Chapitre 16! Plus qu'un chapitre et le livre 1 sera terminé! On y est presque! J'espère que vous apprécierez ce chapitre parce qu'il était long.

Comme toujours, rien ne m'appartient.. etc... et j'espère que vous me pardonnerez les petites modification du texte originel ici et là.


Harry regarda sa montre et fut surprit de voir qu'il était 11h30, » lut Hugo.

« Ah! Nous lisons plus vite qu'eux... il est seulement 9h heures, maintenant, » fit Rose avec suffisance.

« Ils ont eu une fête en plus et ont dût se présenter et tout, » fit remarquer Teddy.

« Si tu le dis, » fit Rose en haussant les épaules.

« Hé, vous êtes sûrs que vous voulez continuer à lire? Il commence à se faire tard, » dit Harry.

« Allez, nous avons encore le temps de lire un autre chapitre, » dit Sirius.

« Ouais mais je suis sûr que vous voudrez aussi tous lire le dernier chapitre si nous lisons celui-là. Et je ne sais pas combien de temps ça va prendre, » dit Harry.

« Je ne veux pas attendre, » bouda Sirius.

« Je suis d'accord avec lui. Je préférerais savoir ce qui va se passer, » dit Frank.

« Oui oncle Harry, arrête d'essayer de les empêcher d'en apprendre plus sur toi, » fit Rose.

Tous ceux du passé hochèrent la tête, du même avis et donc Harry dit: « Bien, mais nous pouvons attendre quelques minutes. Quelques personnes de plus devraient bientôt arriver. »

« Oh super, maman arrive! » applaudit Lily.

« Et tante Luna.. ça devrait être marrant, » ajouta Rose en riant. Elle aimait vraiment son... étrange tante.

« Oh, plus de personnes arrivent, » fit Sirius avec excitation. « Davantage de jolies filles? »

« Idiot, » fit Lily en lui frappant l'arrière de la tête.

« En fait, la plus belle fille du monde va arriver, » déclara rêveusement Harry.

« Je ne savais pas que papa pensait que tante Luna était aussi belle, » dit Al.

« Je ne savais pas que tu pensais ça à propos de Luna, » fit Neville d'une voix innocente.

« Quoi? Non, tu sais que je parle... » commença Harry mais il fut interrompu par un flash de lumière et l'apparition de deux filles.

« Wow, Ginny, est-ce que tu as sentis ces Nargols? » demanda une fille aux cheveux blonds avec une expression rêveuse.

Tout le monde ricana à ça. Luna et ses créatures...

« Je pense que c'était juste le portail, Luna, » dit la fille prénommée Ginny, qui avait de flamboyant cheveux roux.

« Gin, » fit Harry en se levant rapidement pour aller à la rencontre de sa petite amie. « Tu m'as manqué, » ajouta t-il avant de l'embrasser.

Al et James levèrent les yeux au ciel tandis que Lily gloussait.

« Ce n'est pas juste, » dit Rose. « Maman et papa doivent faire semblant de ne pas sortir ensemble et eux, ils sont autorisés à s'embrasser. »

« Tu ne m'entends pas me plaindre, » fit Hugo avec un sourire narquois.

« Aaaawww... » firent toutes les personnes du passé.

« Qu'est-ce que j'avais dit à propos des Potter et des rousses, » sourit James.

« Que nous allions devoir trouver une fille rousse pour Al, » dit Rose en se tournant vers Scorpius. « Tu vas m'aider, n'est-ce pas? »

« Bien sûr, » dit Scorpius. Il n'en avait pas vraiment envie mais il ne pouvait pas s'empêcher de le dire devant le regard mutiné que Al leur lançait.

« De quoi est-ce qu'il parle, Harry? » demanda Ron en détournant ostensiblement la tête pour ne pas voir comment son meilleur ami accueillait sa sœur. Ce n'était pas juste que Harry puisse embrasser Ginny et que lui ne puisse pas embrasser Hermione.

« Oh, apparemment les hommes Potter tombent toujours amoureux de filles avec des cheveux roux, » répondit Harry en haussant les épaules.

« Je pari que tu aurais aimé savoir ça plus tôt, hein Gin? » plaisanta Ron. « Tu n'aurais pas eu à t'inquiéter autant du fait que Harry finisse avec toi, vu qu'il n'y avait environ que trois filles rousses à l'école. »

« La ferme! » fit Ginny en tirant la langue à son frère. « Alors, est-ce que vous avez fini le premier livre? »

« Nan, il nous reste encore deux chapitre, » répondit Harry.

« Donc, vous êtes plus lents qu'Hermione ne le pensait, » commenta Ginny.

« Elle avait dût en juger par la façon dont elle lisait, elle, » sourit Teddy.

« Viens, je veux te présenter à mes parents, » dit Harry en se sentant soudain étourdi. « Maman, papa, j'aimerais vous présenter Ginevra...

« Wow, je ne l'avais jamais entendu l'appeler par son nom complet, avant, » dit Teddy.

(Ginny lui lança un regard noir lorsqu'il utilisa son nom complet)

« Et ça serait pourquoi, » rit Lily.

Heu... Ginny Weasley. »

« C'est un plaisir de te rencontrer, » roucoula Lily en souriant à combien son fils semblait être amoureux.

« Weasley, comme la sœur de ton meilleur ami, » rit James. « C'est audacieux. »

« Et le meilleur... maintenant, tout le monde est une heureuse grande famille! » fit Lily avec excitation. « Même Teddy fait partie de la famille, maintenant qu'il a épousé Victoire! »

« Ça me fait me sentir très spéciale et désirée, » fit sarcastiquement Victoire.

« Oui, n'est-ce pas? » rayonna Teddy.

« Idiot, » fit Victoire en le frappant.

« Oui, enfin... » Harry rougit.

« Oh non, est-ce qu'un Joncheruine t'a attrapé, Harry? » demanda Luna.

« Quoi? » fit Sirius, confus. « Qu'est-ce qu'un Joncheruine. »

« Aucune idée, » dit Remus.

Luna était sur le point de répondre quand Harry dit: « Voici Luna Lovegood, une autre de mes meilleures amies. »

Luna rayonna vers lui.

« Harry, comment savais-tu que d'autres venaient, » demanda Frank vu que tout le monde s'était installé.

« C'était ce que je me demandais, » dit Teddy.

« Je suppose que c'est une bonne chose qu'il y ait autant de personnes intelligentes dans cette pièce. Comme ça la plupart de nos questions peuvent être répondues, » marmonna Rose.

« Ouais, et il y a aussi les idiots dans cette pièce, comme ça, ces imbéciles peuvent aussi avoir des réponses à leurs questions, » dit Teddy en désignant James et Fred qui se contentèrent de sourire.

« Ils devaient venir avant la fin de la journée, ou bien l'équilibre de cette endroit aurait été brisé, et tout le monde aurait été dispersé à travers le temps, » dit Hermione.

« Ça semble un peu dangereux de croire qu'ils seraient là à temps, » fit Teddy en fronçant les sourcils.

« Et ben, maman avait amené papa, et c'était le seul qui aurait pu causer un problème, donc c'était suffisamment sûr, » fit Rose avec un sourire narquois.

« Nous pensions que vous auriez fini le premier livre, maintenant, mais de toute évidence, c'était faux. »

« C'est vraiment important? » demanda Remus.

« Et bien, nous n'avons que douze jours pour finir tous les livres, et ils deviennent de plus en plus gros... » expliqua Hermione.

« Est-ce qu'ils finissent à temps? » demanda Rose.

« Avec un jour à perdre, » sourit Teddy pour une raison inconnue de tous.

« Ne t'inquiète pas, nous y arriverons d'une façon ou d'une autre, » dit Harry.

« Peut-être devrions nous continuer à lire, alors, » fit Lily.

« Ça me convient, » dit Harry, en prenant le livre. « Sous la trappe, » lut-il. »

« Et maintenant, ils vont sous la trappe, » fit Victoire. « Est-ce qu'ils cherchent le danger? »

« Apparemment, » dit Teddy. « Mais je suis sûr qu'ils ont une bonne... heu.. raison, de faire ça. »

« Plus nous lisons, plus ces chapitres deviennent pires, » dit Remus.

« Pourquoi diable iriez vous sous la trappe? C'est la chose la plus stupide que j'ai jamais entendu! » fit Lily avec colère.

« Je crois que j'aime votre grand-mère... elle a du sens, au moins, » dit Victoire.

Longtemps encore, Harry se demanderait comment il avait pu faire pour passer ses examens tout en ayant sans cesse la hantise de voir Voldemort surgir dans la salle de classe.

« Je ne me suis jamais demandé ça, » dit Harry. « Mais je suppose que oui, maintenant. »

Tout le monde eut un petit rire à ça.

« Une assertion auto-réalisatrice, » fit Sirius en essayant de paraître intelligent mais sans y parvenir totalement.

Pourtant, au fil des jours, il ne faisait aucun doute que Touffu était toujours bien vivant et fidèle au poste.

Il faisait une chaleur étouffante, surtout dans la Grande Salle où se déroulaient les épreuves écrites. Les élèves avaient reçu des plumes neuves auxquelles on avait jeté un sort qui empêchait leurs utilisateurs de tricher.

« Je déteste ces plumes, » dit Fred.

« Tu essayes vraiment de tricher? » demanda Rose, incrédule.

« Non... je ne suis pas sur le point de m'autoriser à être prit, » dit Fred en secouant la tête. « J'aimerais simplement qu'elle ne soient pas là pour que je n'ai pas à autant étudier. »

Il y eut aussi un examen pratique. Le professeur Flitwick les appela un par un dans sa classe pour voir s'ils arrivaient à faire danser un ananas sur une table. Le professeur McGonagall les regarda transformer une souris en tabatière - elle ajoutait des points si la tabatière était particulièrement belle mais elle en enlevait si on y décelait des moustaches. Ils étaient tous paniqués devant Rogue qui les surveillait de près pendant qu'ils essayaient de fabriquer une potion d'Amnésie.

« Oh, quelle brillante technique d'enseignement.. est-ce qu'il veut qu'ils échouent? » demanda Rose.

« Peut-être... les Gryffondor, du moins, » répondit Scorpius en haussant les épaules.

Harry fit de son mieux pour ne pas prêter attention aux douleurs qui, par instants, lui transperçaient le front depuis son aventure dans la forêt. Les professeurs ont été légèrement impressionné de voir que M. Potter a réussi à faire aussi bien avec un mal de tête. Il n'arrivait presque plus à dormir. Son vieux cauchemar le réveillait sans cesse, plus effrayant que jamais: aux images habituelles s'ajoutait celle d'une silhouette encapuchonnée, dégoulinante de sang de licorne.

Tout le monde frissonna à ça.

Ginny posa sa main sur la cuisse de Harry pour le réconforter.

Ron et Hermione n'avaient pas tous ces soucis; c'est sans doute pourquoi ils paraissaient moins préoccupés que Harry par le sort de la Pierre. La pensée de Voldemort leur faisait peur mais il n'était pas présent dans leurs rêves et ils étaient si absorbés par leurs révisions qu'ils n'avaient guère le temps de s'inquiéter des manigances de Rogue ou de quiconque d'autre.

« Ils ne savent pas encore à quel point Voldemort est horrible, » dit Teddy. « Et Harry a au moins quelque indication de ce que ça veut dire. »

« J'aurais aimé que tu me dises pour tes rêves, Harry, » dit Hermione. « Ça aurait pu aider d'en parler. »

Harry haussa les épaules. « Je ne parle pas vraiment des trucs comme ça. »

« J'avais remarqué, » soupira Hermione.

Leur dernier examen était celui d'histoire de la magie. Ils durent passer une heure à répondre à des questions concernant de vieux sorciers un peu fous, inventeurs de chaudrons dont le contenu tournait tout seul puis ils furent enfin libres pendant toute une semaine jusqu'aux résultats des examens.

Lorsque le fantôme du professeur Binns leur annonça qu'ils pouvaient poser leurs plumes et rouler leurs parchemins, Harry ne put s'empêcher de pousser des exclamations de joie avec les autres.

C'était beaucoup plus facile que je ne le pensais, dit Hermione tandis qu'ils rejoignaient les autres dans le parc ensoleillé.

« Ils n'avaient vraiment rien d'un défi, » dit Rose.

« Donc, nous n'avons à nous inquiéter de rien? » demanda Lily.

« J'en doute, » dit Rose, sachant à quel point son frère et sa cousine étaient brillants.

« Est-ce que tous les examens ne sont pas plus faciles que tu ne le pensais, Hermione? » taquina Ginny. Hermione se contenta de lui tirer la langue.

« C'est pas juste, tu ne l'as pas foudroyée du regard, » bouda Sirius.

« Bien sûr que non... personne ne peut empêcher maman de taquiner qui que se soit, » sourit Lily.

« De quoi est-ce qu'il parle? » demanda Ginny, confuse.

« Oh, nous avons juste dit que Ron et moi étions les seuls autorisés à taquiner Hermione, » sourit Harry.

« Oh... Pourquoi? » demanda Ginny, toujours un peu confuse.

« Et bien, comme vous, » dit Harry en désignant Ginny et Luna, » Ron et Hermione sont arrivés plus tôt que prévu dans l'histoire, donc Hermione n'était pas encore notre amie... »

« Oh... donc elle devait vraiment les énerver, » supposa Ginny avec un sourire narquois.

« Ouais, » fit Harry en reflétant son rictus.

« Hé! » s'offusqua Hermione.

Tout le monde ricana.

« Donc, » fit Harry en continuant de sourire, « Hermione fit semblant de ne pas nous aimer. Elle m'a même appelé Potter, ce qui était vraiment bizarre... »

« Oui, je ne crois pas t'avoir jamais appelé comme ça auparavant, » rit Hermione.

« Hermione sait jouer! » s'exclama Ginny.

Tout le monde rit.

« Tu es exactement comme ton frère, » souffla Hermione.

« Tu sais que tu m'aimes, » sourit Ginny et elle reçut un regard noir de la fille en face d'elle.

« En fait, elle était vraiment convaincante, » rayonna Harry à son amie. « Donc, pour faire une grande histoire.. enfin pas si grande que ça, Sirius a dit tellement de choses agaçantes sur Hermione que j'ai interdite à quiconque de la taquiner. »

« Et donc, qu'est-ce que ça veut dire pour moi? » demanda Ginny.

« Absolument rien, » gloussa Lily.

« Rien. Personne ne peut t'empêcher de faire ce que tu veux, » dit Harry et Ginny rayonna.

« Toujours injuste, » souffla Sirius, vexé.

« Dommage, » fit Harry en haussant les épaules.

Je n'aurais même pas eu besoin d'apprendre le Code de conduite des loups-garous de 1637, ni l'ascension d'Elfric l'Insatiable.

Hermione aimait bien passer en revue les réponses aux examens,

« Ce qui est vraiment énervant, » grogna Al.

« C'est pour ça qu'on le fait, » rit Scorpius. Il était hautement compétitif avec les notes et il aimait aller au-delà des choses avec Rose pour voir qui allait le plus vite.

mais Ron lui dit que cela le rendait malade et ils se contentèrent d'aller s'allonger sous un arbre, au bord du lac. Les jumeaux Weasley chatouillaient les tentacules d'un calmar géant qui se réchauffait entre deux eaux.

Fini les révisions, soupira Ron avec bonheur en s'étirant dans l'herbe. Tu pourrais être plus joyeux, Harry, on a une semaine de tranquillité avant de savoir tout ce qu'on a fait de travers. Pour l'instant, plus la peine de s'inquiéter.

Harry se frottait le front.

J'aimerais bien savoir ce que ça signifie, s'écria-t-il soudain avec colère. Ma cicatrice continue à me faire mal. Ça m'était déjà arrivé avant, mais jamais aussi souvent.

« Je n'aime pas ça, » dit sombrement James.

« Est-ce que ça veut dire que Voldemort est encore plus proche de lui qu'il ne l'était avant? » demanda Rose.

« Je ne sais pas, » dit Teddy, l'air pensif et effrayé par cette idée.

Va voir Madame Pomfresh, suggéra Hermione.

Je ne suis pas malade, dit Harry. Je crois plutôt que c'est un avertissement. Il y a un danger qui menace.

Détends-toi, conseilla Ron. Hermione a raison. Il n'y a rien à craindre pour la Pierre tant que Dumbledore est dans les parages. D'ailleurs, on n'a aucune preuve que Rogue ait trouvé le moyen de passer devant Touffu sans se faire dévorer. Il a déjà failli se faire arracher la jambe une fois, il ne va pas recommencer tout de suite. Et le jour où Hagrid laissera tomber Dumbledore, Neville jouera au Quidditch dans l'équipe d'Angleterre.

« Et qu'est-ce que c'est supposé vouloir dire? » demanda Alice en foudroyant Ron du regard qui se tortilla inconfortablement sur son siège.

« Je pense qu'il veut dire que je ne suis pas doué au Quidditch, ce qui est vrai, » dit Neville en défense de son ami.

« Aaaawww... oncle Ron, Neville est un type bien, » dit James.

« Ouais, je l'aurai laissé souffrir sous son regard noir plus longtemps, » ajouta Fred.

Harry approuva d'un signe de tête, mais il avait le vague sentiment d'avoir oublié quelque chose d'important. Lorsqu'il essaya de l'expliquer à Hermione, celle-ci répondit:

Ce sont les examens qui font ça. La nuit dernière, je me suis réveillée et je me suis mise à relire la moitié de mes notes de métamorphose avant de me souvenir qu'on avait déjà passé l'examen.

« Bien sûr... je ne pense pas que papa s'inquiète autant pour les examens, » fit Al avec un petit rire.

Mais Harry était convaincu que son sentiment de malaise n'avait rien à voir avec le travail.

Il vit un hibou passer dans le ciel, tenant une lettre dans son bec. Hagrid était le seul à lui envoyer des lettres mais il ne trahirait pas Dumbledore. Jamais il ne révélerait à quiconque comment faire pour neutraliser Touffu. Jamais... Pourtant...

« Pourtant quoi? » demanda Al. « Est-ce que Hagrid a dit quelque chose? »

« Hagrid ne trahirait jamais consciemment Dumbledore, » fit gravement Teddy.

« Mais il n'est pas impossible qu'on l'escroque à le faire, » ajouta tristement Victoire.

Harry se leva d'un bond.

Où tu vas ? demanda Ron d'une voix ensommeillée.

Je viens de penser à quelque chose, dit Harry qui était devenu livide. Il faut que nous allions voir Hagrid immédiatement.

« Est-ce que j'ai manqué quelque chose? » demanda Sirius.

« Je crois que tout le monde a manqué quelque chose, » répondit Remus.

Pourquoi ? s'étonna Hermione.

Mais Harry se hâtait déjà vers la cabane et les deux autres se précipitèrent pour le rattraper.

Vous ne trouvez pas ça bizarre, dit Harry, que Hagrid ait toujours rêvé d'élever un dragon et que comme par hasard, il rencontre quelqu'un qui a justement un œuf de dragon dans sa poche ?

« Oh... c'est logique, » dit Rose. « Pourquoi est-ce que je n'ai pas pensé à ça? »

Vous en connaissez beaucoup, des gens qui se promènent avec des œufs de dragon dans leurs poches, alors que c'est interdit chez les sorciers ? Étrange que celui-là soit précisément tombé sur Hagrid, vous ne trouvez pas ? J'aurais dû m'en rendre compte plus tôt.

« Oh non, c'était Voldemort, » dit Remus.

« Ou Rogue, » dit Sirius.

« Ou Quirrell, » contra Remus.

« Ils savent? » demanda Ginny en murmurant à Hermione.

« Non, mais Remus pense que c'est Quirrell, et Sirius pense que c'est Rogue. Ils ont fait un pari dessus, » soupira Hermione.

Qu'est-ce que tu racontes ? dit Ron.

Mais Harry ne répondit pas et se hâta en direction de la forêt.

Hagrid était assis dans un fauteuil, devant sa cabane. Il avait relevé ses manches et ses bas de pantalon et s'occupait à écosser des petits pois dans un grand bol.

Alors, dit-il, c'est fini, ces examens ? Vous voulez boire quelque chose ?

Non, on est pressés, dit Harry. J'ai quelque chose à vous demander. Le soir où vous avez gagné Norbert aux cartes, à quoi ressemblait le voyageur qui vous l'a donné ?

Je ne sais pas, répondit Hagrid, il a gardé sa cape avec son capuchon sur la tête.

« Comment peut-il prendre un oeuf de quelqu'un qui gardait son capuchon sur la tête? » demanda Victoire.

« Parce qu'il était probablement à la Tête du Sanglier, là où ça n'aurait pas semblé étrange, » répondit Teddy en haussant les épaules.

« À quoi est-ce qu'il pensait? » demanda Lily.

« Il était probablement à la Tête du Sanglier. Ce n'est pas si rare, là-bas, » dit James.

« Et comment saurais-tu ça? » demanda Lily avec suspicion.

« Heu... » fut tout ce que James put dire.

Tout le monde ricana à ça.

En voyant l'air stupéfait des trois autres, il leva les sourcils.

Ce n'est pas si étonnant que ça, dit-il. Il y a des tas de gens un peu bizarres dans ce pub. Peut-être que c'était un marchand de dragons ?

Harry se laissa tomber à côté du bol de petits pois.

Qu'est-ce que vous lui avez dit ? demanda-t-il. Vous lui avez parlé de Poudlard ?

C'est possible que ce soit venu dans la conversation, dit Hagrid en fronçant les sourcils pour essayer de se rappeler. Ah oui, c'est ça, il m'a demandé ce que je faisais comme travail et je lui ai dit que j'étais garde-chasse ici... Ensuite, il m'a posé des questions sur le genre de créatures dont je m'occupais et là, je lui ai dit que j'aurais bien voulu avoir un dragon... et puis... je ne me souviens plus très bien, il n'arrêtait pas de me payer à boire...

« Argh... est-ce qu'il ne pouvait pas voir qu'on lui soutirait des informations? » grogna Scorpius.

« Non, » fit froidement James. Tout comme Scorpius, il savait que c'était mal, mais vous n'étiez pas autoriser à vous moquer de Hagrid pour ça. »

Voyons... Ah, oui, il a dit qu'il avait justement un oeuf de dragon et qu'on pourrait peut-être le jouer aux cartes si ça m'intéressait... Mais il voulait être sûr que je sache m'en occuper... Et je lui ai répondu qu'après Touffu, je n'aurais pas de mal à m'occuper d'un dragon...

« Et c'est que je voulais dire à propos de faire boire Hagrid, » dit tristement Sirius.

Et il... il s'est intéressé à Touffu ? demanda Harry, en essayant de garder son calme.

On ne rencontre pas beaucoup de chiens à trois têtes dans la région, alors, je lui en ai un peu parlé, je lui ai dit que Touffu était doux comme un mouton quand on savait s'y prendre. Il suffit de lui jouer un air de musique et il s'endort.

« Oh génial.. donc, non seulement il l'a révélé à cet étranger qui était soit Quirrell soit Voldemort, mais il leur a dit aussi, » soupira Victoire.

Hagrid parut soudain horrifié.

Je n'aurais jamais dû vous dire ça ! s'écria-t-il. Oubliez-le ! Hé ! Où allez-vous ?

Harry, Ron et Hermione ne s'arrêtèrent de courir que lorsqu'ils furent arrivés dans le hall d'entrée du château, qui paraissait sombre et glacé quand on venait du parc.

Cette fois, il faut aller voir Dumbledore, dit Harry. Ce voyageur avec son capuchon, c'était soit Rogue, soit Voldemort. Il a dû le faire boire et Hagrid lui a révélé le moyen de passer devant Touffu. J'espère au moins que Dumbledore va nous croire. Firenze nous aidera peut-être si Bane ne l'en empêche pas. Où est le bureau de Dumbledore?

« Si c'est le même que McGonagall, alors c'est derrière... » commença à dire James avec suffisance.

« Nous savons tous où il est, » le coupa Rose en levant les yeux au ciel.

« Vraiment? Et qu'as-tu fais, je te prie, pour être envoyée là-bas? » demanda James avec un sourire narquois.

« On m'a dit où c'était avant que j'y aille, » dit Rose en levant une nouvelle fois les yeux au ciel. « Je sais peut-être où c'est, mais contrairement à toi, je ne l'ai jamais vu. »

Ils regardèrent autour d'eux, comme s'ils espéraient voir un écriteau qui leur indiquerait la bonne direction. On ne leur avait jamais dit où habitait Dumbledore et ils ne connaissaient personne qui ait jamais été envoyé dans son bureau.

« Demande à papa, » dit Fred. « Je suis sûr qu'il été là-bas plus d'une fois, maintenant. »

On n'a qu'à... commença Harry mais une voix résonna soudain dans le hall.

C'était le professeur McGonagall qui traversait le hall avec une énorme pile de livres dans les bras.

On veut voir le professeur Dumbledore, dit courageusement Hermione.

« Je ne pense pas que ce soit une bonne idée d'être aussi brutal avec McGonagall, » dit James.

« Non, ça ne l'est pas, » fit James en fronçant les sourcils. « Mais je ne vois pas de quelle autre façon ils pourraient traiter avec elle en ce moment. »

Voir le professeur Dumbledore ? répéta le professeur McGonagall, comme si elle trouvait l'idée particulièrement saugrenue. Et pourquoi donc ?

C'est... c'est un secret, répondit Harry, la gorge sèche,

« Et ça, c'était définitivement la mauvaise chose à dire, » fit James en levant les yeux au ciel.

Sa réponse n'était pas très habile, pensa-t-il en voyant le professeur McGonagall froncer le nez.

« Définitivement une erreur. McGonagall déteste les secrets, » dit James.

Le professeur Dumbledore est parti il y a dix minutes, répondit-elle froidement. Il a reçu un hibou urgent du ministère de la Magie et il s'est immédiatement envolé pour Londres.

« Il est parti? » fit James. « Je pari que ce hibou était un faux. Ce qui veut dire que quiconque est après la Pierre ira la chercher ce soir. »

« Et oncle Harry aura l'impression qu'il devrait aller à leur poursuite, » dit Victoire en levant les yeux au ciel.

Il est parti ? dit Harry d'une voix fébrile.

Le professeur Dumbledore est un grand sorcier, Potter, il est très demandé.

Mais c'est très important, ce que j'ai à lui dire !

Vous avez quelque chose de plus important à lui dire que le ministre de la Magie, Potter ?

« Toujours, » rit Teddy.

« Mais ce que dit Kingsley est généralement important, » dit Rose.

« Oui, mais Harry est «Harry Potter», et ça surpasse tout le monde... Par ailleurs, le Ministre à l'époque... disons juste que c'était un idiot, » dit Teddy.

« Je sais, » fit Rose, d'accord avec lui: elle en avait entendu suffisamment sur Fudge pour savoir ça.

« Oui, en fait oui, » dit Sirius.

Écoutez, reprit Harry en renonçant à toute prudence. Il s'agit de la Pierre philosophale.

La pile de livres que le professeur McGonagall avait dans les bras s'effondra sur le sol, mais elle ne se baissa pas pour les ramasser.

« Ça l'a complètement choquée, » rit James. « Je ne crois pas que nous ayons réussi ça. »

« Ouais, mais c'est dur de la choquer après qu'elle ait vécu à travers deux générations de fauteurs de troubles, » souffla Fred, vexé.

Comment savez-vous ?... balbutia-t-elle.

Professeur, je crois, ou plutôt, je sais, que Ro... que quelqu'un va essayer de voler la Pierre. C'est pour ça qu'il faut que je parle au professeur Dumbledore.

Elle parut à la fois stupéfaite et méfiante.

Le professeur Dumbledore sera de retour demain, dit-elle enfin. Je ne sais pas comment vous avez fait pour connaître l'existence de la Pierre, mais soyez rassuré, personne ne peut la dérober, elle est trop bien protégée.

« Hmph! » se moqua Hermione. « C'est ce que vous croyez. »

« Ouais, trois première années passeront au travers de vos parfaites protections, » fit Ginny en riant avec sa meilleure amie.

« Ça rend les protections un peu faibles, » dit Teddy en fronçant les sourcils.

« N'oublies pas que le Trio est brillant... surtout lorsqu'ils travaillent ensembles, » sourit Victoire.

Mais, professeur...

Potter, je sais ce que je dis, répliqua-t-elle sèchement.

Puis elle se pencha pour ramasser ses livres.

Je suggère que vous retourniez tous les trois dehors pour profiter du soleil.

Mais ils restèrent là.

C'est cette nuit que ça va se passer, dit Harry lorsqu'ils furent certains que le professeur McGonagall était trop loin pour les entendre. Rogue va essayer d'ouvrir la trappe, il a tout ce qu'il faut pour y arriver et il s'est arrangé pour éloigner Dumbledore. C'est lui qui a envoyé cette lettre. Ils vont être étonnés, au ministère de la Magie, en voyant débarquer Dumbledore.

« On dirait qu'il gagnera au moins ce pari, » dit James.

A ce moment, Hermione étouffa un cri. Ron et Harry firent volte-face. Rogue se tenait derrière eux.

Bonjour, dit-il d'une voix douce.

Ils le regardèrent avec des yeux ronds.

Vous ne devriez pas rester à l'intérieur avec un beau temps pareil, dit-il, et il eut un étrange sourire qui ressemblait à un rictus.

« Lugubre, » fit Teddy avec un frisson.

Nous étions... commença Harry sans avoir aucune idée de ce qu'il allait dire.

Vous devriez faire attention, dit Rogue. A vous voir comme ça, tous les trois, on dirait que vous préparez un mauvais coup. Et Gryffondor ne peut pas se permettre de perdre encore des points, n'est-ce pas ?

Harry devint écarlate. Ils se tournèrent vers la porte, mais Rogue les arrêta.

Je vous préviens, Potter, dit-il. Si vous recommencez à vous promener la nuit dans les couloirs, je veillerai personnellement à ce que vous soyez renvoyé du collège. Bonne journée.

« Comme s'ils avaient besoin de davantage de raisons de croire que Rogue manigançait quelque chose, » se moqua Rose.

« C'était sa façon d'essayer de les garder en sécurité, » fit pensivement Scorpius. « D'essayer de l'empêcher d'errer dans le château. »

« Ouais, mais je pense que ça a dut avoir l'effet opposé sur papa, cette fois, » fit Al avec un sourire narquois.

Et il s'en alla en direction de la salle des professeurs.

Voilà ce qu'on va faire, dit Harry aux deux autres lorsqu'ils furent de retour dans le parc. L'un de nous surveillera Rogue. Il faut l'attendre à la sortie de la salle des profs et le suivre. Hermione, c'est toi qui devrais t'en charger.

Pourquoi moi ?

« Est-ce qu'elle a vraiment besoin de demander ça? » demanda Teddy avec un rictus.

« Est-ce que ce n'est pas évident? Tu peux faire semblant d'attendre un de tes autres professeurs pour voir comment s'est déroulé ton examen, » dit Sirius.

« Tu vois... même Sirius a comprit, » dit Teddy.

« Laisse-la tranquille, » dit Ron en lui lançant un regard noir qui fit rire Harry et Hermione. « Qu'est-ce qu'il y a de si drôle? »

« Oh, c'est juste... » fit Hermione, toujours en train de rire. « Oh Harry, lit la ligne d'après. »

C'est évident, dit Ron. Tu peux faire semblant d'attendre Flitwick.

Tout le monde rit à ça... c'était presque mot pour mot ce qu'avait dit Sirius.

Oh, professeur, ajouta-t-il en prenant une voix haut perchée, je suis terriblement inquiète, j'ai peur d'avoir mal répondu à la question 14 b...

Tout le monde était à présent en train de rire.

Ça suffit, coupa Hermione.

Elle accepta cependant d'assurer la surveillance de Rogue.

Et nous, on ferait bien de se poster devant le couloir du deuxième étage, dit Harry à Ron. Allez, viens.

« Comme si ça marchera maintenant que vous avez dit à McGonagall ce que vous pensiez qui allait se passer, » se moqua Teddy.

Mais cette partie du plan ne fonctionna pas. A peine avaient-ils atteint la porte qui séparait Touffu du reste de l'école que le professeur McGonagall apparut à nouveau, et cette fois, elle perdit son calme.

Vous êtes plus difficiles à éviter qu'un mauvais sort ! tonna-t-elle. J'en ai assez de vos balivernes ! Si jamais j'apprends que vous êtes revenus dans ces parages, j'enlève cinquante points de plus à Gryffondor ! Parfaitement, Weasley ! Même si c'est ma propre maison !

Harry et Ron retournèrent dans la salle commune. Quelques instants plus tard, le portrait de la grosse dame pivota et Hermione entra à son tour.

Je suis désolée, Harry, gémit-elle. Rogue est sorti de la salle des profs et m'a demandé ce que je faisais là. Je lui ai dit que j'attendais Flitwick

« Donc, on dirait qu'elle a suivit le conseil de papa pour celle-la, » rit Hugo.

et il est allé le chercher. Quand j'ai pu repartir, je ne savais plus où était Rogue.

Bon, alors, c'est fini, dit Harry.

Les deux autres le regardèrent avec inquiétude. Il était pâle et ses yeux flamboyaient.

Ce soir, dit-il, je vais essayer d'aller chercher la Pierre avant lui.

« Seul oncle Harry parviendrait à cette conclusion, » fit Victoire en levant les yeux au ciel.

« Au moins, il a d'abord essayé d'autres moyens, » fit remarquer Lily.

« C'est vrai, » admit Victoire. « Il a essayé d'obtenir de l'aide, cette fois. »

« Et parce qu'ils l'ont si gentiment laisser tomber... il n'est pas prêt d'essayer à nouveau ça, » sourit Teddy.

« Non Harry, tu ne peux pas, » fit Lily en implorant son fils.

« C'est le passé, maman, je l'ai déjà fait, » soupira Harry.

Tu es fou ! s'exclama Ron.

Tu ne peux pas faire ça ! dit Hermione. Après ce que McGonagall et Rogue ont dit ? Tu vas te faire renvoyer !

Et alors ? explosa Harry. Vous ne comprenez donc pas ? Si Rogue parvient à s'emparer de la Pierre, Voldemort va revenir ! Vous n'avez jamais entendu dire comment c'était quand il a voulu prendre le pouvoir ? S'il y arrive, on ne pourra plus se faire renvoyer tout simplement parce que Poudlard n'existera même plus ! Il va le détruire, ou le transformer en école de magie noire !

« Ou les deux, » marmonna sombrement Ginny.

Tout le monde tressaillit tandis qu'ils pensaient à la dernière année de la guerre quand Voldemort s'était emparé de l'école, et à quel point, d'après les rumeurs, les choses allaient mal.

Perdre des points n'a plus aucune importance. Tu crois qu'il vous laissera tranquilles, vous et vos familles si Gryffondor gagne la coupe ? Si je me fais prendre avant d'avoir réussi à atteindre la Pierre, je n'aurai plus qu'à retourner chez les Dursley et y attendre que Voldemort vienne me chercher. Ça ne fera que retarder un peu le moment de ma mort, parce que moi, je ne me mettrai jamais du côté des forces obscures !

« Il a tout à fait raison à propos de celle-là, » dit Teddy.

Cette nuit, je passe par cette trappe et vous ne pourrez pas m'en empêcher ! C'est Voldemort qui a tué mes parents, il ne faut pas l'oublier!

« Et-ce que tu pensais vraiment que nous te laisserions descendre là-bas tout seul? » demanda Hermione.

« Oh... il n'avait pas réalisé qu'ils viendraient avec lui? » fit Al, choqué.

« Je suppose que non... c'est leur première aventure après tout... Je suppose qu'il n'avait pas encore réalisé à quel point il était important pour eux.. » dit Rose, même si c'était étrange pour elle de penser à une époque où ils ne se faisait pas juste complètement confiance.

« Je n'étais pas habitué aux personnes s'inquiétant pour moi. Par ailleurs, cela va au-delà de l'appel de l'amitié de demander à quelqu'un de risquer sa vie pour vous, » dit Harry.

« Tu étais la première personne (à part mes parents) à s'être jamais soucié de moi... la première personne dont je me suis souciée. Toi et Ron. Bien sûr que nous allions descendre là-bas avec toi, » dit Hermione en souriant à son ami.

« En plus, tu sais que tu en serais jamais allé nulle part sans Hermione pour surveiller tes fesses, » dit Ron.

« Wow, Hugo... je ne peux pas croire que tu viennes tout juste de jurer, » plaisanta Rose.

« C'était dans le livre, » dit Hugo en haussant les épaules. « Je ne vais pas sauter ça si c'est dans le livre. »

« Ron! » s'exclama Hermione.

« Hermione, tu surveilles les fesses de Harry, » rit Ginny tandis que tout le Trio rougissait.

« Beurk... maman, ne dit pas ça, » dit Lily en faisant la grimace.

« Tu sais que j'avais besoin de toi aussi, » dit Harry à Ron ce qui le fit aussitôt rougir. (Et fit rayonner Hermione. Ron avait vraiment besoin d'entendre à quel point il était important)

« Est-ce que papa était vraiment aussi peu sûr de lui à cette époque? » demanda Hugo en fronçant le front.

« On dirait, » soupira Rose.

« Ce n'est pas bon, » dit Lily.

« Et bien au moins nous savons que Harry ne va pas là-dedans tout seul, » dit James.

« Oui, » fit Lily en souriant aux deux. « Merci. »

Tu as raison, Harry, dit Hermione d'une petite voix.

Je me servirai de la cape d'invisibilité, dit Harry. C'est une chance que je l'aie récupérée.

« Une chance... c'est ça, » marmonna Teddy en plissant les yeux.

Et tu crois qu'elle est assez grande pour nous couvrir tous les trois ? demanda Ron.

« Naturellement, c'est papa qui offrirait son aide en premier, » rayonna Hugo.

Tous... tous les trois ?

Tu ne crois quand même pas qu'on va te laisser y aller tout seul ?

« Au moins, elle était suffisamment sympa pour ne pas exclure Ron dans son excursion, » sourit Teddy.

Bien sûr que non, dit sèchement Hermione. Comment veux-tu parvenir jusqu'à la Pierre sans notre aide ? Je ferais bien d'aller voir un peu dans mes bouquins. J'y trouverai sûrement des choses utiles...

Mais si on se fait prendre, vous aussi, vous serez renvoyés, fit remarquer Harry.

Je pourrai peut-être m'arranger, répondit Hermione. Flitwick m'a dit en secret que j'avais cent douze pour cent de bonnes réponses à son examen.

« Wow... c'est... c'est vraiment bien, » fit Victoire. « J'avais cent neuf. »

« J'avais seulement cent sept, » dit Rose en faisant la moue.

« Ils avaient un professeur différend, vous savez, » fit remarquer Teddy.

« J'ai le sentiment que maman aurait obtenu un meilleur score de toute façon, » sourit Hugo.

« Cent douze, » fit Lily, ébahie. « J'ai eu seulement cent dix pour cent. »

« Seulement, elle dit, » fit Sirius en secouant la tête, et Lily en frappa sur le bras.

Après dîner, ils s'assirent tous les trois à l'écart dans la salle commune. Personne ne les dérangea puisque les autres Gryffondor refusaient toujours d'adresser la parole à Harry. Pour une fois, celui-ci en était plutôt soulagé.

« Ils sont toujours en train de l'ignorer! » s'indigna Lily. « Abrutis. »

« Tu es une énigme, Harry, » fit Luna.

« Qu'est-ce que tu veux dire? » demanda Harry.

« Tu veux que tout le monde t'apprécie et soit ton ami, et pourtant tu ne veux que personne soit proche de toi, » dit Luna avant de retourner fixer le coin de la pièce qu'elle avait regardé depuis qu'elle était arrivée ici.

« J'adore tante Luna, » rit Al.

« D'accord dans ce cas, » fit Harry, perplexe avant de décider que le mieux à faire était de continuer à lire.

Hermione parcourait ses cahiers de cours, espérant y dénicher le moyen de neutraliser les sortilèges qu'ils devraient affronter. Harry et Ron ne disaient pas grand-chose. Tous deux pensaient à ce qui les attendait.

Peu à peu, la salle se vida à mesure que les élèves allaient se coucher. Lorsque le dernier fut parti, Harry monta dans le dortoir pour aller chercher la cape d'invisibilité. En même temps, il glissa dans sa poche la flûte que Hagrid lui avait offerte à Noël. Il comptait l'utiliser pour endormir Touffu. C'était mieux que d'avoir à chanter quelque chose.

On ferait mieux de mettre la cape dès maintenant et s'assurer qu'elle nous couvre tous les trois, dit-il quand il fut redescendu. Si Rusard repère un de nos pieds se promenant tout seul...

« Et bien au moins papa sait ça, » dit Al. « C'est l'une des choses essentielle pour posséder la cape. »

Qu'est-ce que vous faites ? dit alors une voix à l'autre bout de la salle.

Neville apparut derrière un fauteuil en tenant contre lui son crapaud qui s'était à nouveau évadé.

« Oh non, » fit Lily.

« Tu crois qu'ils vont l'emmener avec eux? » demanda Fred.

« Non, » dit gravement Teddy. « Et je ne crois pas qu'il va simplement se dérober et les laisser partir. »

« Oh non, » répéta Lily

« Oh non, » fit Alice.

Rien, rien, dit Harry qui s'empressa de cacher la cape derrière son dos.

Vous allez encore vous balader ? dit Neville en fixant leur visage coupables.

« Vous n'étiez pas de très bons menteurs, » dit Neville.

« Du moins pas encore, » dit Ron.

« Ouais, vous vous êtes améliorés avec le temps, » admit Neville.

« Et bien la pratique rend parfait après tout, » fit Fred avec un sourire narquois.

« Ouais. Tout de suite, papa et tante Hermione sont encore innocents, » sourit James. « Seul oncle Ron a de la pratique pour mentir et il est toujours affreux à ça. »

Non, non, non, dit Hermione. Pas du tout. Va donc te coucher.

« Tu n'es vraiment pas douée quand tu es sur le vif, » plaisanta Ron.

« Je sais... les plans je peux faire avec, mais dans l'impulsion du moment... » soupira Hermione.

« Tu n'étais pas supposée être d'accord avec moi, » lui murmura Ron à l'oreille.

« Aaaawww... dommage papa, tu n'obtiens pas ce que tu veux cette fois, » rit Rose.

« Tu étais supposée t'énerver. J'aime quand tu t'énerves. »

« J'essayerais de me souvenir de ça. »

« Pas la peine, » gémit Hugo.

Harry jeta un coup d'œil à la pendule. Ils ne pouvaient pas se permettre de perdre du temps. A cette heure-ci, Rogue était peut-être en train d'endormir Touffu.

Si vous sortez, vous allez vous faire prendre, dit Neville, et Gryffondor aura encore plus d'ennuis.

Tu ne comprends pas, dit Harry. C'est très important.

Mais Neville avait l'air décidé à tenir bon.

« Dites-lui simplement la vérité et il vous laissera passer, » dit Lily.

Je ne vous laisserai pas partir, dit-il en allant se poster devant le trou qui servait d'entrée. Je... je suis prêt à me battre !

« Oh, Neville... » soupira Alice.

« Serais-tu venu si nous avions expliqué? » demanda Ron.

« Je ne sais pas. Je détesterais vous pensez en danger, mais... ça avait l'air vraiment mauvais, » dit pensivement Neville.

« Tu aurais aidé, tu sais, » dit Hermione.

« Dans ce cas je pense que ça inclura quelque plante dangereuse, » marmonna Teddy.

Neville ! s'exclama Ron, laisse-nous passer, ne fais pas l'idiot.

Ne me traite pas d'idiot ! répliqua Neville. Vous avez suffisamment fait de choses interdites ! D'ailleurs c'est toi-même qui m'as dit que je devais me défendre.

« Papa ne parlait pas de lui, » rit Hugo.

« Oui, mais je ne crois pas qu'il parlait de lui, » rit Sirius

Et il lâcha son crapaud qui disparut sous un meuble.

Essaye de me frapper, dit-il en levant les poings.

« Oh, vous ne pouvez pas frapper oncle Neville, » gémit Lily.

« Je ne pense pas que c'est de frapper dont tu doives t'inquiéter, » dit Teddy.

« Oh, vous ne pouvez pas jeter un sort à oncle Neville, » gémit à nouveau Lily.

Pas contre nous ! lança Ron.

Fais quelque chose, dit Harry en s'adressant à Hermione.

« Oh mon dieu... ça va mal finir, » soupira Lily.

« Maman ne lui fera pas de mal... juste faire en sorte qu'il ne soit pas capable de les arrêter, » la tranquillisa Rose.

« Pourquoi t'es-tu tourné vers elle? » demanda James.

« Et bien je n'allais pas frapper Neville ou quoique ce soit, et je savais vraiment pas quoi faire d'autre, » répondit Harry en haussant les épaules.

« Par ailleurs, Harry se tourne toujours vers elle quand il ne sais pas quoi faire, » plaisanta Ginny.

« Naturellement, » rit Rose avec tout le monde.

Elle s'avança alors vers Neville et brandit sa baguette magique.

« Tu lui a jeté un sort! » fit Alice en foudroyant Hermione du regard.

« Je suis désolée, » dit-elle en baissant la tête.

« Maman, elle était obligée, » la défendit Neville. « D'ailleurs, ce n'était pas si mauvais. »

« Bien, » soupira Lily.

Désolée, Neville, dit-elle, mais il le faut. Petrificus Totalus !

« Bien choisi maman.. celui-là marchera parfaitement, » approuva Rose.

Aussitôt, les bras de Neville se collèrent le long de ses flancs, ses jambes se joignirent, son corps devint rigide, il vacilla un instant, puis tomba en avant et resta immobile à plat ventre, raide comme une planche.

Hermione s'empressa de le retourner sur le dos. La mâchoire de Neville était collée, il ne pouvait plus parler. Seuls ses yeux bougeaient en jetant des regards horrifiés.

Qu'est-ce que tu lui as fait ? murmura Harry.

C'est le maléfice du Saucisson, dit Hermione d'une voix navrée. C'est comme s'il était ligoté et bâillonné. Je suis vraiment désolée, Neville...

Il le fallait, on n'a pas le temps de t'expliquer, dit Harry.

Tu comprendras plus tard, ajouta Ron.

Ils s'enveloppèrent alors dans la cape et sortirent de la salle commune. Être obligés de laisser Neville dans cet état ne leur semblait pas un très bon présage. Ils avaient les nerfs à vif et croyaient voir dans chaque ombre la silhouette de Rusard et entendre dans le moindre souffle de vent l'arrivée de Peeves.

Parvenus devant le premier escalier, ils aperçurent Miss Teigne tapie en haut des marches.

Si on lui donnait un coup de pied, pour une fois ? murmura Ron à l'oreille de Harry.

« Tu ne peux pas faire ça, oncle Ron! » fit Lily avec colère (elle adorait les chats). « En plus, vous n'avez pas besoin de l'attention que ça attirerait sur vous. »

Mais celui-ci refusa d'un signe de tête et ils montèrent l'escalier en la contournant soigneusement. La chatte tourna vers eux ses yeux brillants comme des lampes, mais elle n'eut aucune réaction.

Quelques instants plus tard, ils arrivèrent dans le couloir du deuxième étage. Ils virent alors Peeves qui faisait des plis dans le tapis pour faire trébucher les gens.

« Oh, formidable... exactement ce dont vous aviez besoin: davantage de distraction, » fit Frank.

Qui est là ? dit-il soudain, ses petits yeux noirs rétrécis. Je sais que vous êtes là, même si je ne peux pas vous voir. Qui êtes-vous ? Gnomes, fantômes ou sales mômes ?

Il s'éleva dans les airs et les observa.

Je devrais appeler Rusard si quelque chose d'invisible rôde aux alentours.

Harry eut soudain une idée.

Peeves, dit-il d'une voix rauque, le Baron Sanglant a ses raisons d'être invisible.

« Oui! » crièrent Al et Teddy.

« Brillant! » firent James, Fred et Hugo.

« Très impressionnant, » sourit Scorpius.

« C'était... » dit Sirius.

« Vraiment... » fit James.

« Brillant! » s'exclamèrent-ils ensembles

Peeves fut tellement abasourdi qu'il faillit tomber. Il se rattrapa à temps et resta suspendu à trente centimètres de l'escalier.

Je suis désolé, votre sanglante excellence, Monsieur le Baron, dit-il d'une voix onctueuse. J'ai commis une erreur, une regrettable erreur, je ne vous avais pas vu. Bien sûr, puisque vous êtes invisible. Je vous demande de pardonner sa plaisanterie à ce vieux Peeves, Monsieur le Baron.

« Il a vraiment peur du Baron Sanglant, » dit James. « Mais je ne comprend vraiment pas pourquoi... ok, il est plutôt sinistre avec tout ce sang et tout mais, ce n'est pas à ce point. »

J'ai des affaires à mener ici, dit Harry de sa voix rauque. Ne reviens plus dans les parages cette nuit.

Oh mais bien sûr, Monsieur le Baron, bien entendu, dit Peeves en remontant dans les airs. J'espère que vos affaires se passeront bien, Monsieur le Baron. Je ne vous dérangerai plus.

Et il fila ailleurs.

Formidable, Harry ! murmura Ron.

Quelques secondes plus tard, ils s'étaient avancés dans le couloir et virent que la porte était entrebâillée.

Et voilà, dit Harry à voix basse, Rogue a déjà réussi à passer devant Touffu.

« Ne relâche pas ta garde, papa, » soupira Lily, inquiète. « Je suis soulagée que nous sachions que rien de mal ne leur soit arrivé... je ne crois pas que je pourrais supporter lire si je ne savais pas. »

La porte ouverte semblait leur faire redouter ce qui les attendait. Sous la cape, Harry se tourna vers les deux autres.

Si vous préférez ne pas aller plus loin, je ne vous en voudrai pas, dit-il. Vous pouvez garder la cape, je n'en aurai plus besoin, maintenant.

« Harry, nous sommes avec toi, quelque soit le prix, » dit Hermione.

« Ouais, » fit doucement Ron sans regarder Harry. Il se rappelait le moment où il avait tourné le dos à ses deux meilleurs amis,

« Quoi! » cria tout le monde.

« Quand papa a-t-il jamais fait ça? » demanda Rose.

« Je ne peux pas le croire! » fit Hugo.

« C'est probablement arrivé... mais vous savez que tout a dût rentrer dans l'ordre à la fin, » dit Teddy, prit par surprise lui aussi.

juste un instant qui aurait pu tout lui coûter.

« Ça a l'air vraiment mauvais. » murmura Rose.

« Pire est la chose qu'il ait faite, le meilleur doit être la chose qui l'a arrangée, » dit Al (d'une façon qui lui rappela comment Teddy lui avait expliqué la situation de Rogue, même s'il savait que c'était pire pour Rose et Hugo). Oncle Ron est très impétueux quand il est en colère... mais il est réticent à arranger les choses. »

« C'est vrai, » sourit Rose.

« Je sais, » sourit Harry.

Ne dis pas de bêtises, répliqua Ron.

Bien sûr qu'on vient avec toi, dit Hermione.

Harry poussa la porte. Des grognements retentirent aussitôt. Les trois museaux du chien reniflaient frénétiquement dans leur direction, bien qu'il fût incapable de les voir.

Qu'est-ce qu'il y a par terre ? demanda Hermione.

Ça ressemble à une harpe, dit Ron. C'est sans doute Rogue qui l'a laissée là.

Le chien doit se réveiller dès qu'on arrête de jouer, dit Harry. Bon, allons-y.

Il porta la flûte à ses lèvres et se mit à jouer. Ce n'était pas vraiment une mélodie, mais dès la première note, les paupières du monstre devinrent lourdes, il arrêta de grogner, ses jambes faiblirent, il trébucha puis s'effondra sur le sol, profondément endormi.

« C'est une bonne ruse... il a de la chance que ce ne soit pas obligé d'être de la vraie musique, » dit Victoire.

Continue à jouer, dit Ron tandis qu'ils se débarrassaient de la cape et s'avançaient silencieusement vers la trappe.

Lorsqu'ils approchèrent des trois têtes du chien, ils sentirent son souffle brûlant et fétide.

On devrait arriver à soulever la trappe, dit Ron. Tu veux passer la première, Hermione ?

« Il est toujours si prévenant, » rit Fred.

« Aww... si chevaleresque, » plaisanta Sirius.

Non, je n'y tiens pas.

« Quels courageux Gryffondors, nous avons là, » dit Sirius.

« Ils sont en train de sauter dans une foutue trappe et ils ne savent pas ce qui les attend! » s'offusqua Rose. « Moi, j'appellerais ça courageux. »

« Comme si tu serais descendu dans une trappe sans avoir aucune idée de ce qui t'attendais, » s'offusqua Hermione.

Bon, tant pis.

Ron serra les dents, enjamba les pattes du chien avec précaution, puis tira l'anneau de la trappe qui se souleva sans difficulté et s'ouvrit.

Qu'est-ce que tu vois ? demanda Hermione avec angoisse.

Rien, c'est tout noir, Il n'y a ni échelle ni corde pour descendre, il faudra se laisser tomber.

Harry qui jouait toujours de la flûte fit un signe de la main à Ron et tapota sa poitrine de l'index.

Tu veux passer le premier ? Tu es sûr ? Je n'ai aucune idée de la profondeur. Donne la flûte à Hermione, sinon, il va se réveiller.

Harry lui tendit la flûte. Lorsque la musique s'arrêta, le chien se remit à grogner et à bouger, mais dès que Hermione joua à nouveau, il replongea dans le sommeil. Harry l'enjamba à son tour et regarda à travers l'ouverture. On ne voyait pas le fond. Il se glissa dans le trou et se suspendit par les mains au bord de la trappe.

S'il m'arrive quelque chose, dit-il à Ron, n'essayez pas de me suivre. Allez chercher Hedwige dans la volière et envoyez-la avec un message à Dumbledore. D'accord ?

« D'accord... et pourquoi ne le fais-tu pas tout de suite? » se moqua Victoire.

D'accord, dit Ron.

A tout de suite... J'espère...

« Tu crois simplement qu'il y a quelque chose en bas, Harry. Il y aurait pu y avoir n'importe quoi, » réprimanda Lily.

Et Harry se laissa tomber. Il sentait l'air humide lui siffler aux oreilles tandis qu'il tombait, tombait, tombait... Puis soudain, avec un drôle de bruit sourd, il atterrit sur quelque chose de mou. Il se redressa et regarda autour de lui. Ses yeux n'étaient pas encore habitués à l'obscurité, mais il avait l'impression d'être assis sur une sorte de plante.

C'est O.K. ! cria-t-il en direction de la trappe qui dessinait au-dessus de sa tête un carré lumineux de la taille d'un timbre-poste. On peut sauter, c'est mou, ici !

« C'est peut-être mou... mais je suis sûr que c'est aussi dangereux, » marmonna Teddy. « Ils auraient pu utiliser Neville, après tout. »

« Bien sûr, pas de quoi s'inquiéter, » marmonna Ron à Hermione. « Juste une plante tueuse. »

Ron fut le premier à suivre. Il tomba à côté de Harry.

Qu'est-ce que c'est que ce truc ? demanda-t-il.

Je ne sais pas, une espèce de plante, je crois. Elle a dû être placée là pour amortir la chute. Viens, Hermione ! Je suppose que c'est ici pour amortir la chute.

La flûte qu'on entendait faiblement s'interrompit. Le chien aboya bruyamment mais Hermione avait déjà sauté et elle atterrit de l'autre côté de Harry.

On doit être à des kilomètres sous le château, dit-elle.

Une chance qu'il y ait cette plante, fit remarquer Ron.

Une chance ? hurla Hermione. Regardez-vous, tous les deux !

« Qu'est-ce qui se passe? » demanda Sirius.

Elle se leva d'un bond et parvint péniblement à se réfugier contre une paroi humide. Péniblement, car dès l'instant où elle avait atterri, les vrilles de la plante, longues comme des tentacules, avaient commencé à s'enrouler autour de ses chevilles. Quant à Ron et à Harry, des sortes de lianes leur avaient déjà ligoté les jambes sans qu'ils s'en rendent compte.

« Filet du Diable! » s'étrangla Teddy.

« Comment n'ont-ils pas pu remarquer ça? » demanda Rose, incrédule.

« Oh, » firent Alice et Neville. « C'est un Filet du Diable. »

Hermione avait réussi à se libérer avant que la plante ait eu le temps de l'immobiliser. Elle regarda avec horreur Harry et Ron qui se débattaient pour essayer de se libérer, mais plus ils tiraient sur les tentacules, plus l'emprise du monstre végétal se resserrait autour d'eux.

Ne bougez plus ! leur ordonna Hermione. Je connais cette plante, c'est un Filet du Diable !

« Et on dirait vraiment qu'ils avaient envie de savoir comme ça s'appelait, » se moqua Fred.

« Je pense qu'ils devraient être heureux qu'elle sache ce que c'est, » dit Teddy. « Ça veut dire qu'elle sait aussi comment s'en débarrasser. »

Je suis ravi de le savoir, ça nous aide beaucoup ! lança Ron d'un ton narquois en essayant d'empêcher la plante de s'enrouler autour de son cou.

« Ouais... on dirait vraiment qu'il est heureux, » rit Fred.

« C'est un idiot donc ça n'a pas vraiment d'importance, » sourit Rose.

Silence, j'essaye de me rappeler comment il faut faire pour la tuer, dit Hermione.

« De la lumière ou un feu marcherait, » dit Neville. « Je suppose que c'est ce que tu voulais dire en disant que j'aurais pu aider. »

« Oui, tu aurais su, n'est-ce pas? » dit Harry.

« Oui, » sourit Neville.

Alors, dépêche-toi, parce que j'ai du mal à respirer, dit Harry d'une voix haletante tandis que la plante lui étreignait la poitrine.

Voyons, le Filet du Diable... Qu'est-ce que nous a dit le professeur Chourave, déjà ? Elle aime l'humidité et l'obscurité...

Dans ce cas, allume un feu, dit Harry, à moitié étouffé.

Oui, bien sûr, mais il n'y a pas de bois ! s'écria Hermione en se tordant les mains.

« Du bois? » se moqua Fred et tous les autres rirent.

« Je ne peux pas croire qu'elle ait dit ça, » rit Hugo.

« Et bien c'est sa première année, et elle est Née-Moldue, » la défendit Rose mais elle aussi riait.

« Qu'est-ce que tu veux dire, «il n'y a pas de bois!» Tu es une foutue sorcière! » fit Sirius, complètement surexcité.

« Je croyais qu'il n'était pas autorisé à se moquer d'elle, » dit Ginny après que personne n'eut dit quoique ce soit à Sirius.

« Il est trop absorbé dans l'histoire pour remarquer ce qui se passe. Ça ne sert à rien de lui dire quoi que ce soit, » expliqua Remus.

TU ES FOLLE ? hurla Ron. TU ES UNE SORCIÈRE OU QUOI ?

Ah, c'est vrai ! dit Hermione.

Elle sortit sa baguette magique, l'agita, marmonna quelque chose et un jet de flammes bleues, semblables à celles qui avaient mis le feu aux vêtements de Rogue, jaillit en direction de la plante.

En quelques instants, Ron et Harry sentirent la plante desserrer son étreinte tandis qu'elle se recroquevillait sous l'effet de la chaleur et de la lumière. Ils retrouvèrent alors leur liberté de mouvement.

Une chance que tu écoutes bien en classe, Hermione, dit Harry en la rejoignant près du mur, le visage ruisselant de sueur.

Ouais, et une chance que Harry ne perde pas la tête en plein problème, dit Ron. Il n'y a pas de bois, honnêtement...

« Quand même, » rit Fred.

Ils s'engagèrent ensuite dans un passage qui s'ouvrait devant eux et s'enfonçait sous la terre. « Comme à Gringotts », pensa Harry. Avec un haut-le-cœur, il se souvint des dragons qui étaient censés garder la salle des coffres dans la banque des sorciers. Et s'ils se retrouvaient face à un dragon, un dragon adulte ? C'était déjà difficile avec Norbert...

« S'il te plait, dis-moi que ce n'est pas là que tu rencontres un autre dragon, » supplia Lily en pâlissant.

Harry lui sourit mystérieusement.

« J'adore quand papa fait ça, » fit James en riant avec tout le monde.

« Alors, est-ce qu'il y a vraiment un dragon en là-dessous? » demanda Lily.

« Il est impossible que Harry ait pu se charger d'un dragon à ce moment, » dit Teddy.

« Ce n'est pas gentil, Harry, » fit Ginny en donnant un léger coup sur l'oreille de son petit ami.

« Non maman, il n'y a pas de dragon ici, » soupira Harry.

« Aaaawww... pourquoi étais-tu obligée de ruiner notre plaisir, maman? » bouda James.

« Je crois que je l'aime bien, » dit Lily en souriant à Ginny.

Ils parcoururent ainsi quelques dizaines de mètres.

Tu entends ? chuchota Ron.

Harry écouta. Venant d'un peu plus loin, on entendait un bruissement confus auquel se mêlaient quelques tintements.

On dirait des bruits d'ailes, dit Harry.

« Tu peux entendre les ailes? » fit Frank abasourdis.

« Il n'est pas le plus jeune des Attrapeurs pour rien, » rayonna Ron.

« Tu peux entendre les ailes, toi aussi? » demanda Scorpius à Al.

« Parfois... mais le Vif d'Or doit être très près pour que je puisse l'entendre, » répondit Al en haussant les épaules.

Il y a de la lumière là-bas, remarqua Ron. Je vois quelque chose bouger.

Parvenus à l'extrémité du passage, ils découvrirent une salle brillamment éclairée, avec un haut plafond en forme d'arche. L'endroit était envahi de petits oiseaux étincelants qui voletaient sans cesse tout autour de la pièce. Dans le mur d'en face, il y avait une grande porte de bois.

Tu crois qu'ils vont nous attaquer si on traverse la salle ? demanda Ron.

Sans doute, dit Harry. Ils n'ont pas l'air très méchant, mais s'ils nous foncent dessus tous en même temps... On va bien voir... Je vais courir.

« Je ne crois pas qu'ils attaqueront... ça me semble un peu grossier, » dit Teddy. « Je ne sais pas quel professeur penserait à utiliser quelque chose qui se conterait de les attaquer. »

« Rogue, » suggéra James.

« Il utilisera quelque poison dangereux ou quelque chose comme ça, » dit Teddy.

« D'ailleurs, il n'est pas grossier... il ne s'abaissera pas à utiliser quelque chose comme ça, » dit Scorpius.

Il prit une profonde inspiration, se protégea la tête avec les bras et s'élança à travers la salle, Il s'attendait à sentir des dizaines de becs le piquer de la tête aux pieds, mais il ne se passa rien du tout et il arriva devant la porte sans avoir subi la moindre attaque. Il tira la poignée. La porte était verrouillée.

Les deux autres vinrent à la rescousse, mais leurs efforts pour ouvrir la porte restèrent vains. Elle refusa de bouger, même lorsqu'Hermione essaya le sortilège Alohomora.

« Bien sûr que non. Ce n'est qu'un simple sortilège de déverrouillage, » dit Lily.

« Alors comment est-ce qu'ils vont ouvrir la porte? » demanda Hugo en faisant la moue.

« Je ne sais pas mais ça doit avoir quelque chose à voir avec les oiseaux, » dit Teddy.

Et maintenant ? dit Ron.

Ces oiseaux ne sont pas là pour faire joli, fit remarquer Hermione.

Ils observèrent les oiseaux qui brillaient au-dessus de leur tête. Qui brillaient...

« Heu... les oiseaux ne brillent pas, » dit Fred.

« Alors, ça ne doit pas être de vrais oiseaux, » dit Teddy.

Ce ne sont pas des oiseaux ! s'écria Harry. Ce sont des clés ! Des clés volantes. Regardez bien. Ce qui veut dire...

Il jeta un coup d'oeil autour de lui pendant que les deux autres observaient le vol des clés.

Oui ! Là ! Des balais ! s'exclama Harry. Il faut attraper la clé qui ouvre la porte !

« Ils ont juste laissé des balais là pour eux, » fit Rose. « Qu'est-ce qui est si difficile, alors? »

« Tout le monde ne sait pas voler... et pratiquement personne ne sait voler aussi bien que oncle Harry, » dit Victoire . Elle avait l'air un petit peu déconcertée à propos de celle-là. Elle était la seule dans la pièce qui n'était pas très douée pour voler.

Mais il y en a des centaines !

Ron examina la serrure.

Il faut une grosse clé à l'ancienne, probablement en argent, comme la poignée.

« Je vous avais dit que oncle Ron pouvait être observant quand il le voulait, » dit Teddy.

« C'était très intelligent de ta part, » fit Lily, ébahie.

« Ron peut être très brillant quand il le veut, » sourit Hermione.

Ils prirent chacun un balai et décollèrent en direction du nuage de clés. Ils essayèrent d'en saisir plusieurs, mais les clés magiques filaient, plongeaient, zigzaguaient avec une telle rapidité qu'il était presque impossible d'en attraper une.

Ce n'était pas pour rien, cependant, que Harry était le plus jeune Attrapeur qu'on ait connu depuis un siècle. Il avait un don pour repérer des choses que les autres ne voyaient pas. Après avoir parcouru pendant quelques instants ce tourbillon de plumes aux couleurs d'arc-en-ciel, il remarqua une grosse clé d'argent qui avait une aile tordue, comme si quelqu'un l'avait déjà attrapée et brutalement introduite dans la serrure.

C'est celle-ci ! cria-t-il aux deux autres. La grosse, là, avec les ailes bleues. Les plumes sont toutes froissées d'un côté.

Ron fila dans la direction indiquée par Harry, mais, emporté par son élan, il s'écrasa contre le plafond et faillit tomber de son balai.

« Ouille... papa, tu peux faire mieux que ça, » grogna Hugo.

Il faut la cerner, cria Harry, sans quitter des yeux la clé à l'aile blessée. Ron, tu restes au-dessus, Hermione, tu te mets en dessous pour l'empêcher de descendre, et moi, j'essaierai de l'attraper. Attention... Partez !

Ron plongea, Hermione remonta en chandelle, et la clé les évita tous les deux, mais Harry fonça dessus. La clé filait vers le mur. Harry se pencha en avant et dans un craquement sinistre, il réussit à la plaquer contre la pierre avec la paume de la main. Ron et Hermione poussèrent une exclamation de joie qui résonna dans toute la salle.

« Bien joué papa! » applaudit James.

« Beau travail d'équipe, » ajouta Rose.

« Brillante prise, chiot! » acclama Sirius.

« Chiot? » sourit Ginny, perplexe.

« Ouais, le surnom de Sirius pour moi, » sourit Harry.

« Et si intelligent, » plaisanta Ginny.

Tous les Potter ricanèrent.

Ils se dépêchèrent d'atterrir et Harry courut vers la porte, serrant dans sa main la clé qui se débattait, Il l'enfonça dans la serrure et tourna. Il y eut un déclic, puis la clé s'envola à nouveau, les ailes en piteux état.

Prêts ? demanda Harry, la main sur la poignée de la porte.

Les deux autres hochèrent la tête et il ouvrit la porte.

La deuxième salle était plongée dans une telle obscurité qu'ils ne voyaient plus rien. Mais lorsqu'ils eurent franchi le seuil de la porte, une lumière éclatante jaillit soudain en leur révélant un spectacle étonnant.

Ils se trouvaient au bord d'un échiquier géant,

« Des échecs... je suppose que papa aussi aura sa chance de briller, » fit Hugo avec fierté.

derrière des pièces noires qui étaient plus grandes qu'eux et semblaient avoir été sculptées dans de la pierre. En face d'eux, de l'autre côté de la salle, se tenaient les pièces blanches. Harry et les deux autres furent parcourus d'un frisson. Les pièces blanches n'avaient pas de visage.

Qu'est-ce qu'on fait, maintenant ? murmura Harry.

C'est évident, non ? dit Ron. Il va falloir jouer une partie d'échecs pour arriver de l'autre côté.

« Et tout d'un coup, papa est très sûr de lui, » sourit Rose.

Derrière les pièces blanches, ils apercevaient une autre porte.

Comment on va s'y prendre ? demanda Hermione, inquiète.

Nous serons sans doute obligés de nous transformer nous-mêmes en pièces d'échecs, dit Ron.

Il s'avança vers un cavalier noir et posa la main sur le cheval. Aussitôt, la pierre s'anima. Le cheval frappa l'échiquier de ses sabots et le cavalier tourna vers Ron sa tête coiffée d'un casque.

Il faut.. . euh... qu'on se joigne à vous pour passer de l'autre côté ? demanda Ron.

Le cavalier noir approuva d'un signe de tête. Ron se tourna vers les deux autres.

Il faut bien réfléchir, dit-il. On va devoir prendre la place de trois des pièces noires.

Harry et Hermione restèrent silencieux, attendant que Ron ait pris une décision.

Ne vous vexez pas, dit-il enfin, mais vous n'êtes pas très bons aux échecs, tous les deux.

« Je doute qu'ils seront vexés, » dit Rose. « Du moins, pas quand leur vie est en jeu comme ça. »

« Ouais, si ça n'avait pas été le cas, maman aurait peut-être été offensée, » rit Hugo.

« Ne t'inquiète pas pour ça, » dit Sirius.

« C'est une chance que tu sois aussi doué aux échecs, » dit Lily.

On ne se vexe pas, dit Harry. Dis-nous simplement ce qu'on doit faire.

Toi, Harry, tu prends la place de ce fou et toi, Hermione tu te mets du même côté sur la case de la tour.

Et toi ?

Moi, je prends la place du cavalier, dit Ron.

« Papa a toujours aimé ses cavaliers, » sourit Rose.

« Ron a toujours eu un faible pour les cavaliers, » plaisanta Ginny. « Et toi Hermione? » murmura t-elle à son amie qui rougit. « Est-ce que tu aimes les cavaliers? »

« Ok... je suppose que je suis content que maman soit là, après tout, » fit James en riant avec tous les autres sauf Hugo qui fit la grimace.

« Je suppose que j'ai toujours aimé les cavaliers aussi, » dit-elle et un sourire abruti apparut sur le visage de Ron.

Les pièces blanches avaient entendu car à cet instant, un cavalier, un fou et une tour quittèrent l'échiquier, laissant trois cases vides que Ron, Harry et Hermione occupèrent.

Les blancs jouent toujours les premiers, dit Ron en scrutant l'autre extrémité de l'échiquier, Regardez...

Un pion blanc venait d'avancer de deux cases.

Ron commença alors à donner ses ordres aux pièces noires et elles se déplacèrent sans bruit là où il les envoyait. Harry sentit ses jambes faiblir. Que se passerait-il si jamais ils perdaient ?

« Ils prendront une raclée par des pièces d'échec et Voldemort aura la Pierre, » dit James.

« Mais ça n'arrivera pas tant que c'est papa qui joue, » ajouta rapidement Rose en voyant que Lily s'inquiétait.

« Ne t'inquiète pas, Harry. Ron vous fera passer, » dit James.

« Comment tu le sais? » demanda Harry, perplexe.

« Parce qu'il est ton Patmol, et qu'ils ne vous laissent jamais tomber, » sourit James.

« C'est vrai, » sourit Hugo.

Harry, déplace-toi de quatre cases en diagonale vers la droite.

Leur premier choc fut de voir le camp adverse prendre leur autre cavalier. La reine blanche l'assomma en le jetant à bas de sa monture et le traîna au bord de l'échiquier où il resta immobile, face contre terre.

C'était nécessaire, dit Ron qui paraissait secoué. Maintenant, tu vas pouvoir prendre ce fou, Hermione. Vas-y.

Chaque fois qu'elles perdaient un de leurs hommes, les pièces blanches se montraient sans pitié et bientôt, il y eut une rangée de pièces noires hors de combat alignées le long du mur. Mais Ron s'arrangeait pour prendre autant de pièces blanches qu'ils en avaient perdu de noires.

On y est presque, murmura-t-il. Voyons, réfléchissons...

La reine blanche tourna vers lui sa tête sans visage.

Oui, dit Ron à voix basse, c'est le seul moyen... Je dois me faire prendre...

« NON ! » cria tout le monde.

« Je... ne pensais pas... » fit James en devant blême.

« Il ira bien, » dit Scorpius, le premier à s'en remettre. « Vous savez qu'il va bien. »

« Oui, rien... il va juste se faire frapper par une pièce d'échec en pierre! » fit violemment Rose en lançant à James un regard noir. Elle savait que ce n'était pas sa faute, mais elle était en colère et avait besoin de foudroyer quelqu'un du regard.

« NON ! » crièrent tous ceux du passé.

« Il doit y avoir un autre moyen, » fit Lily en blêmissant. Elle savait que tout devait avoir fonctionné à la fin, mais elle ne voulait pas que Ron soit blessé.

NON ! s'écrièrent les deux autres.

C'est le jeu, répliqua Ron. Il faut savoir faire des sacrifices ! Je vais avancer et elle me prendra, ce qui te permettra de faire échec et mat, Harry.

Mais...

Tu veux arrêter Rogue, ou pas ?

Ron...

Si tu ne te dépêches pas, il va s'emparer de la Pierre !

« Courageux et borné jusqu'à la faute, » dit Ginny. « C'est un Weasley à un T! »

« Ouais, » fit fièrement Fred et tous les Weasley eurent tout aussi fiers.

« Tu sais que tu parles de toi aussi, » fit remarquer Sirius.

« Tu plaisantes? Elle est la pire d'entre nous, » dit Ron.

« Je ne sais pas. Je pense que tu es peut-être le plus borné, » fit Hermione.

« Je ne sais pas lequel des deux à raison, là, » dit Teddy. « Ginny et oncle Ron sont tous les deux bornés. »

Il n'y avait rien d'autre à faire.

Prêt ? demanda Ron, le teint pâle, mais l'air décidé. J'y vais... et ne traînez pas ici quand vous aurez gagné.

Il s'avança. La reine blanche abattit alors son bras de pierre sur sa tête. Ron s'effondra et la reine le traîna jusqu'au bord de l'échiquier.

Tout le monde tressaillit et Ron eut l'air très inquiète pour son père.

En le voyant assommé, Hermione avait poussé un cri mais elle n'avait pas bougé de sa case.

« J'en ait eu des cauchemars pendant des mois après ça, » murmura Hermione à Ron.

« Désolé, mon amour, » répondit Ron.

En tremblant, Harry se déplaça de trois cases vers la gauche.

Aussitôt, le roi blanc ôta sa couronne et la jeta aux pieds de Harry. Ils avaient gagné. Les pièces blanches s'écartèrent en s'inclinant, dégageant l'accès à la porte du fond. Après avoir jeté à Ron un dernier regard navré, Harry et Hermione franchirent la porte et s'engouffrèrent dans un autre passage.

« Vous n'avez vraiment pas vérifier si j'allais bien? » demanda Ron.

« Je doute que maman aurait été capable de le quitter s'ils avaient vérifier, » soupira Rose.

« Tu nous as dit de ne pas le faire, » dit Harry.

« Ouais, et bien... » fit Ron en faisant la moue.

Tu crois qu'il... commença Hermione.

Ne t'inquiète pas, il n'est pas blessé, assura Harry en essayant de s'en convaincre lui-même. Qu'est-ce qui nous attend maintenant, à ton avis ?

Le Filet du Diable, c'était le maléfice de Chourave. C'est sans doute Flitwick qui a ensorcelé les clés. McGonagall a donné vie aux pièces d'échecs. Il nous reste donc à affronter les sortilèges de Quirrell et de Rogue.

Ils étaient à présent devant une nouvelle porte.

On y va ? murmura Harry.

D'accord.

Harry poussa la porte.

Aussitôt, une répugnante odeur leur frappa les narines et tous deux durent relever les pans de leur robe pour se couvrir le nez. Ils virent alors, allongé sur le sol, un immense troll encore plus grand que celui auquel ils s'étaient attaqués. Il était évanoui, avec une grosse bosse sanglante sur le front.

« C'était ça, la défense de Quirrell? » se moqua Teddy. « Ce n'est rien! »

« Patmol, ça n'a pas l'air quelque chose pour laquelle Rogue aurait eu la moindre difficulté, » fit James d'une voix chantante.

« Ça ne veut pas pour autant dire que c'est Quirrell, » marmonna Sirius.

Heureusement qu'on n'a pas eu à se battre avec celui-ci, murmura Harry.

Ils enjambèrent avec précaution l'une de ses chevilles qui leur barrait le chemin et se hâtèrent de gagner la porte suivante. Lorsque Harry l'ouvrit, ils s'attendaient au pire, mais ils ne virent rien d'effrayant, Il y avait simplement une table sur laquelle étaient alignées sept bouteilles de différentes formes.

« Rien d'effrayant, mais probablement quelque chose de difficile, » dit Teddy. « La magie, ce n'est pas qu'une question d'apparence. »

Ça, c'est le maléfice de Rogue, dit Harry. Qu'est-ce qu'on doit faire ?

Dès qu'ils eurent franchi le seuil de la porte, de grandes flammes jaillirent derrière eux. Mais ce n'était pas un feu ordinaire: celui-ci était violet. Au même moment, d'autres flammes, noires cette fois, s'élevèrent dans l'encadrement de la porte du fond.

Ils étaient pris au piège.

Regarde ! dit Hermione en prenant un rouleau de parchemin posé à côté des bouteilles.

Harry s'approcha et lui par-dessus son épaule:

Devant est le danger, le salut est derrière.

Deux sauront parmi nous conduire à la lumière,

L'une d'entre les sept en avant te protège

Et une autre en arrière abolira le piège,

Deux ne pourront t'offrir que simple vin d'ortie

Trois sont mortels poisons, promesse d'agonie,

Choisis, si tu veux fuir un éternel supplice,

Pour t'aider dans ce choix, tu auras quatre indices.

Le premier: si rusée que soit leur perfidie,

Les poisons sont à gauche des deux vins d'ortie.

Le second: différente à chaque extrémité,

Si tu vas de l'avant, nulle n'est ton alliée.

Le troisième: elles sont de tailles inégales,

Ni naine ni géante en son sein n'est fatale.

Quatre enfin: les deuxièmes, à gauche comme à droite,

Sont jumelles de goût, mais d'aspect disparates.

« C'est une énigme, » bouda Rose.

« Qu'est-ce qu'il y a? » demanda Al. « Je croyais que tu aimais les énigmes. »

« C'est vrai, mais je ne peux pas résoudre celle-là, » dit Rose.

« Quoi...? Elle est trop difficile pou toi? » plaisanta James.

« Non, espèce d'abruti! Je dois voir les bouteilles pour trouver, » gronda Rose.

« C'est une énigme, » sourit Lily. « J'adore les énigmes. »

« Peux-tu la résoudre? » demanda Harry.

« Hmm... » fit Lily en réfléchissant une minute. « Pas sans les bouteilles devant moi. »

Hermione poussa un profond soupir et Harry fut stupéfait de voir qu'elle souriait.

Remarquable ! dit-elle. Ce n'est pas de la magie, c'est de la logique. Une énigme. Il y a beaucoup de grands sorciers qui n'ont pas la moindre logique, ils n'arriveraient jamais à trouver la solution.

« Je serais définitivement bloqué ici, » dit Sirius.

« Je le serais probablement aussi, » fit James, hésitant à l'admettre.

« Je ne serais pas bloqué, » dit James.

« Non, tu serais sois chanceux en buvant du vin, ou mort, » dit Teddy.

« Hé, seules trois d'entre elles sont du poison.. j'aurais plus de chance de tomber sur quelque chose qui ne me tue pas, » fit James en haussant les épaules.

« Tu es le plus gros des Idiots! » cria Rose.

Et nous non plus...

Bien sûr que si. Tout ce dont nous avons besoin est écrit sur ce papier. Il y a sept bouteilles, trois contiennent du poison, deux du vin, l'une d'elles permet de franchir sans mal les flammes noires et une autre permet de retourner sur nos pas en traversant les flammes violettes.

Mais comment savoir laquelle boire ?

Laisse-moi réfléchir.

Hermione relut le papier plusieurs fois. Puis elle examina attentivement les bouteilles en marmonnant pour elle-même. Enfin, elle poussa un cri de victoire.

« Combien de temps est-ce que ça t'a prit? » demanda Lily.

« Environ cinq minutes, » répondit Harry pour Hermione.

« Je pari qu'elle a revérifié plus d'une fois pour être sûre qu'elle avait raison, » sourit Rose.

Ça y est, j'ai trouvé ! dit-elle. C'est la plus petite bouteille qui nous permettra de traverser les flammes noires et d'arriver jusqu'à la Pierre.

Harry regarda la minuscule bouteille.

Il y a tout juste une gorgée, là-dedans, dit-il, ce n'est pas assez pour nous deux.

Ils échangèrent un regard.

« Alors, papa va l'affronter seul, » soupira Al.

« Harry va y aller seul, » soupira Lily. « Je suppose que j'aurais du voir ça venir. »

Quelle est celle qui permet de franchir les flammes violettes ?

Hermione montra une bouteille ronde, à droite de la rangée.

Alors, bois celle-là, dit Harry. Retourne auprès de Ron, allez prendre des balais dans la salle des clés volantes et utilisez-les pour ressortir par la trappe. Touffu n'aura pas le temps de vous mordre. Filez droit à la volière et envoyez Hedwige à Dumbledore avec un mot disant qu'on a besoin de lui. J'arriverai peut-être à retenir Rogue pendant un moment, mais je ne suis pas de taille à l'affronter. "

« Alors pourquoi es-tu aller là-bas? » demanda Lily.

« Ça semblait la meilleure chose à faire, » répondit Harry en haussant les épaules.

Et qu'est-ce qui se passera si jamais Tu-Sais-Qui est avec lui ?

J'ai eu de la chance une fois, dit Harry en montrant sa cicatrice. Pourquoi pas deux ?

« Je ne sais pas si c'est de la chance... mais Harry parvient beaucoup à lui échapper, » dit Teddy.

Les lèvres d'Hermione tremblèrent. Elle se précipita soudain sur Harry et le serra dans ses bras.

Hermione !

Harry, tu es un grand sorcier !

« Aaaawww... » les taquina Sirius, ce qui les fit rougir tous les deux.

Tout le monde ricana à ça.

Pas autant que toi... répondit Harry, un peu gêné.

Moi ? J'ai tout appris dans les livres. Mais il y a des choses beaucoup plus importantes, le courage, l'amitié.. Oh, Harry, fais bien attention...

« Wow... est-ce que ça veut dire que papa est meilleur que tante Hermione? » demanda James.

« Non, ça veut simplement dire que maman pense qu'il l'est, » dit Rose. « Et d'une certaine façon, je vois ce qu'elle veut dire... »

« Et d'une autre façon, c'est évident que tante Hermione est meilleure, » admit Al.

« Tu as réellement admis que Harry était meilleur que toi! Harry, pourquoi est-ce que tu ne m'a pas dit ça? » demanda Ron.

« La ferme, Ron! » fit Hermione avec colère.

Bois la première, dit Harry. Tu es sûre que tu ne te trompes pas ?

« Tu doutais de moi, » fit Hermione avec un grand sourire.

« Jamais, » dit Harry en lui retournant son sourire.

« Tu sais que je ne douterais jamais, » fit Teddy.

« Moi non plus, » firent tous les autres.

Certaine ! assura Hermione.

Elle but une longue gorgée au goulot de la bouteille ronde et fut parcourue d'un frisson.

Ce n'est pas du poison ? demanda Harry d'une voix angoissée.

« Aaahh... il continue à douter d'elle, » sourit Teddy.

Non, mais on dirait de la glace.

Dépêche-toi, vas-y avant que les effets disparaissent.

Bonne chance... Sois prudent...

VAS-Y !

Hermione fit volte-face et marcha droit vers les flammes violettes.

Harry respira profondément, prit la petite bouteille et se tourna vers les flammes noires.

J'arrive ! dit-il.

Et il vida la bouteille.

Il eut alors l'impression d'avoir plongé dans un bain glacé. Il reposa la bouteille, contracta ses muscles et s'avança à travers le feu. Les flammes lui léchèrent le corps, mais il ne sentit aucune chaleur. Pendant quelques instants, il ne vit plus que la couleur noire du feu magique, puis il se retrouva de l'autre côté, dans la dernière salle.

Quelqu'un était déjà là, mais ce n'était pas Rogue. Ce n'était même pas Voldemort.

« Merde! » fit Sirius, vexé.

« C'est fini, » annonça Harry. « Qui prend la suite? » ajouta-t-il en tendant le livre. Hermione l'attrapa immédiatement.

« C'est choquant, » se moqua Fred.

« Je savais que tu ne pouvais résister à aucun livre tenu en face de toi, » plaisanta Ron.

« Fais attention jeune homme, tu t'aventures en terrain glissant, » dit Hermione en lui lançant un regard noir.

« Là, c'est le regard énervé que j'adore, » lui murmura Ron.

Elle n'avait rien à répondre à ça.

« Argh... pourquoi étaient-ils obligés de finir comme ça? » grogna Hugo en passant le livre à Fred.


Voilà! ça vous a plut? Alors reviews, s'il vout plait! Personnellement j'aime beaucoup ce chapitre.

IMPORTANT !

Je ne serais pas capable d'écrire autant pendant les trois prochains mois parce que je suis en pleine formation pour mon orientation! J'alternerais périodes en centre et en stages, donc je soyez pas surpris si je mets plus de temps à écrire. Je ne sais pas si ce sera le cas ou si je me débrouillerais mais je préfère vous prévenir.

Voilà. J'essaye de poster le dernier chapitre du tome 1 le plus vite possible.