Voilà la suite de votre fic!

Je n'ai pas la prétention de révolutionner le monde des fanfics je laisse ça aux meilleurs, juste celle de vous faire passer un bon moment à lire ceci.

Un chapitre où pour le moment il ne se passe pas grand chose. Faisons ça progressivement voulez-vous?
Mille mercis pour vos commentaires, ça me fait réellement plaisir et ça me motive deux fois plus pour vous faire un bon chapitre, logique. Du simple commentaire du lecteur me faisant part du plaisir qu'il a eu à lire, de celui qui se plaint, de l'exposé à pourquoi il a aimé, je prends tout !

PS : c'est moi ou j'ai l'impression qu'on est tous/toutes dans une période ZoSan ?


Il s'était levé ce matin-là, avec la ferme intention de mettre à exécution ses talents de séducteur.

Cela dit, et ça lui avait pris une partie de la nuit pour y réfléchir, il ne savait pas comment s'y prendre. Pas avec un mec du moins. Jamais il ne s'était pris d'un tel désir envers un homme. C'était nouveau pour lui ! S'il avait su, il aurait demandé conseil à … nooooon ! Il n'en n'aurait pas besoin. Il savait comment faire pour les femmes, il allait juste devoir s'adapter pour un homme. En fin de compte, ça ne devait pas trop changer.

Oui, mais là encore, nouveau problème. C'était pas n'importe quel homme, c'était Roronoa Zoro.
L'un de ses nakamas.
Celui avec lequel il était censé tout le temps se chercher des poux.
Cet insensible de première à deux neurones.

Et du coup il avait peur de se mélanger les pinceaux. Non mais parce qu'il le connaissait un peu et il savait que, même s'il était sûr du résultat, il ne savait pas à quoi s'attendre avec lui.

Comme quoi dans toutes les situations possibles il l'emmerdait.

Alors, il s'était levé en se disant qu'il allait devoir tout bonnement improviser, et voir au fur et à mesure ce que cela donnait.
Reprendre ce qui lui était utile pour séduire une femme, et les adapter à la sauce Marimo. Ouais, c'était faisable, non? Un peu difficile, mais faisable.

Et puis, il avait un avantage : Zoro ne se doutait de rien.

Allez, il lui faudrait combien de bouteilles pour imaginer qu'un jour, Sanji veuille le draguer, hein ? Il n'y en avait pas assez sur terre en tout cas. Lui-même si on lui avait dit ça quelques temps plus tôt, il se serait bien marré et puis aurait appelé d'urgence des médecins pour la personne.

C'était parfait, il ne se doutait de rien naturellement, alors il aurait tout son temps pour le cuisiner.

C'était pas comme si l'un ou l'autre était pressé, non ?

À la limite, le fait qu'il le désirait depuis un moment déjà était un facteur risque pour lui-même. Il risquerait de se montrer impatient.

Il ne devait pas se laisser aller, ne pas tenter d'y aller trop rapidement non plus. Lui sauter dessus directement ferait évoluer son taux de chance de réussir son entreprise de séduction dans le négatif. Dans l'optique où ça foirerait, il préfèrerait que ce soit parce que Zoro n'était tout bonnement pas intéressé (ça, on pouvait toujours y remédier) plutôt que par sa propre faute, ce qui serait vraiment dommage.

En tout cas, ce jour c'était décidé, il pouvait commencer!

Le premier point sur lequel il pouvait jouer était la tenue.

Ok, peut être que le Marimo était un insensible de première incapable de remarquer un truc aussi énorme qu'une maison, mais, il allait bien devoir jouer la carte du sex appeal. Soyons clairs une nouvelle fois : il ne voulait pas juste lui conter fleurette comme avec ces demoiselles, mais bel et bien l'avoir dans son pieu.

Et pas pour jouer aux cartes.

Rien de mieux que les meilleures fringues du monde, mettant en valeur un magnifique postérieur – selon lui – une chemise qui lui allait parfaitement au teint, le tout agrémenté d'une cravate … En la nouant autour de son cou, il ne put s'empêcher de penser à une autre utilité. La nouer ailleurs. Autour de deux poignets par exemple...

«Aller, calme-toi, c'est pas le moment de penser à ce genre de choses ...»

Ensuite, la meilleure manière pour lui de faire plaisir aux gens passe par la nourriture.

Cela va de soi pour un cuisinier de sa classe. Avec le temps il avait appris à connaître les goûts de chacun et, malgré ce temps passé loin les uns des autres, les goûts de chacun n'avaient pas tellement évolué.

Ses deux déesses aimaient toujours les mêmes choses, alors tout allait bien dans le meilleur des mondes. Il s'était adapté à leurs nouveaux goûts également, ainsi qu'à celui de son équipage. Luffy ne comptant pas puisqu'il aimait tout.

Tout ça pour en arriver à notre sujet principal, Zoro. Lui, n'avait pas changé de plat favori ou ne s'était pas inscrit aux alcooliques anonymes depuis.

Sanji avait bien eu le temps de remarquer que monsieur était le premier à se jeter sur une bouteille d'alcool.
Surtout après un entraînement encore plus difficile qu'auparavant.
Aujourd'hui il retournerait en ville faire le plein d'alcool dans ce cas, il sentait qu'il en aurait besoin.

Revenons à nos moutons.

À l'heure qu'il était, le sabreur devait être en plein entraînement matinal.
Face à ses fourneaux, le blond se demandait légèrement comment démarrer en fait. Il n'avait qu'à se lancer et il improviserait.
Après tout, il avait décidé de lui montrer, par A + B, qu'il avait raison.

«SANJI J'AI FAIM!»

Les années passent mais les gens ne changent pas! Du moins pas tant que ça! Il est des choses qui ne changeront vraisemblablement jamais, comme l'appétit sans fin de leur capitaine.

«N'hurle pas comme ça j'suis pas sourd! Appelle plutôt les autres, c'est prêt.

- Pas de problème!»

Lorsqu'il s'agissait d'annoncer des trucs comme ça, Luffy était toujours partant !

Sans trop tarder, l'équipage au grand complet s'était mis à table attendant de voir ce que leur cuisinier leur avait fait de bon aujourd'hui, le tout dans un joyeux bordel. Personne ne restait silencieux ou inanimé dans ces moments-là. Durant le repas il était impossible de s'ennuyer. Le cuisinier s'appliqua à servir chacun et à gratifier tout le monde d'un sourire. Surtout ses deux déesses des mers cela va sans dire.

Mais aussi la tête d'algues.

Qui ne fit aucun commentaire quant à son apparente bonne humeur.
Et ne dit rien quant à son sourire de playboy étincelant.
Ni au clin d'œil qu'il lui lança.

Vaguement, il se demanda ce qui pouvait le mettre de si bonne humeur. Rien n'avait changé, et il ne voyait pas trop la raison de ce débordement d'affection pour ses nakamas. Oh, cela devait être la séparation qui avait été plus difficile qu'il ne l'admettait.

Rien de plus.

[...]

Profitant des quelques heures qui leur restaient à passer sur cette île, la bande de joyeux lurons s'était dispersée dans la ville, vaquant à leurs occupations lorsqu'elles ne consistaient pas à échapper à la Marine. Histoire de se remotiver à aller de nouveau en mer pour une durée indéterminée.

Leur sport bien à eux avant de lever l'ancre était de vérifier que tout le monde était bien là. Chose qui était rarement le cas.

«Non mais ce type ! Il a vraiment rien entre les deux oreilles !

- On dirait que ces deux années n'ont rien changé à son sens de l'orientation défaillant », fit remarquer Robin.

Oui parce que, lorsqu'il ne restait pas à surveiller le Sunny ou qu'il n'était pas avec quelqu'un, c'était un fait, Roronoa Zoro se paumait.
Et ce n'était pas par ce que Sanji avait dorénavant des intentions pas très pures concernant sa personne qu'il allait se comporter différemment avec lui.

«Hahaha il est vraiment trop marrant Zoro ! Se marra leur capitaine.

- Ça ne fait rire que toi Luffy … Aller je veux pas savoir qui, mais que quelqu'un aille le chercher, je n'aimerais pas qu'on traîne trop.

- Aaaah Nami-swaaaan j'irais au bout du monde pour toiiii, répondit un cuisinier plus qu'enjoué.»

La belle excuse, ouais. Même si dans un sens ça le gonflait pas mal de devoir aller le chercher pour la énième fois par ce que le sens de l'orientation de monsieur est totalement inexistant, de l'autre sens, il pourrait en profiter pour se retrouver en tête-à-tête avec lui. Lorsqu'ils mettront les voiles, ces instants seront très rares et nul doute que Sanji allait devoir les utiliser à bon escient.

En attendant, il allait devoir pratiquer un autre art dans lequel il était en passe de devenir pro, la pêche au Marimo. Enfin, si ça avait un nom, Sanji l'aurait bien volontiers nommé ainsi.

Il faut dire qu'un type avec des cheveux verts ça avait le mérite de ne pas passer inaperçu. Retrouver sa trace n'était qu'une question de temps et d'un peu de patience, avant qu'il ne tombe sur un Zoro qui déambulait dans les rues. Il pouvait dire ce qu'il voulait le bougre, lui il était bel et bien paumé ! Eh … il croyait vraiment que de vouloir aller dans les égouts allait l'aider ? Non mais ce type …

Il éleva la voix pour qu'elle parvienne à ses oreilles :

«Le bateau n'est pas par-là.»

L'escrimeur se retourna en reconnaissant la voix. Ah bon il n'était pas là? Oui, mais il le savait ça... L'air de rien, il laissa tomber la plaque d'égouts et s'avança à la hauteur du cuisinier, qui le regardait d'un air moqueur.

«Aaah Marimo, des fois je me demande si tu ne le fais pas un peu exprès …

- Je n'étais pas perdu, je prenais un raccourci.

- Mais oui … Avoue que tu fais ça juste pour le plaisir qu'on vienne te chercher hein!

- T'es à côté de la plaque.

- Ah oui, et pourquoi ça?

- Non mais je rêve ! Tu crois vraiment que je le fais exprès ?

- Sait-on jamais, tu peux être plein de surprises des fois.»

Zoro ne répondit pas, ne sachant pas trop quoi dire à ça. En fait il attendait juste la suite de ses paroles. Rien d'autres? Euh … il devait le prendre comment en fait ?

«T'entends quoi par : plein de surprises?

- Oh, rien de précis. Aller, avance tête d'algues, on n'a pas toute la journée !»

Il ponctua sa phrase par une claque bien sentie au postérieur de ladite tête d'algues, qui tressaillit sous le coup de la surprise. Sanji marchait tranquillement, l'air de rien, s'allumant une cigarette.

Appétissant ce cher Marimo...

Il l'entendit râler derrière lui, disant des trucs comme quoi il était pas bien de faire ça et compagnie, mais préféra ne pas y prêter attention, c'était plus sûr.
Et non, pour séduire une femme jamais, ô grand jamais, il ne se serait permis de faire un truc pareil! Non mais vous imaginez ?
Là il s'était plutôt laissé aller à cette envie qui le tenaillait depuis un moment maintenant.

Sans regrets.

Par mesure de précaution, Zoro préféra marcher derrière lui

C'était plus sûr. Non mais parce que ça allait encore bien chez lui pour lui foutre la main au derrière? Il avait de ces idées ce blondinet sans rire … Désespérant !
A moins qu'il ne voulait trouver un nouveau truc pour l'emmerder. Enfin, lui-même n'arriverait pas dans de telles limites. Il s'imaginait mal aller claquer ce postérieur qui se dandinait devant lui.

Plutôt bien moulé dans ce pantalon-là, d'ailleurs.

Oui enfin, selon un avis extérieur, pas le sien bien entendu. Genre il allait penser, lui, que Sanji lui offrait une vue intéressante. Manquerait plus que ça !

«La vue te plaît ? Demanda un cuisinier toujours imperturbable.

- Ferme la tu veux? Et avance, j'ai pas envie que l'autre sorcière des mers triple ma dette, répondit Zoro en détournant la conversation.

- Sale Marimo, je vais t'apprendre à parler des dames moi!»

Il fut soudainement soulagé de voir se retourner le cuisinier avec l'intention de lui casser la figure, et arrêter avec ses sous-entendus débiles.

Genre il matait. Pff! Pas du tout! Mais alors la...

[…]

Comme ce midi, ce fut Luffy, qui après s'être fait jeter une bonne dizaine de fois de la cuisine, apporta l'heureuse nouvelle que le repas était prêt. Dans le même brouhaha, l'équipage au grand complet fit son entrée afin de prendre place à table, alors que Sanji apportait le repas, dégageant un Luffy bien trop collant à coups de pied.

Cette fois ci, pas de sourire de charmeur. Non, il servit le repas comme à son habitude.

Lorsque ce fut au tour de Zoro, c'est sciemment qu'il laissa ses doigts effleurer, presque caresser les siens, dans un toucher léger, invisible à l'œil nu. Surtout si Sanji faisait comme si de rien n'était.

L'escrimeur lui, avait bien senti les doigts du cuisinier sur les siens.

Cela n'avait duré qu'un instant, mais c'était bien réel. Il n'avait pas rêvé.

Allez après, ce genre de chose était déjà arrivé, mais, quelque chose lui disait que là, c'était fait exprès. Même complètement! Un peu comme la claque qu'il lui avait administrée plus tôt dans la journée. Troublé, il posa son assiette devant lui et mangea comme si de rien n'était.

Par ce que ce n'était rien, bien entendu.

[...]

Bercé par les mouvements du navire et par le ronflement de ses camarades, le blondinet du groupe se livrait à son activité favorite avant de dormir : celle de deviner les traits de l'objet de son désir, celui-ci étant parfaitement endormi, lui tournant le dos.

L'envie de se lever pour aller lui tenir chaud était grande … Mais en attendant de pouvoir se permettre ça, il allait encore se passer un petit moment. Hélas.

Bon résumons un peu cette journée là … S'il ne s'attendait pas à voir des résultats flagrants, il s'attendait cependant à pouvoir apercevoir un petit mieux la dedans.
Alors que non, l'abruti qui lui servait de fantasme n'avait pas bronché. Il ne s'attendait pas non plus à ce qu'il lui saute dessus dès la première journée c'est vrai. Enfin bon …

Résultats de la journée : peut mieux faire.
Donc, il fera mieux.

Y aller en douceur et subtilité ne marchera pas avec le Marimo. Enfin si. Dans deux siècles peut être. Avec un peu de chance.
Et comme il ne vivrait certainement pas si longtemps, et que, il était bien gentil mais n'avait plus envie d'attendre éternellement, il devrait y aller plus fort que ça, mais pas trop.

Un juste dosage. Y aller progressivement. Oui, le lendemain, il allait devoir passer à l'étape supérieure.
Lui qui pourtant pensait que c'était déjà un début assez efficace ...
Hé, il savait qu'il n'allait pas pouvoir faire exactement comme avec les femmes. À croire qu'avec lui, il était inutile qu'il ne prenne des gants. Enfin, pas trop.
Pas trop de blabla, et plus d'action.

Il serra le drap qui l'enveloppait, mécontent de sa piètre performance. Ce crétin réussissait même à lui faire perdre ses moyens.
Mais ça n'allait pas se passer comme ça …

Il allait devoir le rendre fou.

Il allait le rendre accroc.

Il fera en sorte qu'il ne puisse plus se passer de lui.

Qu'il pense à lui lorsqu'il s'endorme.

Qu'il se mette à l'observer à la volée.

Qu'il pense à des choses moins catholiques.

Qu'il ait besoin de le toucher.

Qu'il l'imagine dans des situations plus torrides.

Et même qu'il pense à lui lorsqu'il se fait plaisir.

En résumé, rendre Zoro aussi fou que Sanji l'était envers lui. Oui, le désir peut rendre complètement fou.
Demain, il allait devoir mettre les bouchées doubles.

«Crois-moi mon p'tit Marimo, ce n'est plus qu'une question de temps avant que tu ne tombes dans mes filets.»

Ce soir encore, il fut le dernier à s'endormir.