« Maman ne va pas aimer ça, » fit tristement Rose.
" Ils me détestent, " fit tristement Hermione.
" Ils ne te comprennent tout simplement as encore, mon amour, " dit Ron. Il pouvait être vraiment doux quand il le voulait (non qui quiconque sauf Hermione le sache).
" Je le savais, " dit Rose.
« Je crois que tu es une exception dans cette catégorie, toi aussi, » sourit Teddy. « Tu es aussi la prunelle des yeux de ton père. »
«« Hé! » cria Neville en foudroyant Sirius du regard. « Arrête ça. »»
«« C'est vrai, c'est ton amie. »»
« C'est ça, je peux être l'amie de Neville. Je veux dire, juste l'amie de Neville, » dit Hermione en souriant à nouveau. « De cette façon, Harry pourra toujours faire ce qu'il voulait faire et nous pourrons aller lire avec les autres. »
« Brillant, » dit James. « Je n'aurais vraiment jamais pensé que tante Mione pouvait être aussi sournoise... tu apprends quelque chose tous les jours. »
« Oui, mais... » commença Ron. Il préfèrerait vraiment juste l'embrasser pendant un moment. « Tu n'est pas vraiment la meilleure des actrices, tu sais. Tu crois que tu peux le faire? »
« Ouais, et la meilleure façon de la faire rester est de lui lancer un défi, » se moqua Rose. « Quel idiot. »
« Es-tu en train de dire que je ne peux pas le faire? » s'indigna Hermione.
« Non... c'est..., » fit Ron en reculant. La dernière chose qu'il voulait c'était avoir sa petite amie en colère contre lui.
« Et c'est toujours très vrai, » rit Hugo.
« Bien, dans ce cas c'est entendu, » dit Hermione en sortant de la pièce, Ron après elle. « Souviens-toi, tu devras agir comme si tu ne m'aime pas beaucoup, maintenant. »
« Je le ferais, » souffla Ron.
«« Laisse les tranquille, » fit Sirius.
«« Je suis en quelque sorte d'accord avec lui, là. À présent, il est impossible que tu leur fasse changer d'avis. Tu devrais abandonner le mauvais rôle, » dit Lily.
« Je n'aime pas abandonner, » dit Hermione ennuyée et espérant qu'elle pourrait transmettre à Harry ce qu'elle préparait.
« Ça devrait être assez facile. Harry et tante Mione semblent toujours savoir ce que pense l'autre. »
Retour au temps présent.
Hermione se dirigea vers Neville et sourit tandis que Ron se dirigeait vers Harry.
« Bon sang... les femmes..., » marmonna-t-il en se frottant la tête. « Pousse-toi un peu, Harry. »
« Tout le monde, voici mon meilleur ami, Ron Weasley, » sourit Harry.
« Salut Neville, comme ça va? » fit Hermione tandis qu'elle étreignait son ami et s'asseyait près de lui.
« Plutôt bien, » sourit Neville. Il était un peu surpris qu'elle s'asseye près de lui mais décida de faire comme si de rien n'était.
« On dirait qu'ils ont compris le plan de maman assez rapidement, » sourit Rose.
« Et j'ai toujours pensé que ton côté espiègle venait seulement d'oncle Ron, » dit James.
« Non, maman peut-être assez impitoyable quand elle le veut, » sourit Hugo en pensant à toutes les fois où ils en avaient été la cible. « Mais Rose est bien pire que maman. »
« Maman, papa, j'aimerais vous présenter mon amie, Hermione Granger, » dit Neville.
« Enchantée de te rencontrer, » sourit Alice. Elle se demanda s'il y avait quelque chose entre cette fille et son fils,
« Hé, non! » Rose et Hugo firent la grimace
mais quelque part, elle pensait que non. « Je suis Alice, et voici mon petit ami, enfin futur mari, je suppose, Frank. »
« Mon plaisir, » dit Frank en devenant rouge du fait de l'antérieure déclaration d'Alice.
« Le plaisir est pour moi, » fit Hermione en souriant gentiment. Puis elle se tourna vers Lily et dit. « Et merci, Mrs Potter pour m'avoir défendu. »
Lily rougit à être appelée Mrs Potter (ça sonnait si bien, n'est-ce pas?). « Tout d'abord, je ne suis pas encore une Potter, et deuxièmement, je préfèrerait que tu m'appelles Lily. Enfin, entre filles intelligentes, on s'entraide. »
« Est-ce qu'on va lire ou rester à parler toute la journée? » demanda Ron
Tout le monde ricana. C'était vraiment Ron tout craché.
« Vous voyez, je vous l'avais dit qu'il n'avait pas beaucoup changé, » rit Harry. Il aimait que ses deux meilleurs amis soit finalement là, et il avait le sentiment que ce serait plutôt amusant de voir tout le monde découvrir que Hermione était aussi sa meilleure amie. »
« Très amusant, c'est vrai, » rit Fred.
« La ferme, Harry, » dit Ron en foudroyant son ami du regard.
« Vous vous en fichez de Gryffondor ? Vous ne pensez qu'à vous-mêmes ? Je ne veux pas que ce soit Serpentard qui gagne la coupe et que vous nous fassiez perdre tous les points que j'ai gagnés avec McGonagall.
« Va-t'en.
« Très bien, mais je vous aurai prévenus. Demain, quand vous serez dans le train parce qu'on vous aura renvoyés, vous vous souviendrez de ce que je vous ai dit. Vous êtes vraiment des...
Sirius ouvrit la bouche pour dire quelque chose, mais s'en empêcha, se souvenant que la fille en question était maintenant assise en face de lui. Il y avait aussi le fait que la fille en question était très jolie et pas du tout le type de fille dont il se moquerait.
Hugo plissa les yeux, n'aimant pas ça du tout.
Mais ils ne surent pas ce qu'ils étaient car en voulant faire à nouveau pivoter le portrait de la grosse dame pour retourner dans son dortoir, Hermione s'aperçut que la toile était vide. La grosse dame était allée se promener, laissant Hermione à la porte.
« Je suppose que maman va dans cette aventure avec eux, alors, » soupira Rose.
« Normal... si elle ne le faisait pas, ils auraient probablement des ennuis, » sourit Teddy. « Les idiots courageux ne peuvent aller nulle part sans une fille intelligente pour les aider. »
« Hé! » firent Al et Scorpius tandis que Rose sourait.
« Qu'est-ce que je vais faire, maintenant ? dit-elle d'une petite voix aiguë.
« Ça te regarde, répondit Ron. Nous, il faut qu'on y aille, sinon on va être en retard.
Mais avant qu'ils aient atteint le bout du couloir, Hermione les avait rattrapés.
« Je viens avec vous, dit-elle.
« Pourquoi voudrais-tu faire ça? » demanda Sirius.
« Je préférais ça qu'être laissée toute seule, » répondit Hermione en haussant les épaules.
« Certainement pas.
« Vous ne croyez pas que je vais attendre là que Rusard vienne me chercher ? S'il nous trouve tous les trois, je lui dirai la vérité, que j'ai essayé de vous faire revenir mais que je n'ai pas pu. Vous pourrez témoigner en ma faveur.
« Je peux imaginer que Harry ferait ça, » dit Teddy. « Il ne voudrait pas avoir le renvoi d'autres élèves sur la conscience. »
« C'est osé pour toi de dire ça, » dit Sirius.
Hermione se contenta de le fixer pendant une minute. Elle n'avait aucune idée qu'il ressemblait autant à Ron.
« Il n'est pas comme papa, » s'offusqua Hugo.
« Bien sûr que si, » sourit James. « Il parle sans réfléchir et ses amis sont vraiment importants pour lui... »
« N'importe quoi, » souffla à nouveau Hugo.
Puis elle dit d'une voix monocorde (comme si elle énonçait un fait), « Potter est trop noble pour laisser quelqu'un s'attirer des ennuis pour quelque chose dont il est responsable. »
« Tu as probablement raison, Granger, » dit Harry en essayant de ne pas rougir au compliment de son amie. »
« C'est vraiment pas possible des les entendre s'appeler par leur nom de famille, » fit Lily en secouant la tête.
« Tu ne manques pas de culot ! répliqua Ron à voix haute.
« Taisez-vous, tous les deux, dit sèchement Harry. J'ai entendu quelque chose.
On aurait dit quelqu'un qui reniflait.
« Miss Teigne ? chuchota Ron en scrutant l'obscurité.
Mais ce n'était pas elle. C'était Neville Londubat. Il était couché sur le sol, en chien de fusil, et dormait profondément. Lorsque les trois autres s'approchèrent, il se réveilla en sursaut.
« Oh mon dieu, qu'est-ce qui s'est passé? » demanda Alice.
« Ah ! Vous m'avez enfin retrouvé ! dit-il. Ça fait des heures que je suis là. Je n'arrivais pas à me souvenir du mot de passe pour retourner au dortoir.
« Ne parle pas trop fort, dit Ron. Le mot de passe, c'est Groin de porc, mais ça rie te servira à rien, la grosse dame est allée se promener.
« Comment va ton poignet ? demanda Harry.
« Quel garçon attentionné, » roucoulèrent Alice et Lily. Ron éclata de rire à ça mais s'arrêta net après avoir reçu son premier regard noir de Lily.
« Tu penserais qu'il se serait habitué aux regards noirs, maintenant, » rit Hugo.
« Très bien, dit Neville. Madame Pomfresh m'a arrangé ça en deux minutes.
« Parfait. A plus tard, Neville, on a quelque chose à faire.
« Et bien, c'est sympa, » se moqua Fred.
« Je pense qu'à la fin, oncle Neville aurait été plus heureux s'il n'était pas allé avec eux, » soupira Al.
« Ne me laissez pas tout seul ! dit Neville en se relevant. Le Baron Sanglant est déjà passé deux fois.
« J'aimerais être resté, » dit Neville.
« Oui, moi aussi, » fit Hermione. Mais elle n'était pas sûr d'en être certaine.
Ron regarda sa montre et jeta un coup d'œil furieux à Hermione et à Neville.
« Si on se fait attraper à cause de vous, dit-il, je vous jure que j'apprendrai à vous jeter le sortilège des Chauves-souris dont Quirrell nous a parlé et vous ne vous remettrez pas.
« Est-ce qu'il parle du Sortilège de Chauve-Furie que maman utilise toujours? » demanda Lily.
« Peut-être. Je ne connais pas beaucoup d'autres sorts qui utilisent des chauves-souris, » sourit Teddy.
Hermione s'apprêtait à répondre, peut-être pour demander à Ron comment utiliser ce sort,
« Je n'allais pas demander ça, même si je savais comme l'utiliser, » dit Hermione.
mais Harry lui fit signe de se taire et se remit en chemin. Ils parcoururent des couloirs zébrés de rayons de lune qui projetaient l'ombre des croisées sur le sol. A chaque tournant, Harry s'attendait à se trouver nez à nez avec Rusard ou Miss Teigne, mais ils eurent de la chance et parvinrent à monter sans encombre au deuxième étage où se trouvait la salle des trophées.
Malefoy et Crabbe n'étaient pas encore arrivés.
« Et ils n'arriveront jamais, » dit Scorpius un fronçant le front.
Derrière les vitrines de cristal, des coupes, des écus, des plateaux, des statuettes d'or et d'argent étincelaient dans la pénombre, à la lueur du clair de lune. Harry sortit sa baguette magique, au cas où Malefoy se serait caché quelque part pour l'attaquer par surprise.
« Une tactique judicieux, » dit Teddy.
« Il ne sera pas là, » dit Scorpius.
« Ça ne veut pas dire que ça n'est pas bonne tactique, » répliqua Teddy.
Ils attendirent quelques minutes, mais rien ne se produisit.
« Il est en retard. Peut-être qu'il s'est dégonflé, murmura Ron.
Au même instant, un bruit dans la pièce voisine les fit sursauter. Harry brandit sa baguette et ils entendirent une voix, mais ce n'était pas celle de Malefoy.
« Cherche ma belle, cherche bien, ils doivent se cacher dans un coin.
« Merde! Courez! » hurla Sirius.
« Sirius! » réprimanda Lily.
« Désolé. »
« Laisse-le jurer, » fit Lily en levant les yeux au ciel. « Ce n'est pas comme si tu allais l'en empêcher de toute façon. »
C'était Rusard qui parlait à Miss Teigne. Frappé d'horreur, Harry fit des signes désespérés aux trois autres pour qu'ils s'enfuient le plus vite possible. Ils filèrent en silence jusqu'à la porte opposée et parvinrent tout juste à la franchir avant que Rusard entre dans la salle des trophées.
« Il y a quelqu'un qui doit se cacher quelque part, marmonna-t-il derrière eux.
« Par ici, » articula Harry en silence.
Suivi des trois autres, pétrifiés,
« Non, pas encore, » marmonna Hermione à elle-même.
Tout le monde tressaillit à ça. Ils avaient entendu parler de l'incident de la Chambre Secrets, bien qu'ils ne sachent rien de l'implication de Ginny.
Harry s'engagea dans une longue galerie où s'alignaient des armures. Ils entendaient Rusard qui se rapprochait et Neville poussa brusquement un cri apeuré. Il se mit à courir, trébucha, essaya de se rattraper en saisissant Ron par la taille et tous deux tombèrent en renversant une armure
« Ils ne sont pas vraiment comme ils sont maintenant, n'est-ce pas? » sourit Teddy.
« Pas du tout, » rit Rose.
Le vacarme qui s'ensuivit aurait suffi à réveiller tout le château.
« ON FILE ! cria Harry et ils se mirent à courir sans se donner le temps de se retourner.
Parvenus à l'extrémité de la galerie aux armures, ils prirent un virage serré et foncèrent à toutes jambes à travers un dédale de couloirs. Harry avait pris la tête du groupe sans avoir la moindre idée de l'endroit où ils se trouvaient, ni de la direction qu'ils suivaient. Ils passèrent derrière une tapisserie et s'engouffrèrent dans un passage secret qu'ils parcoururent sans ralentir l'allure. Ils se retrouvèrent alors près de la salle où avaient lieu les cours d'enchantements et qui était située à des kilomètres de la salle des trophées.
« Wow, ils ont dû utiliser plus d'un passage secret pour arriver ici, » fit Fred, impressionné.
« Dommage qu'ils ne se souviendront probablement pas de l'un d'entre eux, » fit remarquer James.
« Je crois bien qu'on l'a semé, dit Harry, hors d'haleine.
Neville, plié en deux par un point de côté, essayait de retrouver sa respiration en émettant toutes sortes de bruits bizarres.
« Je... vous... avais prévenus ! dit Hermione, le souffle court.
« Ce n'est pas le moment pour les «je vous avais prévenu», » dit Sirius.
Hermione se contenta de le foudroyer du regard.
« Il a raison, » dit James. « Ils ne sont pas encore hors de danger après tout. »
« Il faut retourner à la tour de Gryffondor, dit Ron. Et on a intérêt à se dépêcher.
« Malefoy t'a tendu un piège, dit Hermione à Harry, j'espère que tu t'en rends compte. Il n'avait pas la moindre intention d'aller au rendez-vous. Mais il a dû dire à Rusard que quelqu'un s'apprêtait à entrer dans la salle des trophées.
« Tu aurais put penser à ça avant que vous partiez tous, » dit James.
« Mais si elle l'avait fait, je doute que Harry l'aurait écoutée, » sourit Teddy. « Pas encore, en tout cas. »
« C'est ce que je pensais, » dit Remus.
Harry pensa qu'elle avait sans doute raison, mais il n'allait certainement pas le reconnaître.
« Allons-y, dit-il.
« Les garçons, » firent les trois filles.
Ce n'était pas si simple, cependant. Il avait à peine fait dix mètres qu'ils virent quelque chose jaillir d'une salle de classe, juste devant leur nez. C'était Peeves, l'esprit frappeur.
« C'est pas bon, » dit James. « Il est impossible qu'il les laisse partir comme ça. »
« Mais il ne va pas aider Rusard non plus, » dit Fred.
En les voyant, il poussa une exclamation ravie.
« Alors, les petits nouveaux, on se promène dans les couloirs à minuit ? Je devrais le dire à Rusard, déclara-t-il d'une voix vertueuse. Pour votre propre bien, ajouta-t-il, les yeux brillants de malice.
« Fiche le camp, laisse-nous passer, lança Ron en faisant un geste pour écarter Peeves.
C'était une grave erreur.
« C'était à peu près la pire chose que tu aurais pu faire, » dit Sirius en regardant Ron.
« Ce n'était vraiment pas le plus intelligent des mouvements, » dit James en levant les yeux au ciel. « Mais Peeves les aurait dénoncés, peu importe quoi donc ça n'a pas vraiment d'importance. »
« ÉLÈVES HORS DU DORTOIR ! hurla aussitôt Peeves. ELEVES HORS DU DORTOIR DANS LE COULOIR DES ENCHANTEMENTS !
Ils se baissèrent pour passer sous l'esprit frappeur et coururent à toutes jambes jusqu'au bout du couloir où ils tombèrent sur une porte verrouillée.
« On est fichus, gémit Ron tandis qu'ils essayaient vainement d'ouvrir la porte. C'est la fin, pour nous !
« Utilise simplement Alohomora, » dit Lily.
« Ouais papa, ne connais-tu pas ce simple sortilège? » fit Rose avec un sourire narquois.
Ils entendaient les bruits de pas de Rusard qui courait le plus vite qu'il pouvait dans la direction d'où provenaient les cris de Peeves.
« Pousse-toi, grogna Hermione.
« Ça serait elle qui connait le sort, » marmonna Sirius.
« Argh.. il continue de faire ça, » grogna Hugo.
« Est-ce qu'il réalise que je suis dans la pièce? » fit Hermione en le foudroyant du regard.
« Sirius sursauta et la regardant avec un sourire penaud. « Désolé. »
Tout le monde rit à ça.
« Il s'est juste laissé entrainé par l'histoire Il ne réalise même pas qu'il parle à un livre, » expliqua Remus en riant de son ami.
Elle prit la baguette magique de Harry, tapota la serrure et murmura:
« Alohomora !
« Hm... » fit pensivement Teddy.
« Qu'est-ce qu'il y a? » demanda Rose. Elle pouvait affirmer, par l'expression de son visage que c'était quelque chose d'intéressant.
« Et bien, c'est un sortilège simple donc ça n'a peut-être pas d'importance, mais c'est quand même étrange qu'elle ait été capable d'utiliser la baguette de Harry aussi facilement, » dit Teddy.
« Pourquoi? » demanda Rose, toujours confuse.
« Et bien, tu sais que tu obtiens les meilleurs résultats avec ta propre baguette, n'est-ce pas? » fit Teddy et Rose hocha la tête. « Mais de toute évidence, quiconque ayant une certaine compétence devrait être capable d'utiliser la baguette de quelqu'un d'autre. »
« C'est logique, » dit Rose. « Donc tu penses que maman démontre ses compétences, là? »
« Peut-être, » dit Teddy. « Mais ça il est aussi possible que Harry et tante Mione aient déjà formé un lien. Après tout, la deuxième raison pour laquelle une baguette fonctionnerait correctement serait d'être proche de son propriétaire. »
« C'est vraiment fascinant, » fit Rose avec excitation et avec un air de vouloir en savoir plus. « Et c'était dans tous ces livres sur la Science des baguettes dont tu m'a parlé? »
« Naturellement, » sourit Teddy.
Il y eut alors un déclic et la porte pivota sur ses gonds. Ils se précipitèrent dans l'ouverture, refermèrent aussitôt derrière eux et collèrent l'oreille contre le panneau pour écouter ce qui se passait.
« Où sont-ils allés, Peeves ? demandait Rusard. Vite, dis moi.
« On dit: où sont-ils allés s'il te plaît, quand on est poli.
« Bien, il ne dira pas, » sourit James.
« Combien de fois es-tu rentré dans Peeves? » demanda Lily
« Un certain nombre, » répondit James avec un sourire.
« Ça suffit, Peeves, ce n'est pas le moment de faire l'idiot. Par où sont-ils partis ?
« Je dirai quelque chose quand on me dira s'il te plaît, chantonna Peeves de son ton le plus exaspérant.
« Bon, d'accord. S'il te plaît.
« QUELOUE CHOSE ! Ha ! Ha ! Ha ! Je vous avais prévenu. Je dirai « quelque chose » quand on me dira s'il te plaît ! Ha ! Ha ! Ha !
« Il peut être brillant parfois, n'est-ce pas? » rit Fred.
Harry et les trois autres entendirent un bruit semblable à une rafale de vent. C'était Peeves qui prenait la fuite tandis que Rusard lançait des jurons furieux.
« Il pense que la porte est verrouillée, chuchota Harry. Je crois qu'on va s'en tirer. Qu'est-ce qu'il y a ? dit-il à Neville qui le tirait par la manche depuis un bon moment.
« Oh non, » fit Teddy, ses yeux s'élargissant.
« Quoi? » firent tous les autres.
« Le couloir du troisième étage, » répondit Teddy.
« Oh non! » firent plusieurs personnes.
Comme Neville insistait, Harry se retourna. Pendant un instant, il se demanda s'il ne faisait pas un cauchemar. Avec tout ce qui venait de se passer, c'en était trop !
« Oh non, qu'est-ce que c'est? » demanda Lily, effrayée.
« Rie de bon, j'en suis sûr, » dit Remus. « Je crois qu'ils sont dans le couloir du troisième étage. »
Car ils ne se trouvaient pas dans une salle, comme il l'avait cru tout d'abord, mais dans un couloir. Plus précisément, dans le couloir interdit du deuxième étage. Et à présent, ils comprenaient pourquoi l'endroit était interdit.
Devant leurs yeux, un chien monstrueux remplissait tout l'espace entre le soi et le plafond. L'animal avait trois têtes : trois paires d'yeux étincelant d'une lueur démente, trois museaux qui les flairaient en frémissant avec avidité et trois gueules bavantes hérissées d'énormes crocs jaunâtres d'où pendaient des filets de salive épais comme des cordes.
« Que diable fait cette chose dans l'école? » s'exclama Sirius.
« Sortez de là, vite! » cria Lily.
Le chien se tenait immobile, ses six yeux fixés sur eux. S'il ne les avait pas encore dévorés, c'était sans doute parce qu'ils l'avaient pris par surprise, pensa Harry, mais à en juger par ses grognements qui roulaient comme le tonnerre, il n'allait pas tarder à leur bondir dessus.
« Ce qui veut dire que vous devriez vraiment sortir d'ici, » dit James « Alors bougez maintenant! »
Harry chercha à tâtons la poignée de la porte. Entre Rusard et la mort, il choisissait Rusard.
« Un choix judicieux, » dit Fred.
Ils sortirent à reculons, claquèrent la porte derrière eux et se mirent à courir le long du couloir à une telle vitesse qu'ils avaient presque l'impression de voler. Rusard avait dû les chercher ailleurs, car ils ne l'aperçurent nulle part, mais peu leur importait, ils n'avaient plus qu'une idée en tête: mettre le maximum de distance entre le monstre et eux. Ils ne s'arrêtèrent de courir que lorsqu'ils furent revenus devant le portrait de la grosse dame, au sixième étage.
« Où êtes-vous donc allés ? demanda le portrait en voyant leurs robes de chambre qui pendaient sur leurs épaules et leurs visages écarlates, luisants de sueur.
« Oh, tu sais, ils ont juste fait une ballade de minuit et son rentrés dans un chien tueur géant, » dit Fred.
« Tu oublies de mentionner les trois têtes, » dit James.
« Aucune importance, répliqua Harry, pantelant. Groin de porc, Groin de porc. Vite !
Le tableau pivota aussitôt. Ils s'engouffrèrent dans la salle commune et se laissèrent tomber dans des fauteuils, tremblant de tous leurs membres.
Ils restèrent un long moment silencieux. Neville avait l'air d'avoir perdu à tout jamais l'usage de la parole.
« Tout va bien, tout va bien maintenant, » roucoula Alice.
« Je crois que c'est toi qui est bouleversée, chérie, » dit Frank en serrant sa petite amie contre lui.
« Et bien, c'est assez bouleversant, » dit Lily.
« Mais qu'est-ce qui leur prend de garder un truc pareil dans une école ? dit enfin Ron. S'il y a un chien au monde qui a besoin d'exercice, c'est bien celui-là !
« C'est bon Harry. Ton meilleur ami est tout comme le mien, » fit fièrement James. « Maintenant, tu as juste besoin de trouver un Remus et un Peter et tout sera super. »
« Ouais, je chercherais ça, » sourit Harry. Il était sûr d'avoir trouvé son «Remus» chez Hermione et il n'allait en aucun cas chercher un «Peter» (bien que du point de vue de son père, Neville pourrait remplir ce rôle).
« Qu'est-ce qui ne va pas avec «Peter»? » demanda Teddy en plissant les yeux. « Je n'aime pas la façon dont ils continuent à le mentionner. »
Hermione avait retrouvé à la fois son souffle et son mauvais caractère.
« Ça vous arrive de vous servir de vos yeux ? lança-t-elle. Vous n'avez pas vu sur quoi il était ?
« Pourquoi est-ce que quiconque remarquerait quoique ce soit quand il y a un géant chien à trois tête en train d'essayer de les tuer? » fit James.
« Il était par terre, non ? répondit Harry. Je n'ai pas regardé ses pattes, j'avais suffisamment à voir avec ses têtes.
« Je ne crois pas qu'elle veuille dire le sol, Harry, » dit Frank.
« Il se tenait probablement sur une trappe ou quelque chose. Je suis sûr que c'est là qu'ils cache la Pierre Philosophale, » dit Remus.
« Vous savez déjà pour la Pierre? » demanda Ron qui avait vu le regard interrogatif dans les yeux de sa petite amie et savait qu'elle avait besoin d'une réponse.
« Ah, papa utilise ses capacités à déchiffrer maman, » dit Rose.
« Ouais, il ne tombe pas toujours juste, » rit Hugo.
« Non, c'est vrai, » fit Rose en riant elle aussi. « Mais on dirait qu'il est tombé juste cette fois. »
« Oui, ils ont trouvé quand Hagrid l'a retiré du coffre, » souffla Harry, vexé.
« Comment est-ce qu'ils savent? » demanda Ron. « Ça nous a prit des lustres pour trouver. »
« C'est le nom de ce livre, » dit Remus.
« Oh, » fit Ron et Hermione se détendit après ça. Elle s'était senti un peu irritée qu'il aient déjà trouvé pour la Pierre, mais si ce qu'ils disaient étaient vrai, alors ce n'était pas si dur pour eux à trouver.
« Non, il n'était pas par terre, il était sur une trappe. On l'a mis là pour garder quelque chose, c'est évident.
Elle se leva et les fixa d'un regard flamboyant.
« J'espère que vous êtes contents de vous. On aurait pu se faire tuer, ou pire, être renvoyés. Et maintenant, si ça ne vous dérange pas, je vais me coucher.
« Ça semble un peu inversé, n'est-ce pas? » fit Fred avec un sourire narquois.
« Être renvoyé est pire que se faire tué? » demanda Sirius en se tournant vers la fille en question.
« Pas vraiment, mais c'est presque aussi mauvais, » dit Hermione, pensive. Il ne servait à rien de dire que risquer sa vie pour ses amis était aussi bien plus important.
« C'est vrai, » dit Rose et Al et Scorpius lui sourirent.
Ron la regarda partir, bouche bée.
« Il fait toujours ça maintenant, » murmura Neville dans l'oreille d'Hermione, et cette dernière rougit.
« Et ça ne changera jamais, » rit Rose tandis que Hugo faisait la grimace.
« Non, ça ne nous dérange pas, dit-il. On dirait vraiment que c'est nous qui l'avons obligée à venir !
Harry, lui, remonta dans le dortoir en pensant à ce qu'avait dit Hermione.
Le chien était là pour garder quelque chose. Qu'avait dit Hagrid, déjà ? Que Gringotts était le meilleur endroit pour cacher un objet—en dehors de Poudlard, peut-être.
Apparemment, Harry avait découvert où se trouvait désormais le petit paquet enveloppé de papier kraft que Hagrid était allé chercher dans la chambre forte numéro 713.
« Tu vois Harry, tu as compris, tout comme nous, » roucoula Lily.
« Merci maman, » fit Harry en levant les yeux au ciel. Cependant, il lui souriait tendrement.
« C'est la fin du chapitre, » dit Remus. « Est-ce qu'un de vous deux veut lire? »
« C'est bon, » dit Harry avant qu'un seul de ses deux amis puissent répondre. « Je crois que nous devrions continuer à lire dans l'ordre. »
« Dans ce cas, je suppose que ça veut dire que c'est mon tour, » dit Frank.
« Et je pense que nous devrions suivre son exemple, » dit Teddy en prenant le livre des mains de son cousin.
« Tu dis ça juste parce que tu veux lire maintenant, » fit Victoire avec un sourire narquois.
« Ouais, » fit Teddy en souriant comme un idiot.
Alors? Vous aimez? Qu'est-ce que vous préférez?
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