Chapitre 13! Je suis en avnce et la raison est en bas de la page.^^ J'espère que vous apprécierez c chapitre autant que les auters parce que c'est vraiment gratiffiant pour moi, même si ce n'est pas ma fic.

Comme toujours, rien ne m'appartient, parce que si l'histoire m'appartenait, il y aurait eu beaucoup moins de morts. Sirius, Fred, Remus en Tonks en particulier.


«« Nicolas Flamel, » lut James, » lut Victoire.

« Donc, vous allez finalement savoir qui il est, » fit James en taquinant son fils.

« On dirait que grand-père est aussi mesquin que papa, » sourit James.

Dumbledore avait réussi à convaincre Harry de ne plus chercher le Miroir du Riséd et pendant toutes les vacances de Noël, la cape d'invisibilité était restée rangée au fond de sa valise.

« Non papa, tu peux utiliser la cape pour te faufiler dans les cuisines, » dit James.

« Je ne suis pas sûr que papa sache où se trouvent les cuisines, » dt Al.

« Quoi? » s'exclama James. « Je viens tout juste de perdre beaucoup de respect pour lui, là. »

Harry aurait bien voulu oublier aussi facilement ce qu'il avait vu dans le miroir, mais c'était impossible. Il commença à faire des cauchemars. Il rêvait sans cesse que ses parents disparaissaient dans un éclair de lumière verte tandis qu'une voix aiguë lançait un petit rire aigrelet.

« C'est effrayant, » frissonna Lily.

« Je suis désolée que nous t'ayons causé des cauchemars, mon chéri, » roucoula Lily à son fils.

« Tu vois, Dumbledore avait raison, ce miroir pourrait finir par te rendre fou, dit Ron lorsque Harry lui eut parlé de ces rêves.

« Je pari qu'il arrête de les mentionner à papa après ça, » soupira Rose.

Hermione, qui était revenue la veille de la reprise des cours, voyait les choses différemment. Elle était partagée entre l'horreur à l'idée que Harry se promène dans les couloirs la nuit (Si Rusard t'avait attrapé) et la déception qu'il n'ait toujours pas trouvé qui était Nicolas Flamel.

« Comment osez-vous décevoir maman deux fois avec ça, » ricana Rose.

« Qu'est-ce que tu crois que tu aurais vu si tu avais regardé dans le miroir, » demanda Sirius.

« Je ne sais pas, » fit Hermione en haussant les épaules.

« Probablement, avoir des notes parfaites à tous ses devoirs, » plaisanta Ron.

« Il y a des choses plus importantes pour moi que les notes, Ronald, » fit Hermione, exaspérée.

« Oui, comme les droits des elfes ou la prochaine loi qu'elle essaye de faire passer, » dit Hugo.

« Elle parlait de nous, espèce d'andouille, » fit Rose en le frappant.

« Aie! Je le savais, » fit Hugo en faisant la moue.

Ils avaient presque abandonné tout espoir de trouver quoi que ce soit sur Flamel dans un livre de la bibliothèque, même si Harry restait persuadé qu'il avait lu son nom quelque part. Dès le début du deuxième trimestre, Ron, Hermione et Harry recommencèrent à feuilleter les livres de la bibliothèque pendant les récréations. Harry avait encore moins de temps que les deux autres, à cause de l'entraînement de Quidditch qui avait repris.

« Oui! Un autre match approche! » rayonna James.

« Ouais, mais c'est la partie la plus courte de l'histoire, » soupira James. « Pourquoi papa ne pouvait-il pas attendre un petit peu? Est-ce qu'il ne sait pas qu'il doit faire plaisir aux fans? »

« Tu sais bien que papa s'en fiche, » rit Al. « Et à moins d'avoir une bonne raison de ne pas le faire, il vaut mieux attraper le Vif d'Or rapidement. »

Dubois faisait travailler son équipe plus dur que jamais. Même la pluie incessante qui avait fait fondre la neige ne parvenait pas à modérer ses ardeurs. Les Weasley se plaignaient que Dubois devenait fanatique mais Harry était de son côté.

« Oh, formidable, un autre fanatique de Quidditch dans la famille, » fit Lily en taquinant son fils et son petit ami.

« Et papa est vraiment le plus relâché à propos du Quidditch dans la famille, » rit Lily.

S'ils arrivaient à gagner le prochain match qui les opposerait à l'équipe des Poufsouffle, ils passeraient devant les Serpentard dans la course au championnat pour la première fois depuis sept ans. Au-delà de son désir de vaincre, Harry s'était rendu compte qu'il faisait moins de cauchemars quand il revenait épuisé de ses séances d'entraînement.

« Oui, ton corps à besoin d'un sommeil plus profond après t'être épuisé comme ça, » dit Teddy.

Un jour qu'ils s'entraînaient sous la pluie, sur un terrain particulièrement boueux, Dubois se fâcha contre les frères Weasley qui ne cessaient de se foncer dessus en faisant semblant de tomber de leurs balais.

« Arrêtez vos idioties ! s'écria-t-il. C'est avec ce genre de choses qu'on finit par perdre ! C'est Rogue qui va arbitrer le prochain match. Et il va chercher tous les prétextes pour enlever des points à l'équipe de Gryffondor.

« Rogue! » fit James. « Pourquoi voudrait-il arbitrer... et pourquoi les autres professeurs le laisserait-ils? »

« Il doit essayer de protéger Harry, » dit Teddy. « Vu que la dernière fois il s'est fait basculer de son balai. »

« Mais pourquoi les autres le laisseraient-il? » répéta James.

« Il peut être très convainquant quand il le veut, » dit Scorpius.

« Même s'il essaye de sauver papa, il va toujours être injuste envers Gryffondor, » dit James.

« Évidemment, » dit Scorpius.

« Je suppose que c'est une bonne chose que papa ait attrapé le Vif d'Or aussi vite, dans ce cas, » dit James.

« Attend! Cet idiot va arbitrer? » fit James.

« James! » s'exclama Lily.

« Non Lily, c'est le Quidditch et il est impossible qu'il soit juste. » dit James avec fermeté.

« Hmph, » souffla Lily. Mais elle décida de laisser James avoir raison vu que c'était le Quidditch et qu'il n'y avait rien qu'il n'aimât davantage.

En entendant cela, George Weasley faillit tomber de son balai.

« Rogue va arbitrer le prochain match ? bredouilla-t-il, la bouche pleine de boue. Il n'a jamais fait ça ! S'il voit qu'on risque de devancer les Serpentard, il va chercher à nous défavoriser.

Le reste de l'équipe atterrit auprès de George pour protester également.

« Je n'y suis pour rien, se défendit Dubois. Tout ce que nous pouvons faire, c'est jouer impeccablement, comme ça, Rogue n'aura aucun prétexte pour s'en prendre à nous.

« Au moins, ils ne jouent pas contre Serpentard, » dit James.

« Il n'aurait jamais la possibilité d'arbitrer un de leur matches, » dit Scorpius en levant les yeux au ciel.

« Je veux juste dire que nous jouons pas aussi durement contre les autres équipes, » dit James.

« Comme s'il avait besoin d'une excuse, » dit Sirius.

« Tu ferais mieux d'attraper le Vif d'Or rapidement, Harry. Ça sera mauvais si le match dure trop longtemps, » dit James.

« D'accord papa, » fit Harry en levant les yeux au ciel tandis que les ados du futur riaient.

« Je suppose que c'est la vraie raison pour laquelle papa l'a attrapé aussi vite, » rit Al.

Sans doute, pensa Harry, mais lui-même avait des raisons personnelles pour souhaiter que Rogue ne soit pas trop près de lui pendant le match...

« Tu vois, Rogue est après lui, » dit Sirius en pointant le livre du doigt.

« Je ne sais pas, » fit James, pensif.

« Tu as fait ton choix, maintenant? » demanda Lily.

« Peut-être. »

« Alors? » firent à la fois Lily et Sirius.

« On ne dirait pas que Rogue veuille tuer Harry, » dit James et Sirius émit un son d'indignation. « Non, écoute, s'il l'était, je ne pense pas qu'il s'embêterait à être arbitre. Ce n'est pas comme s'il pouvait essayer de le tuer devant tout le monde de toute façon. D'ailleurs, je suis d'accord avec Lily... Rogue ne blesserait jamais son fils, peut importe à quel point il me ressemble. » James ajouta la dernière partie amèrement. S'il était honnête avec lui-même, la principale raison pour laquelle il haïssait l'autre garçon, du moins depuis la moitié de la deuxième année, c'est parce qu'il était proche de Lily. Il ne pouvait pas voir Rogue y tourner le dos même s'ils n'étaient plus amis.

« Tu penses que c'est vrai? » demanda Al « Que ce que Rogue a fait pour que grand-père le respecte a quelque chose à voir avec grand-mère? »

« C'est possible, » dit Teddy. « En dehors de tout ce que nous avons entendu, ça semble être son meilleur attribut... ça ne veut pas dire qu'il n'a pas d'autres qualités qui en valent la peine... mais on dirait que leur amitié a dû représenter beaucoup. »

« Je suis d'accord, » fit Scorpius. Il n'avait pas l'impression de devoir en dire davantage. Il savait que Rogue avait grandi au cœur de la bataille, où les Sang-Pur haïssaient les Moldus et les Nés-Moldus. Pour qu'il ne tienne pas compte de ça et devienne ami avec elle démontrait qu'elle importait beaucoup... et une amitié comme celle-là restait avec vous. Il ferait n'importe quoi pour ses amis. Vous n'aviez pas besoin d'être à Gryffondor pour risquer votre vie pour vos amis et votre famille, après tout.

« Donc, je suppose que tu ne crois pas qu'il est celui après la Pierre, » fit Sirius avec amertume. Il pensait que James serait d'accord avec lui, après tout, il haïssait Servilus tout autant que Sirius.

« Non, je ne le pense pas responsable non plus, » dit James.

« Moi non plus, c'est un peu trop commode pour que ce soit lui, » dit Frank.

« Je pari que c'est lui. Des amateurs? » demanda Sirius.

« Bien sûr, » firent en même temps, James, Lily, Frank et Remus (Alice ne pariait jamais).

« Heu... » fit Sirius, moins confiant maintenant. « Mais vous devez dire qui vous suspectez. »

« Quoi, tu as peur d'avoir tort? » plaisanta James.

« Bien sûr que non, c'est juste équitable. »

« Peut importe alors, » dit James et Lily et Frank hochèrent la tête en signe d'assentiment. Ils n'avaient aucune idée de qui ça pouvait être.

« Je pari que c'est Quirrell, » dit Remus après être resté silencieux une minute pour réfléchir, ou du moins, il fit semblant de s'être arrêter pour réfléchir.

« Pour essayer de faire en sorte que son ami fasse une grosse mise, » rit Teddy. « Diabolique. »

Si Sirius avait regardé son filleul à ce moment, il aurait peut-être réalisé que ce n'était pas une bonne idée de faire ce pari, vu que Harry (et Hermione aussi) était encore en train de bouder parce que Remus avait une nouvelle fois deviné une chose qui leur avait prit un an à découvrir.

« Ah, dommage, » rit James.

« Et bien, c'était beaucoup plus facile après avoir lu ce livre, » fit remarquer Teddy.

« Ouais, surtout après que le livre dise que Quirrell était un Mangemort, » dit Al.

« Il y avait plein d'indices dans le texte originel... et papa les a toutes remarquées, » sourit Teddy.

Cependant, il ne vit rien, et donc, il dit en riant, « Quirrell? Tu en es sûr? Il a l'air d'avoir peur de sa propre ombre. »

« Et bien, nous savons qu'il ne sera pas là l'année prochaine, donc ça me semble être un bon choix, » fit Remus en haussant les épaules et en essayant d'amener Sirius en une fausse impression de sécurité, sachant qu'il parierait vraisemblablement plus haut dans ces conditions.

« Diabolique... » rit James. « Je n'avais pas réalisé que ton père était aussi diabolique. »

« Il est un Maraudeur, il est obligé d'avoir ses moments, » fit Teddy avec un petit rire.

« Parfait, je pari sept Gallions, » fit Sirius avec arrogance, tombant dans le bluff de Remus.

« D'accord, » sourit Remus.

« Ce n'était pas ta seule raison, n'est-ce pas? » demanda Harry tandis que son parrain palissait.

« Pas le moins du monde, » rit Remus.

« Quelle autre raison est-ce que tu as, alors? Je n'ai rien remarqué d'anormal à propos de lui à part le fait qu'il est épouvantable en tant qu'enseignant. » dut Frank

« Disons juste qu'il est mentionné un peu trop souvent et dans de curieuse situations... à mon goût. »

« Comme quand? » demanda Lily.

« L'incident du troll, dans le mauvais couloir, et dans les tribunes de Quidditch pour en nommer quelques unes. »

« Je pense que je vais devoir lui payer davantage attention, » fit Lily en plissant les yeux.

A la fin de la séance, Harry rentra directement à la salle commune de Gryffondor où il retrouva Ron et Hermione qui jouaient aux échecs.

« Je pari que papa s'amusait, » rit Rose.

« Maman... pas tellement, » fit Hugo en riant lui aussi.

« Même si elle aime regarder papa jouer contre quelqu'un d'autre, » sourit Rose.

Les échecs étaient le seul jeu auquel Hermione perdait et, aux yeux de Ron et Harry, rien ne pouvait lui faire plus de bien.

« C'est une des deux choses où je suis meilleur qu'elle, » sourit Ron.

« L'autre chose étant le Quidditch, » sourit Harry.

« Tais-toi Harry. Au moins je suis meilleure que toi aux échecs, » s'offusqua Hermione.

« C'est pas vrai, » dit Harry.

« Bien sûr que si, » fit Hermione en lui tirant la langue.

« Oh, c'est très adulte, » dit Harry. « Ron, qui est le meilleur? »

« Je sais pas, vous êtes tous les deux nuls, » répondit Ron en haussant les épaules.

« Et ils le sont toujours, » dit Hugo. « Mais je crois que maman a gagné la dernière partie contre oncle Harry. »

« Ouais, c'est vrai, mais ça les a juste ramené à égalité, » dit Lily. Harry et Hermione avaient joué des parties de temps en temps, mais aucun d'eux n'avait jamais gagné plus de deux parties de suite. Ils avaient fait un pari disant que le perdant devrait inviter le gagnant (et leur famille) à dîner. Le pari durait depuis dix ans maintenant.

« Hmph, » fit Hermione en croisant les bras.

« Avez-vous jamais joué l'un contre l'autre? » demanda Alice.

« Heu... non en fait, » dit Hermione en rougissant légèrement. « C'est toujours Ron qui propose donc on ne joue que contre lui. »

« Et maintenant, aucun d'entre eux ne joue contre lui, » fit James avec un sourire narquois. « Ils détestent perdre. »

« Attends, ne me parle pas pour l'instant, dit Ron lorsque Harry vint s'asseoir à côté de lui. Je dois me concen... qu'est-ce qui se passe ? s'exclama-t-il soudain en voyant sa tête.

A voix basse pour que personne d'autre ne puisse l'entendre, Harry leur annonça l'intention de Rogue d'arbitrer le prochain match de Quidditch.

« Il ne faut pas que tu joues, dit aussitôt Hermione.

« Tu n'as qu'à dire que tu es malade.

« Fais semblant de t'être cassé la jambe, suggéra Hermione.

« Ou casse-toi la jambe pour de bon, dit Ron.

« Réaction beaucoup trop excessive, » dit James en levant les yeux au ciel.

« Sans oublier qu'aucune de ces choses ne l'empêcherait de jouer le match. Je suis que Madame Tr... oh, elle n'était pas là à l'époque, » fit Rose.

« Je suis sûr que peut importe qui était l'infirmière, elle aurait été toute aussi capable de guérir ces blessures en un clin d'œil, » dit Teddy.

« Wow, vous deviez avoir vraiment peur de Rogue pour que Ron suggère de ne pas jouer au Quidditch, » plaisanta Lily.

« Impossible, répondit Harry, il n'y a pas d'attrapeur remplaçant dans notre équipe. Si je déclare forfait, Gryffondor ne pourra pas jouer du tout.

A cet instant, Neville atterrit à plat ventre dans la salle commune. Ses jambes étaient collées l'une à l'autre, conséquence bien connue d'un mauvais sort très courant appelé le maléfice du Bloque-jambes. Comment avait-il réussi à arriver jusqu'ici, nul ne le savait. Il avait dû faire tout le chemin en sautillant à pieds joints jusqu'au sommet de la tour.

« Ah.. pauvre oncle Neville, » fit Lily. « Qui pourrait lui faire ça? »

Scorpius ne dit rien mais baissa la tête. Il avait une bonne idée de de qui était responsable.

« C'est terrible, » fit Alice. « Tu vas bien? »

« Oui maman, ça va, » répondit Neville.

Tout le monde éclata de rire, sauf Hermione qui s'empressa de prononcer la formule magique annulant les effets du sortilège.

« Merci, c'était gentil de ta part, » dit Alice.

« Mione est toujours là pour t'aider quand tu es déprimé, » sourit Neville à son amie et l'amenant à rougir.

« Oui, elle est définitivement quelqu'un que tu veux avoir à tes côtés, » ajouta Harry.

« Est-ce qu'ils essayent de faire rougir maman avec tous leurs compliments? » rit Hugo.

« Ouais, elle est correcte, » dit Ron lorsque tout le monde le regarda dans l'attente d'un commentaire.

« Apparemment, pas papa, » rit Rose.

« Juste correcte? » fit Hermione en foudroyant son petit ami du regard. Lui, plus que tous les autres, devrait dire des choses positives sur elle. »

« Ouais, » fit Ron en souriant avec perplexité à sa petite amie.

« Tu es impossible! » fit Hermione, mais elle ne put s'empêcher de lui retourner son sourire.

« Je ne comprend pas comment maman peut le supporter, » soupira Rose.

« Il te taquine tout autant et tu l'aimes aussi, » dit Hugo.

« Je suppose, » sourit Rose en haussant les épaules.

Les jambes de Neville se détachèrent aussitôt l'une de l'autre et il se releva en tremblant.

« Qu'est-ce qui s'est passé ? demanda Hermione en le faisant asseoir entre Ron et Harry.

« C'est Malefoy, répondit Neville d'une voix chevrotante.

James foudroya Scorpius du regard.

« Quoi? Je n'ai rien fait, » fit Scorpius en lui rendant son regard.

« Et tu n'es à blâmer pour aucune des actions de ton père, » dit Rose avec fermeté.

« Je suis d'accord avec ça, » dit Teddy.

Je l'ai croisé devant la bibliothèque. Il m'a dit qu'il cherchait quelqu'un pour s'entraîner à lancer ce mauvais sort.

« Quelle andouille, tu devrais lui donner un leçon, » fit Sirius.

« Va voir le professeur McGonagall, conseilla Hermione. Raconte-lui ce qui s'est passé.

« Ce n'est pas la façon de régler ça, » se moqua James. « Tu dois lui faire payer à ta manière. »

Neville refusa d'un signe de tête.

« Ça me rapporterait encore plus d'ennuis, marmonna-t-il.

« Il faut que tu te défendes ! intervint Ron. Il a pris l'habitude de marcher sur tout le monde, il ne faut pas lui faciliter la tâche en se couchant devant lui.

« Bien sûr papa, pourquoi ne pas le faire se sentir pire? » grogna Rose.

« Tu as vraiment besoin d'apprendre un peu de tact, Ronald, » réprimanda Hermione.

« Je ne voulais pas dire ça comme ça, » dit Ron, les oreilles rouges.

« Je sais bien que je ne suis pas assez courageux pour être à Gryffondor, Malefoy me l'a déjà dit, sanglota Neville.

« Et ce n'est définitivement pas ce que je voulais dire, » dit Ron.

« Et ce n'est définitivement pas vrai, » dit Hugo. « Oncle Neville est vraiment courageux. »

Harry fouilla dans sa poche et en sortit un Chocogrenouille, le dernier de la boîte qu'Hermione lui avait offerte pour Noël. Il le donna à Neville qui semblait sur le point de fondre en larmes.

« Tu vaux douze fois mieux que Malefoy, dit Harry. C'est le Choixpeau magique qui a décidé de t'envoyer à Gryffondor, non ? Et Malefoy, où est-il, lui ? Chez ces horribles Serpentard !

« Aaahhh... je ne savais pas que papa était aussi doux, » dit Lily.

« Mais est-ce qu'il était obligé de s'en prendre à Serpentard? » grogna Scorpius.

« À l'époque, papa avait raison, » dit Al. « Et je ne pense vraiment pas que tu aurais été placé à Serpentard, alors. »

« Hmph, » fit Scorpius, pas en colère mais pensif. « Je pense que si... mais je n'aurais pas été moi. »

« Tu penses que tu aurais été comme ton père? » demanda Al.

« C'est vraiment difficile à dire, » dit Scorpius. « Mais je pense vraiment que les choses étaient obligées de changer pour que je sois capable de tout voir comme maintenant. Peut-être que si papa était passé à travers tout ce qu'il avait vécu et que le monde était toujours autant dans le chaos qu'il ne l'était à l'époque, j'aurais été capable d'être moi... je ne sais vraiment pas. »

« C'est vraiment gentil de ta part, Harry, » rayonnèrent Lily et Alice.

Neville eut un pâle sourire. Il enleva le papier du Chocogrenouille.

« Merci, Harry, dit-il. Je crois que je vais aller me coucher... Tu veux la carte du Choco ? Tu en fais collection, je crois ?

Neville alla rejoindre le dortoir pendant que Harry jetait un coup d'oeil à la carte du Chocogrenouille.

« C'est encore Dumbledore, dit-il. J'étais déjà tombé sur lui la première fois...

« Et la carte mentionne Flamel, » dit Teddy.

« C'est vrai, » dit Rose. « Pourquoi est-ce que tu ne l'as pas dit plus tôt? »

Il poussa alors une exclamation en dévorant des yeux ce qui était écrit au dos de la carte. Puis il regarda Ron et Hermione.

« Je l'ai trouvé, murmura-t-il. J'ai trouvé Flamel ! Je vous l'avais dit que j'avais déjà vu son nom quelque part. Je l'ai lu dans le train qui nous a amenés ici. Ecoutez ça: Dumbledore s'est notamment rendu célèbre en écrasant en 1945 le mage Grindelwald, de sinistre mémoire. Il travailla en étroite collaboration avec l'alchimiste Nicolas Flamel et on lui doit la découverte des propriétés du sang de dragon !

« Oh... et maintenant ils savent quel sujet rechercher, » dit Rose « Maman devrait être capable de le trouver en une seconde maintenant. »

« Toutes ces recherches et vous le trouvez sur une carte de Chocogrenouille, » rit Sirius.

Les garçons ricanèrent tous à ça.

Hermione se leva d'un bond, l'air aussi surexcité que le jour où on leur avait rendu leurs premiers devoirs.

Tout le monde rit.

Hermione renifla à ça et tous les autres ricanèrent.

Tout le monde rit encore plus fort.

« Attendez-moi ici, dit-elle avant de se précipiter dans le dortoir des filles.

Elle revint quelques instants plus tard, les bras chargés d'un vieux livre énorme.

« Je pense que nous entendrons parler de ça plusieurs fois, » sourit Teddy.

« Je n'avais jamais pensé à regarder là-dedans ! murmura-t-elle avec fébrilité. J'avais pris ce livre à la bibliothèque il y a déjà un bout de temps pour avoir quelque chose à lire le soir.

« Est-ce que ce n'est pas un livre énorme? » demanda Hugo. « Maman n'a jamais les bonnes descriptions quand elle en arrive aux livres. »

« Pour le plaisir? Et avant de s'endormir? Par Merlin, à quoi ressemble le livre quand tu fais tes devoirs? » demanda Sirius en riant et Hermione le foudroya du regard.

Tout le monde ricana à nouveau.

« Patmol est vraiment drôle, » rit Hugo.

« Tu parles d'un plaisir ! Lire un truc comme ça avant de s'endormir ! dit Ron.

Mais Hermione lui fit signe de se taire et se mit à feuilleter les pages du livre avec des gestes frénétiques. Au bout d'un moment, elle trouva enfin ce qu'elle cherchait.

« Je le savais ! Je le savais !

« On a le droit de dire quelque chose, maintenant ? grommela Ron.

Mais Hermione ne fit pas attention à lui.

« Rien de nouveau, là, » marmonna Rose.

« Nicolas Flamel, murmura-t-elle, est le seul alchimiste qui ait réussi à fabriquer la Pierre Philosophale.

« Ce dont ils n'ont aucune idée de ce que c'est, » rit Fred.

« La quoi ? dirent en chœur Harry et Ron.

« Vous ne lisez donc jamais rien? » fit Remus.

« Non, » firent plusieurs personnes.

« Vous ne lisez donc jamais rien ? Regardez ça.

« Ouais, elle est définitivement ton Lunard, » sourit James.

Hermione poussa le livre vers eux pour qu'ils puissent lire ce qu'elle leur montrait :

« Les anciennes recherches alchimiques avaient pour objet de fabriquer la Pierre philosophale, une substance légendaire dotée de pouvoirs étonnants. Cette Pierre a en effet la propriété de transformer n'importe quel métal en or pur. Elle produit également l'élixir de longue vie qui rend immortel celui qui le boit.

Au cours des siècles, de nombreux témoignages ont fait état de la réalité de la Pierre philosophale, mais la seule qui existe vraiment de nos jours est l'œuvre de Nicolas Flamel, le célèbre alchimiste et amateur d'opéra qui a célébré récemment son six cent soixante-cinquième anniversaire et mène une vie paisible dans le Devon en compagnie de son épouse, Pernelle (six cent cinquante-huit ans).

« Je ne sais pas si je pourrais vivre aussi longtemps, » dit Teddy.

« Tu n'es pas heureux de vivre avec moi? » demanda Victoire d'un ton faussement indigné.

« Nan, » fit Teddy avec un sourire narquois avant de continuer sérieusement. « Bien sûr que j'adore vivre avec toi, et j'ai l'intention de le faire aussi longtemps que je vivrai... mais je ne sais... au bout d'un moment, est-ce que la vie ne perdrait-elle pas son importance? Si tu vas vivre éternellement, il n'y a rien à espérer, rien à craindre... Je pense que je suis heureux de seulement vivre mes cent-cinquante ans. »

« Vous avez vu ? dit Hermione. Le chien doit garder la Pierre philosophale de Nicolas Flamel ! Je parie que c'est Flamel en personne qui a demandé à Dumbledore de la mettre en lieu sûr. Ils sont amis et comme il savait que quelqu'un allait essayer de la voler, il a voulu l'enlever de Gringotts !

« Je me demande si Flamel voulait l'en enlever ou si c'est Dumbledore, » songea Teddy.

« Une Pierre qui fabrique de l'or et qui te rend immortel ! Pas étonnant que Rogue essaie de la voler ! dit Harry. N'importe qui la voudrait pour lui tout seul !

« Et pas étonnant qu'on n'ait rien trouvé sur Nicolas Flamel dans Étude des récents progrès de la sorcellerie, dit Ron. Il n'est plus de la toute première jeunesse s'il a six cent soixante-cinq ans.

Le lendemain matin, pendant le cours de défense contre les forces du Mal, tout en copiant les différentes façons de soigner les morsures de loup-garou,

« Il n'y a aucun moyen de soigner les blessures de loups-garous, » dit Teddy. C'était toujours un sujet sensible pour lui.

« Je pense que ça voulait dire, nettoyer la plaie, » murmura doucement Victoire à son oreille.

« Ok, » soupira Teddy.

Harry et Ron parlaient toujours de ce qu'ils feraient de la Pierre philosophale s'ils en avaient une. Lorsque Ron dit qu'il achèterait une équipe de Quidditch, Harry se souvint brusquement de Rogue et du prochain match.

« Je jouerai, dit-il. Si je me défile, tous les Serpentard vont penser que j'ai peur d'affronter Rogue. Je vais leur montrer... Ils vont tomber de haut si on gagne.

« C'est la bonne attitude, papa! » applaudit James.

« C'est une attitude ridicule, » dit Rose. « On s'en fiche de ce que ces fichus Serpentard pensent de lui. »

« Donc, tu penses qu'il ne devrait pas jouer? » demanda James.

« Bien sur que je pense qu'il devrait jouer, » dit Rose. « Je pense juste que la raison est arriérée. »

« Ce n'est pas une raison pour jouer, » fit Lily avec colère.

« Mais tu ne crois pas que Rogue essaye de me tuer, » dit Harry, et Lily n'eut rien à répondre à ça.

« J'espère que ce n'est pas toi qui vas tomber de haut, soupira Hermione.

Pourtant, à mesure que le match approchait, Harry devenait de plus en plus nerveux, en dépit de tout ce que Ron et Hermione pouvaient lui dire. Les autres joueurs de l'équipe n'étaient guère plus sereins. L'idée de l'emporter sur Serpentard pour le championnat les enthousiasmait, personne n'avait réussi à le faire depuis près de sept ans, mais comment pourraient-ils y parvenir avec un arbitre aussi partial que Rogue ?

« Avec papa comme Attrapeur, bien sûr que vous pouvez, » sourit Al.

Harry se demandait si ce n'était pas un effet de son imagination, mais il semblait toujours tomber sur Rogue, partout où il allait. Par moments, il se demandait même si Rogue ne le suivait pas pour essayer de le surprendre seul.

« Si c'était le cas, c'est davantage qu'il essayait de garder un œil sur lui pour s'assurer qu'il allait bien, » dit Teddy.

Rogue était si odieux avec lui que les cours de potions étaient devenus un cauchemar hebdomadaire. Rogue savait-il qu'ils étaient au courant de la Pierre Philosophale ?

« Non, c'est juste un idiot, » dit Sirius.

« Ce n'est vraiment pas étonnant que Harry ait cru que c'était lui qui était après la Pierre, avec la manière dont il le traitait, » rit Teddy.

Harry ne voyait pas comment il aurait pu faire pour le découvrir, mais parfois, il avait l'abominable impression que Rogue lisait dans les pensées.

« Il pouvait. Il était un des meilleurs Legilimens et Occlumens qui existe, » dit Scorpius.

Lorsque, dans l'après-midi du lendemain, ils lui souhaitèrent bonne chance à l'entrée des vestiaires, Harry savait que Ron et Hermione se demandaient s'ils le reverraient jamais vivant.

« Je suis sûr qu'ils le pensent encore plus, » fit tristement Teddy.

« Mais probablement pas à cause du Quidditch... ils savent que papa peut se débrouiller, dans ce domaine » dit James.

« Oh, c'est une joyeuse pensée, » fit Frank.

Ce n'était pas une impression très réconfortante et Harry entendit à peine le discours d'encouragement que Dubois prononça pendant que les joueurs de Gryffondor se préparaient à entrer sur le terrain.

Ron et Hermione avaient trouvé une place à côté de Neville qui ne comprenait pas pourquoi ils avaient la mine si sombre, ni pour quelle raison ils avaient cru utile d'apporter leur baguette magique pendant le match.

« Mais maman nous a dit que nous devrions toujours avoir nos baguettes sur nous, » dit Hugo.

« Quelque chose qu'ils ont appris après la guerre, » dit Teddy. « Je suppose qu'ils ne pensaient pas comme ça en première année. »

« Tu veux dire que n'emportais pas ta baguette partout où tu allais? » demanda Frank à son fils.

« Pas à ce moment-là, répondit Neville. »

« Vous devez vous souvenir que nous vivions à une époque que nous pensions être paisible. Il n'y avait pas vraiment de menace extérieur, » dit Hermione. Ce qui était principalement vrai. La plupart des gens ne pensait pas qu'il y avait de menace extérieure jusqu'en sixième année.

« Je suppose, » fit Frank en haussant les épaules.

« Mais nous ne vivons pas dans un monde dangereux.. pourquoi maman pense t-elle toujours que nous devons emporter nos baguettes partout? » demanda Hugo.

« Mieux vaut prévenir que guérir, » dit Scorpius. Ça avait toujours été une norme pour les Malfoy d'avoir leur baguette.

« C'est bien maman, » admit Hugo.

Harry ne savait pas que Ron et Hermione s'étaient entraînés en secret à jeter le sortilège du Bloque-jambes.

« Pourquoi est-ce que vous ne m'avez pas dit? J'aurais aimé l'apprendre aussi, vous savez, » fit Harry à ses deux meilleurs amis.

« Nous ne voulions pas t'inquiéter plus que tu ne l'étais déjà, » répondit Ron en haussant les épaules.

Ils avaient emprunté l'idée à Malefoy et comptaient bien s'en servir contre Rogue s'il manifestait la moindre intention de s'en prendre à Harry.

« Ça aurait été brillant s'ils avaient fait ça, » rit James.

« Tante Mione à déjà mis sa robe en feu, pourquoi pas aussi ça? » ajouta Fred en riant lui aussi.

« N'oublie pas, la formule, c'est Locomotor Mortis, murmura Hermione.

« Je le sais bien, répliqua sèchement Ron. Ne commence pas à m'agacer.

Dans les vestiaires, Dubois avait pris Harry à part.

« Je ne voudrais pas te mettre la pression, Potter, dit-il, mais on aurait vraiment besoin d'attraper le Vif d'or le plus vite possible. Il faut arriver à terminer le match avant que Rogue ait eu le temps de favoriser les Poufsouffle.

« Je suis complètement d'accord, » dit James en oubliant qu'il avait déjà dit ça.

« Toute l'école est là ! annonça Fred Weasley en jetant un coup d'œil par la porte. Même... Nom d'un chaudron ! Dumbledore en personne est venu assister au match !

Harry sentit son coeur faire un saut périlleux dans sa poitrine.

« Dumbledore ! s'exclama-t-il en se précipitant vers la porte pour vérifier par lui-même.

Il reconnut aussitôt la barbe argentée.

Harry en ressentit un tel soulagement qu'il faillit éclater de rire. Il n'avait plus rien à craindre, à présent. Rogue n'oserait jamais lui faire du tort sous les yeux de Dumbledore.

« Personne n'oserait. Pas seulement Rogue, » dit Scorpius.

« Et pourtant, tu pensais qu'il le ferait sous les yeux de tout le monde, » dit Frank.

« Je ne pensais pas comme ça, » dit Harry en haussant les épaules.

« Mais Dumbledore rend les choses encore mieux, » dit Frank.

« Et bien, même la personne la plus folle n'essayerait pas manigancer quelque chose comme ça juste sous le nez de Dumbledore, » dit Harry.

« Je ne sais pas. Fred, tu crois au tu aurais fait ça? » demanda Teddy avec un sourire narquois.

« Peut-être, » répondit Fred en haussant les épaules. « Mais je ne suis pas psychotique, donc je ne veux pas vraiment blesser quelqu'un. »

« C'est vrai, » dit Teddy.

C'était peut-être pour ça que Rogue avait l'air si furieux lorsque les deux équipes pénétrèrent sur le terrain. Ron aussi l'avait remarqué.

« Je n'ai jamais vu Rogue avec un regard aussi mauvais, dit-il à Hermione. Ah, ça y est, le match commence ! Aie !

Quelqu'un venait de le frapper derrière la tête. C'était Malefoy.

« Désolé, Weasley, dit-il, je ne t'avais pas vu.

« Oui, bien sûr, je le crois, » dit Sirius.

« Pas moi, » fit innocemment Fred. « Je pense qu'il l'a frappé exprès. »

Malefoy adressa un large sourire à Crabbe et à Goyle.

« Je me demande combien de temps Potter va réussir à rester sur son balai, reprit-il. Quelqu'un veut parier ? A ton avis, Weasley ?

Ron ne répondit pas. Rogue venait d'accorder un penalty à l'équipe de Poufsouffle parce que George Weasley avait renvoyé un Cognard dans sa direction.

« Pas la meilleure des tactiques pour l'avoir de ton côté, » sourit narquoisement James.

« Mais ça en vaut tellement la peine, » rit Fred.

Hermione, les doigts croisés, regardait fixement Harry qui tournoyait comme un faucon au-dessus du terrain, à la recherche du Vif d'or.

« Vous savez comment ils choisissent leurs joueurs dans l'équipe de Gryffondor ? dit Malefoy, alors que Rogue accordait aux Poufsouffle un nouveau penalty tout aussi injustifié. Ils vont chercher les gens qui leur font pitié. Par exemple, ils ont pris Potter parce qu'il n'a pas de parents, les Weasley parce qu'ils n'ont pas d'argent et ils vont sûrement prendre Neville Londubat parce qu'il n'a pas de cerveau.

« Sale Bâtard! Ferme là nom de dieu! » cria James.

« James! » réprimandèrent Rose et Victoire.

« Il se moque de l'équipe de Quidditch! » s'indigna James. « Comme si nous choisirions jamais quelqu'un pour une autre raison que le fait qu'ils sont les meilleurs joueurs pour l'équipe. »

« Il essayait juste de faire sortir Mr... heu, Ron, de ses gongs, » dit Scorpius. « Et c'est une cible facile. »

« Ça n'excuse pas ça, » cassa James.

« Je sais, c'est un abruti, » dit Scorpius. « Et il a complètement tort. »

« Bien, » fit James en se rasseyant. Mais il fumait encore.

« Oh, ce que j'aimerais faire à cette andouille, » fit sombrement Sirius.

« Ce n'est pas vrai. Ils choisissent leurs joueurs pour leur talent, » s'indigna James.

Neville devint écarlate et se retourna pour faire face à Malefoy.

« Je vaux douze fois mieux que toi, Malefoy, balbutia-t-il.

« Tu as raison, » fit James avec un sourire narquois.

« Bien dit Neville, » acclama Sirius.

Malefoy, Crabbe et Goyle éclatèrent d'un rire tonitruant.

« Bien dit, Neville, approuva Ron sans quitter le match des yeux.

« Si le cerveau était en or, tu serais encore plus pauvre que Weasley, ce qui n'est pas peu dire, lança Malefoy.

Ron était si inquiet pour Harry qu'il avait les nerfs à vif.

« Je te préviens, Malefoy, dit-il, un mot de plus et...

« Ron ! s'exclama Hermione. Harry !

« Quoi ? Où ?

Harry avait amorcé une spectaculaire descente en piqué qui avait provoqué des exclamations angoissées et des cris d'enthousiasme parmi la foule. Hermione se leva en portant ses doigts croisés à sa bouche tandis que Harry fonçait vers le soi à la vitesse d'un boulet.

« Tu as de la chance, Weasley. Potter a dû voir une pièce de monnaie par terre, dit Malefoy.

« Ou bien il a repéré le Vif d'Or, espèce d'idiot, » siffla James.

« Non, je suis presque sûr qu'il a vu le Vif d'Or, » dit James avec un grand sourire en direction de Harry. « Tu es vraiment doué. »

« Merci. »

Ron bondit comme un ressort. Avant que Malefoy ait eu le temps de comprendre ce qui lui arrivait, Ron l'avait jeté à terre et le maintenait immobilisé.

« Ouais!.. Vas-y oncle Ron/Papa! » applaudirent James, Fred et Hugo en même temps.

« Les garçons, » fit Rose en levant les yeux au ciel.

Neville hésita un instant, puis il enjamba le dossier de son banc pour lui prêter main-forte.

« Vas-y, Harry ! hurla Hermione en sautant sur place, sans même se rendre compte que Malefoy et Ron avaient roulé sous son banc et que Neville était aux prises avec Crabbe et Goyle dans un tourbillon de poings et de pieds.

« Oncle Neville s'est chargé de ces deux brutes à la fois! » fit Al. « Impressionnant. »

« Je suis sûr qu'il sera pas mal blessé quand la bagarre sera finie, » dit Scorpius.

« Sûrement, mais j'étais impressionné qu'il entre dans ce combat tout en sachant qu'il faisait face à des opposants plus forts, » fit Al en haussant les épaules.

« Neville, ce n'est pas bien de se battre, » réprimanda Alice.

« Je ne pouvais pas laisser Ron se charger des trois en même temps, » dit Neville.

« Non, je suppose que non, » dit Alice, prit de court.

« En fait, je suis plutôt fier de toi. Te charger de ces deux trolls... Tu me fais penser à moi, » dit Frank.

Neville sourit à son père.

Harry filait droit sur Rogue qui fit un écart au dernier moment et n'évita la collision que de quelques centimètres. Une fraction de seconde plus tard, Harry effectuait un rétablissement spectaculaire, le bras levé en signe de triomphe, la main serrée sur le Vif d'or.

La foule se mit à hurler d'enthousiasme. C'était sûrement un record. Personne n'avait jamais vu un joueur attraper le Vif d'or aussi rapidement.

« Ron ! Ron ! Où es-tu ? Le match est fini ! Harry a gagné ! On a gagné ! Gryffondor prend la tête du championnat ! hurla Hermione

« C'est un changement... maman excitée à propos du Quidditch, et papa complètement ignorant, » rit Rose.

en dansant sur son banc et en serrant dans ses bras quiconque se trouvait à sa portée.

« Tu n'es pas très observatrice, » plaisanta Sirius.

« J'étais trop inquiète pour Harry pour me soucier de ce que Malfoy avait à dire, » dit Hermione en haussant les épaules.

« Et tu demandais pourquoi je croyais que tu aimais Harry? Tu étais toujours inquiète pour lui, » murmura Ron à l'oreille d'Hermione.

« Beurk, » firent plusieurs personnes.

« Papa pensait vraiment ça? » frissonna Rose en faisant la grimace.

« Il était toujours en danger, » lui murmura Hermione en retour. « Par ailleurs, j'étais inquiète pour toi aussi. »

Harry sauta de son balai. Il n'arrivait pas à y croire. Il avait réussi. Le match avait à peine duré cinq minutes. Tandis que les supporteurs de Gryffondor envahissaient le terrain, il vit Rogue atterrir à proximité, le teint livide, les lèvres serrées. Harry sentit alors une main se poser sur son épaule. Il se retourna et vit Dumbledore qui lui souriait.

« Bien joué, dit-il à voix basse pour que personne d'autre que Harry ne puisse l'entendre. Je suis content de voir que tu as chassé ce miroir de ta tête... Tu as continué à travailler... C'est très bien...

« Pourquoi était-il obligé de parlé de ça? » s'inquiéta Lily. « Tu ne rumines pas à nouveau dessus, j'espère? »

« Non, » dit Harry.

« Bien, » soupira Lily de soulagement.

De dépit, Rogue cracha sur le sol.

Un peu plus tard, Harry quitta seul les vestiaires et alla ranger son Nimbus 2000 dans le hangar à balais. Jamais il ne s'était senti aussi heureux. Cette fois, il avait véritablement accompli quelque chose dont il pouvait être fier. Plus personne ne pourrait dire qu'il n'était qu'un nom célèbre, rien de plus.

« Oui, oncle Harry qui sauve le monde de la sorcellerie, on s'en fiche... mais gagner un match de Quidditch, célébrité immédiate, » fit Rose en levant les yeux au ciel.

« Oui, parce que sauver le monde de la sorcellerie, c'est la même chose qu'attraper un Vif d'Or, » plaisanta Hermione.

« Au moins, c'était quelque chose que j'avais accompli moi-même, » se défendit Harry.

Il revit dans sa tête les images d'après le match: les supporteurs de Gryffondor qui accouraient pour le porter en triomphe, Ron, le nez ensanglanté, et Hermione, au loin, qui sautait sur place.

Arrivé devant le hangar à balais, Harry regarda les fenêtres du château flamboyer dans le soleil couchant. Gryffondor était en tête du championnat. Il avait réussi cet exploit. Il avait affronté Rogue. .. A propos de Rogue...

Harry vit une silhouette encapuchonnée descendre rapidement les marches du château. De toute évidence, c'était quelqu'un qui ne voulait pas être vu. La silhouette fila en direction de la Forêt interdite. Harry reconnut sa démarche. C'était Rogue. Qu'allait-il faire dans la forêt pendant que tout le monde dînait ?

« Harry, ne le suis pas, ce ne sont vraiment pas tes affaires, » dit Lily.

« Désolé, » soupira Harry.

« Comment pouvait-il ne pas le suivre? Demanda Rose. « C'est mystère qui doit être résolu! »

« Lily, laisse-le, tu sais qu'il tient ça de toi, » dit James.

« C'est faux. C'est toi qui hait Severus, » répliqua Lily.

« Je me referais au fait que tu n'aimes pas laisser quoique ce soit irrésolu et que tu es tout aussi susceptible de suivre une silhouette encapuchonnée dans la forêt, » fit James.

« Oh. » Lily rougit.

« On dirait que nous avons hérité notre curiosité de grand-mère, » sourit Lily.

Harry enfourcha son Nimbus 2000 et décolla. Glissant silencieusement au-dessus du château, il vit Rogue pénétrer dans la forêt au pas de course et il décida de le suivre.

Les arbres étaient si touffus qu'il ne vit pas quelle direction prenait Rogue. Il décrivit des cercles au-dessus de la forêt en volant de plus en plus bas. Lorsqu'il fut parvenu à hauteur de la cime des arbres, il entendit des voix. Il s'orienta alors dans cette direction et atterrit sans bruit dans les branches d'un grand hêtre.

Il s'accrocha à l'une des branches, le balai serré contre lui et essaya de regarder à travers le feuillage.

Au-dessous, il vit Rogue debout dans une clairière. Mais il n'était pas seul. Quirrell était avec lui. Harry ne parvenait pas à distinguer son visage, mais son bégaiement avait empiré. Harry tendit l'oreille pour s'efforcer d'entendre ce qu'ils disaient.

« Tu sais Remus, tu sembles avoir raison, » dit Frank.

« Remus sourit et Sirius se renfrogna.

« ...ne sais pas pour... pourquoi v ... v... vous avez te... tenu à me v... v.. . voir ici, Severus.

« Il vaut mieux que notre conversation reste confidentielle, répondit Rogue d'une voix glaciale.

« Et bien, nous voyons tous combien ça a marché, » se moqua Al. « Il aurait dû se rendre invisible s'il ne voulait pas que quelqu'un le suive. »

Après tout, les élèves ne sont pas censés connaître l'existence de la Pierre philosophale.

Harry se pencha en avant. Quirrell marmonnait quelque chose, mais Rogue l'interrompit.

« Vous avez trouvé comment faire pour passer devant cette bestiole sans se faire dévorer ? Dit-il.

« Tu vois, Servilus essaye de passer devant Touffu, » dit Sirius.

« Ne l'appelle pas comme ça, » fit Lily.

« Mais c'est comme ça que Hagrid à appelé son dangereux chien à trois tête... comment est-ce qu'il est supposé l'appeler? » demanda Fred.

« Je pense qu'elle parlais à propos d'appeler Rogue, Servilus, » fit remarquer Rose.

« Oh, » fit Fred, avant de hausser les épaules. « J'ai rien dit. »

« Je l'appellerais comme ça tant qu'il sera après mon filleul, » fit Sirius en devenant rouge.

« D'accord! Mais une fois que tu auras réalisé qu'il ne l'est pas, tu n'utiliseras plus ce nom!» fit Lily en devenant rouge elle aussi.

« Parfait! » souffla Sirius.

« Donc, je suppose que nous n'entendrons plus ça très longtemps, » sourit narquoisement Teddy.

« M... M... mais, Severus... Je...

« Vous ne voudriez quand même pas que je devienne votre ennemi, Quirrell ? lança Rogue en faisant un pas en avant.

« Je... je... ne comprends pas ce... ce que vous...

« Vous comprenez parfaitement ce que je veux dire.

Un hibou poussa un ululement et Harry faillit tomber de son arbre. Il se rattrapa de justesse et parvint à saisir la fin de la phrase suivante:

« ... quelques formules magiques dont vous avez le secret. J'attends.

« Je pari que Harry aurait entendu quelque chose pour incriminer Quirrell si ce hibou n'avait pas ululer juste à ce moment-là, » dit Teddy.

« M... mais... Je... je ne...

« Très bien, l'interrompit Rogue. Nous aurons bientôt une autre conversation, lorsque vous aurez eu le temps de réfléchir et de choisir votre camp.

« Il a déjà choisi son camp, » fit sombrement Teddy.

Rogue s'enveloppa dans sa cape et quitta la clairière. Il faisait presque nuit, à présent, mais Harry distinguait nettement la silhouette de Quirrell qui était resté immobile au même endroit, comme pétrifié.

« Harry ! Où étais-tu passé ? s'écria Hermione.

« On a gagné ! Tu as gagné ! On a gagné ! exulta Ron en donnant à Harry de grandes tapes dans le dos. Et moi, j'ai collé un oeil au beurre noir à Malefoy et Neville a essayé de s'attaquer à Crabbe et à Goyle d'une seule main ! Il est toujours dans les pommes mais Madame Pomfresh a dit que ce n'était pas grave.

« Oh mon dieu, » soupira Alice.

« Te charger de ces deux là n'était la chose la plus brillante à faire, mais personne ne dira que tu n'es pas un Gryffondor, à présent, » sourit Sirius à Neville.

« Vrai, » convint tout le monde dans la pièce.

« Merci, » sourit Neville.

On leur a vraiment montré quelque chose, aux Serpentard ! Tout le monde t'attend dans la salle commune, on a fait une fête, Fred et George ont réussi à voler des gâteaux et des tas d'autres trucs dans la cuisine.

« On verra ça plus tard, dit Harry d'un ton précipité. Allons dans un endroit tranquille, j'ai plein de choses à vous dire...

Il se rendirent dans une salle vide et fermèrent la porte derrière eux. Harry leur raconta alors ce qu'il avait vu et entendu.

« On avait deviné juste. Il s'agit bien de la Pierre philosophale. Rogue essaye de la voler et il veut obliger Quirrell à l'aider. Il y a sûrement d'autres choses qui gardent la Pierre en plus de Touffu. Des tas de sortilèges de Magie Noire, probablement, et Quirrell doit connaître les formules magiques pour les neutraliser.

« Comme si Rogue avait besoin d'aide pour briser des sortilèges de Magie Noire, » se moqua Scorpius.

« C'est logique. Même si je ne voudrais pas me retrouver face à Touffu, ce n'est toujours pas une protection suffisante pour la Pierre, » dit Remus.

« Ce qui veut dire que pour protéger la Pierre, il faut que Quirrell tienne tête à Rogue, dit Hermione, inquiète.

« Dans ce cas, elle aura bientôt disparu... conclut Ron.

« À moins que Quirrell ne soit celui qui essaye vraiment de la voler, » dit Remus.

« C'est fini pour ce chapitre, » dit James.

« Bien, je voulais lire, » dit Lily en tendant la main;

« Il y a un tout petit peu plus, » sourit Victoire avant de continuer à lire;

« Il se fait tard. Que diriez-vous de dîner avant de continuer à lire? » demanda Lily soudainement affamée.

« C'est une bonne idée, » dit Sirius, et Ron hocha la tête, d'accord avec lui.

« Est-ce qu'il est l'heure que nous mangions aussi? » demanda Hugo.

« Bien sûr, » dit Victoire. « Si ça ne te dérange pas d'attendre, Lily. »

« Ça me va, » dit Lily. « Moi aussi, j'ai plutôt faim. »


Ce chapitre est arrivé beaucoup plus vite que les autres! J'espère que ça vous fera plaisir! La raison pour cette avance, c'est que demain c'est mon anniversaire, j'aurais 19 ans, et que je me sentais l'âme généreuse, XD^^

En retour, j'aimerais beaucoup, beaucoup de reviews pour mon anniv! Plus que d'habitude s'il vous plait!