Chapitre 12! J'espère que ça vous plaira. Nivau traduction, j'ai gardé le term "fangirl" parce qu'il n"y a pas d'équivalent en français^^
Encore une fois, rien n'appartient, ne suis qu'une simple traductrice. J'essaye de faire chapitre suivant rapidemment.
«« Le Miroir du Riséd, » lut Alice, » lut Al. »
« Qu'est-ce que c'est que ça? » demanda Rose. « Je suppose que ce n'est pas juste un miroir ordinaire. »
« Probablement, mais je ne sais pas ce que c'est non plus, » dit Teddy.
« Je me demande ce que c'est. »
Noël approchait. Un jour de la mi-décembre, Poudlard se réveilla sous une épaisse couche de neige. Le lac avait gelé et les jumeaux Weasley reçurent une punition pour avoir fabriqué des boules de neige magiques qui suivaient Quirrell partout où il allait en visant son turban.
« Brillant... Cet idiot le mérite, » rit Fred.
Les ados du futur tressaillir à ça et Hermione commenta, « Je ne suis pas sûre que c'était une si bonne chose. »
« Allez maman, détends-toi, » dit Hugo. « C'était drôle. »
« Je ne sais pas, c'est plutôt drôle d'entendre à propos de Tu-sa... je veux dire, Voldemort, être frappé par des boules de neige, » dit Ron (en se forçant finalement à dire le nom).
« Quoi...? Est-ce qu'ils n'ont pas dit que Quirrell était frappé? » demanda James, choqué, comme la plupart des gens dans la pièce.
« Oui, » fit Teddy, livide.
« Qu'est-ce qu'il y a? » murmura Victoire pour que lui seul puisse entendre.
« Je crois... l'arrière de son turban... » fut tout ce que Teddy put dire.
Hagrid s'occupait de soigner les quelques hiboux qui arrivaient à traverser l'air glacé pour apporter le courrier, frigorifiés.
Tout le monde attendait les vacances avec impatience.
« Vous savez, je crois que la même chose est arrivée cette année, » dit Fred.
« Et l'année dernière aussi, » ajouta James.
« Et l'année encore avant, » continua Fred.
« Et chaque année à venir, » finit James, et ils éclatèrent tous deux de rire.
« Imbéciles, » fit Rose en levant les yeux au ciel.
Des feux de cheminée chauffaient la Grande Salle et la salle commune de Gryffondor mais les couloirs étaient parcourus de courants d'air glacés et un vent polaire faisait trembler les fenêtres des salles de classe. Le pire, c'était les cours du professeur Rogue, dans le cachot glacial où les élèves se serraient contre les chaudrons pour essayer de se protéger du froid.
« Je plains beaucoup les malheureux qui devront rester à Poudlard pendant les vacances parce que personne n'en veut à la maison, lança un jour Malefoy pendant un cours de potions,
« J'ai entendu que Poudlard était formidable à Noël, donc ça n'est pas vraiment une insulte, » dit James, déçu.
« Est-ce qu'il croit que ça te dérangeait? » demanda James. « Poudlard est génial à Noël. »
Crabbe et Goyle pouffèrent de rire, mais Harry n'y prêta aucune attention. Malefoy avait été plus désagréable que jamais depuis le match de Quidditch. Dégoûté par la défaite des Serpentard, il avait essayé de mettre les rieurs de son côté en répétant partout que la prochaine fois, on pourrait remplacer Harry par un crocodile en train de bâiller.
« C'est de là que ça vient? » s'étrangla Fred.
Mais il s'était très vite rendu compte que sa plaisanterie n'amusait personne
« Papa trouvait ça plutôt amusant, » corrigea Fred.
« Et tout les autres aussi, sauf papa et grand-mère, » dit James.
car tout le monde avait été impressionné par la virtuosité avec laquelle Harry avait réussi à s'accrocher à son balai. Jaloux et furieux, Malefoy se consolait en saisissant toutes les occasions de rappeler que Harry n'avait pas de famille digne de ce nom.
Harry, en effet, n'irait pas à Privet Drive pour Noël. Le professeur McGonagall était passée dans les classes la semaine précédente pour faire la liste des élèves qui resteraient à Poudlard pour les vacances et il avait été le premier à s'inscrire. Mais il n'en éprouvait aucun regret. Au contraire, il allait probablement connaître le meilleur Noël de sa vie. Ron et ses frères passeraient également leurs vacances au collège, car Mr et Mrs Weasley devaient se rendre en Roumanie pour aller voir leur fils Charlie.
Lorsqu'ils sortirent du cours de potions, un énorme sapin avançait dans le couloir en haletant, soufflant, ahanant. Les deux pieds immenses qu'on voyait dépasser trahissaient la présence de Hagrid derrière le sapin.
« Non, c'est Flitwick, » dit Fred.
« Vous avez besoin d'aide ? demanda Ron en passant la tête parmi les branchages.
« Papa propose de l'aider? Wow! » fit Hugo.
« Non, non, ça va, merci.
« Vous pourriez dégager le chemin ? lança derrière eux la voix sèche de Malefoy. Tu essayes de te faire un peu d'argent de poche, Weasley ? Tu vises la place de garde-chasse quand tu sortiras de Poudlard ? C'est vrai que pour quelqu'un de ta famille, la cabane de Hagrid doit avoir l'air d'un palace.
« Hé, la ferme! Papa a beaucoup de choses que tu n'as pas! » répliqua vivement Hugo.
« C'est vrai. Papa ne l'admettrait jamais mais je pense qu'il est jaloux de l'idée que se font les Weasley d'une famille, » dit Scorpius avec un petit rire. « Mais il va dire beaucoup de choses comme ça... juste pour que tu saches. »
« Emmerdant petit imbécile, » marmonna Sirius.
Ron se rua sur Malefoy au moment même où Rogue montait l'escalier.
« WEASLEY !
« Stupide idiot biaisé, » fit sombrement Sirius.
« Heu.. De qui est-ce qu'il parle? » demanda James.
« Je pense qu'il parle de mon homonyme, » soupira Al.
Peu importe ce que quiconque dise, il pensait que cet imbécile mauvais avait essayé de tuer son filleul et il ne le pardonnerait jamais pour ça.
« Vous croyez qu'ils ont mis ça en scène? » demanda Harry à ses amis en se souvent de toutes les fois où Malfoy les avait provoqués avec Rogue pour le sauver. »
« Ça ne me surprendrait pas si c'était vrai, » murmura sombrement Ron.
« Je ne crois pas «qu'ils» mettaient en scène, » fit Scorpius avec un sourire narquois. « Je pari que papa savait tout simplement quand Rogue serait dans les parages. »
Ron lâcha Malefoy.
« Il a été provoqué, professeur, dit Hagrid en montrant sa grosse tête hirsute derrière le sapin. Malefoy a insulté sa famille.
« Vous savez, j'ai toujours pensé que c'était injuste que les professeurs ne semblent jamais prendre ça en considération. Parfois la personne qui provoque l'incident est pire que tout ce qui suit, » dit Al.
« Ils n'entendent pas souvent cette partie, donc ils ne peuvent agir que sur ce qu'ils voient, » dit Teddy.
« C'est possible, Hagrid, mais il est interdit de se battre, à Poudlard, répliqua Rogue d'un ton doucereux. Cinq points de moins pour Gryffondor, Weasley, et estimez-vous heureux que ce ne soit pas davantage. Allez, filez, maintenant.
Avec un ricanement, Malefoy, Crabbe et Goyle avancèrent dans le couloir en repoussant le sapin qui répandit des aiguilles sur le sol.
« Je l'aurai, dit Ron entre ses dents. Un de ces jours, je l'aurai.
« Je ne savais pas que ton père avait des intentions aussi violentes envers le mien, » fit Scorpius avec un sourire narquois. « Pas étonnant qu'il ait eu du mal à m'apprécier au début. »
« Argh... C'était simplement stupide, » grogna Rose. « Il faut juger une personne sur qui elle est, pas sur qui sont ses parents. »
« Je crois avoir entendu ta mère dire ça aussi, » sourit Scorpius.
« Je les déteste, ces deux-là, ajouta Harry. Rogue et Malefoy.
« Allons, un peu de gaieté, c'est bientôt Noël, dit Hagrid. Venez un peu avec moi, on va aller voir la Grande Salle, c'est une merveille.
Tous trois suivirent Hagrid et son arbre jusqu'à la Grande Salle où le professeur McGonagall et le professeur Flitwick s'affairaient à installer les décorations.
« Ah, Hagrid, le dernier arbre, mettez-le tout au bout, là-bas, s'il vous plaît.
La Grande Salle était magnifique. Des guirlandes de gui et de houx étaient suspendues aux murs et pas moins d'une douzaine d'arbres de Noël se dressaient tout autour de la salle, certains recouverts de glaçons scintillants, d'autres de chandelles allumées.
« J'adore Poudlard pendant les vacances, » sourit Sirius. Il était toujours resté à l'école pendant les vacances jusqu'en sixième année où James l'avait invité chez les Potter.
« C'est vraiment gentil de sa part, n'est-ce pas? » fit Lily. « J'espèrerais presque que nous y restions... mais la famille me manquerait trop. »
« Ouais, ça ne ressemblerait pas à Noël sans la cuisine de grand-mère, » dit Hugo.
« Parce que c'est tout ce qui importe, n'est-ce pas? » fit Lily avec un sourire narquois.
« La ferme... tu sais que tu aimes cette partie, toi aussi, » dit Hugo en faisant la moue.
« Il reste combien de jours avant les vacances ? demanda Hagrid.
« Un seul, répondit Hermione. Au fait, Harry, Ron, nous avons encore une demi-heure avant le déjeuner, nous devrions aller à la bibliothèque.
« Oh non... on dirait que tante Mione est en charge des activités, » dit James.
« Ils essayent de découvrir qui est Flamel, tu te souviens? » demanda Rose.
« Oh... » James fit la moue.
« Chercher Flamel, je suppose, » dit Remus.
« Ouais, » répondit Harry.
« Tu sais, tu ne devrais pas fouiner comme ça. Je veux dire, as-tu vraiment besoin de savoir? » demanda Lily tout en sachant que si ça avait été elle, il aurait été impossible qu'elle ait abandonner. Mais d'un autre côté, elle ne voulait pas que son fils soit en danger.
« Elle est un peu hypocrite, dans ce cas, » sourit narquoisement James.
« Je suppose que non, mais je voulais savoir, » fit Harry en haussant les épaules.
« Tu as raison, dit Ron, s'arrachant à la contemplation du professeur Flitwick qui faisait apparaître au bout de sa baguette magique des boules d'or qu'il accrochait aux branches du nouveau sapin.
« La bibliothèque ? dit Hagrid en les suivant dans le hall. Juste avant les vacances ? Vous êtes vraiment passionnés !
« Oh, ce n'est pas pour travailler, répondit Harry d'un ton joyeux. Mais depuis que vous avez parlé de Nicolas Flamel, on essaye de savoir qui c'est.
« Quoi ? s'exclama Hagrid, interloqué. Écoutez-moi, je vous ai dit de laisser tomber. Ce que le chien garde, ce n'est pas votre affaire.
« On veut simplement savoir qui est Nicolas Flamel, c'est tout, dit Hermione.
« Ouais, c'est tout ce que vous voulez savoir, » fit James en levant les yeux au ciel.
« Je l'aurait parié, » rit Sirius.
« Je prend ce pari. C'est évident qu'ils vont faire beaucoup plus, » dit Frank en souriant.
« Je plaisantais, » dit Sirius en faisant la moue tandis que les autres riaient.
« A moins que vous ne vouliez nous le dire vous-même pour nous épargner d'autres recherches, ajouta Harry. Nous avons déjà consulté des centaines de livres et nous n'avons rien trouvé. Donnez-nous juste un indice. Pourtant, je suis sûr d'avoir lu son nom quelque part.
« Donnez-nous juste un indice... il ne veut pas que tu le saches, Harry, » fit Teddy avec un petit rire.
« Je ne dirai rien, répondit simplement Hagrid.
« Dans ce cas, on cherchera tout seuls, dit Ron. Et ils filèrent vers la bibliothèque tandis que Hagrid les regardait d'un air mécontent.
Le nom de Nicolas Flamel était le seul indice dont ils disposaient pour essayer de découvrir ce que Rogue voulait voler, mais pour l'instant, ils n'avaient pas trouvé trace du personnage dans les dizaines d'ouvrages consultés. Ils ne savaient pas très bien par où commencer, car ils ignoraient ce que Nicolas Flamel avait fait qui soit digne de figurer dans un livre.
« Hmm... ça serait difficile, » marmonna Rose.
Il n'était pas dans Les Grands Sorciers du XXe siècle ni dans Les noms célèbres du monde magique contemporain, ni dans Les Grandes Découvertes Magiques, encore moins dans Étude des Récents Progrès de la Sorcellerie.
« Peut-être que vous devriez arrêter de chercher dans le récent, dans ce cas, » sourit narquoisement Teddy.
« Mais c'est logique de commencer par là, » dit Rose. « Il y aurait trop de sorciers à rechercher dans juste un livre. »
« Il ne serait pas dans aucun de ceux-là. Il n'est pas vraiment récent, » rit Frank.
« Et bien, nous ne le savions pas à l'époque, » s'offusqua Hermione.
Il restait des milliers et des milliers de livres sur les étagères. Feuilleter tous ces volumes représentait une tâche immense, mais ils n'avaient pas renoncé pour autant.
« J'adore la librairie, » rayonna Rose.
« On sait, » gémirent Al et Scorpius.
Hermione étudia une liste de titres et de thèmes qui pouvaient faire allusion à Nicolas Flamel tandis que Ron se promenait le long des étagères en prenant des livres au hasard.
Rose et Hugo rirent particulièrement fort à celle-là.
Harry, lui, s'était aventuré du côté de la Réserve, mais il fallait un mot de l'un des professeurs pour avoir accès aux ouvrages qu'on y conservait et il savait bien qu'il n'obtiendrait jamais une telle autorisation. Les livres de la Réserve traitaient de magie noire, une matière qui n'était jamais enseignée à Poudlard.
« Certains de ces sortilèges et potions sont enseignés à Poudlard... simplement pas avant que tu sois en sixième ou septième année, » dit Teddy.
« Je suis pressée d'y être, » sourit Rose.
« Est-ce que j'aurais l'air d'un intello si je suis d'accord? » demanda Scorpius à Al tandis que Rose les foudroyait du regard.
« Peut-être... mais ça va pour cette fois, » fit Al en haussant les épaules.
Seuls quelques étudiants de dernière année qui faisaient des recherches poussées sur la défense contre les forces du Mal pouvaient les consulter.
« Qu'est-ce que tu cherches, mon garçon ?
« Rien, dit Harry.
Madame Pince, la bibliothécaire le menaça d'un plumeau.
« Dans ce cas, tu ferais mieux de filer. Allez, dehors !
N'ayant trouvé aucun prétexte plausible pour justifier sa présence, Harry se résigna à quitter la bibliothèque. Avec Ron et Hermione, ils avaient décidé qu'il valait mieux ne pas demander à Madame Pince où ils pourraient dénicher des renseignements sur Nicolas Flamel. Ils ne voulaient pas prendre le risque que Rogue découvre ce qu'ils cherchaient.
« Ça serait stupide de parler si ouvertement à propos de ça quand tous les professeurs savent pour Flamel. Ils n'apprécieraient pas que les élèves posent des questions sur lui, » dit Teddy.
« C'est vrai. Elle saurait qui c'est, mais ça ne serait pas bon si quiconque venant à savoir que vous posiez des questions sur Flamel, » dit Remus.
Harry resta dans le couloir en attendant que les deux autres trouvent quelque chose, mais il n'avait pas beaucoup d'espoir. Leurs recherches avaient duré quinze jours mais comme ils n'avaient pu y consacrer que quelques moments par-ci par-là entre deux cours, il n'était pas surprenant qu'ils aient fait chou blanc. Ils auraient eu besoin de rester beaucoup plus longtemps à la bibliothèque sans avoir continuellement Madame Pince sur le dos.
Cinq minutes plus tard, Ron et Hermione rejoignirent Harry en faisant non de la tête et ils allèrent déjeuner.
« Vous continuerez à chercher pendant que je ne serai pas là, hein ? dit Hermione. Et si jamais vous trouvez quelque chose, envoyez-moi tout de suite un hibou.
« Sans toi avec eux maman... je doute qu'ils chercheront du tout, » dit Rose.
« Oui, je suis sûr qu'ils chercheront des tonnes, » fit Lily. « Connaissant ces deux là, au moment où les vacances commenceront, tout leur sortira de la tête. »
« Mais tu ne nous ne connais pas vraiment, » dit Ron.
« Vous êtes exactement comme James et Sirius, » dit Lily comme si ça expliquait tout.
« Et ça explique tout, » rit Lily..
« Tu pourrais demander à tes parents s'ils savent quelque chose sur Flamel, suggéra Ron. Avec eux, tu ne risques rien.
« Peut-être, mais je doute que grand-père et grand-mère savent quoique ce soit à propos de ça, » rit Hugo.
« Rien du tout, en effet, assura Hermione. Ils sont dentistes.
« Tu sais, je ne me souvenais pas que tu étais Née-Moldue, » dit Ron.
« Je te l'ai dit dans le train, » dit Ron.
« Et bien, tu parlais très vite, je ne pouvais pas vraiment comprendre ce que tu disais. Tu sais, outre le fait que Harry soit dans autant de livres et à quel point tu semblais excitée par ça. »
« Et bien, il était la première personne que je rencontrais qui était dans un livre, » rougit Hermione.
« Est-ce que tu voulais être mon amie parce que j'étais dans autant de livres? » demanda Harry.
« Je ne peux pas croire qu'il ait demandé ça! » s'indigna Rose.
« Ça doit être dur d'être célèbre et de ne pas savoir pourquoi tout le monde essaye d'être proche de toi, » raisonna Lily.
« Peut-être, mais il devrait connaître maman mieux que ça, » dit Rose.
Il ne savait pas ce qu'il ferait si c'était vrai. Probablement rien mais ça ferait toujours mal.
« Tu vois, » fit tristement Lily.
« Bien sur que non. Je suppose qu'au début, j'étais intéressée par toi à cause de ça, mais j'ai rapidement appris que tu étais juste un être humain normal comme tout le monde. Il a fallu l'incident du troll pour me rendre compte que tu étais vraiment spécial. Simplement pas comment les livres le faisait paraitre. »
« Et comment est-ce que c'était? » demanda Harry.
« Tu n'as toujours lu aucun des livres sur toi? » s'exclama Hermione.
« Pourquoi le ferais-je quand je peux juste te demander? » plaisanta Harry.
« Je pense que papa déteint sur oncle Harry, là, » rit Hugo.
« Hmph, » fit Hermione en lui tirant la langue. « Et bien, l'histoire te faisait ressembler à une sorte de super-héros, tu sais quelqu'un au-delà de l'humain sans aucun défaut et qui est parfait. »
« Ouais, c'est comment j'ai été élevé à penser à toi, moi aussi, » dit Ron. « Que tu étais une force invaincue de la nature du côté du bien, ou quelque chose comme ça. Un des jeux préférés de Ginny et moi en grandissant était de jouer à Harry Potter.
Tout le monde explosa de rire à ça.
Imagine ma surprise quand mon héros s'est avéré être un gamin maigrichon avec des vêtement trop grands pour lui. »
« Merci beaucoup, » fit Harry en levant les yeux au ciel.
« Aucun problème, » fit Ron avec un sourire narquois.
« Donc, toi et Ginny jouiez à Harry Potter. Ça ne te dérange pas de me dire ce que ça veut dire? » rit Harry.
Ron sourit, sur le point de dire exactement à Harry ce que ça voulait dire, lorsque Hermione le frappa à l'estomac. « Je ne crois pas que Ginny voudrait que tu dises ça à Harry. »
« Oh, je t'en prie Hermione, » supplia Harry.
« Non, » fit Hermione.
« Zut! Je voulais vraiment entendre ce que c'était, » rit Teddy et tous les autres étaient toujours en train de récupérer de leur découverte.
Lorsque les vacances commencèrent, Ron et Harry eurent beaucoup trop d'occasions de s'amuser pour penser à Nicolas Flamel.
« Je te l'avais dit, » dit Lily.
Ils avaient le dortoir pour eux tout seuls et la salle commune ne rassemblait plus grand monde, ce qui leur permettait de s'installer dans les meilleurs fauteuils, près du feu. Ils restaient assis des heures entières à manger tout ce qu'ils trouvaient à faire cuire à la broche: du pain, des pancakes, des marshmallows, tout en échafaudant des stratégies pour faire renvoyer Malefoy de l'école. Leurs plans étaient sans doute irréalisables, mais c'était toujours amusant d'en parler.
« Nous faisions ça avec Rogue en première année, » fit joyeusement Sirius.
« Pas nous, » dit Al. « Ça serait nul si Scorp était renvoyé. »
« Ouais, mais mais nous avons parlé de faire renvoyer Zabini... C'est un tel abruti! » fit Scorpius.
Ron apprit également à Harry le jeu d'échecs, version sorcier. Les règles étaient les mêmes que chez les Moldus, sauf que les pièces étaient vivantes, ce qui leur donnait l'air d'une armée partant à la bataille. L'échiquier de Ron était vieux et tout abîmé. Comme toutes ses affaires, il avait appartenu à un autre membre de sa famille, son grand-père en l'occurrence. L'âge des pièces, cependant, constituait plutôt un avantage, car depuis le temps qu'il les fréquentait, Ron les connaissait si bien qu'il n'avait aucun mal à leur faire faire ce qu'il voulait.
« Il y a ça et le fait qu'il est très doué. Ça aide aussi, » dit Neville.
« Doué comment? » demanda Frank à Ron. Les échecs version sorcier étaient son jeu préféré.
« Le meilleur, » dit Hugo.
« Il n'a toujours pas joué contre mon père, » dit Scorpius.
« Et je ne crois toujours pas que ça arrivera un jour, » fit Teddy avec un sourire narquois.
« D'ailleurs, tu as perdu contre moi. Je pense que ça montre qui gagnerait, » dit Hugo (il était le plus doué parmi les petits-enfants).
« Si tu le dis, » fit Scorpius en haussant les épaules.
« Plutôt doué, » fit Ron en haussant les épaules mais incapable de dissimuler la fierté dans sa voix.
Harry, en revanche, jouait avec des pièces que Seamus Finnigan lui avait prêtées et qui ne lui faisaient aucune confiance. Il ne savait pas très bien jouer
« Et tu ne sauras jamais, » rit Teddy.
et les pièces contestaient sans cesse ses décisions, ce qui jetait la confusion dans le jeu.
« Allons, ne m'envoie pas là-bas, disait le fou ou la tour. Tu n'as donc pas vu son cavalier ? Tiens, envoie plutôt celui-là. Lui, on peut se permettre de le perdre.
La veille de Noël, Harry se coucha en pensant au lendemain. Ce serait une bonne journée et il y aurait un réveillon, mais il ne s'attendait pas à recevoir de cadeaux.
« Est-ce qu'il pensait vraiment que grand-mère l'oublierait? » demanda Al avec incrédulité.
« Il ne la connait pas encore, » répondit Teddy en haussant les épaules. « Il ne pensera plus jamais ça. »
« Et maman et papa? » demanda Rose. « Est-ce qu'il croyait qu'ils ne lui donneraient rien? »
« Je ne sais pas, mais ils ont onze ans ( enfin,ntante Mione en a douze, mais bon), il auraient pu ne pas y penser, » dit Teddy.
« Maman y pensera, » assura Rose.
Lorsqu'il s'éveilla, cependant, il aperçut un petit tas de paquets au pied de son lit.
« Tant mieux, » dit Lily.
« Je ne peux pas croire que tu ne t'attendais à rien, » dit Ron. « Tu es Harry Potter! »
« Et alors? Je n'avais jamais rien eu avant, » dit Harry.
« C'est toujours bizarre pour moi, » fit Ron en secouant la tête.
« Joyeux Noël, dit Ron d'une voix ensommeillée tandis que Harry s'extrayait du lit et passait sa robe de chambre.
« Toi aussi, dit Harry. Tu te rends compte ? J'ai des cadeaux !
« Tu t'attendais à quoi? Demanda Ron. Des navets ?
« Papa! » fit Rose en riant.
« Je ne serais pas surpris si Harry s'était attendu à ça, » marmonna sinistrement Teddy.
Harry ouvrit aussitôt le paquet qui se trouvait au sommet de la pile. Il était enveloppé d'un gros papier sur lequel était griffonné: « Pour Harry de la part de Hagrid ». A l'intérieur, il y avait une flûte en bois grossièrement taillée. De toute évidence, c'était Hagrid lui-même qui l'avait fabriquée. Harry souffla dedans et elle produisit un son semblable au ululement d'un hibou.
« C'est gentil de sa part, » rayonna Lily.
Un autre paquet, tout petit, contenait un simple mot:
« Nous avons reçu ton message. Voici ton cadeau de Noël, de la part de l'oncle Vernon et de la tante Pétunia.
Une pièce de cinquante pence était collée au papier à l'aide d'un morceau de ruban adhésif.
« Il ne peut même pas acheter une barre de chocolat avec ça, » se moqua Rose.
« C'est gentil de leur part, dit Harry.
Ron était fasciné par la pièce de monnaie.
« C'est bizarre, dit-il. Quelle drôle de forme ! C'est vraiment de l'argent ?
« Papa agit encore comme ça à chaque fois qu'il croise quelque chose de nouveau dans le monde des Moldus, » rit Rose.
« Et grand-père est encore pire, » ajouta Hugo en riant lui aussi.
« Je pense que ton père déteint sur toi, » murmura Harry à son ami, et les oreilles de Ron devinrent rouges.
« Prends-la, si tu veux, dit Harry avec un grand rire. Tiens, qui m'a envoyé ça ?
« Je crois savoir d'où ça vient, dit Ron en rougissant un peu. C'est ma mère. Je lui avais dit que tu n'attendais pas de cadeaux et... oh non ! Elle t'a fait un pull à la mode Weasley!
« Oh non? Les pulls Weasley sont super! » fit James.
« C'est très gentil de sa part, » roucoula Lily.
« Comme je l'ai dit, Molly est une mère naturelle née, » rayonna Remus.
« Comment peux-tu savoir ça? » demanda Ron, les oreilles rouges.
« Molly avait l'habitude de jouer les baby-sitters pour lui, » dit Harry.
« C'est bizarre de t'entendre l'appeler comme ça, » dit Ron.
« Tu sais que ta mère nous a demandé d'arrêter de l'appeler Mrs Weasley, » dit Hermione.
« C'est quand même bizarre, » dit Ron en haussant les épaules.
« Non, ça serait bizarre s'ils l'appelaient Mrs Weasley, » dit Rose. « Surtout maman... vu qu'elle est une Mrs Weasley, maintenant. »
« Mais papa ne l'appelle plus Molly, » dit Lily. « Il l'appelle maman. »
Harry sortit du paquet un épais pull-over de laine vert émeraude, grossièrement tricoté, et une grosse boîte de fondants faits maison.
« C'est vraiment gentil, » répéta Lily.
« Mange le fondant! Molly fait la meilleure des nourritures! » cria Sirius.
« C'est vrai, » dit Hugo.
« Tous les ans, elle nous tricote un pull à chacun, dit Ron en déballant le sien. Et le mien est toujours violet.
« Tu te souviens quand elle lui a fait un pull bleu? » demanda Victoire à Teddy. C'était avant que les autre soit nés (ou suffisamment âgés pour s'en souvenir).
« Oui, et il a boudé pendant tout Noël, » rit Teddy.
« C'est vraiment gentil à elle, dit Harry en goûtant un fondant qui se révéla délicieux.
Le cadeau suivant contenait aussi des friandises, une grosse boîte de Chocogrenouilles qu'Hermione lui avait envoyée.
« Merci Mione, » dit Harry.
« Tu ne l'as pas remercié avant? » demanda Lily.
« Je ne pense pas... je ne crois pas m'en souvenir, » fit Harry en haussant les épaules.
« C'était amusant que tu m'ait envoyé des Chocogrenouilles, toi aussi, même si je n'ai pas pu toutes les manger, » dit Hermione.
« Je suis surprise qu'elle ait été autorisée à en manger une seule, » dit Rose.
« Quel gâchis, » bouda Hugo.
« Qu'est-ce que tu as fait du reste? » demanda Ron, incrédule.
Hermione haussa les épaules.
Il n'y avait plus qu'un seul paquet à ouvrir. Harry déchira le papier et un morceau de tissu très léger, d'une teinte argentée, glissa sur le sol où il forma un petit tas aux reflets luisants.
« La cape d'invisibilité de papa! » acclamèrent tous les Potter.
Teddy sourit, lui aussi. Il se souvenait d'Harry la lui donnant juste avant d'aller à Poudlard et lui dire qu'il semblait juste de la lui donner autant qu'à un de ses fils.
« Ça n'est pas... » rayonna James.
« Je crois que ça l'est, » répondit Sirius.
« Qu'est-ce que c'est? » demanda Frank.
« Tu verras, » sourit James. Il avait craint que son fils puisse ne pas avoir son héritage familial le plus précieux.
« Ne t'inquiète pas grand-père. Il l'a eu et en a fait bon usage, » dit Al.
Ron en resta bouche bée.
« J'ai entendu parler de ça, dit-il d'une voix sourde en lâchant la boîte de Dragées Surprises de Bertie Crochue que lui avait envoyé Hermione.
« Pourquoi est-ce que tu m'as acheté des Dragées? Tu sais que je préfère le chocolat, » dit Ron.
« Tu étais énervant. Je ne pensais pas que tu méritais du chocolat, » le taquina Hermione.
Tout le monde rit à ça.
Si c'est ce que je crois... Il n'en existe pas beaucoup et c'est vraiment précieux...
« Qu'est-ce que c'est ?
Harry ramassa le morceau de tissu brillant. En le prenant entre ses doigts, il eut l'impression de toucher de l'eau qu'on aurait transformée en étoffe.
« C'est une cape d'invisibilité, dit Ron, impressionné. J'en suis sûr, maintenant. Essaye-la.
« Tu l'as vraiment eu, » rayonna James.
« Oui, c'est génial, » sourit Harry.
« Tu peux causer toutes sortes de méfaits, maintenant, » rit Sirius.
« Oh, non Harry. Tu n'as vraiment pas besoin de plus de problèmes, » dit Lily.
« Il n'a vraiment pas besoin de ça, mais il peut l'utiliser comme quelque chose qui l'aidera à les éviter, » sourit Teddy.
Harry jeta la cape sur ses épaules et Ron poussa un cri.
« C'est bien ça ! Regarde !
Harry regarda ses pieds, mais ils avaient disparu. Il se précipita vers le miroir et ne vit que son visage qui semblait flotter dans l'air. Son corps, lui, était devenu invisible. Il remonta la cape sur sa tête et son reflet s'effaça complètement.
« Il y a un mot ! dit soudain Ron. Un mot dans le paquet !
Harry enleva la cape et lut ce qui était écrit d'une écriture arrondie qu'il n'avait jamais vue auparavant.
«On dirait l'écriture de Dumbledore, » commenta Remus.
« Et bien, ça doit l'être puisque c'est lui qui l'a lui a donné, » sourit Al.
« Je me demande pourquoi il avait la cape, » songea James.
« Heu.. je ne sais pas ça, » dit Al.
« Moi non plus, » dit Teddy. « Est-ce que vous allez tous me regardez à chaque fois que vous ne savez pas ce qui va arriver? »
« Oui... tu sembles en savoir beaucoup plus que nous, » s'indigna Rose.
« D'accord, dans ce cas, » sourit Teddy.
« Ton père m'a laisse ceci avant de mourir.
Il est temps que tu en hérites.
Fais-en bon usage.
«"Fais-en bon usage". Si c'est Dumbledore, il se montre irresponsable pour te laisser l'utiliser, » commenta Lily.
« Allons Lily, la cape est le droit de naissance de Harry, » dit James.
Très joyeux Noël. »
Il n'y avait pas de signature. Harry garda les yeux fixés sur le morceau de papier pendant que Ron contemplait la cape d'un air admiratif.
« Je serais prêt à donner n'importe quoi pour en avoir une, dit-il. N'importe quoi. Eh ben, qu'est-ce qui t'arrive ?
« Rien, dit Harry.
Il éprouvait une étrange sensation. Qui avait bien pu lui envoyer cette cape ? Avait-elle véritablement appartenu à son père ? Il aurait tellement voulu connaître la réponse à ces questions...
« Oui... mais pourquoi est-ce que cela fait ressentir à papa une étrange sensation? » demanda Lily.
« C'est la première chose qu'il obtient qui appartenait à son père, » fit tristement Teddy. Victoire le prit dans ses bras pour le conforter. « C'est un sentiment... intéressant quand ça arrive. »
Avant qu'il ait eu le temps de dire ou de penser quoi que ce soit d'autre, la porte s'ouvrit à la volée et Fred et George Weasley se précipitèrent à l'intérieur du dortoir Harry se hâta de cacher la cape. Il n'avait pas très envie de partager son secret avec quiconque d'autre.
« Pourquoi pas? C'est fantastique! » cria Sirius.
« Non, je comprend. Je ne voulais pas partager la cape au début non plus, » dit James.
« Joyeux Noël !
« Hé, regarde ! Harry aussi a eu un pull Weasley !
Fred et George étaient vêtus chacun d'un pull-over bleu dont l'un portait un grand « F » sur la poitrine et l'autre un « G ».
« Je pari qu'ils portent les mauvais pulls, » rit Sirius.
« Bien sûr que oui, » rit Fred.
« Celui de Harry est plus beau que les nôtres, dit Fred en examinant le pull qu'il avait reçu. Apparemment, elle fait davantage d'efforts quand on n'est pas de la famille. .
« Non, c'est maman qui a obligé grand-mère à le faire mieux, » dit Lily. Harry adorait taquiner Ginny à propos de ça dès qu'il avait découvert qu'elle avait supplié sa mère d'utiliser du meilleur matériel pour lui.
« Pourquoi n'as-tu pas mis le tien, Ron ? demanda George. Vas-y, mets-le, tu verras, c'est très agréable,
« J'ai horreur du violet, marmonna Ron en le mettant quand même.
« Pourquoi est-ce qu'elle me fait tout le temps un pull violet? » souffla Ron.
« Je les aime bien. D'ailleurs, tu sais que tu détesterais ça si elle te donnait une autre couleur de pull, maintenant, » dit Hermione. Ron rougit. C'était probablement vrai.
« Oh, c'est définitivement vrai, » rit Teddy.
« Au moins, il n'y a pas de lettre sur le tien, fît remarquer George. Elle doit penser que tu n'oublies pas ton nom. Mais nous non plus, on n'est pas idiots, on sait très bien qu'on s'appelle Gred et Forge.
« Oncle Bill dit qu'ils avaient toujours l'habitude de s'appeler comme ça, » sourit tristement Fred. Ce n'était plus jamais utilisé, maintenant.
« Qu'est-ce que c'est que tout ce bruit ?
Percy Weasley passa la tête par l'entrebâillement de la porte, l'air réprobateur. Lui aussi avait commencé à déballer ses cadeaux, car il avait sur le bras un gros pull-over dont Fred s'empara.
« P comme Préfet ! Mets-le, Percy, nous, on les a déjà mis. Même Harry en a reçu un.
« Je-ne-veux-pas-le mettre, protesta Percy tandis que les jumeaux l'obligeaient à enfiler le pull en faisant à moitié tomber ses lunettes.
« Tu n'es pas avec les préfets, aujourd'hui, dit George. Noël, c'est une fête de famille.
« On dirait que tu fais partie de leur famille, maintenant, » fit tristement Lily.
« Tristement? C'est génial de faire partie de la famille! » dit Al.
« Surtout celle des Weasley, » ajouta Teddy en souriant lui aussi.
Elle était heureuse que son fils ait quelqu'un, une famille aimante pour commencer, mais elle aurait aimé qu'elle soit là à la place.
« Oh... nous aimerions ça, nous aussi, » dit tristement Al.
« Bien sûr que oui, » rayonna Ron. « Harry a toujours fait partie de la famille. »
Harry devint rouge vif mais ne fit pas de commentaire. Il serait toujours reconnaissant pour l'amour et l'acceptation que les Weasley lui ont donné.
« Je suis d'accord, » fit Teddy.
Ils traînèrent alors Percy hors de la pièce, les bras immobilisés par le pull.
Jamais Harry n'avait passé un aussi bon réveillon. Dindes rôties, saucisses grillées, sauces onctueuses, confiture d'airelles et partout sur les tables, des pochettes-surprises avec des pétards qui explosaient en faisant jaillir des cadeaux.
« Est-ce qu'on peut manger, maintenant? » gémit Hugo.
« Ce n'est toujours pas l'heure, Hugo, » dit Victoire. « Mais tu es libre de te prendre un casse-croute si tu veux. »
« D'accord. » Hugo sortit de la pièce en courant pour se prendre quelque chose à manger et revint en une seconde.
Les pétards surprises n'avaient rien à voir avec ceux que les Dursley avaient l'habitude d'acheter. Ils n'étaient pas remplis de petits jouets en plastique et de chapeaux en papier crépon. Celui que Harry partagea avec Fred ne se contenta pas de produire une petite détonation, il explosa comme un canon en les enveloppant d'un nuage de fumée bleue et il en sortit un chapeau de contre-amiral ainsi que plusieurs souris blanches vivantes.
Des bûches de Noël et du pudding suivirent les dindes. Percy faillit se casser une dent en trouvant une Mornille en argent dans sa part. Le professeur Dumbledore avait troqué son chapeau pointu de sorcier pour un bonnet à fleurs qu'il avait trouvé dans une pochette-surprise et il riait en écoutant Flitwick lui raconter une histoire drôle. Hagrid avait le teint de plus en plus rouge. Il réclama une nouvelle bouteille de vin, puis il embrassa sur la joue le professeur McGonagall qui, à la grande surprise de Harry gloussa de contentement, les joues soudain écarlates, le chapeau de travers.
« Ah, elle doit en avoir eu quelques unes elle-même, » sourit Frank.
« McGonagall ivre est la meilleure. Tu peux vraiment voir son sens de l'humour dans ces conditions, » commenta Sirius.
« Aaahhh... je veux voir ça, » fit James en boudant.
Lorsque Harry quitta la table, il avait les bras encombrés de cadeaux découverts dans les pétards surprises, notamment des ballons lumineux increvables, un kit pour faire pousser des verrues et un jeu d'échecs version sorcier. Les souris blanches avaient disparu et Harry avait la désagréable impression qu'elles avaient servi de dîner à Miss Teigne.
Harry et les Weasley passèrent l'après-midi à faire des batailles de boules de neige dans le parc.
« J'adore les batailles de boules de neige, » dit Lily. Elle avait un bras plutôt bon et visait très bien.
« J'ai hâte d'être aux nôtres, » dit Al. Il y avait toujours la plus grande des batailles de boules de neige à Noël qui incluait quiconque voulant participer, et la majorité des oncles et tante le faisait.
Puis, frigorifiés, mouillés, essoufflés, ils retournèrent auprès du feu, devant la cheminée de la salle commune de Gryffondor où Harry étrenna son jeu d'échecs en se faisant battre à plate couture par Ron. Il songea qu'il n'aurait pas perdu aussi facilement si Percy ne s'était pas autant acharné à l'aider.
« J'en doute Harry. Tu étais vraiment nul à l'époque, » sourit Ron.
« Qu'est-ce qu'il veut dire «à l'époque»? » demanda Hugo.
« Je suppose qu'il était encore pire que maintenant, » dit Rose.
« Ron, je ne crois pas que j'arriverais jamais à te battre, » dit Harry.
Ils allèrent ensuite prendre un thé accompagné de sandwiches à la dinde, de petits pains, de gâteaux à la confiture et de pudding de Noël. Somnolents et le ventre plein, ils regardèrent Percy se lancer à la poursuite de Fred et de George dans toute la tour de Gryffondor pour récupérer son insigne de préfet qu'ils lui avaient volé.
« Papa prenait vraiment beaucoup oncle Percy pour cible, » sourit Fred.
Jamais il ne s'était autant amusé à Noël. Pourtant, quelque chose n'avait cessé de lui tourner dans la tête tout au long de la journée: la cape d'invisibilité et son mystérieux expéditeur.
Teddy fronça les sourcils. Il savait comment Harry avait dû se sentir.
« Je suis désolé d'avoir mis un bémol à ta journée, » dit James.
« Non, ça va, » dit Harry en haussant les épaules. « Ça en valait la peine d'avoir la cape. »
Ron, le ventre plein de dinde rôtie, et libre de toute préoccupation, tomba endormi dès qu'il eut tiré les rideaux de son baldaquin. Harry, lui, se pencha pour prendre la cape d'invisibilité qu'il avait cachée sous son lit.
Son père... Elle avait appartenu à son père. Plus douce que la soie, aussi légère qu'un souffle d'air, l'étoffe lui coulait entre les doigts comme l'eau d'un ruisseau. « Fais-en bon usage », était-il écrit sur le mot.
« Ah, bien, l'heure de se faufiler dans le château... il était temps, » dit James.
« Imagine ne pas faire ça jusqu'à quatre mois après être arrivé, » fit Fred avec incrédulité.
Il voulait l'essayer dès maintenant, à l'instant même et il s'enveloppa dans la cape. En regardant à ses pieds, il ne vit que des ombres et la tache d'un rayon de lune. C'était une impression très étrange.
« C'est une impression fantastique, » dit Al.
Fais-en bon usage.
Harry se sentit soudain parfaitement réveillé. Grâce à sa cape, le château tout entier lui était ouvert. Debout dans l'obscurité et le silence. il éprouva un sentiment d'excitation, Il pouvait aller où bon lui semblait, à présent, et Rusard n'en saurait jamais rien.
« A moins que tu ne lui rentres dedans, » dit Al.
« Ou ne fasses trop de bruit, » ajouta Rose. « Quelque fois tu oublies que l'on peut toujours t'entendre. »
« Je n'oublie pas... C'est juste que parfois tu es très drôle quand tu penses que tu es toute seule, » fit Al avec un sourire narquois.
« La ferme, » rougit Rose.
Ron grogna dans son sommeil. Fallait-il le réveiller ? Quelque chose l'en empêcha. C'était la cape de son père. Cette fois, la première fois, il voulait être seul.
« Désolé, » fit Harry à Ron.
« Je suppose que je peux te pardonner pour ça, » dit Ron.
Il quitta sans bruit le dortoir, descendit l'escalier, traversa la salle commune et passa par le trou que dissimulait le portrait.
« Qui est là ? couina la grosse dame.
Harry ne répondit pas. Il se hâta le long du couloir.
Où aller ? Il s'arrêta et réfléchit, le coeur battant. Puis l'idée lui vint. La Réserve de la bibliothèque.
« Wow, quel excitant endroit pour aller, » fit sarcastiquement James.
« Je pense que tante Mione déteint sur lui, » ajouta Fred.
« Il veut savoir qui est Flamel, bande d'idiots, » dit Rose.
« Et alors? » firent James et Fred en haussant les épaules.
Il pourrait lire autant qu'il voudrait, il pourrait passer le temps qu'il faudrait pour découvrir qui était Nicolas Flamel.
« Je ne pense pas vraiment que Flamel serait dans la Réserve, » dit Remus.
« Et même s'il y était, ça serait tout aussi difficile de le trouver que dans la librairie normale, » dit Frank.
Il se mit en chemin en serrant la cape autour de lui.
La bibliothèque était plongée dans les ténèbres. Il y régnait une atmosphère un peu effrayante, Harry alluma une lampe pour voir où il allait. On aurait dit que la lampe flottait en l'air et bien que Harry en sentit le poids au bout de son bras, la vue de cette lueur qui semblait se promener toute seule lui fit peur.
« C'est quelque chose à laquelle tu dois t'habituer, » dit James.
« Je n'ai jamais ressenti ça, » dit Al.
« C'est parce que tu volais sa cape depuis que tu avais cinq ans et que tu t'es habitué sans même t'en rendre compte, » dit James.
La Réserve se trouvait tout au fond. Il enjamba avec précaution le cordon qui séparait les livres interdits du reste de la bibliothèque et tendit la lampe pour lire les titres des ouvrages alignés sur les étagères.
« Tu pourrais penser que la Réserve serait protégée par plus qu'un cordon, » dit Frank.
« C'est vrai, » dit Teddy. « Ça devrait être plus difficile d'y entrer. »
Ils ne lui disaient pas grand-chose. Leurs lettres dorées, ternies, usées, formaient des mots que Harry ne comprenait pas. Certains livres n'avaient pas de titre du tout. L'un des volumes était maculé d'une tache sombre qui donnait l'horrible impression d'être du sang.
« Alors, c'est probablement du sang, » dit Teddy.
Harry sentit ses cheveux se dresser sur sa nuque. Peut-être son imagination lui jouait-elle des tours, peut-être pas, en tout cas, il crut entendre un faible chuchotement qui provenait des rangées de livres, comme s'ils savaient que quelqu'un se trouvait là qui n'aurait pas dû y être.
« Il a probablement raison, » dit Teddy. « Certains de ces livre savent quand quelqu'un est dans les parages... mais je ne sais pas s'ils réalisent qu'il ne devrait pas être là. »
Il fallait commencer quelque part. Posant la lampe par terre, il s'intéressa à l'étagère du bas. Un gros volume noir et argent attira son regard. Il était si lourd qu'il eut du mal à le prendre. Il le mit en équilibre sur ses genoux et le livre tomba ouvert sur le sol.
Un hurlement suraigu, à glacer le sang, retentit alors dans le silence de la bibliothèque.
« Heu... mauvais livre, » rit Fred.
C'était le livre qui criait ! Harry le referma d'un coup sec, mais le hurlement continua, une note assourdissante, toujours la même. Harry tomba en arrière, renversant sa lampe qui s'éteignit instantanément, Saisi de panique, il entendit des bruits de pas qui résonnaient dans le couloir. Il remit tant bien que mal le livre sur l'étagère, prit la fuite à toutes jambes et se retrouva face à Rusard au moment où celui-ci arrivait devant l'entrée de la bibliothèque.
« Comment est-ce qu'ils arrivent toujours aussi vite? » s'offusqua Fred ( par "ils", ils voulait dire les concierges).
« Ils connaissent le château presque aussi bien que nous, » dit James.
Les yeux pâles et furieux du gardien le regardèrent sans le voir. Harry parvint à se faufiler entre le mur et lui, puis fonça dans le couloir, tandis que résonnait encore à ses oreilles le cri perçant du livre.
Il s'arrêta soudain devant une haute armure. Il avait été si occupé à mettre la plus grande distance possible entre la bibliothèque et lui qu'il n'avait pas fait attention à la direction qu'il avait prise. A cause de l'obscurité, peut-être, il était incapable de reconnaître l'endroit où il se trouvait. Il y avait une haute armure près des cuisines, il le savait, mais il devait être cinq étages au-dessus.
« Tu me déçois tellement papa, » fit James en secouant la tête. « Imagine ne pas savoir qu'il y a des armures partout. »
« Il y a des armures partout, » dit Sirius.
Il entendit alors la voix de Rusard.
« Vous m'avez demandé de vous avertir directement si quelqu'un venait rôder la nuit dans la bibliothèque, professeur. Et je suis sûr qu'il y avait quelqu'un dans la bibliothèque, dans la Réserve, très précisément.
Harry se sentit pâlir. Il ne savait pas où il était mais Rusard devait connaître un raccourci, car sa petite voix grasseyante se rapprochait. Il entendit alors avec terreur Rogue répondre à Rusard.
« Oh, super... deux personnes qui adoreraient trouver Harry hors des limites, » marmonna Teddy.
« La Réserve ? Ils n'ont pas dû aller bien loin, nous allons les rattraper.
« Oh non, ça doit être la pire paire de personnes que tu pouvais rencontrer, » fit Remus.
« Je suis d'accord, » sourit Teddy.
Harry resta figé sur place tandis que Rogue et Rusard s'avançaient dans sa direction. Ils ne pouvaient pas le voir, bien sûr, mais le couloir était étroit et ils allaient inévitablement le heurter au passage. La cape le rendait invisible, mais elle ne supprimait pas pour autant le volume de son corps.
« Ce que Sirius a brutalement découvert quand McGonagall lui est rentré dedans en première année, » rit James.
« Ouais, il a été obligé de s'enfuir de là très vite avant qu'elle ne remarque qui c'était, » ajouta Remus en riant lui aussi.
« Je n'ai jamais eu ce problème au moins, » fit Al avec un sourire narquois.
Il recula en faisant le moins de bruit possible et vit alors sur sa gauche une porte entrouverte. Retenant sa respiration, il se glissa par l'entrebâillement en essayant de ne pas faire bouger le panneau et parvint à son grand soulagement à entrer dans la pièce à l'insu de Rogue et de Rusard.
Tous deux passèrent devant la porte sans s'arrêter et Harry s'adossa au mur en respirant profondément, écoutant le bruit de leurs pas s'éloigner puis s'évanouir. Il avait eu chaud, très chaud. Il se passa quelques instants avant qu'il ne jette un coup d'œil autour de lui.
« Vous savez, je ne crois pas que c'était intelligent d'aller dans une pièce quand il ne sait pas ce qu'il y a dedans, » dit Rose. « Vous vous souvenez de ce qui est arrivé la dernière fois? »
« Je ne pense pas que ce sera aussi mauvais que ça, » rit Teddy.
La pièce dans laquelle il se trouvait avait l'air d'une salle de classe désaffectée. Il voyait la forme sombre de pupitres et de chaises entasses contre les murs. Il y avait également une corbeille à papiers retournée. Il remarqua aussi, appuyé contre le mur d'en face, quelque chose qui ne semblait pas appartenir au mobilier habituel d'une salle de classe, quelque chose que quelqu'un avait dû ranger là pour s'en débarrasser.
« Qu'est-ce que c'est? » demanda Fred.
« Je dirais que c'est un miroir, » dit Scorpius.
« Pourquoi? » demanda Fred.
« Parce qu'il y avait un miroir dans le titre du chapitre, » sourit narquoisement Scorpius.
« Oh, » fit Fred.
C'était un miroir magnifique qui montait jusqu'au plafond avec un cadre d'or sculpté, posé sur deux pieds pourvus de griffes, comme des pattes d'animal. Une inscription était gravée au-dessus du miroir. Harry déchiffra: « Riséd elrue ocnot edsi amega siv notsap ert nomen ej. »
« Et qu'est-ce que ça veut dire? » demanda Sirius en regardant Remus.
« Je ne sais pas, mais ce n'est pas du latin, » répondit Remus.
Alice, qui était en train de lire et donc pouvait voir les mots, dit: « Je ne montre pas ton visage mais de ton cœur le désir. »
« Oh, » fit Al tandis qu'il regardait les mots. « J'aurais du réaliser ça. »
« Comment est-ce que tu sais ça? » demanda Ron avec incrédulité.
« C'est ce que dit le miroir à l'envers, » répondit Hermione. C'était évident, pointé de cette façon.
« Oh. »
A présent qu'il n'entendait plus Rogue ni Rusard, sa panique s'était calmée. Il ôta sa cape et s'approcha du miroir pour constater qu'il était toujours invisible.
« Je ne pense pas que c'est comme ça que fonctionne le miroir, » dit Lily.
« Non, je pense que ça te montrera quelque chose que tu désires ardemment voir, » fit tristement Teddy. Il pensait savoir ce que verrait Harry et pourquoi Harry ne voudrait pas qu'il ait connaissance de ce miroir.
Il fit un pas en avant et dut alors se plaquer une main sur la bouche pour étouffer un cri d'horreur. Il se retourna brusquement et son coeur cogna contre sa poitrine encore plus fort que lorsque le livre s'était mis à hurler. Car son reflet était apparu, mais il n'était pas seul, il y avait un groupe de gens qui se tenaient derrière lui.
« Qui sont-ils? » demanda Lily tout en ayant une bonne idée de qui c'était.
« Tu verras, » fit tristement Harry.
La pièce était vide, cependant. La respiration haletante, il se tourna lentement vers le miroir.
Il vit à nouveau son reflet, livide, apeuré, et derrière lui au moins dix autres personnes. Harry regarda par-dessus son épaule. La pièce était toujours vide. Ou alors, eux aussi étaient peut-être invisibles, mais ce miroir avait la faculté de les refléter quand même ?
« Ce n'est pas ce que te montre le miroir, » dit Lily. « Il te montre ce que ton cœur désir. »
« Il ne sait pas ça, » dit Rose. « Il ne sait pas ce que l'inscription veut dire. »
« Non, » fit Sirius.
A nouveau il regarda le miroir. Une femme, debout derrière son reflet, lui souriait en faisant des signes de la main.
« Grand-mère, » haleta Lily.
« Oui, Harry verrait sa famille, » fit tristement Teddy, et Victoire resserra son emprise autour de lui.
Il tendit le bras derrière lui, mais il ne sentit que le vide. Si cette femme avait été vraiment présente dans la pièce, il aurait pu la toucher, mais il n'y avait rien. Tous ces gens n'existaient que dans le miroir.
« C'est nous, n'est-ce pas? » fit Lily les larmes aux yeux.
« Oui, » fit tristement Harry.
La femme était très belle. Elle avait des cheveux auburn et ses yeux... « Ses yeux sont comme les miens », pensa Harry en s'approchant un peu plus près de la glace. D'un vert brillant et d'une forme semblable. Il s'aperçut alors que la femme pleurait. Elle souriait et pleurait en même temps. L'homme qui se tenait à côté d'elle était grand, mince, avec des cheveux noirs. Il la tenait par les épaules. Il portait des lunettes et ses cheveux étaient très mal coiffés. Il avait des épis qui dépassaient à l'arrière de son crâne, tout comme Harry.
À ce stade, Lily ne pouvait plus le supporter et elle étreignit son fils. James fit la seule chose à laquelle il put penser et il mit son bras autour d'eux.
« C'est bien... que papa ait au moins ça, » fit Lily presque en larme, elle aussi.
Il était si près du miroir, à présent, que son nez touchait presque celui de son reflet.
« Maman ? murmura-t-il. Papa ?
L'homme et la femme le regardèrent en souriant. Lentement, Harry détailla les autres personnes qui se trouvaient dans le miroir. Il vit d'autres yeux verts comme les siens, d'autres nez qui ressemblaient au sien, et même une petite vieille qui avait les mêmes genoux noueux que lui. Pour la première fois de sa vie, il avait sa famille devant les yeux.
« Et c'est d'autant plus grave qu'il n'avait jamais vu de photos d'eux avant, » dit Victoire tandis qu'elle serrait la main de Teddy.
« Oui, » soupira Teddy. Les choses avaient vraiment été pires pour son parrain; au moins, il avait toujours su pour ses parents et avait des souvenirs d'eux.
Les Potter lui souriaient, ils lui adressaient des signes de la main et lui les contemplait d'un regard fébrile,
« Je suis sûre qu'il y a plusieurs... heu... quel est le nom de jeune fille de votre grand-mère? » demanda Rose.
« Evans, » répondit Teddy à leur place.
« Oui, Evans, présents aussi, s'ils ont les yeux verts de oncle Harry, » sourit Rose.
les mains plaquées contre le miroir comme s'il espérait passer au travers et se précipiter vers eux. Quelque chose lui faisait mal à l'intérieur de son corps, un mélange de joie et de tristesse.
« Je n'aime pas le son de ça, » dit Remus.
« Moi non plus. Harry, je ne veux pas que tu retournes près de ce miroir. Ce n'est pas bon pour toi, » fit Lily aussi sévèrement qu'elle le pouvait.
« Non, mais c'est attirant, n'est-ce pas? » soupira Teddy.
Il ne se rendait pas compte du temps qui passait. Les reflets dans le miroir ne s'effaçaient pas et il ne se lassait pas de les regarder, encore et encore, jusqu'à ce qu'un bruit lointain le ramène à la réalité. Il ne pouvait pas rester ici, il fallait qu'il retrouve le chemin de son lit. Il arracha son regard du visage de sa mère et murmura:
« Je reviendrai...
Puis il se hâta de quitter la pièce.
« Je préfèrerais si tu ne revenais pas, » dit Lily.
« Tu aurais pu me réveiller, dit Ron avec mauvaise humeur.
« Tu n'as qu'à venir avec moi ce soir, j'y retourne. Je veux te montrer le miroir.
« J'aimerais bien voir tes parents, dit Ron.
« Mais ce n'est pas comme ça que ça marche, » dit Frank.
« Je me demande ce que verra papa! » fit Hugo avec excitation.
« Et moi, j'aimerais bien voir toute ta famille, tous les Weasley au complet. Tu pourras me montrer tes autres frères.
« Je doute que ce soit ce qu'il verra, » dit Sirius.
« Ouais, il peut les voir n'importe quand, » dit Hugo. « Il verra quelque chose de plus intéressant que ça. »
« Tu peux les voir quand tu veux, il te suffira de venir à la maison cet été. D'ailleurs, peut-être que ton miroir ne montre que les morts.
« Toujours aussi sensible que jamais, je vois, » fit Hermione en réprimandant son petit ami.
C'est dommage que tu n'aies pas réussi à trouver ce Flamel.
Mais Harry avait presque oublié Flamel, il ne pensait plus qu'à ses parents. Il voulait les revoir la nuit prochaine. Peu lui importait désormais le chien à trois têtes et ce qu'il gardait. Était-ce vraiment important si Rogue la volait?
« Wow, papa est vraiment obsédé avec ce miroir. Tu as raison, ce n'est pas une bonne chose, » dit Lily.
« Ce miroir est vraiment mauvais pour toi, » fit Lily, choquée.
« Ça va ? s'inquiéta Ron. Tu as l'air bizarre.
Ce que Harry craignait le plus, c'était de ne pas être capable de retrouver la pièce où était le miroir. Ron et lui s'étaient enveloppés dans la cape, mais ils ne pouvaient pas se déplacer aussi vite que lorsque Harry était tout seul. Ils essayèrent de refaire le chemin que Harry avait suivi la veille en fuyant la bibliothèque et ils errèrent pendant une bonne heure dans les couloirs alentour.
« On gèle, ici, dit Ron. Laissons tomber.
« Non, je veux voir ce que papa va voir dans le miroir, » gémit Hugo.
« Ne t'inquiètes pas, Harry ne va pas laisser ça l'arrêter, » soupira Teddy.
« Non, chuchota Harry. Je suis sûr que c'est tout près.
Un instant plus tard, Harry reconnut la haute armure.
« C'est là ! Oui, c'est bien ça !
Ils poussèrent la porte. Harry se débarrassa de la cape et courut vers le miroir.
Ils étaient tous là. Son père et sa mère semblèrent rayonner en le voyant à nouveau.
« Tu vois ? murmura Harry.
« Non, je ne vois rien du tout...
« Je ne vois que toi.
« Regarde bien. Mets-toi à ma place.
Harry fit un pas en arrière et Ron se plaça devant lui. Harry ne voyait plus sa famille, à présent, mais Ron sembla soudain fasciné par son propre reflet.
« Quelqu'un veut deviner ce qu'il voit? » demanda Alice qui avait lut plus loin.
« Non, je veux savoir ce qu'il voit, » souffla Hugo avec impatience.
« Je pari que c'est lui même comme quelqu'un d'important, comme le Ministre de la Magie, ou quelque chose comme ça, » dit Sirius, sachant ce qu'il voulait à cet âge.
« Non, mais tu n'étais pas loin, » dit Alice avant de continuer de lire.
« Regarde-moi ! s'exclama-t-il.
« Tu vois ta famille autour de toi ?
« Non, je suis tout seul. Mais j'ai changé. Je suis plus vieux et je suis Préfet en chef.
« Wow... je n'aurais jamais pensé que papa pourrait vouloir être ça, » rit Hugo, de même que Rose.
« Il devait penser que ça allait vu que mon père était Préfet-en-Chef, lui aussi, » sourit Victoire
« Quoi ?
« Je porte le même insigne qu'avait mon frère Bill. Et je tiens dans mes mains la coupe de Quidditch. C'est moi, le capitaine de l'équipe !
« Ça ressemble davantage à papa, » rit Hugo. « Il n'a jamais été aucun de ces trucs, cependant. »
Ron s'arracha à la contemplation de son reflet et regarda Harry d'un air fébrile.
« Tu crois que ce miroir montre l'avenir ?
« C'est vraiment tout ce qui t'importe? » demanda Hermione.
« À l'époque, oui. Je pense que je verrais quelque chose de différent, maintenant, » dit Ron en lui lançant un regard entendu.
« Ça vaut mieux. »
« Qu'est-ce qu'il verrait? » demanda Hugo avec impatience, cette fois-ci conscient qu'il n'obtiendrai pas de réponse.
« Probablement nous... ou notre famille du moins, » sourit Rose.
« Nan, il se verrait lui-même entouré d'une bande de fan girls tout en étant le Gardien de l'équipe des Canons, » rit Fred.
« Ça ne m'étonnerait pas de lui, » rit Teddy. « Du moins la partie du Gardien. »
« C'est impossible, toute ma famille est morte. Laisse-moi regarder.
« Tu l'as eu pour toi tout seul la nuit dernière, maintenant, c'est mon tour,
« Toi, tu ne fais que tenir la coupe de Quidditch, je ne vois pas ce que ça a de passionnant. C'est quand même plus important de voir mes parents.
« Arrête de me pousser.
« Les garçons, vous ne devriez pas vous battre pour quelque chose comme ça, » dit Lily. « C'est un miroir vraiment dangereux. »
Un bruit soudain en provenance du couloir mit fin à leur discussion.
« Un autre bruit... qu'est-ce que c'est que ce bruit qu'ils continuent d'entendre? » songea Teddy.
Ils ne s'étaient pas rendu compte qu'ils parlaient si fort.
« Vite !
Ron ramena la cape sur eux au moment où les yeux étincelants de Miss Teigne apparaissaient à la porte. Tous deux restèrent parfaitement immobiles en ayant la même pensée: est-ce que la cape d'invisibilité marchait aussi avec les chats ?
« Oui... du moins ils ne peuvent pas te voir, » dit Al.
Au bout d'un moment qui leur parut interminable, Miss Teigne s'éloigna enfin.
« Méfions-nous, elle est peut-être allée chercher Rusard. Je crois bien qu'elle nous a entendus. Viens.
Et Ron tira Harry hors de la pièce.
Le lendemain matin, la neige n'avait toujours pas fondu.
« On fait une partie d'échecs ? proposa Ron.
« Non, répondit Harry.
« Pourquoi on irait pas voir Hagrid?
« Non... Toi, vas-y.
« Je n'aime vraiment pas comment ce miroir affecte papa, » s'inquiéta Lily.
« C'est mauvais, » soupira Teddy. « Je suppose que c'est une bonne chose que Harry ne m'ait jamais parlé de ce miroir. »
« Je sais à quoi tu penses... Le miroir, c'est ça ? N'y retourne pas cette nuit.
« Pourquoi ?
« C'est trop risqué. Rogue, Rusard et Miss Teigne n'arrêtent pas de se promener dans les couloirs. Même s'ils ne te voient pas, vous risquez de vous heurter, ou alors tu finiras par faire tomber quelque chose et ils s'apercevront de ta présence.
« Même Ron est inquiet. Ça doit être grave, » plaisanta Sirius.
« Papa sait s'inquiéter, » s'offusqua Hugo.
« Surtout pour sa famille, » ajouta Rose.
« On dirait Hermione, fit observer Harry.
« Et qu'est-ce qu'il y a de mal à ça? » s'indigna Hermione.
En fait, il n'avait plus qu'une idée en tête: retourner devant le miroir. Et ce n'était certainement pas Ron qui allait l'en empêcher.
La troisième nuit, il retrouva le chemin plus facilement et ne fit pas de mauvaises rencontres.
A nouveau, il vit son père et sa mère qui lui souriaient et un de ses grands-pères qui hochait la tête avec une expression de bonheur. Harry s'assit par terre, devant le miroir. Rien ne l'empêchait de rester ici toute la nuit à contempler sa famille. Rien, sauf peut-être...
« Alors ? Tu es encore là, Harry ?
« Oh, merde! Qui c'est? » demanda James.
« Ils ne semblent pas en colère ou comme s'ils allaient lui attirer des ennuis, donc ça ne doit pas être grave, » dit Teddy.
« Oh, merde, quelqu'un t'a prit sur le fait, » fit Sirius.
« Mais je pense que c'est Dumbledore. Et il n'a pas l'air surpris, donc ça devrait aller, » raisonna Remus.
Harry sentit son sang se glacer. Il regarda derrière lui. Assis sur un bureau, près du mur, il reconnut... Albus Dumbledore !
« Je... je ne vous avais pas vu, Monsieur, balbutia Harry.
« On dirait que l'invisibilité te rend myope, dit Dumbledore et Harry fut soulagé de voir qu'il souriait.
Albus Dumbledore vint s'asseoir par terre, à côté de lui.
« Comme des centaines de personnes avant toi, tu as découvert le bonheur de contempler le Miroir du Riséd.
« Je ne parlerais pas de bonheur, » marmonna sombrement Lily. Elle n'aimait vraiment les effets que ce miroir semblait avoir sur son fils.
« Je ne savais pas qu'on l'appelait comme ça, dit Harry
« Mais j'imagine que tu as compris ce qu'il fait ?
« Il ... il me montre ma famille...
« Et il montre ton ami Ron avec la coupe de Quidditch dans les mains.
« Comment est-ce qu'il sait ça? » demanda Hugo.
« Peut-être que c'est lui qui était responsable du bruit, » songea Teddy.
« Comment est-ce qu'il sait ça? » demanda James.
« C'est Dumbledore, » fit Harry en haussant les épaules. Mais c'était une bonne question. Comment Dumbledore l'avait-il su? »
« Comment savez-vous ?
« Moi, je n'ai pas besoin de cape pour devenir invisible, dit Dumbledore d'une voix douce. Et maintenant, tu comprends ce que nous montre le Miroir du Riséd ?
Harry fit « non » de la tête.
« Je vais t'expliquer. Pour l'homme le plus heureux de la Terre, le Miroir du Riséd ne serait qu'un miroir ordinaire, il n'y verrait que son reflet. Est-ce que cela t'aide à comprendre ?
« Heu... pas vraiment, » dit James. « Si je ne savais pas ce que faisait le miroir ça ne m'aurait pas aidé. »
« C'est parce que tu es un idiot, » dit Rose.
Harry réfléchit, puis il dit lentement:
« Il nous montre ce que nous voulons voir...
« Oui et non, répondit Dumbledore, il ne nous montre rien d'autre que le désir le plus profond, le plus cher, que nous ayons au fond de notre coeur. Toi qui n'as jamais connu ta famille, tu l'as vue soudain devant toi. Ronald Weasley, qui a toujours vécu dans l'ombre de ses frères, s'est vu enfin tout seul, couvert de gloire et d'honneurs.
« Tu es vraiment le meilleur, » lui murmura Hermione à l'oreille. « Tu n'as pas besoin d'être Préfet-en-Chef et Capitaine de Quidditch pour le prouver. »
« Il n'est pas le meilleur! » s'indigna Fred.
« Si, il l'est, » fit fièrement Hugo.
« Ça n'a pas vraiment d'importance, » fit Teddy pour arrêter la dispute avant qu'elle ne leur échappe des mains. « Oncle Ron n'a aucune raison pour être jaloux et c'est tout ce qui importe. »
Ron devint rouge vif.
Mais ce miroir ne peut nous apporter ni la connaissance, ni la vérité. Des hommes ont dépéri ou sont devenus fous en contemplant ce qu'ils y voyaient, car ils ne savaient pas si ce que le miroir leur montrait était réel, ou même possible. Demain, le miroir sera déménagé ailleurs, et je te demande de ne pas essayer de le retrouver. Mais si jamais il t'arrive encore de tomber dessus, tu seras averti, désormais.
« Qu'est-ce que ça veut dire? » demanda Teddy avec suspicion.
Ça ne fait pas grand bien de s'installer dans les rêves en oubliant de vivre, souviens-toi de ça. Et maintenant, remets donc cette cape merveilleuse et retourne te coucher.
Harry se releva.
« Monsieur, dit-il. Est-ce que je peux vous demander quelque chose ?
« C'est ce que tu viens de faire, mais tu peux recommencer, si tu veux.
« Malin, » fit Al avec un sourire narquois.
« Et vous, qu'est-ce que vous voyez quand vous regardez le miroir ?
« C'est une question un peu trop personnelle, » dit Frank.
« Moi ? Je me vois avec une bonne paire de chaussettes de laine à la main.
« Et je ne pense pas que ce soit la vraie réponse, » dit Teddy.
Tout le monde rit à ça. Ce n'était pas quelque chose à laquelle ils se seraient attendus de la part de Dumbledore.
Harry ouvrit des yeux ébahis.
« On manque toujours de chaussettes. Noël vient de passer et je n'en ai même pas eu une seule paire. Les gens s'obstinent à m'offrir des livres.
Lorsqu'il eut rejoint son lit, Harry se demanda si Dumbledore lui avait bien répondu la vérité. Mais après tout, c'était peut-être une question un peu trop personnelle.
« C'est fini, » dit Alice en passant le livre à James.
« À toi, » dit Al en passant le livre à Victoire.
Alors?
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