Et voilàààà! Dernier chapitre du tome 1! Finalement je l'ai mis assez rapidement! J'espère qu'il sera à la hauteur de vos espérances!

Comme toujours, rien ne m'appartient, tout est la propriété de J., Choices HP et jlmill9. Je ne suis qu'une humble traductrice.


«« L'Homme aux Deux Visages, » lut Hermione, » lut Fred.

« Je n'aime pas ça, » fit gravement Teddy.

« Qu'est-ce que tu crois que ça veut dire? » demanda Rose.

« Je ne sais pas, » dit Teddy. Mais il se souvenait, quand ils lisaient à propos des jumeaux en train de lancer des boules de neige à la tête du professeur Quirrell et il savait que ça n'annonçait rien de bon.

« Qu'est-ce que ça veut dire? » demanda Sirius.

« Aucune idée, mais ça n'annonce rien de bon, » dit Remus.

C'était Quirrell.

« NOOONN ! » cria Sirius.

« Oui! » rayonna Remus.

« Pauvre Patmol... perdre tout cet argent, » fit tristement Fred.

« Riche Lunard, gagne le pari, » dit James en riant.

« Je ne peux pas croire que c'était vraiment lui, » fit Sirius en boudant tandis qu'il tendait à Remus ses gains.

« C'est logique, une fois que tu sais quoi chercher, » dit Frank. « Bien vu, Remus. »

« Merci, » sourit Remus.

Vous ! s'écria Harry, suffoqué.

Quirrell sourit, le visage parfaitement calme.

« Et c'est ce que je déteste le plus à propos de lui, » dit James. « Qu'il ait fait semblant de bégayer toute l'année... quel imbécile énervant! »

Oui, c'est moi, dit-il tranquillement. Je me demandais si vous alliez me rejoindre ici, Potter.

Mais je croyais... Rogue...

Severus ?

Quirrell éclata de rire, non pas du petit rire grêle et tremblant qu'on lui connaissait, mais d'un rire franc et glacial.

Oui, Severus faisait un bon coupable, n'est-ce pas ? Toujours en train de fondre sur tout le monde comme une chauve-souris géante ! A côté de lui, qui donc aurait pu soupçonner le p... p... pauvre et bé... bégayant p... p... professeur Quirrell ?

« Il a peut-être été capable de tromper les élèves et peut-être même quelques uns des professeurs, mais je doute qu'il aurait pu tromper Dumbledore, » se moqua Teddy. « Et ça l'a probablement rendu encore plus suspect pour lui. »

« Et bien ce type est un idiot mais il arrivé à la cheville de Rogue," dit Sirius.

« Sirius, ça suffit, » fit Lily en lui lançant un regard noir. « Il n'a pas essayé de tuer Harry, alors laisse le tranquille! »

« Ça ne veut pas dire qu'il ne se comporte pas comme un idiot avec Harry en classe, » rétorqua Sirius. « Non Lily, je ne le laisserai pas tranquille s'il continue à être horrible envers Harry. »

« Il a en quelque sorte raison, » soupira Al. « C'est un idiot. »

« Alors, tu es exactement comme ton homonyme, » rit James. « Les deux. Tu es un fou idiot. »

« Je préfère, un idiot fou et brillant, merci beaucoup, » fit Al avec un visage impassible avant d'éclater de rire.

Harry ne parvenait pas à le croire. Ça ne pouvait pas être vrai ! C'était impossible !

Mais Rogue a essayé de me tuer !

Non, non, non, c'est moi qui ai essayé de vous tuer. Votre amie, Miss Granger m'a bousculé par accident quand elle s'est précipitée pour mettre le feu aux vêtements de Rogue, pendant le match de Quidditch.

« Je me demande si les autres professeurs ont aussi remarqué, » rit Fred. « Peut-être que nous devrions demander à McGonagall. »

« Je doute qu'elle ait vu. Elle devait être trop occupée à s'inquiéter pour oncle Harry, » dit Rose.

« Oh, c'est vrai... je suppose que la plupart des gens l'aurait été, » soupira Fred.

A cause d'elle, j'ai perdu le contact visuel avec vous. Quelques secondes de plus et j'aurais réussi à vous faire tomber de ce balai. J'y serais même parvenu bien avant si Rogue n'avait pas marmonné des formules magiques pour essayer de vous sauver.

« Tu vois! Il essayait de la sauver! » cria Lily, hors d'elle, en foudroyant Sirius du regard.

« Parfait, je ne dirais rien contre Rogue à moins qu'il ne le mérite, » consentit Sirius. Elle avait raison après tout. L'idiot graisseux avait essayé de sauver Harry. Par ailleurs, Sirius était sûr que Rogue le mériterait dans un futur proche.

« Je pari qu'il a raison, » dit James.

« Je ne crois pas que quiconque te contredira, » dit Teddy.

Rogue essayait de me sauver ?

Bien sûr, dit Quirrell avec froideur. Pourquoi croyez-vous qu'il ait tenu à arbitrer le match suivant ? Il voulait simplement s'assurer que je ne recommence pas. C'est vraiment drôle... Il n'aurait pas dû se donner cette peine. Dumbledore présent, je ne pouvais rien faire.

« Et ça prouve que les autres professeurs n'ont jamais pensé que c'était Rogue qui était après la Pierre, » dit Teddy. « McGonagall ne lui aurait jamais permit d'être près de Harry si elle pensait qu'il était dangereux. »

Tous les autres professeurs pensaient que Rogue voulait empêcher Gryffondor de gagner. Il est vrai qu'il n'attirait guère la sympathie.

« Hmph, » renifla Scorpius. « Comme s'il s'était jamais soucié d'être sympathique. »

Mais tout cela n'était que du temps perdu puisque de toute façon, je vais vous tuer cette nuit.

Quirrell claqua des doigts. Aussitôt, des cordes surgirent de nulle part et ligotèrent solidement Harry.

Vous êtes un peu trop curieux pour vivre bien longtemps, Potter. Quelle idée de vous promener dans les couloirs le soir de Halloween ! Il me semblait que vous m'aviez surpris pendant que j'allais voir ce qui protégeait la Pierre.

« Non, il a seulement vu Rogue, » soupira Teddy.

C'est vous qui avez fait entrer le troll ?

Bien sûr. J'ai un don avec les trolls. Vous avez dû constater ce que j'ai fait à celui qui se trouve dans l'autre salle, là-bas ?

« Il n'y a vraiment pas de quoi se vanter, » fit Teddy en levant les yeux au ciel.

Malheureusement, pendant que tout le monde le cherchait partout, Rogue, qui me soupçonnait déjà, est monté directement au deuxième étage pour m'empêcher d'entrer dans le fameux couloir. Et non seulement mon troll n'a pas réussi à vous tuer, mais ce chien à trois têtes n'est même pas parvenu à arracher la jambe de Rogue. Et maintenant, laissez-moi tranquille, Potter, je dois examiner cet intéressant miroir.

« Le miroir? » dit Teddy en plissant à nouveau les yeux.

« Tu crois que c'est le Miroir du Riséd? » demanda Rose.

« Je n'en ai aucun doute, » répondit Teddy en fronçant les sourcils.

« Qu'est-ce qui ne va pas, Ted? » demanda Victoire.

« Ça semble juste un peu trop commode que Harry soit rentré dedans... et quelques unes des autres choses qu'il a fait, » dit Teddy.

« Tu penses que quelqu'un a tout planifié pour qu'il le trouve? » demanda Victoire.

« J'aime la façon dont tu dis «quelqu'un» comme si ça pouvait être n'importe qui sauf Dumbledore, » sourit Teddy et Victoire haussa les épaules. « Je n'en suis pas sûr. Mais Harry l'a vu, et il a obtenu sa cape juste avant de le faire. Et qui ne voudrait pas vagabonder après avoir reçu quelque chose comme ça? Et ensuite, sa cape lui est retourné juste avant... Je ne sais pas mais ça me semble être une bien trop grande coïncidence pour être un accident.

« Mais pourquoi est-ce que Dumbledore voudrait que Harry descende dans cette trappe et risque sa vie comme ça? » demanda Victoire. « Ça n'a pas de sens. »

« Je ne suis pas sûr de ce qu'il voulait, » dit Teddy en fronçant les sourcils. « Mais Harry a besoin d'être plus préparé qu'il ne l'est maintenant pour affronter Voldemort (il était tellement innocent à ce moment), et Dumbledore essaye peut-être de l'aider pour ça. »

« Mais est-ce qu'il ne va pas affronter Voldemort, là? » demanda Rose.

« J'imagine, » soupira Teddy. « Et je ne crois pas que Dumbledore ait prévu qu'il le fasse... du moins, j'espère que c'est vrai. »

« Miroir? Quel miroir? » demanda Sirius avec confusion.

« Le Miroir du Riséd, » dit Remus en regardant Harry qui hocha la tête. « Qu'est-ce qu'il fait là? »

« De toute évidence il garde la Pierre, » dit Frank.

« Je me demande comme ça marche, » songea Remus.

« Moi aussi... » fit pensivement Teddy.

A ce moment-là seulement, Harry se rendit compte que le miroir du Riséd se trouvait derrière Quirrell.

Ce miroir est la clé qui mène à la Pierre, murmura Quirrell en le contournant pour s'y regarder. On peut faire confiance à Dumbledore pour manigancer ce genre de choses... Mais il est à Londres... Et quand il reviendra, je serai loin.

« Pourquoi partirait-il s'il savait que quelque chose allait arriver? » demanda Victoire.

« Je ne suis pas sûr qu'il savait, » dit Teddy, un peu confus. « Ou qu'il ait voulu que Harry descende là-bas. Mais je suis toujours sûr qu'il ne savait pas que Voldemort était là. »

La seule chose que pouvait tenter Harry, c'était de faire parler Quirrell pour l'empêcher de se concentrer sur le miroir.

« Bien pensé. Retarde-le chiot. »

Je vous ai vu avec Rogue, dans la forêt, lança-t-il.

Oui, dit Quirrell d'un ton dégagé en allant examiner le dos du miroir. Il me suivait de près, à ce moment-là. Il voulait savoir où j'en étais. Depuis le début, il me soupçonnait. Il a essayé de me faire peur, comme s'il avait pu y arriver, alors que j'avais Lord Voldemort avec moi...

Quirrell scruta à nouveau le miroir d'un air avide.

Je vois la Pierre... Je suis en train de l'offrir à mon maître... Mais où est-elle ?

« Hum... » fit pensivement Remus. « Je crois que je comprends... C'est une idée assez impressionnante. »

« Est-ce que tu sais? » demanda Victoire à Teddy qui avait l'air très pensif en ce moment.

« Non, » soupira Teddy. « S'il se voit l'offrir à Voldemort, pourquoi ne peut-il pas simplement la prendre?... Il veut... Oh! » et sur cette note, tout son visage s'éclaira. « C'est de Dumbledore que nous sommes en train de parler. Il ne va pas laisser la Pierre dans un miroir qui la donnerait à quiconque la voudrait! Il doit y avoir quelque chose de plus... quelque chose que la plupart des gens ne pourraient pas faire! »

« Heu.. quoi? » demanda James, confus.

« La plupart des gens voudrait trouver la Pierre et l'utiliser d'une façon ou d'une autre... ce type veut gagner les faveurs de son maître, la plupart des gens aurait voulu la vie éternelle et la fortune qui va avec. Donc, naturellement, Dumbledore trouverait une façon de bloquer ça, mais il aurait également besoin d'une façon de la retirer. La meilleure façon, je crois , de faire ces deux choses, est de vouloir la Pierre mais ne pas s'en servir, pour pouvoir la retirer du Miroir! »

« Quoi? » fit James, toujours si confus.

« Il vient juste de le dire, espèce d'idiot! » dit Rose en levant les yeux au ciel. « Si tu n'as aucune intention d'utiliser la Pierre pour toi-même, alors tu peux la sortir du Miroir. »

« Oh, » fit James.

« Quoi? » demandèrent Sirius et Lily, mais Remus ne répondit pas.

Harry essaya de se débarrasser de ses liens, mais il n'y avait rien à faire. Il fallait absolument qu'il détourne l'attention de Quirrell du miroir.

Pourtant Rogue avait l'air de me détester, dit-il.

« C'est à cause de moi, » dit James. « Désolé pour ça. »

« Ce n'est pas ta faute, vraiment, » dit Harry.

James eut l'air pensif un moment avant de secouer la tête. « Ça l'est, en quelque sorte... j'étais assez... terrible envers lui... »

« Mais c'était son choix d'agir de cette façon, » dit Harry.

« Je suppose, » dit James. Lily sourit tristement à son petit ami. Il était apparu que James avait vraiment beaucoup mûri cette dernière année.

« Est-ce que ton père déteste toujours le mien? » demanda Al.

« Je ne crois pas... Je crois simplement qu'ils ne verront jamais les choses du même œil, » dit Scorpius. « Et pour toi? »

« Non, je sais que non, » répondit Al. « Il l'a dit à Noël, il y a deux ans. »

« Mon père en revanche... a un petit peu plus de problème avec ça, » dit Rose et tous se mirent à rire.

Oh mais, bien sûr, il vous déteste, répondit Quirrell d'un ton désinvolte. Il était à Poudlard avec votre père, vous ne le saviez pas ? Ils se méprisaient cordialement. Mais il n'a jamais voulu vous tuer pour autant.

Je vous ai entendu sangloter, il y a quelques jours. Je croyais que Rogue vous menaçait...

« Oui, qu'est-ce que c'était? » demanda Frank.

« Tu verras, » dit Harry.

Pour la première fois, pendant une fraction de seconde, les traits de Quirrell se convulsèrent dans une expression de peur.

Parfois, dit-il, j'ai du mal à suivre les instructions de mon maître. Lui, c'est un grand sorcier et moi, je suis faible.

« Voldemort est dans l'école! » s'étrangla Lily.

« Je pense qu'il est un petit peu plus proche que ça, » gémit Teddy.

« Voldemort était à Poudlard! » s'exclama Lily et tout ceux du passé pâlirent.

Vous voulez dire que votre maître était avec vous dans cette salle de classe ? s'exclama Harry avec horreur.

Il est toujours avec moi, où que j'aille, répondit tranquillement Quirrell. Je l'ai rencontré quand je voyageais autour du monde. J'étais un jeune homme stupide, à l'époque, plein d'idées ridicules sur les notions de bien et de mal. Lord Voldemort m'a montré à quel point j'avais tort. Il n'y a pas de bien ni de mal, il n'y a que le pouvoir, et ceux qui sont trop faibles pour le rechercher...

« Quel idiot! » se moqua James. « Le bien et le mal existent et il est passé du côté du mal. »

« Oui, mais tu dois te souvenir qu'il y a beaucoup de nuances de gris entre le bien et le mal, » dit Scorpius.

« Heu.. quoi? » demanda James, confus. « Tu penses que Quirrell est gris? »

« Non. Il est définitivement passé du côté du mal, » dit Scorpius. « Je veux simplement dire qu'il n'y a pas que le bien et le mal. »

« Quelles foutaises! » se moqua Sirius.

Depuis ce temps-là, je l'ai servi fidèlement, bien que je l'aie laissé tomber à plusieurs reprises. Il a dû sévir, avec moi.

Quirrell fut soudain parcouru d'un frisson.

Il ne pardonne pas facilement les erreurs. Le jour où je n'ai pas réussi à voler la Pierre, à Gringotts, il était très mécontent. Il m'a puni. Et il a décidé de me surveiller de plus près...

« C'est toujours difficile à croire que quiconque puisse entrer par effraction chez Gringotts et s'en tirer en toute impunité, » dit Frank.

« Et imagine à quel point ce serait dur avec les défenses au maximum, » fit Teddy avec un sourire narquois.

« Comment est-ce qu'ils ont réussi ça? » demanda James avec stupeur.

« C'est une prouesse incroyable, n'est-ce pas? » fit Ginny en essayant d'éloigner le sourire narquois de son visage. Le Trio avaient tous l'air d'être tordu entre l'amusement et la fierté.

La voix de Quirrell faiblit. Harry se rappela sa journée sur le Chemin de Traverse. Comment avait-il pu être aussi stupide, ? Il avait vu Quirrell ce jour-là, il lui avait serré la main au Chaudron Baveur.

« Ça ne veut pas dire qu'il aurait été coupable, » dit Teddy. « Il y avait des milliers de personnes là-bas. »

Quirrell marmonna un juron.

« Ne jurez pas devant mon fils! » réprimanda Lily.

Je ne comprends pas. Est-ce que la Pierre est à l'intérieur du miroir ? Faut-il que je le casse ?

Harry réfléchissait à toute vitesse. Ce qu'il désirait le plus au monde, en cet instant, c'était de trouver la Pierre avant Quirrell. Par conséquent, s'il se regardait dans le miroir, il se verrait en train de la trouver, il verrait donc du même coup l'endroit où elle était cachée ! Mais comment se regarder dans le miroir sans que Quirrell s'aperçoive de ce qu'il avait en tête ?

« Heu... Teddy, est-ce que ça veut dire qu'il va avoir la Pierre? » demanda James, à nouveau confus.

« Je crois, » fit Teddy, livide à cette idée.

« N'essaye même pas, ça ne t'aideras pas, » dit Remus.

Il essaya de se glisser discrètement vers la gauche pour se mettre face au miroir sans que Quirrell le remarque, mais les cordes étaient trop serrées autour de ses chevilles. Il trébucha et tomba. Quirrell ne fit pas attention à lui. Il continuait de se parler à lui-même.

Comment fonctionne ce miroir ? Quel est son secret ? Aidez-moi, maître !

Harry, horrifié, entendit alors une voix lui répondre et la voix semblait venir de Quirrell lui-même.

Sers-toi du garçon... Sers-toi du garçon...

« D'où diable est-ce que ça venait? » demanda Fred.

« Je ne crois pas que nous voulons le savoir, » fit sinistrement Teddy.

« Oh m... bon sang! » fit Sirius.

« Voldemort est là, » dit Lily en blêmissant.

Quirrell se tourna vers Harry.

Bien. Potter, venez ici.

Il frappa dans ses mains et les cordes qui ligotaient Harry tombèrent aussitôt sur le sol, Harry se releva lentement.

Venez ici, répéta Quirrell. Regardez dans le miroir et dites-moi ce que vous y voyez.

Harry s'approcha de lui.

« Il faut que je lui mente, pensa-t-il. Je vais regarder et mentir en lui racontant ce que je vois. »

« Si Voldemort est là, ça ne marchera pas. C'est un Legilimens, il saura, » dit Frank.

« Et Harry n'a jamais été un bon Occlumens, même lorsqu'il savait ce qu'il faisait, » fit Teddy en fronçant les sourcils.

Quirrell se tenait derrière Harry, tout près de lui, et celui-ci sentit une étrange odeur qui semblait provenir de son turban.

Remus haleta à ça mais personne ne remarqua.

Teddy gémit.

« Non! » haleta Victoire et Rose eut l'air sinistre.

« Quoi? » demanda Al, mais personne ne lui répondit.

Il ferma les yeux, fit un pas vers le miroir et les rouvrit.

Il vit tout d'abord son reflet, pâle et terrifié. Mais un instant plus tard, le reflet lui sourit. Il se vit alors mettre la main dans sa poche et en retirer une Pierre rouge sang. Son reflet lui adressa un clin d'oeil et remit la Pierre dans sa poche. Au même moment, Harry sentit quelque chose de lourd tomber dans sa vraie poche. Il ne savait pas comment, il n'arrivait pas à le croire, mais maintenant, c'était lui qui avait la Pierre !

« Ce n'est pas bon, » dit Al. « Maintenant, Voldemort va être après lui. »

« Quoi! Comment ça marche? » demanda Sirius mai personne ne répondit.

Alors ? dit Quirrell avec impatience. Qu'est-ce que vous voyez ?

Harry rassembla tout son courage.

Je me vois en train de serrer la main de Dumbledore, prétendit-il. J'ai... j'ai fait gagner la coupe à Gryffondor.

« C'est un mensonge crédible, » dit James.

« Dommage, ça ne marcheras pas, » soupira Teddy.

« Ça ne marchera pas, » fit sombrement Frank.

Quirrell poussa à nouveau un juron.

Poussez-vous, dit-il.

En s'éloignant du miroir, Harry sentit la Pierre philosophale contre sa jambe. Allait-il tenter de prendre la fuite ?

Mais il avait à peine fait quelques pas qu'une voix aiguë s'exprima alors que Quirrell n'avait pas ouvert la bouche.

Il ment... Il ment... dit la voix.

Potter, revenez ici, cria Quirrell. Et dites-moi la vérité ! Qu'est-ce que vous avez vu ?

La voix aiguë s'éleva à nouveau.

Laisse-moi lui parler face à face.

« Non, c'est bon, on préfère que ça n'arrive pas, » fit sinistrement Rose.

Maître, vous n'avez pas assez de forces, dit Quirrell.

J'en ai assez pour ça...

Harry eut alors l'impression qu'un Filet du Diable le clouait sur place. Il ne parvenait plus à remuer le moindre muscle. Pétrifié, il regarda Quirrell lever les bras et commencer à défaire son turban. Bientôt, le turban tomba et la tête de Quirrell parut soudain étrangement petite. Puis il pivota sur ses talons.

Harry aurait voulu crier, mais il était incapable d'émettre le moindre son.

Derrière la tête de Quirrell, au lieu de son crâne, il y avait un visage, le visage le plus terrifiant que Harry eût jamais vu. Il était d'une blancheur de craie avec des yeux rouges flamboyants et des fentes en guise de narines, comme sur la tête d'un serpent.

Tout le monde eut l'air écœurer à ça.

« Beurk... Il a... à l'arrière de sa tête! » fit Al, dégoûté.

« Comment est-ce même possible? » demanda Scorpius.

« Je ne sais pas, mais Voldemort n'est pas vraiment un homme sur le moment » dit Teddy.

« C'est dégoûtant, » dit Sirius.

« Il est à l'arrière de la tête, » fit Lily, choquée.

Harry Potter... murmura le visage.

Harry essaya de faire un pas en arrière, mais ses jambes refusaient de lui obéir.

Tu vois ce que je suis devenu ? dit le visage. Ombre et vapeur... Je ne prends forme qu'en partageant le corps de quelqu'un d'autre... Heureusement, il en reste toujours qui sont prêts à m'accueillir dans leur coeur et leur tête...

À ça, Ginny tressaillit en pensant au journal intime, et Harry plaça son bras autour de sa taille.

« Qu'est-ce que ça veut dire? » demanda Al, l'air terrifié.

« Je ne sais pas, » fit Lily, tout aussi effrayée. « Mais je n'aime pas ça. »

Le sang de licorne m'a redonné des forces, ces dernières semaines... Dans la forêt, tu as vu le fidèle Quirrell s'en abreuver pour moi... Et lorsque j'aurai l'élixir de longue vie, je pourrai recréer un corps qui sera bien à moi... Maintenant... Donne-moi cette Pierre qui se trouve dans ta poche.

Il savait donc. Harry sentit soudain ses jambes revenir à la vie. Il fit un pas en arrière.

Hermione sourit tristement ça. C'était tellement Harry. Il trouvait toujours son courage dans les pires situations.

« Et bien au moins, il le trouve à un moment ou à un autre et lui permet de l'aider à s'en sortir, » dit Al.

Ne sois pas stupide, dit le visage avec colère. Tu ferais mieux de sauver ta vie et de me rejoindre...

« Jamais, » dit Harry. « N'importe quoi d'autre serait mieux que le rejoindre. »

Tout le monde sourit. C'était en quelque sorte réconfortant d'entendre Harry dire ça.

Ou alors, tu connaîtras le même sort que tes parents... Ils sont morts en me suppliant de leur faire grâce...

MENTEUR ! s'écria Harry.

Quirrell reculait vers lui pour que Voldemort ne le perde pas de vue. Le visage maléfique souriait, à présent.

Comme c'est émouvant... siffla-t-il. J'apprécie toujours le courage... Oui, mon garçon, les parents ont été courageux... J'ai d'abord tué ton père et il m'a résisté avec une grande bravoure... Quant à ta mère, je n'avais pas prévu qu'elle meure... mais elle essayait de te protéger...

« Bien sûr qu'elle voudrait le protéger, » fit tristement Lily.

« Est-ce que ça veut dire que Voldemort était après papa depuis le début? » demanda Al.

« Oui, » répondit Scorpius, encore une fois choqué qu'ils ne sachent pas ça. « Voldemort craignait que Harry soit celui qui le vaincrai... Je suppose qu'il avait raison pour ça... »

« Mais pourquoi est-ce qu'il pensait ça? » demanda Al.

« Je ne sais, » fit Scorpius en haussant les épaules. « Mais j'imagine qu'il doit y avoir une sorte de prophétie ou quelque chose comme ça pour que Voldemort y croit sans réserve. »

« Ça aurait pu être une simple rumeur et Voldemort aurait fait n'importe quoi pour y mettre un terme, » se moqua Teddy. « Il craindrait quiconque aurait une chance de le battre. »

Lily était en larme à présent et James l'étreignait fermement. Elle était donc morte pour son fils. Si elle devait mourir, elle supposait que c'était la meilleur façon.

Alors, donne-moi la Pierre sinon, elle sera morte en vain.

JAMAIS !

Harry bondit vers la porte enflammée.

Attrape-le ! cria alors Voldemort.

D'un geste, Quirrell saisit le poignet de Harry. Celui-ci ressentit aussitôt une douleur aiguë à l'endroit de sa cicatrice. Il avait l'impression que sa tête allait se fendre en deux. Il se mit à hurler en se débattant de toutes ses forces et à sa grande surprise, Quirrell le lâcha.

« Pourquoi ferait-il ça? Tu as l'air plutôt sans défense à ce moment, » dit Frank.

« J'étais en train de penser la même chose, » dit Al et tout le monde eut l'air d'accord avec lui.

Il eut soudain beaucoup moins mal à la tête. Quirrell, en revanche, était plié en deux par la douleur, le regard fixé sur ses doigts qui se couvraient d'ampoules à vue d'œil, comme brûlés par une flamme.

« Qu'est-ce qui se passe? » s'écria James.

« Je ne sais pas mais c'est définitivement une bonne chose, » dit Al.

Attrape-le ! ATTRAPE-LE ! répéta Voldemort.

A nouveau, Quirrell plongea sur Harry. Il le fit tomber à terre et l'immobilisa en l'écrasant sous lui, les deux mains serrées autour de son cou. La cicatrice devint si douloureuse que Harry en était presque aveuglé. Il parvenait cependant à distinguer le visage de Quirrell qui poussait des hurlements. Il semblait en proie à une effroyable souffrance.

« Encore une fois, qu'est-ce qui se passe? » demanda Frank.

Sirius était particulièrement silencieux ce point, mais il était trop inquiet pour parler. Et la partie sur James et Lily... et bien disons que ça ne l'avait pas mis de bonne humeur.

Maître ! Je n'arrive pas à le tenir, gémit-il. Mes mains... mes mains !

Tout en maintenant Harry par terre avec ses genoux, Quirrell lâcha son cou et contempla d'un air incrédule les paumes de ses mains. Harry voyait qu'elles étaient complètement brûlées, écarlates, la chair à vif.

Alors, tue-le, imbécile ! Qu'on en finisse ! couina Voldemort de sa voix suraiguë.

Quirrell leva le bras pour lancer un maléfice mortel, mais Harry, d'un geste instinctif, plaqua les mains contre le visage de son ennemi.

« C'est ça papa! Ne le laisse pas te jeter un sort! » applaudit James.

AAAAAAAAAARG !

Quirrell roula sur le sol, le visage également brûlé. Harry se rendit compte que son adversaire ne pouvait pas le toucher sans souffrir de terribles brûlures. Sa seule chance, c'était de saisir Quirrell et de lui infliger une telle douleur qu'il soit incapable de lancer un sort.

« Mais pourquoi? » demanda Teddy.

« Est-ce que ça pourrait être de la magie accidentelle? » demanda Rose.

« Je n'ai jamais rien entendu de pareil, » dit Teddy.

Harry se releva d'un bond, attrapa le bras de Quirrell et serra de toutes ses forces. Quirrell poussa un hurlement en essayant de se dégager et Harry sentit à nouveau la douleur de sa cicatrice. Il ne voyait plus rien, il entendait seulement les horribles cris de Quirrell ainsi que les glapissements de Voldemort qui répétait:

TUE-LE ! TUE-LE ! !

Il entendait aussi, peut-être dans sa propre tête, d'autres voix crier: « Harry ! Harry ! »

« Est-ce que ça veut dire quelqu'un d'autre arrive? » demanda Victoire avec espoir.

« On dirait, » répondit Teddy.

Soudain, il sentit le bras de Quirrell s'arracher à son étreinte et il comprit à ce moment que tout était perdu. Il sombra alors dans une longue, longue, longue chute où tout n'était plus que ténèbres.

« Qu'est-ce qui se passe? » murmura Lily.

Un objet doré brillait juste au-dessus de lui. Le Vif d'or !,Il essaya de l'attraper, mais ses bras étaient trop lourds.

« Naturellement, oncle Harry traverserait quelque chose comme ça et penserait toujours au Vif d'Or en se réveillant, » fit Victoire en levant les yeux au ciel.

« Attend, quoi? » fit Sirius.

Il cligna des yeux. Ce n'était pas du tout un Vif d'Or, c'était une paire de lunettes. Étrange.

Il cligna à nouveau des yeux et distingua alors le visage souriant d'Albus Dumbledore.

« Oh, merci Merlin, il doit être sain et sauf maintenant, » soupira de soulagement Lily.

Bonjour, Harry, dit-il.

Harry le regarda fixement. Puis il se souvint.

La Pierre ! s'écria-t-il. C'était Quirrell ! C'est lui qui a volé la Pierre ! Vite !

Calme-toi, mon garçon, tu es un peu en retard, dit Dumbledore. Quirrell n'a pas volé la Pierre.

Alors, qui ?

Du calme, sinon, Madame Pomfresh va me jeter dehors.

Harry regarda autour de lui et se rendit compte qu'il se trouvait à l'infirmerie de Poudlard. Il était couché dans un lit avec des draps de lin blanc et juste à côté, il y avait une table couverte d'une quantité de friandises suffisante pour ouvrir un magasin.

« Donc je suppose que tout le monde l'aime maintenant qu'il est à nouveau un héros, » grommela Lily.

Quelques cadeaux de la part de tes amis et admirateurs, dit Dumbledore, Ce qui s'est passé dans les sous-sols du château, entre Quirrell et toi, est un secret absolu, par conséquent, toute l'école est au courant. Je crois que ce sont tes amis Fred et George Weasley qui t'ont envoyé un siège de toilettes

« Oui... ils ont fait exploser un siège de toilette, » rit Fred.

« Et on dirait qu'eux, au moins, savaient que papa les écoutait, » fit James à travers son rire. « Comment comprendrait-il la blague, sinon? »

« Hé! » s'exclama James avant de commencer à rire.

« Quoi? » demanda Ginny, confuse. Elle avait sourit tristement à la mention du siège de toilette, en se souvenant que les jumeaux lui avait promit de lui en envoyer un. Penser aux jumeaux faisaient toujours mal.

« Patmol... » fit James avec un sourire narquois.

« Oui, je sais... c'est pas vrai, je suis nul à parier aujourd'hui, » dit Sirius en faisant la moue.

« De quoi vous parlez? » demanda Ginny.

« Oh! Sirius a parié que les jumeaux enverraient un siège de toilette. Papa ne le pensait pas mais il pensait que le siège serait mentionné plus tard, » s'exclama Harry.

« Comment en ont-ils eu connaissance au départ? » demanda Ginny à son petit ami.

« Ah, ils ont découvert papa, » fit James.

« Je pari que maman va aimer apprendre ça, » fit Al avec un sourire narquois.

« Heu... j'étais en quelque sorte en train de vous écouter quand vous parliez sur la plateforme, » dit nerveusement Harry.

« Oh! » Ginny eut l'air mortifiée en se souvenant de ce qu'elle avait dit ce jour là.

« Je le savais, » fit Al en riant avec tout le monde.

en pensant que ça t'amuserait. Mais Madame Pomfresh a trouvé que ce ne serait peut-être pas très hygiénique et elle l'a confisqué.

« C'est nul, » fit James tandis que Fred fronçait les sourcils.

Ça fait combien de temps que je suis là ?

Trois jours.

Mr Ronald Weasley et Miss Granger vont être grandement soulagés de voir que tu es revenu à toi. Ils se sont terriblement inquiétés à ton sujet.

« Pourquoi est-ce qu'il a dit le nom de Ron mais pas celui d'Hermione? » demanda Frank.

« Je ne sais pas, » fit Harry en haussant les épaules.

« C'est un peu étrange, n'est-ce pas? » sourit Teddy.

Mais la Pierre...

Je vois qu'il est inutile d'essayer de te distraire. Très bien. Alors... La Pierre, le professeur Quirrell n'a pas réussi à te la prendre. Je suis arrivé à temps pour l'en empêcher, bien que tu te sois admirablement débrouillé tout seul, je le reconnais.

Vous étiez là ? Vous avez reçu le hibou d'Hermione ?

Nous avons dû nous croiser dans les airs. J'étais à peine arrivé à Londres qu'il m'est nettement apparu que ma place était à l'endroit que je venais de quitter.

« D'accord, s'il était là, il ne savait pas ce qui allait se passer ce soir... » dit Rose. « Tu crois qu'il mentait, alors? »

« Je ne sais vraiment pas, » dit Teddy. « J'imagine qu'il voudrait que Harry obtienne un peu d'expérience pour s'occuper de choses comme ça, mais je ne pense pas qu'il ait voulu qu'il soit autant en danger. »

Et je suis revenu juste à temps pour t'arracher à Quirrell...

C'était vous ?

J'avais peur qu'il soit trop tard...

Lily se mit à haleter à ça. Son fils avait seulement onze ans et il avait failli mourir.

« Et ça n'était même pas le premier attentat contre sa vie, » fit sombrement Al.

Il était moins une. Je n'aurais pas pu l'empêcher plus longtemps de prendre la Pierre.

L'important, ce n'est pas la Pierre, c'est toi. L'effort que tu as fait a failli te tuer. Pendant un moment, j'ai craint que ce ne soit le cas. Quant à la Pierre, elle a été détruite.

Détruite ? répéta Harry d'une voix blanche. Mais votre ami... Nicolas Flamel...

Ah, tu connais Nicolas ? dit Dumbledore qui avait l'air ravi.

« Hum... » Teddy avait l'air pensif mais il souriait.

Tu as vraiment bien fait les choses. Eh bien, Nicolas et moi, nous avons eu une petite conversation et il nous est apparu que tout était pour le mieux.

Mais ça signifie que lui et sa femme vont mourir, non ?

Il leur reste suffisamment d'élixir pour mettre leurs affaires en ordre et ensuite, en effet, ils vont mourir.

Dumbledore sourit en voyant l'air stupéfait de Harry.

Pour quelqu'un d'aussi jeune que toi, je sais que c'est incroyable, dit-il, mais pour Nicolas et Pernelle, c'est comme d'aller se coucher à la fin d'une très, très longue journée. Après tout, pour un esprit équilibré, la mort n'est qu'une grande aventure de plus. Tu sais, la Pierre n'avait rien de si extraordinaire. Elle donnait autant d'argent et permettait de vivre aussi longtemps qu'on le souhaitait ! Les deux choses que la plupart des humains désirent le plus au monde, l'ennui, c'est que les humains ont un don pour désirer ce qui leur fait le plus de mal.

« Je choisis l'amour au-delà de tout, » dit Victoire.

« Je ne peux être davantage d'accord avec toi, » sourit Teddy avant de l'embrasser.

« Prenez une chambre! » fit James en grimaçant.

Harry restait immobile, ne sachant que répondre. Dumbledore chanta un petit air et regarda le plafond en souriant.

Monsieur ? dit enfin Harry. Je me demande... Même si la Pierre n'existe plus, Vol... Je veux dire, Vous-Savez-Qui...

Tu peux l'appeler Voldemort, Harry. Nomme toujours les choses par leur nom. La peur d'un nom ne fait qu'accroître la peur de la chose elle-même.

Voldemort va chercher d'autres moyens de revenir, n'est-ce pas ? Je veux dire qu'il n'a pas complètement disparu ?

« Non, il n'a pas encore disparu, » dit Teddy. « Mais tu feras en sorte qu'il le soit bientôt. »

« J'espère vraiment que oui, » dit Alice.

« Mais c'est peu probable, » fit Frank.

Non, en effet. Il est toujours là, quelque part, peut-être à la recherche d'un autre corps à partager... Comme il n'est pas vraiment vivant, on ne peut pas le tuer. Il a laissé mourir Quirrell. Il montre aussi peu de pitié pour ses partisans que pour ses ennemis.

« Alors pourquoi est-ce que quiconque le suit? » demanda Lily.

« Parce qu'il a le pouvoir, » dit Harry.

« Et il a promit le pouvoir à ceux qui le suivrait, » dit Scorpius. « Sans parler de se débarrasser des choses qu'ils estimaient être mauvaises dans leur monde. »

« Ça me semble stupide, » fit Lily en fronçant les sourcils.

« Oui, moi aussi, » soupira Harry.

« Oui, moi aussi, » dirent tous ceux dans la pièce.

Tu as sans doute réussi à retarder son retour au pouvoir, Harry, mais il se trouvera bien quelqu'un pour reprendre un combat qui semble perdu... Pourtant, si à chaque fois, on continue à le retarder, alors il est possible qu'il ne reprenne jamais le pouvoir.

Harry hocha la tête, mais il s'interrompit aussitôt car il avait encore mal.

Il y a d'autres choses que j'aimerais bien savoir, dit-il, si vous pouvez me les dire... J'aimerais bien connaître la vérité sur ces choses-là.

La vérité, soupira Dumbledore. Elle est toujours belle et terrible, c'est pourquoi il faut l'aborder avec beaucoup de précautions. Mais je veux bien répondre à tes questions, sauf si j'ai de bonnes raisons de ne pas le faire, auquel cas, je te demande de me pardonner. Mais bien sûr, je ne te mentirai pas.

« Ça semble juste, » sourit Teddy.

« J'aurais vraiment aimé qu'il se contente de me le dire à ce moment, » marmonna Harry à ses amis.

« Étais-tu vraiment prêt à l'entendre? » demanda Hermione.

« Je ne sais pas, » soupira Harry en toute honnêteté, avant de jeter un coup d'œil à Sirius. « Mais ça aurait certainement aidé. »

« Lui dire quoi? » demanda Al.

« Probablement pourquoi Voldemort était après lui... à en juger d'après son regard, » dit Fred.

Alors, voilà: Voldemort a dit qu'il a tué ma mère uniquement parce qu'elle essayait de me protéger. Mais pourquoi donc voulait-il me tuer ?

« C'est une bonne question, » dit Remus.

« Ce n'est pas très logique. Pourquoi Voldemort serait-il après un simple gamin? » demanda Frank.

« Hé! Fais attention qui tu traites de simple gamin, » fit James, faussement en colère.

Cette fois, Dumbledore poussa un profond soupir.

Hélas, la première question que tu me poses fait partie de celles auxquelles je ne peux pas répondre. Aujourd'hui, en tout cas. Un jour, tu sauras, mais pour l'instant, chasse cette pensée de ton esprit. Quand tu seras plus grand... Je sais que tu n'aimes pas ce genre de phrase... Disons plutôt que quand tu seras prêt, tu comprendras.

« Oui, tu dois avoir raison, Teddy, » dit Al.

Et Harry savait qu'il était inutile de discuter.

Et pourquoi Quirrell ne pouvait pas me toucher sans se brûler ?

Ta mère est morte pour te sauver la vie. S'il y a une chose que Voldemort est incapable de comprendre, c'est l'amour. Il ne s'est jamais rendu compte qu'un amour aussi fort que celui que ta mère avait pour toi laisse sa marque. Pas une cicatrice, ou un signe visible... Avoir été aimé si profondément te donne à jamais une protection contre les autres, même lorsque la personne qui a manifesté cet amour n'est plus là.

« Hein... je n'ai encore jamais entendu parler d'une chose aussi puissante que ça.. mais c'est logique, » dit Teddy.

« Lily, tu l'as sauvé, » dit James en serrant ses épaules.

« Mais... » Elle avait les larmes aux yeux.

« C'est toi qui a réellement vaincu Voldemort à cette époque, » fit Harry en souriant tristement à sa mère, ses yeux commençant à se remplir de larmes. « S'il n'y avait pas eu ta protection, je serais mort. »

« Intéressant, » fit Rose. « S'il n'y avait pas eu son sacrifice, rien de tout ceci n'aurait été possible. Ils auraient vraiment dut mettre ça dans les livres d'histoire. »

« Oui, ils devraient, mais tout le monde est trop habitué à ce que ce soit Harry qui l'ait fait, » dit Teddy.

Lily sourit, attira son fils en une étreinte et dit, « Je ne le l'aurait pas voulu d'une autre façon. »

Cet amour reste présent dans ta chair. Quirrell était plein de haine, de cupidité, d'ambition, il partageait son âme avec Voldemort et c'est pour cela qu'il ne supportait pas de te toucher. Toucher quelqu'un qui a été marque par quelque chose d'aussi beau ne pouvait susciter en lui que de la souffrance.

Dumbledore manifesta un intérêt soudain pour un oiseau qui venait de se poser sur le rebord de la fenêtre, ce qui donna le temps à Harry de s'essuyer les yeux avec son drap.

Et la cape d'invisibilité ? demanda Harry, lorsqu'il eut retrouvé sa voix. Vous savez qui me l'a envoyée ?

Ah... Il se trouve que ton père l'avait laissée en ma possession et j'ai pensé que tu aimerais peut-être l'avoir. C'est parfois utile... Quand il était au collège, ton père s'en servait pour se glisser jusqu'à la cuisine et voler des tas de choses à manger.

« Je doute que ce soit vrai, » dit James.

« Ouais, ce n'est même pas pour ça que Al l'utilise la plupart du temps et il n'est même pas un farceur, » rit Fred.

« Non, c'est faux, » se moqua James.

« Ouais, il l'utilisait pour préparer ses blagues, » fit Sirius avec fierté.

J'ai encore une question...

Vas-y.

Quirrell a dit que Rogue...

Le professeur Rogue.

C'est ça, lui... Quirrell a dit que s'il me détestait, c'était parce qu'il détestait aussi mon père. C'est vrai ?

En effet, ils se haïssaient cordialement. Un peu comme toi et Mr Malefoy. Et ton père a fait quelque chose qu'il n'a jamais pu lui pardonner.

Quoi ?

Il lui a sauvé la vie.

« Tu as sauvé sa vie? » interrogea Sirius.

« Je pense qu'il parle de l'incident du Saule, » dit Remus en devenant livide.

« Oh, » fit Sirius, une expression de honte apparaissant sur son visage.

« Qu'est-ce qui s'est passé? » demanda Frank, mais les Maraudeurs ne répondirent rien.

« Est-ce que tu sais ce qui s'est passé? » demanda Lily à Teddy.

« Oui... et ce n'est rien de bon, » fit tristement Teddy. « Patmol à dit à Rogue d'aller voir dans la Cabane Hurlante pendant une pleine lune... »

« Oh, » fit Lily, n'ayant plus besoin de davantage d'explication après ça.

« Et grand-père a empêché ça d'arriver, » dit James.

« Oui, et il s'est aussi mit lui-même en danger pour ce faire, » dit Teddy en fronçant les sourcils.

Comment ?

Oui, dit Dumbledore d'un air rêveur. C'est curieux comme les gens réagissent, n'est-ce pas ? Le professeur Rogue ne supportait pas d'avoir une dette envers ton père... Je suis sûr que s'il a fait tant d'efforts pour te protéger, cette année, c'est parce qu'il a pensé qu'ainsi ton père et lui seraient quittes. Alors, il pourrait continuer à haïr son souvenir en paix...

« Je ne crois pas que ce soit la vraie raison, » fit pensivement James.

« Moi non plus, » dit Al. « Ça doit être à cause de grand-mère. »

« Pourquoi Dumbledore ne lui dirait-il pas pour ça? Il doit le savoir, » dit James.

« La seule chose à laquelle je peux penser est que Rogue ne voudrait pas que Harry... ou quiconque d'autre en fait... le sache, » dit Scorpius.

« Qu'est-ce que tu crois que c'est, alors? » demanda Frank.

« Comme je l'ai déjà dit, Lily et Rogue étaient amis. Il est plus probable que ça ait quelque chose à voir avec elle, plutôt que ce qu'a dit Dumbledore. »

« Pourquoi Dumbledore a-t-il dit ça de toute façon? Il doit connaître la vérité, » dit curieusement Lily.

« Je ne sais pas, mais il doit avoir ses raisons, » dit Remus.

« Ton père est intelligent... mais il n'est pas un Serpentard, » dit Scorpius.

Harry essaya de comprendre ce que Dumbledore venait de lui dire, mais il eut mal à la tête, et il laissa tomber.

Encore une dernière chose, dit Harry. Comment se fait-il que la Pierre soit passée du miroir dans ma poche ?

Je suis content que tu m'aies posé cette question. C'était une de mes idées les plus brillantes, ce qui n'est pas peu dire, entre nous... Seul quelqu'un qui désirait trouver la Pierre—la trouver, pas s'en servir—pourrait la prendre,

« Je le savais, » sourit Teddy.

« C'est ce que je pensais, » fit triomphalement Remus.

« Mais il le savait en premier, »plaisanta Victoire et Teddy fit la grimace.

les autres ne verraient que leur reflet fabriquer de l'or et boire l'élixir de longue vie. Mon intelligence me surprend moi-même, parfois... Et maintenant, assez de questions. Si tu entamais ces friandises ? Ah, les Dragées surprises de Bertie Crochue ! Un jour, quand j'étais jeune, j'en ai trouvé une qui avait le goût de poubelle. Depuis, j'ai peur d'en manger, mais toi, ne t'en prive surtout pas ! Enfin, je pense que je ne risque rien avec un caramel.

Il sourit et mit la dragée d'un brun doré dans sa bouche. Puis il se mit à tousser.

Quelle horreur ! De la cire des oreilles !

« Et bien ce n'est pas aussi mauvais que le vomi au moins, » dit Teddy tandis que tout le monde riait.

Madame Pomfresh était une femme charmante, mais très stricte.

Seulement cinq minutes, supplia Harry.

Il n'en est pas question.

Vous avez bien laissé entrer le professeur Dumbledore...

Bien entendu, c'est le directeur. Mais maintenant, tu as besoin de repos.

Je me repose, regardez, je suis couché. S'il vous plaît, Madame Pomfresh...

Bon, d'accord, mais pas plus de cinq minutes !

Et elle laissa entrer Ron et Hermione.

Harry !

Hermione était sur le point de le serrer à nouveau dans ses bras, mais elle se retint. Harry en fut soulagé: il avait encore très mal à la tête.

« Je voulais vraiment t'étreindre, mais tu avais l'air si faible... » dit Hermione.

« Hé! » bouda Harry.

Tout le monde eut un petit rire à ça.

Harry, on pensait que tu allais... Dumbledore se faisait tellement de souci...

Toute l'école ne parle que de ça, dit Ron. Alors, qu'est-ce qui s'est passé, en vrai ?

C'était une de ces rares circonstances où la vérité paraît encore plus étrange et plus passionnante que les rumeurs.

« Et tu peux probablement dire ça pour toutes leurs aventures, » rit Fred.

Harry leur fit un récit détaillé, sans rien omettre : Quirrell, le miroir, la Pierre, Voldemort. Ron et Hermione, bon public, l'écoutaient en étouffant des exclamations aux bons moments. Et lorsqu'il raconta ce qu'il y avait sous le turban de Quirrell, Hermione poussa un cri.

Alors, la Pierre n'existe plus ? dit Ron lorsque Harry eut terminé. Et Flamel va mourir ?

C'est ce que je lui ai dit, mais Dumbledore m'a répondu... Comment c'était, déjà ? Ah oui, « pour un esprit équilibré, la mort n'est qu'une grande aventure de plus ».

J'ai toujours dit qu'il était cinglé, remarqua Ron qui semblait impressionné de voir à quel point son héros était fou.

Et vous, qu'est-ce qui vous est arrivé ? demanda Harry.

« Oui, qu'est-ce qui vous est arrivé? » demanda Ginny en agitant ses sourcils, amenant l'autre fille à rougir.

« Rien de tel, » fit Hermione.

Tout le monde rit.

« Je suis si heureux que tante Ginny soit là... elle est vraiment drôle, » rit Fred.

Je n'ai eu aucun mal à revenir sur mes pas, dit Hermione. J'ai ranimé Ron—il m'a fallu un bout de temps—et on s'est précipités vers la volière pour envoyer un mot à Dumbledore. C'est juste à ce moment-là qu'on l'a rencontré dans le hall d'entrée. Il était déjà au courant. Il nous a dit: « Harry est allé le retrouver ? » et il a foncé au deuxième étage.

Tu crois qu'il voulait vraiment que tu y ailles ? demanda Ron. C'est pour ça qu'il t'a envoyé la cape d'invisibilité ?

« C'est terrible! » haleta Lily.

« Je ne sais pas, c'est logique, » commença James mais tint sa langue lorsque Lily le foudroya du regard.

Si jamais c'est vrai, c'est terrible ! s'écria Hermione. Tu aurais pu te faire tuer !

Ce n'est pas tout à fait ça, répondit Harry d'un air songeur. C'est un drôle de personnage, ce Dumbledore. Je crois qu'il a voulu me donner une chance. Il doit savoir à peu près tout ce qui passe à l'école et je pense qu'il devait se douter de notre projet, mais au lieu d'essayer de nous arrêter, il a cherché à nous aider. Je ne crois pas que ce soit un hasard s'il m'a laissé découvrir comment le miroir fonctionnait. C'est un peu comme s'il me reconnaissait le droit d'affronter Voldemort face à face si je le pouvais...

« Ce n'est pas correct, » fit Victoire avec un regard noir.

« Je ne suis pas sûr qu'il ait raison, » dit Teddy.

« Mais Ted... ce n'est pas toi qui disait que c'était ce qu'il faisait, il y a quelques minutes? »

« Je crois qu'il voulait que Harry fasse certaines de ces choses... mais je ne suis pas sûr pour la partie consistant à affronter Voldemort, » dit Teddy. « C'est un risque affreusement gros que d'avoir Harry dans la même pièce que Voldemort, même s'il est affaibli. »

Décidément, Dumbledore est vraiment dingue, dit Ron avec fierté. Et maintenant, écoute: il faut absolument que tu sois debout pour le banquet de fin d'année, demain. Le compte des points a été fait et bien entendu, ce sont les Serpentard qui ont gagné la coupe. Tu n'étais pas là pour le dernier match et on s'est fait écraser par les Serdaigle. Mais il y aura de bonnes choses à manger.

« Je pense que nous sommes sur le point de voir comment ils ont regagné tous leurs points pour gagner la Coupe, » fit James avec un sourire narquois.

« Non, » grimaça James.

A ce moment, Madame Pomfresh fit irruption dans la chambre.

Ça fait presque un quart d'heure, maintenant. DEHORS ! dit-elle d'un ton sans réplique.

Après une bonne nuit de sommeil, Harry se sentit à nouveau dans son état normal.

Je veux aller au banquet, dit-il à Madame Pomfresh. Je peux, n'est-ce pas ?

Le professeur Dumbledore a dit que tu avais le droit d'y assister, dit-elle d'un ton pincé, comme si elle était persuadée que Dumbledore ignorait les risques que peut présenter un festin. Et tu as un autre visiteur.

Ah, très bien, dit Harry. Qui est-ce ?

Hagrid se glissa alors dans l'encadrement de la porte. Comme d'habitude, il paraissait trop grand par rapport à la pièce. Il s'assit au chevet de Harry et fondit en larmes.

« Pauvre Hagrid, il doit se blâmer, » soupira Teddy.

C'est... c'est ma faute... sanglota-t-il en plongeant son visage dans ses mains. J'ai dit à ce misérable comment faire pour passer devant Touffu ! C'était la dernière chose qu'il ne savait pas et c'est moi qui l'ai dite ! Tu aurais pu en mourir ! Tout ça pour un oeuf de dragon ! Je ne boirai plus jamais ! On devrait me chasser et m'envoyer vivre chez les Moldus !

« Je ne peux pas dire que je sois très heureuse pour ça, mais je ne le blâme pas vraiment, » dit Lily. « Par ailleurs, il a été si gentil avec Harry que je peux lui pardonner. »

« Sans parler du fait que Voldemort aurait simplement trouvé une autre façon de passer devant le chien à trois têtes si Hagrid ne lui avait pas dit, » fit Teddy. « Il n'aurait jamais laissé ça l'arrêter. »

Hagrid ! s'exclama Harry, désolé de voir des larmes couler le long de sa barbe. Il aurait trouvé, de toute façon ! Il s'agit de Voldemort, ne l'oubliez pas. Même si vous ne lui aviez rien dit...

Tu aurais pu en mourir, répéta Hagrid, le corps agité de sanglots. Et ne prononce pas ce nom !

VOLDEMORT ! cria Harry.

Hagrid parut si choqué qu'il cessa aussitôt de pleurer.

Je l'ai vu, je peux l'appeler par son nom. Ne soyez pas triste, Hagrid, nous avons sauvé la Pierre et elle est détruite maintenant, il ne peut plus s'en servir. Prenez donc un Chocogrenouille, j'en ai plein.

Ah, au fait, ça me fait penser que j'ai un cadeau pour toi, dit Hagrid en s'essuyant le nez d'un revers de main.

J'espère que ça n'est pas un sandwich à l'hermine.

« Je ne te blâme pas, » firent aussitôt tous les Maraudeurs.

Mais non, sourit Hagrid, Dumbledore m'a accordé un jour de congé hier pour le préparer. Il aurait plutôt dû me renvoyer. Voilà...

Il lui donna un beau livre à la reliure de cuir. Harry l'ouvrit avec curiosité: il était rempli de photos de sorciers. A chaque page, son père et sa mère lui souriaient en lui adressant des signes de la main.

« Il appréciera vraiment ça, » sourit Teddy. Il adorait regarder d'anciennes photos de ses parents dès qu'il en avait l'occasion.

« C'était une très bonne idée de sa part, » fit Lily en pleurant presque à nouveau.

J'ai envoyé des hiboux à tous les amis d'école de tes parents en leur demandant des photos. Je savais que tu n'en avais pas. Ça te plaît ?

Harry fut incapable de parler et Hagrid le comprit très bien.

Ce soir-là, Harry quitta sa chambre pour assister au banquet. Madame Pomfresh avait insisté pour l'examiner une dernière fois et la Grande Salle était déjà pleine lorsqu'il arriva enfin. Elle était décorée aux couleurs vert et argent des Serpentard pour célébrer leur septième victoire consécutive. Une immense bannière déployée sur le mur, derrière la Grande Table, montrait un serpent, symbole de leur maison.

Scorpius fronça les sourcils.

Lorsque Harry fit son entrée, il y eut un soudain silence, puis les conversations reprirent toutes en même temps. Il s'assit à la table des Gryffondor, entre Ron et Hermione, et fit semblant de ne pas remarquer que tout le monde se levait pour mieux le voir.

« Ça semble familier, » rit Lily.

Heureusement, Dumbledore arriva à son tour et la rumeur des conversations s'évanouit.

Une autre année se termine, dit joyeusement Dumbledore, et je vais encore vous importuner avec des bavardages de vieillard avant que nous entamions enfin ce délicieux festin. Quelle année ! Fort heureusement, vos têtes sont un peu plus remplies qu'auparavant... et vous avez tout l'été pour les vider à nouveau en attendant le début de l'année prochaine... Le moment est maintenant venu de décerner la coupe des Quatre Maisons. Le décompte des points nous donne le résultat suivant: en quatrième place, Gryffondor avec trois cent douze points. En troisième, Poufsouffle avec trois cent cinquante-deux points. Serdaigle a obtenu quatre cent vingt-six points et Serpentard quatre cent soixante-douze.

« Stupides Serpentard. Pourquoi sont-ils obligés de gagner? » fit Sirius.

« Je ne crois pas qu'ils gagnent, » dit Frank.

« Qu'est-ce que tu veux dire? Tu viens juste d'entendre... » fit Sirius, confus.

« Je crois que c'est sur le point de changer, » sourit Frank.

« Stupide Dumbledore. Pourquoi devait-il changer les scores si publiquement? » grommela Scorpius.

« Parce que c'est brillant!... Laisser ces foutus Serpentard croire qu'ils ont gagné pour leur retirer la victoire après, » rit James.

« Non, Scorpius a raison, » dit Teddy. « Ce n'était pas juste de la part de Dumbledore de faire ça. Ça a dut aliéné les Serpentard et les faire haïr encore plus Gryffondor. »

« Il devait avoir une raison, » dit Al.

« Je pense qu'il voulait que les gens sachent ce qui s'est passé.. ou du moins qu'il est bon de défendre des choses comme ça, » dit pensivement Rose.

« Je suppose, » soupira Teddy. « Mais il aurait quand même du trouver une meilleure manière de le faire.

Un tonnerre d'applaudissements, d'acclamations et de trépignements explosa à la table des Serpentard. Harry voyait Malefoy frapper la table avec son gobelet et ce spectacle le rendait malade.

Oui, oui, très bien, Serpentard, reprit Dumbledore. Il convient cependant de prendre en compte des événements récents.

« Tu vois? » fit Frank.

Il y eut alors un grand silence et les sourires des Serpentard devinrent moins triomphants.

J'ai quelques points de dernière minute à distribuer, poursuivit Dumbledore. Voyons... Oui, c'est ça... Je commencerai par Mr Ronald Weasley...

Ron devint écarlate. Il avait soudain l'air d'un radis qui aurait pris un coup de soleil.

Pour la plus belle partie d'échecs qu'on ait jouée à Poudlard depuis de nombreuses années, je donne à Gryffondor cinquante points.

« Ça devait être vraiment formidable, et il était vraiment courageux de se sacrifier comme ça, » sourit fièrement Rose.

« Bravo Ron! » crièrent James et Sirius et tous les autres applaudirent.

Les acclamations des Gryffondor atteignirent presque le plafond enchanté. Les étoiles au-dessus de leur tête parurent frémir.

C'est mon frère ! disait Percy aux autres préfets. Mon plus jeune frère ! Il a réussi à traverser l'échiquier géant de McGonagall !

Le silence revint.

J'en viens maintenant à Miss Hermione Granger... Pour la froide logique dont elle a fait preuve face à des flammes redoutables, j'accorde à Gryffondor cinquante points.

« Et sa logique défectueuse pour créer du feu, » rit Fred. « Tu as une sorcière ou quoi? »

« Super! »

Hermione enfouit sa tête dans ses bras. Harry la soupçonnait d'avoir fondu en larmes.

« Je n'ai pas fondu en larmes! » s'exclama Hermione.

« Alors pourquoi as-tu enfoui ta tête dans tes bras? » demanda Harry.

« Je n'étais pas habituée à autant d'attention. C'était un petit peu déconcertant, » répondit Hermione en haussant les épaules.

« Bienvenue dans ma vie, » gémit Harry.

« Et maintenant, elle a presque autant de célébrité que lui, » ricana Lily.

Tout autour de la table, les Gryffondor ne se tenaient plus de joie. Ils avaient cent points de plus.

Enfin, parlons de Mr Harry Potter, reprit Dumbledore.

Un grand silence se fit dans la salle.

Pour le sang-froid et le courage exceptionnels qu'il a manifestés, je donne à Gryffondor soixante points.

« Le sang-froid et le courage... il n'est pas si spécial, » fit Fred avec un sourire narquois.

« Vous savez ce que je pense? » demanda Teddy.

« Quoi? » fit Lily.

« Tous ces obstacles qu'ils ont dut traverser, chacun semblaient répondre à leurs propres forces, » dit Teddy. « Un seul d'entre eux n'aurait jamais pu y faire face seul... mais ensembles, il en étaient capable. »

« Alors quoi? Dumbledore a mit tout ça en scène simplement pour leur montrer à quel point ils peuvent être forts quand ils travaillent ensembles? » demanda Victoire.

« Je ne sais pas, » fit Teddy en fronçant les sourcils.

« C'est mon garçon! » s'exclama James en frappant le dos de son fils.

« Ils sont maintenant à égalité avec Serpentard, » dit Remus.

Le vacarme qui s'ensuivit fut assourdissant. Ceux qui étaient en état de faire des additions tout en s'égosillant savaient que Gryffondor avait à présent quatre cent soixante-douze points—exactement le même nombre que Serpentard. Ils étaient ex aequo. Si seulement Dumbledore avait pu donner à Harry un seul point de plus !

Dumbledore leva la main et le silence revint peu à peu.

Le courage peut prendre de nombreuses formes, dit-il avec un sourire. Il faut beaucoup de bravoure pour faire face à ses ennemis mais il n'en faut pas moins pour affronter ses amis. Et par conséquent, j'accorde dix points à Mr Neville Londubat.

« Bravo oncle Neville! Je n'avais pas pensé à celle-là! » rayonna Al.

« Bravo Neville, » l'acclama Sirius tandis qu'Alice étreignait son fils.

« C'est vraiment difficile d'affronter ses amis, rayonna Frank envers son fils. « Je suis fier de toi. »

Neville étreignit sa mère encore plus fort. Il avait toujours voulu que ses parents soient fiers de lui et c'était bon d'entendre qu'ils l'étaient.

Quelqu'un qui se serait trouvé à l'extérieur de la Grande Salle aurait pu penser qu'une terrible explosion venait de se produire, tant le vacarme qui s'éleva de la table des Gryffondor était assourdissant. Harry, Ron et Hermione se levèrent pour acclamer Neville qui avait le teint livide et disparut bientôt sous les embrassades. Jusqu'alors, il n'avait pas gagné le moindre point pour les Gryffondor. Harry donna un petit coup de coude à Ron et lui montra Malefoy. Abasourdi et horrifié, il semblait figé sur place comme s'il avait subi le maléfice du Saucisson.

Scorpius eut l'air vraiment en colère à ça mais ne dit rien. C'était réellement injuste de faire quelque chose comme ça et rien de ce que quiconque lui dirait ne changerait son avis à propos de ça.

Ce qui signifie, poursuivit Dumbledore en essayant de couvrir le tonnerre d'applaudissements—car les Serdaigle et les Poufsouffle étaient ravis de la chute des Serpentard—ce qui signifie que nous allons devoir changer la décoration de cette salle.

Il frappa dans ses mains et en un instant, le vert et argent se transforma en rouge et or, et le grand serpent disparut, remplacé par le lion altier des Gryffondor. Rogue serra la main du professeur McGonagall avec un horrible sourire qui n'avait rien de naturel. Harry croisa son regard et il sut aussitôt que les sentiments de Rogue à son égard n'avaient pas changé. Mais il n'en éprouvait aucune contrariété. La vie redeviendrait normale dès l'année prochaine, aussi normale qu'elle pouvait l'être à Poudlard.

Ce fut la plus belle soirée que Harry eût jamais connue. Il était encore plus heureux que le jour où il avait gagné le match de Quidditch, plus heureux que le soir de Noël, plus heureux que lorsqu'ils avaient vaincu le troll. Il garderait à jamais le souvenir de ces précieux instants.

« Gagner la Coupe était mieux que de devenir ami avec moi? » s'offensa Hermione.

« Heu... » fit Harry, effrayé.

Tout le monde rit à ça.

Harry en avait presque oublié le résultat des examens. A leur grande surprise, Ron et lui avaient obtenu de bonnes notes. Hermione, bien entendu, avait été la meilleure

« Naturellement, » fit Rose avec suffisance, et la grimace de Scorpius devint encore plus prononcée.

et même Neville avait réussi à passer de justesse: sa bonne note en botanique rattrapait celle, catastrophique, qu'il avait obtenue en potions. Ils avaient espéré que Goyle, qui était aussi bête que méchant, serait renvoyé, mais lui aussi était passé. Comme l'avait dit Ron, on ne peut pas tout avoir dans la vie...

Bientôt, leurs armoires se vidèrent, leur valises furent fin prêtes et le crapaud de Neville s'égara dans un coin des toilettes. On distribua aux élèves des avis qui les prévenaient que l'usage de la magie était interdit pendant les vacances (« Chaque année j'espère qu'ils vont oublier de nous les donner », dit Fred).

« Nous aussi, » firent James et Fred en même temps.

« Ça n'aurait pas d'importance s'ils les donnaient ou non...la loi existerait toujours, » fit Rose en levant les yeux au ciel.

Hagrid leur fit traverser le lac dans ses barques et ils s'installèrent dans le Poudlard Express qui les ramenait chez les Moldus. Tout le monde parlait et riait tandis que le paysage devenait de plus en plus verdoyant. On mangeait des Dragées surprises de Bertie Crochue et on enlevait les robes de sorcier pour remettre vestes et blousons. Enfin, ils arrivèrent sur la voie 9 ¾ de la gare de King's Cross.

Ils mirent un certain temps pour quitter le quai. Un vieux gardien ridé les faisait passer par groupes de deux ou trois pour qu'ils n'attirent pas l'attention en surgissant soudain au milieu de la barrière. Inutile d'affoler les Moldus.

Il faut que vous veniez à la maison, cet été, dit Ron à Harry et Hermione. Je vous enverrai un hibou.

« Ça ne veut pas dire que le hibou arriverait là-bas, » marmonna Ron à ses amis.

« Pourquoi le hibou n'arriverait-il pas là-bas? » demanda Rose.

« Je ne sais pas, » dit Teddy.

Merci, dit Harry. J'attends ça avec impatience.

Des voyageurs les bousculaient de tous côtés tandis qu'ils replongeaient dans le monde des Moldus. Harry entendait fuser autour de lui des « Au revoir, Harry, à bientôt, Potter ! »

Toujours célèbre, fit remarquer Ron avec un sourire.

Pas là où je vais, je te le garantis !

« Je ne peux pas croire que tu sois obligé de vivre avec ces... gens, » dit Sirius sans trouver de mots suffisamment mauvais pour décrire les Dursley.

« Salauds, bâtards, trou... » commença James en faisant la liste des choses dont ils voulaient traiter les Dursley.

« Ça suffit! » cria Rose.

Le voilà, M'man, regarde, il est là ! dit une petite voix, alors qu'ils franchissaient le portillon.

C'était Ginny Weasley, la jeune soeur de Ron, mais ce n'était pas Ron qu'elle montrait du doigt.

Harry Potter ! s'écria-t-elle. Regarde, M'man ! Je le vois !

Tout le monde se mit à rire à ça.

« Maman était vraiment obsédée par papa à cette époque, » rit Lily.

« Aww... quelqu'un a le béguin, » plaisanta James.

« Je la fermerais si j'étais toi, » le menaça Ginny.

« Je l'écouterais si j'étais toi, grand-père, » rit James.

« Tu étais vraiment mignonne à l'époque, » fit Harry en souriant comme un idiot.

« Je suppose que la célébrité à ses avantages. Qu'est-ce que je ne donnerais pas pour une fangirl, » rit Sirius.

Tout le monde se mit à rire encore plus fort.

« Je ne suis pas une fangirl! » s'indigna Ginny en rougissant.

« Si... en quelque sorte, » rit James.

« Si, tu l'étais, » plaisanta Ron.

« Oh, la ferme vous tous! » fit Lily.

« Merci, » dit Ginny, toujours rougissante.

« De rien, » fit Lily en souriant à la jeune fille. Elle pensait vraiment que c'était mignon que la jeune fille ait le béguin pour son fils.

Tais-toi un peu Ginny, et ne montre pas du doigt, c'est malpoli.

Mrs Weasley leur adressa un grand sourire.

Vous avez eu une année chargée ? Dit-elle.

Très, répondit Harry. Merci pour le pull, Mrs Weasley.

« C'est bien Harry, tu te souviens de tes bonnes manières, » sourit Lily.

Oh, ce n'était rien.

Alors, tu es prêt ?

C'était l'oncle Vernon, toujours moustachu, toujours écarlate, toujours furieux que Harry ait l'audace de se promener avec un hibou dans une cage au milieu d'une gare remplie de gens parfaitement normaux, Derrière lui se tenaient la tante Pétunia et Dudley qui eut l'air terrifié dès qu'il vit Harry.

Vous êtes la famille de Harry ? dit Mrs Weasley.

Façon de parler, répliqua l'oncle Vernon. Dépêche-toi, mon garçon, nous n'avons pas que ça à faire.

Et il s'éloigna. Harry resta quelques instants avec Ron et Hermione.

Alors, on se voit cet été ?

J'espère que tu passeras de... de bonnes vacances, dit Hermione en jetant un drôle de regard à l'oncle Vernon.

Elle n'avait encore jamais vu quelqu'un d'aussi désagréable.

« Nous, si... et ils sont encore pire que tu ne le réalises, » s'indigna Al.

Oh, sûrement, répondit Harry avec un grand sourire. Eux, ils ne savent pas que l'usage de la magie est interdit à la maison. Je crois que je vais bien m'amuser avec Dudley, cet été.

« Brillant! » sourit Sirius.

« Super! » applaudit James.

« C'est fini pour ce livre, » dit Hermione en le posant.

« J'imagine que nous devrions aller au lit, » dit Remus. « Quand devrions-nous revenir demain matin pour lire le suivant? »

« Je pense que neuf heures devrait aller, » fit pensivement Hermione.

« Non! Je veux faire la grasse matinée! »firent Ron et Sirius en même temps.

« Non, » dit Hermione.

« Qui est mort et a fait de toi la chef? » demanda Ron

« Personne n'est mort. Elle a toujours été la chef, » se moqua Rose.

et il reçu le plus sévère des regards noirs d'Hermione. « D'accord, nous nous lèverons à neuf heures, alors. »

« Tu vois, » fit Rose en riant avec tout le monde.

« C'est fini, » soupira Fred en posant le livre sur la table basse.

« Aahh... je voulais en entendre davantage... c'est le seul livre que vous avez trouvé? » demanda James à Al.

« C'était le seul comme ça dans la bibliothèque, » soupira Al. « Au moins, nous avons put savoir pour leur première année. »

« Oui, nous avons appris plus d'une... » commença Rose mais le livre commença alors à trembler.

« Qu'est-ce que... » s'exclama Teddy. Et il tendit la main pour prendre le livre... Il avait l'air similaire au livre qu'il était avant et pourtant complètement différend. « Hein? On dirait que c'est le livre sur leur seconde année. »

« Vraiment? » s'exclama tout le monde avec excitation.

« Tu crois que ça va arriver pour toutes les autres années aussi? » demanda Rose.

« Oui, c'est probable, » dit Teddy. « Hum... il se fait tard... Je pense que vous devriez tous aller au lit et nous commencerons le livre demain matin. »

« Il n'est que onze heures, » fit James en levant les yeux au ciel.

« Contentes-toi d'aller au lit, » dit Teddy. « Parce que je vous lève tous à sept heures pour le lire. »

« Sept heure! Argh... » grogna James.

« Tu veux lire le livre ou non? » demanda Teddy en levant un sourcil.

« Bien, » grommela James. « Qu'est-ce que tu vas faire? »

« Je pense que je devrais demander à vos parents si vous pouvez rester jusqu'à Noël, » dit Teddy (ils étaient originellement supposés rentrer demain après-midi). « Ça marchera mieux de cette manière. »

« Bien. J'ai hâte d'entendre ce qui s'est passé l'année d'après, » sourit Al et tous les enfants se dirigèrent vers les lits où ils dormiraient cette nuit.

« Est-ce que ça va, Teddy? » demanda Victoire avant que Teddy ne puisse partir demander la permission des parents.

« Je ne sais pas, » sourit Teddy. « J'ai l'impression de ressentir toutes les émotions à ce moment. Heureux d'en savoir plus sur mon père et Harry, mais triste aussi... Je veux en savoir tellement plus que ça... Et puis il y a aussi la façon dont Harry a été élevé, » ajouta-il en fronçant les sourcils. « Ça me met tellement en colère qu'il ait dû traverser ça.. mais en même temps, je suis soulagé que ça n'est pas été mon cas.. que Harry m'en ait sauvé et m'ait donné un lien à la meilleure famille du monde. »

« Ted, » fit Victoire. Elle plaça ses bras autour de lui et Teddy lui rendit son geste. Il n'était vraiment pas en condition de voir quiconque d'autre.

« Tu sais, je crois que je vais attendre jusqu'au matin pour leur dire, » fit Teddy, dix minutes plus tard. « Ils ne veulent sans doutes de visiteurs à cette heure de toute façon. »


Et voilà! Finit!

Je n'arrive pas à croire que j'ai réussi à aller jusque là. J'avais commençé à traduire cette fic alors que j'étais à l'internant en prépa infirmier, et j'ai continua après avoir arrêté. Le temps est passéé vite! J'ai commencé le 6 Novembre et finit le 4 Mai. Presque 6 mois pile pour faire un livre. Même si j'ai conscience d'aller plus vite que beaucoup de personnes, je sais que les autres mettront plus de temps parce qu'ils sont plus gros (à partir du trois, du moins).

Je voudrais remercier toutes les personnes qui ont posté des commentaires depuis le début. Ça me fait tellement plaisir! Continuer à en mettre. J'en voudrais beaucoup pour ce dernier chapitre. J'ai constater que ma traduction s'était améliorée au fur et à mesure.

Je posterais le début du tome 2 dès que possible!