Chapitre 15! Wouah! Plus que deux xhapitre après celui-là et j'aurais fini le premier livre! Je m'adore.. non, c'est une blague, je ne suis pas narcissique^^
Au niveau traduction, Sirius appelle souvent Harry "pup" dans la vo, et plus tard Remus l'appellera souvent "cub". Ce qui fait que ça donnera "chiot" et "louveteau". Même si ça ne rend pas super bien en fraçais, j'ai décidé de traduire ça littérallement parce que je trouve que c'est affectif et que ça va bien avec ce qu'ils sont. En revanche, le moment venu, je n'ai aucune idée de comment traduire "Pronglset", diminutif de "Prongs"=Cornedrue. Des idées?
Encore une fois, rien ne m'appartient, tout est à J.K. Rowlings, Choices HP et jlmill9. Je ne suis qu'une humble traductrice, qui, j'espère s'améliore de plus en plus.
«« La Forêt Interdite, » lut Neville avant de frissonner, » lut James.
il se souvenait encore de sa visite dans la forêt et il ne pouvait pas dire qu'il avait apprécié le moins du monde.
« Maintenant, vous allez dans la Forêt, » fit Lily en se tournant avec colère vers son fils.
« Ce n'est pas ma faute, » dit Harry.
« Pour quelle autre raison serait-il dans la Forêt à moins de s'y être faufiler? » demanda Victoire avec suspicion.
Les choses n'auraient pas pu tourner plus mal. Rusard les conduisit dans le bureau du professeur McGonagall où ils s'assirent en silence. Hermione tremblait. Harry tournait et retournait dans sa tête toutes les excuses qu'il pouvait trouver pour justifier leur conduite, mais aucune ne paraissait convaincante.
« C'est trop tard papa... McGonagall est déjà en colère après avoir attrapé Malfoy et elle sera pire avec toi maintenant, » soupira James. « Impossible d'échapper à celle-là. »
« Ce n'est pas ça, tu dois toujours avoir un alibi quand tu vas rôder, » dit Sirius.
« C'est vrai... mais ils ne marchent qu'une fois de temps en temps et c'est mieux de les garder jusqu'à ce qu'ils puissent marcher, » dit James, pensif.
« Tu aurais peut-être dû suivre ton propre conseil, Patmol. Tu n'avais jamais d'alibi quand nous étions pris, » dit Remus.
Ils étaient pris au piège. Comment avaient-ils pu être assez stupides pour oublier la cape ?
« Ouais... j'aimerais vraiment savoir ça, » fit Al, indigné.
Aucune excuse au monde ne pourrait justifier aux yeux du professeur McGonagall qu'ils se promènent ainsi au milieu de la nuit et surtout pas dans la plus haute tour d'astronomie qui était réservée aux cours.
« Et vous connaissez tous la raison pour laquelle la plupart des gens vont la haut, » fit Scorpius en agitant ses sourcils.
« Beurk... » fit plusieurs personnes et tous les autres eurent l'air dégoûtés par ce qu'il suggérait.
Si l'on ajoutait Norbert et la cape d'invisibilité, ils pouvaient tout aussi bien faire leur valise dès maintenant.
« Bon sang, relax, elle ne va pas de renvoyer pour ça, chiot, » fit Sirius.
« Chiot? » fit Harry en levant un sourcil.
« Ah, désolé, je ne voulais pas... » fit Sirius en rougissant légèrement.
« Non, ça va, » sourit Harry. C'était le premier surnom qu'il avait en provenance de quelqu'un qui se souciait de lui.
« Ouais, et tu parles d'un surnom, » rit James. « En quoi est-ce que c'est mieux que "gamin"? »
« Celle-là est plus personnelle, » sourit Teddy.
« Ma question est, pourquoi chiot? » demanda Lily en lorgnant Sirius avec suspicion.
« Heu... j'aime juste les chiens, » répondit maladroitement Sirius.
« Très bonne excuse à ce que je vois, » rit James.
James et Remus secouèrent leur tête tandis que le Trio riait.
« Tu vois ce que je veux dire à propos des alibis, » murmura Remus en se penchant ver Harry.
Pour comble de malheur, lorsque le professeur McGonagall réapparut, elle tenait Neville par le bras
« Harry ! s'écria Neville. Je t'ai cherché pour te prévenir, j'ai entendu Malefoy dire qu'il allait te coincer, il a dit que tu avais un drag...
« Et bien, c'est sympa d'essayer de les avertir mais tu devrais la fermer avant de leur attirer plus d'ennuis, » dit James.
« James! Il essayait d'aider papa! » s'exclama Lily. « Laisse-le tranquille! »
« Oh, mon pauvre garçon, » roucoula Alice.
Harry fit un signe de tête frénétique pour interrompre Neville, mais le professeur McGonagall l'avait vu. Elle semblait dans un tel état de fureur qu'elle aurait pu cracher le feu beaucoup mieux que Norbert.
« Je n'aurais jamais cru ça de vous. Mr Rusard m'a dit que vous étiez au sommet de la tour d'astronomie. Or, il est une heure du matin. J'exige des explications !
« Et bien, vous voyez, nous... » commença Scorpius avec un immense rictus sur le visage avant de se rendre compte qu'il ne pouvait plus parler.
« Désolé, mais personne ne veut entendre ça, » dit Teddy. « Promet que tu ne diras plus rien à propos de ça. »
Scorpius foudroya son cousin du regard mais hocha la tête.
« Ne le crois pas, il ment, » fit James.
« Contrairement à toi James, je peux le croire quand Scorpius dit qu'il ne fera rien, » dit Teddy en retirant le sortilège de Mutisme de Scorpius.
« Merci, » grommela Scorpius mais n'ajouta rien d'autre.
Pour la première fois, Hermione fut incapable de répondre à la question d'un professeur. Elle restait immobile comme une statue, les yeux fixés sur le bout de ses chaussons.
« J'ai une petite idée sur ce qui s'est passé, reprit le professeur McGonagall. Il n'est pas nécessaire d'être un génie pour le comprendre. Vous avez raconté à Drago Malefoy une histoire à dormir debout au sujet d'un prétendu dragon pour l'attirer hors de son lit et lui créer des ennuis.
« Argh... comme s'il croirait une histoire comme ça en provenance de son ennemi, » fit Scorpius en levant les yeux au ciel.
Je l'ai déjà pris sur le fait. Et vous devez être très contents que Neville Londubat ait également cru à votre histoire ? "
« Bien sûr que non! Papa ne voudrait jamais causer des ennuis à quiconque! » s'indigna Lily.
Harry croisa le regard de Neville et essaya de lui faire comprendre que ce n'était pas vrai. Il avait en effet remarqué son expression stupéfaite et peinée. Pauvre et maladroit Neville! Harry savait ce qu'il avait dû lui en coûter de partir à leur recherche dans l'obscurité du château pour les prévenir.
« Merci pour le commentaire maladroit, Harry, » dit Neville.
« Désolé Neville, et désolé de ne pas t'avoir dit pour le dragon. Ça m'est en quelque sorte sortit de la tête et... »
« Je comprends, » fit Neville au haussant les épaules.
« Je pense que leur punition va être vraiment mauvaise, » soupira Al. « Pour que papa oublie... »
« Je suis outrée, dit le professeur McGonagall. Quatre élèves qui se promènent dans les couloirs la même nuit ! Je n'ai jamais vu une chose pareille. Miss Granger, je pensais que vous étiez plus raisonnable. Quant à vous, Mr Potter, je croyais que vous attachiez plus de prix au prestige de Gryffondor. Vous serez tous les trois en retenue et, croyez-moi, vous aurez du travail à faire ! Oui, oui, vous aussi, Mr Londubat, rien ne vous autorise à errer dans les couloirs en pleine nuit, encore moins en cette période, c'est extrêmement dangereux et j'enlève cinquante points à Gryffondor.
« Bon sang, c'est un peu sévère, » dit Sirius. Mais il avait eu pire.
« C'est pas si mauvais, Al, » dit Lily, soulagée.
« Attends, » soupira Al.
« Cinquante ? s'exclama Harry, suffoqué.
« Papa! » grogna James.
Ils perdaient du même coup la tête du championnat qu'ils avaient gagnée lors du dernier match de Quidditch.
« Non Harry, ça rendra les choses encore pire! » s'étrangla James.
« Qu'est-ce que tu veux dire? » demanda Frank. Il n'avait pas eu beaucoup d'ennui avec McGonagall.
« Je suis sûr que tu verras, » fit sombrement James.
« Cinquante points chacun ! précisa le professeur McGonagall.
« Tu vois, » soupira Al.
« C'est injuste, » dit Lily. « Elle n'a retiré que vingt points à Malfoy. »
« Oui, et bien c'est pourquoi tu ne réponds jamais à McGonagall quand elle est autant en colère... pourquoi tu ne dois même pas essayer d'inventer des excuses, » dit James.
« Professeur, s'il vous plaît...
« Vous ne pouvez pas...
« Ce n'est pas à vous de me dire ce que je peux faire ou pas, Potter. Et maintenant, retournez vous coucher tous les trois. Jamais des élèves de Gryffondor ne m'ont fait autant honte.
« Et elle est habituellement si fière d'eux, » marmonna Lily.
Cent cinquante points perdus ! Gryffondor était relégué à la dernière place du championnat. En une seule nuit, ils lui avaient fait perdre toute chance de remporter la Coupe des Quatre Maisons.
« Attends... je croyais qu'ils avaient gagné la Coupe cette année, » dit James.
« Il a dût se passer quelque chose pour qu'ils puissent retrouver leurs points, » dit Teddy.
« Comment pourraient-ils jamais rattraper ça? » demanda James et Teddy haussa les épaules.
Comment pourraient-ils jamais rattraper un tel handicap ?
« C'est ce que j'aimerais vraiment savoir, » fit James avec un sourire narquois.
Harry ne dormit pas de la nuit. Il entendit Neville sangloter dans son oreiller des heures entières. Il ne savait pas quoi dire pour le consoler. Tout comme lui, Neville redoutait l'aube.
« Je suis sûr que papa recevra le pire de tout ça, » dit Al.
« Ouais, c'est le désavantage d'être célèbre, » soupira James.
Qu'arriverait-il lorsque les autres élèves de Gryffondor apprendraient ce qui s'était passé ?
Le lendemain, quand les élèves de Gryffondor passèrent devant les sabliers géants qui comptabilisaient les points de chaque maison, ils crurent d'abord à une erreur. Comment auraient-ils pu perdre cent cinquante points en une nuit ? L'histoire commença alors à se répandre: c'était Harry Potter, le célèbre Harry Potter, le héros des deux derniers matches de Quidditch, qui leur avait fait perdre tous ces points, lui et deux autres idiots de première année.
« Vous savez, s'ils avaient dit à tout le monde pourquoi est-ce qu'ils l'avaient fait, ils n'auraient peut-être pas été aussi durs avec lui, » dit Teddy. « La plupart des Gryffondor aiment Hagrid, après tout. »
« Mais oncle Harry ne révèle jamais ses secrets à personne, » dit Rose.
« C'est vrai, » sourit Teddy.
Harry qui avait été le plus populaire, le plus admiré des élèves de l'école devint brusquement celui qu'on détestait le plus. Même les Serdaigle et les Poufsouffle s'en prenaient à lui, car ils avaient tous espéré que les Serpentard perdraient la coupe. Partout où Harry apparaissait, on le montrait du doigt, on l'insultait à haute voix.
« C'est grossier, » s'offusqua Lily. « Laissez-le tranquille. »
Les Serpentard, en revanche, applaudissaient et l'acclamaient chaque fois qu'ils le voyaient passer.
« Merci pour le coup de main, Potter !
Il n'y avait que Ron pour lui rester fidèle.
« Qu'est-ce que papa ferait d'autre? » se moqua Hugo.
« Bien sûr qu'il te reste fidèle. Tu ne laisses jamais ton meilleur ami souffrir seul, » dit Sirius.
« Ils auront oublié tout ça dans quelques semaines, assura-t-il. Fred et George ont fait perdre des quantités de points à Gryffondor pendant tout le temps qu'ils ont passé ici et tout le monde les aime bien quand même.
« C'est vrai, mais je suis sûr qu'ils faisaient rire tout le monde, au moins, » dit Fred.
« Ouais, ça a tendance à rendre les gens un petit peu plus indulgents après, » dit James.
« Pense encore, » gronda Rose.
« D'ailleurs, le maximum que vous aillez perdu, c'est quatre-vingt points, » ajouta Al.
« Et ce n'est pas pour vous un défi de perdre davantage de points, » fit Rose qui n'aimait pas son sourire.
« Mais si, » rit James. « Je me demande ce que nous allons devoir faire pour perdre autant de points. »
« Argh! » grogna Rose.
« Ils n'ont jamais fait perdre cent cinquante points d'un coup, j'imagine ? dit Harry d'un air malheureux.
« Non, c'est vrai, admit Ron.
Il était un peu tard pour réparer les dégâts, mais Harry se jura désormais de ne plus se mêler de ce qui ne le regardait pas.
« Ouais... voyons combien de temps ça durera, » se moqua Al.
Il se sentait si honteux qu'il proposa à Dubois de démissionner de l'équipe de Quidditch
« Tu es fou... ça n'aidera pas! » cria James.
« Harry, tu ne peux pas démissionner! Ça ne fera aucun bien! » cria James.
« Démissionner ? tonna Dubois. Et ça nous servira à quoi ? Comment on va faire pour regagner des points si on ne peut plus gagner les matches ?
Mais même le Quidditch avait cessé de l'amuser.
Les autres joueurs refusaient d'adresser la parole à Harry pendant les séances d'entraînement et quand ils avaient besoin de parler de lui, ils le désignaient sous le nom d'attrapeur.
« C'est injuste, » dit Lily.
« Je me demande si maman et papa ont fait ça aussi, » demanda Fred en fronçant les sourcils.
« Ça dit tout le monde, » dit James.
« J'aurais pensé que les jumeaux, au moins, l'auraient mieux traité, » s'offusqua Rose.
Hermione et Neville souffraient, eux aussi. Ils n'avaient pas à subir autant d'avanies, car ils n'étaient pas aussi connus, mais personne ne leur parlait non plus. Hermione était devenue discrète en classe, gardant la tête baissée et travaillant en silence.
« Je ne peux même pas imaginer ça, » fit tristement Rose. « À quel point elle a dut être déprimée pour faire ça. »
Sirius était sur le point de faire un commentaire mais le regard noir de Ron l'arrêta.
Harry était presque content que la période des examens approche. Toutes les révisions qu'il avait à faire lui occupaient suffisamment l'esprit pour qu'il n'ait plus le temps de penser à ses malheurs.
Une semaine avant les examens, cependant, la promesse que Harry s'était faite de ne plus se mêler de ce qui ne le regardait pas fut mise à l'épreuve. Un après-midi, alors qu'il revenait de la bibliothèque, il entendit un gémissement qui provenait d'une salle de classe, un peu plus loin. Il reconnut bientôt la voix de Quirrell.
« Non, non, ne recommencez pas... s'il vous plaît... implorait-il.
On aurait dit que quelqu'un le menaçait. Harry s'approcha.
« D'accord, d'accord, sanglota Quirrell.
« Qu'est-ce que c'était? » demanda Lily.
« Il devait encore être en train de parler à Rogue, » affirma Sirius avec confiance.
« C'est un peu étrange, » marmonna Remus. Qu'est-ce que Quirrell pouvait bien être réellement en train de faire?
« Bien dit papa, » dit Teddy. « Nous savons qu'il ne va pas céder devant Rogue, parce que Rogue ne veut en réalité rien de lui. Donc, à qui est-ce qu'il parlait? »
« Je ne sais pas, » dit Al, mais il frissonna à cette pensée.
Un instant plus tard, il sortit en hâte de la salle en redressant son turban. Il avait le teint pâle et semblait sur le point de fondre en larmes. Il s'éloigna à grands pas et disparut. Harry attendit que le bruit de ses pas se soit évanoui, puis il regarda à l'intérieur de la salle de classe. Elle était vide, mais il y avait de l'autre côté une deuxième porte qui était entrouverte et il s'avança dans cette direction. Il avait déjà parcouru la moitié du chemin lorsque, se souvenant de sa promesse, il se ravisa.
De toute façon, il était prêt à parier une douzaine de Pierres philosophales que c'était Rogue qui était parti par là.
« Apparemment, papa ne sait pas vraiment parier... ou du moins n'y est pas très doué, » rit James.
Et d'après ce qu'il venait d'entendre, Quirrell avait fini par céder à ses menaces.
« Tu n'était vraiment pas bon parieur cette année, » marmonna Ron à son meilleur ami.
« Non, mes instincts n'étaient pas les meilleurs, » sourit Harry.
Harry retourna aussitôt à la bibliothèque et raconta à Ron et à Hermione ce qu'il avait entendu.
« Alors, Rogue a fini par y arriver ! soupira Ron. Si Quirrell lui a révélé comment neutraliser son sortilège...
« Il reste Touffu, fit remarquer Hermione
« Peut-être que Rogue a trouvé le moyen de passer devant lui sans avoir eu besoin de le demander à Hagrid, dit Ron en jetant un coup d'oeil aux milliers de livres qui les entouraient. J'imagine qu'il doit bien y avoir un bouquin qui indique comment s'y prendre avec un chien géant à trois têtes. Qu'est-ce qu'on fait, Harry ?
« Je n'en suis pas si sûr. Les cerbères ne sont pas courants, » dit Teddy.
La lueur de l'aventure brillait à nouveau dans le regard de Ron, mais Hermione répondu avant Harry:
« Il faut aller voir Dumbledore, dit-elle. C'est ce qu'on aurait dû faire depuis le début. Si on tente quelque chose nous-mêmes, on va se faire renvoyer, c'est sûr.
« Qu'est-ce qu'il pourraient bien dire à Dumbledore qu'il ne sait pas déjà? » se moqua Al.
« Mais on n'a aucune preuve, répondit Harry. "Quirrell a bien trop peur pour confirmer ce qu'on dira. Rogue se contentera de prétendre qu'il ignore comment le troll est entré le jour de Halloween et qu'il ne s'est pas rendu au deuxième étage. Et qui est-ce qu'on va croire ? Lui ou nous ? Tout le monde sait qu'on le déteste. Dumbledore pensera que nous avons inventé toute l'histoire pour essayer de le faire renvoyer.
« Non, je ne crois que c'est ce qu'il pensera... il saura juste que Rogue n'est pas responsable, » dit Teddy.
Rusard ne nous aiderait pour rien au monde, même si sa vie en dépendait. Il est bien trop ami avec Rogue et, à ses yeux, plus il y a d'élèves qui se font renvoyer, mieux c'est. En plus on n'est pas censés connaître l'existence de la Pierre, ni celle de Touffu.
Hermione sembla convaincue, mais pas Ron.
« Et si on se contentait de fouiner un peu ? proposa-t-il.
« Non, répliqua Harry. On a suffisamment fouiné comme ça.
« Combien de temps dure cette nouvelle attitude? » demanda Lily avec espoir.
« À peu près jusqu'à la fin du chapitre, » rit Harry.
Il tira vers lui une carte de Jupiter et commença à apprendre les noms de ses satellites.
Le lendemain matin, les retenues furent signifiées officiellement à Harry, Hermione et Neville pendant le petit déjeuner. Le mot qu'on leur distribua était le même:
Votre retenue commencera ce soir à onze heures.
Rendez-vous avec Mr Rusard dans le hall d'entrée.
Prof. M. McGonagall
« Ils vont avoir leur retenue dans la Forêt! » haleta Victoire. « Comment peuvent-ils faire ça à des premières années? »
« Je ne sais pas, » dit Teddy. Il avait l'air choqué et pensif.
Dans l'agitation qu'avait provoquée la perte de leurs points, Harry avait oublié qu'ils avaient toujours des retenues à faire. Il s'attendait à ce qu'Hermione se plaigne en disant que c'était une soirée de perdue pour les révisions, mais elle ne prononça pas un mot. Tout comme Harry, elle estimait qu'ils avaient eu ce qu'ils méritaient.
« Non, ils ne le méritent pas... ils aidaient juste un ami, » grommela James.
« Ils étaient hors des limites, » dit Victoire. « Ils méritent d'avoir des ennuis pour ça. »
« Mais... » fit indignement James.
« Ça ne veut pas dire que je pense qu'ils n'auraient pas du le faire, » reprit Victoire.
« Ou qu'elle n'aurait pas fait la même chose elle-même si elle essayait d'aider un ami, » lui sourit Teddy.
A onze heures, ce soir-là, ils dirent au revoir à Ron dans la salle commune et descendirent dans le hall d'entrée avec Neville. Rusard était déjà là, ainsi que Malefoy. Lui aussi était puni, Harry avait fini par l'oublier.
« Je pari que Malfoy a peur de la Forêt, » sourit narquoisement James.
« Ouais, parce que les Malfoy ne sont pas aussi fous que les Potter, » fit Scorpius en lui rendant son rictus.
« Suivez-moi, dit Rusard en les conduisant au-dehors, une lampe à la main. Alors, vous y repenserez à deux fois, maintenant, avant de violer les règlements de l'école ? lança-t-il d'un ton narquois.
« Non, » dit tout le monde avant de rire. Il était impossible que le Trio ne viole pas à nouveau le règlement de l'école.
Travailler dur et souffrir, c'est comme ça qu'on apprend le mieux, vous pouvez me croire. C'est dommage que les anciennes punitions n'aient plus cours, En ce temps-là, on vous suspendait au plafond par les poignets pendant quelques jours, j'ai toujours les chaînes dans mon bureau. Je les entretiens soigneusement au cas où on s'en servirait à nouveau. Allez, on y va.
Rusard leur fit traverser le parc. Harry se demanda en quoi allait consister leur punition. C'était sans doute quelque chose de redoutable pour que Rusard ait l'air aussi réjoui. La lune brillait, mais les nuages qui la masquaient par moments les plongeaient dans l'obscurité. Plus loin, on apercevait les fenêtres allumées de la cabane de Hagrid. Ils entendirent alors une voix crier:
« C'est vous Rusard ? Dépêchez-vous, j'ai hâte de commencer,
« Regarde, ils seront avec Hagrid... ils devraient être en sécurité, » dit Teddy.
« Peut-être, » concéda Victoire. Mais elle avait toujours l'air en colère qu'il envoient des première année dans la Forêt.
« Vous avez une retenue avec Hagrid. Ça ne sera pas si mauvais, alors, » dit Sirius.
« C'est ce que tu crois, » fit sombrement Neville.
Harry se sentit soudain un peu plus léger. Si leur punition consistait à travailler avec Hagrid, ce serait moins difficile que prévu. Le soulagement avait dû apparaître sur son visage, car Rusard s'empressa de le décevoir.
« Vous vous imaginez peut-être que vous allez passer un peu de bon temps avec ce fainéant ? Détrompez-vous, jeunes gens. C'est dans la Forêt interdite que vous allez et ça m'étonnerait que vous soyez encore entiers quand vous en ressortirez.
« Votre retenue est dans la Forêt Interdite ! » s'écria Lily. « Est-ce que tout le monde est devenu fou? »
« Je ne pouvais pas être plus d'accord avec elle, » marmonna Victoire.
Neville émit un gémissement et Malefoy s'arrêta net.
« La forêt ? dit-il d'un ton qui avait perdu sa morgue habituelle.
« Peureux, » rit James.
« Tous les autres ont peur aussi... papa est seulement le seul à le montrer, » fit Scorpius en fronçant les sourcils.
« Le bénéfice d'être un Gryffondor, » dit James avec un sourire narquois.
« Si être un idiot est un bénéfice, alors je suppose que tu as raison, » dit Scorpius.
« Le fait de ne pas montrer ta peur ne fait pas de toi un idiot, » s'indigna James.
« Non, mais ça te fait agir comme un idiot plus souvent... faire des choses stupides qu'aucune personne saine d'esprit ne ferait, » dit Scorpius.
« Tu sais que tu fais beaucoup de choses stupides, toi aussi, » dit Al en foudroyant son ami du regard.
« Et pratiquement aucunes d'entre elles n'ont été faites par choix, » répliqua Scorpius en haussant les épaules.
« Et bien, ça te rend plutôt stupide de suivre Al comme ça, » dit Rose.
« Je suppose que je peux admettre ça, » soupira Scorpius.
On ne va quand même pas y aller en pleine nuit ! Il y a des tas de bestioles, là-dedans, même des loups-garous d'après ce qu'on m'a dit.
« Argh, » fit Scorpius. « D'accord, c'était une chose stupide à dire... je doute même que ce soit une pleine lune. »
« Et il n'y a pas de loup-garou à Poudlard en ce moment, » fit Teddy avec un petit rire.
Tout le monde se tourna vers Remus à ça et il eut un petit rire.
Harry sentit la main de Neville lui serrer le bras.
« Pourquoi as-tu serrer le bras de Harry? Il n'en sait pas plus que toi, » dit Sirius.
« Il a juste toujours l'air d'être le plus courageux, » répondit Neville en haussant les épaules tandis que Harry rougissait.
« Ouais... c'est plus facile de s'appuyer sur lui, » dit Scorpius.
« Il fallait penser aux loups-garous avant de faire des bêtises.
« Bien sûr... parce que nous pensons toujours aux loups-garous quand nous sommes sur le point de faire des bêtises, » se moqua James.
Hagrid surgit de l'obscurité, Crockdur sur ses talons. Il avait à la main une grande arbalète et un carquois rempli de flèches en bandoulière.
« C'est pas trop tôt, dit-il. Ça fait une demi-heure que j'attends. Ça va, Harry, Hermione ?
« A votre place, je ne serais pas trop aimable avec eux, dit Rusard avec froideur. Ils sont ici pour être punis.
« C'est pour ça que vous êtes en retard ? répliqua Hagrid en regardant Rusard d'un air mauvais. Vous leur avez fait la leçon, hein ? C'est pas dans vos attributions. Vous avez fait votre part, à partir d'ici, c'est moi qui m'en occupe.
« Je reviendrai à l'aube, dit Rusard pour récupérer ce qui restera d'eux.
Et il retourna vers le château, éclairé par sa lampe qui se balançait dans l'obscurité.
Malefoy se tourna vers Hagrid.
« Je refuse d'aller dans cette forêt, dit-il.
Harry fut enchanté d'entendre le tremblement de sa voix qui trahissait sa panique.
« Bébé, » se moqua Sirius.
« Tu l'as dit, Patmol! » fit James.
« Il faudra bien y aller si tu veux rester à Poudlard, répliqua Hagrid d'un ton féroce. Tu as fait des idioties, il faut payer, maintenant.
« Il n'y a que les domestiques qui vont dans la forêt, pas les élèves, protesta Malefoy. Je croyais qu'on allait nous faire copier des lignes, ou quelque chose dans ce goût-là. Si mon père apprenait qu'on m'oblige à...
« Et alors, qu'est-ce que tu penses de ça? » demanda James avec un sourire narquois en direction de Scorpius qui fronçait le front.
« Qu'il est un Serpentard en train d'essayer de se sortir des ennuis en amadouant Hagrid, » répondit Scorpius. Mais il aurait aimé que son père n'essaye pas autant... ça lui donnait l'air d'être faible.
« C'est comme ça que ça se passe, à Poudlard, coupa Hagrid. Copier des lignes, et puis quoi encore ? A quoi c'est bon ? Ou bien tu fais quelque chose d'utile, ou bien tu es renvoyé. Si tu penses que ton père préfère que tu t'en ailles, tu n'as qu'à retourner au château et préparer ta valise. Allez, vas-y !
Malefoy ne bougea pas. Il lança à Hagrid un regard furieux, puis il baissa les yeux.
« Ouais, vas-t-en et fais tes valises, Malfoy. Tout le monde serait plus heureux si tu le faisais, » dit Sirius.
« C'est peut-être vrai, » dit Scorpius. « Il serait allé à Durmstrang et tout aurait été différend pour lui. »
« Mais alors tu aurais été différend aussi... et ça n'aurait pas été bien, » dit Lily
« Je suppose que non, » sourit Scorpius.
« Très bien, dit Hagrid, et maintenant écoutez-moi bien, tous les quatre, parce que c'est dangereux ce que nous allons faire cette nuit. Je ne veux pas que vous preniez des risques. Suivez-moi par là.
Il les amena à la lisière de la forêt, leva sa lampe et montra un étroit sentier qui serpentait parmi les gros arbres noirs. Une petite brise agitait leurs cheveux tandis qu'ils contemplaient la forêt.
« Regardez, dit Hagrid, vous voyez cette chose argentée qui brille par terre ? C'est du sang de licorne.
« Qu'est-ce qui pourrait attraper une licorne? » demanda Teddy une fois que tout le monde eut surmonté son choc.
« Je ne sais pas mais j'ai un mauvais pressentiment à propos de ça, » dit Victoire.
Tout le monde en eut le souffle coupé et Lily formula la question que tout le monde avait dans la tête:
« Qu'est-ce qui pourrait être suffisamment rapide pour blesser une licorne? »
Il y a dans les environs une licorne qui a été gravement blessée par je ne sais quoi. C'est la deuxième fois cette semaine. J'en ai trouvé une morte mercredi dernier. On va essayer de retrouver cette malheureuse bestiole. Il faudra peut-être mettre fin à ses souffrances.
« Et qu'est-ce qui se passe si le je-ne-sais-quoi qui a blessé la licorne nous trouve avant ? demanda Malefoy sans parvenir à dissimuler la terreur qui altérait sa voix.
« Une bonne question, » dit Scorpius.
« Ouais... celle-là en était une, » admit James.
« Tant que tu seras avec moi et Crockdur, rien de ce qui vit dans cette forêt ne pourra te faire de mal, assura Hagrid.
« Il a en grande partie raison, mais la chose qui a blessé la licorne ne se souciera probablement pas de ça, » dit Teddy.
« Je ne pense vraiment pas que Voldemort s'en serait soucié si Hagrid était là ou non, » marmonna Harry à ses amis.
« QUOI ! » hurla tout le monde.
« Voldemort est dans la Forêt! » s'exclama Victoire.
« Et papa va le voir! »cria Al, incapable de se contrôler.
Tout le monde eut l'air encore plus choqué à ça... bien sûr que Harry était obligé de le voir pour le savoir.
« James, lit, » ordonna Teddy. C'était mieux s'ils lisaient que rester assis là avec leurs pensées.
Ne vous écartez pas du chemin. Nous allons tout de suite nous séparer en deux groupes et suivre les traces dans des directions différentes. Il y a du sang partout, elle a dû errer dans tous les sens depuis la nuit dernière.
« Ils vont se séparer... ils n'auront même pas Hagrid! » s'exclama Victoire.
« Je veux Crockdur avec moi, dit précipitamment Malefoy en regardant les longues dents du chien.
« D'accord, mais je te préviens, c'est un trouillard, dit Hagrid. Alors, Harry, Hermione et moi, on va d'un côté, Drago, Neville et Crockdur de l'autre.
« Je n'aime pas ces groupes, » dit Alice. Elle ne pensait pas que Drago était quelqu'un qu'elle voulait avec son fils.
« Argh, » grogna Scorpius... Elle avait probablement raison.
Si l'un de nous trouve la licorne, il envoie des étincelles vertes, d'accord ? Sortez vos baguettes magiques et entraînez-vous dès maintenant. Voilà, très bien. Et si quelqu'un a des ennuis, il envoie des étincelles rouges pour que les autres viennent à son secours. Allons-y, maintenant, et faites bien attention.
La forêt était noire et silencieuse. Un peu plus loin, ils atteignirent une bifurcation. Hagrid, Harry et Hermione prirent le chemin de gauche, Malefoy, Neville et Crockdur celui de droite.
Ils avancèrent sans bruit, les yeux rivés au sol. De temps à autre, un rayon de lune traversait les feuillages et faisait briller une tache de sang argenté sur les feuilles mortes.
Harry remarqua que Hagrid avait l'air inquiet.
« Est-ce qu'un loup-garou pourrait tuer une licorne ? demanda Harry.
« Non... les loups-garous ne seraient jamais capable d'en attraper une, » dit Teddy.
« Ils ne sont pas assez rapides, » fit Remus en connaissance de cause.
« Il ne serait pas assez rapide. Les licornes ne sont pas faciles à attraper, ce sont des créatures qui ont des pouvoirs magiques très puissants. Avant ça, je n'avais jamais entendu dire qu'on puisse blesser une licorne.
Ils passèrent devant une souche d'arbre couverte de mousse. Harry entendit un bruit d'eau. Il devait y avoir un ruisseau à proximité. Il y avait toujours des taches de sang de licorne le long du chemin.
« Ça va, Hermione ? murmura Hagrid. Ne t'inquiète pas, si elle est gravement blessée, elle n'a pas pu aller bien loin et nous arriverons à... VITE ! CACHEZ-VOUS DERRIÈRE CET ARBRE !
« Oh non... qu'est-ce que c'est? » demanda Lily. Elle avait été assise sur le bord de sa chaise pendant tout ce temps.
« Lily, tu sais que personne n'a été blessé là-bas, » fit gentiment Teddy. « Tout le monde est encore là, maintenant. »
« Je sais... mais je ne peux pas m'en empêcher, » fit Lily d'un air penaud. « Par ailleurs, ça ne veut pas dire qu'il n'ont pas pu être blessés. »
« Je suppose, » soupira Teddy.
« Qu'est-ce que c'est? » cria Lily.
Hagrid attrapa Harry et Hermione et les souleva de terre pour les cacher derrière un grand chêne, à l'écart du chemin. Il saisit une flèche dans son carquois, l'ajusta sur son arbalète qu'il leva, prêt à tirer.
Tous trois tendirent l'oreille. Quelque chose rampait sur des feuilles mortes. On aurait dit le bas d'une cape qui traînait sur le sol. Hagrid scruta le sentier, mais quelques instants plus tard, le bruit s'était évanoui.
« On dirait qu'il a été effrayé par Hagrid, » fit Rose en soupirant de soulagement.
« Mais pourquoi... bien sûr... Voldemort n'est toujours pas retourné dans son corps, » dit Teddy. « Il n'est pas aussi fort qu'il ne l'était... ou ne le sera dans le futur. »
« Je préférerais quand même si papa n'avait pas à lui faire face, » pleura Lily.
« J'en étais sûr, murmura-t-il. Il y a dans cette forêt quelque chose qui ne devrait pas y être.
« Un loup-garou ? risqua Harry.
« Harry! » s'exclama Teddy en levant les yeux au ciel.
« Arrête avec les loups-garous, maintenant, » fit Remus d'une voix faussement blessée.
« Désolé, » fit Harry en lui souriant d'une air penaud.
« Ça, ce n'était ni un loup-garou, ni une licorne, dit sombrement Hagrid. Bon, suivez-moi, mais faites bien attention.
Ils avancèrent plus lentement, guettant le moindre bruit.
Soudain, dans une clairière, un peu plus loin, quelque chose bougea nettement.
« Qui est là ? lança Hagrid. Montrez-vous ! Je suis armé !
Dans la clairière apparut alors... était-ce un homme, était-ce un cheval ?
« Oh et ben... je me demande ce que c'est, » fit Fred d'un ton moqueur.
« Un centaure, » se détendit Lily.
« Je n'ai jamais vraiment aimé les centaures. Ils sont toujours en train de parler des planètes, et tout, » fit Sirius.
« Firenze est décent, cependant, » dit James.
Jusqu'à la taille, c'était un homme, mais au-dessous, c'était un cheval, couleur noisette, avec une longue queue aux reflets rougeâtres. Harry et Hermione restèrent bouche bée.
« Ah, c'est toi, Ronan, dit Hagrid, soulagé. Comment ça va ?
Il s'avança et serra la main du centaure.
« Salut à toi, Hagrid, répondit Ronan d'une voix grave et triste. Tu t'apprêtais à me tirer dessus ?
« On n'est jamais trop prudent, dit Hagrid en tapotant son arbalète. Il y a quelque chose qui se promène dans cette forêt et qui fait du dégât. Au fait, je te présente Harry Potter et Hermione Granger. Des élèves de l'école. Ronan est un centaure, ajouta-t-il à l'adresse de Harry et d'Hermione.
« Est-ce que les centaures connaissaient aussi Harry? » demanda Scorpius.
« Je crois, » dit Teddy. « Voldemort n'était pas très clément envers les créatures, donc ils auraient été tout aussi heureux que quiconque qu'il ait disparu. »
« On avait remarqué, dit Hermione d'une petite voix.
« Bonsoir, dit Ronan. Vous êtes des élèves de l'école ? Et vous apprenez beaucoup de choses ?
« Un peu, répondit timidement Hermione,
« Quoi? Tu ne vas pas jacasser sur toutes les choses que tu as appris? » plaisanta Ron.
« J'étais un peu préoccupée sur le moment, » répondit durement Hermione.
« Un peu, c'est déjà pas mal, soupira le centaure.
Il leva la tête et regarda le ciel.
« On voit bien Mars, ce soir, remarqua-t-il,
« Hum... » soupira pensivement Lily. « Si je ne me trompe pas, Mars est la planète qui symbolise la guerre. Ce n'est pas bon. »
« Très futé de sa part de le remarquer, » dit Teddy.
« Oui, dit Hagrid en regardant à son tour. Je suis content qu'on soit tombés sur toi, Ronan. Il y a une licorne qui a été blessée. Tu as vu quelque chose ?
Ronan ne répondit pas tout de suite. Il garda les yeux levés vers le ciel, puis soupira à nouveau.
« Les innocents sont toujours les premières victimes, dit-il. Il en a toujours été ainsi, il en sera toujours de même.
« Qu'est-ce que qu'il veut dire par, «les premières victimes»? » demanda Lily aux ados du futur. Aucun d'eux ne la regarda dans les yeux.
« Est-ce qu'une nouvelle guerre est sur le point de se déclencher? » demanda Remus. Toujours aucune réponse, ce que les ados du passé interprétèrent comme un oui.
« Ils avaient raison, » soupira Teddy.
« Oui, dit Hagrid. Mais est-ce que tu as vu quelque chose, Ronan ? Quelque chose d'inhabituel ?
« On voit bien Mars, ce soir, répéta Ronan. Il est beaucoup plus brillant que d'habitude.
« Je te demandais si tu avais vu quelque chose plus près d'ici, dit Hagrid avec impatience. Alors ?
« Pourquoi il prend même la peine de demander?... Il sait qu'il ne lui dira jamais rien de toute façon, » souffla James.
« S'ils avaient vraiment vu la créature... ou Voldemort dans le cas présent, il est possible qu'ils le lui disent, » fit Teddy pensif.
« Les forêts sont pleines de secrets, déclara Ronan.
« Stupides centaures. Ils parlent toujours en énigmes, » fit Sirius, ennuyé.
Hagrid leva à nouveau son arbalète en entendant un bruit derrière eux, mais c'était un autre centaure aux cheveux noirs qui avait l'air plus sauvage que Ronan.
« Salut, Bane, dit Hagrid. Ça va ? Justement, je demandais à Ronan s'il n'avait rien vu d'inhabituel, ces temps derniers. Une licorne a été blessée. Tu sais quelque chose à ce sujet ?
L'autre centaure leva la tête vers le ciel.
« On voit bien Mars, ce soir, dit-il.
« Est-ce que c'est tout ce qu'ils peuvent dire? » grogna James.
« Ça suffit avec ce truc de Mars! » grogna Sirius.
« Tu sais que la façon la plus rapide d'énerver Sirius, c'est de continuer à te répéter, » rit James. « Une fois, nous n'avons dit que «j'écoute» à Sirius toute la journée. Il est presque devenu fou. »
James et Fred rirent particulièrement fort ça.
« On sait, on sait, grommela Hagrid. Bon, écoutez, si vous remarquez quelque chose, tous les deux, dites-le-moi, d'accord ?
Il s'éloigna ensuite de la clairière, suivi de Harry et d'Hermione.
« Avec les centaures, impossible d'obtenir une réponse claire, dit Hagrid. Ils passent leur temps à regarder les étoiles. Rien ne les intéresse si ça ne se passe pas au moins sur la lune.
« Il y en a beaucoup, ici ? demanda Hermione.
« Oh, pas mal, oui. Ils restent entre eux, le plus souvent, mais ils viennent me voir de temps en temps. Ils savent beaucoup de choses. L'ennui, c'est qu'ils ne sont pas très bavards.
« Vous croyez que c'était un centaure qu'on a entendu, tout à l'heure ? demanda Harry.
« Allez Harry, tu dois faire mieux que ça, » dit Teddy.
« Il est seulement en première année, » dit Victoire.
« Je sais... mais quand même, » fit Teddy en levant les yeux au ciel.
« Non, ça ne ressemblait pas à des bruits de sabots. Je suis sûr que c'était ce qui a tué la licorne. Je n'avais jamais entendu ça auparavant.
« Je me demande ce que c'était, » songea Remus.
« Ne dis pas ça, » dit Lily en devenant livide.
« Pourquoi? »
« Parce que si nous savons, ça voudra dire que Harry aurait à y faire face, » répondit-elle et tout le monde eut l'air nerveux.
« Argh... est-ce qu'elle avait besoin de me rappeler ça? » gémit Lily.
Ils s'enfoncèrent un peu plus dans l'épaisse forêt, Harry avait le sentiment désagréable qu'on les observait
« Je n'aime pas ça, je n'aime pas ça du tout, » dit Teddy en frissonnant. Il savait à quel point les sens de Harry étaient aiguisés.
et il n'était pas fâché que Hagrid soit armé. Soudain, Hermione agrippa le bras de Hagrid.
« Regardez ! s'écria-t-elle. Des étincelles rouges ! Les autres ont des ennuis.
« Non... » haleta Lily.
« Je ne crois pas que ce soit réel, » dit Teddy en pensant quer le danger devait être plus proche de Harry.
« Oh non, Neville, » fit Alice.
« Attendez-moi ici, vous deux, dit Hagrid. Ne vous éloignez pas du sentier. Je viendrai vous rechercher.
Ils l'entendirent s'enfoncer dans les sous-bois en échangeant un regard terrifié.
« Tu crois qu'ils sont blessés ? murmura Hermione.
« Si c'est Malefoy, ça m'est égal, mais s'il est arrivé quelque chose à Neville... C'est à cause de nous qu'il est ici.
« C'est sympa, » se moqua Scorpius.
« Ça semble juste pour moi, » fit James avec un sourire narquois.
« C'est sympa de savoir que vous vous en souciez autant, » dit Neville en souriant. Il s'était souvent demandé ce que le Trio pensait de lui, du moins pendant les premières années.
« Bien sûr que nous nous en soucions, » dit Hermione. « Tu es notre ami. »
Les minutes passèrent, interminables. Leur ouïe s'affinait, Harry percevait chaque souffle de vent, chaque craquement de brindille. Que se passait-il ? Où étaient les autres ? Enfin, des bruits de pas sonores annoncèrent le retour de Hagrid. Malefoy, Neville et Crockdur étaient avec lui. Hagrid fulminait. D'après ce que Harry et Hermione comprirent, Malefoy s'était approché sans bruit de Neville et l'avait saisi par-derrière pour lui faire une farce. Neville avait alors paniqué et envoyé les étincelles.
« Abruti, » fit James et cette fois, Scorpius n'argumenta pas.
« Stupide idiot, » marmonna Sirius. Même lui savait quand ce n'était le moment de jouer des tours à quelqu'un.
« Et ça en dit beaucoup, » sourit Fred
« On aura de la chance si on attrape quelque chose, avec tout le raffut que vous avez fait. On va changer les groupes. Neville, tu restes avec moi et Hermione. Toi, Harry, tu vas avec Crockdur et cet imbécile.
« J'aurais préféré si tante Mione était allée avec lui, » dit Teddy. « Au moins, elle aurait surveillé ses arrières. »
Je suis désolé, souffla-t-il à Harry, mais toi, au moins, il n'arrivera pas à te faire peur.
Harry partit donc en compagnie de Malefoy et de Crockdur. Ils marchèrent pendant plus d'une demi-heure. La forêt était de plus en plus épaisse à mesure qu'ils avançaient et le sentier devint presque impraticable. Harry avait l'impression que les taches de sang étaient plus abondantes.
« Oh super... ce sont eux qui la trouverait, » gémit Teddy.
Il en vit sur les racines d'un arbre, comme si la malheureuse créature s'était débattue, folle de douleur. A travers le feuillage d'un vieux chêne, Harry aperçut une clairière. Il fit signe à Malefoy de s'arrêter. Il y avait quelque chose d'un blanc brillant sur le sol. Ils s'approchèrent prudemment. C'était bien la licorne. Elle était morte. Harry n'avait jamais rien vu d'aussi beau et d'aussi triste. Ses longues jambes minces s'étaient repliées dans sa chute et sa crinière étalée formait une tache gris perle sur les feuilles sombres.
Harry s'avançait vers elle lorsqu'un bruissement le figea sur place. Au bord de la clairière, un buisson frémit. Puis une silhouette encapuchonnée sortit de l'ombre et rampa sur le sol, comme une bête traquant un gibier. Harry, Malefoy et Crockdur étaient pétrifiés. La silhouette s'arrêta devant le cadavre de la licorne, pencha la tête sur le flanc déchiré de l'animal et commença à boire son sang.
Tout le monde tressaillit à ça.
« Beeuurk...! Merlin, c'est dégoutant! » dit Lily, l'air malade.
« Le sang de licorne... » fit Teddy après avoir surmonté son choc.
« C'est supposé te guérir lorsque tu es faible, » haleta Rose heureuse de penser à quelque chose d'autre que ce qui était arrivé à cette pauvre licorne. « Mais c'est aussi supposé être maudit. »
« Comme s'il s'en souciait. » se moqua Teddy.
« Merlin! » s'exclama James et tous les autres tressaillirent.
Neville pausa un moment à ça. Il en avait vu beaucoup ces dernières années qui l'avaient changé pour toujours, et pourtant, il pensait encore que c'était la chose la plus effrayante qu'il ait entendu.
" AAAAAAAAAARGH! "
Malefoy laissa échapper un terrible hurlement et prit aussitôt la fuite. La silhouette au capuchon leva la tête et regarda Harry. Du sang de licorne lui coulait sur la poitrine.
« D'accord, je suis d'accord avec Malfoy sur celle-la... fiche le camp d'ici papa! » hurla James.
La silhouette se releva d'un bond et se précipita vers lui. Paralysé par la peur, Harry fut incapable de bouger.
« Cours chiot, cours! » cria Sirius.
Une douleur foudroyante lui traversa alors la tête, une douleur comme il n'en avait encore jamais ressenti. C'était comme si sa cicatrice avait soudain pris feu.
« Sa cicatrice lui fait mal, » fit Lily, l'air inquiète et un peu confuse.
« Voldemort est proche, » fit sombrement Teddy.
« Qu'est-ce qui se passe, nom de dieu? » s'étrangla Sirius et Lily était si stupéfaite de ce nouveau développement qu'elle ne le réprimanda pas pour ça.
A moitié aveuglé, il recula en titubant. Au même moment, il entendit des bruits de sabots qui galopaient derrière lui, puis quelque chose lui sauta par-dessus et fonça vers la silhouette.
La douleur de Harry était si intense qu'il tomba à genoux. Il dut attendre un bon moment avant qu'elle ne s'atténue. Lorsqu'il releva la tête, la silhouette avait disparu et un centaure se tenait devant lui. Ce n'était ni Ronan, ni Bane. Celui-ci paraissait plus jeune; il avait des cheveux blonds et un corps de couleur claire.
« On dirait Firenze, » dit James. « Il a sauvé papa! »
« Merci Merlin pour ça, » fit Lily en un murmure.
« Quel est le problème avec cette cicatrice, Harry? » demanda Remus. Maintenant que Harry semblait hors de danger immédiat, il pensait que ça allait de demander.
« Tu verras, » fut tout ce que dit Harry. Mais contrairement à toutes les autres fois, Harry ne souriait pas.
« Non... bien sûr que non. Il n'aime vraiment pas ça, » marmonna Teddy.
« Ça va ? demanda le centaure en aidant Harry à se relever.
« Oui, merci. Qu'est-ce que c'était ?
Le centaure ne répondit pas. Il avait des yeux d'un bleu surprenant, comme des saphirs délavés. Il observa attentivement Harry et son regard s'attarda sur la cicatrice qui brillait, livide, sur son front.
« Tu es le fils Potter, dit le centaure. Il vaudrait mieux que tu retournes auprès de Hagrid. La forêt n'est pas sûre, ces temps-ci, surtout pour toi. Tu sais monter à cheval? Ce sera plus rapide.
« Il a chevauché un centaure! » s'exclama James. « Bon sang, c'est incroyable! »
« Pas possible! Les centaures ne laissent jamais personne les chevaucher! » s'exclama Sirius en regardant son filleul avec envie.
Je m'appelle Firenze, ajouta-t-il en pliant les jambes pour que Harry puisse monter sur son dos.
Il y eut alors un autre bruit de galop et Ronan et Bane surgirent des arbres, les flancs palpitants, couverts de sueur.
« Firenze ! tonna Bane. Qu'est-ce que tu fais ? Tu portes un humain sur ton dos ! Tu n'as donc aucune honte ? Tu te prends pour une mule ?
« Vous savez qui est ce garçon ? répliqua Firenze. C'est le fils Potter. Plus vite il aura quitté la forêt, mieux cela vaudra.
« Qu'est-ce que tu lui as dit ? gronda Bane. Souviens-toi, Firenze, nous avons fait serment de ne pas nous opposer aux décisions du ciel. N'avons-nous pas lu dans le mouvement des planètes ce qui doit arriver ?
« Je suis sûr que Firenze a cru bien faire, intervint Ronan de sa voix sombre,
« Bien faire ! s'écria Bane avec colère, en frappant le sol de son sabot. Qu'avons-nous à voir là-dedans ? Les centaures se soumettent aux décrets du destin. Nous n'avons pas à nous promener comme des ânes pour aller chercher les humains égarés dans la forêt !
« Ça ne me fait pas beaucoup aimer les centaures, » dit James.
« Et tu semblais tellement les aimer avant, » se moqua Fred.
Sous le coup de la colère, Firenze se mit à ruer et Harry dut se cramponner pour ne pas tomber.
« Tu ne vois donc pas cette licorne ? lança-t-il à Bane. Tu ne comprends pas pourquoi elle a été tuée ? Les planètes ne t'ont pas dévoilé ce secret ? Je me dresse contre ce qui se cache dans cette forêt, Bane. Même s'il faut pour cela venir en aide à un humain.
« Et c'est pourquoi j'ai toujours aimé Firenze, » sourit James.
« Bravo! » applaudit Sirius.
Firenze partit alors au galop et Harry essaya de s'accrocher de son mieux tandis qu'ils plongeaient dans la forêt, laissant Ronan et Bane derrière eux.
Harry n'avait aucune idée de ce qui se passait.
« Pourquoi Bane est-il tellement en colère ? demanda-t-il. C'est à cause de cette chose dont tu m'as sauvé ?
Firenze ralentit l'allure et conseilla à Harry de baisser la tête pour ne pas se heurter aux branches basses, mais il ne répondit pas à la question. Ils poursuivirent leur chemin en silence, puis, alors qu'ils traversaient d'épais sous-bois, Firenze s'arrêta soudain.
« Il devait essayer d'ordonner ses idée, alors, » fit pensivement Teddy.
« Harry Potter, dit-il, sais-tu à quoi sert le sang des licornes ?
« Le sang de licorne peut guérir quelqu'un sur le point de mourir mais tu auras une vie maudite, » dit Lily.
« Comment est-ce que tu sais ça? » demanda James.
« Je l'ai lu dans un livre de la Réserve, » répondit Lily en tressaillant.
« Et comment le savais-tu, Rose? » demanda Scorpius.
« J'ai mes sources, » répondit Rose avec un sourire narquois rempli de malice.
« Non, répondit Harry, surpris par l'étrange question. Dans les potions, nous n'utilisons que leurs cornes et les crins de leur queue. "
« Tuer une licorne est une chose monstrueuse, dit Firenze. Pour commettre un tel crime il faut n'avoir rien à perdre et tout à gagner. Le sang de licorne permet de survivre, même si on est sur le point de mourir, mais à un prix terrible. Car il faut tuer un être pur et sans défense pour sauver sa propre vie. Et dès l'instant où les lèvres touchent le sang, ce n'est plus qu'une demi-vie, une vie maudite.
Harry observa la tête de Firenze que la lune parsemait de taches argentées.
« Qui pourrait être désespéré à ce point ? se demanda Harry à haute voix. Si on doit être maudit à jamais, mieux vaut mourir, non ?
« Certaines personnes ne seraient pas d'accord avec ça, » dit Scorpius. « Certaines personnes craignent la mort plus que tout autre chose. »
« Oui, dit Firenze, à moins qu'on ait simplement besoin de survivre suffisamment longtemps pour pouvoir boire quelque chose d'autre, quelque chose qui redonne la force et la puissance, quelque chose qui permette de ne jamais mourir. Harry Potter, sais-tu ce qui est caché dans l'école, en ce moment ?
« Putain de... » commença Sirius mais il remarqua le regard noir de Lily.
James ricana à ça.
« La Pierre. »
« Mais personne n'est proche de la mort, » dit Alice, confuse.
« Non! » s'exclama Remus en écarquillant les yeux.
« Il a comprit, » sourit Teddy. « Naturellement. »
« Qu'est ce qu'il y a, Lunard? » demanda James.
« Voldemort, » dit-il en se souvenant de ce qu'ils avaient lut plus tôt dans le livre. Quelque chose à propos de lui disant qu'il était faible mais toujours quelque part.
« NON ! » s'écrièrent tous ceux du passé en devenant livides.
« Et tout le monde se contente de le croire, » dit Victoire.
« Naturellement, »sourit narquoisement Teddy.
« La Pierre philosophale ! L'élixir de longue vie, bien sûr ! Mais je ne comprends pas qui...
« Ne connais-tu pas quelqu'un qui a passé des années à guetter la moindre occasion de retrouver son pouvoir, qui s'est cramponné à la vie en attendant sa chance ? "
Harry eut l'impression qu'une main de fer venait de se refermer sur son cœur. Il se souvenait de ce que Hagrid lui avait dit, lors de leur première rencontre: « Certains disent qu'il est mort. A mon avis, ce sont des calembredaines. Je ne crois pas qu'il ait eu en lui quelque chose de suffisamment humain pour mourir. »
« Vous voulez parler de... de Vol...
« Harry ! Harry ! Tu n'es pas blessé ? "
Hermione courait vers eux. Hagrid essayait de la suivre en soufflant comme un buffle.
« Tu n'as pas idée à quel point j'étais terrifiée que quelque chose t'ai blessé, » fit doucement Hermione.
« C'était si mauvais? » demanda Harry.
« Bien sûr... maman est toujours inquiète pour toi oncle Harry, » dit Rose.
« Quand Malfoy est arrivé en courant vers nous et en parlant d'un monstre buveur de sang... » fit Neville en frissonnant. « Oui, c'était vraiment aussi mal. »
« C'était la première fois, après tout, » murmura Hermione à Harry. « Je ne savais pas encore comment gérer ça. »
« Tu as appris, maintenant? » demanda Harry, le coin de ses lèvres se contractant légèrement vers le haut.
« Non, » rit tout le monde.
« Tu pourrais penser que oui, le nombre de fois où j'ai entendu que tu avais des ennuis, mais non, »
« Ça va très bien, répondit machinalement Harry. La licorne est morte, Hagrid. Elle est dans la clairière, là-bas.
« C'est ici que je te quitte, dit Firenze tandis que Hagrid se précipitait vers la clairière. Tu es en sécurité, à présent.
Harry se laissa glisser à terre.
« Bonne chance, Harry Potter. Il arrive qu'on se trompe en lisant le destin dans les planètes. Même les centaures. J'espère que c'est le cas aujourd'hui.
« Oh génial... maintenant je veux vraiment savoir ce que ces stupides planètes ont dit, » souffla James, vexé, sachant qu'il n'obtiendrait pas de réponses.
Il fit demi-tour et s'en alla dans les profondeurs de la forêt. Harry le regarda s'éloigner en frissonnant.
Ron était tombé endormi dans la salle commune en attendant leur retour. Il cria quelque chose à propos de faute de Quidditch lorsque Harry le secoua,
Rose et Hugo rirent à ça.
mais il se sentit parfaitement réveille et écouta le récit de ce qui s'était passé dans la forêt.
Harry ne tenait pas en place. Toujours tremblant, il faisait les cent pas devant la cheminée.
« Rogue veut la Pierre pour la donner à Voldemort … Et Voldemort l'attend dans la forêt... Et pendant tout ce temps-là, nous pensions que Rogue voulait simplement devenir riche...
« Arrête de prononcer ce nom ! murmura Ron, effrayé.
On aurait dit qu'il avait peur que Voldemort les entende.
« Combien de temps tu penses que ça lui prendra pour surmonter ça? » demanda Hugo en levant les yeux au ciel.
« Il avait du mal à le dire la première fois qu'ils ont lu les livres, donc je pense que ça prendra du temps, » soupira Rose.
« Tu dois surmonter ça, il n'y a rien de mal à prononcer son nom, » dit Sirius.
« Je sais, mais ça n'est pas près d'arriver, en tout cas dans les livres. Je veux dire, je peux le dire maintenant et tout... »
« Tu vois, » dit Rose.
Mais Harry ne l'écoutait pas.
« Firenze m'a sauvé, mais il n'aurait pas dû le faire... Bane était furieux... Il disait qu'il ne fallait pas intervenir dans ce que décident les planètes. Elles doivent sûrement montrer que Voldemort est de retour... Et Bane pense que Firenze aurait dû laisser Voldemort me tuer... J'imagine que ça aussi, c'était écrit dans les étoiles.
« Arrête de prononcer ce nom ! dit Ron d'une voix sifflante.
« Maintenant, je n'ai plus qu'à attendre que Rogue vole la Pierre, poursuivit Harry d'une voix fébrile, et Voldemort pourra en finir avec moi. Comme ça, Bane sera content...
« Toujours optimiste, hein Harry? » fit Frank.
« Ne t'inquiète pas, Dumbledore est là. Rien ne t'arrivera tant qu'il sera là, » dit Lily.
« Ce qui veut dire que quelqu'un va se débarrasser de Dumbledore... ou du moins l'éloigner du château, » fit maussadement Al.
Hermione paraissait terrifiée, mais elle essaya de le rassurer:
« Harry, tout le monde dit que Dumbledore est le seul dont Tu-Sais-Qui a jamais eu peur. Avec Dumbledore, il n'osera pas toucher à toi. Et d'ailleurs, qui dit que les centaures ont raison ? Ils parlent comme s'ils disaient la bonne aventure et d'après le professeur McGonagall, c'est une branche très douteuse de la magie.
« Et le pire sujet de maman, » rit Hugo. « Elle hait vraiment ça. »
« Oui... et même si elle sait que c'est réel, elle hait toujours ça, » dit Rose en riant elle aussi.
Ils étaient encore là à parler lorsque l'aube se leva. Épuisés, ils montèrent se coucher, la gorge en feu. Mais les surprises de la nuit n'étaient pas terminées.
Lorsqu'il défit son lit, Harry découvrit la cape d'invisibilité soigneusement pliée entre les draps. Un mot y était épinglé, sur lequel était écrit:
« Au cas où »
« C'est la fin du chapitre, » annonça Neville.
« Tiens, » fit James en passant le livre à Hugo.
Et voilà! J'avais peur de ne pas mettre ce chapitre à temps parce que pendant une semaine ma souris ne marchait plus et je n'étais vraiment pas à l'aise pour écrire avec le carré tactile. En plus le weekend dernier, c'était Pâques et mes cousines étaient là, donc pas vraiment le temps d'écrire. J'ai vraiment été vite ces quelques derniers jours.
J'espère que le chapitre vous a plut!
Laissez des reviews et Joyeuses Pâques en retard!^^
